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La Kinesitherapie Respiratoire en Pediatrie

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Fatimazahra Messrar
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la kinesitherapie

respiratoire en
pediatrie
REALISER PAR:
MESSRAR FZ
YASSMIN FARAH
SALMA MAMOU
NIHEL EL HEMDAOUI
OLIVIA WILSON
PRESENTED BY
sommaire
Introduction Techniques de kinésithérapie
respiratoire pédiatrique

Bronchiolite viral
conclusion

Le bilan en kinésithérapie
respiratoire pédiatrique
Introduction
La bronchiolite virale est l’une des pathologies respiratoires les plus fréquentes chez les
nourrissons, touchant principalement les enfants de moins de deux ans. Cette infection
virale, généralement causée par le virus respiratoire syncytial (VRS), provoque une
inflammation des petites voies respiratoires (bronchioles), entraînant un encombrement
bronchique, une détresse respiratoire et une altération de la ventilation pulmonaire.
Face à cette pathologie, la kinésithérapie respiratoire joue un rôle essentiel dans
l'amélioration de la qualité respiratoire des jeunes patients. Son objectif principal est
d’aider à désencombrer les voies respiratoires, de rétablir une ventilation efficace et de
prévenir les complications, tout en respectant la fragilité et les besoins spécifiques des
nourrissons.
Dans ce contexte, une prise en charge adaptée, fondée sur un bilan clinique précis et des
techniques douces, est indispensable. Cette introduction met en lumière l'importance de
la kinésithérapie dans la gestion de la bronchiolite virale et souligne l’enjeu d’une
intervention spécialisée et sécurisée pour optimiser la prise en charge des jeunes patients
Bronchiolite viral

La bronchiolite virale est une infection des voies respiratoires inférieures,


principalement des bronchioles, qui affecte principalement les nourrissons
et les jeunes enfants. Causée le plus souvent par le virus respiratoire
syncytial (VRS), mais aussi par d'autres virus tels que les rhinovirus, les
entérovirus ou les virus de la grippe, la bronchiolite survient généralement
durant les mois d'hiver et touche particulièrement les enfants de moins de 2
ans. Elle représente une cause majeure de visite aux urgences pédiatriques
et d'hospitalisation pour insuffisance respiratoire chez les nourrissons.
la bronchiolite viral selon l’age

Les nourrissons et les nouveau-nés présentent des spécificités anatomiques


et physiologiques qui rendent la bronchiolite virale particulièrement sévère
dans cette tranche d'âge.
Nourrissons (moins de 1 an) :
Les voies respiratoires sont étroites, ce qui facilite l’obstruction par
l’inflammation et le mucus.
Leurs muscles respiratoires sont moins efficaces que ceux des
enfants plus âgés, ce qui rend la respiration plus difficile lorsqu'il y a
une obstruction.
En raison de leur petite taille, la capacité pulmonaire est faible, et une
décompensation respiratoire peut se produire rapidement.
la bronchiolite viral selon l’age

Les nourrissons et les nouveau-nés présentent des spécificités anatomiques


et physiologiques qui rendent la bronchiolite virale particulièrement sévère
dans cette tranche d'âge.
Nouveau-nés (moins de 1 mois) :
Les nouveau-nés sont particulièrement vulnérables, car leur système
respiratoire est encore en développement.
Leur résistance aux infections est également plus faible, ce qui
complique la gestion de l’infection virale.
L’obstruction bronchique peut entraîner une détresse respiratoire grave,
car ils ont un volume pulmonaire réduit et des réserves limitées.
la bronchiolite viral selon l’age

Les nourrissons et les nouveau-nés présentent des spécificités anatomiques


et physiologiques qui rendent la bronchiolite virale particulièrement sévère
dans cette tranche d'âge.
Enfants plus âgés (de 1 à 2 ans) :
Les enfants plus âgés ont des voies respiratoires plus larges, ce qui les
rend légèrement moins susceptibles aux obstructions sévères que les
nourrissons.
Toutefois, une bronchiolite virale peut encore affecter leur capacité
respiratoire, surtout si l’infection est compliquée ou si l’enfant a des
antécédents de maladies respiratoires (par exemple, asthme ou
prédisposition génétique).
Les Stades de la Bronchiolite Virale

