0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues8 pages

Corrections-Algèbre1 - Série 4 (Calcul Matriciel)

Td

Transféré par

sbousaa7
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues8 pages

Corrections-Algèbre1 - Série 4 (Calcul Matriciel)

Td

Transféré par

sbousaa7
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Universitè Ibn Zohr Module : Algèbre 1

École Nationale des Sciences Appliquées Semestre 1


1ére année cycle préparatoire Année universitaire : 2020-2021

Serie 4 (Calcul Matriciel)

1. Calculer An pour n ∈ N les matrices suivantes :

! !
1 1 a b
A= A= .
0 2 0 a
Solution :

On va commencer par calculer les premiers termes de An pour essayer de deviner la formule. On a
! !
1 3 1 7
A2 = A3 = .
0 4 0 8
!
1 2n − 1
Il est facile de montrer par recurence que An = .
0 2n
! ! !
a b a2 2ab a3 3ab2
Pour A = , on a a2 = 2
et A3 = . Ceci suggère la forme suivante
0 a 0 a 0 a3
!
n
an nabn−1
à montrer facilement par récurence : A = .
0 an
2. On considère la matrice

 
1 1 1
 
A=
 0 1 1 

0 0 1
et on pose B = A − I. Calculer B n , n ∈ N et en deduire An .

Solution :

On commence par calculer les premières valeurs de B n , on a


     
0 1 1 0 0 1 0 0 1
  2
  n
 
B =  0 0 1 , B =  0 0 0 , B =  0 0 0
      pour n ≥ 3.

0 0 0 0 0 0 0 0 0

On en déduit alors par récurrence que, pour tout n ≥ 3, on a B n = 0.

Pour obtenir A, on écrit A=I+B et on remarque que I et B commutent puisque IB=BI=B. On peut

1
alors appliquer la formule du binôme de Newton, ce qui est très facile ici puisque B n = 0 dès que
n ≥ 3. On en déduit ! !
n n
An = I n + I n−1 B + I n−2 B 2 ,
1 2
ce qui se réécrit en
n(n − 1) 2
An = I + nB + B
2
On a donc  
n(n−1)
1 n 2
 
An = 
 0 1 n 

0 0 1

3. Trouver toutes les matrices A de M2 (R) telles que A2 = I2 .

Solution :
!
a b
Posons A = , où a,b,c,d sont quatre réels quelconques.
c d
!
a2 + bc b(a + d)
Alors A2 = .
c(a + d) bc + d2


 a2 + bc = 1 
d 6= −a

  
 
 b(a + d) = 0
  d = −a 

2
Ainsi A = I2 ⇔ ⇔ (S1 ) ou (S2 ) b = c = 0
 bc = 1 − a2
 c(a + d) = 0

 


  a2 = d 2 = 1


bc + d2 = 1

 
a b
Si b 6= 0, le système (S1 ) équivaut à A =  1 − a2  , avec a ∈ R et b ∈ R∗ .
−a
! b !
1 0 −1 0
Si b = 0, (S1 ) équivaut à A = ou A = , avec c ∈ R.
c −1 c 1
Le système (S2 ) équivaut à A = I2 ou A = −I2 .

4. Quelles sont les matrices qui commutent avec


 
0 1 0 0
 
 0 0 1 0 
J = 0

 0 0 1 

0 0 0 0

Solution :

Soit A = (aij ) une matrice de M4 (K). On résout le système résultant de AJ = JA.

2

a21 = a31 = a41 = 0


    


0 a11 a12 a13 a21 a22 a23 a24 
a = a42 = a43 = 0


 32
    

0 a21 a22 a23  a31 a32 a33 a34 
AJ = JA ⇔ 
0 a
= ⇔ a11 = a22 = a33 = a44
 31 a 32 a  a
33  a a a 
 41 42 43 44  


0 a41 a42 a43 0 0 0 0



 a12 = a23 = a34


 a13 = a24

On constate donc que les matrices qui commutent avec J sont les matrices qui s’écrivent :
         
a b c d 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
         
0 a b c = a 0 1 0  + b 0 0
0 1 0 + c 0 0 0 1  + d 0 0 0 0
   
A= 0 0

 a b
0 0 1
 0

0 0
 0 1
0
 0 0 0 
0 0 0
 0

0 0 0 a 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Autrement dit les solutions sont les matrices A = aI + bJ + cJ 2 + dJ 3 , avec (a, b, c, d) ∈ K4 .
On obtient la sous-algèbre de M4 (K) engendré par I, J, J 2 , J 3 (car J 4 = 0).

