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Ministère de l’Enseignement Supérieur République du Mali

Et de la Recherche Scientifique Un Peuple Un But Une Foi


ECOLE NORMALE D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL
(ENETP)
Campus Universitaire de Kabala, Bâtiment N° 4, Tél : (+223) 20 70 77 61 ;
http://enetp.edu.ml

Mémoire de fin de cycle pour obtenir le Diplôme de MASTER 2

Département : Génie Mécanique, Energétique et Mine (GMEM)

Mention : Mines

Spatialité : Exploitation Minière

ETUDE DES TRAVAUX DE FORAGE ET TIR D’UNE MINE A CIEL


OUVERT ET LEURS IMPACTS SUR LE CHARGEMENT ET
TRANSPORT: Cas de la mine d'or de GARA WEST.

Thème

Présenté et soutenu par : Ichiaka TRAORE

Directeur de mémoire : Encadreurs professionnel :


Sidiki Brehima SANOGO Kaiba KEITA

1
DEDICACES

A mon très cher et aimé Père, Soungalo TRAORE et au plus grand cadeau que le
CIEL m’a offert, ma chère mère Soucoura DIALLO, pour ces années d’éducation
et de soutien. Vous n’avez jamais cessé de m’inculquer ces valeurs et principes
qui m’ont permis d’avoir de la lueur sur mon chemin et qui continuent à me
guider vers le droit chemin.

Merci à vous pour tout !!!

2
Remerciements
Je rends grâce au Tout Puissant, le Vivant, le Souverain Absolu, le tout
Miséricordieux ALLAH, qui m’a fait la grâce de pouvoir poursuivre mes études depuis
le début jusqu'à maintenant, je lui prie de m’a accompagné dans tous mes projets de
la vie.

Aucun travail ne s'accomplit dans la solitude, vous avez été nombreux à m’aider et à
m’accompagner durant toutes ces années passées, mes sincères remerciements :

A mon Directeur de mémoire Dr Sidiki Brehima SANOGO Ingénieur Topographe, ainsi


qu’à mon encadreur Mr. Kaiba KEITA, Ingénieur des Mines pour leur disponibilité,
leurs conseils et encouragements et surtout leur patience et les nombreuses lectures
et corrections enfin que ce présent travail répond aux attentes.

Au Directeur Général, ainsi qu’à tout le personnel de l’administration de l’Ecole


Normale d’Enseignement Technique et Professionnel (ENETP), pour leur
accompagnement durant ces années d’étude Universitaires.

A ces éminents Professeurs pour leur partage de connaissances durant ces cinq
années études, un grand remerciement sans faille à : Dr Mamadou KEITA; Dr Sékou
Abba KONE ; Dr. Salia COULIBALY ; Mr. Ing. Kaiba KEITA; Mr. Ing. Ali HAMIDOU; Mr.
Ing. Tiégoum TRAORE. Merci beaucoup à vous tout, vous avez été des références
pour moi.

Au Manager des Mines d’or à ciel Ouvert du Complexe Loulo-Gounkoto, M. Adama


Bouba COULIBALY, ainsi qu’à toute son équipe, pour leur accueil chaleureux et leur
accompagnement sans faille durant mes collectes de données et mon apprentissage
sur le site. Mes remerciements particulier à Cheick Kounadi BAMBA, qui a été un
frère, un ami, un conseiller et qui a toujours répondu présent quand j’avais besoin de
lui.

A mes camarades de classe et mes compagnons avec qui j’ai vécu une vie
universitaire très épanouissante.

À mes parents, mes frères et sœurs, à mes amis, mes Camarades de classe ainsi
que toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à l’accomplissement de
cet humble travail.

3
Résumé :
Les activités d’un projet minier coutent extrêmement cher aux differents acteurs du
dit projet. La phase d’exploitation est l’une des phases d’un projet minier et elle est
celle qui recrute le plus de monde et ses activités sont étroitement liées ; notamment
en globalité les travaux de forage et tir, de chargement et de transport, de
concassage et de traitement. Toutes ces activités constituent la chaîne de la
production, l’optimisation de cette dernière est extrêmement complexe et demande
du temps et des moyens. Voilà pourquoi dans cette étude, nous nous sommes basés
uniquement sur : « l’optimisation des opérations de forage et tir et de chargement et
transport ».
Le but essentiel de ce travail est de sauver des coûts, pour ce faire nous allons dans
un premier temps mener une étude sur les travaux de forage et tir à partir d’un
processus de Assurance Qualité, Contrôle Qualité (QAQC) adéquat et adapter aux
réalités de notre zone d’étude, puis étudier le mur final pour des questions de
stabilité des talus et enfin l’analyse du plan de tir utilisé ; dans un deuxième temps,
nous allons étudier les impacts des résultats des travaux de forage et tir sur le
processus de chargement et transport à partir d’une analyse des temps de
chargement et de transport des matériaux fragmentés, puis mener une analyse
profonde des indicateurs clé de performance des machines (ceux de forage et ceux
de chargement et transport). Une telle méthodologie aidera à l'analyse systématique
des paramètres influençant le plan d'un tir et à une meilleure compréhension des
mécanismes de fragmentation des roches à l'explosif et, par conséquent,
contribueront dans l'optimisation des performances du tir à l'explosif tout en
améliorant les rendements des équipements de chargement et transport.
En ce qui concerne la méthodologie de recherche utilisée, nous avons jugé
nécessaire de procéder par une approche mixe s’appuyant sur des données qui sont
à la fois quantitatives et qualitatives. Ces données regroupent : les informations
théoriques c’est-à-dire celles du plan de tir et les informations pratiques c’est-à-dire
celles réelles sur le terrain sur l’ensemble des trous des cinq blocs (métrage foré,
quantité d’explosif….) et aussi des informations sur les temps de chargement et de
transport des matériaux fragmentés.
En bref, notre étude étaient concentrée uniquement sur:

 Les traveaux de forage et tir, nous avons mené des études


statistiques sur les opérations de forage et tir, à partie du

4
processus de Contrôle Qualité, Contrôle Assurance ;
 Les indicateurs clés de performance des équipements de forage, de
chargement et de transport ;
 L’analyse des coefficients de disponibilité, d’utilisation et de
productivité des équipements ;
 Les temps de cycle des camions et des excavatrices, à partir d’une
étude sur les réalités concernant la gestion des flottes sur le terrain,
 Nous avons aussi mené une étude sur les plans et les réalisations
de quelques semaines puis faire des analyses et interprétations de
ces données,
 Et au final, nous avons fait des suggestions puis la conclusion
générale.

Mots clés : Optimisation, forage et de tir, Assurance Qualité, Contrôle Qualité,


Explosif ; chargement et transport, Temps de cycle.

Abstract:
The activities of a mining project are extremely expensive for the various actors of
the said project. The exploitation phase is one of the phases of a mining project and
it is the one that recruits the most people and its activities are closely linked; in
particular, in general, drilling and blasting, loading and hauling, crushing and
processing. All these activities constitute the production chain; the optimization of
the latter is extremely complex and requires time and resources. That is why in this
study, we relied solely on "optimization of drilling and blasting and loading and
hauling operations".
The main purpose of this work is to save costs, to do this we will first conduct a
study on the drilling and blasting work from an adequate Quality Assurance, Quality
Control (QAQC) process and adapt to the realities of our study area, then studying the
final wall for slope stability issues and finally analyzing the firing plan used; secondly,
we will study the impact of the results of the drilling and blasting work on the loading
and hauling process based on an analysis of the loading and hauling times of the
fragmented materials, then carry out an in-depth analysis of the key indicators
performance of the machines (those for drilling and those for loading and transport).
Such a methodology will help in the systematic analysis of the parameters
influencing the plan of a shot and in a better understanding of the mechanisms of
fragmentation of the rocks with explosives and, consequently, will contribute in the
optimization of the performance of the shot. Explosive while improving the
performance of loading and hauling equipment.
Regarding the research methodology used, we deemed it necessary to proceed with
a mixed approach based on data that are both quantitative and qualitative. These
data include: theoretical information, i.e. that of the firing plan and practical
information, i.e. actual information on the ground on all the holes of the five blocks

5
(meterage drilled, quantity of 'explosive….) and also information on the loading and
hauling times of the fragmented materials.
In short, our study was focused only on:

 Drilling and blasting works, we conducted statistical studies on drilling and


blasting operations, part of the process of Quality Control, Control Assurance;

 Key performance indicators for drilling, loading and hauling equipment;

 Analysis of equipment availability, utilization and productivity coefficients;

 Cycle times for trucks and excavators, based on a study of the realities of
managing fleets in the field;

 We also conducted a study on the plans and achievements of a few weeks


and then made analyzes and interpretations of this data;

 In addition, in the end, we made suggestions and then the general conclusion.

Key words: Optimization, drilling and blasting, Quality Assurance, Quality Control,
loading and hauling, Cycle Time.

SOMMAIRE
1 INTRODUCTION GENERALE 18
1.1 Présentation de la mine 19
1.1.1 Généralité sur le secteur minier au Mali 19
1.1.1.1L’impact du secteur minier dans le processus du développement
socio-économique et politique du Mali 19
1.1.2 Le Complexe Loulo-Gounkoto: 20
1.1.2.1
 Présentation de la société d’accueil:
20
 1.1.2.2 Situation Géographique:
20
2 ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE 24
2.1 Les Travaux de Forage 24
2.1.1 Choix de la Méthode de Forage 24
2.1.2 Méthode de Marteau Fond du Trou 24
2.1.3 Méthode du Marteau Hors du Trou 25
2.1.4 Forage Thermique 25

6
2.2 Les Travaux de Tir 25
2.2.1 Les Paramètres Incontrôlables 26
 2.2.1.1 Comportement de la Roche
26
2.2.1.1.1 Module de Young 26
2.2.1.1.2 Coefficient de Poisson (ν) 27
2.2.1.1.3 Coefficient de Poussée 28
2.2.1.1.4 Coefficient de Foisonnement Dynamique 28
2.2.1.1.5 Compression Triaxiale 29
2.2.1.1.5.1 Construction de la Courbe Intrinsèque 30
 2.2.1.2 Les Propriétés des Roches qui affectent le Forage
31
2.2.1.2.1 La Dureté 32
2.2.1.2.2 La Résistance 32
2.2.1.2.3 L’élasticité 32
2.2.1.2.4 La Plasticité 32
2.2.1.2.5 L’abrasivité 32
2.2.1.2.6 La Texture 32
2.2.1.2.7 Les Propriété Structurales 32
2.2.1.2.8 Discontinuité, Stratigraphie et Plan de Fracturation 33
2.2.2 Les Paramètres Contrôlables 34
 2.2.2.1 Les Paramètres liés aux Trous
34
2.2.2.1.1 Qualité de la Foration 34
2.2.2.1.2 Les Positionnement des Trous par rapport au Front d’Abattage 34
2.2.2.1.3 Les Déviations de Forage 35
2.2.2.1.4 Diamètre du Trou 36
2.2.2.1.5 L’Inclinaison du Trou 37
2.2.2.1.6 Excès de Forage (Sous Forage) 38
2.2.2.1.7 Longueur du Trou 38
 2.2.2.2 Les Paramètres liés au Bourrage
38
2.2.2.2.1 La Hauteur de Bourrage 38
2.2.2.2.2 Qualité du Matériau de Bourrage 38
 2.2.2.3 Les Paramètres liés au Plan de Tir
38
2.2.2.3.1 La Banquette (Burden) 38

7
2.2.2.3.2 L’Espacement (Spacing) 38
2.2.2.3.3 Les Rapport de Maille 38
2.2.2.3.4 Présence de Faces libre (Free Face) 39
2.2.2.3.5 Taille et Configuration du Tir 40
 2.2.2.4 Paramètres liés à l’Explosif
40
2.2.2.4.1 La Consommation Spécifique (Powder Factor) 40
2.2.2.4.2 La Séquence et le Système d’Amorçage 41
2.2.2.4.3 Initiation de Charge d’Explosif 42
2.2.2.4.4 Influence de la Construction de Charges sur la Qualité de la
fragmentation des Roches 42
2.2.2.4.5 Les Choix du Type d’Explosif 43
2.2.2.4.6 La Déflagration et la Détonation 44
2.2.2.4.6.1 La Déflagration 44
2.2.2.4.6.2 La Détonation 44
2.2.2.4.7 Les Trous de Pré-découpage (Presplits) et de Buffer ( ou Trous
Tampons) 44
2.2.2.4.8 Assurance Qualité, Contrôle Qualité 45
2.3 La Planification Minière 45
2.3.1 La Planification à Long Terme : Niveau Stratégique 46
2.3.2 La Planification à Court Terme : Niveau Opérationnel 46
2.3.3 La Planification à Moyen Terme : Niveau Tactique 46
2.4 Le Chargement et Transport 47
2.4.1 Calcul de Rendement des équipements de chargement et de Transport
47
 2.4.1.1 Les Excavatrices
47
 2.4.1.2 Les Camions
48
 2.4.1.3 Le Temps de Cycle de Camions
48
 2.4.1.4 Le Nombre de Godet pour remplir la benne du Camion
48
2.4.1.4.1 Selon la Capacité de Chargement 48
2.4.1.4.2 Selon la Capacité de la Benne 49
 2.4.1.5 Calcul de la production théorique pour les Camions: (Pth)
49
 2.4.1.6 Le coefficient de remplissage du godet

8
49
 2.4.1.7 Calcul de la production théorique pour les Excavatrices (Pth)
49
 2.4.1.8 Calcul de la production instantanée :
49
3 Cadre Analytique de la Recherche 51
3.1 Le Forage et Tir 51
3.1.1 Présentation des Blocs à Etudier 51
3.1.2 Les Paramètres Techniques du Plan de Tir des Blocs 53
3.1.3 Les Performance Clés des Machines de Forage 53
 3.1.3.1Les Disponibilités, Utilisations et Productivités des machines de
forage 56
3.1.3.1.1 Les Disponibilités 56
3.1.3.2 Les Utilisations
57
 3.1.3.3 Les Productivités
58
3.1.4 Les différents types d’explosif utilisés 59
3.1.5 La Préparation du Bloc avant le forage des trous 62
3.1.6 Les Chargement des trous de mine 63
 3.1.6.1 Les Pré-chargement des trous de mine
63
 3.1.6.2 Le Chargement
64
 3.1.6.3 Le Bourrage
65
3.2 Assurance Qualité, Contrôle Qualité 65
3.2.1 Statistiques sur les Corrections 65
 3.2.1.1 Vue d’Ensemble
66
 3.2.1.2 Les Statistiques individuelles
69
3.2.1.2.1 Pour les blocs C et D 69
3.2.1.2.2 Pour les blocs C&D_TRIM et G 69
3.2.1.2.3 Pour le bloc RP504 70
3.2.2 Statistique Sur les trous forés 70
 3.2.2.1 Vue d’ensemble
70
 3.2.2.2 Les Statistiques Individuelles
71
3.2.2.2.1 Les Blocs C et D 71

9
3.2.2.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G 72
3.2.2.2.3 Le Bloc RP504 72
3.2.2.3 Taux de Réforation
73
3.2.3 Analyse sur les nombres de trous chargés 74
 3.2.3.1 Vue d’ensemble
74
 3.2.3.2 Les Statistiques individuelles
74
3.2.3.2.1 Les Blocs C et D 74
3.2.3.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G 75
3.2.3.2.3 Le Bloc RP504 76
3.2.4 Analyse sur les Quantités de Charge 76
 3.2.4.1 Vue d’ensemble
76
 3.2.4.2 Les Statistiques Individuelles
77
3.2.4.2.1 Les Blocs C et D 77
3.2.4.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G 78
3.2.4.2.3 Le Bloc RP504 78
3.2.5 Statistiques sur l’Etat des Trous Chargés 79
 3.2.5.1 Vue d’ensemble
80
 3.2.5.2 Les Statistiques Individuelles
80
3.2.5.2.1 Les Blocs C et D 80
3.2.5.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G 81
3.2.5.2.3 Le Bloc RP504 81
3.2.6 Conclusion 84
3.3 Débitage Secondaire et analyse des murs 85
3.3.1 Débitage Secondaire 85
3.3.2 Analyse des murs 86
 3.3.2.1 Analyse sur les Quantités de Riosplit
87
3.3.2.1.1 Bloc D 88
3.3.2.1.2 Bloc C&D_Trim 88
4 Les Chargement et le Transport 89
4.1 Les Indicateurs Clés de Performance des Equipements de chargement et
de Transport 91

10
4.1.1 Les Disponibilités, Utilisations et Productivités des Equipements 93
 4.1.1.1 Les Disponibilités
93
 4.1.1.2 Les Utilisations
94
 4.1.1.3 Les Productivités
94
4.2 Les Temps de Cycle des Equipements de Chargement et de Transport 95
4.2.1 Le Temps de Chargement des Excavatrices 98
4.2.2 Les Temps Effectifs 99
4.3 Conclusion 101
5 Les Critiques et Suggestions 102
5.1 Le Processus de Forage et Tir 102
5.1.1 Le SAVER-PLUG 102
5.1.2 L’Actuel Plan de Tir 103
 5.1.2.1 Les Paramètres de l’Actuel Plan de tir
104
5.1.2.1.1 Analyse des données de l’actuel plan de tir 107
5.2 Analyse des Coûts 109
5.3 Les Suggestions 110
6 CONCLUSION GENERALE 114
7 INTRODUCTION 116
7.1 Présentation de l’école d’accueil 117
7.1.1 Situation 117
7.1.2 Organisation administrative (Organigramme) 117
7.1.3 Organisation des activités administratives et scolaires 118
7.1.4 Association des parents d’élèves 118
7.1.5 La Direction 118
7.1.6 Conseil des professeurs 118
7.2 Organisation pédagogique 118
7.2.1 Groupes pédagogiques 118
7.2.2 Pédagogie et didactique appliquées 119
7.3 Les filières de formation 119
7.3.1 Les emplois du temps : 119
7.3.2 Les Effectifs 119
7.3.3 Le fonctionnement des classes 119

11
7.4 Activités menées 119
7.4.1 Activités pédagogiques 119
7.4.2 Activités parascolaires 120
7.4.3 Difficultés rencontrées 120
7.4.3.1 Sur le plan matériel
120
 7.4.3.2 Sur le plan pédagogique
120
7.4.4 Les Défis 120
7.4.5 Leçon tirée du stage 120
 7.4.5.1 Les motivations
120
 7.4.5.2 Les Satisfactions
120
7.5 Recommandations 121
7.5.1 Point de convergence entre le stage et la formation à l’ENETP : 121
7.5.2 Points de divergences entre le stage et la formation à l’ENETP : 121
7.5.3 Autres remarques et suggestions 121
7.6 Leçon modèle 122
7.6.1 Partie administrative 122
7.6.2 Préambule motivant 123
 7.6.2.1 Questionnaire
123
 7.6.2.2 Objectif pédagogique :
123
 7.6.2.3 Situation/Problème :
123
7.7 Déroulement des Activités 123
7.7.1 Activité 1 : Définition d’une roche sédimentaire 123
7.7.2 Activité 2 : Identification des caractères physiques et chimiques de
l’argile 123
7.7.3 Activité3 : Les constituants chimiques et la nature chimique des
minéraux de l’argile 123
7.7.4 Activité4 : Explication de l’origine de l’argile et son mode de gisement au
Mali 124
7.7.5 Activité 5 : Gisements et usage de l’argile au Mali 124
7.7.6 Activité6 : Caractères généraux des roches sédimentaires 124
7.7.7 Activité7 : Tableau de classification des roches sédimentaires 125
7.7.8 Synthèse générale : 126

12
7.7.9 Evaluation 126
7.7.10 Réponses 127

Liste des Figures


Figure 1 : Localisation des Permits de Loulo et Gounkoto sur la Carte du Mali
(Wikipedia, Wikimapia) 21
Figure 2 : Les différentes mines de Barrick à travers le monde (Rapport annuel 2020)
22
Figure 3: Présentation de la forme simple de la minéralisation de Gara-West 23
Figure 4 : Courbe contrainte-déformation [4] 27
Figure 5 : Caractérisation des roches selon le module de Young [4] 27
Figure 6 : Les caractérisations des roches selon le coefficient de Poisson (ν) 28
Figure 7 : Essai de la contrainte de poussée [4] 28
Figure 8 : les courbes Contrainte –écrasement et les courbes Pression-temps de
détonation 29
Figure 9 : Représentation du point M et Essai de compression triaxiale [4] 30
Figure 10: Courbe intrinsèque [4] 31
Figure 11: Deux mailles de foration différentes confrontées à un même réseau de
discontinuités. Illustration d'après l'U.S. Bureau of Reclamation. 33
Figure 12: Formes d'arrachement produites en fonction de l'orientation des plans de
discontinuité dans le massif, vue en plan (Jimeno et al. 1995) tiré de [5]. 33
Figure 13: Formes d'arrachement produites en fonction de l'orientation des plans de
discontinuité dans le massif, vue en coupe (Wild, 1984). [5] 33
Figure 14: Effet de positionnement des trous par rapport au front d’abattage. [6] 34
Figure 15: Déviation due aux discontinuités [6] 35
Figure 16: Conséquences de déviation des forages. [6] 36
Figure 17: Effet de l’augmentation du diamètre sur la banquette. [8] 36
Figure 18: Adéquation diamètre du trou – hauteur du gradin. [6] 37
Figure 19: Comparaison schématique de l’action probable des forces dans le pied
d’un minage profond en vertical et avec inclinaison. [6] 37
Figure 20: Dynamique de l’abattage. [5] 39
Figure 21: Principaux types de mailles utilisées pour les tirs en ciel ouvert. [9] 40
Figure 22: La consommation spécifique q en fonction de la banquette B. [7] 40
Figure 24: Variation de l'état de contrainte du massif en fonction de la direction de
l'initiation des charges. [11] 42

13
Figure 25: les zones de fragmentation réglées pour le cas des charges continues et
discontinues. [11] 43
Figure 26: La disposition des trous de Pré-découpage avec les trous de Buffers et de
Production [12] 45
Figure 27: Présentation des différents blocs 51
Figure 28: Les angles des talus 53
Figure 29: Les machines de forage 54
Figure 30 : Le Rioflex Gazéifié 60
Figure 31 : Le Riobooster 60
Figure 32: Le Riosplit en Cartouche 61
Figure 33: Le Chargement et la connexion des trous de Pré-découpage 61
Figure 34: L’appareil Digishotplus 62
Figure 35 : Quelques Implantations 63
Figure 36 : le design du bloc C&D_Trim avec les trous et les différentes lignes 63
Figure 37: Insertion du Détonateur dans le Booster 64
Figure 38 : Le Camion-Citerne de pompage de l’explosif vrac (Rioflex) 64
Figure 39 : Le Trou chargé sans Bourrage 64
Figure 40 : Un Trou Bourré 65
Figure 41: Présentation des différents blocs 66
Figure 42: Signe de Réforation 73
Figure 43: Les trous aspirés 79
Figure 44 : Les designs des blocs D et G avec leurs differents trous 83
Figure 45: Photos de quelques bosses tirées 86
Figure 46: Les angles des talus 87
Figure 47: Les murs 87
Figure 48: les dimensions des camions Komatsu et les Positions d’actions de
l’Excavatrice 91
Figure 49: L’excavatrice en position de chargement 96
Figure 50: Le laser avec la mire et le trépied 98
Figure 51: Schéma d’installation du SAVER-PLUG dans un trou de mine 103
Figure 52 : Schéma Explicatif des paramètres d’un Plan de Tir [15] 105
Figure 53: Interface du Tablette de BlastLogic 112
Figure 54: Présentation de BlastLogic 112
Figure 55: Présentation de BlastLogic 112
Figure 56: Présentation de BlastLogic 113