1. Stade Initial (Phase de contamination et d'incubation)


Durée : Environ 1 à 3 jours.
Symptômes :
Rhinite : Écoulement nasal clair, éternuements, congestion nasale.
Toux légère : Toux sèche ou modérée, souvent au début.
Fièvre modérée : Température légèrement élevée (généralement en
dessous de 38,5°C).
Physiopathologie :
Le virus pénètre dans les voies respiratoires supérieures et
commence à se propager vers les bronches et les bronchioles.
Cette phase est souvent peu alarmante, mais l’infection commence à
se propager dans les voies respiratoires plus basses.
Les Stades de la Bronchiolite Virale

2. Stade de Détresse Respiratoire Modérée (Phase aiguë précoce)


Durée : Environ 2 à 4 jours après le début des symptômes.
Symptômes :
Toux persistante :
Respiration rapide :
Tirage intercostal :
Sibilances : .
Cyanose légère : Physiopathologie :
Les bronchioles sont enflammées et obstruées par du mucus, rendant
la respiration plus difficile.
L’œdème et l’inflammation réduisent l’espace aérien disponible,
entraînant une hypoxie (faible taux d'oxygène dans le sang).
Les Stades de la Bronchiolite Virale
3. Stade de Détresse Respiratoire Sévère (Phase aiguë avancée)
Durée : Entre 5 à 7 jours après l’apparition des symptômes.
Symptômes :
Dyspnée sévère :
Tirage marqué : .
Sibilances prononcées et râles crépitants :
Cyanose significative :
Hypoxie : .
Fatigue :
Physiopathologie :
L’inflammation bronchique et l’obstruction des bronchioles
augmentent, avec une accumulation importante de sécrétions
épaisses.
L’hyperinflation pulmonaire se développe en raison de l’air piégé
dans les poumons, et l’échange gazeux devient moins efficace,
aggravant l’hypoxie
Les Stades de la Bronchiolite Virale
4. Stade de Rémission (Phase de récupération)
Durée : Environ 7 à 14 jours après l’apparition des symptômes.
Symptômes :
Réduction de la toux :
Amélioration de la respiration :
Sibilances et bruits respiratoires :
Récupération de l’appétit et de l’énergie :
Physiopathologie :
L’inflammation des bronchioles diminue, et les voies respiratoires
commencent à se dégager.
Les sécrétions sont éliminées progressivement, et la fonction
pulmonaire commence à se normaliser.
Le rétablissement peut être plus lent chez les nourrissons prématurés
ou ceux ayant des antécédents de pathologies respiratoires.
Les Stades de la Bronchiolite Virale
5. Stade de Complications (Formes graves et hospitalisation)
Durée : Peut durer plusieurs semaines.
Symptômes :
Détresse respiratoire sévère :
Hypoxie sévère :
Arrêt respiratoire :
Infections secondaires :
Physiopathologie :
Les complications graves se produisent lorsque l’inflammation des
bronchioles persiste ou s'aggrave, empêchant une rémission
complète.
Des surinfections bactériennes peuvent aggraver l’état respiratoire et
prolonger la période de convalescence.
Evolution de la pathologie
Les bilans

A) ANAMNÈSE :

Recueil des informations essentielles pour comprendre le contexte et


l’historique de la maladie :
Antécédents médicaux : Antécédents de bronchiolite aiguë, infections
respiratoires récurrentes, antécédents de prématurité, exposition au tabac,
etc.
Symptômes actuels : Fréquence et sévérité des épisodes respiratoires,
présence de toux productive, sifflements, dyspnée, fatigue.
Traitements en cours : Médications, dispositifs d'oxygénothérapie, autres
interventions médicales ou paramédicales.
Environnement familial : Exposition à des allergènes, à des irritants, conditions
de vie.
Impact sur la vie quotidienne : Activités physiques, sommeil, alimentation,
développement psychomoteur.
Les bilans

B) EXAMEN CLINIQUE :
Évaluation physique détaillée pour identifier les signes cliniques de la bronchiolite
chronique :
Inspection visuelle :
Fréquence respiratoire : Augmentée en cas de détresse.
Posture : Position de confort ou antalgiques (ex. : assis, penché en avant).
Signes de détresse respiratoire : Tirage intercostal, battements des ailes du nez,
cyanose.
Auscultation pulmonaire :
Râles crépitants : Indiquant la présence de sécrétions dans les bronchioles.
Sibilances : Bruits respiratoires expiratoires suggérant une obstruction bronchique.
Bruits respiratoires anormaux : Indiquant une inflammation ou une obstruction.
Palpation thoracique :
Mobilité thoracique : Diminution de la mobilité peut indiquer une restriction ou une
obstruction.
Vibrations vocales : Peuvent aider à localiser les zones d’encombrement.
Les bilans

