Cours2 Chimie Organique 2
Cours2 Chimie Organique 2
BADJI-
-MOKHTAR
MOKHTAR-
-ANNABA
FACULTE DE SCIENCE
DEPARTEMENT DE CHIMIE
Chimie Organique II
2ème Chimie Fondamentale-Licence-
Année: 2019/2020 1
Chapitre I: Les hydrocarbures: alcanes, alcènes et alcynes
Introduction:
Les alcanes appartiennent à la famille des hydrocarbures: molécules
composées exclusivement de carbone et de l’hydrogène.
Les hydrocarbures se subdivisent en deux catégories de composés, selon
leur structure chimique; saturé et insaturé (Figure 1).
I-1-1-Sources d’alcanes:
Les hydrocarbures proviennent en grande partie du pétrole. Le méthane est
issu des gisements de gaz naturel .
De quoi est constitué le pétrole brut?
Le pétrole brut est une substance obtenue par décomposition de
microorganismes animaux et végétaux (90% d’alcane et de 10% d’hydrocarbures
aromatiques).
Distillation fractionnée du pétrole brut
(procédé de raffinage):
Le pétrole chauffé à environ 400°C passe dans la
tour de distillation
Les produits légers qui ont une masse molaire
faible sont recueillis dans la partie supérieur de la
tour.
Les produits plus lourds sont récupérés dans le bas
de la tour.
Exemple:
Exemple:
méthylcyclobutane isobuthylcyclopentane 5
Chapitre I
Les dihalogènes X2 (F2, Cl2, Br2, I2) n’ont pas tous la même manière pour
réagir:
- Cette réaction est possible avec Cl2 et Br2 ;
- Elle ne réalise pas avec le I2 Puisqu’elle est endothermique, et donc
énergétiquement défavorable.
- Avec F2, la réaction est très exothermique, elle provoque une exposition. 8
Chapitre I
H H H H H H H Cl H
Propane 1-chloropropane 2-chloropropane
9
Chapitre I
X + X X X
R + R R R
R + R X
X
11
Chapitre I
Les intermédiaires les plus stables conduisent aux produits finaux les plus
abondants. Sachant que l’intermédiaire radicalaire le plus stable c’est le plus
substitué.
12
Chapitre I
13
Chapitre I
Exemple:
14
Chapitre I
Définition:
Les alcènes ou les composés éthyléniques (ou encore oléfines) sont des
hydrocarbures insaturés cycliques ou acycliques, possédant au moins une liaison
double, leur formule générale est CnH2n.
Si une molécule renferme deux, trois ou quatre liaisons doubles , elle sera
classée respectivement comme « diène », « triène » et « tétraène ».
Exemple:
15
Chapitre I
I-2-1-Source d’alcène:
Les alcènes sont abondamment présents dans la nature. Certains fruits et
légumes contiennent des alcènes tel que limonène responsable de l’odeur de
l’orange et du citron. L’éthylène (H2C=CH2) le plus simple des alcènes est une
phytohormone responsable du mûrissement des fruits.
Les fleurs peuvent également renfermer des alcènes tels que la molécule α-
ionone responsable de l’odeur de la violette.
α -ionone
16
Chapitre I
μ=/=0 μ=0
17
Chapitre I
Méthylbutène:
Par ailleurs, le stéréoisomère dans lequel les deux groupes les plus
encombrants sur chaque carbone sont en position trans est plus stable que
celui dans lequel ils sont en position cis .
But-2-ène: Z et E
18
Chapitre I
La liaison σ est plus forte que la liaison π. La liaison π est donc la plus
réactive, elle moins d'énergie pour la rompre.
19
Chapitre I
1-Réaction
d’addition
2-De polymérisation
3-D’oxidation
20
Chapitre I
La réaction se fait en addition d’un réactif A-B qui porte une liaison
covalente polaire sur un alcène, cette réaction se réalise en deux étapes.
Dans la première étape, l’alcène joue un rôle d’un nucléophile et il attaque
par les électrons de la liaison π l’atome électrophile Aδ+ du réactif, ce qui
entraine une rupture de la liaison σ du A-B, un carbocation est ainsi formé.
