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Cours de Réassurance

assurance

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Plan de travail

▪ Rappels des principes fondamentaux de l’assurance


▪ Introduction à la réassurance
▪ Les formes juridiques de la réassurance
▪ Les formes techniques de réassurance
▪ Le plan de réassurance d’une compagnie d’assurance
▪ La rétrocession
▪ Le cadre de la réassurance en Algérie
▪ Le marché international de la réassurance
Introduction
Il y a sans doute peu de religions ou de sociétés qui ne soutiennent pas l’idée
que nous devons nous aider les uns les autres.

Ce principe fondamental d’entraide a existé dès l’origine des premiers


groupements familiaux et se perpétue aujourd’hui avec l’apparition moderne de l’État
providence.

Sans protection contre les risques fondamentaux de la nature, il est difficile pour
les sociétés d’évoluer. D’un côté, les agriculteurs sont réticents à contracter de lourdes
dettes, lorsqu’ils sont totalement dépendants des conditions météorologiques, et de
l’autre, les investisseurs sont réticents à envoyer des bateaux autour du monde, à
construire de grandes entreprises ou à encourager le développement économique
lorsque trop de risques sont impliqués.
Quelque soit la forme d’une organisation prenant de grands et complexes
risques, elle a besoin de les gérer de manière responsable si elle souhaite atteindre
ses objectifs de façon professionnelle et en protégeant correctement ses clients.
Les principes fondamentaux de l’assurance
Rappels des principes fondamentaux de l’assurance

Pour bien comprendre la réassurance, il faut tout d'abord rappeler certains


principes de l'assurance, puisque l'assurance est la « matière première » de la
réassurance.

Pour une compagnie d'assurances, il est vital de savoir quelle part de ses fonds
propres elle risque de perdre au cours d'un exercice, et avec quelle probabilité.

En effet, l'assurance est basée sur le calcul des probabilités de survenance d'un
sinistre. A partir de cette probabilité, la compagnie d'assurance détermine la prime
qu'elle demande à ses assurés pour couvrir leurs risques.
Rappels des principes fondamentaux de l’assurance

❑ Principe de la mutualisation

En réalité, les sinistres vont osciller autour d'une moyenne statistique. Pour coller
au plus près à cette moyenne statistique, conformément à la loi des grands nombres
l'assureur va souscrire le plus grand nombre possible de risques, c'est à dire qu'il va
collecter le plus grand nombre de primes sur des risques similaires, de façon à être
capable de payer les quelques sinistres qui vont survenir : c'est le principe de la
mutualisation.

=> Plus le nombre des assurés est grand, plus la compensation au sein de la mutualité
est réalisée.
Rappels des principes fondamentaux de l’assurance

❑ L’homogénéité des risques

◦ Pour permettre la compensation des risques, il faut réunir un grand nombre de


risques semblables.

Pourquoi ?

Risques homogènes => Ils ont les mêmes chances de se Réaliser et occasionneront
des débours du même ordre
Rappels des principes fondamentaux de l’assurance

❑ La division des risques

Il faut éviter d'accepter un trop gros risque dont le coût, en cas de sinistre, ne
pourrait être compensé par les primes.
Pourquoi ?

✓ Un seul sinistre pourrait menacer la mutualité.


Rappels des principes fondamentaux de l’assurance

❑ Quelques solutions envisageables

Pour réduire sa probabilité de ruine, l'assureur va faire en sorte que les écarts
autour de sa moyenne statistique soient les plus faibles possibles. Il pourrait décider :

- D'inclure des chargements importants dans ses tarifs, mais il risquerait de ne plus être
concurrentiel.
- D'accroître ses fonds propres, mais ses actionnaires ne seraient peut-être pas d'accord.
- De limiter ses souscriptions, c'est à dire restreindre sa clientèle et ne pas se
développer.
- D'utiliser la coassurance, avec le risque de perdre une certaine autonomie.
- D’utiliser la réassurance.
Introduction à la réassurance
Repères Historiques

- -1347 : la: première


1688 à Londres,police
Edwardd'assurance connue
Lloyd ouvre est
un café une police maritime
qui devient du navire
rapidement un lieu« Santa
de
Clara », établie
rencontre pourà Gênes.
les armateurs et les gens de mer. En 1696, Edward Lloyd décide de
- publier
1370 : surununequotidien, "Lloyd'scouvrant
police maritime News", dont l'objet
un trajet de principal
l'Italie auxestPays-Bas,
de recueillir et de de
la portion
publier
voyage quitous les renseignements
semblait concernant
la plus dangereuse les mouvements
est réassurée, des navires.
l'assureur gardant Le caféson
pour
Lloyd's
propre sert aussi
compte de effectué
le trajet boîte postale pour les clients, de salle des ventes pour les
en Méditerranée.
- navires,
1666 et les
: après le courtiers trouventde
Grand Incendie commode
Londres,deapparition
fréquenterdes un lieu où se trouvent
premières assurances
réunies tant
terrestres, de personnes
en Grande susceptibles de s'intéresser à l'assurance maritime. A la
Bretagne.
mort d'Edward Lloyd en 1713, le café continue à fonctionner avec succès. Le
- 1681 : ordonnance maritime de Colbert, ministre de Louis XIV : « S'il advient que les
Lloyd's List paraît à un rythme hebdomadaire depuis 1734 (cf page 46 : comment
assureurs, après avoir signé des polices, se repentent ou aient peur, ou ne voudraient
fonctionnent les Lloyd's).
plus assurer sur tel navire, il sera en leur liberté de faire réassurer par d'autres, soit en
plus grand ou en moindre prix ».
Repères Historiques

- 1821 : conclusion du premier traité de réassurance, à Bruxelles. C’était un Excédent


de plein avec une capacité de 1 plein.
- 1843 : création de la première société de réassurance, en Allemagne.
- 1870 : présence de plusieurs réassureurs sur une même traité.
- 1871 : par un acte du Parlement britannique, le Lloyd's Coffee House devient une
corporation, sous le nom de LLOYD'S.
- 1880 : apparition de la première réassurance non proportionnelle, avec calcul d'une
prime spéciale qui n'a plus rien à voir avec la prime originale.
- 1891 : une loi anglaise précise qu'un assureur qui émet une police maritime est
autorisé à la réassurer.
Définition de la Réassurance

Opération par laquelle un assureur cède une partie de ses


risques à un réassureur qui en accepte la charge, dans des
conditions fixées par un contrat.

Opération par laquelle un réassureur s'engage, moyennant


rétribution, à contribuer à l'indemnisation des sinistres à
laquelle l'assureur s'est engagé envers ses assurés.

Assurance au deuxième degré.


Définition de la Réassurance

La réassurance permet donc à l'assureur de se décharger


d'une partie des risques que l’assureur a souscrit, mais dont il
continue à être juridiquement responsable, de sorte que le
contrat d'assurance subsiste entièrement, sans aucune
modification, et que l'assuré n'a aucun recours légal contre le
réassureur.
Définition de la Réassurance
Utilité de la réassurance

Un assureur est toujours préoccupé par la couverture de risques susceptibles


d'entraîner des pertes insupportables pour lui, et pouvant mettre en péril son
équilibre financier, tels que :

- Les grands risques indépendants (avion, navire, raffinerie ...) ;


- Les risques nouveaux ou mal connus (pollution, risque atomique, RC Produits, RC de
certaines professions ...) ;
- Les petits risques dont un grand nombre peut être touché par un même événement,
c'est-à-dire les cumuls (catastrophes naturelles telles que tempêtes ou tremblement
de terre, risques de crédit, risques technologiques, etc.)
Utilité de la réassurance

Les opérations de réassurance permettent donc à l'assureur :

- De conserver des risques plus homogènes et ainsi limiter les pertes.


