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International Journal of Heat and Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917

www.elsevier.com/locate/ijhmt

EÂtude du transfert de chaleur dans un espace annulaire


rhombique horizontal avec et sans ailettes
Study of heat transfer in horizontal bare and ®nned annuli
M.-I. Farinas a,*, A. Garon a, c, K. St-Louis a, M. Lacroix b, c
DeÂpartement de GeÂnie MeÂcanique, EÂcole Polytechnique de MontreÂal, C.P. 6079, Succ. Centre-Ville, MontreÂal, QueÂbec H3C 3A7,
a

Canada
b
DeÂpartement de GeÂnie MeÂcanique, Universite de Sherbrooke, 2500 Boulevard UniversiteÂ, Sherbrooke, QueÂbec J1K 2R1, Canada
c
CERCA, 5160 boul. DeÂcarie, suite 400, MontreÂal, QueÂbec H3X 2H9, Canada

Rec° u le 10 mars 1999

ReÂsumeÂ

Une eÂtude numeÂrique de la convection naturelle laminaire dans une cavite rhombique horizontale remplie d'air
avec et sans ailette a eÂte reÂaliseÂe. Une meÂthode d'eÂleÂments ®nis adaptative est retenue pour preÂdire les eÂcoulements
convectifs complexes. Des simulations ont eÂte e€ectueÂes pour des largeurs de cavite Eg variant de 0.25 aÁ 0.875, deux
con®gurations d'ailettes dont la longueur va de 0.3 aÁ 0.7 et des nombres de Rayleigh s'eÂchelonnant entre 103 et 107.
Les reÂsultats deÂmontrent que le transfert de chaleur est maximal dans une cavite eÂtroite de largeur Eg = 0.25 munie
d'ailettes de longueur l = 0.7 (con®guration 1). Dans ce cas, la conduction domine la convection. Quand, d'autre
part, la convection domine, le transfert de chaleur est maximise avec Eg = 0.875 et l = 0.7. La conductiviteÂ
eÂquivalente kequ a eÂte correÂleÂe ainsi en fonction du nombre de Rayleigh pour toutes les geÂomeÂtries eÂtudieÂes:
kequ=CRan. # 1999 Elsevier Science Ltd. All rights reserved.

Abstract

A numerical study is presented for the laminar natural convection in a di€erentially heated horizontal bare and
®nned rhombic annulus ®lled with air. An adaptive ®nite-element method is adopted to predict the complex
recirculating buoyancy driven ¯ows. Simulations were conducted for cavity widths Eg ranging from 0.25 to 0.875,
for two di€erent ®n con®gurations with ®n lengths l varying from 0.3 to 0.7 and Rayleigh numbers Ra ranging from
103 to 107. Results indicate that the heat transfer is maximized for a narrow cavity Eg = 0.25 with ®n length l = 0.7
(con®guration 1). In this case, conduction prevails over convection. On the other hand, when convection is
dominant, the heat transfer is maximum for Eg = 0.875 and l = 0.7. The equivalent thermal conductivity kequ was
correlated in terms of Ra for all geometries via kequ=CRan. # 1999 Elsevier Science Ltd. All rights reserved.

* Corresponding author.

0017-9310/99/$ - see front matter # 1999 Elsevier Science Ltd. All rights reserved.
PII: S 0 0 1 7 - 9 3 1 0 ( 9 9 ) 0 0 0 7 7 - 0
3906 M.-I. Farinas et al. / Int. J. Heat Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917

Nomenclature

cp chaleur speÂci®que Ra gbDTL 30r/ma ]


nombre de Rayleigh [=~
C coecient dans l'EÂq. (5) T tempeÂrature
Eg espace annulaire [=(LoÿLi)/Lo] u vitesse
g~ acceÂleÂration gravitationnelle, (m sÿ2)
I~ tenseur meÂtrique Symboles grecs
k conductivite thermique (W mÿ1 8Cÿ1) a di€usivite thermique (m2 sÿ1)
kequ conductivite eÂquivalente [=Nu/Nu0] b coecient d'expansion thermique (Kÿ1)
l longueur d'ailette adimensionnelle (par m viscosite dynamique (kg mÿ1 s-1)
rapport aÁ la largeur de la caviteÂ) r densite (kg mÿ3)
L diagonale du rhombique (m) s~ tenseur des contraintes
n exposant dans l'EÂq. (5)
Nu nombre de Nusselt moyen Indices
Nu0 nombre de Nusselt moyen aÁ Ra = 1 C, H paroi froide et chaude respectivement
P pression i, o interne et externe respectivement
Pr nombre de Prandtl [=mcp/k ] (=0.7, air) O reÂfeÂrence

