Scène : Le salon familial
Les quatre personnages sont assis sur un canapé, autour d’une table basse. Une émission
télévisée diffuse des nouvelles inquiétantes sur la situation sécuritaire à Lubumbashi. Les
visages sont graves, mais chacun a sa façon d’exprimer son opinion.
Christian :
(Prenant la télécommande pour éteindre la télé) Franchement, ces infos dépriment. Mais vous
voyez, ce genre de choses pourrait être évité si le gouvernement investissait dans des systèmes
de surveillance numérique comme ceux que je pourrais concevoir. Vous imaginez ? Des
caméras connectées partout, avec une intelligence artificielle qui analyse tout en temps réel.
Brigitte :
(Renfrognée mais bienveillante) Christian, ce n’est pas le moment de faire ton autopromotion.
Ce qu’il faut, c’est de la compassion pour les familles qui perdent leurs proches. Les systèmes
numériques, c’est bien, mais ce n’est pas une solution miracle. Ce sont des vies humaines
qu’on perd chaque jour, ça dépasse la technologie.
Dieudonné :
(Sirotant son verre d’eau, l’air détendu) Vous savez, moi je reste optimiste. On a traversé pire.
Je suis sûr qu’avec un peu de bonne volonté, tout cela va s’arranger. Peut-être qu’un jour, on
aura un Lubumbashi en paix, où tout le monde pourra marcher sans crainte, même la nuit.
Viviane :
(Pensive, bras croisés) Optimiste, oui… mais il faut être réaliste, Dieudonné. La crise
sécuritaire, ce n’est pas juste un problème de volonté, c’est aussi une question économique.
Quand les jeunes n’ont pas d’emploi et que les familles peinent à manger, le désespoir pousse
certains à commettre l’irréparable. La clé, c’est d’investir dans l’éducation et l’économie
locale.
Christian :
(Souriant légèrement) Ah, vous voyez ? Ça revient toujours à la technologie. Une meilleure
éducation passe aussi par des plateformes en ligne que je pourrais…
Brigitte :
(Coupant Christian) Christian, arrête de tout ramener à toi. On parle de morts ici, de gens qui
n’ont même plus la chance de vivre leur futur. C’est triste que les autorités ne soient pas plus
proactives.
Dieudonné :
(Léger sourire) Brigitte, tu stresses trop. Moi, je dis que si chacun de nous fait sa part, on peut
inspirer les autres. Par exemple, en aidant nos voisins, en créant des espaces de dialogue, en
priant aussi… ça peut faire la différence.
Viviane :
(Lui lançant un regard dubitatif) C’est bien beau, Dieudonné, mais la prière seule ne construit
pas des routes ni ne crée des emplois. Il faut de l’action concrète. Et tout le monde doit
s’impliquer, pas juste attendre que le gouvernement règle tout.
Christian :
(Souriant avec ironie) Et donc, Viviane, tu comptes t’impliquer ? Peut-être organiser une
campagne avec ton business pour financer des projets ?
Viviane :
(Le regard perçant) Et pourquoi pas ? Au moins, je fais quelque chose. Pas comme toi, à
toujours parler sans agir.
Brigitte :
(Intervenant pour calmer les esprits) Bon, bon… calmez-vous. Ce n’est pas une compétition
ici. Ce qu’il faut, c’est qu’on réfléchisse à des actions simples qu’on peut mener, chacun à son
niveau. Peut-être organiser une collecte pour aider les victimes, ou même sensibiliser les
jeunes à rester hors des gangs.
Dieudonné :
(Avec enthousiasme) Là, je suis d’accord. Et on peut aussi utiliser les talents de chacun.
Christian peut créer un site pour la collecte, Viviane peut mobiliser ses contacts, Brigitte, toi
tu sais parler aux gens, et moi… euh… je serai là pour encourager tout le monde.
Christian :
(En riant) Voilà une idée ! Un site en ligne pour une bonne cause. Ça me plaît. Mais bon, ne
t’attends pas à ce que ce soit gratuit, hein.
Viviane :
(Lui lançant un regard taquin) Bien sûr que si. Pour une fois, fais quelque chose sans penser
au profit.
Brigitte :
(Souriant) Voilà l’esprit ! Si tout le monde avait cette mentalité, on irait beaucoup plus loin.
La discussion continue dans une ambiance plus détendue, chacun réfléchissant à des
solutions possibles.
Que penses-tu de cette scène ? On peut toujours l’ajuster selon tes idées ! 😊