14
Liste des Tableaux
Liste des Symboles 16
Tableau 1.1 : Les différentes teneurs de la mine d’or de Gara-West 22
Tableau 1.2 : les variables contrôlables et non contrôlables qui influent sur la qualité
du résultat du tir [3] 26
Tableau 1.3 : La consommation spécifique de quelques roches : [10] 41
Figure 23: surface libre dans le cas d’un tir instantané et décalé. [11] 41
Tableau 1.4: Conditions de travail et disponibilité du conducteur. [14] 50
Tableau 1.5: Facteur de conduite selon l’expérience du conducteur. [14] 50
Tableau 1: Les informations sur les blocs 52
Tableau 3: Les informations sur les machines de forage 54
Tableau 4: Les Réconciliations pour les semaines 43 et 44 55
Tableau 5: Les Réconciliations pour les semaines 45 et 46 55
Tableau 6 : Les Disponibilités des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46 57
Tableau 9 : Les caractéristiques des explosifs (www.maxam.net) 62
Tableau 10 : Statistique sur les corrections 66
Tableau 11: les informations sur les trous du bloc C 68
Tableau 12 : les corrections des blocs « C » et « D » 69
Tableau 13: Les corrections des blocs « C&D_TRIM » et « G » 69
Tableau 14 : Les corrections du bloc « RP504 » 70
Tableau 15 : Les statistiques sur les trous forés 70
Tableau 16 : Les statistiques sur les trous forés des blocs « C » et « D » 71
Tableau 18: Les statistique sur les trous forés du bloc « RP504 » 72
Tableau 19 : Les statistiques sur les trous ré-forés 73
Tableau 20 : Analyse sur les trous chargés 74
Tableau 21: Analyse sur les nombre de trous chargés des Blocs « C » et « D » 75
Tableau 22 : Analyse sur les nombres de trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et «
G» 75
Tableau 23 : Analyse sur les nombres de trous chargés du bloc « RP504 » 76
Tableau 24: Analyse sur les quantités de charge 76
Tableau 25 : Analyse sur les quantités de charge des blocs « C » et « D » 77
Tableau 26: Analyse des quantités de charge des blocs « C&D_TRIM » et « G » 78
Tableau 27: Analyse sur les quantités de charge du bloc « RP504 » 79

15
Tableau 28 : Les statistiques sur l’état des trous chargés 80
Tableau 29: Les statistiques sur l’état des trous chargés des blocs « C » et « D » 80
Tableau 30: Les statistiques sur les trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et « G » 81
Tableau 31 : Les statistiques sur les trous chargés du bloc « RP504 » 82
Tableau 32 : Généralité sur le forage des trous 84
Tableau 33: Généralité sur les trous 85
Tableau 34 : Les informations sur les bosses tirées en mois d’octobre 86
Tableau 35 : Analyse sur les quantités de Riosplit du bloc « D » 88
Tableau 36: La quantité de Riosplit pour chaque trou du bloc « D » 88
Tableau 37: Analyse sur les quantités de Riosplit du bloc « C&D_Trim » 89
Tableau 38: La quantité de Riosplit pour chaque trou du bloc « C&D_Trim » 89
Tableau 39 : Les paramètres techniques des Camions 90
Tableau 41 : Les réconciliations des semaines 43 et 44 92
Tableau 43 : Les disponibilités des équipements 93
Tableau 44: Les utilisations des équipements 94
Tableau 45: Les productivités des équipements 94
Tableau 46: Les temps de cycle et les attentes 96
Tableau 47: Les temps de cycle des camions par niveau 97
Tableau 48: Les temps de chargement 98
Tableau 49: les informations sur les attentes et les temps effectifs 99
Tableau 50 : Les paramètres de tir des différents tests effectués 103
Tableau 51 : La consommation spécifique de la dureté de la roche [15] 105
Tableau 52 : Les paramètres de l’actuel plan de tir 108
Tableau 5 3: Analyse des Coûts 109
Liste des Graphes
Graphe 1: Les Disponibilités des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46 56
Graphe 2 : Les Utilisations des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46 57
Graphe 3: Les Productivités des Semaine 43 ; 44 ; 45 et 46 58
Graphe 4 : Statistique sur les Corrections 64
Graphe 5: Les corrections des Blocs « C » et « D » 67
Graphe 6: Les graphes des corrections des blocs « C&D_TRIM » et « G » 67
Graphe 7: Le graphe des corrections du bloc « RP504 » 68
Graphe 8: Vue d’ensemble sur les trous forés 68
Graphe 9: Les statistiques sur les trous forés des blocs « C » et « D » 69

16
Graphe 10: Les statistiques sur les trous forés des blocs « C&D_TRIM » et « G » 70
Graphe 11: Les statistique sur les trous forés du bloc « RP504 » 70
Graphe 12: Les statistiques sur les trous ré-forés 71
Graphe 13: Analyse sur les trous chargés 72
Graphe 14: Analyse sur les nombre de trous chargés des blocs « C » et « D » 73
Graphe 15: Analyse sur les nombres de trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et
«G» 73
Graphe 16: Analyse sur les nombres de trous chargés du Bloc « RP504 » 74
Graphe 17: Analyse sur les quantités de charge 74
Graphe 18: Analyse sur les quantités de charge des blocs « C » et « D » 75
Graphe 19: Analyse sur les quantités de charge des blocs « C&D_TRIM » et « G » 76
Graphe 20: Analyse sur les quantités de charge du bloc « RP504 » 76
Graphe 21: Les statistiques sur l’état des trous chargés 78
Graphe 22: Les statistiques sur l’état des trous chargés des blocs « C » et « D » 78
Graphe 23 : Les statistiques sur les trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et « G » 79
Graphe 24: Les statistiques sur les trous chargés des blocs « RP504 » 79
Graphe 25 : Généralité sur l’Etat des Trous 82
Graphe 26: Les disponibilités des équipements 91
Figure 27: Les utilisations des équipements 91
Graphe 28: Les productivités des équipements 92
Graphe 29: Les temps de cycle et les attentes 93
Graphe 30: Les temps de cycle des camions 94
Graphe 31: Les temps de chargement 96
Graphe 32: Les attentes et les temps effectifs 97

Liste des Symboles


Symbole Désignation Unité Définition
E Module de Young Mpa Méga Pascal
Σ Contrainte Mpa Méga Pascal
Εl Déformation Longitudinale - -
Εt Déformation Transversale - -
Ε Déformation m/m Mètre/Mètre
Ν Coefficient de Poisson - -
K Coefficient de Poussée - -
Qp Contrainte de poussée - -
Pi Contrainte Induite Mpa Méga Pascal
Kfd Coefficient de foisonnement dynamique - -
Δv Variation de volume en fonction de la contrainte m3 Mètre Cube

17
Vi Volume initial de l'échantillon m3 Mètre Cube
T Temps de Détonation ms Milliseconde
Ρr Densité de la Roche - -
G Accélération de la Pesanteur m/s² Mètre /Seconde au Carré
H Profondeur d’Enfouissement m Mètre
Τ Contrainte Tangentielle Mpa Méga Pascal
Tt Traction Triaxiale Isotrope Mpa Méga Pascal
Rt Résistance à la Traction Mpa Méga Pascal
C Résistance à la Cohésion Mpa Méga Pascal
Φ Angle de Cisaillement ° Degré
Rc PREMIERE
Contrainte à la Rupture PARTIE : DOSSIER
Mpa TECHNIQUE
BCM Bank Cubic Meter - Equivalant à un Mètre cube de roche in
situ
Te Teneur g/t Gramme/Tonne
Pft La consommation spécifique Kg/m Kilogramme/Mètre Cube
3
Lct Longueur de la colonne de Charge m Mètre
Rc Charge Métrique Kg/m Kilogramme/Mètre
Me Quantité d’explosif par trou Kg/tro Kilogramme/Trou
u
B Banquette m Mètre
S Espacement m Mètre
Hb Hauteur du Gradin m Mètre
D Diamètre du trou mm Millimètre
Ρ Densité de l’Explosif - -
Hs Hauteur du Bourrage m Mètre
Lct Longueur de la Colonne de Charge m Mètre
Hsd Sous-Forage m Mètre
Lca Colonne de Charge Pratique m Mètre
Vmt Volume Unitaire de Roche Abattue par m3 Mètre Cube
Trou
Vrt Volume de Roche Abattue par Trou m3 Mètre Cube
Vb Volume du Bloc m3 Mètre Cube

18
1 INTRODUCTION GENERALE
L’exploitation d’une mine à ciel ouvert requiert un grand nombre d’étapes de
planification, que ce soit au niveau de l’analyse du site, de l’organisation des
installations ou de la gestion des activités de la chaîne de production. Cette
planification est complexe puisque les opérations à planifier sont nombreuses et
fortement dépendantes les unes des autres.
Dans le processus de la chaîne de production, les opérations de Forage et Tir
viennent en prémière position et jouent un rôle capital dans cette chaîne, la Mine d'or
de Gara-West est une nouvelle Mine à Ciel-Ouvert dont la production est sous-traitée
par Niéta, une société Sous-traitante malienne qui est le fruit de la fusion de deux
sociétés et est relativement à ses début d’expérience en ce qui concerne la gestion
d’une production minière. La méthode d’exploitation utilisée est Les Fosses
Emboitées, celle de la fragmentation est celle utilisant les explosifs et le chargement
et transport sont faits respectivement par des Pelles et les Camions. Durant notre
collecte de données sur le terrain, nous avons remarqué des lacunes qui
malheureusement affectent tout le processus de la chaîne de production. En effet
ces lacunes sont entre autre : une série de bosses qui apparaissent après chaque tir,
des murs finals de la fosse endommagée par l’effet de tir, l’inefficacité dans la

19
gestion des flottes entrainant ainsi des attentes au niveau des camions et des
excavatrices, etc.
L’objectif principal de cette étude est d’optimiser les opérations de Forage et Tir et
celles du Chargement et Transport afin de réduire considérablement les coûts
opératoires.
A cet effet, vue la complexité en ce qui concerne l’optimisation des opérations
minières, dans la chaîne de production, notre étude sera concentrée uniquement sur:

 Les travaux de forage et tir, nous allons mener une étude


statistique sur les opérations de forage et tir, à partie du processus
de Contrôle Qualité, Contrôle Assurance ;
 Les indicateurs clés de performance des équipements de forage, de
chargement et de transport ;
 L’analyse des coefficients de disponibilité, d’utilisation et de
productivité des équipements ;
 Les temps de cycle des camions et des excavatrices, à partir d’une
étude sur les réalités concernant la gestion des flottes sur le terrain,
 Nous allons aussi mener une étude sur les plans et les réalisations
de quelques semaines puis faire des analyses et interprétations de
ces données,
 Et au final, nous allons faire des suggestions.
Les outils utilisés afin de nous faciliter la tâche étaient entre autre :
- Le Logiciel Vulcan de Maptek ;
- Microsoft Word ;
- Microsoft Excel ;
- Microsoft Powerpoint ;
- Le Décamètre pour mesurer les profondeurs des trous forés ;
- De Chronomètre pour mesure les temps d’activité des camions et des
excavatrices ;
- Des stylos et des blocs note pour noter les informations pertinentes ;
- Etc.

1.1 PRÉSENTATION DE LA MINE


1.1.1 Généralité sur le secteur minier au Mali
Le secteur minier occupe une place importante dans la croissance socio-
économique et politique des pays à travers le monde et fut la base du
développement de la plupart des pays développés. Il occupe depuis plus d’un quart
de siècle une place importante dans l’économie malienne. Avec la compétition

20
internationale et l’émergence de nouveaux pays dans le secteur minier, l'exploitation
minière malienne se trouve désormais en compétition directe avec des Etats qui,
souvent, par leur position géographique, peuvent être beaucoup plus compétitifs et
offrir plus d’attractivité pour les investisseurs.
Sur le plan international, le secteur minier a fortement évolué depuis 20 ans. De
nouvelles questions ont émergé telles que l'environnement ou la juste répartition des
revenus issus de l’exploitation minière. Ces évolutions ont donné naissance à des
engagements à l’échelle continentale et régionale auxquels le Mali a souscrit et qu’il
se doit d’intégrer dans sa politique. La déclaration de politique minière mise en
œuvre jusqu’ici au Mali et dont la conception date de 1998 est axée essentiellement
sur le souci d’attirer les investisseurs internationaux, la maximisation de la rente
minière et la volonté d’augmenter la contribution du secteur au PIB. (Le rapport du
ministère des mines sur la politique et stratégie de développement du secteur minier du Mali)

1.1.1.1 L’impact du secteur minier dans le processus du développement socio-


économique et politique du Mali
- Sur le plan politique, durant ces dix (10) dernières années, le gouvernement
malien s’est engagé dans un vaste programme de réforme se traduisant
notamment par :
 L’élaboration d’une nouvelle politique minière ;
 L’amélioration du cadastre minier et la réduction des délais pour délivrer
les titres miniers ;
 L’organisation des états généraux du secteur minier ;
 La restructuration du secteur minier ;
 La révision du Code minier pour prendre en charge le développement de
mines à petite échelle et le développement des communautés locales ;
 La cartographie exhaustive du Birimien à l’échelle 1/50 000 ;
 Le développement des infrastructures énergétiques et routières etc.
(francealumni.fr)
- Sur le plan économique, La production aurifère occupe plus de 95% de la
production minière du pays et on compte plus de huit (08) grandes mines qui
sont entre autre la mine : de Tabakoto, Sadiola, Kalana, Syama, du complexe
Loulo-Gounkoto, de Fekola, Komana, Morila etc. Parmi ces mines, il y’a
certaine qui sont exploitées en souterraine et d’autre sont exploitée à ciel
ouvert.
Dans les années 2021, les mines ont représenté à elles seules 10% du PIB, soit
plus de cinq cent soixante-quatre milliards de F CFA (plus de 564 000 000 000
F CFA), ces recettes générées grâce à ce secteur proviennent essentiellement
de l’or, dont le Mali a été le quatrième producteur africain en 2021. Les
estimations ont montré que la production d’or du Mali devrait dépasser à
nouveau les 70 tonnes en 2022 contre 69.4 tonnes en 2021. (Agence Ecofin) ;
- Sur le plan social, le secteur minier a été à la base de la création de plusieurs
milliers d’emplois à travers le pays, que soit des emplois pour les populations

21
riveraines vivant aux voisinages de ces mines et aussi celles vivants loin de
ces mines, ces emplois sont directs ou indirecte et touchent plusieurs
domaines (l’agriculture, élevage, la pèche, le commerce, l’ingénierie, tourisme,
etc.). A travers les programmes ou plans de développement communautaire
de ces mines et sont exigés par l’Etat, les Populations riveraine ont été dotées
des nouveaux outils qui leur permettront de s’épanouir dans ces différents
domaines.
La protection de l’environnement a été une préoccupation commune des
organisations Etatiques, nationales et internationale. C’est dans cette optique
qu’il est exigé toute société minière voulant exploiter un gisement dans un
secteur donné, d’établir un rapport d’étude environnementale et social aux
autorités compétentes du dit secteur ou du pays d’accueil, en plus du rapport
d’étude de faisabilité qui inclut le plan de réhabilitation du périmètre à exploiter,
enfin d’avoir l’autorisation d’exploiter le gisement en question.
1.1.2 Le Complexe Loulo-Gounkoto:
1.1.2.1 Présentation de la société d’accueil:
La société Barrick Gold Corporation est une société minière productrice d’or et de
cuivre de premier plan, exploitant des mines et des projets dans 18 pays. Le Mali est
l’un de ces pays où elle exploite de l’or, sa Direction Générale se trouve à Faladiè
dans la Commune VI du District de Bamako près du Monument de la Tour d’Afrique ;
elle a deux sites : Gounkoto Gold Mine et Loulo Gold Mine. Le complexe Loulo-
Gounkoto appartient à 80 % au groupe Barrick Gold Corporation et 20 % à l’Etat
malien.
Le secteur d’activité de Barrick Gold Corporation au Mali consiste à produire de l’or,
c’est-à-dire, l’extraction, le transport et le traitement du minerai d'or afin de produire
un produit fini (lingot d’or). Gara-West est l’une de ces mines satellite à Ciel Ouvert de
Barrick, dont l’exploitation a commencé depuis Janvier 2022, elle est située au sein
de son Complexe Loulo-Gounkoto. Les activités principales de la mine Satellite de
Gara-West sont: l’extraction du minerai, son transport vers un dépôt (le ROM-PAD), et
de là son transport vers le concasseur primaire et au final à l’usine de traitement.
Les activités de la production : le forage et tir et le chargement et transport des
matériaux vers le Rom-Pad (le minerai) et vers le Waste-Dump ou le terril extérieur (le
stérile) sont sous-traitées à Nieta, une société Sous-traitante malienne qui est le fruit
de la fusion de deux sociétés soutraitante : EGTF (Entreprise Générale Traore et
Frères) qui se charge des opérations de chargement et de transport, et ETASI
(Etablissement Adama Sidibé) qui se charge des opérations de forage et de tir.
Concernant les explosifs utilisés ceux-ci sont sous-traités à MAXAM une société
spécialisée en explosif civil. Le transport du minerai vers le concasseur primaire est
assuré par la SFTP (Société de Forage et des Travaux Publics).
1.1.2.2 Situation Géographique:
La mine d’or de Gara-West est une mine satellite se trouvant au cercle de Kéniéba
dans la région de Kayes, le cercle de Kéniéba avec une population de 194,153
habitants (2009/Résultats Provisoires du Recensement Général de la Population et
de l’Habitat du Mali), couvre une superficie de 35,250 km², ses Coordonnées

22
Géographiques sont 12°40’ Nord, 11°00’ Ouest. Ce gisement aurifère se situe au sein
du permis de Loulo à 27 km de la mine d’or de Gounkoto, plus précisément à l’Ouest
de l’ancienne fosse de la mine d’or de Gara d’où Gara-West. Le climat de la zone est
tropical, chaud toute l’année, avec une saison de pluies qui s’étend
approximativement de juin à octobre. La période la plus chaude de l’année est de
Mars à Mai, avant l’arrivée des pluies. La ville est située à l’Ouest du Mali, sur les rives
du fleuve Sénégal. La température moyenne du mois le plus froid (Janvier) est de
25,9°C, celle du mois le plus chaud (Mai) est de 36,6°C. (climatsetvoyages.com)

Figure 1 : Localisation des Permits de Loulo et Gounkoto sur la Carte du Mali (Wikipedia, Wikimapia)

Les principales activités génératrices de revenus de la communauté locale sont :

 l’agriculture (coton, mil, riz, arachide, haricot, etc.) ;

 l’arboriculture et le maraîchage (production des fruits et légumes) ;

 l’élevage (bovins, ovins, caprins et la volaille) ;

 l’orpaillage traditionnel : Avec la présence en abondance des alluvions riches


en métaux précieux (l’or surtout), l’orpaillage traditionnel est devenu l’activité
la plus dominante dans la zone.
 On a aussi l’artisanat et le petit commerce.
Le gisement de Gara-West se caractérise par une minéralisation liée à la structure
Sénégal-Mali.
Principalement encaissée dans des cisaillements et des brèches dans une unité de
grès à grain moyen et grossier variablement altérée par de la tourmaline, du chlorite
et du carbonate de silice. Le grès abrite quatre filons minéralisés orientés NNE et
plongés modérément vers l'Ouest.
Depuis Janvier jusqu'à nos jours à cette date du treize décembre deux mille vingt-

23
deux, la mine satellite de Gara-West a produit 2,240,419 BCM (Bank Cubic Meter ou
le Mètre Cube de la roche in situ) de matériaux avec 1,145,982 tonnes de minerais en
or à une teneur moyenne de 2.19g/t. Les différentes teneurs sont énumérées dans le
Tableau 1.1.

Figure 2 : Les différentes mines de Barrick à travers le monde (Rapport annuel 2020)

24
Teneur Gramme par Tonne (g/t) Couleur d’identification
Stérile Minéralisé 0.79-1.17 Blanche
Marginal 1.18-2.64 Verte
Teneur Moyenne 2.65-3.85 Jaune
Forte Teneur 3.86-9.09 Rouge
Très Forte Teneur 9.09 et plus Rouge forte
Tableau 1.1 : Les différentes teneurs de la mine d’or de Gara-West

Figure 3: Présentation de la forme simple de la minéralisation de Gara-West

25
2 ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
2.1 LES TRAVAUX DE FORAGE
2.1.1 Choix de la Méthode de Forage
Le choix de la méthode de forage dépend :

 Des propriétés physico-mécaniques des roches

 De la profondeur de forage à réaliser ;

 Du diamètre du trou à réaliser

Dans l’industrie minière, on distingue les modes de forage suivants:

o Forage rotatif (sondeuses rotatives).


o Forage percutant (sondeuses percutantes).
o Forage roto- percutant (sondeuses roto-percutantes).
o Forage thermique (sondeuses thermiques).

 Forage rotatif :
Le dispositif de forage (trépan) travaille par broyage de la roche (mouvement rotatif),
le taillant écrase la roche par rotation pour y prendre place (mouvement rotatif).

 Forage percutant :
L’outil de forage (taillant) pénètre par rupture de la structure rocheuse (mouvement
de translation).

 Forage roto percutant :


Le forage roto-percutant est le système le plus classique pour le forage de trous de
mine et largement utilisé dans les mines et le génie civil depuis le milieu du XIXe
siècle en commençant par la vapeur puis par l'air comprimé. L'apparition de l'énergie
hydraulique dans les années soixante du siècle dernier a donné un nouvel élan à
cette méthode, complétant et élargissant son champ d'application.

Selon la différence des modes de fonctionnement, des principales performances,


impact Marteau/rotatif, tige / taillant, les forages rotatifs à percussion sont classés
en deux groupes.

2.1.2 Méthode de Marteau Fond du Trou


Le marteau fond du trou est une technique qui combine l’action d’un marteau piqueur
pneumatique et d’une foreuse munie de barres de forage à l’extrémité desquelles se

26
trouve un outil taillant. Cet équipement est alimenté par un compresseur d’air qui sert
à la frappe du marteau dans le trou de forage pour casser et broyer le terrain (phase
de percussion) et à l’évacuation des débris du terrain (appelés cutting) vers
l’extérieur (phase de soufflage/évacuation). La roche éclate sous l’effet des fortes
pressions exercées ponctuellement par les boutons ou pastilles en carbure de
tungstène de l’outil de forage. Un état de contrainte est créé autour du point de
contact du bouton avec la roche. Le matériau au voisinage du bouton est écrasé et
réduit en fine poudre (poussière de forage).

Il y a formation d’une « zone d’écrasement », sorte d’empreinte du bouton dans la


roche. Si le bouton ou la plaquette est suffisamment affûté, les contraintes vont
augmenter progressivement jusqu’à dépassement de la résistance maximale à la
rupture de la roche. La roche va alors céder et il y aura formation d’éclats.
Immédiatement après la rupture, la pression sur le bouton va chuter en raison de
l’absence de contact bouton-roche. La pénétration de la roche se poursuivant, ce
contact sera rétabli et le même processus se renouvellera.

2.1.3 Méthode du Marteau Hors du Trou


Le marteau hors du trou a le même principe que le marteau fond du trou sauf qu’ici le
marteau est placé au-dessus de la ligne de sonde qui est munie d’un taillant à son
extrémité.

2.1.4 Forage Thermique


IL est utilisé dans les roches dures et si la roche contient du quartz. La profondeur de
forage ne dépasse pas 18 à 23 m. La vitesse de forage dépend de la température et
de la vitesse du jet de gaz.

2.2 LES TRAVAUX DE TIR


Les travaux de forage et tir sont l'une des opérations de base de l'exploitation minière
et de l’industrie des carrières, un tir efficace pour une géologie donnée, le volume de
la roche à abattre et les conditions de sécurité sont les résultats d'un choix correct
des types d'explosifs, la quantité d'explosifs et la planification de tir. La première
étape pour la réduction de la taille dans les mines est bien les travaux de tir il est
suivi par des opérations de concassage et broyage. [1]
L'efficacité de ces opérations est directement liée à la distribution en taille des tas de
roche abattus. Par conséquent, une évaluation fiable de la fragmentation est un
problème critique de l’exploitation. La production de fragments plus fines en
opération de tir réduit la charge de travail de concasseurs primaires ; augmentant
ainsi l'efficacité du broyeur et par conséquence réduire les coûts et augmente le taux
horaire. [2]
La complexité liée à l’exécution d’un tir de mines dans les massifs rocheux est une
réalité évidente. Toutefois, nous pouvons classer les variables et les paramètres qui
interviennent selon que ces paramètres soient contrôlables ou non comme indiqués

27
dans le tableau suivant :

Paramètres Paramètres
Contrôlables Incontrôlables

 Diamètre du trou  Géologie


 Longueur de foration ou de trou  Propriétés physiques et mécaniques de
 Sous foration la matière rocheuse
 Inclinaison du trou  Réseau de discontinuités
 Hauteur et nature du bourrage  Conditions d'altération du massif
 Hauteur du gradin  Eau (quelquefois contrôlable)
 Banquette et espacement
 Taille et configuration du tir
 Type et énergie de l'explosif
 Géométrie de la charge
 Système d'amorçage
 Séquence d'amorçage
 Nombre de faces libres
 Direction de dégagement
Tableau 1.2 : les variables contrôlables et non contrôlables qui influent sur la qualité du résultat du
tir [3]

2.2.1 Les Paramètres Incontrôlables


2.2.1.1 Comportement de la Roche
Les propriétés mécaniques des roches dépendent de leur nature pétrographique, de
leur état d’altération et de leur structure. Ce sont des caractéristiques intrinsèques du
matériau. Les principaux tests mécaniques comportent des essais de compression
simple ou tri axial. Ils permettent d’établir des modules ou des coefficients (Young,
Poisson, poussée) qui caractérisent le comportement de la roche sous des
contraintes telles que :

28
- Pression statique : poussée des terrains,
- Pression dynamique : action des explosifs.