- De redistribuer les risques importants.
- De compenser les risques catastrophiques.
- D'augmenter ses souscriptions grâce à la capacité offerte par le réassureur.
- D'accéder à de nouvelles branches ou à des risques encore peu connus.
- De créer la stabilité financière, plus une cédante achète de la réassurance
plus elle réduit ses risques.
- Fournir des services à valeur ajoutée par les réassureurs .
Termes techniques

• Le risque : la chose assurée : un bateau, une usine…

• Le péril : ce contre quoi on est assuré : incendie, grêle…

• Le sinistre : la matérialisation du risque : il peut être, pour chaque péril :


 - isolé : une cause x un risque = 1 sinistre
 - cumulatif : une cause x plusieurs risques = 1 événement
 - aggrégate : plusieurs causes x plusieurs risques = 1 aggregate

• La cédante : la compagnie qui se réassure (qui cède son risque ou se protège contre
un sinistre).

• Le réassureur : celui qui accepte le risque.

• La capacité : la somme maximum qu’un assureur (ou réassureur) peut accepter sur un
risque.
Les acteurs de la Réassurance

RETROCESSIONNAIRE RETROCESSIONNAIRE
retrocession

COURTIER

RETROCEDANTE RETROCEDANTE

REASSUREUR REASSUREUR
COURTIER
réassurance

CEDANTE

ASSUREUR

COURTIER AGENT
assurance

ASSURE ASSURE ASSURE


Les acteurs de la Réassurance

- Les acheteurs de la réassurance :

1. Les compagnies d’assurance directes : elle représentent le plus important des


acheteurs de réassurance en termes de volume d’affaires.

2. Les compagnies de réassurance :Généralement, les professionnels de la


réassurance n’exercent pas d’activités dans l’assurance, mais consacrent leurs
ressources à fournir de la capacité et des services de réassurance.

Tout comme une compagnie d’assurance cherche à répartir son risque par le
biais de la réassurance, une compagnie de réassurance cherche à répartir son
risque de même manière. Ainsi, les réassureurs professionnels achètent aussi
de la réassurance. Une réassurance d’une réassurance est appelée une
rétrocession.
Les acteurs de la Réassurance

- Les acheteurs de la réassurance :

3. Les pools de réassurance : Ils sont établis par un nombre de compagnies


d’assurance opérant dans un pays particulier ou région (pool CAT NAT FAIR, pool
Africain Aviation, …) et les affaires acceptées sont partagées entre les
participants du pool. Comme il peuvent être exposés à un cumul de risques, ils
peuvent acheter une couverture de réassurance sur le marché international.

 Les compagnies d’assurance captives : c’est une compagnie qui se concentre


sur les risques de sa société mère, mais comme tous les marchés sont en
perpétuelle évolution quelques compagnies captives ont considéré que la
diversification pouvait être bénéfique pour elles et elles ont alors étendu leurs
activités pour souscrire des risques concernant les tiers (exemple, la captive de
réassurance de SONATRACH – SONATRACH RE).
Les acteurs de la Réassurance

- Les fournisseurs de la réassurance :


1. Les compagnies de réassurance multinationales : à l’image de MUNICH RE ou SWISS RE.
Elles peuvent accepter les affaires soit via des courtiers de réassurance ou en direct.

2. Les compagnies de réassurance nationales : à l’image de la CCR en Algérie. elles


transfèrent une partie de ses engagements au marché international, souvent sous la
forme d’échanges réciproques (acceptation des affaires rétrocédées d’autres réassureurs
étatiques).

3. Les réassureurs régionaux : AFRICA RE, ARAB RE, CICA RE…

4. Les compagnies d’assurance directes : à l’image de ACE.

5. Les syndicats de Lloyd’s.

2
Les acteurs de la Réassurance

- Les courtiers : en servant l’affaire, le courtier se doit de :


- Conseiller le client sur ses besoins de réassurance.
- Informer les réassureurs de son client de tout grand sinistre.
- Récupérer les sinistres des réassureurs et transférer les paiements aux clients.
- Payer les primes aux réassureurs aussitôt collectées des cédantes.

• Le courtier de réassurance a un effet et une influence significatifs dans la transaction des


affaires de réassurance.

• Le courtier placent les affaires via le slip de réassurance.


Les formes juridiques de réassurance
Les formes juridiques de réassurance
La réassurance obligatoire (conventionnelle)

La Réassurance Obligatoire, ou encore Réassurance par traité, couvre


automatiquement tous les risques d’un portefeuille déterminé. La cédante s’oblige à
verser au traité tous risques répondant à la définition du portefeuille. Le Réassureur
quant à lui s’oblige à les accepter.

Le traité de réassurance est un contrat qui décrit les termes et la proportion du


risque à céder au réassureur.

Ce mode de réassurance réduit les coûts de gestion des deux parties et réalise un
partage du sort entre l’assureur et le réassureur.
La réassurance obligatoire (conventionnelle)

Le traité de réassurance :
C’est un contrat qui fixe les engagements de chaque partie (la cédante et le
réassureur). Il comprend :

- Les risques couverts et les exclusions.


- La période de couverture.
- La forme du traité (proportionnel ou non proportionnel).
- La rétention de l’assureur, la limite de souscription du réassureur et la capacité du
traité.
- Le taux de commission et de participation bénéficiaire.
- La méthode de calcul des provisions techniques : REC (risques en cours) et SAP
(sinistres à payer) et le taux d’intérêt à appliquer sur les dépôts.
- La périodicité d’envoi des comptes de réassurance et les délais de règlement des
soldes de réassurance.
- La loi et la juridiction applicable.
La réassurance obligatoire (conventionnelle)

❖ Avantages :

- Partage du sort entre l’assureur et le réassureur.


- Couverture automatique pour l’assureur.
- Niveau important de commission.
- Possibilité de recevoir une participation bénéficiaire.
- Gestion simplifiée (rapidité et facilité).

❖ Inconvénient :

- Absence de liberté (partie liée par un contrat).


Les formes juridiques de réassurance
La réassurance Facultative

- La Réassurance facultative est une réassurance par contrat pour laquelle la cédante est
libre de proposer le risque au réassureur tandis que ce dernier se réserve la faculté de
l’accepter ou de refuser.

- Cette forme de réassurance est la plus ancienne. Elle est utilisée dans de nombreuses
branches, dans les cas où :

- Les capacités automatiques excluent ce risque ou sont saturées.


- Le portefeuille est petit et ne peut pas donner de matière suffisante pour un véritable
traité de réassurance.
- La taille du risque et/ou sa nature justifient une approche individuelle.
La réassurance Facultative

❖ Avantages :

▪ Réassurer des risques spéciaux exclus des traités de réassurance.


