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Causes et Conséquences de l'Échec Scolaire

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L’échec scolaire

A-Les causes psychopédagogiques :


Elles peuvent être le contenu des programmes non adapté aux besoins et aux intérêts de
l'enfant, la surcharge des programmes, des méthode d'enseignement non motivantes et
dépassées qui se basent sur le verbalisme et la mémorisation, matériel scolaire inadéquat
ou insuffisant, des enseignants qui ne fournissent pas assez d'efforts pour susciter la
curiosité de l'enfant et son appétit intellectuel, un savoir qui n'est pas lié à la vie de
l'enfant, ingurgité à la mémoire de l'enfant sans attrait, ou véritable compréhension en
l'imposant du haut de sa chaire, un savoir abstrait qui ne prend pas en compte les
méandres de la pensée enfantine et les développements de son caractère, des leçons qui
dépassent les aptitudes de l'enfant et ses capacités physiques et intellectuelles, des
effectifs pléthoriques, le système scolaire avec son règlement, ses horaires, ses lois, sa
discipline et autres, un enseignement collectif qui ne prend pas en considération les
particularités et besoins de chaque enfant, un enseignement fermé à la vie, suffisant à
lui-même , prétentieux, qui croit tout donner et tout résoudre mais qui en réalité par la
vulgarisation du châtiment corporel et la discipline stricte ferme les portes de l'avenir
devant beaucoup d'enfants en les désadaptant, en annihilant leurs forces ou en leur
rendant l'étude insupportable et haïssable à plaisir. Avec ces enseignements qui
punissent sans merci ou qui n'enseignent pas du tout, on ne peut que dire adieu à la
véritable éducation valorisante. L'éducation se donne en se donnant aux autres, en se
dépensant sans mesure, en dispensant le meilleur de soi et en cherchant toujours et
continuellement à assouplir et rentabiliser son travail quotidien. Le devenir de l'enfant
doit être pensé et repensé. Son intégration sociale et l'épanouissement et le
développement harmonieux de sa personnalité doivent être le but suprême de l'école à
qui on doit assujettir les autres buts secondaires, mesquins ou personnels.

B-Les causes individuelles :


Elles peuvent être des déficiences physiques ou psychologiques. Parmi les déficiences
physiques, on peut citer les infirmités sensorielles, paralysie relative des membres,
mauvaise orientation spatio-temporelle. Parmi les déficiences psychologiques, on peut
citer le retard mental, le crétinisme, la dyslexie...

C-Les causes familiales :


Elles sont variées et nombreuses. Il y a des parents qui se désintéressent totalement de
leur enfant surtout s'ils travaillent tous les deux et considèrent à tort que c'est l'école qui
doit prendre en main leur enfant et l'éduquer. Dans certains ménages, la disharmonie
conjugale s'installe. Chacun des parents essaie d'attirer l'enfant vers lui en dévalorisant
l'autre partenaire aux yeux de l'enfant ou bien ils ont des vues divergentes sur la
méthode à employer dans l'éducation de l'enfant, ce qui entraîne perte d'unicité dans
l'éducation de l'enfant donc perte d'unicité dans la psychologie enfantine. L'enfant ne
sait à quel saint se vouer, il entre dans un chantage affectif qui perturbe tous les
membres de la famille. Ceux-ci restent prisonniers d'un cercle vicieux dont ils ne
peuvent se libérer sans l'aide d'un psychologue compétent. Il y a des parents qui
manquent de maturité affective. Tantôt ils sont indulgents, d'autres fois ils sont sévères.
Ils n'ont pas une humeur égale, ce qui déstabilise l'enfant et favorise la naissance de
sentiments contradictoires : angoisse, anxiété, agressivité et sentiments de culpabilité.
Cette perturbation de la psychologie enfantine a des effets néfastes sur le rendement
scolaire d'où rêverie, inattention, paresse, révolte, fugues, falsification des résultats
scolaires, retard scolaire, redoublement, exclusion, prédélinquance...
D-Les causes sociales :
Elles peuvent être les pairs, les mass média, les activités extrascolaires et autres. En ce
qui concerne les pairs, ils peuvent avoir des influences néfastes sur le rendement scolaire
surtout s'ils sont du type révolté ou paresseux ou issu d'un milieu inculte et défavorisé.
Les mass média peuvent accaparer l'attention et le temps de l'enfant si ses parents ne
sont pas assez vigilants. En ce qui concerne les activités extrascolaires tel club sportif,
elles peuvent disperser l'attention de l'enfant et capter son énergie et ses efforts.
L'enfant devint fatigué, il se désintéresse de l'activité scolaire et lentement mais
sûrement, il avance vers l'échec scolaire.
LES CONSEQUENCES DE L'ECHEC A L'ECOLE

L’échec scolaire a sans nul doute un retentissement sur l’équilibre


psychoaffectif de l’enfant. Les parents projettent sur leurs enfants leurs
aspirations notamment un meilleur avenir pour leur progéniture. L’échec
scolaire réalise donc une blessure narcissique pour les parents.