2.2.1.1.1 Module de Young


Le module de Young est une indication de déformabilité de la matière rocheuse. Plus
celui-ci est important, plus il est difficile pour le gaz de l’explosion de se comprimer
et rompre la roche. Pour traduire que la déformation est proportionnelle à la
contrainte, on utilise la "loi de Hooke" entre la contrainte σ et la déformation
longitudinale εl. Le coefficient obtenu est appelé module de Young E :
E = σ/εl

Figure 4 : Courbe contrainte-déformation [4]

Le module de Young caractérise la raideur de la roche. Des roches raides telles que
les basaltes ou les granites ont un module élevé (80000 MPa) Les roches tendres ont
un module faible (5000 à 8000 MPa) [4].

29
Figure 5 : Caractérisation des roches selon le module de Young [4]

2.2.1.1.2 Coefficient de Poisson (ν)


C’est le rapport entre l’écrasement et la dilatance. Il traduit l’aptitude de la roche à se
comprimer sur elle-même (serrage) et à transmettre latéralement les pressions
qu’elle supporte (poussée). Le coefficient de Poisson est le rapport de deux rapports,
il n’a donc pas d’unité :

[ ]
( )

0
= = t/l
l
l0

Figure 6 : Les caractérisations des roches selon le coefficient de Poisson (ν)

Les valeurs proches de 0 représentent les roches à forte cohésion (roches éruptives).
A l’inverse, les valeurs proches de 0,5 représentent les roches à faible cohésion
(marnes humides).
2.2.1.1.3 Coefficient de Poussée
Soit un échantillon de roche A soumis à une contrainte de poussée Qp, on cherche à
évaluer la valeur de la contrainte Pi induite. On recherche la relation qui existe entre
les deux contraintes telles que: Pi = K×Qp avec K une constante

30
Figure 7 : Essai de la contrainte de poussée [4]

Si le coefficient K est proche de 1, la roche sera très « poussant », elle sera facile à «
tirer ».
A l’inverse si on a un coefficient proche de 0,1 on a des roches très solides, difficiles
à « tirer ».
2.2.1.1.4 Coefficient de Foisonnement Dynamique

Kfd = δV ÷ Vi = εl - 2εt
Avec,
δV: La variation de volume en fonction de la contrainte ; εl: La déformation
longitudinale
Vi: Le volume initial de l'échantillon ; εt: La déformation transversal
Pour une valeur négative, la roche est en phase de serrage. Pour une valeur voisine
de 0, la roche est stabilisée, elle se trouve en phase élastique. Une valeur positive
indique un début de fissuration, la rupture est proche.
Les schémas ci-dessous représentent trois types de roche A, B et C de
comportement mécanique différent et trois types d’explosifs présentant les
propriétés ci-après.

31
Figure 8 : les courbes Contrainte –écrasement et les courbes Pression-temps de détonation

1. Explosif de type dynamite à vitesse de détonation élevée, temps de détonation


réduit (10 à 80ms), pression de détonation élevée de 9000 MPa obtenu au temps t =
35 ms.
2. Explosif de type émulsion à vitesse de détonation moyenne, temps de détonation
relativement élevé (20 à 100 ms) avec un pic de pression de 8000 MPa obtenu au
temps t = 43 ms.
3. Explosif de type déflagrant à vitesse de détonation réduite et temps d’action long
(20 à 150 ms) avec une courbe de pression relativement étalée, le maximum est au
environ de 6000 MPa à un temps t = 50 ms.
L’association (roche-explosif) correcte est la suivante :
 Avec un explosif de type 1 on traitera les roches de type A (élastique) à phase
de serrage réduit et à développement élastique important. La brièveté d’action
de l’explosif et l’importance de la pression permet de dépasser rapidement les
2400 MPa nécessaires pour obtenir la rupture de la roche ;
 Inversement la roche de type C (plastique) nécessite un explosif lent
permettra d’accompagner la phase de serrage très développée. En revanche, il
n’est pas nécessaire d’atteindre une pression de déflagration très élevée, la
limite de rupture étant située à 1200 MPa. L’utilisation d’un explosif de type 1
dans une roche plastique provoque un phénomène de « pochage » qui conduit
à un abattage de qualité médiocre, voire pas d’abattage du tout ;
 La roche de type B (élasticité moyenne) nécessitera un explosif intermédiaire
courbe 2 entre détonant rapide et déflagrant. Un explosif de type émulsion
conviendra bien à ce type de roche. [4]
2.2.1.1.5 Compression Triaxiale
L’essai de compression simple n’est pas représentatif de la roche en place. Chaque
élément de roche in-situ est soumis à une contrainte normale (σ en Mpa) qui s’exerce
dans toutes les directions de l’espace. Elle est proportionnelle à la profondeur
d’enfouissement.
On la note : σ = ρr×g×h [4]

32
Avec ;
ρr: densité de la roche ;
g: accélération de la pesanteur (m/s²) ;
h: profondeur d’enfouissement (m).

Dans le schéma ci-dessous, considérons un élément de roche situé au point M. Il est


soumis à la contrainte verticale (σ) définie précédemment et qui est représentée par
le vecteur W. Ce vecteur W peut se décomposer par une contrainte tangentielle (τ)
qui fait un angle avec l’horizontale de [(Π/4) –(φ/2)] et une contrainte perpendiculaire
(σ1). S’il n’y a pas de rupture, cela signifie que les forces précédemment décrites
sont en équilibre. L’essai triaxial a pour but de prendre en compte les composantes
(σ1) et (τ) afin de simuler le comportement de la roche dans son environnement. On
utilise pour cela l’appareil schématisé 0 droite dans la figure 9

Figure 9 : Représentation du point M et Essai de compression triaxiale [4]

 Explication de l’Essai :
L’échantillon étudié est placé dans une enceinte métallique. Une pression
d’huile ajustable simule la contrainte qui s'oppose à (τ) (réaction de la roche
encaissante) et figurée en (σ3) sur le schéma. Une membrane étanche isole
l’échantillon du liquide environnant. Lorsqu’on exerce une contrainte (σ1)
contrainte axiale l’échantillon se déforme. Un système automatique permet
d’asservir la pression (σ3) à une valeur de référence constante (σ0). On
procède à une série d’essais avec des valeurs de référence allant de 0
jusqu’au limite de la presse. A chaque valeur de référence correspond une
valeur de rupture (RC).
2.2.1.1.5.1Construction de la Courbe Intrinsèque
- On porte sur l’axe des (x) les couples de valeur (σ0) et (RC).

33
- A chaque couple de valeurs correspond un cercle. Le 1er cercle passant par 0
et une valeur correspond à une compression simple (σ0 = 0).
- Les cercles suivants définissent le comportement de la roche pour des valeurs
croissantes de la contrainte latérale. On constate que la tangente commune
aux différents cercles est proche d’une droite. Cette courbe dite « courbe
intrinsèque » définit deux zones : au-dessus il y a rupture (roche instable), en
dessous, la roche est stable.

Figure 10: Courbe intrinsèque [4]

L’angle de cisaillement (φ) est défini par l’angle entre la courbe intrinsèque et
l’horizontale. Cette valeur correspond à l’angle de rupture de la roche.
 La résistance à la cohésion (C) : Correspond à l’intersection entre la courbe
intrinsèque et l’axe des ordonnées. On peut lire directement sa valeur en MPa
sur l’axe des (y).
 La valeur de rupture (RC) : Est lue sur l’axe des ordonnées. C’est la projection
horizontale du point le plus haut du cercle sur l’axe des (y), qui donne la valeur
de RC/2.
 La contrainte tangentielle (τ) Elle est lue sur l’axe des ordonnées. C’est la
projection horizontale du point de contact entre le cercle et la courbe
intrinsèque sur l’axe des (y). Elle sert à déterminer le profil de rupture d’un
gradin pour une contrainte tangentielle donnée.
 La résistance à la traction (Rt) : On prolonge la courbe intrinsèque
graphiquement ou par calcul sur l’axe des abscisses négatives. On trace un

34
cercle passant par 0 et tangent à cette courbe. La projection du point le plus
haut du cercle sur l’axe des ordonnées donne la valeur de Rt/2. Cette valeur
correspond à une contrainte de compression négative, donc une contrainte de
traction.
 Traction triaxiale isotrope (Tt) : En ce point la roche se désagrège, toutes les
contraintes sont de traction et de valeur identique suivant les trois axes. Cet
effet est comparable à celui de la détonation d’un explosif placé au centre de
l’échantillon.
2.2.1.2 Les Propriétés des Roches qui affectent le Forage
Les principales propriétés physiques de la roche qui ont une influence sur les
mécanismes de pénétration et, par conséquent, sur le choix de la méthode de forage
sont : la dureté, la résistance, l'élasticité, la plasticité, l'abrasivité, la texture, la
structure, les caractéristiques de rupture.

2.2.1.2.1 La Dureté
La dureté est considérée comme la résistance d'une couche superficielle à la
pénétration d'un autre corps de consistance plus dure. Dans la roche, elle est
fonction de la dureté et de la composition de ses grains de minéraux, de la porosité,
du degré d'humidité, etc. La dureté des roches est le principal type de résistance qui
doit être surmonté pendant le forage, car une fois que le taillant a pénétré, le reste de
l'opération est plus facile.

Les roches sont classées selon leur dureté en utilisant l'échelle de dureté de Friedrich
Von Moh (1882), dans laquelle le concept est que tout minéral peut rayer tout ce qui
a un nombre inférieur ou égal, numéroté de 1 à 10.

2.2.1.2.2 La Résistance
La résistance mécanique d'une roche est la propriété de s'opposer à la destruction
par une force externe, statique ou dynamique. On peut citer entre autre : la résistance
à la compression simple, la résistance au cisaillement, la résistance à la traction, etc.
2.2.1.2.3 L’élasticité
La majorité des minéraux de roche ont un comportement élastique-fragile, qui obéit à
la loi de Hooke, et sont détruits lorsque les déformations dépassent la limite
d'élasticité.

2.2.1.2.4 La Plasticité
Dans certaines roches, la déformation plastique précède la destruction. Cela
commence lorsque les contraintes dépassent la limite d'élasticité. Dans le cas d'un
corps idéalement plastique, cette déformation se développe avec une contrainte
invariable. Les roches sont déformées et consolidées en même temps : pour
augmenter la déformation plastique il faut augmenter l'effort.

35
2.2.1.2.5 L’abrasivité
L'abrasivité est la capacité des roches à user la surface de contact d'un autre corps
qui est plus dur, lors du frottement du processus abrasif pendant le mouvement.

2.2.1.2.6 La Texture
La texture d'une roche fait référence à la structure des grains de minéraux qui la
constituent. La taille des grains est indicative, ainsi que leur forme, leur porosité etc.
Tous les aspects ont une influence significative sur les performances de forage.
Lorsque les grains ont une forme lenticulaire, comme dans un schiste, le forage est
plus difficile que lorsqu'ils sont ronds, comme dans un Sandstone.

2.2.1.2.7 Les Propriété Structurales


Les propriétés structurelles des masses rocheuses, telles que la schistosité, les
joints, les failles, ainsi que leur pendage etc. affectent l'alignement des trous de mine,
les performances de forage et la stabilité des parois du trou de mine.

Les caractéristiques géologiques de la matière rocheuse à abattre représentent le


facteur d'influence à la fois le plus important et le moins contrôlable dans les tirs à
l'explosif.
Dans des conditions où la fréquence spatiale d'un ou plusieurs jeux de discontinuités
est importante, il est certainement préférable de tirer les gradins avec un diamètre de
trou réduit ; ceci permet en effet une maille de foration plus serrée à consommation
spécifique équivalente. Une maille de foration trop lâche dans ce type de situation
peut conduire à des portions entières du gradin peu ou non fragmentées (voir figure
11). Cette remarque s'applique également au tir dans les roches conglomératiques.

Figure 11: Deux mailles de foration différentes confrontées à un même réseau de discontinuités. Illustration
d'après l'U.S. Bureau of Reclamation.

2.2.1.2.8 Discontinuité, Stratigraphie et Plan de Fracturation


L’efficacité du tir est affectée par les discontinuités structurales y compris failles,
joints et autres. L’orientation des jeux de discontinuités par rapport à l'orientation du
gradin et des charges a une influence à la fois sur la portée et sur les formes
d'arrachement observées après tir dans les plans horizontaux (figure 12) et vertical
(figure 13).

36
Figure 12: Formes d'arrachement produites en fonction de l'orientation des plans de discontinuité dans le
massif, vue en plan (Jimeno et al. 1995) tiré de [5].

Figure 13: Formes d'arrachement produites en fonction de l'orientation des plans de discontinuité dans le
massif, vue en coupe (Wild, 1984). [5]

La présence d'une discontinuité peu remplie ou à remplissage peu résistant peut par
ailleurs causer un échappement des gaz d'explosion et perturber la mise en
mouvement de la roche abattue. Des résultats expérimentaux montrent que
l’efficacité du tir est plus influencée par les discontinuités structurales que par les
propriétés de l’explosif, [Ash (1973)].
La distance entre les discontinuités a également une grande influence sur l’efficacité
d’un tir. Les discontinuités engendrent la réflexion des ondes de contraintes qui
agissent conjointement avec celles crées par la charge. Ceci entraîne la
concentration des contraintes et par conséquent une meilleure fragmentation dans la
zone, par contre, la zone qui se trouve de l’autre cote de la discontinuité tend à être
moins fragmentée. [Fourney et al (1982)].
Lorsque les discontinuités sont ouvertes, les gaz générés par l’explosion s’échappent
par celle-ci. Cela s’accompagne d’un abaissement rapide de la pression de sorte que
l’énergie de gaz perde son efficacité. Cependant, une mauvaise fragmentation et un
médiocre déplacement du tas en résultent. [6]
Donc, on peut dire que les discontinuités dans le massif rocheux ont une grande
influence sur les travaux miniers, surtout, sur le travail de l’explosif pendant les

37
travaux d’abattage des roches. Comme, la consommation spécifique d’explosif est
l’un des principaux paramètres des travaux d’abattage des roches.
2.2.2 Les Paramètres Contrôlables
2.2.2.1 Les Paramètres liés aux Trous
2.2.2.1.1 Qualité de la Foration
Le résultat du tir dépend en grande partie de la qualité des trous et donc de
l’exécution, de la géométrie et des caractéristiques des forages destinés à être
chargés. Une mauvaise qualité de forage se traduit le plus souvent par des déviations
non directement visibles, cette dernière peut conduire à des conséquences parfois
considérables. Les causes sont multiples et résultent souvent d’erreur d’appréciation
ou de défaut de mise en œuvre.
2.2.2.1.2 Les Positionnement des Trous par rapport au Front d’Abattage
Lorsque le front de taille présente de fortes irrégularités telles que celles
représentées ci-dessous, il est indispensable d’établir un profil assez précis de celui-
ci. En effet un mesureur approximatif par rapport au sommet apparent du gradin
conduit à surévaluer la banquette dans le cas de gauche et à la sous-évaluation dans
le cas de droite, (figure 14) : On risque des projections verticales importantes dans le
premier cas ou horizontales dans le deuxième.

Figure 14: Effet de positionnement des trous par rapport au front d’abattage. [6]

2.2.2.1.3 Les Déviations de Forage


La déviation de trou survient lorsque la trajectoire du trou prend une direction autre
que celle choisie ou planifiée. Donc une mauvaise qualité de forage se traduit le plus
souvent par des déviations en plan ou en profondeur avec conséquences parfois
énormes et indésirables : projection des roches, production des gros blocs, vibration
etc.
Les causes des déviations des trous de mine sont multiples on peut les résumés
comme suivant :
1. Causes relatifs à l’outil de forage :

38
 Diamètre de la tige et le taillant ;
 Qualité de la matière de fabrication ;
 ode de forage (Marteau hors de trou ou font de trou) ;
 Positionnement de la machine de forage par rapport au front.
2. Causes relatifs aux massifs :
 Présence d’un plan de fissuration important ;
 Intercalation de couche suivant le sens de forage ;
 Failles diaclase et remplissage ;
 Nature de la roche ;

Figure 15: Déviation due aux discontinuités [6]

3. Causes relatifs à l’opérationnel ;


 Changement du point de forage par l’appui de la glissière ;
 Implantation sur un remblai mouvant ;
On admet généralement qu’une déviation de l’ordre de 2 à 3 % est tolérable. Il n’est
cependant pas exceptionnel de voir sur chantier des déviations de 5 à 10 % ; voire
même plus.
Les trous sont déviés lors de l’implantation, et/ou lors de l’exécution de leur forage.
Ces déviations conduisent à un élargissement, un écartement ou un rétrécissement
de la maille de tir par rapport à sa valeur donnée lors de la conception du tir. Ce qui
aura pour conséquence une sous-estimation ou une surestimation de la charge
spécifique d’explosif qui joue un rôle important dans la fragmentation des roches et
dans la prédiction de la granulométrie (Figure 16) [6]

39
Figure 16: Conséquences de déviation des forages. [6]

2.2.2.1.4 Diamètre du Trou


Il dépend du degré de fragmentation ciblée de la roche et du type de réalisation
d’excavation.
Les trous à large diamètre donnent une meilleure économie de forage mais induit
ultérieurement des coûts additionnels. Un diamètre de charge plus grand a pour
conséquence une vitesse de détonation plus élevée et donc plus stable. Ceci favorise
un rendement meilleur de l'énergie qui aide à la fragmentation du massif. Cependant,
cela peut conduire aussi à une distribution moins efficace de la charge, due à une
longueur de bourrage assez importante (Figure 17).
En outre, dans le cas où le massif est assez fracturé, une grande maille, conséquence
d'un diamètre plus grand, n'arrivera pas à effectuer la fragmentation désirée, dans ce
cas un diamètre de foration réduit permet une meilleure répartition de l'énergie
explosive fournie au sein du massif, et permet de déjouer les difficultés techniques
posées par des réseaux de discontinuités resserrés. D’autre part, le diamètre des
charges explosives influence leur vitesse de détonation; notamment, les
performances en détonation du nitrate-fuel diminuent significativement pour les
diamètres inférieurs à 40 mm [7]

Figure 17: Effet de l’augmentation du diamètre sur la banquette. [8]

La figure ci-dessous présente un abaque qui permet d'évaluer la zone favorable entre
le diamètre de foration des trous de mines et la hauteur du front à abattre. Par

40
exemple on observe que pour une hauteur de front d'abattage de 15m, le diamètre
qui fournit les meilleurs résultats économiques est de 102mm.

Figure 18: Adéquation diamètre du trou – hauteur du gradin. [6]

2.2.2.1.5 L’Inclinaison du Trou


Le forage incliné améliore la qualité de la fragmentation, et donne un déplacement et
un gonflement du tas à charger, il nécessite moins de longueur de sous-forage et une
meilleure utilisation de l'énergie explosive, abaisse les niveaux de vibration et diminue
le risque d'apparence des pieds du gradin. (Gimeno et Al 1995)
L’abattage par trous inclinés contribue à l’amélioration de la sécurité du travail tout
en assurant des résultats stables et désirables dans le cadre d’une granulométrie
planifiée. Dans les trous verticaux, la majorité de l’énergie dans la partie inférieure du
trou est transmise à la roche sous forme d’onde de choc sans fragmenter la roche.
L’angle de fragmentation le plus favorable au bas du trou est de 45° mais pour des
raisons pratiques il est pris entre 70° et l’horizontale. [6]

41
Figure 19: Comparaison schématique de l’action probable des forces dans le pied d’un minage profond en
vertical et avec inclinaison. [6]

2.2.2.1.6 Excès de Forage (Sous Forage)


L’excès de forage est nécessaire pour fragmenter la roche au pied du gradin et pour
permettre aux équipements de chargement de suivre le niveau exigé. Une
fragmentation de qualité médiocre à ce niveau, peut conduire à des opérations très
chères. La fragmentation excessive, endommage probablement la partie inférieure,
et cela implique une réduction dans la stabilité du talus.
Un excès de forage de 0,2 à 0,3 fois la distance entre les trous est adéquat pour
assurer le creusement efficace à niveau du pied de gradin. [6]
2.2.2.1.7 Longueur du Trou
Elle dépend essentiellement de la hauteur du gradin qui est un paramètre très
important dans l’exploitation à ciel ouvert : le choix de la hauteur du gradin dépend
des propriétés des roches, de la méthode d’exploitation, des équipements
d’extraction et en même temps elle doit assurer la production annuelle planifiée de la
carrière tout en assurant la sécurité du travail.
La longueur du trou dépend aussi de l’inclinaison du trou et de la longueur d’excès de
forage.
L’augmentation de la hauteur du gradin entraîne une réduction du taux de hors
gabarits, par l’effet de la chute libre des blocs. [6]
2.2.2.2 Les Paramètres liés au Bourrage
2.2.2.2.1 La Hauteur de Bourrage
Le bourrage a pour objectif de diminuer les projections et d’améliorer l’effet de gaz
des explosifs, il doit être suffisant pour éviter le travail "en cratère" de la dernière
charge. En général, il dépend de la banquette. Dans les trous profonds, sa longueur
doit être égale à la banquette, et il peut descendre à (0,5 de la banquette) dans les
courts trous. Dans la majorité des cas en mines et carrières à ciel ouvert, le bourrage
se dispose en fonction de fissures, de l’hétérogénéité du gradin et de l’utilisation de
gros diamètres des trous. Le bourrage intermédiaire permet dans le premier cas

42
d’obtenir un abattage sélectif, dans le second d’éviter la perte d’énergie, et dans le
troisième d’éviter une surconsommation d’explosif. [6]
2.2.2.2.2 Qualité du Matériau de Bourrage
Les tirs expérimentaux montrent que le bourrage aux gravillons (4/8) donne une
meilleure utilisation de l’énergie explosive. [6]
2.2.2.3 Les Paramètres liés au Plan de Tir
2.2.2.3.1 La Banquette (Burden)
Cette dernière représente la distance entre l'arrête supérieure du gradin et la première
rangée de trous. Dans le cas d'une seule rangée des trous d'abattage, la banquette
représente la largeur du volume à abattre par l'énergie explosive contenue dans la
rangée. Les facteurs affectant le choix de la banquette sont: Le diamètre, la hauteur
du gradin, l'inclinaison du trou, l'explosivité de la roche et la fragmentation prévue.
2.2.2.3.2 L’Espacement (Spacing)
On entend par Espacement, la distance qui sépare deux trous voisins. En général un
espacement égal à 1,25 fois la banquette donne de bons résultats. Une bonne
fragmentation peut être obtenue en variant l'espacement entre (0,8 et 1,5) fois la
banquette sans pour autant augmenter l'énergie de la charge spécifique.
2.2.2.3.3 Les Rapport de Maille
C’est le rapport entre l’espacement et la banquette, généralement est appelé E/B.
Langefors et Kihlström conseillent de le prendre compris entre 1 et 1.5. Ce rapport
influence la fragmentation obtenue : un E/B proche de 1 va avoir tendance à produire
des blocs, tandis qu’un E/B de 1,5 fournira une fragmentation plus fine, la valeur de
1,25 va engendrer une fragmentation régulière.
Des chercheurs ont introduit une part de dynamique pour tenter de justifier l’effet du
ratio E/B sur la fragmentation. La distance entre les trous d’une même rangée et la
distance entre deux rangées va conditionner la densité de fragmentation due à l’onde
de choc, ainsi que la mise en mouvement du massif, sa facilité le dégagement et sa
vitesse, comme illustré sur la figure20. Le rapport E/B suggère en quelque sorte une
zone d’influence de chaque trou, un travail judicieux sur la maille pourrait permettre
d’ajuster ces paramètres. [5]

Figure 20: Dynamique de l’abattage. [5]

43
Il faut faire la distinction entre le rapport E/B « géométrique », implanté en surface, et
le rapport E/B « dynamique », réalisé via la séquence d’amorçage. C’est ce rapport
E/B dynamique qui est a priori effectif dans l’abattage.
L’approche en termes de ratio espacement sur banquette s’appuie sur des
observations expérimentales. Elle est parfois critiquée et délaissée en faveur d’une
approche plus fondée sur l’énergie disponible en fonction du volume à abattre par
trou. [5]
2.2.2.3.4 Présence de Faces libre (Free Face)
Lorsque l'onde de choc rencontre une discontinuité, elle se divise en une onde
transmise et une onde réfléchie. La répartition entre l'énergie transmise et l'énergie
réfléchie dépend du rapport des impédances des matériaux d'une part et d'autre part
de la discontinuité.
Dans le cas de l'interface roche/air, la réflexion est presque totale (BLANCHIER et AL,
1988).
L'onde de compression se réfléchi alors en une onde de traction qui est responsable
de la formation d'une fissuration parallèle au plan d’onde. Ce phénomène bien connu
est appelé
« Ecaillage ».