C) TESTS FONCTIONNELS

Mesures objectives pour évaluer la fonction respiratoire :


Saturation en oxygène (SpO₂) : Vérifiée par oxymètre de pouls pour s'assurer d'une
bonne oxygénation.
Fréquence respiratoire : Comptage des cycles respiratoires par minute.
Profondeur respiratoire : Évaluation de la ventilation (respirations superficielles ou
profondes).
Tests de capacité respiratoire : Chez les enfants plus âgés, utilisation de spirométrie
adaptée si possible.
Les bilans

D) ÉVALUATION DE L’ENCOMBREMENT BRONCHIQUE

Identification et localisation des sécrétions pour orienter le traitement :


Nature des sécrétions : Évaluer si elles sont épaisses, visqueuses ou
liquides.
Localisation : Sécrétions principalement au niveau des bronchioles ou
diffusément dans les voies respiratoires.
Quantité : Évaluer la quantité de sécrétions présentes.
Les bilans

E) ÉVALUATION FONCTIONNELLE GLOBALE.

Analyse de l'impact de la bronchiolite chronique sur la vie quotidienne de


l'enfant :
Capacité à jouer et à être actif : Limitation due à la dyspnée ou à la
fatigue.
Qualité du sommeil : Perturbée par des symptômes respiratoires
nocturnes.
Alimentation : Difficultés à s’alimenter en cas de fatigue respiratoire.
Développement psychomoteur : Impact potentiel sur le
développement global.
Les bilans

3. BILAN COMPLÉMENTAIRE

Dans certains cas, des examens supplémentaires peuvent être nécessaires


pour affiner le diagnostic et adapter le traitement :
Radiographie thoracique : Pour détecter des anomalies structurelles ou
des complications.
Gaz du sang : Évaluation de l’équilibre acido-basique et de
l'oxygénation.
Tests allergiques ou génétiques : Si une allergie ou une condition
génétique est suspectée.
Échographie thoracique : Pour une évaluation plus précise des
sécrétions et de la mobilité thoracique.
Les bilans

4. SUIVI ET BILAN ÉVOLUTIF

Le suivi régulier permet de mesurer l’efficacité du traitement et d’ajuster


les interventions :
Réalisation de bilans périodiques : Pour suivre l’évolution des
symptômes et de la fonction respiratoire.
Comparaison des données initiales et actuelles : Évaluer les progrès
réalisés.
Adaptation des techniques de kinésithérapie : En fonction de la
réponse de l’enfant au traitement.
Éducation continue des parents : Sur les techniques à domicile et la
gestion des symptômes.
Objectifs

Les objectifs de la kinésithérapie respiratoire chez le nouveau-né atteint de


bronchiolite sont :
Désencombrement bronchique : Faciliter l’élimination des sécrétions
viscérales et épaisses.
Amélioration de la ventilation pulmonaire : Favoriser une meilleure
oxygénation en fluidifiant les sécrétions et en facilitant leur expulsion.
Réduction de la détresse respiratoire : Améliorer l'efficacité
respiratoire et réduire les signes de dyspnée.
Objectifs

Les objectifs de la kinésithérapie respiratoire chez le nourrisson atteint de


bronchiolite sont :

Désencombrement des voies respiratoires : Aider à évacuer les


sécrétions des bronches et des bronchioles.
Amélioration de la ventilation pulmonaire : Stimuler une meilleure
oxygénation et fluidification des sécrétions.
Réduction de la détresse respiratoire : Soulager les efforts respiratoires
excessifs en améliorant la mobilité thoracique et en optimisant la
ventilation.
Objectifs

Les objectifs de la kinésithérapie respiratoire chez l’enfant atteint de


bronchiolite sont :