complexes, une meÂthode numeÂrique d'eÂleÂments ®nis


1. Introduction
adaptatifs a eÂte mise en oeuvre. Le modeÁle est valideÂ
avec d'autres simulations numeÂriques puis exploite a®n
Le probleÁme de transfert de chaleur par convection
de mettre en eÂvidence l'e€et du nombre de Rayleigh et
naturelle dans des enceintes a eÂte l'objet d'un nombre
du nombre d'ailettes et de leur longueur sur le transfert
consideÂrable d'eÂtudes au cours des deux dernieÁres
de chaleur.
deÂcennies. En e€et, les nombreuses applications relieÂes
aÁ ce pheÂnomeÁne justi®ent aiseÂment les travaux qui y
sont consacreÂs. AÁ titre d'exemple, citons l'isolation de
composants eÂlectroniques, les eÂchangeurs de chaleur,
2. De®nition du probleÁme et modeÁle numeÂrique
les capteurs solaires et les reÂacteurs nucleÂaires.
Ostrach [1] preÂsente une revue geÂneÂrale des travaux
Soit de l'air emprisonne dans une cavite rhombique,
e€ectueÂs sur la convection naturelle pour diverses
illustreÂe aÁ la Fig. 1, dont la geÂomeÂtrie est caracteÂriseÂe
caviteÂs. La plupart des geÂomeÂtries eÂtudieÂes sont des
par la largeur de la caviteÂ, `Eg' (`enclosure gap'), de®-
cylindres concentriques et excentriques [2±7], des
nie comme suit
cylindres cofocaux [8] ou des caviteÂs rectangulaires [9].
Toutefois, il existe peu d'eÂtudes traitant de la convec-
tion naturelle dans un espace annulaire rhombique.
Malgre le fait que cette geÂomeÂtrie soit moins courante,
elle preÂsente beaucoup d'inteÂreÃt pour le refroidissement
de barreaux de combustibles nucleÂaires et aussi dans la
conception de certains eÂchangeurs de chaleur.
Moukalled et al. [10] ont eÂtudie numeÂriquement la
convection naturelle dans un espace annulaire rhombi-
que. L'espace de calcul est repreÂsente par un maillage
curviligne et les eÂquations de conservation sont reÂso-
lues par une meÂthode de volumes ®nis. Quatre caviteÂs
annulaires et trois angles rhombiques sont analyseÂs.
Toutefois, les reÂsultats pour la conductivite thermique
eÂquivalente ne sont pas correÂleÂs et les auteurs n'ont
pas analyse l'e€et des ailettes sur le transfert de cha-
leur.
On se propose donc dans la preÂsente eÂtude de traiter
le probleÁme de convection naturelle dans un espace
annulaire rhombique horizontal sans ailette puis avec
ailettes. A®n de deÂcrire avec preÂcision les eÂcoulements Fig. 1. GeÂomeÂtrie rhombique.
M.-I. Farinas et al. / Int. J. Heat Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917 3907