2.2.2.3.5 Taille et Configuration du Tir


Les lignes de tir sont classiquement disposées en configuration parallèle ou en
quinconce comme illustré sur la figure

Figure 21: Principaux types de mailles utilisées pour les tirs en ciel ouvert. [9]

2.2.2.4 Paramètres liés à l’Explosif


2.2.2.4.1 La Consommation Spécifique (Powder Factor)
La consommation spécifique se définie comme la quantité d’explosif nécessaire
pour fragmenter 1m3 de roche, elle est donc donnée en kg/m3.
C’est un paramètre à adapter au massif rocheux à abattre et liée à la banquette
comme le montre la figure22.

44
Figure 22: La consommation spécifique q en fonction de la banquette B. [7]

Cette figure nous donne la consommation spécifique q en fonction de la banquette


On constate que la consommation diminue de 1.05 (Kg/m3) jusqu'à 0.4 (kg/m3) pour
des banquettes allant de 0.1 à 1m et reste quasiment stable pour les banquettes de 1
à 10m avec une consommation de 0.4 kg/m3.
Pour les banquettes qui dépassent 10 m la consommation augmente
progressivement jusqu'à ce qu’elle arrive à une consommation de 0.6 kg/ m3.
La consommation spécifique varie aussi selon les caractéristiques physico-
chimiques du massif rocheux à abattre tel la montre le tableau suivant.

45
Tableau 1.3 : La consommation spécifique de quelques roches : [10]

2.2.2.4.2 La Séquence et le Système d’Amorçage


L'utilisation de retards entre trous et lignes permet l'abattage successif des portions
d'un plan de tir. La roche abattue par les premiers trous doit déjà avoir amorcé son
mouvement lorsque les trous à sa proximité immédiate détonent, pour favoriser la
qualité du tir et du tas abattu. D'autre part, l'introduction de retards à l'amorçage est
un impératif environnemental incontournable, puisque les vibrations produites en
champ lointain par des charges détonant dans une même plage de temps sont
cumulatives. [2012]
Au lieu de tirer toutes les mines en même temps (figure 23 -a), ce qui n’offre à
chacune d’elles qu’une surface de dégagement réduite, on décale dans le temps leur
départ pour que chaque mine bénéficie de la surface libre créée par la précédente
(figure 23-b). [11]

46
Figure 23: surface libre dans le cas d’un tir instantané et décalé. [11]

 Dans le cas d’un tir instantané :


La surface libre est limitée au plan parallèle au front de taille et à celui parallèle au
carreau de mine, Donc cette surface n’est pas optimale.
 Dans le cas d’un tir à retard :
La surface libre inclut le plan parallèle et perpendiculaire au front de taille délimité par
chaque charge. Dans ce cas la surface est optimale et Le rendement d’un tir est
étroitement lié à l’existence et à l’importance des surfaces libre ou surfaces de
dégagement.
2.2.2.4.3 Initiation de Charge d’Explosif
Les schémas du tir se diffèrent principalement par l’initiation successive des charges
(Du bas vers le haut ou du haut vers le bas).
Le schéma du retard à partir du bas (figure 24) est plus efficace car il augmente
l’effet du tir de la charge dans le massif dans une large mesure et permet de traiter le
pied du gradin. Cette influence est montrée par la figure 24.
a) du haut vers le bas (amorçage hors de trou) ;
b) du bas vers le haut (amorçage fond de trou).

Figure 24: Variation de l'état de contrainte du massif en fonction de la direction de l'initiation des charges. [11]

2.2.2.4.4 Influence de la Construction de Charges sur la Qualité de la fragmentation


des Roches
Le degré de fragmentations peut être réglé par le changement de la construction de
la charge à l’intérieur du trou. Au cours du tir d’un mètre de trou et avec la même
consommation spécifique, la charge discontinue provoque l’amélioration de la
fragmentation en comparaison avec la charge continue suite à l’augmentation de la
zone de fragmentation réglée.
D’habitude le tir avec une charge continue est caractérisé par la fragmentation
irrégulière du massif abattu puisqu’une charge continue fait son travail uniquement
aux limites de la zone de fragmentation réglée. Par contre dans la partie supérieure
où l’on dispose du bourrage, on obtient souvent des morceaux hors gabarits de

47
différentes dimensions. Donc des charges discontinues sont souvent utilisées pour
l’amélioration de la fragmentation et la démission des blocs hors gabarits.
La figure 25 montre les zones de fragmentation réglée pour le cas des charges
continues et discontinues

Figure 25: les zones de fragmentation réglées pour le cas des charges continues et discontinues. [11]

La charge discontinue est rationnelle dans le cas où la longueur du trou, lors des
charges continues, n’est pas entièrement utilisée. Dans les roches hétérogènes il est
rationnel de repartir la charge en la disposant dans les parties du massif.
En qualité de matériaux de bourrage on utilise la roche, l’eau ou le vide. Selon les
données de certains chercheurs, la répartition des charges dans les trous au moyen
du vide conditionne l’amélioration de la fragmentation de la roche comme la montre
la figure ci-dessus.
Les intervalles vides dans les trous changent le caractère de l’action de l’explosif.
Pendant le tir d’une charge continue sans intervalle vide il se produit un broyage de la
roche dans la zone de fragmentation réglée suite à la haute pression des gaz formés
par les produits explosif et l’expansion des ondes de contraintes avec une grande
amplitude. Quant à la zone de fragmentation non réglée, il se transmet relativement
moins de quantité d’énergie ce qui rend la fragmentation moins intensive dans cette
zone.
En créant des intervalles vides, on peut réduire :
 La densité de l’explosif dans les trous et la pression du tir sur les limites des
charges
 Réduire le sur broyages de la roche à proximité de la charge et augmenté le
temps de l’action active du tir sur le milieu. Les gaz du tir de la partie
supérieure compriment les gaz formés par les produits de la partie inférieure
en augmentant, de cette manière, le temps de l’action du tir sur le massif.
2.2.2.4.5 Les Choix du Type d’Explosif
Un explosif est une substance ou un mélange capable de produire une explosion par
réaction ou décomposition chimique. Une explosion est une transformation rapide
d’un système matériel, libérant en un temps court une importante quantité de gaz [6].
Le transport, le stockage et la Gestion des explosifs demandent plus de complexité

48
vu que leurs risques de contamination et d’explosion sont importants, généralement
dans les mines, ces tâches sont sous-traitées par les fabricants de ces explosifs.
Dans beaucoup de Mines, le choix du type d’explosif demande une attention
particulière, et dépend en grande partie des réalités du massif rocheux (mécanique,
hydrogéologique, géologique, etc.), des exigences en termes de protection de
l’environnement sur les plans international et local, des objectifs de production de
l’entreprise minière en question, des conditions climatiques, etc.
Concernant le massif rocheux, Les roches dures peu fracturées nécessitent des
explosifs ayant de forte densité et des vitesses de détonation élevées. Un explosif de
forte brisance est indispensable pour créer de nouvelles surfaces pendant la
fragmentation. Par contre dans les massifs fracturés, où les blocs du tas abattu sont
délimités en grande partie par des discontinuités préexistantes (peu de création de
nouvelles surfaces pendant l’abattage), un explosif de faible densité ayant une
vitesse de détonation moins importante serait plus efficace. [6]
2.2.2.4.6 La Déflagration et la Détonation
2.2.2.4.6.1La Déflagration
La déflagration est une combustion explosive se propageant par conductivité
thermique. En brûlant, une particule de substance explosive échauffe les particules
voisines. Une fois la température d’auto inflammation atteinte, ces particules brûlent
à leur tour et échauffent d’autres particules. Les vitesses de propagation de la
déflagration s'établissent de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres
par seconde. Les vitesses dépendent de nombreux facteurs comme la nature de la
substance, le mode d’amorçage, le confinement, les conditions ambiantes, etc. Les
substances explosives solides dont le régime normal de décomposition est la
déflagration sont appelées des poudres. Elles sont très utilisées sous forme de
propergol liquide pour la propulsion des fusées ou de poudre dans les armes à feu à
usage militaire ou civil. Le seul explosif industriel autorisé pour le traitement des
roches est la poudre noire comprimée. [6]
2.2.2.4.6.2La Détonation
La détonation est une réaction chimique extrêmement rapide, exothermique et auto
entretenue. Cette réaction s’accompagne d’un dégagement en un temps très court
d’un grand volume de gaz chaud couplé à une onde de choc (discontinuité brusque
de pression). C’est cette onde de choc qui assure la propagation de la réaction
chimique par effet "points chauds" [4].
Les vitesses de détonation vont de 2000 à 6000 m/s, et varient selon la nature de la
substance et les conditions de mise en œuvre. Une substance explosive dont le
régime normal de décomposition est la détonation est appelée: explosif. On dit que
l’explosif est brisant lorsque l’effet de l’onde de choc est prépondérant. On parle
d’explosif poussant (ou lent), lorsque l’effet de la détente des gaz est prépondérant.
[6]
2.2.2.4.7 Les Trous de Pré-découpage (Presplits) et de Buffer ( ou Trous Tampons)
Les trous de pré-découpage et des buffers jouent un rôle très important dans le

49
processus de forage et tir, ils permettent de protéger les murs finals de la fosse enfin
de garantir la sécurité des travailleurs au fur et à mesure qu’on descend en
profondeur. La disposition des trous de pré-découpage et des buffers est spéciale et
est différente de celle des trous de production. Les trous de pré-découpage jouent un
rôle très important en ce qui concerne la stabilité, ils permettent de conserver et de
protéger la forme des murs, leurs inclinaisons correspondent à celles des talus des
gradins, leur diamètre est généralement plus petit par rapport ceux des trous de
Buffer et de Productions , ils sont utilisés pour atténuer les effets du blast sur les
murs, les explosifs utilisés pour les trous de pré-découpage ont une plus grande
vitesse de détonation (allant jusqu’à 7200m/s) et sont très souvent en cartouche .
Pendant l’explosion, les trous de pré-découpage sont les premiers qui détonnent afin
de créer un vide qui sépare le bloc à fragmenter et les murs et atténue les ondes de
l’explosion. Et les trous de Buffer 1 sont très souvent ouverts sans bourrage et avec
moins d’explosif par rapport aux autres trous (Buffer 2 et Productions), leur rôle est
de limiter la propagation des ondes de chocs causées par l’explosion des trous de
Buffer 2, et d’achever la fragmentation du reste des matériaux dont les rayons
d’explosion de trous de Buffer 2 et ceux de Pré-découpage n’ont pas pu atteindre.

Figure 26: La disposition des trous de Pré-découpage avec les trous de Buffers et de Production [12]

2.2.2.4.8 Assurance Qualité, Contrôle Qualité


Le système Assurance Qualité, Contrôle Qualité (QA/QC), est largement utilisé dans
le monde des industries et ce depuis quelques années maintenant et a montré son
efficacité en ce qui concerne l’amélioration de la qualité des biens et services
fournies par les entreprises enfin de satisfaire les clients. Cet objectif est le même
pour les entreprises, toutefois, les exigences de la part des institutions portent
exclusivement sur le résultat des programmes QA/QC, en laissant totalement libre
leur nature, qui ne fait l’objet d’aucune standardisation.
L'assurance qualité (AQ) et le contrôle qualité (CQ) sont les deux principales
composantes de tout système de gestion de la qualité. Selon la définition de l'ISO

50
(Organisation Internationale pour la Standardisation), l'AQ est "l'ensemble de toutes
les actions planifiées et systématiques nécessaires pour fournir une confiance
suffisante qu'un produit, un processus ou un service satisfera aux exigences de
qualité données", et le CQ fait référence au "système d'activités pour vérifier si la
qualité les activités de contrôle sont efficaces. Alors que l'AQ traite de la prévention
des problèmes, le CQ vise à les détecter, au cas où ils se produiraient. (Armando Simón
et Greg Gosson - septembre 2007)

Dans l’industrie minière, concrètement, les procédures de contrôle de la qualité


géologique visent à surveiller la précision et l'exactitude des données d'analyse, ainsi
que la contamination éventuelle de l'échantillon pendant la préparation et l'analyse.
Mais en ce qui concerne les travaux de forage et tir, ces procédures visent à assurer
la qualité des trous pendant et après leur foration, identifier les trous manquants et
les profondeurs inexactes, à partir de leur suivi sur le terrain puis apporter des
solutions correctives adéquates, assurer le forage complet à temps comme prévu
avec une bonne qualité de forage, assurer le chargement des trous forés en fonction
des quantités planifiées explosif, etc.

2.3 LA PLANIFICATION MINIÈRE


La planification minière consiste à planifier les activités des opérations minières
dans le temps et dans l’espace de façon efficace et efficiente (il s’agit des travaux de
forage et tir, des travaux de chargement et de transport, des travaux de maintenance,
etc.). C’est une étape très délicate d’un projet minier car mal élaborée, elle peut
mettre fin à l’exploitation d’un gisement potentiel qui est à la fois économiquement,
politiquement et techniquement exploitable et de façon sécuriser. Dans la plupart
des cas, la planification minière se classe en trois grande catégories avec une
période bien définie pour chacune d’elles. Ainsi, nous avons : la planification à long
terme, la planification à moyen terme et la planification à court terme.
Autrement dit, l’élément principal à considérer en planification est le niveau de détails
qui rendra le plan pertinent. Habituellement, plus les décisions s’étalent sur une
longue période de temps, moins les détails du quotidien possèdent un impact sur le
résultat final. Ainsi, il existe différents niveaux décisionnels : stratégique, tactique et
opérationnel. Le niveau stratégique concerne les décisions qui sont engagées pour
une longue période de temps et qui orientent le projet en général. Le niveau tactique
concerne les décisions de gestion générale ayant un impact à moyen terme.
Finalement, le niveau opérationnel représente les décisions du quotidien. [13]
2.3.1 La Planification à Long Terme : Niveau Stratégique
La planification à long terme ou niveau stratégique est très complexe et demande
une ingénierie de haut niveau, son niveau de vision s’étale à des années sinon même
toute la durée de vie du projet.
La planification à long terme, relevant du niveau stratégique, a pour but de
positionner une entreprise ou un projet avec son environnement. Les hauts dirigeants
sont ceux qui prennent ce type de décisions occasionnelles, durables et difficilement
réversibles. L’intérêt principal pour ce niveau de décision est d’obtenir une vue

51
d’assemble sur les années à venir pour orienter les niveaux de décisions inférieurs.
Dans le cas des mines à ciel ouvert, on tente de tracer le profil final de la mine et
d’établir une séquence annuelle pour l’extraction des blocs, sans traiter des
opérations particulières. Le profil et la séquence permettent, entres autres, d’établir
les besoins en équipements et de planifier l’installation de l’infrastructure. [13]
2.3.2 La Planification à Court Terme : Niveau Opérationnel
Au niveau opérationnel, les décisions sont prises pour un horizon à court terme. C’est
l’utilisation des ressources qui est l’élément le plus important de ce niveau
décisionnel, rendant ces décisions fréquentes, flexibles et brèves. On y traite des
opérations rencontrées durant un quart de travail, où on tente de minimiser l’écart
entre la production ciblée par la planification à moyen terme et celle qui sera établie
par le plan de production journalier. Pour les mines à ciel ouvert, ce niveau représente
la gestion au quotidien des ressources d’extraction et le respect des cibles de
mélange et de production. [13]
La planification à court terme se focalise généralement sur la planification des
activités journalières de la semaine ou du mois.
2.3.3 La Planification à Moyen Terme : Niveau Tactique
À moyen terme, c’est la gestion des ressources de façon plus globale qui importe. Ce
type de décisions est faiblement réversible et à un impact certain sur le projet.
L’embauche d’employés et l’achat de nouveaux équipements sont des exemples de
décisions qui relèvent du niveau tactique. Pour un projet de mine à ciel ouvert, ce
niveau décisionnel représente une zone grise, pour laquelle la planification peut se
révéler être très bénéfique ou, au contraire, plutôt risquée, étant donné le compromis
entre le niveau de détails et l’étendu des décisions sur une longue période de temps.
En effet, si on établit une séquence d’actions très détaillée, il est peu probable que
l’horaire soit respecté et que la solution obtenue représente une aide à la décision
efficace. On doit gérer l’organisation des équipements, tout en précisant la séquence
d’extraction des blocs de la mine. Plus spécifiquement, la séquence d’activités
commence avec les équipes de forage et de dynamitage, qui préparent les blocs pour
l’extraction, qui sera exécutée par les pelles et les camions. Chacune de ces activités
impliquent des déplacements d’équipements et d’employés. Les équipements
doivent donc être disponibles et être utilisés de façon à respecter leur capacité
respective. De plus, les blocs à traiter doivent être accessibles, ces derniers
dépendant physiquement des blocs qui les entourent. L’extraction du minerai doit
respecter des contraintes de mélange où des bornes inférieure et supérieure sont
établies pour chacune des différentes caractéristiques du minerai. Toutes ces
contraintes doivent être respectées, le tout dans l’objectif de minimiser les coûts
d’opération sur une période de quelques mois. Si on s’intéresse à la structure du
problème, on retrouvera le séquençage des blocs sur des longues périodes de temps,
mais surtout l’organisation des ressources à chacune de ces périodes. Ce niveau
décisionnel vient préciser les cibles de production, mais vérifie aussi la faisabilité de
la planification à long terme. C’est à ce niveau qu’on doit préciser le moment auquel
chacun des blocs est extrait, combien de ressources seront utilisées et si les critères

52
de production sont réalistes. [13]
La Planification à moyen terme concerne généralement la planification des activités
sur une période 3 à 6 mois.

2.4 LE CHARGEMENT ET TRANSPORT


2.4.1 Calcul de Rendement des équipements de chargement et de Transport
2.4.1.1 Les Excavatrices
Le rendement postier (Rch) de la machine est le rendement par poste de travail.

3600*Eg*Tp*Ku*γ*Kr
Rch = (𝑡 /𝑝 𝑜 𝑠 𝑡 𝑒 )
Tc*Kf
Avec :

𝐸 𝑔 : Capacité du godet en m3 ;

𝑇 𝑝 : Durée d’un poste en heure ;

𝑘 𝑢 : Coefficient d’utilisation de l’excavatrice durant le poste, (il varie de 0.6 à 0.8) ;

𝑘 𝑟 : 𝑐 𝑜 𝑒 𝑓 𝑓 𝑖 𝑐 𝑖 𝑒 𝑛 𝑡 𝑑 𝑒 𝑟 𝑒 𝑚 𝑝 𝑙 𝑖 ç𝑎 𝑔 𝑒 du godet ;

𝑘 𝑓 : Coefficient de foisonnement des roches ;

𝛾 : Masse volumique, 𝛾 ;

𝑇 𝑐 : Le temps d’un cycle de l’excavatrice est comme suit :

𝑻 𝒄 =𝑻 𝒓 𝒆 𝒎 +𝑻 m+𝑻 𝒅 𝒆 𝒄 𝒉 +𝑻 𝒓

Avec :

Trem : 𝑡 𝑒 𝑚 𝑝 𝑠 𝑑 𝑒 𝑟 𝑒 𝑚 𝑝 𝑙 𝑖 𝑠 𝑠 𝑎 𝑔 𝑒 𝑑 𝑢 𝑔 𝑜 𝑑 𝑒 𝑡

Tm : 𝑡 𝑒 𝑚 𝑝 𝑠 𝑑 𝑒 manouvre du godet ;

Tdech : 𝑡 𝑒 𝑚 𝑝 𝑠 𝑑 𝑒 𝑑 𝑒 𝑐 ℎ𝑎 𝑟 𝑔 𝑒 𝑚 𝑒 𝑛 𝑡 𝑑 𝑎 𝑛 𝑠 𝑙 𝑒 𝑐 𝑎 𝑚 𝑖 𝑜 𝑛 ;

T𝑟 : 𝑡 𝑒 𝑚 𝑝 𝑠 𝑟 𝑒 𝑡 𝑜 𝑢 𝑟 𝑎 𝑝 𝑜 𝑠 𝑖 𝑡 𝑖 𝑜 𝑛 𝑖 𝑛 𝑖 𝑡 𝑖 𝑎 𝑙 𝑒 .

2.4.1.2 Les Camions

3600*Ec*Tp*Ku*γ*Kr
Rc = (𝑡 /𝑝 𝑜 𝑠 𝑡 𝑒 )
Tc*Kf
Avec :

𝑇 𝑝 : Durée d’un poste,

53
𝐸 c : Capacité de la benne du camion,

𝐾 u : Coefficient d’utilisation du camion ;

𝐾 𝑟 : Coefficient de remplissage de la benne du camion ;

𝐾 𝑓 : Coefficient de foisonnement ;

𝑇 c : Temps de cycle du camion,

2.4.1.3 Le Temps de Cycle de Camions


Le temps de cycle des camions est déterminé de la manière suivante :
Tc = tch + tpar + tdéch + tret + tma + tat
Avec:
tch: temps de chargement,
tpar: temps de parcours,
tdéch: temps de déchargement
tret: temps de retour,
tma : temps de manœuvre
tat: temps d’attente
2.4.1.4 Le Nombre de Godet pour remplir la benne du Camion
2.4.1.4.1 Selon la Capacité de Chargement
Il se détermine par la formule suivante :

Ng = kr(𝑏 )∗𝑉 𝑏 𝑘 𝑟 (𝑔 )∗𝐸

Avec : Ng : Nombre de Godet


Kr(b) : coefficient de remplissage de la benne, kr(b) = (0,9÷1,25) ;
Vb : volume géométrique de la benne
Kr(g) : coefficient de remplissage du godet,
E : capacité du godet,
2.4.1.4.2 Selon la Capacité de la Benne
Ng = 𝑉 𝑢 𝑡 ∗𝑘 𝑓 𝐸 ∗Kr(b)∗𝛾

Avec: Vut: capacité nominale de la benne du camion (charge utile),


Kf : coefficient de foisonnement,
γ : Poids volumique,
Kr(b) : coefficient de remplissage du godet

54
2.4.1.5 Calcul de la production théorique pour les Camions: (Pth)
Elle se détermine par l’expression :
Pth = N*B
N : Nombre de cycle ou rotation total dans 1 heure (=60/temps du cycle total)
B : Volume de la benne ou charge utile,
2.4.1.6 Le coefficient de remplissage du godet
Pour les roches fragmentées à l’explosif avec fragmentation moyenne et aptitude au
cavage difficile, la valeur du coefficient de remplissage est comprise entre 0,75÷0,9.
[14]
2.4.1.7 Calcul de la production théorique pour les Excavatrices (Pth)
Elle est définie par la géométrie du gisement et la nature des matériaux.
Pth = N*G, (m3/heure)
N : nombre de cycle de base par heure
G : volume chargé, transporté ou déplacé en m3,
2.4.1.8 Calcul de la production instantanée :
C’est la production théorique corrigée par des facteurs dépendant de la nature du
travail. Elle est calculée par la formule suivante :
Pinst = Pth*Kr*C*D, (m3/h) Avec :
Pinst: production instantanée
Pth: production théorique
Kr : le coefficient de remplissage du godet,
C : Facteur de conduite
D : Facteur de temps de travail

Le tableau 1.4 ci-après intègre les conditions de chantier et la disponibilité du


conducteur, D.

Tableau 1.4: Conditions de travail et disponibilité du conducteur. [14]

Le paramètre C qui définit le facteur de conduite selon l’expérience du chauffeur est

55
illustré dans le tableau 1.5.