▪ Réassurer les capitaux supérieurs aux limites des traités de réassurance.
▪ Obtenir une capacité de souscription lorsque le volume des primes ne justifie pas la
souscription de traités de réassurance.
▪ Permettre au réassureur d’évaluer la pratique de souscription de la compagnie
d’assurance.
▪ Bénéficier de l’assistance, l’expertise et l’expérience des réassureurs dans des risques
qui sont complexes ou de nature spéciale.
La réassurance Facultative

❖ Inconvénients :

 Lourdeur de la gestion des dossiers : tous les détails afférents au risque à réassurer
doivent être fournis par l’assureur et étudiés par le réassureur à la souscription et au
renouvellement. C’est pour cette raison que les coûts de gestion y découlant sont très
importants pour les deux parties.

 Perte de temps pour le placement des risques : la compagnie d’assurance doit


contacter chaque réassureur, au niveau du marché international, sur chaque risque et
lui transmettre avec tous les détails y afférents et doit attendre l’accord de participation
ou de renouvellement de sa part. Très souvent, l’assureur doit contacter plusieurs
réassureurs, qui peuvent prendre de petites parts sur le risque, et ce afin d’obtenir une
couverture complète du risque
La réassurance Facultative

❖ Inconvénients :

 Difficulté pour l’assureur de couvrir les risques qui excèdent ses capacités de
souscriptions : l’assureur n’est pas en mesure de produire une couverture immédiate
du risque proposé qui dépasse ses capacités de souscription, s’il ne procède pas
d’abord au placement de la totalité des montants qu’il souhaiterait réassurer.

 L’assureur peut perdre le contrôle sur la gestion du risque assuré (conditions


d’assurance imposées par le réassureur, contrôle des sinistres par ce dernier).

=> Le taux de commission octroyé par les réassureurs en réassurance


facultative est inférieur à celui octroyé au titre des traités.
La réassurance semi obligatoire(FACOB)

 Le réassureur s’engage à accepter tous les risques que l’assureur verse au traité
de réassurance à condition que le risque versé soit conforme aux dispositions
de ce dernier. Par contre, l’assureur direct est libre de céder ou non le risque.

 Dans ce mode de réassurance, il y a un risque d’anti-sélection, puisque


l’assureur peut ne placer que les affaires fortement exposées.

 Le FACOB est une facilité pour un nombre substantiel des cessions facultatives
individuelles.
Les formes de réassurance

❖ Exercice 1 :

- Valeur assurée = 10 000 000 000 DA.


- Capacité du traité = 4 000 000 000 DA.
- Prime = 20 000 000 DA.
- Commission traité = 30 %
- Commission FAC = 10 %
- SMP = 100 %

➢ Calculer la part du risque couverte au titre du traité et en facultative.


➢ Calculer la commission en faveur de la cédante au titre du traité et en
facultative.
Les formes de réassurance

❖ Exercice 2 :

- Valeur assurée = 10 000 000 000 DA.


- Capacité du traité = 4 000 000 000 DA.
- Prime = 20 000 000 DA.
- Commission traité = 30 %
- Commission FAC = 10 %
- SMP = 50 %

➢ Calculer la part du risque couverte au titre du traité et en facultative.


➢ Calculer la commission en faveur de la cédante au titre du traité et en
facultative.
Les formes techniques de la réassurance
Les formes techniques de réassurance

 La réassurance proportionnelle => tous les éléments du risque (capital, prime et


sinistre) sont partagés proportionnellement entre l'assureur et le réassureur. Il existe
deux formes techniques de réassurance proportionnelle : la quote-part et l'excédent
de plein.

 La réassurance non proportionnelle => le partage entre assureur et réassureur se base


sur le sinistre survenu. Contrairement à la réassurance proportionnelle qui est basée
sur un partage des conditions originales entre l'assureur et le réassureur, en
réassurance non proportionnelle le réassureur évalue son risque et le tarifie
indépendamment des conditions originales. Il existe deux formes techniques de
réassurance non proportionnelle : l'excédent de sinistre et l'excédent de perte.
La réassurance proportionnelle
Les formes techniques de réassurance
Le traité quote part

C’est la forme de réassurance la plus simple. Dans la réassurance en quote-


part, le réassureur prend en charge un pourcentage fixe, librement convenu (la
quote-part), de toutes les polices d’assurance souscrites par l’assureur direct dans le
cadre des branches d’assurance visées dans le traité. Cette quote-part détermine la
répartition de la responsabilité, des primes et des sinistres entre l’assureur direct et
le réassureur.
Le traité quote part

L’assureur conserve sur chaque risque un pourcentage constant. Par conséquent, sa


rétention est variable en montant.
Le traité quote part

❖ Avantages :

1. Simplicité des opérations (pour calculer la part céder, il suffit d’appliquer le taux de
cession sur le montant global du portefeuille).

2. Les engagements de l’assureur sont réduits proportionnellement à la part cédée.

3. Il y a un partage du sort entre l’assureur et le réassureur, puisqu’ils partagent dans la


même proportion les primes et les sinistres.

4. Une commission élevée pour l’assureur + participation bénéficiaire.

5. Le QP offre aux réassureurs une étendue de risques sans aucune anti-sélection.


Le traité quote part

❖ Avantages :

1. Simplicité des opérations (pour calculer la part céder, il suffit d’appliquer le taux de
cession sur le montant global du portefeuille).

2. Les engagements de l’assureur sont réduits proportionnellement à la part cédée.

3. Il y a un partage du sort entre l’assureur et le réassureur, puisqu’ils partagent dans la


même proportion les primes et les sinistres.

4. Une commission élevée pour l’assureur + participation bénéficiaire.

5. Le QP offre aux réassureurs une étendue de risques sans aucune anti-sélection.


Le traité quote part

❖ Inconvénients :

1. Les primes cédées sont importantes (l’assureur est obligé de céder sur toutes les
polices d’assurance souscrites, même celles dont le capital assuré est peu
important).
2. Il offre une couverture en réassurance même lorsque celle-ci, n’est pas absolument
nécessaire, ce qui limite inutilement le bénéfice de l’assureur direct.
3. L’assureur est lié par les termes du traité et il ne peut pas changer le taux de
rétention.
4. les traités de réassurance en quote-part n’ont pas pour effet d’homogénéiser le
portefeuille de la cédante.
Le traité quote part

❖ Exercice

- Traité Quote Part (40 / 60 )


- Somme assurée = 100 000 000 DA
- Prime = 20 000 DA
- Commission = 30 %
- Sinistre = 10 000 DA.

➢ Calculer l’engagement de la cédante et du réassureur sur le risque.


➢ Calculer la prime nette cédée en réassurance.
➢ Calculer la part de la cédante et du réassureur sur le sinistre.
Le traité quote part

❖ Utilités

Il convient tout particulièrement aux sociétés en phase de démarrage ou qui


se lancent dans une nouvelle branche d’assurance. Leurs expérience s des
sinistres étant limitées, elles ont souvent des difficultés à fixer les primes
appropriées. En d’autres termes, le réassureur apporte par son partage du sort
de la cédante, un soutien financier en cas de mauvais résultats.

Accroissement de la marge de solvabilité de la compagnie d’assurance .

Lorsque les risques sont homogènes (par exemple les habitations).


Le traité Excédent de plein

L'assureur conserve sur chaque risque un montant identique, appelé plein de


conservation, et cède au réassureur, sur chaque risque, la partie qui dépasse ce
plein. Du fait que le plein de conservation est un montant fixe, les pourcentages de
rétention et de cession doivent être calculé pour chaque risque.