Eg ˆ ‰Lo ÿ Li Š=Lo 1† une approximation des e€ets de la tempeÂrature sur la


densite du ¯uide au voisinage de la tempeÂrature de
La paroi interne est maintenue aÁ une tempeÂrature TH reÂfeÂrence TO, et que sa validite pour nos simulations a
supeÂrieure aÁ la tempeÂrature TC de la paroi externe. eÂte veÂri®eÂe dans Farinas [11].
Pour les besoins de l'analyse, on admet que le ¯uide
est incompressible et que l'eÂcoulement engendre par la 2.1. MeÂthode numeÂrique
convection naturelle est laminaire, bidimensionnel,
newtonien et symeÂtrique par rapport aÁ l'axe vertical Les EÂqs. (2)±(4) ont eÂte mises en oeuvre numeÂrique-
passant par le milieu de la caviteÂ. Les proprieÂteÂs de ment aÁ l'aide d'une meÂthode d'eÂleÂments ®nis [12]. On
l'air sont indeÂpendantes de la tempeÂrature, sauf la den- utilise la lineÂarisation de Newton et on reÂsoud les
siteÂ, pour laquelle l'approximation de Boussinesq est eÂquations en termes de reÂsidus et corrections. BaseÂes
valide [11]. Le rayonnement n'est pas pris en compte. sur l'eÂleÂment Crouseix±Raviart, les composantes de
S'appuyant sur les hypotheÁses preÂceÂdentes, les vitesse et de la tempeÂrature sont approximeÂes par des
eÂquations adimensionnelles deÂcrivant le transfert de polynoÃmes quadratiques continus et la pression par
chaleur par convection naturelle s'eÂnoncent ainsi des polynoÃmes lineÂaires discontinus. Le taux de con-
vergence de cet eÂleÂment est d'ordre 2, en norme H1
u~  r†~
u ˆ r  s~ ÿ T 2†
pour la vitesse et en norme L2 pour la pression. De
  plus, aucun terme de stabilisation n'est ajoute aux
1 eÂquations. La convergence est atteinte lorsque la
u~  rT ˆ r  p r  T 3†
RaPr norme maximale du reÂsidu et la norme maximale de la
correction sont infeÂrieures aÁ 10ÿ7.
La meÂthode numeÂrique consiste aÁ reÂsoudre une seÂrie
r  u~ ˆ 0 4†
de probleÁmes transitoires en augmentant le nombre de
avec Rayleigh, avec la solution preÂceÂdente utiliseÂe comme
condition initiale pour la simulation au Ra courant.
r
Pr Lorsqu'une solution transitoire a convergeÂ, elle sert de
~ ˆ ÿPI~ ‡
s ‰ru~ ‡ rT u~Š condition initiale pour une simulation en reÂgime sta-
Ra
tionnaire a®n de trouver la solution stable. Cette meÂth-
Les conditions aux limites sont donneÂes aÁ la Fig. 2. ode est analogue aÁ l'eÂvolution reÂelle du pheÂnomeÁne
Toutes les proprieÂteÂs du ¯uide sont eÂvalueÂes aÁ TO. vers son eÂtat stationnaire.
Notons que l'approximation de Boussinesq constitue La technique d'adaptivite retenue utilise une meÂth-
ode d'estimation d'erreur pour controÃler la distribution
du maillage [12]. Le principe de base de cette technique
est l'obtention d'un maillage qui eÂquireÂpartit l'erreur
de la solution tout en satisfaisant une erreur relative
cible. L'estimateur d'erreur de type Zienkiewicz±Zhu
[13,14] est employe pour controÃler l'erreur de la sol-
ution numeÂrique. Cet estimateur d'erreur de®nit
l'erreur comme une di€eÂrence entre les deÂriveÂs de la
solution numeÂrique et les deÂriveÂs d'une approximation
de la solution exact. Cette technique d'adaptivite est
expliqueÂe en deÂtail dans Labbe et Garon [15]. Dans la
preÂsente eÂtude, toutes les simulations ont eÂte reÂpeÂteÂes
pour une erreur relative cible de 5%, 10% et 15%. On
calcule l'erreur pour u, v et T puis, on deÂtermine les
tailles eÂleÂmentaires optimales. On utilise alors la plus
petite des trois tailles pour le ranement.

3. Validation

Les preÂdictions du modeÁle deÂveloppe ont eÂte com-


pareÂes aux reÂsultats numeÂriques de Moukalled et al.
[10] pour une cavite rhombique. Ces derniers ont eÂtu-
die le transfert de chaleur convectif dans quatre types
Fig. 2. Conditions aux limites. d'anneaux rhombiques. Comme l'objectif ici est d'opti-
3908 M.-I. Farinas et al. / Int. J. Heat Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917

Fig. 3. Comparaison des pro®ls de tempeÂrature au plan central de la geÂomeÂtrie, Eg = 0.875, 5%.