Tableau 1.5: Facteur de conduite selon l’expérience du conducteur. [14]

3 CADRE ANALYTIQUE DE LA RECHERCHE


3.1 LE FORAGE ET TIR
3.1.1 Présentation des Blocs à Etudier
Notre étude sera basée sur cinq (05) blocs nommés comme suite:

 Bloc C : GAW_90RL_01C (minéralisé)

 Bloc D : GAW_90RL_01D (minéralisé)

 Bloc C&D_TRIM : GAW_90RL_01C_&_D_Trim (minéralisé)

 Bloc RP504 : GAW_90RL_RP504

 Bloc C : GAW_90_01G (minéralisé)

56
Figure 27: Présentation des différents blocs

Tous ces blocs sont au niveau 90RL (90 m au-dessus du niveau de la mer) de la
fosse. Pendant les collectes de données sur le terrain des différents blocs on a fait
des remarques suivantes:

 La préparation des blocs était souvent négligée;

 Il y’avait de l’eau en quantité considérable dans certains blocs vers le Sud


de la fosse, notamment les blocs : « C », « D », « C&D_TRIM » et « RP504 » ;

 Par faute de bien pomper ces eaux, certains trous n’ont pas été foré et
d’autres se sont effondrés ;

 Le déplacement de beaucoup d’étiquette ou piquets après leurs


implantations, dû aux mouvements sur les blocs, cela causera
l’élargissement ou le rétrécissement de la maille planifiée;

 Les Contrôles de la Qualité et de l’Assurances (QA/QC), mal fait et négligé


par la majorité des équipes de shift,

 Une augmentation considérable des quantités d’explosifs chargées par


rapport à celles planifiées due à la non-considération du plan de
chargement préalablement établi ;

 Une manque d’expérience chez la majorité des opérateurs de machine de


forage et aussi chez la majorité du personnel de l’équipe de QA/QC;

 Etc.

57
Tous ces constats, ont un impact considérable sur la qualité de la fragmentation, ils
favorisent beaucoup l’allongement ou le rétrécissement de la maille, le non-respect
de la marge de tolérance (inférieure à 0.2) de la différence entre les profondeurs
planifiées et celles mesurées des trous, l’augmentation du taux de réforation de
plusieurs trous, la perte des étiquettes ou des piquets, l’effondrement et la perte de
certains trous, etc. Donc il y’aura par conséquence l’endommagement des murs, la
création des blocs hors gabarie, des bosses, la sur-fragmentation dans beaucoup de
zone, des roches volantes, l’augmentation des temps de chargement des
excavatrices et le temps de cycle des camions, l’augmentation des taux de perte et
de dilutions dont les marges sont respectivement 3% et 10%, l’amortissement rapide
des équipements de la production et par la suite l’augmentation des couts de
concassage et traitement et le couts global de la production. Les informations
concernant les caractéristiques individuelles de ces blocs sont représentées dans le
tableau ci-dessous:
INFORMATIONS SUR LES BLOCS
Production Baffer GWS_90RL_01C GWS_90RL_01D GWS_90RL_01C_&_D_Trim GAW_90RL_RP504 GWS_90_01G
Nombre de Trous de
Production 47 161 78 63 298
Le Métrage des Trous de
Production (M) 568.895 1,956.263 901.435 384.28 3,494.339
Nombre de Trous Buffer 1 7 15 25 25 14
Nombre de Trous Buffer 2 5 10 19 17 11
Le Métrage des Trous de
Buffer (M) 124.401 253.917 470.389 161.4 289.95
Le Volume du Bloc (Bcm) 9,706.144 30,942.52 19,205.536 7,639.52 52,980.046
Quantité de Rioflex Planifie
(Kg) 7,791.65 23,332.12 13,647.97 4,312.05 45,477.43
Nombre de Booster 59 186 122 105 323
Nombre de Détonateur 59 186 122 105 323
Nombre Total de Trous 59 186 122 105 323
Tableau 1: Les informations sur les blocs

3.1.2 Les Paramètres Techniques du Plan de Tir des Blocs


Comme dans toutes les mines utilisant la méthode de forage et tir, il y’a un certain
nombre de paramètres à tenir comme pendant l’élaboration et la réalisation du plan
de tir, ces paramètres sont entre autre: le diamètre des trous, la hauteur du gradin,
l’inclinaison des trous, le surforage, la banquette, l’espacement, la colonne de charge,
la consommation spécifique, etc. les différentes valeurs de ces paramètres de

58
chacun de ces blocs sont présentées dans le tableau ci-dessous:
LES PARAMETRES TECHNIQUES DES BLOCS
1ère Ligne de
Presplit Buffer 1 Buffer 2 Production
Production
Hauteur du Gradin, (m) 10 10 10 10 10
Décalage, (m) 2.25 (Ouest), 0.5 (Est) - - -
Diamètre des Trous, (mm) 115 140 140 140 140
Banquette, (m) 0 3 3 3.5 3.5
Espacement, (m) 1.5 3.5 5 4 4
Sous-Forage, (m) 0 0 0 0 1.2
Sever Plug, (m) 0 1 1 1 1
Hauteur du Bourrage, (m) 3 (sans bourrage) 5 (sans bourrage) 5 3.5 3.5
Colonne de Charge, (m) 7 5 5 6.7 6.7
Quantité de Charge par Trou, (kg) 12.5 90 90 113.4 124
Angle (°) 90-70 90 90 90 90
Type d'Explosif Riosplit (Cartouche) Rioflex Rioflex Rioflex Rioflex
Densité de l'Explosif, (kg/m3) 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2
Tableau 2 : Les paramètres techniques du plan de tir des blocs

Note : Les caractéristiques physico-mécaniques des cotés Est et Ouest de la fosse


sont differents, voilà pourquoi les Géotechniciens après des études géotechniques
ont pris comme angles de talus :

 90° (OUEST)

 70° (EST)

Figure 28: Les angles des talus

3.1.3 Les Performance Clés des Machines de Forage


Dans le marché mondial des métaux précieux, il y’a toujours eu une forte
concurrence entre la demande et l’offre, de plus le prix d’achat de la plupart de ces
métaux varie de façon aléatoire et de ce fait, à chaque instant il faudrait profiter des
opportunités où le prix du métal est le plus rentable. L’ingénieur de forage et tir, afin
d’atteindre ses objectifs aura besoins des machines de forage de la dernière
génération tant que les conditions financières de l’Entreprise dans laquelle il travail
lui permet de s’en procurer enfin de répondre aux objectifs de forage de trous de

59
mine de façon efficace et efficiente. Dans la Mine d’Or de Gara-West, nous avons à
cette date de notre étude trois (03) machines de forage de marque différentes qui
sont :

 La PANTERA : DP1500i TIER3

 La FLEXI_ROC : D65

 Et la KOBELCO_SK220XD : DR06

Figure 29: Les machines de forage

Les informations sur ces machines sont énumérées dans le Tableau ci-dessous :

LES INFORMATIONS SUR LES MACHINES DE FORAGE


Machines PANTERA KOBELCO EPIROC
Model DP1500I SK220XDLCDR06 Flexiroc_D65
Mode de forage roto-percussion roto-percussion roto-
percussion
Marteaux hors du trou fond du trou fond du trou
Trous Production et Production Production
pré-découpage
Diamètre du taillant (mm) 115 et 140 140 140
Tableau 3: Les informations sur les machines de forage

Dans une production minière, la qualité de la fragmentation influe beaucoup sur les
autres opérations en aval de la chaine de production, ainsi pour une bonne gestion des
équipements de forage, la maintenance joue un rôle capital, elle a pour but d’assurer
leur suivi, de planifier et gérer leur entretien pour toujours fournir une bonne disponibilité
afin d’ajuster leur durée de vie. La Disponibilité des équipements fait partir des trois (03)
indicateurs clés de performance des équipements, les deux autres sont l’Utilisation et la
Productivité. Afin de comprendre d’avantage ces indicateurs clés, nous nous sommes
focalisés sur les plans de quatre (04) semaines : les Semaines 43, 44, 45 et 46 de
l’année 2022. Pour l’élaboration du plan de chaque semaine, on s’est référé sur les
informations issues de la semaine précédente, les réconciliations de ces quatre (04)
semaines sont détaillées dans les tableaux ci-dessous :

60
SEMAINE_43 SEMAINE_44
Type d'Equipement DP1500I DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc
Jours 0.5 6.5 7 7 7 7 7
Nombre d'Equipement 1 1 1 1 1 1 1
Nombre espéré 1 1 1 1 1 1 1
Jours de Travail 0 4 2 5 4 4 4
Disponibilité % 80% 80% 85% 74% 80% 85% 70%
Temps de Disponibilité (h) 10 125 143 124 134 143 118
changement de poste/Arrêts (h) 1 10 75 6 31 44 5
temps de Tir (h) 3 3 4 3 3 4 3
Ravitaillement Gasoil (h) 0 6 7 7 7 7 7
Temps Opérationnels (h) 6 105 57 109 94 89 103
Utilisation % 64% 84% 40% 88% 70% 62% 88%
Productivité m/h 19 17 16 19 17 16 19
Capacité en Métrage (m) 116 1,756 1,375 2,068 1,604 2,130 1,959
Réforation et Corrections % 2% 2% 2% 2% 2% 2% 2%
Capacité en Métrage planifié (m) 114 1,756 1,348 2,026 1,571 2,087 1,920
Métrage des Trous de Production
3,897 4,007
(m)
Métrage des Trous de Presplit (m) 1,756 1,571
Métrage Total 5,653 5,578
Tableau 4: Les Réconciliations pour les semaines 43 et 44

Note : la DP1500I, est la seule machine de forage des trous de pré-découpage, ces
derniers ont un diametre de 115mm et si il n’y a pas de trous de pré-découpage à
forer on l’utilise pour forer les autres trous. Dans le tableau ci-dessus le DP1500I_PS,
désigne que la DP1500I est planifier pour les trous de pré-découpage.
Concernant la Kobelco, cette dernière était une nouvelle machine, mais elle n’a utilisé
que 40% de sa disponibilité aucours de la Semaine43, cela était due en grande partie
au fait que :

 Le changement et le démontage des tiges de forage de la machine se font


manuellement et ceux-ci prennent du temps contrairement à ceux des
deux autres machines qui se font de facon automatique;

 Et l’operateur de la machine et ses aides foreurs était en formation.

La réforation des trous est un point très important, le repeter à plusieurs reprises
aura un impact négatif non seulement sur la qualité des trous forés (la déviation des
trous et l’augmentation de leur diamètre surtout), mais aussi sur le temps de forage
et tir d’un blocs et par consequence l’augmentation des coûts opératoires. Donc il est
impératif de respecter ces 2% comme la tolérance des taux de réforation.
SEMAINE_45 SEMAINE_46
Type d'Equipement DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc
Jours 7 7 7 7 7 7
Nombre d'Equipement 1 1 1 1 1 1
Nombre espéré 1 1 1 1 1 1
Jours de Travail 4 5 4 4 4 3
Disponibilité % 72% 85% 69% 80% 85% 70%
Temps de Disponibilité (h) 121 143 116 134 143 118
changement de poste/Arrêts (h) 15 18 18 35 24 25
temps de Tir (h) 3 4 3 3 4 3
Ravitaillement Gasoil (h) 7 7 7 7 7 7
Temps Opérationnels (h) 93 114 89 90 108 83
Utilisation % 77% 90% 77% 67% 76% 71%
Productivité m/h 17 16 19 17 16 19
Capacité en Métrage (m) 1,589 2,743 1,586 1,535 2,591 1,579

61
Réforation et Corrections % 2% 2% 2% 2% 2% 2%
Capacité en Métrage planifié (m) 1,557 2,686 1,552 1,504 2,539 1,547
Métrage des Trous de Production (m) 4,340 4,086
Métrage des Trous de Presplit (m) 1,557 1,504
Métrage Total 5,897 5,590
Tableau 5: Les Réconciliations pour les semaines 45 et 46

Note : Pour déterminer la Disponibilité, l’Utilisation et la Productivité des


équipements, il est impératif de connaitre certains paramètres qui sont :
- L’intervalle de temps d’exécution du plan : Puisqu’il s’agit des semaines,
cela équivaut à sept (07) jours ou 168 heures par semaine ;
- Le nombre d’équipement : Il nous faut connaitre le nombre
d’équipements disponibles pour pouvoir déterminer les métrages à forer
en fonction de leur capacité enfin de planifier les Blocs à fragmenter dans
la semaine ;
- Les nombres espérés : En fonction des moyens disponibles en nombre
d’équipements, en nombre de jour de travail possible dans la semaine et
en nombre d’heures de travail possible pour une journée, on se fixera des
objectifs à atteindre, en espérant avoir les nombres d’équipements
nécessaires ;
- Les temps de disponibilité : Les temps de disponibilité correspondent au
temps total retenu après que l’équipe de maintenance ait soustraire des
168 Heures de la semaine, les heures de maintenance journalière ou
maintenance préventive et les heures de service ;
- Les changements de poste, les attentes, les temps de tir et de
ravitaillement Gasoil : Encore appelés des temps morts, Ce sont des
temps, en plus des temps de l’équipe de maintenance qu’il faut soustraire
des 168 heures de la semaine, sans quoi les objectifs de la production ne
seront pas atteints ;
- Les temps opérationnels : Il s’agit de la totalité des temps restants
après avoir soustraire des 168 heures de la semaine, l’ensemble des
temps morts et les temps d’intervention de l’équipe de la maintenance ;
- Les services : Les services correspondent à l’ensemble des activités de
la maintenance, à partir desquelles l’équipe de la maintenance procède
aux changements des lubrifiants des équipements (les huiles de moteurs,
les pompes à huile, les eaux de refroidissement des moteurs, etc.) ;
- La disponibilité : Elle correspond au pourcentage (%) en temps
disponibles, après que l’équipe de maintenance ait soustraire des 168
heures de la semaine, les heures de maintenance journalière ou
maintenance préventive et les heures de service ;
- L’utilisation : Elle correspond au temps d’utilisation possibles en
pourcentage (%) du temps disponible (ou des temps de disponibilité),
pour le déterminer, on se réfère aux temps réellement utilisés en

62
pourcentage pendant la semaine précédente ;
- La productivité : La productivité correspond au rendement des machines
de forage en métrage foré.
3.1.3.1 Les Disponibilités, Utilisations et Productivités des machines de forage
Afin de comprendre encore plus d’avantage, les indicateurs clés de la performance
des équipements de chargement et de transports, on a élaboré les graphes et les
tableaux comparatifs suivants entre les valeurs Planifiées et celles réelles sur le
terrain concernant les quatre semaines (c’est-à-dire les semaines 43, 44, 45 et 46) :
3.1.3.1.1 Les Disponibilités
Pour ces quatre semaines, la Disponibilité moyenne pour :

 La DP1500I, était de 78% pour le Plan et 65.5% pour la réelle sur le terrain ;

 La FlexiROC D65, était de 71% pour le Plan et 70% pour la réelle sur le terrain ;

 La KOBELCO, était de 81% pour le Plan et 83% pour la réelle sur le terrain ;
SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46
Disponibilité DP1500I_P
KOBELCO FLEXI_ROC DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC
% S
PLAN 80% 85% 74% 80% 85% 70% 72% 69% 70% 80% 85% 70%
ACTUEL 68% 80% 70% 24% 76% 62% 89% 90% 80% 81% 86% 68%
Tableau 6 : Les Disponibilités des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46

DISPONIBILITÉ : SEMAINE_43

80% 85% 80%


74% 70%
68%

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

DISPONIBILITÉ : SEMAINE_44

80% 85%
76% 70%
62%

24%
DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

63
DISPONIBILITÉ : SEMAINE_45

89% 90%
72% 69% 70% 80%

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL

DISPONIBILITÉ: SEMAINE_46

80% 81% 85% 86%


70% 68%

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL

Graphe 1: Les Disponibilités des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46

Note : la disponibilité réelle sur le terrain de la DP1500I a considérablement baissé et


était de 24%, cela était due en grande partie aux pannes de la machine en question et
à la non-disponibilité des pièces de rechange dans les magasins.
3.1.3.2 Les Utilisations
Pour ces quatre semaines, l’Utilisation moyenne pour :

 La DP1500I, était de 75.8% pour le Plan et 82.8% pour la réelle sur le terrain ;

 La FlexiROC D65, était de 83.8% pour le Plan et 83% pour la réelle sur le
terrain ;

 La KOBELCO, était de 61.75% pour le Plan et 72.3% pour la réelle sur le


terrain ;
SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46
Utilisation
%
DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc DP1500I_PS Kobelco Flexi_Roc
PLAN 86% 40% 88% 70% 62% 88% 80% 69% 88% 67% 76% 71%
ACTUEL 80% 60% 80% 80% 80% 85% 84% 74% 85% 87% 75% 82%
Tableau 7: Les Utilisations des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46

UTILISATION : SEMAINE_43

86%80% 88%80%
60%
40%
DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL

64
UTILISATION : SEMAINE_44

80% 80% 88% 85%


70% 62%

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL

UTILISATION : SEMAINE_45

88%85%
80%84%
69%74%

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL

UTILISATION : SEMAINE_45

87% 82%
76% 75% 71%
67%

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL

Graphe 2 : Les Utilisations des Semaines 43 ; 44 ; 45 et 46

3.1.3.3 Les Productivités


Pour ces quatre semaines, la Productivité moyenne pour :

 La DP1500I, était de 17.3 m/h pour le Plan et 18 m/h pour la réelle sur le
terrain ;

 La FlexiROC D65, était de 19m/h pour le Plan et 17.3 m/h pour la réelle sur le
terrain ;

 La KOBELCO, était de 17 m/h pour le Plan et 12.5 m/h pour la réelle sur le
terrain ;
SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46
DP1500I_P DP1500I_P DP1500I_P
Productivité (m/h) S
KOBELCO FLEXI_ROC
S
KOBELCO FLEXI_ROC
S
KOBELCO FLEXI_ROC DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN 18 17 19 17 16 19 17 19 19 17 16 19
ACTUEL 21 13 18 17 12 18 17 13 17 17 12 16

65
Tableau 8 : Les Productivités des Semaine 43 ; 44 ; 45 et 46

Productivité (m/h) : 43 Productivité (m/h) : 44

19 18
21 17 17 16
18 19 18
17
12
13

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC


PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL

Productivité (m/hrs) : 45 Productivité (m/hrs) : 46

19 19 19
17 17 17 17 17 16 16
13 12

DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC DP1500I_PS KOBELCO FLEXI_ROC

PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL

Graphe 3: Les Productivités des Semaine 43 ; 44 ; 45 et 46

Enfin de comprendre les causes de ces différentes variations de ces performances,


on a pu consacrer un temps sur le terrain en observant les différentes activités de
ces machines de forage et on a fait les remarques suivantes :
- Le temps de changement de tige de Kobelco était trop long ;
- Le mauvais état des blocs après le nettoyage rendait difficiles la
pénétration des tiges, et souvent même ces derniers se bloquent et on
sera obligé de les abandonner dans certains cas et augmentant ainsi le
taux de réforation à 5% au lieu de 2% prévu dans les plans (nous
donnerons plus de détails sur ce point dans les chapitres à venir;
- Ainsi les taux d’utilisations de ces machines ont chuté, même si nous
avons enregistré une bonne productivité en moyenne de chacune d’elles
et ceci influe beaucoup sur leurs capacités de foration pour toute la
semaine ;
- Etc.
On aussi prit les temps de forage de ces machines enfin d’évaluer leurs productivités,
et on en vue qu’en moyenne la productivité pour :

 La DP1500I : était de 20 m/h ; avec 0.5 minutes et 2.5 minutes


respectivement pour les temps de changement de tige et d’enlèvement de tige

66
dans les trous;

 La FlexiROC D65 : était de 19 m/h ; avec 1.3 minutes et 4 minutes


respectivement pour les temps de changement de tige et d’enlèvement de tige
dans les trous;

 La KOBELCO : était de 18 m/h, avec 3.5 minutes et 5 minutes respectivement


pour les temps de changement de tige et d’enlèvement de tige dans les trous;
Ainsi, on remarque que les machines ont relativement une bonne productivité, mais
malheureusement la gestion et la faible expérience des opérateurs de ces machines
sur le terrain influent beaucoup sur leurs utilisations respectives.
3.1.4 Les différents types d’explosif utilisés
Dans les mines, l’extraction peut se faire soit de façon mécanique (à l’aide de
machines puissantes), soit à l’aide d’explosifs. Le choix de l'une de ces méthodes
d’extraction dépend en grande partie de la dureté du massif rocheux. Plus le massif
est dur, plus on tend vers la méthode utilisant des explosifs, enfin de faciliter la
manutention des matériaux entre la fosse et les dépôts de Stériles et/ou de minerais.
Le transport, le stockage et la Gestion des explosifs demandent plus de complexité
vu que leurs risques de contamination et d’explosion sont importants, ceux-ci sont
sous-traités par MAXAM qui est une Entreprise Spatialisée dans la fabrication et la
vente des explosifs civils.
Dans la Mine d’or de GARA_WEST, les principaux explosifs utilisés sont :
- RIOFLEX10000 : Le RIOFLEX10000 est un gel vrac à base de Nitrate
d'Ammonium (NA), il est le résultat des dernières évolutions de la technologie
vrac. Ses qualités sont entre autre: une bonne compressibilité, de manière à
atteindre des densités plus élevées en fond de trou de mine, ce qui représente
une répartition optimale de l'énergie le long du trou de mine, il est résistible
dans l’eau, c’est un produit plus énergétique en raison de sa faible teneur en
eau. (maxam.net)

67
Figure 30 : Le Rioflex Gazéifié

- RIOBOOSTER : Les Rioboosters sont des explosifs à haute énergie conçus


pour produire une grande vitesse de détonation élevée, assurant une initiation
fiable des explosifs vrac et cartouches telles que : Rioflex, Riomex, Riomax et
Riogel. (maxam.net)

Figure 31 : Le Riobooster

- RIOSPLIT : Le Riosplit ou Splitex est une cartouche d’explosifs préparée en


usine pour le minage en douceur dans les mines et carrières à ciel ouvert. Il se
compose d’une chaîne continue de cartouche d’explosifs à base de gel d’eau,
avec une ligne interne de cordeau détonant et un cordon de tamis externe.
(maxam.net)

Figure 32: Le Riosplit en Cartouche

68
Figure 33: Le Chargement et la connexion des trous de Pré-découpage

- DIGISHOT PLUS : L’appareil Digishot plus est le produit le plus récent à


s’ajouter à la gamme de produits de systèmes d’initiation électroniques de
Dyno Nobel. Ses avantages sont entre autre : de minutage précis, de
déploiement rapide, de fils dérivés résistants et de connecteur de surface à
l’épreuve de toute les conditions météorologiques, un système de mise à feu
en distance, d’une capacité d’initiation de plans de tir de grands envergure
(jusqu’à 1,800 détonateurs), Etc. (detnet.com)

69
Figure 34: L’appareil Digishotplus

NB : le Rioflex est utilisé dans les trous de production et de buffer, par contre le
Riosplit quant à lui, est utilisé uniquement dans les trous de pré-découpage
et est plus puissant que le Rioflex en ce qui concerne leurs versions utilisées
dans la mine de Gara-West.

Riobooster
Explosif Rioflex 10,000 Riosplit
400g
Densité (g/cm3) 1.00-1.35 1.2 1.6
Vitesse de Détonation (m/s) 3,700-7350 7,200 7,500
Temps de Gazéification après pompage
(mn) 30 - -
Type Explosif en Vrac Explosif en Cartouche Booster
Sensibilité dans l'eau Excellente Excellente Excellente
Pression de Détonation (Gpa) - - >20
Diamètre (mm) - 38 58
Longueur (mm) - 600 110
Tableau 9 : Les caractéristiques des explosifs (www.maxam.net)

3.1.5 La Préparation du Bloc avant le forage des trous


La préparation des blocs regroupe l’ensemble des opérations de nettoyage,
d’implantation des piquets des trous et de barricade des blocs enfin d’éviter les
mouvements inutiles sur ces derniers et conditionner l’accès uniquement à ceux qui
sont autoriser.
- Le nettoyage du bloc consiste à évacuer les restes des matériaux fragmentés
du bloc précèdent après le minage de ce dernier, et l’équipement utilisé est le
Bulldozer, l’idéal est d’atteindre la roche dure du bloc prochain de tel sort que
les machines de forage puissent forer les trous sans difficulté. Le nettoyage
influe beaucoup sur les opérations de forage, lorsque le bloc n’est pas bien
nettoyer le mat de la foreuse ne se fixe pas comme il le faut et le mouvement

70
de ce dernier entrainent des déviations, surtout dans le cas où l’opérateur de la
machine de forage n’est pas expérimenté, il risquerait de bloquer les ou la
tiges à l’intérieure des trous, cela augmentera le temps de forage et de tir du
bloc en question et par conséquence l’abandon de la tige et l’augmentation
des coûts opératoires.
- L’implantation des piquets consiste à implanter chaque trou en fonction de
ses coordonnées topographique et chaque trou est présenté par une étiquette
sur laquelle on note la profondeur et le numéro de ce dernier.