Désencombrement des voies respiratoires : Faciliter l’élimination des


sécrétions épaisses et visqueuses des bronches et bronchioles.
Amélioration de la ventilation pulmonaire : Optimiser l’oxygénation et
la fonction pulmonaire en fluidifiant les sécrétions.
Réduction de la détresse respiratoire : Soulager la difficulté respiratoire
en permettant une meilleure gestion des voies respiratoires
Protocoles cliniques chez le
nouveau ne
A. Drainage postural
B. Techniques manuelles (vibrations et tapotements)
Les techniques manuelles sont utilisées pour aider à mobiliser et à éliminer les sécrétions.
Ces techniques doivent être douces et adaptées à la fragilité du nouveau-né.
1. Vibrations thoraciques :
Placer les mains du kinésithérapeute sur la cage thoracique du nourrisson.
Effectuer des vibrations légères mais rapides en synchronisation avec la respiration,
principalement sur les zones où les sécrétions sont localisées.
Cette technique aide à déplacer les sécrétions vers les voies respiratoires
supérieures.
2.Tapotements :
Le tapotement consiste à effectuer des coups de mains doux et rapides sur la poitrine de
l’enfant pour favoriser le dégagement des sécrétions.
Pour les nourrissons, les tapotements doivent être réalisés sur la région thoracique en
utilisant le côté des mains (les paumes étant éloignées les unes des autres).
Protocoles cliniques chez le nouveau ne
C. Expiration forcée (AFE)
L’expiration forcée permet de générer une pression positive dans les voies respiratoires
pour expulser les sécrétions.
Technique :
Le kinésithérapeute utilise ses mains pour appliquer une pression modérée sur la paroi
thoracique ou sur l’abdomen pendant l’expiration du nourrisson. Cette technique aide à
libérer les sécrétions dans les voies respiratoires supérieures et à améliorer l’efficacité
de l'expiration.
Précautions :
Cette technique doit être réalisée avec douceur, en s’assurant que le bébé ne présente pas
de signes de détresse.
D. Rééducation de la ventilation
Même si le nourrisson n'est pas capable de suivre des exercices respiratoires actifs, il est
important de favoriser la respiration par la gestion des voies aériennes et la stimulation des
muscles respiratoires.
Stimulation manuelle de la respiration : Favoriser une respiration abdominale en
stimulant la mobilité de la cage thoracique sans agresser les voies respiratoires.
Protocoles cliniques chez le nouveau ne

Précautions et contre-indications
Contre-indications absolues : Troubles cardiaques graves,
instabilité hémodynamique, pathologies des voies respiratoires
supérieures majeures, anomalies structurelles pulmonaires sévères.
Précautions : Manipuler avec une extrême douceur, surtout en cas
de nourrissons prématurés ou très jeunes. Toujours surveiller les
signes de détresse respiratoire pendant la rééducation.
Protocoles cliniques chez les nourrissons
A. Drainage Postural
Le drainage postural consiste à positionner le nourrisson de manière à
favoriser l’évacuation des sécrétions grâce à la gravité.
Protocoles :
Position du nourrisson en décubitus ventral (sur le ventre) : Cette position
aide à libérer les voies respiratoires supérieures et favorise l’évacuation
des sécrétions des bronchioles.
Position de Trendelenburg modifiée (tête plus basse que le thorax) :
Cette posture incline légèrement l'enfant avec la tête en bas pour
favoriser l’évacuation des sécrétions situées dans les voies respiratoires
inférieures.
Position latérale : En cas de congestion sur un côté particulier, une
position latérale permet également d'améliorer le drainage pulmonaire.
Durée : Chaque position doit être maintenue environ 5 à 10 minutes, en
fonction de la tolérance du nourrisson.
Protocoles cliniques chez les nourrissons
B. Techniques Manuelles