21
Chapitre I
H H H H Br
Etape lente Etape rapide
C C + H Br H C C H + Br H C C H
δ+ δ-
H H H H H
H
Nucléophile Electrophile Carbocation Nucléophile
Le solvant utilisé ne doit pas être un nucléophile car celui-ci pourrait
concurrencer avec le nucléophile déjà formé (Br -)
22
Chapitre I
23
Chapitre I
24
Chapitre I
Règle de Markovnikov
26
Chapitre I
27
Chapitre I
Dans les réactions d’addition polaire d’acides sur les alcènes, aucune
stéréosélectivité n’est observée, et toutes les configurations absolues (R et
S) des C* sont possibles. 28
Chapitre I
29
Chapitre I
30
Chapitre I
31
Chapitre I
δ+ δ- δ+ δ-
32
Chapitre I
Mécanisme:
34
Chapitre I
Exemple:
H 3C H H Br Br H
H 3C C C H + H 3C C C H
H H H H H H
Propène 1-bromopropane 2-bromopropane
Ou
H Br
H3C H H Br
Br *
C C H3C
+ Br C C H H3C C C H
H3CH2C H H3CH2C Voie 1 H
H H3CH2C
(S)-1-bromo-2-méthylbutane
Voie 2
H Br
H3C Br
H3CH2C C C H
*
H H
(R)-1-bromo-2-méthylbutane 37
Chapitre I
-δ +δ
38
Chapitre I
CH3 H CH3 Br
H Br+ H CH3
H
+
Et
Et Br H Et
H
HO OH
H3C
H Br Et
H CH3 s H Br
H CH3 R
Et
H Et H3C H Et H OH
Br Br H
HO
39
Chapitre I
Les deux atomes d’hydrogènes se fixent sur la même face du même coté
de l’alcène, conduisant à une cis-addition ou addition-syn.
40
Chapitre I
41
Chapitre I
δ+ δ-
H H
Br H
H H
C C H
C C
+ Br
H
Br H Br
+
42
Addition
Chapitre I
43
Chapitre I
Si R1=H, dans ces conditions les aldéhydes ne peuvent pas être isolés, car
ils sont très oxydables, ils peuvent transformés en acides carboxyliques
correspondants, contrairement aux cétones.
45
Chapitre I
46
Chapitre I
O
Cl O H H O
H H O H
H H C H
C C C C Cl
+ O
H H
O
47
Chapitre I
I-3-1-Définition:
Les alcynes sont des hydrocarbures acycliques (hydrocarbures acétyléniques)
comportent une triple liaison , de formule générale CnH2n-2
Exemple:
2méthyl pent-3-yne
48
Chapitre I
I-3- 3-Structures
Les atomes de carbones d’un alcyne sont de type AX2, dans la systématique
de Gillespie, dans un état d’hybridation sp. Cela correspond à une géométrie
linéaire avec des angles de 180°C.
49
Chapitre I
50
Chapitre I
Cl H Cl H
H-Cl H-Cl
R C C H R C C H R C C H
(1 éq) (1 éq)
Cl H
Alcyne Addition selon Addition selon
Markovnikov
Markovnikov
51
Chapitre I
Mécanisme:
-Première étape:
H X
R C C H + H X R C C H + X R C C H
(1 éq) H
-Deuxième étape:
52
Chapitre I
53
Chapitre I
Le K2Cr2O4 ne peut être employé car il est un oxydant moins fort que le
KMnO4.
54
Chapitre I
Le pKa de la plupart des alcynes vrais est situé entre 21 - 26 ; ils sont donc
rapidement déprotonés conduisant en acétylure.
55
56
Chapitre II
II- Les arènes
II-1-Définition et aromaticité:
Les arènes sont des hydrocarbures aromatiques insaturés. Le terme
aromaticité s’applique à tous les composés qui respectent la règle établie par
Erich Hückel. Cette règle stipule que pour qu’un composé soit aromatique, il
doit:
1- être cyclique
2- Possède des doubles liaisons alternées.
3- Obéît à la règle de Hückel il comprend 4n+2 électron
délocalisés (π ou doublet libre) où n=0, 1, 2, 3….(nombre entier)
Exemple:
II-1-Définition et aromaticité:
Pour que les doublets électrons libres puissent participer à l’aromaticité, il faut
qu’il soient conjugués à des liaisons doubles.