Figure 35 : Quelques Implantations

- La barricade des blocs, consiste à faire sortir les limites des blocs in situ, pour
ce faire on les entoure avec de bande de barricade colorées en rouge-blanc qui
seront attachées à des Cônes placés, dans les différents points de limite des
blocs.
3.1.6 Les Chargement des trous de mine

Figure 36 : le design du bloc C&D_Trim avec les trous et les différentes lignes

3.1.6.1 Les Pré-chargement des trous de mine


Cette étape consiste à Placer le Booster plus le Détonateur dans les trous pour le cas
de ceux de Production et de Buffer. Pour se faire, on fait glisser entièrement le

71
détonateur à travers l’orifice de la cartouche du Booster jusqu’à l’autre côté, une fois
atteint on l’introduit encore dans le deuxième trou et on tire de l’autre côté de la
cartouche et après on le fait descendre dans le trou.

Figure 37: Insertion du Détonateur dans le Booster


3.1.6.2 Le Chargement
Le chargement des trous, consiste à charger ces derniers avec de l’explosifs en
fonction du plan de chargement ou de la fiche de chargement.

Figure 38 : Le Camion-Citerne de pompage de l’explosif vrac (Rioflex)

72
Figure 39 : Le Trou chargé sans Bourrage

3.1.6.3 Le Bourrage
Le bourrage consiste à bourrer les trous de production et de buffer 2 avec du gravier
concassé, mais les trous de Buffer 1 restent ouverts sans bourrage, il est d'une
importance capitale, car le bourrage permet d'éviter la décompression dans les trous
pendant le phénomène d’explosion, de tel sort que les explosifs puissent jouer
efficacement leur rôle de fragmentation.

Figure 40 : Un Trou Bourré

3.2 ASSURANCE QUALITÉ, CONTRÔLE QUALITÉ


Dans l’industrie minière, concrètement, les procédures de contrôle de la qualité
géologique visent à surveiller la précision et l'exactitude des données d'analyse, ainsi

73
que la contamination éventuelle de l'échantillon pendant la préparation et l'analyse.
Mais en ce qui concerne les travaux de forage et tir, ces procédures visent à assurer
la qualité des trous pendant et après leur foration, identifier les trous manquants et
les profondeurs inexactes, à partir de leur suivi sur le terrain puis apporter des
solutions correctives adéquates, assurer le forage complet à temps comme prévu
avec une bonne qualité de forage, assurer le chargement des trous forés en fonction
des quantités planifiées explosif, etc.
Pour notre étude nous sommes focalisés sur une méthode d’étude QA/QC basée sur
des Analyses et des Statistiques à partir des graphes et des tableaux des données
sur l’ensemble des trous des cinq (05). Pour se faire, nous détaillons les points
suivants :
- Les Statistiques sur les Corrections ;
- Les Statistiques sur les Trous Forés ;
- Le Taux de Réforation ;
- Les Analyses sur les Nombres de Trous Chargés ;
- Les Analyses sur les quantités de Charge ;
- Et les Analyses sur les Nombres de Trous Chargés.
3.2.1 Statistiques sur les Corrections
Les statistiques des corrections nous a permis d’avoir une vue d’ensemble sur l’état
des tolérances, c’est-à-dire le nombre de trous dont la différence entre la profondeur
mesurée et celle planifiée est supérieure à 0.2m, et aussi ceux dont la différence est
inférieure à 0.2m. En plus de cette vue d’ensemble on a fait une analyse individuelle
pour chaque bloc.

Figure 41: Présentation des différents blocs

3.2.1.1 Vue d’Ensemble


Les données collectées sur les profondeurs mesurées de l’ensemble des trous de
chaque bloc nous a permis d’élaborer le tableau ci-dessous :
STATISTIQUE SUR LES CORRECTIONS
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90RL_RP504 GAW_90_01G

74
LES TOLERANCE (>0.2) 5 39 25 10 16
LES TOLERANCES (<0.2) 40 117 75 85 266
TOTAL 45 156 100 95 282
Tableau 10 : Statistique sur les corrections

A partir de ce tableau regroupant le nombre de trous dont la marge de tolérance est


supérieure à 0.2 m et ceux dont la marge est inférieure à 0.2 m. En fonction de ces
informations, on a pu réaliser les statistiques suivantes :

STATISTIQUE SUR LES CORRECTIONS

266,0

117,0
40,0 85,0
39,0 75,0
5,0 25,0 10,0 16,0

G
D
C

...

4
01

01

01
D_

P5
C&
0_

0_

0_
R
_9

_9

_9
L_
01
W

W
0R
0_
GA

GA

GA
_9
_9

W
W

GA
GA

LES TOLERANCE (>0.2) LES TOLERANCES (<0.2)

Graphe 4 : Statistique sur les Corrections

Note : Notre étude sur les corrections était focalisée sur l’ensemble des trous forés
de tous les blocs. A partir de ce graphe, on a constaté que le nombre des trous dont
la différence de profondeurs est inférieure à 0.2m sont beaucoup plus nombreux que
ceux dont la différence de profondeurs est supérieure à 0.2m.
Mais la remarque est aussi que le nombre des trous dont la différence de
profondeurs est supérieure à 0.2m ne sont pas à négliger vue que ça favorise
l’augmentation de la quantité d’explosif dans ces trous, puis la sur-fragmentation, la
création des bosses et par conséquence, l’augmentation des couts opératoires.
NB : Vue le nombre important des trous pour l’ensemble des blocs (794 trous), on n’a
pas pu apporter le tableau constituant les informations sur chacun des trous de
chaque bloc. Toutefois, nous allons présenter celui du bloc C qui contenait moins de
trous les informations sur ce dernier sont détaillées dans le tableau ci-dessous. Tous
les tableaux et graphes ont été élaborés à partir des mêmes types de données,
comme illustrées dans ce tableau.

Quantité Quantité de
Profondeur Profondeur Rioflex avec
DATE Type de trou N° de Rioflex
planifiée actuelle saver plug
Rioflex pompée
m m Kg kg kg

75
05/10/20 1
22 BUFFER 2 10.2 10.2 114.7 96.3 90
05/10/20 2
22 BUFFER 2 10.1 10.7 113.3 94.9 80
05/10/20 3
22 BUFFER 2 10.3 10.5 118.1 99.6 80
05/10/20 4
22 BUFFER 2 10.5 10.9 121.8 103.4 80
05/10/20 5
22 BUFFER 2 10.7 11.6 124.4 105.9 182
05/10/20 6
22 PRODUCTION 12 12.1 158.0 139.5 140
05/10/20 7
22 PRODUCTION 11.8 11.6 154.8 136.3 179
05/10/20 8
22 PRODUCTION 11.8 11.7 154.4 135.9 162
05/10/20 9
22 PRODUCTION 11.6 11.6 151.1 132.6 185
05/10/20 10
22 PRODUCTION 11.4 11.5 146.7 128.3 170
05/10/20 11
22 PRODUCTION 11.5 11.7 149.4 131.0 133
05/10/20 12
22 PRODUCTION 11.4 11.4 147.0 128.5 145
05/10/20 13
22 PRODUCTION 11.9 12.1 155.6 137.1 179
05/10/20 14
22 PRODUCTION 12.3 12.2 162.7 144.3 155
05/10/20 15
22 PRODUCTION 12.6 12.65 169.6 151.1 138
05/10/20 16
22 PRODUCTION 12.5 12.5 166.6 148.2 130
05/10/20 17
22 PRODUCTION 12.7 12.7 170.5 152.0 158
05/10/20 18
22 PRODUCTION 12.4 12.3 165.1 146.7 150
05/10/20 19
22 PRODUCTION 12.3 12.2 162.7 144.2 170
05/10/20 20
22 PRODUCTION 12.1 12.1 159.9 141.4 151
05/10/20 21
22 PRODUCTION 11.8 11.9 154.5 136.0 155
05/10/20 22
22 PRODUCTION 11.7 11.9 152.7 134.2 165
05/10/20 23
22 PRODUCTION 11.7 11.9 152.8 134.3 151
05/10/20 24
22 PRODUCTION 11.8 12 155.0 136.5 155
05/10/20 25
22 PRODUCTION 12.3 12.5 163.9 145.4 145
05/10/20 26
22 PRODUCTION 12.7 12.9 171.7 153.2 145
05/10/20 27
22 PRODUCTION 12.6 12.7 169.1 150.6 137
05/10/20 28
22 PRODUCTION 12.6 12.5 168.5 150.0 163
05/10/20 29
22 PRODUCTION 12.4 12.5 165.5 147.1 150
05/10/20 30
22 PRODUCTION 12.3 12.3 163.5 145.1 166
05/10/20 31
22 PRODUCTION 12.3 12.3 162.7 144.2 158
05/10/20 32
22 PRODUCTION 12 11.8 162.5 144.0 134
05/10/20 33
22 PRODUCTION 11.7 11.8 157.3 138.8 134
05/10/20 34
22 PRODUCTION 11.7 11.8 152.2 133.7 176
05/10/20 35
22 PRODUCTION 11.95 Non foré 152.2 133.5
05/10/20 36
22 PRODUCTION 11.8 11.8 156.2 137.7 152
05/10/20 37
22 PRODUCTION 12.7 12.4 154.3 135.8 163

76
05/10/20 38
22 PRODUCTION 12.5 12.6 171.2 152.7 122
05/10/20 39
22 PRODUCTION 12.5 12.6 167.9 149.4 154
05/10/20 40
22 PRODUCTION 12.3 12.2 166.4 147.9 136
05/10/20 41
22 PRODUCTION 12.4 12.4 163.9 145.4 140
05/10/20 42
22 PRODUCTION 12.6 12.6 165.0 146.5 180
05/10/20 43
22 PRODUCTION 12.3 12.4 169.4 150.9 145
05/10/20 44
22 PRODUCTION 11.9 12.8 162.9 144.5 151
05/10/20 45
22 PRODUCTION 11.8 11.9 156.9 138.4 156
05/10/20 46
22 PRODUCTION 11.4 11.4 154.2 135.7 167
05/10/20 47
22 PRODUCTION 11.7 Non foré 157 136
05/10/20 48 Non foré
22 PRODUCTION 11.5 154.5 135
05/10/20 49 Non foré
22 PRODUCTION 11.5 154.5 135
05/10/20 50 Non foré
22 PRODUCTION 11.9 158 137
05/10/20 51 Non foré
22 PRODUCTION 11.6 155 136
05/10/20 Non foré
22 52
PRODUCTION 10 110 80
05/10/20 Non foré
22 53
BUFFER 1 10 110 80
05/10/20 Non foré
22 54
BUFFER 1 10 110 80
05/10/20 Non foré
22 55
BUFFER 1 10 110 80
05/10/20 Non foré
22 56
BUFFER 1 10.3 113 80
05/10/20 Non foré
22 57
BUFFER 1 10.5 114 80
05/10/20 Non foré
22 58
BUFFER 1 10.8 115 80
Tableau 11: les informations sur les trous du bloc C

3.2.1.2 Les Statistiques individuelles


Maintenant voyons de plus près les Blocs de façon individuelle, les analyses nous a
permis de mettre en œuvre les graphes ci-après :
3.2.1.2.1 Pour les blocs C et D
STATISTIQUE SUR LES CORRECTIONS
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D
LES TOLERANCES (>0.2) 5.0 39
LES TOLERANCES (<0.2) 40.0 117
TOTAL 45 156
Tableau 12 : les corrections des blocs « C » et « D »

77
S T AT I S T I Q U E S U R LE S S T AT I S T I Q U E S U R LE S
CO R R E CT I O N S ( t o l ér anc e 0 . 2 m ) CO R R E CT I O N S ( t o l ér anc e 0 . 2 m )
b lo c C b lo c D

11% 25%

89% 75%

LES TOLERANCES (>0.2) LES TOLERANCES (<0.2) LES TOLERANCES (>0.2) LES TOLERANCES (<0.2)

Graphe 5: Les corrections des Blocs « C » et « D »

Note : Les pourcentages des trous ayant une différence de profondeur supérieure à
0.2, sont :

 11% soit 5 trous au total pour le Bloc « C »

 Et 25% soit 39 trous au total pour le Bloc « D »

3.2.1.2.2 Pour les blocs C&D_TRIM et G


STATISTIQUE SUR LES CORRECTIONS
BLOC GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90_01G
LES TOLERANCE (>0.2) 25.0 16.0
LES TOLERANCES (<0.2) 75.0 266.0
TOTAL 100.0 282.0
Tableau 13: Les corrections des blocs « C&D_TRIM » et « G »

S T AT I S T I Q U E S U R LE S S T AT I S T I Q U E S U R LE S
CO R R E CT I O N S ( t o l ér anc e 0 . 2 m ) CO R R E CT I O N S ( t o l ér anc e 0 . 2 m )
b l o c C& D_ T r i m b lo c G

6%
25%

75% 94%

LES TOLERANCES (>0.2) LES TOLERANCES (<0.2) LES TOLERANCES (>0.2) LES TOLERANCES (<0.2)

Graphe 6: Les graphes des corrections des blocs « C&D_TRIM » et « G »

Note : Les pourcentages des trous ayant une différence de profondeur supérieure à
0.2, sont :

 25% soit 25 trous au total pour le Bloc « C&D_TRIM »

 Et 6% soit 16 trous au total pour le Bloc « G »

78
3.2.1.2.3 Pour le bloc RP504
STATISTIQUE SUR LES CORRECTIONS
BLOC GAW_90RL_RP504
LES TOLERANCE (>0.2) 10.0
LES TOLERANCES (<0.2) 85
TOTAL 95
Tableau 14 : Les corrections du bloc « RP504 »

S TAT I S T I Q UE S UR LE S
C O RRE C T I O NS (to léran ce 0 . 2 m )
b lo c RP5 0 4

11%

89%

LES TOLLERENCES (>0.2) LES TOLLERENCES (<0.2)

Graphe 7: Le graphe des corrections du bloc « RP504 »

Note : Le pourcentage des trous ayant une différence de profondeur supérieure à 0.2,
est :

 11% soit 10 trous au total pour le bloc « RP504 »

3.2.2 Statistique Sur les trous forés


Avant le chargement des trous il est important de connaitre le nombre des trous
forés, enfin de prendre les dispositions nécessaires pour des éventuelles corrections.
A partir de nos données collectées sur le terrain on a pu avoir des informations sur le
nombre des trous forés pour chaque bloc et ça nous a permis de mettre en place les
tableaux et les graphes ci-après :
3.2.2.1 Vue d’ensemble
On a jugé nécessaire d’effectuer une analyse générale pour l’ensemble des blocs
avant de les considérer individuellement.
STATISTIQUE SUR LES TROUS FORES
Bloc GAW_90_01C GAW_90_01D GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90RL_RP504 GAW_90_01G
Nombre de Trous Fores 45 156 105 95 282
Nombre de Trous Non Fores 14 30 20 10 41
Total 59 186 125 105 323
Tableau 15 : Les statistiques sur les trous forés

79
STATISTIQUE SUR LES TROUS FORES 282,0

156,0

105,0
95,0

45,0 30,0 41,0


14,0 20,0 10,0

..

...

G
D
C

0.
01

01

01
0R
0_
0_

0_

0_
_9
_9
_9

_9

_9
W
Nombre de trous forés Nombre de trous non forés

GA
W

W
GA
GA

GA

GA
Graphe 8: Vue d’ensemble sur les trous forés

Note : Notre étude sur les Statistiques des trous forés était basée sur l’ensemble des
trous planifiés. Le nombre de trou non foré est trop important dans l’ensemble, au
moins 10 trous non forés par bloc, les Blocs « D », « C&D_TRIM » et « G » sont ceux
qui ont le plus de trous non forés, par contre le nombre des trous forés dépasse la
moitié de la totalité des trous planifiés pour l’ensemble des blocs. La non foration de
certains trous de ces blocs, est due d’une part aux pertes de l’emplacement de ces
derniers à cause de la fragmentation des blocs précèdent et d’autre à cause de
l’inefficacité du système de pompage au niveau de certaines zones occupées par
l’eau.
3.2.2.2 Les Statistiques Individuelles
3.2.2.2.1 Les Blocs C et D
STATISTIQUE SUR LES TROUS FORES
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D
NOMBRE DE TROUS FORES 45.0 156.0
NOMBRE DE TROUS NON FORES 14.0 30.0
TOTAL 59.0 186.0

Tableau 16 : Les statistiques sur les trous forés des blocs « C » et « D »

S T AT I S T I Q U E S U R LE S T R O U S S T AT I S T I Q U E S U R LE S T R O U S
FO R E S B LO C C FO R E S B LO C D

24% 16%

76% 84%

NOMBRE DE TROUS FORES NOMBRE DE TROUS FORES

NOMBRE DE TROUS NON FORES NOMBRE DE TROUS NON FORES

80
Graphe 9: Les statistiques sur les trous forés des blocs « C » et « D »

Note : Les statistiques montrent que, les pourcentages des « trous non forés » sont
de 24% et 16% respectivement pour les blocs C et D, soit 14 trous et 30 trous. Par
conséquent les nombres de trous forés sont importants par rapport aux nombres de
trous non forés qui sont respectivement 45 et 156 trous.
3.2.2.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G
STATISTIQUE SUR LES TROUS FORES
BLOC GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90_01G
NOMBRE DE TROUS FORES 105.0 282.0
NOMBRE DE TROUS NON FORES 20.0 41.0
TOTAL 125.0 323.0
Tableau 17: Les statistiques sur les trous forés des blocs « C&D_TRIM » et « G »

S T AT I S T I Q U E S U R LE S T R O U S S T AT I S T I Q U E S U R LE S T R O U S
FO R E S : B LO C C& D_ T R I M FO R E S : B LO C G

16% 13%

84% 87%

NOMBRE DE TROUS FORES NOMBRE DE TROUS FORES

NOMBRE DE TROUS NON FORES NOMBRE DE TROUS NON FORES

Graphe 10: Les statistiques sur les trous forés des blocs « C&D_TRIM » et « G »

Note : Pour ces deux graphes, on a 16% et 13% comme les pourcentages des trous
non forés, respectivement pour les blocs « C&D_TRIM » et « G », soit 20 trous et 41
trous. Par contre les nombres de trous forés sont importants par rapport aux
nombres de trous non forés qui sont respectivement 105 et 282 trous.
3.2.2.2.3 Le Bloc RP504
STATISTIQUE DES TROUS FORES
BLOC GAW_90RL_RP504
NOMBRE DE TROUS FORES 105.0
NOMBRE DE TROUS NON FORES 20.0
TOTAL 125.0
Tableau 18: Les statistique sur les trous forés du bloc « RP504 »

81
S TAT I S T I Q UE S UR LE S T RO US
F O RE S : BLO C RP5 0 4

10%

90%

NOMBRE DE TROUS FORES

NOMBRE DE TROUS NON FORES

Graphe 11: Les statistique sur les trous forés du bloc « RP504 »

Note : Pour ce cas, on a 10% comme le pourcentage des trous non forés, pour le
Bloc RP504, soit 10 trous. Par contre le nombre de trous forés est important par
rapport au nombre de trous non forés qui est de 95 trous.
3.2.2.3 Taux de Réforation
Nous avons eu à identifier puis enregistrer les trous, qui ont été ré-foré.

Figure 42: Signe de Réforation

Statistiques sur les trous ré-forés


NOMBRE DE TROUS FORES 683.0
NOMBRE DE TROUS NON FORES 650.0
LES TROUS REFORES 33.0
Tableau 19 : Les statistiques sur les trous ré-forés

82
S tatistiq u es su r les tro u s ré- fo rés

5%

95%

NOMBRE DE TROUS NON FORES

LES TROUS REFORES

Graphe 12: Les statistiques sur les trous ré-forés

Note : Ces données concernent l’ensemble des trous ré-forés pour tous les blocs et
leur métrage total. On a pu enregistrer au total 33 cas de réforation soit 5% des trous
d’un métrage total équivalant à 326.9 m. Cela est dû en grande partie au fait que les
blocs n’ont pas été bien nettoyé au préalable, il y avait de l’eau en une quantité
considérable dans certaines zones, et de plus les opérateurs des machines de forage
n’étaient pas aussi expérimentés. La réforation des trous influe beaucoup sur la
qualité de ces derniers, elle peut conduire à la déviation des trous, à l’augmentation
des diamètres des trous, de la quantité d’explosif des trous, du temps de forage des
trous et par conséquence à l’augmentation des couts de forage et tir.
3.2.3 Analyse sur les nombres de trous chargés
Les statistiques sur les nombres de trous chargés nous a permis de comprendre la
répartition des explosifs dans chaque bloc, à partir des trous forés et chargés. Cette
analyse est basée sur les nombres de trous forés et chargés.

3.2.3.1 Vue d’ensemble


ANALYSE SUR LES NOMBRES DE TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90RL_RP504 GAW_90_01G
NOMBRE DE TROUS CHARGÉS 45.0 156 98 95.0 276.0
NOMBRE DE TROUS NON CHARGÉS 14.0 30 23 10.0 47.0
TOTAL 59.0 186 121 105 323.0
Tableau 20 : Analyse sur les trous chargés

83
ANALYSE SUR LES NOMBRES DE TROUS CHARGÉS

276,0

156,0 98,0 95,0


45,0 14,0 23,0 10,0
30,0 47,0

G
D
C

4
01

01

01
RI

P5
T
0_

0_

0_
D_

R
_9

_9

_9
L_
C&
W

W
0R
01
GA

GA

GA
_9
0_

W
_9

GA
W
GA
NOMBRE DE TROUS CHARGÉS NOMBRE DE TROUS NON CHARGÉS

Graphe 13: Analyse sur les trous chargés

Note : Notre Analyse sur les nombres de trous chargés concerne l’ensemble des
trous. Le nombre des trous non chargés est trop important dans l’ensemble, au
moins 10 trous non chargé par bloc, parmi ces trous non chargés, il y a certain qui
n’ont pas été foré, d’autres ont été foré mais Collapsé ou oublié pendant le
chargement et d’autre n’ont pas été implanté. Les blocs « D », « C&D_TRIM »,
« RP504 » et « G » sont ceux qui ont le plus de trous non chargés, par contre le
nombre des trous chargés dépasse la moitié du nombre des trous forés pour
l’ensemble des blocs. Plus le nombre de trou non chargés est important, plus ça
favorise la création de gros blocs après et cela influe beaucoup sur la qualité de la
fragmentation et par conséquence, augmente les coûts de chargement et de
transport et ceux du traitement (surtout ceux du concassage).
3.2.3.2 Les Statistiques individuelles
3.2.3.2.1 Les Blocs C et D
ANALYSE SUR LES NOMBRES DE TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D
NOMBRE DE TROUS CHARGÉS 45.0 156
NOMBRE DE TROUS NON CHARGÉS 14.0 30
TOTAL 59 186
Tableau 21: Analyse sur les nombre de trous chargés des Blocs « C » et « D »

84
A NA LYS E S UR LE S NO M BRE S A NA LYS E S UR LE S NO M BRE S
D E T RO US C HA RG É S : b lo c D D E T RO US C HA RG É S : b lo c C

16% 24%

84% 76%

NOMBRE DE TROUS CHARGES NOMBRE DE TROUS CHARGES

NOMBRE DE TROUS NON CHARGES NOMBRE DE TROUS NON CHARGES

Graphe 14: Analyse sur les nombre de trous chargés des blocs « C » et « D »

Note : Pour ces deux Graphes, on a 24% et 16% comme les pourcentages des trous
non chargés, qui sont respectivement pour les blocs « C » et « D », soit 14 trous et 30
trous ce qui auras un impact considérable sur les résultats des tirs surtout pour le
bloc « G ». Par contre les nombres de trous chargés sont importants qui sont
respectivement 45 et 156 trous.
3.2.3.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G
ANALYSE SUR LES NOMBRES DE TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90_01G
NOMBRE DE TROUS CHARGÉS 98.0 276
NOMBRE DE TROUS NON CHARGÉS 23 47
TOTAL 121 323
Tableau 22 : Analyse sur les nombres de trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et « G »

A NA LYS E S UR LE S NO M BRE S A NA LYS E S UR LE S NO M BRE S


D E T RO US C HA RG É S : b lo c D E T RO US C HA RG É S : b lo c G
C &D _ Trim

15%
19%

81% 85%

NOMBRE DE TROUS CHARGES NOMBRE DE TROUS CHARGÉS

NOMBRE DE TROUS NON CHARGES NOMBRE DE TROUS NON CHARGÉS

Graphe 15: Analyse sur les nombres de trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et « G »

Note : Pour ces deux graphes, on a 19% et 15% comme les pourcentages des trous
non chargés, qui sont respectivement pour les blocs « C&D_TRIM » et « G », soit 23
trous et 47 trous ce qui auras un impact considérable sur les résultats des tirs. Par
contre les nombres de trous chargés sont importants qui sont respectivement 98 et

85
276 trous.