Une fois que cette répartition en pourcentage a été calculée, elle reste
constante pendant toute la durée de réassurance du risque, tant que la police
originale ne subit aucune variation. En cas de sinistre, le réassureur prendra à sa
charge la portion déterminée par son pourcentage de cession.
Le traité Excédent de plein

L'assureur conserve sur chaque risque un montant identique, appelé plein de


conservation, et cède au réassureur, sur chaque risque, la partie qui dépasse ce
plein. Du fait que le plein de conservation est un montant fixe, les pourcentages de
rétention et de cession doivent être calculé pour chaque risque.

Une fois que cette répartition en pourcentage a été calculée, elle reste
constante pendant toute la durée de réassurance du risque, tant que la police
originale ne subit aucune variation. En cas de sinistre, le réassureur prendra à sa
charge la portion déterminée par son pourcentage de cession.
Le traité Excédent de plein

❖ Le plein de conservation :

 Le plein de conservation ou plein de rétention est le montant maximum que l'assureur


décide de conserver à sa charge sur chaque risque qu'il souscrit, sans mettre en péril ni
sa trésorerie ni son patrimoine.

 Aucune formule actuarielle n'est capable de modéliser un plein de conservation, mais, à


titre indicatif, nous pouvons observer qu'il peut varier de :

- 0,5% à 5% des fonds propres.


- 0,2% à 2% des primes brutes de la branche.
- 1‰à 6‰ de l'encaissement toutes branches.
Le traité Excédent de plein

❖ Le plein de conservation : la détermination du plein de conservation relève d'une


décision stratégique, qui est fonction :

- Du niveau des fonds propres (il est d'autant plus important que la compagnie est
plus riche).
- De la probabilité de sinistre (le plein est d'autant plus bas que la probabilité de
sinistre est plus élevée).
- Des marges de sécurité sur les tarifs.
- De la composition du portefeuille : il varie selon les branches.
- Des conditions imposées par les réassureurs
Le traité Excédent de plein

❖ Le plein de souscription

Une fois que l'assureur a fixé son plein de conservation, il doit déterminer de
quelle capacité il a besoin pour pouvoir souscrire. Le plein de souscription sera la
somme de son plein de rétention et des capacités qu'il a pu obtenir en réassurance
; c'est donc le montant maximum sur lequel il peut s'engager vis à vis de son client
assuré.
Le traité Excédent de plein
Le traité Excédent de plein

La part du réassureur est exprimée en nombre de pleins, ou en pourcentage


Le traité Excédent de plein

❖ Avantages:

- L’assureur ne cède que les primes relatives aux risques qui dépassent son plein de
rétention (aliment conservé puisque beaucoup de petits et moyens risques sont
conservés).
- Conservation homogène pour l’assureur.
- Possibilité de varier sa rétention sur un risque particulier (SMP).
- Capacité de souscription plus importante que dans un quote part.
- Commission de réassurance + participation bénéficiaire.
Le traité Excédent de plein

❖ Inconvénients:

- L'excédent de plein est nettement plus lourd au niveau de la gestion que le quote-
part puisque chaque contrat d'assurance doit être analysé pour déterminer le taux
de cession y afférent, la cession de prime et la responsabilité du réassureur dans la
sinistralité.
- L’assureur doit recourir à la réassurance facultative lorsque le risque dépasse la
capacité du traité ou sort de son champ d’application.
- La comparaison entre le résultat net de l’assureur et celui des réassureurs peut être
différente.
- Ce type de réassurance reste inadéquat contre le risque d'accumulation de petits
sinistres.
Le traité Excédent de plein

❖ Utilités

- Nécessaire pour les branches Incendie, Engineering et Bris de Machine vu la


diversité des sommes assurées.

- Il permet d’établir des limites de souscription adaptées à la situation spécifique de


chaque branche ou sous branche.

- Il permet à l’assureur de retenir plus de primes sur des risques plus petits et de
meilleure qualité.
Le traité Excédent de plein

Exercice :

- Plein de conservation = 100 000 000 DA.


- Capacité du traité= 19 pleins.
- Valeur assurée = 400 000 000 DA.
- Prime = 100 000 DA
- Commission = 30 %
- Sinistre = 400 000 DA.

➢ Calculer le plein de souscription de la cédante.


➢ Calculer la part de la cédante sur le risque.
➢ Calculer la prime nette cédée en réassurance.
➢ Calculer la part de la cédante et du réassureur sur le sinistre.
Combinaison QP - excédent de plein

Exercice :
✓ Traité Quote part (50 / 50) – capacité = 100 000 000 DA - commission = 32 %

✓ Traité excédent de plein – 19 pleins – commission = 30 %

➢ Quel est le plein de conservation de la cédante au titre du traité excédent de plein.

➢ Calculer le plein de souscription de la cédante.

❖ Risque 1 :
- Valeur assurée = 80 000 000 DA.
- Prime = 10 000 DA
- Sinistre = 20 000 DA.

➢ Calculer la part de la cédante sur le risque.


➢ Calculer la prime nette cédée en réassurance.
➢ Calculer la part de la cédante et du réassureur sur le sinistre
Combinaison QP - excédent de plein

Exercice :
✓ Traité Quote part (50 / 50) – capacité = 100 000 000 DA - commission = 32 %

✓ Traité excédent de plein – 19 pleins – commission = 30 %

❖ Risque 2 :
- Valeur assurée = 800 000 000 DA.
- Prime = 100 000 DA
- Sinistre = 200 000 DA.

➢ Calculer la part de la cédante sur le risque.


➢ Calculer la prime nette cédée en réassurance.
➢ Calculer la part de la cédante et du réassureur sur le sinistre.
Caractéristiques de la réassurance proportionnelle
La commission de réassurance

C'est la participation du réassureur aux frais de l'assureur, puisque celui-ci a


dû rémunérer l'agent ou le courtier qui lui a apporté l'affaire. En réalité, la
commission de réassurance tend à devenir le prix que le réassureur est prêt à
payer pour participer à un traité, en intégrant des notions comme l'exposition
catastrophe et la rentabilité attendue.

Cette commission varie en fonction de :


1. De la branche couverte.
2. Du type de traité (plus le traité est déséquilibré, plus la commission de
réassurance aura tendance à diminuer).
La commission de réassurance

La commission de réassurance peut être fixe ou à échelle, avec un maximum et un


minimum, en fonction de la sinistralité. Dans tous les cas, elle est toujours définie dans le
contrat de réassurance.
La participation beneficiaire

Dans les traités proportionnels assortis d'une commission fixe, on prévoit


souvent qu'en cas de résultat bénéficiaire, le réassureur devra ristourner à l'assureur
une partie de ce bénéfice, diminuée de ses frais généraux. Pour être équitable, cette
participation bénéficiaire doit être assortie d'une clause de report de pertes des
années antérieures, parfois limitée à 3 ou 5 ans, mais de préférence jusqu'à
extinction.

En principe, on n'ajoute pas de participation bénéficiaire à une commission à


échelle, puisqu'elle prend déjà en compte la sinistralité du traité.
La provision pour risques en cours (REC)

Une partie des primes émises au cours d'une année correspond à des risques
qui seront courus durant l'année suivante. Cette portion des primes n'est donc pas
acquise à l'exercice, mais doit être transférée en recette à l'exercice suivant, et
donc provisionnée au bilan.
Méthode utilisée : Prorata temporis.

Les provisions pour primes non acquises sont constituées et retenues dans
les comptes périodiques transmis aux réassureurs et libérées dans le compte de
l’année suivante.