H
N
N
S
N
4 électrons 6 électrons 4 électrons
Hétéroatomes + 2e- π
libres π + 2e-πlibres
Aromatique Aromatique Aromatique
(n=1) (n=1) (n=1)
58
Chapitre II
II- Les arènes
59
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
Due à la délocalisation des électrons π qui stabilise la molécule, le benzène
est moins réactif, il n’effectue aucune réaction d’addition, de réduction ou
d’oxydation selon les conditions typiques des alcènes et des alcynes.
HCl, éther
Cl
KMnO4, H20 OH
OH
60
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
La substitution électrophile aromatique est une réaction d’échange d’un
atome d’hydrogène fixé au cycle benzénique par un réactif déficient en
électron (électrophile E+).
Pour une réaction de bromation, Par exemple; un catalyseur (FeBr3) doit être
présent dans le milieu en tant qu’acide de Lewis, il forme un complexe avec
l’halogène puis il active le brome.
+δ
61
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
Mécanisme général de la substitution électrophile aromatique:
Etape 2: Substitution électrophile
a) Le benzène agit comme un bon nucléophile (riche en électron) sur l’électrophile
(pauvre en électron). +δ
62
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
Aspect énergétique de la réaction de substitution électrophile
aromatique:. Complexe activé à
Ep l’état de transition 1 Complexe activé à
La première étape c’est une étape l’état de transition 2
lente qui détermine la vitesse de la
réaction, elle est endothermique au
cours de laquelle l’électrophile est
ajouté et l‘aromaticité est perdue.
Menant à la formation d’un
E
carbocation stabilisé par résonance. H
Intermédiaire:
La deuxième étape est rapide et
Ion benzénium
exothermique, car elle régénère
l‘aromaticité.
Electrophile
Nucléophile
Produit
Déroulement de la réaction 63
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
64
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
a-Nitration:
Régénération de l’aromaticité
et du catalyseur. 65
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
b- Sulfonation:
(Par exemple:SO3)
H
SO3H B SO3H
+ H B 66
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
c. Alkylation de Friedel-Crafts:
+δ
+δ
La formation d'un
carbocation tertiaire
est très stable 67
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
c. Alkylation de Friedel-Crafts:
Etape 2: Substitution électrophile
- Pour un composé halogéné primaire:
+δ
68
Chapitre II II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 1- Première substitution électrophile aromatique SEAr:
H COR
d.Acylation de Friedel-Crafts: O
R Cl
Etape 1: Préparation de l’électrophile RCO+
AlCl3
+δ
O
+ COR COR COR
R
H H H
Cl COR
COR + Cl Al Cl + HCl + AlCl3
H Cl
69
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 2- Seconde substitution électrophile aromatique SEAr:
La seconde substitution est régioséléctive, son orientation préférentielle
dépond de la nature du substituant qui est déjà sur la cycle.
70
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 2- Seconde substitution électrophile aromatique SEAr:
a) Effet mésomère électroattracteur –M:
+δ
+δ
+δ
71
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 2- Seconde substitution électrophile aromatique SEAr:
b) Effet mésomère électrodonneur +M:
+δ
-δ -δ
-δ
72
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3- 4- 2- Seconde substitution électrophile aromatique SEAr:
Substituants activants et désactivants :
Il existe donc deux groupes de substituants:
73
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3-4-3-Troisième substitution électrophile aromatique SEAr:
Si un cycle contient deux ou plusieurs substituants, celui le plus activant qui
oriente la position d’un nouveau substituant.
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3-4-3-Troisième substitution électrophile aromatique SEAr:
C’est le substitution
activant qui détermine la
position du nouveau
substituant sur le cycle
benzénique.
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3-4-3-Troisième substitution électrophile aromatique SEAr:
Exemples:
CH3
-Bu CH3
le gène stérique
F en ortho de Bu
NO2
F NO2
76
Chapitre II
II- Les arènes
II-3-1-Réactivité du benzène
II-3-4-4-Réactions particulières des composés benzéniques:
77
78
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
X= F, Cl, Br, I
R, R’, R’’= différents
groupements alkyles.