1. La dépression

La dépression de l’enfant ne ressemble pas à celle de l’adolescent ou de


l’adulte, la dépression infantile apparaît essentiellement comme une
impuissance à exister dans l’environnement familial et comme une
impossibilité à affronter les exigences de la vie sociale et scolaire ou à
supporter les échecs résultant d’une compétition impossible avec les autres. Il
en résulte un sentiment de culpabilité, une impression de doute existentiel, qui
aboutissent à la tentation du retrait ou de l’abandon des activités.
Enfants décrits comme passifs, inquiets, réagissant mal aux changements ou
aux frustrations, troubles du sommeil, maux de tête… Ce défaut de
participation à la vie quotidienne s’explique par l’inattention, les troubles de la
mémoire et l’incapacité à affronter une situation de compétition.

2. Les troubles du comportement

L’importance du Cours préparatoire a été encore confirmée par les


conclusions d’études récentes en sociologie scolaire ; elles constatent qu’une
bonne réussite dans cette classe garantit un déroulement satisfaisant des
études. Inversement l’échec d’adaptation au cours préparatoire va avoir un
retentissement fâcheux sur la scolarité, comme si ces difficultés initiales
tendaient à se cristalliser peu à peu en un échec scolaire.
Les statistiques (la lecture à l’école élémentaire, P. Bressoux, Desclaux A –
éducation et formation. 1991, p 27-28), portant sur des populations importantes
d’enfants ayant redoublé le cours préparatoire, montrent que 90 % de ces
enfants n’accèdent pas à la classe de seconde. Le redoublement du cours
préparatoire apparaît donc comme un symptôme d’alarme, un SOS scolaire,
annonciateur d’échec pour le plus grand nombre. Ainsi se dégage la nécessité,
pour l’éducation nationale et pour les enseignants, de donner les meilleures
chances de réussite à l’enfant dans cette classe.
D’après certains auteurs, il existerait un lien entre l’échec scolaire, le
découragement, la diminution pour les travaux scolaires et les comportements
agressifs et/ou délinquants visant à attirer l’attention.
Chez l’enfant l’instabilité est le comportement le plus souvent noté.
A l’adolescence, ces troubles peuvent se caractériser par des vols, des
mensonges, des fugues, du vandalisme…

3. L’estime de soi

L’estime de soi désigne le sentiment plus ou moins favorable que chacun


éprouve à l’égard de ce qu’il est, ou plus exactement de ce qu’il pense être
(Bariaud et Bourcet, 1994).
Elle est perçue comme un indicateur de bien-être psychologique. Le besoin de
s’estimer est un élément fondamental tout au long de la vie, il se développe
dès l’enfance au travers des interactions avec les parents, les enseignants, les
camarades. En effet, « On évalue sa propre image de soi au travers du regard
de ceux qui nous entourent. Elle exprime dans quelle mesure chacun s’aime,
s’accepte et se respecte en tant que personne ». (Harter)
C’est vers le milieu de l’enfance que l’individu se forge une image de lui-même
qui restera relativement stable au cours de sa vie.
Cette appréciation pourra être affectée par des événements de vie, mais si
l’environnement se rééquilibre, il en sera de même pour cette dernière.
La définition de l’estime de soi repose sur la notion " d’auto-évaluation ".
L’individu va considérer ses résultats, ses capacités, ses qualités selon un
système de valeurs et de normes personnelles.
La bonne ou mauvaise réussite scolaire joue un rôle important dans l’estime
de soi. D’après différents travaux, on constate que l’échec scolaire entraînerait
une baisse de l'estime de soi et parallèlement des sujets présentant une image
de soi négative obtiendraient des résultats inférieurs à leurs capacités
intellectuelles.

4. Le stress et l’anxiété

Ils se caractérisent le plus souvent par divers troubles et manifestations


psychosomatiques : mal au ventre, céphalée, vomissement, tics, bégaiement,
fatigue…

Tout est prétexte à manquer l’école, les contrôles et même parfois le contact
avec les autres…

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