A partir de l’équation d’état du gaz, des propriétés des transformations, on peut
facilement déterminer les valeurs des variables d’état. Ces valeurs sont présentées
ci-dessous :
A B C
P (Pa) 105 3.5105 105
V ( ) 2 2 4.89
T (K) 300 1050 734.07
2. Représentation du cycle dans le diagramme de Clapeyron P = f(V) :
PA = PC A
C
VA = VB V
Le sens du parcours du cycle est horaire. Il s’agit d’un système moteur (Wcycle < 0 J).
3. Travaux et quantités de chaleur échangés :
Echauffement isochore AB :
B
WAB PdV 0 J
A
B
Q AB nCVM dT PdV
nR
TB TA A.N. : QAB = 1250 J
A
1
B B
Q rév nCVM dT PdV nR T
S AB
A
T
A
T
1
ln B
TA
A.N. : SAB= 2.08 J/K
Détente adiabatique BC :
C
PC VC PB VB nR
WBC PdV TC TB A.N. : WBC = – 526.54 J
B
1 1
Q BC 0 J
C
Q rév
SBC
B
T
0 J/K
Echappement isobare CA :
A
WCA PdV PA VA VC
A.N. : WCA= 289.38 J
C
A
nR
Q CA nCPMdT VdP TA TC A.N. : QCA = – 1012.84 J
C
1
A A
Q rév nCPMdT VdP nR T
SCA
C
T
C
T
1
ln A
TC
A.N. : SCA = – 2.08 J/K
AB BC CA
W (J) 0 – 526.54 289.38
Q (J) 1250 0 – 1012.84
S (J/K) 2.08 0 – 2.08
4. Le rendement de ce moteur de Lenoir est défini par :
Wcycle Wcycle
A.N. : = 0.19
Q 0 Q AB
Le rendement d’un moteur de Carnot fonctionnant entre les sources de chaleur
froide (300 K) et chaude (1050 K) est :
TF 300
Carnot 1 1 0.71
TC 1050
Le rendement de ce moteur de Lenoir est inférieur à celui de Carnot.
5. Si on développe l’expression en 4, on aura :
Wcycle Q AB Q CA Q
1 CA
Q 0 Q AB Q AB
Sachant que : Q AB
nR
TB TA et Q CA nR TA TC , on obtient alors :
1 1
TA TC
1
TA TB
En utilisant la loi de Laplace entre les états B et C (P1 T = constante), on arrive
après quelques développements simples à l’expression demandée ; soit :
1 − 𝑥 1/𝛾 𝑃𝐵
𝜌 =1−𝛾 , où 𝑥 =
1−𝑥 𝑃𝐴
Pour = 1.4 et x = 3.5, on aura : = 0.19 (même valeur calculée précédemment)
6. Au cours d’un cycle, ce moteur fournit un travail Wcycle = 237.16 J. Ce cycle dure un
temps t = 0.6 s. La puissance de ce moteur est : PLenoir = Wcycle /t = 395.26 Watts.
Un moteur de 50 chevaux (50736 Watts = 36800 Watts) développe une puissance
largement supérieure à celle du moteur de Lenoir.
Cette puissance modeste du moteur de Lenoir est due principalement à l’absence de
la phase de compression avant la phase de combustion. Le mélange (air + gaz)
injecté au sein du cylindre à la pression du milieu extérieur subit une combustion
directe. La pression résultante à la fin de combustion n’est pas importante, ce qui
réduit énormément le travail lors de la phase motrice.
7. Représentation du cycle dans le diagramme entropique : T = f(S) :
Les allures des transformations du cycle peuvent être déterminées facilement en se
basant sur l’expression de la température T en fonction de l’entropie S. Les allures
de l’isochore et de l’isobare sont exponentielles avec une pente plus élevée pour
l’isochore. Une adiabatique (isentropique) est une verticale sur le diagramme
entropique.
T
B
Surface = Qcycle
C
SB = SC S
Q rév
On a : dS
T
Q rév TdS
Q
cycle
rév Q cycle TdS
cycle
= surface à l’intérieur du cycle
Remarque : A partir du sens de parcours du cycle dans le diagramme entropique, on
peut déduire la nature motrice ou réceptrice du cycle. Un cycle moteur
correspond à un parcours dans le sens horaire et un cycle récepteur
correspond à un parcours dans le sens trigonométrique.
PARTIE B : TRANSFERT THERMIQUE
Exercice 1
Exercice 2