Les halogéno-alcanes sont insolubles dans l’eau, mais sont miscibles avec
les solvants organiques, tels que: l’alcool,
1 l’éther, le benzène……ect. 80
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
δ+ δ-
81
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
H2
R CH2 X + HO R C OH2 + X
Subdtrat Nucléophile Groupe partant
Nature de X-(groupe partant) Vitesse relative
F- 1
Cl- 200
Br- 10 000
I- 30 OOO
82
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
δ+ δ-
83
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
Note: On peut citer les anions halogénures comme groupes partants avec
l’ordre suivant: I- > Br- > Cl- >> F-.
84
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
86
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
Réactivité décroissante
87
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
88
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
90
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
X X X X
91
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
92
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
Les deux atomes H et X peuvent être placer en position trans, avec un angle
entre eux de 180°, ou bien, plus rarement, se trouver du même côté de la
liaison C-C, en position cis, avec un angle entre eux de 0°.
H Rotation
R t ti ded H CH3
CH3
la liaison C-C
H H3CH2C H
H3CH2C
H X H X
96
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
β α β
Règle de Saytzev:
H H H H
H
H3C C C C H + B H3C C C C H + Br + H B
H3C Br H H3C H
3-méthylbut-2-ène (Produit majoritaire)
(liaison double trisubstituée)
1 98
Chapitre III III- Les composés halogénés et organométalliques
100
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organomagnésiens
Réarrangement de Wagner-Meerwein:
101
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organomagnésiens
103
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organomagnésiens
104
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organomagnésiens
E2 est favorisé en
augmentant la température
et en utilisant d’un
nucléophile dont le caractère
basique est très fort.
III-2-Composés organométalliques:
III-2-1-Généralités:
Les composés organométalliques sont des composés organiques dans lesquels
un métal se trouve directement lié à un atome du carbone. exp:
Les organomagnésiens sont les premiers organométalliques synthétisés dans
les premières années du 20 ème siècle, Victore Grignard (1871-1935) découvrit
que les dérivés halogénés R-X (R c’est un alkyl) dans un solvant aprotique,
réagissaient sur un métal, en l’occurrence du magnésium, on obtient un réactif
R-Mg-X, dont il est appelé réactif de Grignard.
Le carbone est lié à un atome plus électronégatif que lui, par contre dans
une liaison C-Mg, c’est le magnésium qui est le plus électropositif, et de ce fait
le carbone est polarisé –δ.
106
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organométalliques
III-2-Composés organométalliques:
III-2-1-Généralités:
Pourquoi on doit utilisé un solvant aprotique dans les réactions
organomagnésiens?
δ- δ+ δ+ δ-
10
7
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organométalliques
III-2-Composés organométalliques:
III-2-1-Généralités:
108
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organométalliques
III-2-Composés organométalliques:
III-2-2-Réactions des réactifs de Grignard avec différents
groupements fonctionnels:
1) Réaction acido-basique:
Sur des composés ayant un hydrogène acide H-B, soit: H-OH; H-OR; H-SR,
H-NH2; H-NHR; H-NR3; H-CΞC-R; H-CΞN; H-X; H-OOC-R
δ- δ+ δ+ δ-
δ- δ+ δ+ δ-
109
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organométalliques
III-2-Composés organométalliques:
III-2-2-Réactions des réactifs de Grignard avec différents
groupements fonctionnels:
3) Réaction d’addition nucléophile:
a-Sur des oxiranes:
b-2-Aldéhydes et cétones
110
Chapitre III III- Les dérivés halogénés et organométalliques
III-2-Composés organométalliques:
Réactions des réactifs de Grignard avec différents groupements fonctionnels:
C-Sur des groupements carbonyles
C-1-Halogénures d’acide:
+
O O MgX O
Hydrolyse acide
R Mg X + C R' C X C
R' X H2O, H3O+ R R'
R
Cét
Cétone
C-2-Anhydrides:
d-Sur nitriles
111
Chapitre IV IV- Les alcools, les phénols et éthers
112
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Plus la chaîne carbonée de l’alcool est longue plus la solubilité dans l'eau
diminue.
Les pounts d’ébullition des alcools sont beaucoup plus élevés que ceux des
hydrocarbures correspondants et d’autres composés fonctionnels possédant le
même nombre de carbones.
Exemple:
La valeur élevée des points d’ébullition des alcools est due à l’existence de
liaisons intermoléculaires, appelées liaisons hydrogène.