3.2.3.2.3 Le Bloc RP504


ANALYSE SUR LES NOMBRES DE TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90RL_RP504
NOMBRE DE TROUS CHARGÉS 95.0
NOMBRE DE TROUS NON CHARGÉS 10
TOTAL 105
Tableau 23 : Analyse sur les nombres de trous chargés du bloc « RP504 »

AN ALY S E S UR LES N O M B R ES
DE T R O US CH AR G ÉS : bl oc
R P504

10%

90%

NOMBRE DE TROUS CHARGES

NOMBRE DE TROUS NON CHARGES

Graphe 16: Analyse sur les nombres de trous chargés du Bloc « RP504 »

Note : Pour le bloc « RP504 », on a 10% comme le pourcentage des Trous non
Chargés, soit 10 trous. Par contre le nombre de Trous Chargés est de 95 trous.
3.2.4 Analyse sur les Quantités de Charge
Cette analyse est sur la quantité de Rioflex réellement pompé sur terrain dans
chaque trou foré.
3.2.4.1 Vue d’ensemble
ANALYSE SUR LES QUANTITES DE CHARGE
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90RL_RP504 GAW_90_01G
6175.2 19449.2 10929.7 4312.1 38514.4
Quantité Planifiée Avec Saver-Plug (kg)
6657.0 23628.0 12636.0 5078.0 40150.0
Quantité Actuelle Avec Saver-Plug (kg)
Tableau 24: Analyse sur les quantités de charge

86
ANALYSE SUR LES QUANTITES DE CHARGE

40150,0
19449,2 23628,0 12636,0 38514,4

6175,2 6657,0 10929,7 4312,1 5078,0

G
D
C

4
01

01

01
RI

P5
T
0_

0_

0_
D_

R
_9

_9

_9
L_
C&
W

W
0R
01
GA

GA

GA
_9
0_

W
_9

GA
W
GA
QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg)

QUANTITE ACTUELLE AVEC SAVER-PLUG (kg)

Graphe 17: Analyse sur les quantités de charge

Note : Pour cette étude, les analyses des blocs étaient basées sur les quantités
totales en explosifs chargés dans les trous forés. La quantité de charge actuelle
avec saver_plug est très importante dans l’ensemble par rapport à celle planifiée
avec saver_plug, plusieurs facteurs peuvent causer cela tels que : le nombre élevé de
trous avec une tolérance de correction supérieure à 0.2, le non-respect des plans de
chargement, le fait que les plans de chargement n’ont pas été actualisé en fonction
des résultats des contrôle-assurances effectués avant le chargement, etc. Les
conséquences peuvent être :
- La sur-fragmentation ;
- La projection des morceaux de roche hors du rayon de sécurité ;
- L’amplification du niveau de vibration ;
- L’augmentation des taux de perte et dilution du minerai ;
- L’augmentation des couts de la production ;
- Etc.
3.2.4.2 Les Statistiques Individuelles
Enfin d’évaluer les quantités de charge ajoutées comme surplus par rapport à celles
planifiées après le chargement des blocs, on a calculé la « différence » entre la
« quantité de charge actuelle avec saver_plug ou la quantité réellement chargée » et
celle « planifiée avec saver_plug » pour chaque bloc.
3.2.4.2.1 Les Blocs C et D
ANALYSE SUR LES QUANTITES DE CHARGE
BLOC GWS_90_01C GWS_90_01D
QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg) 6175.2 19449
QUANTITE ACTUELLE AVEC SAVER-PLUG (kg) 6657.0 23628
DIFFERENCE (kg) 481.8 4178.8

87
Tableau 25 : Analyse sur les quantités de charge des blocs « C » et « D »

A NA LYSE SU R L ES QU A NTITES A NA LYSE SU R L ES QU A NTITES


D E C HA R GE: b loc C D E C HA R GE: b loc D

7% 18%

93% 82%

QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg) QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg)

Difference (kg) Difference (kg)

Graphe 18: Analyse sur les quantités de charge des blocs « C » et « D »

Note : Pour ces deux graphes, on a 7% et 18% comme les pourcentages des
différences ou les quantités de charge ajoutées, qui sont respectivement pour les
blocs « C » et « D », soit 481.8 kg et 4178.8 kg d’explosifs de plus.

3.2.4.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G


ANALYSE SUR LES QUANTITES DE CHARGE
BLOC GWS_90_01C&D_TRIM GWS_90_01G
QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg) 10929 38514
QUANTITE ACTUELLE AVEC SAVER-PLUG (kg) 12636.0 40150
DIFFERENCE (kg) 1706.26 1636
Tableau 26: Analyse des quantités de charge des blocs « C&D_TRIM » et « G »

A NA LYS E S UR LE S A NA LYS E S UR LE S
Q UA NT I T E S D E C HA RG E : Q UA NT I T E S D E C HA RG E :
b lo c C &D _ Trim b lo c G

14% 4%

86% 96%

QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg) QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg)

Difference (kg) Difference (kg)

Graphe 19: Analyse sur les quantités de charge des blocs « C&D_TRIM » et « G »

Note : Pour ces deux graphes, on a 14% et 4% comme les pourcentages des
différences ou les quantités de charge ajoutées, qui sont respectivement pour les

88
Blocs « C&D_TRIM » et « G », soit 1706.3 kg et 1635.6 kg d’explosifs de plus.
3.2.4.2.3 Le Bloc RP504
ANALYSE SUR LES QUANTITES DE CHARGE
BLOC GAW_90RL_RP504
QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg) 4312.1
QUANTITE ACTUELLE AVEC SAVER-PLUG (kg) 5078
DIFFERENCE (kg) 765.90
Tableau 27: Analyse sur les quantités de charge du bloc « RP504 »

A NA LYS E S UR LE S Q UA NT I T E S D E
C HA RG E : b lo c RP5 0 4

15%

85%

QUANTITE PLANIFIEE AVEC SAVER-PLUG (kg)

Difference (kg)

Graphe 20: Analyse sur les quantités de charge du bloc « RP504 »

Note : Pour ce graphe, on a 15% comme le pourcentage de la différence ou les


quantités de charge ajoutée, pour le bloc « RP504 », soit 765.9 kg d’explosifs de plus.
3.2.5 Statistiques sur l’Etat des Trous Chargés
La quantités de charge manquante n’est pas le cas pour tous les trous de chaque
bloc, il y’a des trous où la quantité planifiée a été dépassé et il y’a ceux aussi dont la
quantité planifié n’a pas été atteint, il est très impératif de respecter le plan de
chargement élaboré, une augmentation ou diminution de la quantité d’explosif
planifiée influe beaucoup sur le résultat de tir, l’une favorise la sur-fragmentation et
l’autre favorise la création de blocs hors gabaries, des bosses et par conséquence la
diminution du rendement des équipement de chargement et de transport. Plus la
quantité planifiée est dépassée, plus la hauteur de bourrage démunie et dans
certains cas même il n’y aura pas de place pour le bourrage et on sera obligé
d’aspirer la quantité pompée jusqu’au point où on aura une place pour le bourrage,
ceci est l’une des causes de la décompression des trous pendant l’explosion et
favorise aussi la projection des roches hors du rayon de tir.
Sur le terrain, on a rencontré certains trous dans cette condition et sont présentés
dans les figures ci-dessous :

89
Figure 43: Les trous aspirés

Les Statistiques sur les l’état des trous chargés concernent uniquement les trous qui
ont été foré et chargé, on a pu rassembler ces deux catégories de trous chargés dont
les statistiques sont les suivantes :
3.2.5.1 Vue d’ensemble
STATISTIQUE SUR L'ETAT DES TROUS CHARGÉS
Bloc GAW_90_01C GAW_90_01D GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90_RP504 GAW_90_01G
Nombre de Trous Surchargés 30 127 79 63 160
Nombre de Trous Moins
15 29 19 32 116
Chargés
Total 45 156 98 95 276
Tableau 28 : Les statistiques sur l’état des trous chargés

STATISTIQUE SUR L'ETAT DES TROUS CHARGÉS

160,0
127,0 116,0
79,0 32,0
30,0 29,0 19,063,0
15,0
G
4
D
C

IM

50
01

01

01
TR

P
0_

0_

0_
D_

_R
_9

_9

_9
L
C&
W

W
0R
GA

GA

GA
01

_9
0_

W
_9

GA
W
GA

NOMBRE DE TROUS SURCHARGÉS NOMBREDE TROUS MOINS CHARGÉS

Graphe 21: Les statistiques sur l’état des trous chargés

Note : Comme expliquer en haut, notre étude pour les statistiques sur les trous
chargés concerne uniquement les trous qui ont été foré et chargé. Le nombre de
trous surchargés est trop important dans l’ensemble, au moins 30 trous surchargés
par bloc, les blocs « D », « C&D_TRIM », « RP504 » et « G » sont ceux qui ont le plus
de trous surchargés, par contre il y’a un nombre conséquent des trous moins
chargés au moins 13 trous par Blocs ce qui n’est pas à négliger.

90
3.2.5.2 Les Statistiques Individuelles
3.2.5.2.1 Les Blocs C et D
STATISTIQUE SUR L'ETAT DES TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90_01C GAW_90_01D
NOMBRE DE TROUS SURCHARGÉS 30 127
NOMBREDE TROUS MOINS CHARGÉS 15 29
TOTAL 45 156
Tableau 29: Les statistiques sur l’état des trous chargés des blocs « C » et « D »

S TAT I S T I Q UE S UR L' E TAT D E S S TAT I S T I Q UE S UR L' E TAT D E S


T RO US C HA RG É S : b lo c C T RO US C HA RG É S : b lo c D

19%
33%
67%
81%

NOMBRE DE TROUS SURCHARGES NOMBRE DE TROUS SURCHARGES

NOMBREDE TROUS MOINS CHARGES NOMBREDE TROUS MOINS CHARGES

Graphe 22: Les statistiques sur l’état des trous chargés des blocs « C » et « D »

Note : Pour ces deux graphes, on a 33% et 19% comme les pourcentages des trous
moins chargés, qui sont respectivement pour les blocs « C » et « D », soit 15 trous et
29 trous ; par contre, on a 30 trous et 127 trous surchargés qui sont respectivement
pour les blocs « C » et « D ».
3.2.5.2.2 Les Blocs C&D_TRIM et G
STATISTIQUE SUR L'ETAT DES TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90_01C&D_TRIM GAW_90_01G
NOMBRE DE TROUS SURCHARGÉS 79 160
NOMBREDE TROUS MOINS CHARGÉS 19 116
TOTAL 98 276
Tableau 30: Les statistiques sur les trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et « G »

S TAT I S T I Q UE S UR L' E TAT S TAT I S T I Q UE S UR L' E TAT


D E S T RO US C HA RG É S : D E S T RO US C HA RG É S :
b lo c C &D _ Trim b lo c G

19%
42%
58%
81%

NOMBRE DE TROUS SURCHARGES NOMBRE DE TROUS SURCHARGÉS

NOMBREDE TROUS MOINS CHARGES NOMBREDE TROUS MOINS CHARGÉS

91
Graphe 23 : Les statistiques sur les trous chargés des blocs « C&D_TRIM » et « G »

Note : Pour ces deux graphes, on a 19% et 42% comme les pourcentages des trous
moins chargés, qui sont respectivement pour les blocs « C&D_TRIM » et « G », soit
19 trous et 116 trous ; par contre, pour les trous surchargés on a 79 trous et 160
trous.
3.2.5.2.3 Le Bloc RP504
STATISTIQUE SUR L'ETAT DES TROUS CHARGÉS
BLOC GAW_90RL_RP504
NOMBRE DE TROUS SURCHARGÉS 63
NOMBREDE TROUS MOINS CHARGÉS 32
TOTAL 95
Tableau 31 : Les statistiques sur les trous chargés du bloc « RP504 »

S TAT I S T I Q UE S UR L' E TAT


D E S T RO US C HA RG É S : b lo c
RP5 0 4

34%
66%

NOMBRE DE TROUS SURCHARGES

NOMBREDE TROUS MOINS CHARGES

Graphe 24: Les statistiques sur les trous chargés des blocs « RP504 »

Note : Pour ce graphe, on a 34% comme le pourcentage des trous moins chargés,
pour le Bloc « RP504 », soit 32 trous; par contre, pour les trous surchargés on a 66%
soit 63 trous.
REMARQUE
Le respect de la quantité d’explosif planifiée est d’une importance capitale, surtout
les conditions dans lesquelles la fosse de Gara-West se trouve. En effet :

 La fosse se situe juste aux voisinages des mines souterraines de Gara et


Yaléa et est plus Proche de Gara ;

 Les infrastructures de l’usine de traitement sont justes à quelques mètres de


la fosse ;
Ainsi plus la quantité d’explosif pompée dépasse celle planifiée plus l’onde de choc
devient important et cela favorise beaucoup d’une part l’amplification des vibrations
qui est mauvaise pour la stabilité des deux mines souterraines surtout celle de Gara
et d’autre part la projection des marceaux de rocheux pendant l’explosion qui est un
danger pour les infrastructures aux voisinages de la fosse.

92
Essayons de visualiser la répartition de ces explosifs à partir des designs de ces
blocs. Ainsi nous allons analyser pour les blocs D et G, vu que ces deux blocs
constituent le plus de trous.

Figure 44 : Les designs des blocs D et G avec leurs differents trous

Sur la figure 41 ci-haut, nous avons une représentation des plans des blocs D et G
avec les numéros de chaque trou. Nous avons encerclé ces trous en fonction de trois
catégories :

 Les trous encerclés en bleu sont ceux qui ont été surchargés en explosif (la
quantité d’explosifs pompée est plus grande par rapport à celle planifiée),

 Les trous encerclés en rouge sont ceux qui ont été moins chargés en explosif
(la quantité d’explosifs pompée est plus petite par rapport à celle planifiée) ,

 Et enfin les trous encerclés en petit point, ces derniers sont ceux qui n’ont pas
été chargés du tout (parmi ces trous, il y a certains qui n’ont pas été forés,
d’autre été forés mais collapsés après et d’autre n’ont pas pu être implanté à
cause de l’onde de choc de l’explosion du bloc précèdent). Dans les deux cas

93
de figure, le nombre de trous surchargés est trop important dans l’ensemble.
En plus de cela nous avons pu identifier certaines zones (celles encerclées en bleu)
où la maille (banquette-espacement) planifiée n’a pas du tout été respectée, nous
constatons que les trous sont trop rapprochés et cela est dû à un problème de
design. Ainsi dans ces conditions, on peut s’attendre à des hors gabaries et des
bosses après le tir de ces deux blocs et aussi l’amplification de l’onde de choc dans
certaines zones causant ainsi une forte projection des morceaux de roche pendant le
tir. Nous avons constaté les mêmes réalités pour les trois autres blocs (Bloc C, Bloc
C&D_Trim et Bloc RP504)
3.2.6 Conclusion
La planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation d’un plan de tir sont d’une importance
capitale pour une production optimale et efficiente, puisque les couts opératoires sont
énormes et que la nature du terrain impose ses réalités qu’il faut toujours s’adapter, de
plus les rendements des équipements de chargement et de transport et ceux de l’usine
de traitement en dépendent. Un bon plan de tir et sa bonne exécution sont
indispensables pour atteindre un bon résultat de fragmentation des roches. Cette étude
de l’Assurance Qualité, Contrôle Qualité (QA/QC) basée sur des Analyses et des
statistiques du point de vue Général et aussi sur chacun des blocs individuellement
nous a permis de comprendre les causes de certains problèmes tel que :

 L’apparition des bosses et des gros blocs après le tir, qui impliqueront un
débitage secondaire d’où des couts supplémentaires ;

 La sur-fragmentation partielle des blocs due à l’augmentation de la


quantité d’explosif de beaucoup de trous ;

 L’amplification des ondes de vibration pendant le tir ;

 La projection des morceaux de roche hors du rayon de sécurité pendant le


phénomène de tir due à la qualité des matériaux de bourrage (la
granulométrie est trop petite) et aussi à l’augmentation de la quantité
d’explosif dans certains trous ;

 L’augmentation des taux de dilution et de perte du minerai ;

 L’endommagement des murs des gradins ;

 L’augmentation des couts de chargement et transport à cause de la


présence de bosses et de gros blocs ;

 Des pertes d’étiquettes, le mélange des numéros des trous, ainsi que le
déplacement des piquets modifiant la maille planifiée sur le terrain, à
cause des mouvements importants des véhicules et des personnes non
autorisées à accéder aux blocs pendant les travaux de forage et de
chargement des trous, et aussi dû au fait que les blocs n’ont pas été
sérieusement barricadé ;

 Etc.

94
En résumé, on a remarqué que 14% des trous n’ont pas été forés, 5% des trous forés
ont été ré-foré d’où il y’a eu 326.9 m de métrages forés de plus, 10 trous collapsés et
3 trous forés oubliés pendant le chargement, 27% des trous chargés ont été moins
chargé, 58% des trous chargés ont été surchargé, 1% des trous forés ont été collapsé,
les tableaux ci-dessous nous en disent plus :

Généralités sur l'Etat des Trous


Nombre de Trous non Forés 111
Nombre de Trous Collapsés 10
Trous Oubliés pendant le chargement 3
Nombre de Trous Surchargés 459
Nombre de Trous moins Chargés 211
TOTAL 794
Tableau 32 : Généralité sur le forage des trous

Gén éra lités su r l'Eta t d es Trou s

1%
27% 14%
0%
58%

Nombre de Trous non Forés

Nombre de Trous Collapsés

Trous Oubliés pendant le chargement

Nombre de Trous Surchargés

Nombre de Trous moins Chargés

Graphe 25 : Généralité sur l’Etat des Trous

GÉNÉRALITÉ SUR LES TROUS


Nombre De Trous 794
Nombre De Trous Monitorés 471
Trous Non Forés 111
Trous Forés 683
Trous Ré-Forés 33
Métrages Ré-Forés 326.9
Trous Collapsés 10
Trous Non Chargés 3
Trous Chargés 670
Quantité d'Explosif Planifié + Saver Plug (kg) 79380.58
Quantité d'Explosif Actuelle (kg) 88149
Quantité d'Explosif Ajoutée (kg) 8768.421
Trous Surchargés 459
Trous Moins Chargés 211
Tolérance (>0.2) 95
Tolérance (<0.2) 583
Tableau 33: Généralité sur les trous

95
3.3 DÉBITAGE SECONDAIRE ET ANALYSE DES MURS
3.3.1 Débitage Secondaire
Pendant le mois d’octobre on a eu à participer aux travaux de forage et tir ou au
débitage secondaire de cinq (05) Bosses et quelques blocs hors gabarie. Le nombre
total de trous pour les cinq (05) bosses était de 201 trous, avec 2,025 kg de Rioflex,
201 Riobooster, 201 Détonateurs et un métrage total de 368.2 m foré. Tous ceci
constituent une perte en terme de temps et d’argent et favorise surtout la projection
de roche et du coups la sécurité du personnel, des installations aux voisinages et des
équipements est menacée vue que les morceaux de roche peuvent se projeter au-
delà des rayons de sécurité préalablement définis pour ces derniers à cause de la
surface non uniforme de la zone de tir occupée par ces bosses et blocs hors
gabaries et aussi de la faible profondeur de trous chargés en explosif. Les
informations supplémentaires sur les cinq (05) se trouvent dans le tableau ci-
dessous :

LES BOSSES FOREES ET TIREE PENDANT LE MOIS D'OCTOBRE


Nombre de Trous Métrage Foré (m) Quantité d'Explosif (kg)
BOSSE 1 3 11.2 25
BOSSE 2 6 14 18
BOSSE 3 4 17 34
BOSSE 4 18 71 301
BOSSE 5 170 255 1647
TOTAL 201 368.2 2025
Tableau 34 : Les informations sur les bosses tirées en mois d’octobre

Figure 45: Photos de quelques bosses tirées

Remarque: durant notre stage, il y a eu au total deux incidents dus aux projections de
roche à cause des tirs des bosses et des blocs hors gabarie, entrainant ainsi des
dommages matériels.
- Le premier incident a cause des projections de roche, et un projectile a pu

96
percer le toit d’une installation de l’usine de traitement ;
- Pour deuxième incident, le même phénomène est survenu et un projectile a pu
atteindre l’une des machines de forage plus précisément la PANTERA
(DP1500i TIER3), et la réparation de la machine en question a duré sept jours
et a retardé les travaux de forage par la suite. De plus il y a eu de coûts
supplémentaires puisse qu’une pièce de la machine a été endommage donc
l’équipe de la maintenance était obligée de commander cette pièce de
rechange qui n’était pas disponible dans les magasins sur le site.
3.3.2 Analyse des murs
L’un des points important à tenir compte pour qu’un gisement soit exploitable est la
sécurité, afin de garantir cela en partie, une bonne planification et exécution d’un plan
de trous de pré-découpage est impérative. Les trous de pré-découpage jouent un rôle
très important en ce qui concerne la stabilité, ils permettent de conserver et de
protéger la forme des murs, leurs inclinaisons correspondent à celles des talus des
gradins, avec un diamètre de 115mm, ils sont utilisés pour atténuer les effets du
blast sur les murs, l'explosif principal utilisé est le RIOSPLIT qui est un explosif en
cartouche, avec une vitesse de détonation équivalent à 7,200m/s. Pendant
l’explosion, les trous de pré-découpage sont les premiers qui partent afin de créer un
vide qui sépare le bloc à fragmenter et les murs et atténue les ondes de l’explosion.
Cette étude sur les murs est basée sur les trous de pré-découpage de ces deux blocs
« D » et « C&D_TRIM ». Les trous de pré-découpage de « D » se trouvent au côté
Ouest de la fosse et ceux de « C&D_TRIM_EST » se trouvent au côté Est de la fosse
avec respectivement une inclinaison de 90° et 70°.

Figure 46: Les angles des talus

Pendant les collectes de données sur le terrain, en ce qui concerne les trous de
pré-découpage on a fait les trois remarques suivantes :
- Le non-respect des quantités planifiées en Riosplit pour la plupart des trous de
pré-découpage et de Rioflex pour ceux de buffer;

97
- A cause de l’eau, certains trous ont été collapsé et d’autre n’ont pas pu été
foré ;
- Les trous de buffer1 étaient toujours bourrés ;
Pour l’étude des murs, nous aurons à discuter sur l’Analyse sur les Quantités de
Riosplit.

