TP Electrocinétique :
OBJECTIFS :
Ce TP a pour objectifs :
Réalisation d'un circuit électrique
Utilisation de matériel électrique (multimètres, générateurs continus
...)
Vérifications de quelques notions vues en cours (Loi d'Ohm, Modèle
de Thévenin
d'un dipôle actif linéaire)
Dipôles linéaires et non-linéaires
Point de fonctionnement d'un circuit.
I. Caractéristique de la résistance – Mesure de la résistance :
Les méthodes qui permettent de mesurer la résistance sont : l’ohmmètre
et la loi d’ohm.
A. L’Ohmmètre :
Il permet de connaitre directement la résistance d’un dipôle en la
branchant sur celui-ci.
B. La loi d’ohm :
En branchant le circuit en amont ou en aval, on peut faire varier les
valeurs de la tension aux bornes du générateur à l’aide du voltmètre. Par
la suite la variation de la tension aura comme conséquence la variation de
l’intensité mesurée à l’aide de l’ampèremètre. De ces deux variables, on
obtient la loi d’Ohm c’est-à-dire U=RI qui équivaut à R=U/I.
1. Montage :
Il existe deux types de montage possible : montage en aval et montage en
amont.
a) Montage en aval
Pour R=10ohm
Pour une résistance égale 10ohm. On a le tableau suivant :
Tension
Intensité
Analyse :
Lorsqu’on fait varier la tension et l’intensité on constate que la courbe
U=f(I) est linéaire d’équation U=aI ; a=10
Interprétation :
On peut déduire que la courbe U=f(I) vérifie bien la loi d’Ohm du coup
R=a=10
Conclusion :
Les résultats nous permettent de conclure que la valeur prise à partir de la
courbe est conforme à cette théorique.
Pour R=10 Mohm :
Pour une résistance R égale 10 Mohm, le tableau suivant permet de tracer
la caractéristique U=f(I)
Analyse :
La courbe U=f(I) nous permet de montrer que c’est une droite linéaire
U=aI, a=9,92.106 .
Interprétation :
D’après ces résultats, nous pouvons en déduire que l’équation de la droite
vérifie bien la loi d’Ohm U=RI et R= a=9,92.10 6
Conclusion :
Ces résultats nous permettent de conclure que le montage est conforme
pour une résistance de 10 Mohm (ou pas).
b) Montage en amont:
Pour R=10ohm
Pour une résistance égale 10ohm. On a le tableau suivant :
Tension
Intensité
Analyse :
Lorsqu’on fait varier la tension et l’intensité on constate que la courbe
U=f(I) est linéaire d’équation U=aI ; a=10
Interprétation :
On peut déduire que la courbe U=f(I) vérifie bien la loi d’Ohm du coup
R=a=10
Conclusion :
Les résultats nous permettent de conclure que la valeur prise à partir de la
courbe est conforme à cette théorique.
Pour R=10 Mohm :
Pour une résistance R égale 10 Mohm, le tableau suivant permet de tracer
la caractéristique U=f(I)
Analyse :
La courbe U=f(I) nous permet de montrer que c’est une droite linéaire
U=aI, a=9,92.106 .
Interprétation :
D’après ces résultats, nous pouvons en déduire que l’équation de la droite
vérifie bien la loi d’Ohm U=RI et R= a=9,92.10 6
Conclusion :
Ces résultats nous permettent de conclure que le montage est conforme
pour une résistance de 10 Mohm (ou pas).
Dans ces deux cas les caractéristiques sont-elles toujours conforment aux
résultats:
Pour les faibles résistances (R=10 ohm), la différence de mesure
entre le montage amont et aval est négligeable, car la chute de
tension dans l’ampèremètre est petite.
Pour les résistances élevées (R=10 Mohm), la mesure avec le
montage amont peut ne pas être conforme à celle attendue, car la
résistance interne de l’ampèremètre (généralement faible mais non
nulle) influence davantage la mesure de la tension, entraînant des
résultats plus éloignés.
Proposer une tentative d'explication en modélisant les appareils
de mesures par deux résistances Rv et Ra.