Intérêt sur dépôts: payable aux réassureurs suite au dépôt annuel des REC.
Le taux dépend du revenu des placements.
La provision pour sinistres en suspens (SAP)

De même, il convient de calculer en fin d'exercice la masse des sinistres


intervenus qui sont à la charge du réassureur, mais qui ne lui ont pas encore été
débités, puisque l'assureur lui-même ne les a pas encore réglés.

L'évaluation des sinistres connus n'est pas toujours facile (par exemple :
perte d'exploitation après incendie). Quant aux sinistres inconnus, déjà survenus
mais pas encore déclarés (Incurred But Not Reported, ou IBNR), ils sont estimés à
partir des statistiques de la branche concernée.
La réassurance non proportionnelle
Les formes techniques de réassurance
Traité non proportionnel

En réassurance non proportionnelle, le réassureur prend à sa charge :

- Soit tout sinistre au-delà d'un certain montant : c'est ce qu'on appelle un excédent
de sinistre par risque et/ou par événement.
- Soit le montant annuel global des sinistres, au-delà d'un certain pourcentage ou
d'un certain montant : on parle alors d'excédent de perte annuelle, ou Stop Loss.

• La notation la plus couramment utilisée pour ces deux types de traités non
proportionnels est : Portée XS priorité

- Priorité : montant du sinistre à la charge de la cédante.


- Portée : étendue de l'engagement du réassureur.
- Plafond : priorité + portée
Traité non proportionnel
Traité non proportionnel

Dès que le sinistre ou l'événement excède la priorité, le réassureur prend en


charge le montant qui dépasse, mais sa prise en charge ne peut pas être
supérieure à la portée.

Il est fréquent que le besoin de couverture soit trop important pour faire
l'objet d'un seul traité ; la couverture est alors découpée en plusieurs tranches (en
anglais, "layer"). Dans le cas où le sinistre ou l'événement se produit, les
réassureurs des différentes tranches paient leurs parts respectives selon les
différentes limites.
Traité non proportionnel

❖ Différences par rapport aux traités proportionnels :

- Pas de bordereaux de cessions (administration du traité simple).

- La prime de réassurance est calculée sur tout le portefeuille à protéger et


prédéterminée (forfaitaire, prime minimum de dépôt).

- Diminution considérable des frais généraux.

- Le coût de la réassurance peut varier considérablement d’un exercice à un autre.


Traité excédent de sinistre par risque

 Le réassureur s'engage à payer un montant inférieur ou égal à la portée à chaque


fois qu'une police est sinistrée pour un montant supérieur à la priorité. Ce type
d'XL est utilisé pour donner de la capacité ou pour limiter son exposition par
risque.

 Il est souvent connu comme une couverture travaillante (Working) puisque le


réassureur pourrait être impliqué dans un nombre de sinistres touchant des polices
différentes durant une année. Un Working XL ou Working Layer est une tranche
travaillante, c'est à dire une tranche basse qui est fréquemment touchée parce
que sa priorité est peu élevée (cas classique des XL Auto).
Traité excédent de sinistre par risque

 Exercice 1 :

- Priorité = 5 000 000 DA.


- Portée = 45 000 000 DA.

- Sinistre 1 = 2 000 000 DA.


- Sinistre 2 = 10 000 000 DA.
- Sinistre 3 = 60 000 000 DA.

➢ Comment se présente la notation de cette couverture ?


➢ Quel est la capacité du traité ?
➢ Quelle est la part de la cédante et du réassureur sur les sinistres ?
Traité excédent de sinistre par risque

 Exercice 2 :

- Priorité = 5 000 000 DA.


- Portée 1ère tranche= 45 000 000 DA.
- Portée 2ème tranche = 50 000 000 DA.
- Sinistre 1 = 2 000 000 DA.
- Sinistre 2 = 10 000 000 DA.
- Sinistre 3 = 60 000 000 DA.
- Sinistre 4 = 120 000 000 DA.

➢ Comment se présente la notation de cette couverture ?


➢ Quel est la capacité du traité ?
➢ Quelle est la part de la cédante et du réassureur sur les sinistres ?
Traité excédent de sinistre par événement

L'événement qui constitue le sinistre n'est plus limité à une police mais à un
ensemble de polices appartenant à une même branche et sinistrées par une seule
et même cause.

L'événement est défini contractuellement :


- Dans sa nature : tempête, tremblement de terre, inondation…
- Dans l'espace : la zone géographique où se produit l'événement couvert est bien
précisée
- Dans le temps : on définit la durée maximale pendant laquelle les dommages
imputables à une même cause sont pris en compte dans l'événement. Si une
même cause provoque des dommages pendant une durée supérieure à celle
stipulée dans le traité (par exemple : 72 heures consécutives), on considère qu'il
s'agit de deux événements.
Traité excédent de sinistre par événement

 Un CAT XL ou CAT Layer est une couverture catastrophe : contrairement à la


Working Layer, la Cat Layer est une tranche haute, qui n'est pas travaillante. Très
souvent, il s'agit d'un XL par événement assorti d'une clause Two Risks Warranty
(un sinistre affectant une police ne peut pas faire jouer le traité, il faut au moins
que deux polices soient impliquées dans un même sinistre).
Traité excédent de sinistre par événement

 Exercice 1 :

- Priorité = 10 000 000 DA.


- Portée = 90 000 000 DA.
- Un tremblement de terre a causé quatre sinistres :
- Sinistre 1 = 2 000 000 DA.
- Sinistre 2 = 10 000 000 DA.
- Sinistre 3 = 20 000 000 DA.
- Sinistre 4 = 38 000 000 DA.

➢ Quelle est la part de la cédante et du réassureur sur les sinistres ?


Traité excédent de sinistre par événement

 Exercice 2 :

- Priorité = 10 000 000 DA.


- Portée = 90 000 000 DA.
- Un tremblement de terre a causé quatre sinistres :
- Sinistre 1 = 5 000 000 DA.
- Sinistre 2 = 25 000 000 DA.
- Sinistre 3 = 40 000 000 DA.
- Sinistre 4 = 50 000 000 DA.

➢ Quelle est la part de la cédante et du réassureur sur les sinistres ?


Traité Stop Loss

L'assureur cherche à se protéger, en considérant les montants de sinistres,


non plus individuellement sur un risque ou sur un événement, mais au total sur
une période donnée => c’est l’ensemble des polices sinistrées pendant l’année qui
constitue l’événement.

La priorité d'un Stop Loss est définie comme la sinistralité annuelle que
l'assureur conserve à sa charge, le réassureur intervenant au-delà. Les limites sont
généralement exprimées en pourcentage du rapport sinistres / primes, mais on
peut également trouver :

- En pourcentage sinistres totaux / primes acquises.


- En montants en valeur absolue.
Traité Stop Loss

❑ Ce type de traité est recherché dans les branches où la sinistralité haute est due à
un grand nombre de petits sinistres (grêle...) ou encore dans le cas d'une branche à
développement très rapide, où le réassureur intervient pour financer les écarts qui
peuvent être d'autant plus importants que le portefeuille est encore très petit.

❑ Le réassureur doit apprécier exactement les raisons pour lesquelles la cédante


choisit de se protéger par un Stop Loss : il n'est pas question de couvrir des
résultats qui se dégradent, ni un portefeuille systématiquement en perte.