5. Pour tout réel t, on pose  


t2 2
1+ 2
− t2 t
t2 2
 
A(t) = 
 2
1 − t2 t 

t −t 1
(a) Calculer A(s)A(t), puis (A(t) − I)3 .
(b) Trouver αn , βn , γn telles que : ∀n ∈ N, A(t)n = αn A(t)2 + βn A(t) + γn I.
Solution :    
0 0 1 1 −1 0
t2    
Pour tout t de R, on a A(t) = I + tJ + K, avec J =  0 0 1  et K = 1 −1 0 .
2    
1 −1 0 0 0 0
(a) On a J 2 = K, K 2 = 03 et JK = KJ = 03 . Pour tout réels s,t, on en déduit :

t2  s2 
A(t)A(s) = I + tJ + K I + sJ + K
2 2
2 2
s t  (t + s)2
= I + (t + s)J + + + st K = I + (t + s)J + K = A(t + s)
2 2 2
t2 2 t2 
On a : (A(t) − I)2 = tJ + K = t2 K, puis (A(t) − I)3 = t2 tJ + K K = 0.
2 2
3
(b) On a A(t) = I + B(t) avec B(t) = A(t) − I. On sait que B(t) = 0.

On en déduit, en utilisant la formule du binôme :

n(n − 1) n(n − 1)
A(t)n = I + nB(t) + B(t)2 = I + n(A(t) − I) + (A(t)2 − 2A(t) + I)
2 2
n(n − 1) (n − 1)(n − 2)
= A(t)2 − n(n − 2)A(t) + I.
2 2

3
n(n − 1) (n − 1)(n − 2)
C’est le résultat attendu, avec : αn = , βn = −n(n − 2), γn = .
2 2
Par acquis de conscience, on vérifie que le résultat est correct si n ∈ {0, 1, 2}.
6. On considère la matrice  
1 1 1 1
 
 1 1 −1 −1 
A=
 1 −1 1 −1


 
1 −1 −1 −1
Calculer A2 et A3 . Montrer que A est inversible et calculer A−1 .

Solution :
   
0 0 −2
4 2 6 6 6
   
 0 4 0 2   6 2 −6 −6 
On trouve A2 = 
0 0 4 2
 . De même A3 = 
6 −6 2 −6  .

   
−2 2 2 4 6 −6 −6 −10
On remarque que A3 = 6A − 4I.
1
Ainsi A(A2 − 6I) = −4I, donc A est inversible et A−1 = − (A2 − 6I).
  4
1 0 0 1
 
−1 1 0 1 0 −1
Par conséquent A =   .
2 0 0 1 −1 
1 −1 −1 1
7. Calculer l’inverse des matrices carrées suivantes :
   
1 0 1 1 1 −1
   
A=  2 −1 1  , B =  2 0 1
  

−1 1 −1 2 1 −1

Solution :

Calculons le déterminant de la matrice A,

1 0 1
−1 1 2 1 2 −1
det(A) = 2 −1 1 = +1 −0 +1 = 1 6= 0.
1 −1 −1 −1 −1 1
−1 1 −1

4
1
On a A−1 = com(A)t , avec
det(A)
 
−1 1 2 1 2 −1
 + − + 
 1 −1 −1 −1 −1 1   
0 1 1
 
 
 0 1 1 1 1 0   
com(A)) =  − 1 −1 + −  =  1 0 −1 .
−1 −1 −1 1   
1 1 −1
 
 
 + 0 1 1 1 1 0
 
− + 
−1 1 2 1 2 −1

Ainsi  
0 1 1
A−1 = 
 
1 0 1 .
 
1 −1 −1
De même pour la matrice B, on obtient
 
−1 0 1
B −1 = 
 
 4 .
1 −3 
2 1 −2

8. Soit E un K-espace vectoriel muni d’une base B = (e~1 , e~2 , e~3 ). Soit f l’endomorphisme de E dont
la matrice dans la base B est  
2 −1 0
 
A=
 −2 1 −2 

1 1 3

Soit B 0 = (e~01 , e~02 , e~03 ) la famille définie par



~0
 e1 = e~1 + e~2 − e~3


e~02 = e~1 − e~3

 e~0 = e~ − e~ .

3 1 2

(1) Montrer que B 0 est une base de E et determiner D = M atB 0 (f ).


(2) Exprimer la matrice de passage P de B à B 0 et calculer P −1 .
(3) Quelle relation lie les matrices A, D, P et P −1 ?
(4) Calculer An pour tout n ∈ N.

Solution :

5
a) B 0 est libre et donnée de trois vecteurs en dimension 3, c’est une base de E.
f (e~01 ) = f (e~1 ) + f (e~2 ) − f (e~3 ) = e~1 + e~2 − e~3 = e~01 ,  
1 0 0
~ ~ ~ ~
 
0 0 0 0
f (e2 ) = f (e~1 ) − f (e~2 ) = 2e2 , et f (e3 ) = 3e3 donc D =  0 2 0

0 0 3
   
1 1 1 1 1 1
   
b) Utilisons la définition de la base B 0 , on obtient : P =   1 0 −1  et P −1 = −1 −1 −2 .
  
−1 −1 0 1 0 1
c) A = P DP −1 .
   