miser le transfert de chaleur par convection naturelle, plus monotone et on observe la preÂsence d'un mini-
seules les geÂomeÂtries ayant un angle rhombique eÂleve mum et d'un maximum local entre les parois.
(308) ont eÂte eÂtudieÂes. Des reÂsultats numeÂriques ont eÂte L'in¯exion dans les courbes est manifestement le reÂsul-
obtenus pour des geÂomeÂtries dont les parameÁtres sont tat de la preÂdominance de la convection sur la conduc-
les suivants: Eg = 0.25, 0.50, 0.75, 0.875 et un angle tion.
d'ouverture de 308 (Fig. 1). La meÂthode d'estimation d'erreur et de remaillage
Dans la Fig. 3, on compare les pro®ls de tempeÂra- adaptatif permet une reÂpartition des noeuds du mail-
ture obtenus au plan meÂdian de la cavite pour lage de fac° on aÁ eÂquireÂpartir l'erreur sur le domaine de
Eg = 0.875. Le plan meÂdian correspond au plan hori- calcul. Varier l'erreur relative cible permet de veÂri®er
zontal coupant la mi-hauteur de la caviteÂ. La coordon- l'indeÂpendance de la solution par rapport au maillage.
neÂe x est compileÂe de la paroi interne vers la paroi Ceci explique les di€eÂrences entre nos reÂsultats et ceux
externe. On remarque une treÁs bonne correÂlation entre de Moukalled et al. [10], qui utilisent le meÃme maillage
les preÂsentes simulations et celles de Moukalled et al. pour chaque Ra. Les reÂsultats de nos simulations aÁ
[10]. AÁ la paroi chaude, on observe une augmentation 5%, 10% et 15% d'erreurs relatives cibles eÂtant simi-
proportionnelle entre le nombre de Rayleigh et le gra- laires, nous preÂsenterons seulement ceux obtenus aÁ
dient de la solution. On remarque aussi une augmenta- 5%. Le principe de l'eÂquireÂpartition de l'erreur permet
tion locale du gradient de tempeÂrature aÁ la paroi d'obtenir la meilleure solution numeÂrique satisfaisant
froide. AÁ faible Ra, en partant de la paroi chaude vers une certaine erreur relative cible.
la paroi froide, la courbe deÂcro|Ã t de manieÁre mono- Les valeurs du nombre de Nusselt calculeÂes ont eÂteÂ
tone. Pour Ra r 106, la deÂcroissance de la courbe n'est compareÂes avec les reÂsultats numeÂriques de Moukalled

Tableau 1
Nombres de Nusselt moyens (geÂomeÂtrie sans ailettes, paroi exteÂrieure, 5%)

Ra Eg = 0.25 Eg = 0.50 Eg = 0.75 Eg = 0.875

Nu Moukalled et al. Nu Moukalled et al. Nu Moukalled et al. Nu Moukalled et al.

103 12.94 14.36 4.94 5.08 2.26 2.23 1.44 1.40


104 12.94 14.41 4.94 5.08 2.26 2.23 1.44 1.40
105 12.94 14.41 4.96 5.08 2.43 2.37 1.75 1.69
5  105 12.95 14.41 5.30 5.42 3.76 3.27 2.80 2.75
106 12.97 14.42 5.99 5.94 4.63 4.49 3.33 3.24
5  106 13.46 14.51 9.55 8.85 6.97 6.92 4.76 4.62
107 14.36 15.24 11.70 11.55 8.21 8.10 5.50 5.41
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Tableau 2
ConductiviteÂs eÂquivalentes sur les murs chaud et froid, 5%, sans ailette

Ra kequ, Eg = 0.25 kequ, Eg = 0.50 kequ, Eg = 0.75 kequ, Eg = 0.875

TH=1 TC=0 TH=1 TC=0 TH=1 TC=0 TH=1 TC=0

103 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00


104 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00
105 1.00 1.00 1.00 1.00 1.08 1.08 1.21 1.22
5  105 1.00 1.00 1.07 1.07 1.66 1.66 1.95 1.94
106 1.00 1.00 1.21 1.21 2.05 2.05 2.31 2.31
5  106 1.04 1.04 1.93 1.93 3.09 3.08 3.30 3.31
107 1.11 1.11 2.37 2.37 3.63 3.63 3.81 3.82

