1A – NRJ/ISN – 2022/23
Après calcul, on trouve les sous-espaces propres E0 (A) = Rv1 et E−2 (A) =
Mathématiques pour l’ingénieur Rv2 où
1 1
Examen du 16 Janvier 2023 – durée : 2h v1 = , v2 = .
1 −1
(2) Les solutions du système homogène sont donc
N.B. Documents et calculatrices non autorisés. Vous pouvez traiter les XH (t) = αe0×t v1 + βe−2×t v2
exercices dans l’ordre de votre choix. Développez avec précision l’argument
α + βe−2t
qui justifie votre réponse à chaque question. =
α − βe−2t
Exercice 1. On considère le système différentiel suivant pour tout α, β ∈ R.
′ (3) Da’près (1) On A = P DP −1 où
x (t) = −x(t) + y(t) + et
(∗)
y ′ (t) = x(t) − y(t) + et
1 1 0 0
P = , D=
1 −1 0 −2
avec la condition initiale x(0) = 1, y(0) = 1. Sous forme matricielle ce
système s’écrit X ′ (t) = AX(t) + b(t), où On a etA = P etD P −1 et
t
x(t) −1 1 e tD 1 0
X(t) = , A= et b(t) = t . e =
y(t) 1 −1 e 0 e−2t
(1) Déterminer les valeurs propres et sous-espaces propres de A. La Donc
matrice A est-elle diagonalisable ? 1 1 1 0 1/2 1/2
etA =
(2) Déterminer les solutions, notées XH (t), du système homogène X ′ (t) = 1 −1 0 e−2t 1/2 −1/2
AX(t). e−2t + 1 −e−2t + 1
1
(3) Déterminer une matrice inversible P et une matrice diagonale D =
2 −e−2t + 1 e−2t + 1
telles que A = P DP −1 .
Déterminer alors etA pour tout t ∈ R. (5) La solution particulière du système (∗) est donnée par
(4) En déduire une solution particulière XP (t) du système (∗). Z t
(5) Déterminer alors x(t) et y(t) solutions du système (∗) vérifiant la XP (t) = e(t−s)A b(s)ds
condition initiale. 0
(6) On souhaite maintenant résoudre le système (∗) en utilisant la trans- Or
formation de Laplace. On suppose que toutes les fonctions qui entrent en
e−2t+2s + 1 −e−2t+2s + 1
s s
jeu sont causales et qu’elles possèdent une transformation de Laplace. On 1 e e
e(t−s)A b(s) = = s
note F (s) = L[x(t)](s) et G(s) = L[y(t)](s). 2 −e−2t+2s + 1 e−2t+2s + 1 es e
Quel système obtient-on si on applique la transformation de Laplace au
système différentiel (∗). donc Z t Z t s t
1 e e −1
(7) En déduire que F (s) = G(s) = s−1 . XP (t) = e(t−s)A b(s)ds = ds =
es et − 1
(8) En inversant la transformation de Laplace, déterminer x(t) et y(t) 0 0
solutions du système (∗) vérifiant la condition initiale. (6) Finalement la solution générale est
α + βe−2t + et − 1
Corrigé l’exercice 1. (1) On a χA (λ) = λ(λ+2). Le polynôme caractéristique x(t)
= X(t) = XH (t) + XP (t) =
étant scindé à racine simple, la matrice A est diagonalisable. y(t) α − βe−2t + et − 1
K. Koufany 1
1A – NRJ/ISN – 2022/23
Or x(0) = 1 et y(0) = 1, donc α + β + 1 − 1 = 1 et α − β + 1 − 1 = 1 ce qui Corrigé l’exercice 2. (1) On a g ′ (x) = −2xg(x). En appliquant la trans-
donne α = 1 et β = 0. Ainsi formée de Fourier on a F{g ′ (x)}(ν) = −2F{xg(x)}(ν), d’où (2iπν)ĝ(ν) =
1 d
−2 × −2iπ dν ĝ(ν). On a alors
x(t) = y(t) = et .
d
ĝ(ν) = −2π 2 νĝ(ν)
(7) On a dν
ce qui conduit à la solution
L (x′ ) (s) = sF (s) − 1 et L (y ′ ) (s) = sG(s) − 1 2 2
ĝ(ν) = Ke−π ν
Si on applique la transformée de Laplace au système différentiel, on obtient 2 √
La constante K est donnée par K = ĝ(0) = R e−t dt = π. Ainsi
R
le système linéaire
2 √ 2 2
1
sF (s) − 1 = −F (s) + G(s) + s−1 F{e−x }(ν) = πe−π ν .