1 1 1 1 0 0 1 1 1
   
d) An = P Dn P −1 = 
 1 0 −1 0 2n 0  −1 −1 −2
  
n
−1 −1 0 0 0 3 1 0 1
 
1 − 2n + 3n 1 − 2n 1 − 2n+1 + 3n
 
= n n .
 1 − 3 1 1 − 3 
n n n+1
−1 + 2 −1 + 2 −1 + 2

8. On considère f : R3 → R3 par f (x, y, z) = (5 + y − z, 2x + 4y − 2z, x − y + 3z)


(1) Montrer que f est une application linéaire.
(2) Donner la matrice A de f dans la base canonique.
(3) Soient E1 = Ker(f − 2I), E2 = Kerf (f − 4Id) et E3 = Kerf (f − 6Id), où Id désigne
l’application identité de R3 . Donner une base et la dimension de chacun de ces sous-espaces.
(4) Choisir v1 ∈ E1 , v2 ∈ E2 et v3 ∈ E3 tels que la deuxième coordonnée de v1 , la troixième
coordonnée de v2 et la première coordonnées de v3 soient égales à 1. Montrer que B = {v1 , v2 , v3 }
est une base de R3 .
0
(5) Calculer f (v1 ), f (v2 ) et f (v3 ). En déduire la matrice A de f dans la base B.
(6) Donner la matrice de passage P de la base canonique à la base B et calculer P −1 .
0 0
(7) Exprimer A en fonction de A , P et P −1 .
0
(8) Montrer que An = P (A )n P −1 pour n ≥ 1. Calculer An pour n ≥ 1.
Solution :
0 0 0
(1) Montrons que f est linéaire, Soient (x, y, z) et (x , y , z ) ∈ R3 et λ, µ ∈ R.

f ((0, 0, 0)) = (0, 0, 0).


0 0 0 0 0 0
f (λ(x, y, z) + µ(x , y , z )) = f (λx + µx , λy + µy , λz + µz )
0 0 0 0 0 0
= (5(λx + µx + (λy + µy ) − λz + µz ), 2(λx + µx ) + 4(λy + µy ) − 2(λz + µz ),
0 0 0
(λx + µx ) − (λy + µy ) + 3(λz + µz ))
0 0 0 0 0 0 0
= λ(5 + y − z, 2x + 4y − 2z, x − y + 3z) + µ(5 + y − z , 2x + 4y − 2z , x − y + 3z )
0 0 0
= λf (x, y, z) + µf (x , y , z ). Donc f est une application linéaire.

6
(2) on a f (~i) = f ((1, 0, 0)) = (5, 2, 1) = 5~i + 2~j + ~k,
f (~j) = f ((0, 1, 0)) = (1, 4, −1) = ~i + 4~j − ~k,
f (~k) = f ((0, 0, 1)) = (−1, −2, 3) = −~i − 2~j + 3~k.
La matrice A de la base canonique est :
 
−15 1
 
A=
 2 4 −2

1 −1 3

   
−1 x 0 3 1
    
(3) Soit (x, y, z) ∈ E1 = Kerf (f − 2Id) ⇔ (A − 2I)X = 0R3 ) ⇔ 
2 2 −2 y  = 0
   
1 −1 2 z 0

 3x + y − z = 0 (L1 )


2x + 2y − 2z = 0 (L2 )

 x−y+z =0

(L3 )

(L1 ) + (L4 ) donne x = 0 et de (L1 ), on obtient y = z.


Donc E1 = Kerf (f − 2Id) = {(0, y, y)/y ∈ R} = V ect{(0, 1, 1)}.

De même , on a

E2 = Kerf (f − 4Id) = V ect{(1, 0, 1)} et E3 = Kerf (f − 6Id) = V ect{(1, 1, 0)}.


(4) Montrons que v~1 , v~2 et v~3 forment une famille libre.

Soient λ, µ et γ ∈ R,

 µ+γ =0 (L1 )


λv~1 + µv~2 + γ v~3 = 0R3 ⇔ λ+γ =0 (L2 )


 λ+µ=0 (L3 )

de L2 et L3 , on a γ = −λ et µ = −λ, donc d’après L1 , on obtient −2λ = 0. Ainsi (v~1 , v~2 , v~3 )


est une base.     
1 −1 0
(5) f (v~1 ) = f (~j + ~k) = f (~j) + f (~k) = 
     
 4  + −2 = 2 = 2v~1
    
−1 3 2
 
2 0 0
0
 
f (v~2 ) = 4v~2 et f (v~3 ) = 6v~3 . Donc A =   0 4 0.

0 0 6
   
−1 1 1
0 1 1
  −1
2 2 2 
(6) P = 1 0 1
 et P =  1 −1 1 
 2 2 2 
1 1 −1
1 1 0 2 2 2

7
0
(7) A = P −1 AP.
0 0 0
(8) An = (P A P −1 )(P A P −1 )......(P A P −1 ) (n fois)
   
n −1 1 1
0 1 1 2 0 0
0  2 2 2 
= P (A )n P −1
 
= n 1 −1 1 
1 0 1  0 4 0

 2 2 2 
1 1 −1
1 1 0 0 0 6n 2 2 2
 n n n n

4 +6 −4 +6 4n −6n
 n2 n 2 2 
=  −2 +6 2n +6n 2n −6n  .
 2 2 2 
−2n +4n 2n −4n 2n +4n
2 2 2

Vous aimerez peut-être aussi