et al. [10] (Tableau 1). En geÂneÂral, la correspondance coecient C diminue et l'exposant n augmente lorsque
entre les reÂsultats est bonne. Plus Eg augmente et plus la largeur de la cavite Eg augmente. En e€et, on asso-
les preÂsents reÂsultats s'approchent de ceux de cie, aÁ une valeur de l'exposant eÂleveÂe, un transfert de
Moukalled et al. [10]. EÂgalement, l'eÂcart entre les sol- chaleur par convection. La valeur du coecient C
utions diminue lorsque Ra augmente. AÁ Eg = 0.25, deÂpend plutoÃt de facteurs geÂomeÂtriques. On obtient
soit la geÂomeÂtrie ouÁ les parois sont les plus rappro- ainsi deux couples de coecients correspondants aÁ
cheÂes, on observe une plus grande di€eÂrence entre les deux plages de Ra distinctes pour chaque Eg. Ces
reÂsultats. C'est pour cette geÂomeÂtrie que les Nu sont les plages sont relieÂes aÁ des changements dans la topologie
plus importants. Notons, contrairement aÁ Moukalled de l'eÂcoulement en fonction du nombre de Rayleigh, et
et al. [10], que nos simulations n'ont pas eÂte e€ectueÂes plus particulieÁrement lorsque le pheÂnomeÁne de conduc-
aÁ partir d'un maillage structure curviligne. De plus, les tion domine celui de convection.
¯ux de tempeÂrature ont eÂte calculeÂs aÁ l'aide d'une
meÂthode baseÂe sur le calcul des ¯ux discrets (reÂaction)
[11,16], qui est reÂputeÂe pour eÃtre plus preÂcise que le 4. ReÂsultats et discussion
calcul direct de la deÂrive normale du champ de tem-
peÂrature aux parois (i.e. l'erreur de discreÂtisation des On deÂsire maintenant eÂtudier non seulement l'in¯u-
¯ux discrets est du meÃme ordre que l'erreur de discreÂti- ence des ailettes sur le transfert de chaleur, mais aussi
sation du champ de tempeÂrature). l'in¯uence de la con®guration des ailettes, pour cha-
On remarque au Tableau 2, que la conductivite cune des quatre largeurs de caviteÂ, `Eg'. Les deux con-
eÂquivalente kequ varie autour de l'uniteÂ, quel que soit ®gurations d'ailettes eÂtudieÂes et leurs conditions aux
le Ra lorsque Eg = 0.25. La conduction domine. Par limites sont illustreÂes aÁ la Fig. 4. Pour chaque longueur
ailleurs, pour Eg = 0.875, le transfert de chaleur est l d'ailette, des valeurs du nombre de Nusselt moyen
domine par la convection (kequ est supeÂrieur aÁ 1). Ce ont eÂte obtenues pour Eg = 0.25, 0.50, 0.75 et 0.875,
pheÂnomeÁne s'amorce aÁ partir de Eg = 0.50. Lorsque et ce, pour les deux con®gurations d'ailettes.
Eg augmente, on observe une variation des conducti-
viteÂs thermiques eÂquivalentes qui est due aÁ l'augmenta-
tion de la distance entre les parois chaude et froide. De
plus, on peut reÂaliser que la qualite de la solution con- Tableau 3
vergeÂe est excellente, puisque la conductivite thermique Coecients et plage de validite des correÂlations (kequ=CRan )
eÂquivalente sur la paroi chaude correspond aÁ celle sur pour les geÂomeÂtries sans ailettes
la paroi froide.
On enrichit les reÂsultats d'une correÂlation reliant la Eg C n Plage de Ra
conductivite thermique eÂquivalente, kequ, au nombre de
0.25 1 0 103±106
Rayleigh: 0.5699 0.0404 106±107
0.50 1 0 103±105
kequ ˆ CRan 5†
0.0909 0.1968 105±107
0.75 0.8840 0.0161 103±105
Les coecients C et n sont deÂpendants de Eg et Ra. Ils
0.0516 0.2648 105±107
sont donneÂs au Tableau 3. Ces coecients ont eÂte geÂn-
0.875 0.7246 0.0421 103±105
eÂreÂs aÁ partir des meilleurs reÂsultats (obtenus aÁ 5%), 0.0746 0.2458 105±107
pour les quatre geÂomeÂtries valideÂes. En geÂneÂral, le
3910 M.-I. Farinas et al. / Int. J. Heat Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917

Fig. 4. Con®gurations d'ailettes.

Tableau 4
Nombre de Nusselt moyen sur la paroi froide, aÁ 5% avec les deux con®gurations d'ailettes, l = 0.5

Ra Nu, Eg = 0.25 Nu, Eg = 0.50 Nu, Eg = 0.75 Nu, Eg = 0.875

Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration


1 2 1 2 1 2 1 2

103 14.41 13.73 6.43 5.74 3.75 3.30 2.99 2.76


104 14.41 13.73 6.43 5.74 3.75 3.31 2.99 2.76
105 14.41 13.73 6.44 5.76 3.89 3.41 3.17 2.84
5  105 14.41 13.74 6.81 6.29 5.21 4.47 4.54 3.75
106 14.43 13.77 7.61 7.23 6.26 5.22 5.46 4.40
5  106 14.98 14.71 11.71 10.64 9.49 7.32 8.43 6.36
107 16.15 16.49 14.31 12.54 11.36 8.42 9.95 7.91

Tableau 5
Conductivite eÂquivalente sur la paroi froide, aÁ 5% et l = 0.5 avec les deux con®gurations d'ailettes

kequ, Eg = 0.25 kequ, Eg = 0.50 kequ, Eg = 0.75 kequ, Eg = 0.875

Ra Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration Con®guration


1 2 1 2 1 2 1 2

103 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00


104 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00
105 1.00 1.00 1.00 1.00 1.04 1.03 1.06 1.03
5  105 1.00 1.00 1.06 1.10 1.39 1.35 1.52 1.36
106 1.00 1.00 1.18 1.26 1.67 1.58 1.83 1.59
5  106 1.04 1.07 1.82 1.85 2.53 2.21 2.82 2.31
107 1.12 1.20 2.23 2.18 3.03 2.55 3.33 2.87
M.-I. Farinas et al. / Int. J. Heat Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917 3911

Fig. 5. Ecacite des deux con®gurations en fonction de Ra, Eg = 0.25, l = 0.5, 5%.