❑ Dans tous les cas, le risque de perte ne doit pas être supporté en totalité par le
réassureur => il faut que la cédante elle-même assume une partie de la perte dans
la branche protégée par le Stop Loss. C'est pourquoi, les priorités ne doivent pas
être inférieures à 100% des primes acquises. Exemple : 200% XS 100%
Traité Stop Loss

 Exercice 1 :
- Primes annuelles encaissées par la cédante = 100 000 000 DA.
- Priorité = 100 % des primes annuelles
- Portée = 100 % des primes annuelles
- Année 1 : charge de sinistre totale = 50 000 000 DA.
- Année 2 : charge de sinistre totale = 125 000 000 DA.
- Année 3 : charge de sinistre totale = 240 000 000 DA.

➢ Comment se présente la notation de cette couverture ?


➢ Quel est la capacité du traité ?
➢ Quelle est la part de la cédante et du réassureur sur les sinistres ?
Traité Stop Loss

 Exercice 2 :

- Priorité annuelle = 100 000 000 DA.


- Portée annuelle = 50 000 000 DA.
- Année 1 : charge de sinistre totale = 70 000 000 DA.
- Année 2 : charge de sinistre totale = 150 000 000 DA.
- Année 3 : charge de sinistre totale = 250 000 000 DA.

➢ Comment se présente la notation de cette couverture ?


➢ Quel est la capacité du traité ?
➢ Quelle est la part de la cédante et du réassureur sur les sinistres ?
Caractéristiques de la réassurance non proportionnelle
La prime de réassurance NP

❑ La prime de réassurance non proportionnelle est déterminée par un taux en


multiplié par une assiette, définie comme la prime originale de la partie du
portefeuille qui est protégée par ce non proportionnel. Ce taux est un taux
commercial, c'est à dire qu'il a été majoré de divers chargements de gestion, et
peut se décomposer de la façon suivante :

- Taux de prime pure : modélisation actuarielle de la charge moyenne des


sinistres.
- Chargement de gestion : destiné à couvrir les frais de gestion du
réassureur.

❑ Exemple : avec un taux de 2,25% et une assiette de 120 millions, la prime de


réassurance sera : 120 millions * 2,25% = 2,7 millions.
La prime de réassurance NP

 La prime peut être :

- Fixe : fixée au début de la période du traité et ne dépendant pas du montant des


affaires souscrites.
❖ Exemple : traité : 100 millions DA XS 10 million DA
Prime = 15 millions DA

- Variable : une prime fixe est payée au début, prime de dépôt, et un ajustement est
fait à la fin de la période en fonction du montant des affaires souscrites.
❖ Exemple : traité : 100 millions DA XS 10 million DA
taux de Prime fixe = 5 % (assiette protégée par le traité)
assiette de prime prévisionnelle= 500 000 000 DA
Prime prévisionnelle = 5 % * 500 000 000 = 25 000 000 DA
La prime de réassurance NP

❖ Exemple (suite) :
Prime minimum de dépôt = 80 % de la prime prévisionnelle => PMD = 20 000 000 DA

➢ Cas 1 : primes réalisées à la fin de l’année = 600 000 000 DA


Prime réelle calculée sur l’assiette réelle = 5 % * 600 000 000 DA
= 30 000 000 DA
Prime d’ajustement = prime réelle – PMD = 30 – 20 = 10 000 000 DA

➢ Cas 2 : primes réalisées à la fin de l’année = 360 000 000 DA


Prime réelle calculée sur l’assiette réelle = 5 % * 360 000 000 DA
= 18 000 000 DA
Prime réelle < PMD = pas de ristourne
La prime de réassurance NP

❑ Dans un traité non proportionnel, le réassureur met une certaine portée à la


disposition de la cédante pour le cas où surviendrait un sinistre. Mais la cédante ne
doit pas se trouver à découvert si jamais un second, voire un troisième sinistre
survenaient et absorbaient toute la portée. La clause de reconstitution sert donc à
reconstituer la couverture après un sinistre, autrement dit, à maintenir pour la
cédante le même niveau de protection.

❑ La clause de reconstitution de garantie s'applique dès que la portée a été


partiellement ou totalement absorbée par un sinistre. Cette reconstitution peut
être gratuite mais se fait souvent au moyen d'une prime additionnelle, définie
comme un certain pourcentage de la prime initiale, au prorata des capitaux
absorbés (prorata capita) et plus rarement au double prorata de la durée restant à
couvrir et des capitaux. La prime additionnelle est donc toujours proportionnelle
au montant de couverture absorbé, et éventuellement au temps restant à couvrir
sur la période de référence.
La prime de réassurance NP

 Le calcul de la reconstitution de garantie et le paiement de la prime additionnelle


doivent se faire dès que l'XL est touché, afin que les caractéristiques du traité
demeurent inchangées jusqu'à la fin de l'année.
La clause de reconstitution de garantie

- Exercice :

- Priorité = 5 000 000 DA.


- Portée = 45 000 000 DA.
- Prime de l’XL = 10 000 000 DA.
- Deux reconstitutions à 100 %
- Sinistre 1 le 01 Févier = 10 000 000 DA.
- Sinistre 2 le 01 Juin = 60 000 000 DA.

➢ Calculer la prime de reconstitution pour les deux sinistres avec la méthode du


prorata capital puis au double prorata (capital et temporis).
La clause de franchise aggregate

En anglais : « Annual Aggregate Déductible (AAD) »

Il arrive que la cédante souhaite augmenter sa rétention annuelle, en


fonction de ses possibilités financières. La clause de franchise Aggregate a pour but
de restreindre l'engagement du réassureur, et donc de diminuer le coût de la
réassurance. Elle se comporte comme une franchise annuelle, appliquée à la
somme des montants qui seraient normalement dus par le réassureur sans
l'application de cette clause : la cédante garde à sa charge le ou les premiers
sinistres supérieurs à la priorité de l'XL, jusqu'à ce que leur cumul dépasse le
montant de la franchise annuelle. Cette franchise annuelle (Aggregate) peut être
exprimée soit en montant soit en pourcentage de l'assiette.
La clause de franchise aggregate

En anglais : « Annual Aggregate Déductible (AAD) »


La clause de franchise aggregate

Le mot Aggregate employé seul prête souvent à confusion, parce qu'il peut
prendre deux significations: AAD ou AAL.

- AAD : Aggregate Annual Déductible : il s'agit de la clause de franchise annuelle.

- AAL : Aggregate Annual Limit : il s'agit de la limite annuelle d'engagement sur la


tranche, autrement dit (N+1) x portée, N étant le nombre de reconstitutions.
Le rétrocession
Le rétrocession

 Pour diminuer sa probabilité de ruine, le réassureur doit, tout comme l'assureur


déterminer son propre plein de conservation, c'est à dire l'engagement maximum
qu'il peut conserver sur un risque sans mettre en danger son équilibre financier.

 Il se fera donc protéger par un autre réassureur, appelé rétrocessionnaire. La


rétrocession peut se définir comme une réassurance au second degré, le
réassureur se retrouvant dans la situation d'un assureur. La rétrocession étant une
opération de réassurance, elle peut être proportionnelle ou non proportionnelle.