En modélisant les appareils (voltmètre, ampèremètre) par deux
résistances Rv et Ra, on peut utiliser le modèle de Thevenin en calculant
les résistances équivalentes pour simplifier le circuit.
Essayer de retrouver les valeurs « constructeurs » de ces
résistances :
Quelles raisons nous feront choisir un montage par rapport à
l'autre notamment pour R=10ohm, R=10 Mohm :
Ces résultats nous ont permis de montrer que d’une part pour les petites
résistances (R=10ohm) les deux montages (aval et amont) sont valables ;
Cependant le meilleur montage est le montage « ... » car il est le plus
précis et d’autre part pour les résistances importantes (R=10 Mohm) le
montage « … » est préférable pour ce type de résistance car avec le
montage en aval les résultats ne seraient pas conforment.
En somme, pour une résistance R=10ohm le montage en aval est l’idéal et
tandis que pour une résistance R=10 Mohm, l’idéal est le montage « … »
Tracer la caractéristique U=f(I) pour une autre valeur de
résistance (exemple R=10 [Link] ou R=220 Ohms), et en
déduire en proposant un intervalle d'erreur une valeur de
cette résistance ?
- Choisissons le cas où la résistance est égale à 220ohm :
Pour R=220ohm nous sommes dans le cas où la résistance est moyenne
donc on utilise le montage en « … » pour ce type de résistance. Ce dernier
nous a permis de concevoir le tableau suivant :
II. Caractéristiques d’une pile :
Objectif :
Pour cette partie l’objectif est de tracer la caractéristique V = f(I) d’une pile composée de 3
piles salines associées en série avec une force électromotrice (f.é.m.) totale de 4,5 V. Nous
devrons observer le comportement de la pile, déterminer ses paramètres, et comparer les
résultats avec ceux d'autres binômes puis donner une raison expliquant les différences.
Le tableau suivant indique les différentes valeurs de l’intensité et de la tension qui traversent
le circuit.
Analyse :
On constate que la caractéristique de cette courbe U=f(I) est une droite
affine de pente négative et d’équation U=b – aI.
Interprétation :
On peut en déduire que la pile se comporte comme un générateur de
tension ayant une résistance interne U=e -rI qui vérifie le modèle de
Thévenin.
Déterminer les paramètres modélisant la pile :
L’expression de la tension de la pile est :
U=e – rI
e : la force électromotrice (f.é.m) en Volt.
r : la résistance interne en Ohm
I : l’intensité du courant en Ampère.
Comparer les résultats avec ceux d’autres binômes et expliquer les différences :
En comparant les résultats avec d’autres binômes :
Les valeurs de E et r ont légèrement varier.
Les piles ont présenté des résistances internes plus élevées car elles sont usées ou de faible
qualité.
Des différences dans les méthodes de mesure (par exemple, la précision des appareils)
peuvent également influer sur les résultats.
Les écarts peuvent aussi venir d’imperfections dans le matériel de mesure ou de petites
erreurs expérimentales.
Conclusion :
La pile se comporte comme un dipôle actif ayant une résistance interne r.
III. Caractéristiques d’une ampoule de lampe de poche :
Déterminer la résistance de l’ampoule à l’aide d’un ohmmètre :
Lors du TP, le branchement de l’ampoule au niveau de l’ohmmètre nous a permis de calculer
sa résistance à froid. Cette dernière est égale 5,6ohm.
Comparer ces résultats avec les caractéristiques fournies :
Les caractéristiques nominales de l’ampoule :
U=6V ; I=100mA
En utilisant la loi d’ohm, on peut calculer la résistance de l’ampoule R=U/I
R=60/0,1 donc R=60ohm
On constate que la résistance mesurée à froid est différente de celle calculée pour les
résistances nominales.
Traçons la caractéristique de l’ampoule :
Analyse :
Interprétation :
Traçons cette caractéristique dans le même graphe que celui de la courbe :
Le point de fonctionnement du couple pile-ampoule :
Le point de fonctionnement du couple pile-ampoule est le point d’intersection ou de
rencontre des deux graphes. Ce point est de coordonnées : « … »
La caractéristique de l’ampoule est-elle linéaire :
Proposons une tentative d’explications pour justifier les résultats obtenus :