4.1. ReÂsultats pour des con®gurations d'ailettes varie inversement aÁ l'augmentation de la distance entre
di€eÂrentes les parois chaude et froide de la cavite (i.e. Eg aug-
mente). Ce pheÂnomeÁne s'explique par un changement
La comparaison entre les deux con®gurations d'ail- dans le transfert de chaleur. Comme l'illustre le
ettes est reÂaliseÂe avec la longueur d'ailette l = 0.5, aÁ Tableau 5, lorsque les parois chaudes et froides sont
une erreur relative de 5%. Les nombres de Nusselt et rapprocheÂes, la conductivite thermique eÂquivalente est
les conductiviteÂs thermiques eÂquivalentes correspon- approximativement unitaire pour tous les Ra. La con-
dants sont preÂsenteÂs aux Tableaux 4 et 5. duction domine. Lorsque Eg augmente, la conductiviteÂ
Le Tableau 4 montre clairement que la premieÁre thermique eÂquivalente augmente. La convection devi-
con®guration geÂneÁre un transfert de chaleur supeÂrieur ent alors le pheÂnomeÁne de transfert thermique domi-
aÁ la seconde con®guration pour tous les nombres de nant.
Rayleigh et toutes les geÂomeÂtries. De plus, pour un La performance des ailettes peut eÃtre eÂvalueÂe pour
nombre de Rayleigh constant, le transfert de chaleur une geÂomeÂtrie ayant un meÃme rapport de forme Eg, et

Fig. 6. Ecacite des deux con®gurations en fonction de Ra, Eg = 0.875, l = 0.5, 5%.
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Fig. 7. Isothermes (T = 0.0, 0.1, 0.3, 0.5, 0.7, 0.9, 1.0) aÁ Ra = 107, l = 0.5, 5%.

pour un meÃme Ra, par: cro|Ã tre sur presque tout l'ensemble des nombres de Ra
simuleÂs. Pour les deux con®gurations, lorsque la con-
Nu avec ailettes duction domine (Ra = 103±104), la courbe forme un
EfficacitÂe ˆ 6† plateau. Par la suite, lorsque la conduction et la con-
Nu sans ailette
vection s'a€rontent, on constate que l'ecaciteÂ
Avec Eg = 0.25 (Fig. 5), les ecaciteÂs des con®gur- diminue et atteint un minimum local aÁ environ
ations 1 et 2 sont treÁs voisines pour tout Ra; cela Ra = 106. Finalement, lorsque la convection domine
s'explique par le pheÂnomeÁne de conduction dominant (Ra r 106), l'ecacite augmente.
le transfert de chaleur. Par contre, lorsque Eg = 0.875 Dans les Figs. 7 et 8, on note, pour la con®guration
(Fig. 6), on observe que la con®guration 1 est nette- 1, que la distribution des isothermes dans toutes les
ment supeÂrieure aÁ la con®guration 2, et que la di€eÂr- geÂomeÂtries est beaucoup plus rapprocheÂe des surfaces
ence d'ecacite entre les 2 con®gurations semble d'eÂchange que pour la con®guration 2. En e€et, la pre-
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Fig. 8. Isothermes (T = 0.0, 0.1, 0.3, 0.5, 0.7, 0.9, 1.0) aÁ Ra = 107, l = 0.5, 5%.

mieÁre con®guration d'ailettes favorise davantage le importante que pour la con®guration 1. Dans cette
deÂplacement du ¯uide chau€e vers le haut, d'ouÁ un zone le transfert de chaleur convectif est mauvais.
renouvellement plus ecace par du ¯uide froid et un
meilleur pompage thermique. On remarque, pour la 4.2. ReÂsultats pour des longueurs d'ailettes di€eÂrentes
con®guration 2, que la position des ailettes a pour e€et
de retenir le ¯uide chau€e dans la partie infeÂrieure de Dans la section preÂceÂdente, on a montre que le
la caviteÂ, nuisant ainsi au transfert convectif. Ceci transfert de chaleur eÂtait plus important avec la con-
explique la meilleure ecacite obtenue pour la pre- ®guration d'ailettes 1. Nous deÂsirons maintenant eÂtu-
mieÁre con®guration. De plus, on remarque que pour dier l'in¯uence des longueurs d'ailettes l sur le transfert
chaque Eg, la con®guration 2 geÂneÁre une zone de stag- de chaleur pour cette con®guration (Fig. 4).
nation, dans la partie infeÂrieure de la caviteÂ, plus Tel que preÂvu, on constate au Tableau 6 que le
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Tableau 6
Nombre de Nusselt moyen sur la paroi froide, aÁ 5% pour les quatres geÂomeÂtries, con®guration 1