 Le contenu d'un traité de rétrocession est moins transparent que celui d'un traité
de réassurance, puisque le rétrocessionnaire n'est pas en contact avec l'assureur
qui souscrit directement les affaires, mais avec un de ses réassureurs. La qualité
d'un portefeuille rétrocédé est donc plus difficile à apprécier que celle d'un
portefeuille cédé.
Le rétrocession

 Les rétrocessionnaires sont des réassureurs professionnels ou des compagnies


d'assurance pratiquant la réassurance active. La rétrocession apporte au réassureur
la protection que la réassurance apporte à l'assureur. Elle constitue un moyen de
redistribution et de fractionnement international des risques. Elle permet
également au réassureur de mettre à la disposition des assureurs sur un marché
non seulement sa capacité propre, mais également celle de tous ses
rétrocessionnaires.

 Cas de la Compagnie Centrale de Réassurance :

- Traité XL non marine et marine.


- Traité XL CAT.
- Rétrocession Facultative.
Autres terminologies utilisées
Terminologies utilisées

 Acceptation : opération par laquelle un réassureur accepte de prendre en charge


une partie d'un risque déjà souscrit ou accepté par un assureur. Cette notion
s'oppose à celle de cession (angle assureur).

 Arbitrage : Les litiges entre assureurs et réassureurs sont réglés par voie arbitrale,
les traités de réassurance comportant systématiquement une clause
compromissoire d'arbitrage.

 Captive : Société d'assurance ou de réassurance créée par une ou plusieurs


entreprises industrielles ou commerciales, qui en sont les seuls assurés ou
réassurés. Une captive permet de prendre en charge des risques que le marché
refuse ou est réticent à couvrir, tout en réalisant des économies sur le montant des
primes. Elles sont le plus souvent implantées dans des paradis fiscaux
(Luxembourg, Bermudes).
Terminologies utilisées

 Cession légale : cession auquel un assureur est obligé de procéder auprès d'un
réassureur définis par les pouvoirs publics.

 Loss Ratio : rapport, généralement exprimé en pourcentage, du coût total des


sinistres de l'exercice au montant total des primes acquises.

 Ratio combiné : somme du quotient frais généraux plus commissions encourues


sur primes émises et du quotient sinistres encourus sur primes acquises.

 Réassurance active : opération par laquelle un assureur ou un réassureur accepte


une affaire.

 Réassurance passive : opération par laquelle un assureur ou un réassureur cède


une affaire.
Terminologies utilisées

 Portefeuille de réassurance : ensemble des affaires de réassurance en cours


(traités et facultatives) souscrites et gérées par une compagnie.

 Sinistre au comptant (CASH LOSS) : appel de fonds fait par la cédante au


réassureur lorsqu'elle doit régler un sinistre important.

 Slip de réassurance : note de présentation remise par l'assureur au réassureur et


qui résume les conditions de réassurance, que le réassureur prend la décision
d'accepter en signant le slip.

 Sinistre Maximum possible (SMP) : augmentation artificielle du plein de


conservation et du plein de souscription.

 Comptes : c’est les états de transactions des risques entre les parties. Ils sont
conçus entre des intervalles réguliers (trimestriellement ou semestriellement).
Terminologies utilisées

 Avance sur sinistre : dans la plupart des cas, tous les sinistres réglés sont portés
dans les comptes trimestriels ou semestriels. Cependant, quand certains sinistres
individuels importants surviennent, la cédante peut ne pas vouloir (ou pouvoir)
attendre l’issue et le règlement des comptes pour obtenir les montants dus car
cela pourrait affecter sa trésorerie. Dans ce cas figure, la cédante peut demander
un règlement immédiat des montants payés. Le montant total du sinistre doit être
supérieur à la limite arrêtée par le traité pour prétendre à l‘avance.

 Préavis de résiliation : les traités proportionnels ont des durées illimitées, ces
traités continuent à produire leur effet tant que les parties agréent de les
maintenir en vigueur. Cependant, chaque partie peut décider d’y mettre fin à une
date spécifiée au contrat et doit à cet effet respecter un délai de préavis adressé à
l’autre partie, couramment 3 mois à l’avance.
Le cadre de la réassurance en Algérie
Le cadre de la réassurance en Algérie

 L’activité de réassurance en Algérie est exercée, essentiellement, par la


Compagnie Centrale de Réassurance (CCR) qui demeure le seul opérateur
spécialisé en matière de réassurance sur le marché algérien.

 La réglementation, régissant l’activité de la réassurance, prévoit :

- Une cession obligatoire au profit de la CCR, fixée à 50%, au minimum, du


montant des cessions en réassurance.
- Un droit de priorité pour la CCR sur les cessions de type facultatif. Le bénéfice de
ce droit est acquis lorsque la CCR présente des conditions de réassurance égales
ou meilleures à celles obtenues sur le marché international de la réassurance ;
- Le recours aux réassureurs étrangers ayant au minimum une notation de BBB en
vue de favoriser des programmes de réassurance présentant des niveaux de
sécurité suffisants sauf dans le cas ou l’Etat algérien est actionnaire (directement
ou indirectement dans le capital du réassureur).
Le cadre de la réassurance en Algérie

 Egalement, la CCR, bénéficie de la garantie de l’Etat dans ses opérations


de réassurance des risques de catastrophes naturelles.

 Conformément aux dispositions de l’article 27 alinéa 2 de l’accord portant


création de la société de réassurance (AFRICA RE) dont l’Etat algérien est
actionnaire via la CCR, les compagnies d’assurance et/ou de réassurance
exerçant sur le territoire algérien, sont tenues de céder 5% au moins de
leurs traités de réassurance à cette société et aux conditions accordées
aux réassureurs les plus favorisés.

 Le capital social minimum pour les compagnies qui exercent


exclusivement l’activité de réassurance est de 5 milliards de dinars.
Le cadre de la réassurance en Algérie

 Les cessions en réassurance ont marqué une légère diminution de


0.3 %, passant de 41.1 milliards DA en 2017 à 41 milliards DA en
2018. Ce montant se répartit comme suit :

❖ Assurance dommages : 37 742 000 000 DA (92 %).


❖ Assurances de personnes : 3 265 000 000 DA (8 %).

 Trois sociétés publiques d’assurance (la CASH, la CAAT et la CAAR)


totalisent une part de 62 % des primes cédées, en réassurance en
2018. Il s’agit de trois sociétés dont l’activité est fortement orientée
vers les risques d’entreprise.
Le cadre de la réassurance en Algérie

 En 2018, la CCR a réalisé un niveau d’acceptations globales de


32,07 milliards de DA, contre 29,4 milliards de DA en 2017, soit une
augmentation de 8 %.