1
sG(s) − 1 = F (s) − G(s) + s−1 (2) (a) On transforme l’équation différentielle (∗∗) et on obtient
1 d
On va résoudre ce système pour calculer F (s) et G(s). Il est équivalent à (2iπν)2 F{f }(ν) + F{f ′ }(ν) + F{f }(ν) = 0
−2iπ dν
1 s et
(s + 1)F (s) − G(s) =
+1= 1 d
s−1 s−1 (2iπν)2 F{f }(ν) + (2iπνF{f }(ν)) + F{f }(ν) = 0
−F (s) + (s + 1)G(s) = 1 + 1 = s .
−2iπ dν
s−1 s−1 donc
1 d
(2iπν)2 F (ν) + (2iπνF (ν)) + F (ν) = 0
En faisant la différence des deux équations, on trouve que F = G, puis que −2iπ dν
et
1 d
F (s) = G(s) = . −4π 2 ν 2 F (ν) − (νF (ν)) + F (ν) = 0
s−1 dν
d
(8) On en déduit, en inversant la transformée de Laplace, que 4π 2 ν 2 F (ν) + ν F (ν) = 0
dν
x(t) = y(t) = et . et pour ν ̸= 0
d
4π 2 νF (ν) + F (ν) = 0
2
Exercice 2. (1) Soit g(x) = e−x et ĝ(ν) = F[g(x)](ν) sa transformée dν
de Fourier. En utilisant le fait que g(x) (respectivement ĝ(ν)) est solution (b) La solution générale de cette équation est
2 2
d’une équation
i différentielle par rapport à x (respectivement ν), montrer F{f (x)}(ν) = F (ν) = Ke−2π ν
h
−x2
√ −π2 ν 2 2 √
. On rappelle que R e−t dt = π.
R
que F e (ν) = πe
Cette fonction étant paire (par rapport à ν) on a
(2) Soit f (x) une fonction solution de l’équation différentielle suivante 2 2 2
√
( 2ν)2
f (x) = F{Ke−2π ν
}(x) = KF{e−π }(x)
f ′′ (x) + xf ′ (x) + f (x) = 0 (∗∗) 1
x
−π 2 ν 2
= K √ F{e } √
et soit F (ν) = F[f (x)](ν) sa transformée de Fourier. 2 2
1 1 − √x2 2
(a) Que devient l’équation (∗∗) si on lui applique la transformée de
= K√ √ e (voir (1))
Fourier ? 2 π
(b) En déduire F (ν). K x2
(c) Trouver alors f (x) en appliquant la transformée de Fourier inverse. = √ e− 2
2π
K. Koufany 2
1A – NRJ/ISN – 2022/23
x2
Ainsi f (x) = Ce− 2 où C est une constante.
Quelques formules utiles ...
Transformée de Laplace
R +∞
1. L[f (t)](s) = 0 f (t)e−st dt.
n!
2. L[tn ](s) = sn+1 .
1
3. L[eat ](s) = s−a .
4. L[eat f (t)](s) = L[f (t)](s − a).
k
d
5. L[tk f (t)](s) = (−1)k ds k L[f (t)](s).
6. L[f (n) (t)](s) = sn L[f (t)](s)−sn−1 f (0)−sn−2 f ′ (0)−· · ·−sf (n−2) (0)−
f (n−1) (0).
Transformée de Fourier
R +∞
1. F[f (t)](ν) = −∞ f (t)e−2iπtν dt.
1 ν
2. F[f (at)](ν) = |a| F[f (t)]( |a| ).
3. F[f (k) (t)](ν) = (2iπν)k F[f (t)](ν).
dk
4. dν k
F[f (t)](ν) = (−2iπ)k F[tk f (t)](ν).
5. F[f ⋆ g] = F[f ] × F[g].
6. (Formule d’inversion) Si la fonction F (ν) = F[f (t)](ν) est paire,
alors F[F (t)](ν) = f (ν).
K. Koufany 3