Eg Ra Nu pour l = 0.3 Nu pour l = 0.5 Nu pour l = 0.7

0.25 103 13.65 14.41 15.43


105 13.65 14.41 15.43
107 15.27 16.15 17.15
0.50 103 5.66 6.43 7.46
105 5.67 6.44 7.47
107 12.86 14.31 15.44
0.75 103 2.99 3.75 4.78
105 3.13 3.89 4.91
107 9.78 11.36 13.27
0.875 103 2.23 2.99 4.00
105 2.42 3.17 4.17
107 7.78 9.95 11.88

Tableau 7
Coecients et plage de validite des correÂlations (kequ=CRan ) pour les geÂomeÂtries Eg = 0.25 et Eg = 0.50 avec ailettes

Eg l Con®guration 1 Con®guration 2 Plage de Ra

C n C n

0.25 0.3 1 0 1 0 103±106


0.5439 0.0437 0.4475 0.0577 106±107
0.5 1 0 1 0 103±106
0.5392 0.0443 0.3686 0.0716 106±107
0.7 1 0 1 0 103±106
0.5835 0.0389 0.3612 0.0736 106±107
0.50 0.3 1 0 1 0 103±105
0.0999 0.1888 0.1227 0.1732 105±107
0.5 1 0 1 0 103±105
0.1076 0.1825 0.1168 0.1780 105±107
0.7 1 0 1 0 103±105
0.1309 0.1662 0.1260 0.1716 105±107

Fig. 9. Variation de l'ecacite en fonction de la longueur des ailettes.


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Fig. 10. Isothermes (T = 0.0, 0.1, 0.3, 0.5, 0.7, 0.9, 1.0) aÁ Ra = 107, 5%, con®guration 1.

transfert de chaleur (Nu) augmente avec la longueur d'ailettes. Notons que toutes les longueurs d'ailettes
des ailettes, quel que soit le nombre de Rayleigh et la ont une ecacite supeÂrieure aÁ 1. L'allure des courbes
largeur de la caviteÂ. Pour une longueur d'ailette con- est de plus semblable aÁ celle illustreÂe aÁ la Fig. 6. Elle
stante, Nu chute radicalement en passant de Eg = 0.25 re¯eÁte les di€eÂrentes reÂgions de transfert de chaleur.
aÁ Eg = 0.50, tandis qu'il augmente pour une meÃme Des isothermes sont preÂsenteÂs aÁ la Fig. 10 pour les
geÂomeÂtrie aÁ Ra constant, lorsque l augmente. Cette ob- geÂomeÂtries Eg = 0.875 et 0.50, aÁ Ra = 107. On remar-
servation tient pour tout Eg. que qu'en augmentant la longueur des ailettes, celles-ci
La Fig. 9 illustre l'eÂvolution de l'ecacite de la con- isolent de plus en plus les eÂcoulements dans les parties
®guration 1 en fonction du Ra et de la longueur d'ail- infeÂrieure et supeÂrieure de la caviteÂ. On peut remarquer
ette. On constate que l'ailette l = 0.7 geÂneÁre une l'impact de ce pheÂnomeÁne sur les isothermes. Ainsi
ecacite toujours supeÂrieure aux autres longueurs pour l = 0.3, les isothermes sont treÁs concentreÂes dans
3916 M.-I. Farinas et al. / Int. J. Heat Mass Transfer 42 (1999) 3905±3917

Tableau 8
Coecients et plage de validite des correÂlations (kequ=CRan ) pour les geÂomeÂtries Eg = 0.75 et Eg = 0.875 avec ailettes