 Le niveau de la production est constitué à hauteur de 86%, soit


27,7 milliards DA par les acceptations nationales. Les 14% restant
sont constitués par les affaires acceptées du marché international,
avec un montant de 4,3 milliard de DA (en évolution de 16 % par
rapport à 2017.
Le cadre de la réassurance en Algérie
Unité : MDA

Cessions en Réassurance par cédantes en 2018 – Assurances Dommages


CAAT 11 633 30.82 %
CASH 8 146 21.58 %
CAAR 5 754 15.25 %
SAA 4 094 10.85 %
CIAR 1 768 4.68 %
TRUST 1 297 3.44 %
SALAMA 1 287 3.41 %
2A 1 109 2.94 %
ALLIANCE 983 2.60 %
AXA DOMMAGE 900 2.38 %
CNMA 510 1.35 %
GAM 261 0.69 %
TOTAL 37 742 100 %
Le cadre de la réassurance en Algérie
Unité : MDA

Cessions en Réassurance par cédantes en 2018 – Assurances De Personnes

CAARAMA 971 29.74 %


AXA VIE 745 22.82 %
AGLIC 391 11.98 %
TALA 337 10.32 %
MACIR VIE 329 10.08 %
AMANA 235 7.20 %
CARDIF 223 6.83 %
LE MUTUALISTE 34 1.04 %
TOTAL 3 265 100 %
Le cadre de la réassurance en Algérie

Unité : MDA

Production Cession en Taux de cession


en 2018 2018 en 2018
Assurances 125 005 37 742 30.19 %
Dommages
Assurances de 12 727 3 265 25.65 %
Personnes

TOTAL 137 732 41 008 29,77 %


Le cadre de la réassurance en Algérie

Unité : MDA

Evolution des cessions en réassurance


Production Cessions Taux de cession

2012 99 630 28 147 28 %

2013 113 995 32 246 28 %

2014 125 505 36 679 29 %

2015 127 599 37 276 29 %

2016 129 561 37 707 29 %

2017 133 685 41 120 31 %

2018 137 732 41 008 30 %


Le cadre de la réassurance en Algérie

Unité : MDA

Acceptation Marché Total


nationale international Cessions
CCR
Montant des 27 700 13 308 41 008
Cessions en
2018
Part de 68 % 32 % 100 %
marché en
2018
Le cadre de la réassurance en Algérie

Unité : MDA

Production Rétrocession Rétention


CCR CCR CCR
Montant des
Cessions en 32 077 12 206 62 %
2018
Le marché international de la réassurance
Des capacités excédentaires
Le marché international de la réassurance
Les 10 premiers réassureurs en 2018
Concentration du marché international de la réassurance
Le marché international de la réassurance
Le marché international de la réassurance

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Un traité Stop Loss est une forme de réassurance non proportionnelle qui protège un assureur contre des pertes cumulatives au-delà d'une certaine limite annuelle. Il est typiquement utilisé pour couvrir des sinistres multiples de faible sévérité mais cumulativement importants, ou dans des branches à développement rapide . L'assureur doit veiller à ce que la priorité qu'il conserve ne soit pas inférieure à 100% des primes acquises, car il doit absorber une part des pertes pour éviter que le réassureur ne supporte l'intégralité du risque . Ce type de protection aide à stabiliser les résultats financiers en limitant la volatilité annuelle des sinistres par rapport aux primes .

Un traité excédent de sinistre par événement couvre l'assureur pour l'ensemble des polices sinistrées en raison d'un seul événement, comme une tempête ou un tremblement de terre. Le traité fixe une priorité et une portée, définissant le montant que l'assureur conserve et le montant que l'a réassureur prendra en charge. Un Cat Layer, par exemple, est une couverture pour des événements de haute sévérité mais peu fréquents . Cette couverture protège l'assureur contre les pertes financières importantes causées par des catastrophes naturelles, mais nécessite une gestion attentive pour respecter les clauses de durée et de géographie stipulées dans le traité .

Les traités de réassurance proportionnelle impliquent que l'assureur et le réassureur partagent les primes et les sinistres de manière proportionnelle selon un pourcentage défini. Cela inclut généralement des bordereaux de cessions, augmentant les coûts de gestion administrative . En revanche, dans les traitements non proportionnels, la prime est calculée sur l'ensemble du portefeuille et non sur une base de bordereaux individuels, simplifiant la gestion et réduisant les coûts de gestion. Toutefois, le coût de la réassurance peut varier, car il est déterminé par la sinistralité au-delà d'un seuil (priorité), rendant les coûts potentiellement plus volatils d'un exercice à l'autre .

La prime d'un traité de réassurance non proportionnelle est calculée en multipliant un taux commercial par une assiette de prime, cette dernière étant la prime originale de la section du portefeuille protégée par le traité . Le taux commercial comprend le taux de prime pure, basé sur une modélisation actuarielle, et un chargement de gestion pour couvrir les frais du réassureur . La prime peut être fixe au début de la période contractuelle ou variable, avec un ajustement en fonction des affaires souscrites durant la période . Ce mécanisme assure que le coût de la réassurance suit en partie la sinistralité réelle du portefeuille assuré .

La réassurance permet à un assureur de se décharger d'une partie des risques souscrits, répartissant ainsi les risques importants et compensant ceux qui sont catastrophiques, tout en augmentant sa capacité de souscription . Cela offre une stabilité financière en permettant à l'assureur de conserver des risques plus homogènes, réduisant la probabilité de pertes insupportables . En achetant plus de réassurance, une compagnie d'assurance peut accéder à de nouvelles branches de risques et stabiliser ses résultats financiers en réduisant ses expositions individuelles et cumulées à des événements dévastateurs .

Les captives influencent le marché en permettant aux entreprises de couvrir des risques que le marché traditionnel refuse ou est réticent à couvrir, tout en réalisant des économies sur les primes . Implantées souvent dans des paradis fiscaux, elles peuvent réduire les primes totales car elles permettent aux entreprises de conserver une partie du risque. Les captives peuvent aussi inciter les assureurs traditionnels à ajuster leurs offres pour rester compétitifs, ce qui peut en partie déréguler ou influencer négativement les tarifs et les pratiques de couverture sur le marché global .

La clause Two Risks Warranty stipule qu'au moins deux polices doivent être impliquées dans un même sinistre pour qu'un traité Cat Layer soit activé. Cela signifie que si un événement distinct affecte une seule police, le traité ne s'appliquera pas, même si les pertes sont importantes . Cette clause vise à s'assurer que le traité ne couvre que de véritables événements catastrophiques ayant un large impact, réduisant ainsi le risque pour le réassureur d'être sollicité pour chaque petit sinistre et préservant sa capacité pour les événements de grande ampleur .

Dans un contrat de réassurance facultative, le réassureur se réserve la faculté d'accepter ou de refuser chaque risque proposé par la cédante. Évaluer la pratique de souscription de la compagnie d'assurance est crucial car cela permet au réassureur d'assurer que les polices proposées sont souscrites selon des principes actuariels solides et ne présentent pas des expositions exagérées ou mal évaluées . En cas de souscription de premiers risques, cette évaluation détermine la qualité globale du portefeuille et guide les décisions de couverture, protégeant ainsi le réassureur contre des engagements imprudents .

La réassurance facultative permet de réassurer des risques spéciaux exclus des traités de réassurance, de réassurer des capitaux supérieurs aux limites des traités, et d'obtenir une capacité de souscription lorsque le volume des primes n'est pas suffisant pour les traités de réassurance. Elle bénéficie également de l'expertise des réassureurs pour des risques complexes . Néanmoins, elle est désavantageuse en raison de la lourdeur de la gestion des dossiers car chaque détail du risque doit être examiné . En revanche, la réassurance obligatoire assure une couverture automatique de tous les risques d'un portefeuille déterminé et simplifie la gestion grâce à un cadre contractuel préétabli, mais elle restreint la liberté des parties du fait de l'obligation contractuelle .

Un traité de réassurance obligatoire est un contrat couvrant automatiquement tous les risques d'un portefeuille défini, où la cédante et le réassureur s'engagent à respecter les termes spécifiés, y compris les risques couverts, exclusions, période de couverture, et autres modalités financières . L'avantage principal est le partage de risque et l'administration simplifiée, avec une couverture automatique et souvent une commission élevée. Cependant, il impose une absence de liberté, car les parties s'engagent par un contrat qui les contraint à des obligations sans flexibilité pour refuser des risques spécifiques .

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