113
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
a- Liaisons hydrogène:
La forte polarisation de la liaison O-H entraîne la présence de charges
partielles importantes sur O et sur H, et cela permet aux alcools et de phénol
de réaliser de fortes attractions intermoléculaires de type ponts hydrogène.
-δ -δ -δ
+δ +δ +δ +δ +δ
-δ -δ
La liaison hydrogène est plus forte qu’une liaison covalente normale, pour
libérer une molécule et faire rupture de la liaison hydrogène dans la phase
liquide et la faire passer dans la phase gazeuse, ça nécessite une grande
énergie.
114
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Les alcools possèdent un très faible caractère acide (pKa=16) comparé avec
l’eau (pKa=14). L’ion alcoolate qui est une base forte ne peut pas exister dans
l’eau, il capte facilement le proton de l’eau et l’équilibre acido-basique étant
systématiquement déplacé vers la droite:
115
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
116
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
2 R O H + 2K 2 RO K + H2
Potassium Alcoolate
métallique de potassium
+MgBr
R MgBr + R O H R H + RO +
117
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Les phénols sont beaucoup plus acides que les alcools parce que l’anion
phénolate est stabilisé par résonance, grâce à la présence d’un noyau
aromatique.
Les phénols sont solubles dans des solutions aqueuses diluées de soude NaOH
alors que les alcools ne le sont pas.
118
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
119
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
δ-
δ+ δ+
IV-3-1-1-Déshydratation d’alcools:
L’alcool en milieu acide, l’acide sulfurique (H2SO4) par exemple à
température élevée, permet de provoquer la déshydratation. La perte de la
molécule d’eau conduit à la formation d’un alcène.
122
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
123
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
124
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
125
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
IV-3-1-Réactivité des alcools:
IV-3-1-2-Formation des composés halogénés à partir des alcools:
b-Avec les alcools primaires:
Les alcools primaires réagissent lentement sous des conditions rigoureuses
telles que; utilisation d’un chauffage, un long temps réactionnel, la présence
d’un mélange d’acide chlorhydrique concentrée et d’un catalyseur comme le
chlorure de zinc (ZnCl2). La réaction se fait selon un mécanisme SN2.
Mécanisme:
La présence d’un acide de Lewis tel que ZnX2, n’est pas nécessaire dans le cas
des alcools secondaires ou tertiaires, puisque la rupture doit s’effectuer d’elle-
même, engendrant un carbocation relativement stable.
126
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
IV-3-1-Réactivité des alcools:
IV-3-1- 3-Oxydation des alcools en aldéhydes, cétones et acides carboxyliques:
L’oxydation des alcools permet de synthétiser des composés renfermant
un groupement carbonyle (C=O).
Les alcools primaires peuvent s’oxyder tout d’abord en aldéhydes en
utilisant d’oxydants fables, et en acides carboxyliques en utilisant d’oxydants
forts, tel que le réactifs de Jones (CrO3 dissous dans une solution aqueuse
d’acide sulfurique) ou le KMnO4 concentré à chaud ou des sels de chrome
(K2Cr2O7ou NaCr2O7) dans une solution aqueuse d’acide sulfurique.
128
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
1 129
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
b- Estérification:
Le phénol peut réagir avec un acide
carboxylique, Cette réaction est réversible,
donnant un faible proportion d’esters.
Pour contourner ce problème, on fait réagir le
phénolate avec un chlorure d’acide. Cette
réaction est irréversible et donne de bon
rendement. 130
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Les éthers sont des composés possédant deux groupements alkyles (-R) ou
aryles (-Ar) reliés par un atome d’oxygène (R-O-R’). Les éthers peuvent être
cycliques ou acycliques.
-Exemple:
Les éthers sont incapables de réaliser des ponts hydrogène entre eux, ils
peuvent toutefois établir cette attraction intermoléculaire avec les alcools.
Les éthers ne sont pas solubles dans l‘eau car les atomes d'oxygéne des
éthers sont encombrés par les groupes alkyles en rotation libre de part et
d‘autre, ce qui ne facilite pas la création des ponts hydrogène avec les
molécules d‘eau.
Les éthers sont moins denses que l‘eau. Cela explique que, lors d‘une
extraction, la phase organique éthérée se retrouve au-dessus de la phase
aqueuse.