Ces techniques manuelles doivent être douces et adaptées à la fragilité des


nourrissons, notamment pour la mobilisation du mucus.
1. Vibrations thoraciques :
Le kinésithérapeute place ses mains sur la cage thoracique de l’enfant
et effectue des vibrations douces en synchronisation avec la
respiration du nourrisson.
Cette technique aide à mobiliser les sécrétions et à favoriser leur
élimination.
2. Tapotements légers :
Les tapotements doivent être réalisés avec les doigts ou les paumes
des mains, en douceur, sur la région thoracique de l’enfant, en veillant
à ne jamais tapoter l’abdomen ou la partie inférieure des côtes.
L’objectif est de stimuler l’évacuation des sécrétions bronchiques sans
causer de douleur ou d’inconfort.
Protocoles cliniques chez les nourrissons
3. Compression thoracique :
Une pression modérée et contrôlée est appliquée sur la paroi thoracique
lors de l’expiration pour aider à expulser les sécrétions des voies
respiratoires supérieures.
Durée : Chaque technique manuelle peut durer entre 3 et 5 minutes, en fonction de
l’état clinique du nourrisson.
C. Assistance à la Respiration
Même si le nourrisson ne peut pas pratiquer d'exercices respiratoires actifs, il est
crucial de favoriser une respiration efficace.
1. Rééducation de la ventilation :
Stimuler une respiration abdominale et thoracique efficace pour favoriser
l’expansion pulmonaire.
Veiller à maintenir une posture adaptée pour faciliter l’entrée de l’air dans
les poumons (par exemple, en soutenant la tête et le cou pour éviter la
rétraction des voies respiratoires supérieures).
Protocoles cliniques chez les nourrissons
2.Gestion des sécrétions :
Aider le nourrisson à maintenir une respiration calme et
régulière, en soulageant les voies aériennes supérieures grâce à
des techniques comme l'aspiration nasale douce si nécessaire.
D. Aspiration des Voies Aériennes (si indiqué)
L’aspiration des voies aériennes, surtout du nez, est parfois nécessaire
pour retirer les sécrétions épaisses, notamment en cas de congestion
nasale importante. L'aspiration doit être effectuée avec des outils
adaptés pour les nourrissons, tels qu'un aspirateur nasal manuel ou
électrique, et avec prudence pour éviter l’irritation des muqueuses.
Fréquence : L'aspiration doit être limitée pour ne pas irriter les voies
respiratoires, généralement pas plus de 2-3 fois par jour.
Protocoles cliniques chez les nourrissons
Précautions et Contre-indications
Contre-indications absolues : En cas de malformations cardiaques
graves, instabilité hémodynamique, ou pathologies respiratoires
graves.
Précautions :
Toujours surveiller les signes vitaux pendant la séance.
Ne pas appliquer de tapotements ou de vibrations sur
l'abdomen ou les côtes flottantes.
Effectuer une aspiration nasale avec précaution, et ne pas
excéder la fréquence recommandée pour éviter les blessures de
la muqueuse nasale.
Protocoles cliniques chez les enfants

A. Drainage Postural
Le drainage postural reste un outil utile chez les enfants plus âgés pour
favoriser l’évacuation des sécrétions en positionnant le corps de
l’enfant de manière appropriée.
B. Techniques Manuelles
1. Vibrations Thoraciques :
2. Tapotements :
3. Compression Thoracique :
Protocoles cliniques chez les enfants
C. Techniques Actives (Exercices de Respiration)
Chez les enfants plus âgés, des exercices respiratoires plus actifs peuvent
être introduits pour renforcer les muscles respiratoires et améliorer
l'efficacité respiratoire :
1. Respiration abdominale :
Encourager l'enfant à respirer profondément, en gonflant le ventre
lors de l'inspiration et en le relâchant lors de l'expiration.
Cette technique aide à améliorer la ventilation pulmonaire et à réduire
l'hyperventilation.
2. Expiration forcée (technique de la toux dirigée) :
Apprendre à l'enfant à expirer de manière plus contrôlée et plus
efficace en expirant par la bouche (en forme de « chuchotement » ou
en soufflant dans un mouchoir).
Cela aide à déloger les sécrétions des voies respiratoires.
Protocoles cliniques chez les enfants
3.Exercices de respiration à lèvres pincées :
Demander à l'enfant de souffler doucement tout en maintenant ses lèvres
pincées. Cela permet de maintenir les voies respiratoires ouvertes plus
longtemps et d'améliorer la ventilation.
D. Aspirations (si nécessaires)
L'aspiration des voies respiratoires peut être utilisée en complément pour éliminer
les sécrétions particulièrement épaisses ou obstructives, surtout en cas de
congestion nasale importante. Elle doit être réalisée avec soin pour éviter toute
irritation des muqueuses.
Protocole :
Aspirer doucement les voies nasales pour enlever les sécrétions, en utilisant
un aspirateur nasal adapté ou une poire.
Aspirer la bouche et la gorge avec un dispositif d'aspiration pour éliminer les
sécrétions plus profondes si nécessaire.
Protocoles cliniques chez les enfants

Précautions et Contre-indications
Certaines précautions doivent être prises lors de la rééducation respiratoire
des enfants atteints de bronchiolite virale :
Contre-indications absolues : En cas de pathologies cardiaques graves,
instabilité hémodynamique ou anomalies respiratoires majeures.
Précautions :
Toujours surveiller la tolérance de l’enfant pendant la séance.
Ne jamais utiliser de techniques trop vigoureuses ou douloureuses.
Faire attention aux signes de détresse respiratoire et interrompre la
séance si nécessaire.
Conclusion

La kinésithérapie respiratoire pour les enfants souffrant de bronchiolite virale


joue un rôle essentiel dans la gestion de la maladie en facilitant l’élimination
des sécrétions, en réduisant la dyspnée et en améliorant la ventilation
pulmonaire. Un traitement adapté, basé sur les besoins individuels de
l’enfant, permet de réduire les symptômes, de favoriser la récupération et
d’éviter les complications respiratoires.

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