Eg l Con®guration 1 Con®guration 2 Plage de Ra

C n C n

0.75 0.3 0.9296 0.0096 0.9436 0.0076 103±105


0.0554 0.2524 0.0681 0.2329 105±107
0.5 0.9412 0.0079 0.9502 0.0067 103±105
0.0651 0.2368 0.1019 0.1992 105±107
0.7 0.9581 0.0056 0.9585 0.0055 103±105
0.0756 0.2215 0.1171 0.1861 105±107
0.875 0.3 0.8609 0.0195 0.9170 0.0113 103±105
0.0601 0.2523 0.0613 0.2455 105±107
0.5 0.9052 0.0131 0.9511 0.0065 103±105
0.0572 0.2519 0.0767 0.2219 105±107
0.7 0.9307 0.0094 0.9618 0.0051 103±105
0.0707 0.2310 0.1186 0.1852 105±107

la partie supeÂrieure froide. La majeure partie de la cha- duellement le nombre de Rayleigh. La meÂthode numeÂr-
leur est extraite dans la partie infeÂrieure et transfeÂreÂe aÁ ique a eÂte valideÂe, ainsi que les reÂsultats sur la
la partie supeÂrieure. Pour l = 0.7, les isothermes sont geÂomeÂtrie rhombique sans ailette, par comparaison
eÂgalement reÂparties dans les parties chaudes et froides avec les reÂsultats de Moukalled et al. [10]. Pour un
de la caviteÂ, ce qui suggeÁre que l'ensemble des surfaces meÃme Ra, on a veÂri®e l'indeÂpendance de la solution
d'eÂchange participent activement au transfert de cha- par rapport au maillage en faisant varier l'erreur rela-
leur convectif. tive cible de 15% aÁ 5%. Les reÂsultats sont similaires aÁ
ceux preÂsenteÂs dans [10]. Toutefois, contrairement aÁ
4.3. CorreÂlations des geÂomeÂtries avec ailettes cette eÂtude qui repose sur un maillage ®xe, nous avons
utilise ici une meÂthode d'eÂleÂments ®nis qui, en prenant
Les reÂsultats obtenus pour des caviteÂs aileteÂes ont en compte l'eÂquireÂpartition de l'erreur sur le domaine,
eÂte correÂleÂs pour la conductivite eÂquivalente kequ en permet de concentrer des noeuds de calcul dans les
fonction du nombre de Rayleigh et ce pour toutes les reÂgions ouÁ de forts gradients de la solution existent.
geÂomeÂtries aÁ 5% et pour les con®gurations 1 et 2 (EÂq. Cette meÂthode est plus preÂcise.
(6)). Les coecients C et n sont donneÂs aux Tableaux L'eÂtude de la geÂomeÂtrie rhombique a reÂveÂle que le
7 et 8. meilleur transfert de chaleur est obtenu avec la pre-
On constate, pour les deux con®gurations, que lors- mieÁre con®guration d'ailettes pour Eg = 0.25 et
que Eg augmente, le coecient C diminue et l'exposant l = 0.7. Cependant, le transfert de chaleur a lieu par
n augmente. Ceci con®rme le passage d'un mode de conduction, et non par convetion naturelle. Ceci est duÃ
transfert de chaleur par conduction aÁ un mode de au fait que la geÂomeÂtrie Eg = 0.25 comporte des par-
transfert de chaleur par convection au fur et aÁ mesure ois treÁs rapprocheÂes, ce qui minimise la reÂsistance ther-
que la largeur de la cavite cro|à t. Par contre, pour un mique au sein de la caviteÂ. Le pheÂnomeÁne de
meÃme Eg, le coecient C augmente et l'exposant n convection naturelle s'intensi®e lorsque la largeur de la
diminue lorsque l'ailette grandit. En e€et, plus grande cavite augmente. Quand la convection domine le trans-
est la surface de l'ailette, plus le transfert de chaleur fert de chaleur, la con®guration 1 avec Eg = 0.875 et
par conduction est favoriseÂ. En geÂneÂral, les coecients l = 0.7 o€re la meilleure performance. En®n, les con-
associeÂs aÁ la seconde con®guration sont supeÂrieurs aÁ ductiviteÂs thermiques eÂquivalentes ont eÂte correÂleÂes en
ceux de la premieÁre con®guration. fonction des nombres de Rayleigh pour l'ensemble des
geÂomeÂtries rhombiques eÂtudieÂes.

5. Conclusion

La convection naturelle dans une cavite rhombique Remerciements


avec et sans ailettes a eÂte eÂtudieÂe numeÂriquement. La
strateÂgie numeÂrique utiliseÂe consiste aÁ reÂsoudre une Les auteurs teÂmoignent leur gratitude aÁ l'eÂgard du
seÂrie de probleÁmes instationnaires, en augmentant gra- CRSNG pour leur support ®nancier.
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