132
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Mécanisme:
O H
H3C O H + H O S OH H3C O H + HSO4
O
H
H3C O H
CH2 C(CH3)2 + H3C O H CH3 C(CH3)2
H CH3
O HSO4 CH3
O
CH3 C(CH3)2 CH3 C(CH3)2 + H2SO4 134
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Dans de la première étape, un alcool est converti en son ion alcoolate par un
traitement avec un métal alcalin (sodium ou potassium).
135
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
136
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
Secondaire Tertiaire
O OH CH3
CH3 HBr,, H2O
C CH + CH3 CBr
3
CH3 SN1 CH3
Oxyde de tert-butyle Cyclohexanol 2-Bromo-2-méthylpropane
et de cyclohexyle
137
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
IV-5-4-Les époxydes:
Les époxydes ou oxiranes sont des éthers cycliques à trois atomes dont
l’un est un oxygène,
Les cycles des époxydes peuvent être clivés en milieu acide. En raison de la
tension du cycle les époxydes sont beaucoup plus réactifs que les éthers
acycliques.
Dans le cas des époxydes symétriques, le nucléophile attaque l‘un ou l‘autre
des carbones.
O H
H3O HO
C C H
H C C
H H
H H H OH
Le clivage des époxydes catalysés par les acides se fait par attaque de type
SN2 de H 2O sur l’époxyde protoné.
139
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
140
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
141
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
142
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
IV-6-1-Généralités:
Dans le tableau périodique, le soufre se trouve sous l‘oxygène dans la même
famille; On aura donc des fonctions thiols (SH) dont la réactivité est
semblable à celle des fonctions hydroxyles (-OH). Le groupe (-SH) appelé
groupe sulfhydrile est le groupe fonctionnel des thiols.
Les thiols sont parfois appelés mercaptans, un nom qui renvoie à leur
réaction avec l‘ion mercure Hg+qui produit des sels de mercures, les
mercaptides.
-Exemple:
En générale, les composés soufrés sont plus réactifs que les composés
oxygénés car dans le cas du soufre, il existe des orbitales d libres dans les
quelles les électrons peuvent aller, ce qui n'est pas le cas pour l'oxygène
(8O:1s2 2s 2 2p 4; 16S:1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p4 3d 0) 143
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
144
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
IV-6-3-Réactivité :
Les thiols sont plus acides que les alcools. Ainsi, le pka de l‘éthanethiol est
de 10,6 tandis que celui de l‘éthanol est de 15,9.Pour cette raison, les thiols,
contrairement aux alcools, réagissent avec les bases telles que l‘hydroxyde de
sodium (NaOH) en solution aqueuse pour générer des ions thiolate.
a-Ethérification:
A partir d'un ion thiolate, que l'on fait réagir sur un dérivé halogéné, il est
possible de former un thioéther.
145
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
IV-6-3-Réactivité :
On remarque que l'ion thiolate peut agir entant que nucléophile. Ainsi, il est
possible avec un composé soufré (l'ion thiocyanate) de faire des ouvertures
nucléophile d'époxydes. Il sera alors possible de former des analogues
d'époxydes ,dans lesquels l'atome d'oxygène est remplacé par un atome de
soufre.
146
Chapitre IV
IV- Les alcools, les phénols et éthers
147
1 148
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
149
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
150
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
Les points d'ébullition des composés carbonylés sont plus élevés que le point
d'ébullition de l'éther en raison du groupe carbonyle polaire.
151
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
152
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
153
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
V-2-3-Acylation de Friedel-Krafts:
Acylation de Friedel-Krafts d’un noyau aromatique c’est une réaction de
substitution aromatique électrophile conduisant aux cétones aromatiques
154
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
Mécanisme:
155
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
157
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
Important:
Les cétones réagissent moins aux nucléophiles que les aldéhydes, et cela
due à:
1- Le carbonyle C=O est plus encombré dans les cétones que dans les
aldéhydes pendant une addition nucléophile, les groupes R et R’ se rapprochent
les uns des autres, car l’atome de carbone de la liaison C=O passe d’une
hybridation sp2 à sp3 et l’angle de liaison diminue de 120 à 109, 5. L’effet
stérique est donc moins important dans les aldéhydes que dans les cétones.
