Année scolaire : 2014-2015
Inspection d’Académie de Louga
Classe : 1èreL.2
Lycée de Ndande Professeur : M. Traoré
Leçon 3 : Syndicalisme et socialisme
Document .1 : Déclaration d’un ouvrier
Mon petit garçon que voici, j’avais coutume de le porter sur mon dos, lorsqu’il avait sept ans,
aller et retour de la fabrique à cause de la neige ; et il travaillait ordinairement pendant 16 heures
(…) Bien souvent, je me suis agenouillé pour le faire manger pendant qu’il était à la machine, parce
qu’il ne devait ni l’abandonner, ni interrompre son travail.
Commission de l’emploi des enfants, Rapport du 13 juin 1863
Document .2 : Règlement intérieur d’une filature parisienne en 1828
Art.1 : La journée de travail se compose de treize heures ; les heures excédantes seront payées aux
ouvriers dans la proportion de leur salaire, et dans aucun cas, ils ne pourront refuser un excédent de
travail, quand les circonstances l’exigeront, sous peine de dix francs d’amende.
Art.8 : Tout ouvrier en retard de dix minutes sera mis à l’amende de 25 centimes. S’il manque
complètement, il paiera une amende de la valeur du temps d’absence.
Art. 9 : Une fois entré, un ouvrier ne peut sortir sans une permission écrite, sous peine d’une amende
de la valeur de sa journée.
Art. 11 : L’ouvrier qui se présenterait ivre dans les ateliers sera conduit hors de la fabrique ; il paiera
trois jours d’amende.
Art. 16 : Toute ouvrière qui laverait ses mains ou des effets quelconques avec le savon de la fabrique
paiera trois francs d’amende ; si elle était surprise en l’emportant, elle sera renvoyée et sa paie
confisquée.
Art. 17 : Il est défendu aux ouvriers de (…) jurer, crier, chanter (…), manger ou dormir pendant les
heures de travail.
Art. 22 : Il est expressément défendu de sortir de l’atelier, sous quelque prétexte que ce soit, pendant
les heures de travail, d’aller plus d’une fois par tiers aux lieux, et de s’y trouver plusieurs en même
temps, sous peine de 25 centimes d’amende… Avant d’arrêter son métier, l’ouvrière doit s’assurer si
la remplaçante est libre, et la mettre à sa place avant de quitter, sous peine d’un franc d’amende.
Document .3 : Bilan des luttes ouvrières
massacre de droit syndical Trade Union massacre de
ligue des
Peterloo reconnu en Congress Chicago
syndicats
(Angleterre) Angleterre (Angleterre) (Etats-Unis)
allemands
1791 1803 1819 1825 1841 1868 1884 1886 1892 1895
loi Le Chapelier livret limitation du droit syndical
création
(France) ouvrier temps de travail en France de
la CGT
des enfants en
France
Année scolaire : 2014-2015
Inspection d’Académie de Louga
Niveau : 1èreL.2
Lycée de Ndande Professeur : M. Traoré
Leçon2 : Les conséquences économiques et sociales de la révolution industrielle
Document 1: Une logique de capitaliste
« Pensez-vous qu’il ne faut pas de l’argent pour faire marcher une « boîte » comme celle-ci ? Eh bien! Qui
est-ce qui apportera cet argent à l’usine ? A côté du directeur, de la tête, il y a le capitaliste qui aboule la forte
somme. Le capital qui alimente tous les jours les usines d’outillages perfectionnés, le capital sans qui rien n’est
possible, qui nourrit l’ouvrier même! Ne représente-t-il pas une force qui doit avoir sa part des bénéfices ?
Voyons : j’ai un cheval ; vous venez me demander de vous le prêter. Pourquoi voulez-vous que je vous le prête
pour rien ? Je ne vous le prêterai pas, voilà tout! De même, si vous supprimez au capital son intérêt, vous n’en
trouverez plus quand vous en aurez besoin »
Source : J. HURET, Entretien avec Eugène Schneider, Enquêtes sur la question sociale en Europe, 1887, tiré de
Histoire et Géographie, initiation économique 4e, coll. Knafou-Zanghellini Paris, Belin, 1992, P.112
Document 1 : La lutte des classes
L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. Homme libre et
esclave, praticien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, bref oppresseurs et opprimés, en
opposition constante, ont mené une lutte, ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une lutte qui
finissait toujours par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par disparition des
deux classes en lutte…
La société moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n’a pas aboli les antagonismes de classes. Elle
n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, à celles d’autrefois.
Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l’époque de la bourgeoisie, est d’avoir simplifiée les
antagonismes de classes. La société tout entière se scinde… en deux vastes camps ennemis, en deux grandes
classes qui s’affrontent directement : la bourgeoisie et le prolétariat…
Les communistes se refusent à masquer leurs opinions et leurs intentions. Ils proclament ouvertement
que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé.
Karl MARX et Friedrich ENGELS, Le manifeste du parti communiste, 1848
Document 2 : Budgets annuels d’une famille ouvrière et d’une famille bourgeoise
Budget annuel d’une famille ouvrière
Dépenses annuelles d’une famille
parisienne. (en francs)
bourgeoise (Seine et Oise). (en francs)
Recettes
Salaire du père 1200
Salaire du fis aîné 1000 Deux personnes : le père et la fille vivant
Salaire du 2ème fils 150 des revenus d’un domaine de 130 hectares.
Total 2350
Dépenses Alimentation dont vins et 700
Alimentation liqueurs
dont - pain 1800 Frais d’entretien à la
dont – viande pour ragoût 1300
234 maison
dont – pommes de terre et autres 594 (éclairage, chauffage,
légumes, fromages et divers blanchissage repassage, etc.)
dont – déjeuner des enfants hors 540 Gages des 8 5000
de la famille
domestiques
Blanchissage 62,40 Cadeaux et charités 3000
Achats de linge et de 200 Chevaux et voitures 2000
vêtements
Chauffage 80 Bibliothèque 500
Loyer 200 Habillement et divers 6500
Total 2342,4 Total 30.000
0
Source : Histoire et Géographie, initiation économique 4 e, coll. Knafou-Zanghellini Paris, Belin, 1992,
P.128