2- Le carbone de la liaison C=O des cétones est stabilisé par l’effet électro-
donneur des groupes R et R’, ce qui diminue sa réactivité vis à vis des
nucléophiles par contre, le carbone de la liaison C=O des aldéhydes possède un
seul R
159
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
160
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
En milieu acide:
R R H ,A
C O C O R O H R O H
H, A -A
R' R' C C + HA
H R' O H R' O H
O
H
H
A
En milieu basique:
161
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
162
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
163
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
H H
+
O O O A
H
+ H A + RNH2 N
R' R' H
R R R R' R
R H H H H
H2O + O O
NR NR N
R' Imine R
R R' R R'
H2O
aminoalcool 165
instable
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
O H
O N
N HO H HO N N N
H A A H 2O
H H
hémiaminal énamine
166
1
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
En solution basique: O O
B O
H R + B-H
carbanion énolate
céto
formes limites
En solution acide:
167
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
168
Chapitre V
Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
α-
169
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
Beaucoup d’agents oxydants sont utilisés pour oxyder les aldéhydes et les
transformer en acides carboxyliques, tels que: KMnO4, le CrO3, l’Ag2O et les
peracides (RCO3H). Les aldéhydes s’oxydent plus facilement que les cétones.
Exemple:
Exemple:
O Ag2O O
OH
170
Chapitre V Aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
Cette méthode se traduit par la réduction des aldéhydes (ou des cétones) par le
NH2-NH2, en chauffage.
171
Chapitre V
Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
Les acides carboxyliques sont des composés organiques ont pour formule
générale:
V-4-1-Caractéristiques physico-chimiques:
Les acides acyclique linéaires sont des liquides, ou des solides dont le point
de fusion ne dépasse pas 100°C .
les acides ont les points d’ébullition supérieurs à ceux des alcools car les
acides sont associés par une liaison hydrogène plus fortement que les alcools.
La solubilité dans l’eau, totale jusqu’à en C4, diminue ensuite et devient nulle
à partie de C9.
173
Chapitre V
Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
174
Chapitre V
Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
1 175
Chapitre V
Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
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Chapitre V
Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
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Chapitre V
Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
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Chapitre V Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
179
Chapitre V Les aldéhyde, cétones et acides carboxyliques
1-LiAlH4 H OH
2-H2O, H3O+ O
O NaBH4 O
H HO
O 2-H2O, H3O+ O
O
H2 O
HO
Pd/C O
180
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
La disponibilité du doublet libre est beaucoup plus grande et les amines sont
beaucoup plus basique que les alcools, et aussi sont plus nucléophiles et
réagissent facilement avec les électrophile.
La rupture de liaison N-H est plus difficile que celle des liaisons C-O et O-H,
les amines sont donc beaucoup moins acides que les alcools.
la réactivité des amines différencie beaucoup leurs trois classes (amines
primaire, secondaire et tertiaire), la présence ou l’absence d’hydrogène sur
l’azote est fréquemment à l’origine de ces différences.
183
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
Les amines aromatiques (Ar-NH2) sont beaucoup moins basiques que les
amines saturées, et cela, réside dans la participation du doublet libre de l’azote
au système conjugué (doublet libre est délocalisé avec les doublets π du cycle.
184
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
185
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
186
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
VI-5- Réactivité:
VI-5-1-Alkylation:
En présence du doublet libre sur l’azote, les amines peuvent construire des
réactions de substitution nucléophile dans des molécules comportant un cite
déficitaire et électrophile.
+δ -δ
b) Amines secondaires:
c) Amines tertiaires:
L’absence d’hydrogène sur l’azote
l’ion tétraalkylammonium qui se
forme.
187
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
VI-5- Réactivité:
VI-5-2-Acylation:
Les amines primaires et secondaires réagissent avec les chlorures d’acides
R-COCl ou avec les anhydrides d’acides (RCOOCOR) pour donner des amides.
La réaction dont le bilan comporte le remplacement sur l’azote d’un H par un
groupe acyle R-CO.
188
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
VI-5- Réactivité:
VI-5-3-Réaction avec les aldéhydes et les cétones:
Les amines primaires et secondaires peuvent s’additionner sur le carbonyle de
l’aldéhyde et des cétones pour former un aminoalcool:
189
Chapitre VI
Les amines, imines et amides
VI-5- Réactivité:
VI-5- 3-Réaction avec les aldéhydes et les cétones:
190
191