Figure 47: Les murs

3.3.2.1 Analyse sur les Quantités de Riosplit


La logique est que, dans un bloc, les trous de pré-découpage doivent s’exploser avant
les trous de buffer et que les trous de buffer 2 s’explosent avant ceux de buffer 1.
Pour que les trous de pré-découpage jouent bien leur rôle il est impératif de respecter
les quantités planifiées en Riosplit de chaque trou en fonction de leurs profondeurs
forées et s’ajoute à cela une bonne répartition des cartouches de Riosplit dans les
trous. L’excès en quantité de Riosplit augmentera l’intensité de l’explosion et par
conséquence l’endommagement des murs, l’augmentation du niveau d’insécurité de
la fosse et l’augmentation des couts de production et une diminution de la quantité
de Riosplit dans les trous conduira à la création des bosses aux pieds des murs,
l’endommagement des murs, l’augmentation des couts de production, etc.
3.3.2.1.1 Bloc D
ANALYSE SUR LES QUANTITES DE RIOSPLIT
Quantité Planifiée 952
Différence -118
Quantité Actuelle 834
Tableau 35 : Analyse sur les quantités de Riosplit du bloc « D »

COLONNE DE CHARGE_PRESPLIT: GAW_90_01D


Quantité
Profondeur Double Quantité Planifiée
N° 1*(CARTOUCHE) Triple Cartouche Actuelle (par Différence
actuelle Cartouche (par trou)
trou)
1 11.4 2 11 1 27 28 -1
2 11.3 2 11 1 27 28 -1
3 11.2 2 11 1 27 28 -1
4 11.6 3 10 1 26 28 -2
5 11.4 2 11 1 27 28 -1
6 11.4 3 10 1 26 28 -2
7 11.6 3 9 1 24 28 -4
8 11.5 2 9 1 23 28 -5
9 11.2 2 9 1 23 28 -5
10 11.4 2 9 1 23 28 -5

98
11 11.5 3 10 1 26 28 -2
12 11.1 12 3 1 21 28 -7
13 11.3 7 3 1 16 28 -12
14 11.3 12 3 1 21 28 -7
15 9.7 9 3 1 18 28 -10
16 11.4 13 3 1 22 28 -6
17 11.5 13 3 1 22 28 -6
18 11.4 13 3 1 22 28 -6
19 11.5 12 2 1 19 28 -9
20 10.9 3 9 1 24 28 -4
21 11.3 3 9 1 24 28 -4
22 11.3 3 9 1 24 28 -4
23 10.9 3 9 1 24 28 -4
24 10.7 3 9 1 24 28 -4
25 11.4 2 11 1 27 28 -1
26 11.7 3 10 1 26 28 -2
27 11.8 2 12 1 29 28 1
28 11.7 1 12 1 28 28 0
29 11.3 2 11 1 27 28 -1
30 12.6 3 12 1 30 28 2
31 9.8 2 9 1 23 28 -5
32 11.9 3 11 1 28 28 0
33 11.8 3 11 1 28 28 0
34 11.7 3 11 1 28 28 0
TOTAL 385.5 156 288 34 834 952 -118
Tableau 36: La quantité de Riosplit pour chaque trou du bloc « D »

Note : Une cartouche à longueur de 0.5 m. On a eu à monitorer 34 trous de pré-


découpage pour le Bloc « D », la quantité totale de cartouches placées pour
l’ensemble des trous était de 834 cartouches, par contre la quantité planifiée était de
952 cartouches, donc il y’a eu 118 cartouches de moins soit -11%. Ceci aura un
impact considérable sur les murs, la sécurité du personnel et des équipements au fur
et à mesure que la fosse s’approfondie, de plus ça aura un impact aussi sur les
travaux de chargement et de transport.
3.3.2.1.2 Bloc C&D_Trim
ANALYSE SUR LES QUANTITES DE RIOSPLIT
Tableau 37: Analyse sur les
quantités de QUANTITÉ DE RIOSPLIT PLANIFIÉ 1008 Riosplit du bloc
« C&D_Trim » DIFFERENCE 176
QUANTITÉ ACTUELLE 1184
COLONNE DE CHARGE_PRESPLIT:GAW_90_01C_&_D_Trim
Quantité
Profondeur Double Quantité Planifiée
N° 1*(CARTOUCHE) Triple Cartouche Actuelle (par Différence
actuelle Cartouche (par trou)
trou)
1 11.8 4 8 6 38 28 10
2 12 4 8 6 38 28 10
3 12 3 13 1 32 28 4
4 11.7 3 13 1 32 28 4
5 11.8 3 13 1 32 28 4
6 12.1 3 13 1 32 28 4
7 12 3 11 4 37 28 9
8 7.2 2 6 2 20 28 -8
9 12.5 4 13 1 33 28 5
10 12.2 5 13 1 34 28 6
11 12.6 3 9 6 39 28 11
12 12.4 4 8 6 38 28 10
13 12.6 6 13 1 35 28 7
14 12.8 3 14 1 34 28 6
15 12.6 3 14 1 34 28 6
16 12.8 3 14 1 34 28 6
17 12.4 2 14 1 33 28 5
18 12.5 3 9 6 39 28 11
19 12.5 3 9 6 39 28 11
20 12.5 4 13 1 33 28 5
21 12.5 4 13 1 33 28 5
22 12.3 3 13 1 32 28 4
23 12.5 4 13 1 33 28 5
24 12.5 3 13 1 32 28 4
25 12.7 3 13 1 32 28 4

99
26 12.4 3 10 1 26 28 -2
27 12.8 3 12 2 33 28 5
28 13 3 13 1 32 28 4
29 12.5 3 13 1 32 28 4
30 12.4 3 11 1 28 28 0
31 12.4 3 12 2 33 28 5
32 12 3 13 1 32 28 4
33 12 3 12 2 33 28 5
34 11.4 4 11 1 29 28 1
35 11.5 4 11 1 29 28 1
36 11.4 4 11 1 29 28 1
TOTAL 437.3 121 422 73 1184 1008 176
Tableau 38: La quantité de Riosplit pour chaque trou du bloc « C&D_Trim »

Note : On a eu à monitorer 36 trous de pré-découpage pour le bloc « C&D_TRIM », la


quantité totale de cartouches placées pour l’ensemble des trous était de 1184
cartouches, par contre la quantité planifiée était de 1008 cartouches, donc il y’a eu
176 cartouches de plus soit 15% de plus.

4 LES CHARGEMENT ET LE TRANSPORT


L’exploitation d’un gisement consiste à faire la fragmentation, le chargement, le
transport et le traitement de ce dernier afin de récupérer l’élément utile qui est de l’or
dans le cas de la mine à ciel ouvert de GARA-WEST.
Le chargement et le transport occupent une place importante dans la chaîne de
production, ils occupent environ 50% des couts d’exploitation dans les mines à ciel
ouvert (Alarie et Gamache, 2002; Subtil, Silva et Alves, 2011). Ainsi pour une bonne
gestion de ce couple Chargement-Transport, il est important de ne pas se tromper du
type d’équipements qu’il faut utiliser pour atteindre les objectifs de production et
d’établir un plan de gestion et de maintenance de ces équipements de façon efficace
et efficiente. Les dimensions des rampes (pentes et largeur surtout) ont en rapport
avec la taille de ces équipements, qui sont à leur tour choisir en fonction des
objectifs de production et de la méthode d’exploitation choisie. Ainsi nous avons
dans la Mine à ciel ouvert de GARA-WEST :
- Comme équipements de transport, des Tombereaux Articules de marque
« Volvo » et « Komatsu » ;
- Comme équipements de chargement, des Excavatrice de marque « Volvo »,
« Komatsu », et « Caterpillar » ;
- La pente de la rampe est de 10% et sa largeur 15m.
Les détails concernant les différentes spécifications de ces équipements sont

100
énumérés dans les tableaux ci-dessous :
LES PARAMETRES TECHNIQUES DES CAMIONS
Camion - VOLVO KOMAT'SU
Model TOMBEREAU ARTICULE A45G HM400-3MO
Angle de Déversement Degré (°) 70 70
Levage de La Benne Seconde (s) 12 12
Vitesse de Déplacement (km/h) 57 55.9
Longueur de Transport (m) 11.263 11.105
Largeur de Transport (m) 3.403 3.45
Hauteur de Transport (m) 3.599 3.735
Rayon de Braquage à l'Extérieur (m) 8.957 -
Hauteur de Chargement (m) 3.546 3.164
Fabricant du Moteur - VOLVO KOMATSU
Abaissement De La Benne Seconde (s) 10 10
Face Avant (mm) 8 8
Epaisseur des Tôles de la Benne Cotés (mm) 11 12
Fond (mm) 16 16
Poids (kg) 30,100 33,660
Charge utile (kg) 41,000 40,000
Capacités de la Benne Volume sans Dôme (m3) 19.7 18.2
Volume avec Dôme (m3) 25.1 24
Chevaux 476 453
Puissances du Moteur
(KW) 350 338
Tableau 39 : Les paramètres techniques des Camions

Figure 48: les dimensions des camions Komatsu et les Positions d’actions de l’Excavatrice

LES PARAMETRES TECHNIQUES DES EXCAVATRICES


Excavatrice VOLVO KOMATSU
F Model EXCAVATRICE-RETRO EC750EL PC1250SP-8
G Capacité du Godet (m3) 4.85 6.7
C Force de Cavage (Godet) KN 323 392
E Force d'Arrachement (Bras Excavateur) KN 311 502
D Poids Kg 72800 110700
A Chevaux 534 688
Puissance du Moteur
B (KW) 392 514
H Hauteur d'Attaque Maximal mm 10940 13000

101
Hauteur de Déversement Maximal mm 7000 8450
Profondeur de Fouille Maximale mm 7210 7900
Profondeur de Creusement des Murs Verticaux mm 5650 5025
Profondeur de Fouille maximale (fond plat
mm 7060 7745
I=2.44)
Portée de Fouille maximale mm 11460 14070
Portée de Fouille maximale au Sol mm 11160 13670
Rayon d'Orientation Minimale mm 5130 6415
Tableau 40: Les paramètres techniques des excavatrices

4.1 LES INDICATEURS CLÉS DE PERFORMANCE DES EQUIPEMENTS DE


CHARGEMENT ET DE TRANSPORT
Pour une bonne gestion des opérations de chargement et de transport, la
maintenance des équipements de chargement et de transport joue un rôle capital,
elle a pour but d’assurer leur suivi, de planifier et gérer leur entretient pour toujours
fournir une bonne disponibilité afin d’ajuster leur durée de vie. La disponibilité des
équipements fait partir des trois (03) indicateurs clés de performance des
équipements, les deux autres sont l’utilisation et la productivité. Afin de comprendre
d’avantage ces indicateurs clés, nous nous sommes focalisés sur les plans de quatre
(04) semaines : les Semaines 43, 44, 45 et 46 de l’année 2022.
Pour l’élaboration de chaque plan, on se réfère aux informations issues à partir de la
semaine précédente, les Réconciliations de ces quatre (04) sont détaillées dans les
tableaux ci-dessous :

Le Chargement et Transport
SEMAINE_43 SEMAINE_44
PLAN PLAN PLAN PLAN PLAN PLAN
Type d'Equipement EX114 EX606 CAMIONS EX606 VOLVO CAMIONS
Jours 7 7 7 7 7 7
Nombre d'Equipement 1 1 12 1 1 12
Nombre espéré 1 1 8 1 1 8
Jours de Travail 2.8 4.4 4.6 4.5 3 4.5
Disponibilité % 67% 80% 65% 80% 73% 64%
Temps de Disponibilité (H) 113 134 1,310 134 131 1,290
changement de poste/Attentes
(H)
16 8 346 7 21 302
temps de Tir (H) 3 3 3 3 3 3
Ravitaillement Gasoil (H) 4 4 55 4 4 54
Total des Temps morts (H) 23 15 404 14 28 359
Temps Opérationnels (H) 68 105 906 107 76 932
Utilisation % 60% 78% 69% 80% 58% 72%
Productivité (BCM/HR) 200 250 45 250 200 46
Capacité Espérée (BCM) 13,650 27,141 40,790 27,656 15,194 42,849
Tableau 41 : Les réconciliations des semaines 43 et 44

Le Chargement et Transport
SEMAINE_45 SEMAINE_46
PLAN PLAN PLAN PLAN PLAN PLAN
Type d'Equipement EX606 VOLVO CAMIONS EX606 VOLVO CAMIONS

102
Jours 7 7 7 7 7 7
Nombre d'Equipement 1 1 12 1 1 10
Nombre espéré 1 1 8 1 1 6
Jours de Travail 4.5 3 4.5 4.5 3 4.5
Disponibilité % 80% 70% 64% 80% 76% 64%
Temps de Disponibilité (H) 134 126 1,290 134 137 1,075
changement de poste/Attentes
7 16 287 7 25 110
(H)
temps de Tir (H) 3 3 3 3 3 3
Ravitaillement Gasoil (H) 4 4 54 4 4 45
Total des Temps morts (H) 14 23 343 14 32 158
Temps Opérationnels (H) 107 79 947 107 73 917
Utilisation % 80% 63% 73% 80% 53% 85%
Productivité (BCM/HR) 250 200 46 250 200 46
Capacité Espérée (BCM) 27,656 15,899 43,554 27,656 14,545 42,200
Tableau 42: Les Réconciliations des semaines 45 et 46

Note : Pour déterminer la disponibilité, l’utilisation et la productivité des


équipements, il est impératif de connaitre certains paramètres tels que :
- L’intervalle de temps d’exécution du plan : Puisqu’il s’agit des semaines,
cela équivaut à sept (07) jours ou 168 heures par semaine ;
- Le nombre d’équipement : Il nous faut connaitre le nombre
d’équipements disponibles pour pouvoir déterminer la quantité de
matériaux à excaver ;
- Les nombres espérés : En fonction des moyens disponibles en nombre
d’équipements, en nombre de jour de travail possible dans la semaine et
en nombre d’heures de travail possible pour une journée, on se fixera des
objectifs à atteindre;
- Les temps de disponibilité : Les temps de disponibilité correspondent au
temps total retenu après que l’équipe de maintenance ait soustraire des
168 Heures de la semaine, les heures de maintenance journalière ou
maintenance préventive et les heures de service ;
- Les changements de poste, les attentes, les temps de tir et de
ravitaillement Gasoil : Encore appelés des temps morts, Ce sont des
temps, en plus des temps de l’équipe de maintenance qu’il faut soustraire
des 168 heures de la semaine, sans quoi les objectifs de la production ne
seront pas atteints ;
- Les temps opérationnels : Il s’agit de la totalité des temps restants
après avoir soustraire des 168 heures de la semaine, l’ensemble des
temps morts et les temps d’intervention de l’équipe de la maintenance ;
- Les services : Les services correspondent à l’ensemble des activités de
la maintenance, à partir desquelles l’équipe de la maintenance procède
aux changements des lubrifiants des équipements (les huiles de moteurs,
les pompes à huile, les eaux de refroidissement des moteurs, etc.) ;
- La disponibilité : Elle correspond au pourcentage (%) en temps

103
disponibles, après que l’équipe de maintenance ait soustraire des 168
heures de la semaine, les heures de maintenance journalière ou
maintenance préventive et les heures de service ;
- L’utilisation : Elle correspond au temps d’utilisation possibles en
pourcentage (%) du temps disponible (ou des temps de disponibilité),
pour le déterminer, on se réfère aux temps réellement utilisés en
pourcentage pendant la semaine précédente
- La productivité : La productivité correspond au rendement horaire des
camions et des excavatrices en BCM ou en m3.
4.1.1 Les Disponibilités, Utilisations et Productivités des Equipements
Afin de comprendre encore plus d’avantage, les Indicateurs Clés de Performance des
équipements de chargement et de transports, on a élaboré les graphes et les
tableaux comparatifs suivants entre les valeurs Planifiées et celles réelle sur terrain
concernant les quatre semaines (c’est-à-dire les semaines 43, 44, 45 et 46) :
4.1.1.1 Les Disponibilités
Pour ces quatre semaines, la Disponibilité moyenne pour :
 Les excavatrices : Etaient de 75.80% pour le Plan et 74% pour la réelle sur le
terrain ;
 Les camions : Etaient de 64.3% pour le Plan et 74.5% pour la réelle sur le
terrain
SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46
Disponibilité % EX114 EX606 Camions EX606 Volvo Camions EX606 Volvo Camions EX606 Volvo Camions
PLAN 67% 80% 65% 80% 73% 64% 80% 70% 64% 80% 76% 64%
ACTUEL 35% 87% 77% 94% 79% 80% 84% 71% 81% 67% 75% 60%
Tableau 43 : Les disponibilités des équipements

DISPONIBILITÉ : DISPONIBILITÉ : DISPONIBILITÉ : DISPONIBILITÉ :


SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46

80%87% 77% 94%


80% 80%84% 81% 80% 76%
75%
67% 65% 73%79% 64%80% 70%71% 64% 67% 64%
60%
35%
S
6

O
S

S
4

O
N
60
N

LV

N
11

60

60

60
LV

LV
IO
IO

IO

IO
VO
EX

VO

VO
EX

EX

EX

EX
M
M

M
CA
CA

CA

CA

PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL

Graphe 26: Les disponibilités des équipements

4.1.1.2 Les Utilisations


Durant ces quatre semaines, l’Utilisation moyenne :

 Pour les excavatrices : Etaient de 69% pour le Plan et 77% pour la réelle sur le
terrain ;

 Pour les camions : Etait de 74.8% pour le Plan et 76% pour la réelle sur le

104
terrain ;
SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46
Utilisation % EX114 EX606 Camions EX606 Volvo Camions EX606 Volvo Camions EX606 Volvo Camions
PLAN 60% 78% 69% 80% 58% 72% 80% 63% 73% 80% 53% 85%
ACTUEL 43% 87% 60% 90% 59% 75% 90% 71% 87% 93% 84% 82%
Tableau 44: Les utilisations des équipements

U T I L I S AT I O N : U T I L I S AT I O N : U T I L I S AT I O N :
S E M AIN E _ 4 3 S E M AIN E _ 4 4 S E M AIN E _ 4 5
PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL

87%

90%

87%
78%

90%

80%
69%

80%

73%
75%

71%
72%
60%

60%

63%
59%
58%
43%

S
4

O
S
6

O
N

N
1

LV
N
0

LV
1

6
6
IO

IO
IO

O
X

X
O
X
M

M
M

V
E

E
V
E
A

A
A
C

C
C
U T I L I S AT I O N :
S E M AIN E _ 4 6
PLAN ACTUEL
93%

85%
84%

82%
80%

53%

S
6

N
0

LV
6

IO
O
X

M
V
E

A
C

Figure 27: Les utilisations des équipements

4.1.1.3 Les Productivités


Durant ces quatre semaines, la productivité moyenne :

 Pour les excavatrices : Etaient de 225 BCM/H pour le Plan et 179 BCM/H
pour la réelle sur le terrain ;

 Pour les camions : Etaient de 46 BCM/H pour le Plan et 45 BCM/H pour la


réelle sur le terrain ;
SEMAINE_43 SEMAINE_44 SEMAINE_45 SEMAINE_46
Productivité (BCM/H) EX114 EX606 Camions EX606 Volvo Camions EX606 Volvo Camions EX606 Volvo Camions
PLAN 200 250 45 250 200 46 250 200 46 250 200 46
ACTUEL 169 234 42 228 153 49 194 133 46 182 139 44
Tableau 45: Les productivités des équipements

105
Productivité (BCM/H) : Productivité (BCM/H) : Productivité (BCM/H) :
43 44 45

250
234 250
228 250
200 200 194 200
169 153
4542 4649 133 4646

S
6

O
S
4

S
6

O
N
60

LV
N
11

60

N
60

LV
IO
IO

IO
VO
EX
EX

EX

VO
EX
M
M

M
CA
CA

CA
PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL PLAN ACTUEL

Productivité (BCM/H) :
46

250
182 200
139 4644

S
6

N
60

LV

IO
VO
EX

M
CA

PLAN ACTUEL

Graphe 28: Les productivités des équipements

 Note : On n’a pas pris les camions individuellement puisqu’ils ont tous
presque les mêmes capacités, cette différence entre les valeurs planifiées et
celle réelles sur terrain des indicateurs clés de la performance peut être dû à
plusieurs causes telle que : le nombre élevé des pannes des équipements, des
temps perdus utilement, la mauvaise gestion et la mauvaise utilisation des
équipements conduisant à l’augmentation des attentes des excavatrices et
des camions, etc.

4.2 LES TEMPS DE CYCLE DES EQUIPEMENTS DE CHARGEMENT ET DE


TRANSPORT
Afin de comprendre les réalités sur terrain concernant la disponibilité, l’utilisation et
la productivité des équipements de chargement et de transport, nous avons effectué
des collectes de données sur le terrain pendant six (06) jours soit les six premiers
jours de la Semaine 46, et on a pu faire les remarques suivantes :

 Le nombre de camions disponible était de 6 ; 5 ; 7 ; 6 ; 8 et 5 respectivement


pour le 1er jour; 2è jour ; 3è jour ; 4è jour; 5è jour et 6è jour, et celui des
excavatrices pour le chargement étaient de deux (02); la Komatsu (EX606) et
la Volvo ;

 La Caterpillar (345) effectuait les travaux axillaires (le nettoyage des murs

106
surtout) et remplaçait l’une des Excavatrice dans le chargement en cas de
panne ou en service ;

 L’autre Caterpillar (114 ou 390F) passait plus de temps au garage à cause des
pannes ;

 Il y avait beaucoup de trafics sur les rampes d’accès, par conséquence cela
augmentait les temps de cycle de camions tout en impactant leur rendement ;

 A l’heure du début poste de l’équipe du matin, tous les camions planifiés se


dirigeaient en même temps vers les points de chargement avant même que
les équipements de chargement ne se mettent en position de chargement et
passaient plusieurs minutes d’attente ;

 Le nettoyage des murs ne se faisait pas en même temps que l’avancement


des fronts de chargement ;

 Le nombre de camions disponibles était toujours insuffisant pour


l’alimentation normale des Excavatrices, cela a causé beaucoup d’attente au
niveau des Excavatrices ;

 Concernant les jours de tir, le commencement des travaux du poste du matin


prenait beaucoup de retard ;

 Le temps de chargement des excavatrices était long lors du chargement des


dernières passes à cause de bosses sur les plateformes ;

 Etc.

Figure 49: L’excavatrice en position de chargement

LES FORMATIONS SUR LES SIX JOURS


Les Jours Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5 Jour 6 TOTAL
Nombre de camion 6 5 7 6 8 5 -
Nombre de voyage 54 56 61 55 44 46 316
Les Excavatrices (H) 1.43 1.70 0.97 1.25 0.98 0.78 7.11
LES ATTENTES
Les Camions (H) 0.57 0.81 0.76 1.95 0.72 1.33 6.14
LES TEMPS DE CYCLE MOYENNE (mn) 14.5 15.2 15.28 16.3 15.15 13.45
MINIMUM (mn) 11.5 11.5 11.5 12.5 11.5 10.50

107
MAXMUM (mn) 17.5 16.5 18.5 18.5 18.5 15.5
Tableau 46: Les temps de cycle et les attentes

LES TEMPS DE CYCLE


20
16 18,5 18,5 18,5
17,5 16,5
15,28 16,3 15,5
12 14,5 15,2 15,15
12,5 13,45
8 11,5 11,5 11,5 11,5 10,50
4
0
Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5 Jour 6

MOYENNE (mn) MINIMUM (mn) MAXMUM (mn)

Graphe 29: Les temps de cycle et les attentes

Note : Il nous a fallu au total dix-neuf heures pour la collecte de ces informations
pendant ces six (06) jours, on a pu enregistrer :

 « 316 » voyages pour l’ensemble, avec « 53 » voyages en moyenne par jour


pendant une durée moyenne de « 3.5 heures » par jour ;

 « 7.11 heures » au total pour les attentes des excavatrices avec une moyenne
de « 1.185 heures » par jour ;

 « 6.14 heures » au total pour les attentes des camions avec une moyenne de
« 1.02 heures » par jour ;

 Pour les temps de cycle des camions,

- « 13.45 minutes » comme la plus petite des moyennes pendant les six
(06) jours,
- « 10.5 minutes » comme la plus petite des minimums pendant les six (06)
jours,
- Et « 15.5 minutes » comme la plus petite des maximums pendant les six
(06) jours,
Ces nombres importants en attentes pour les camions et les excavatrices ont
considérablement diminué les rendements de ces derniers tout en augmentant les
couts opératoires, l’augmentation des temps de cycle des camions était surtout due
à des trafics sur les rampes, le mauvais état des pistes à l’intérieure de la fosse à
cause de la présence des bosses et la qualité de la gestion de la flotte.
Ces collectes de données se sont déroulées pendant les six premiers jours de la
Semaine46, les attentes des camions et celles des excavatrices ont causés
respectivement « 282.44 BCM » et « 1, 393.3 BCM », comme pertes.

108
Enfin de comprendre encore plus d’avantage les temps de cycle des camions, cette
fois ci avec les niveaux d’élévation de la fosse ou les différentes passes de
chargements, on a pu élaborer le tableau et le graphe ci-dessous :
LES NIVEAUX DE CHARGEMENT
Niveau (RL) 90 87.5 85 82.5 TOTAL
Nombre de voyage 32 71 134 79 316
MOYENNE (mn) 13.78 14.6 14.6 15.5
LES TEMPS DE CYCLE MINIMUM (mn) 11.5 11.5 10.5 12.5
MAXMUM (mn) 16.5 17.5 18.5 18.5
Tableau 47: Les temps de cycle des camions par niveau

LES TEMPS DE CYCLE


20
16 18,5 18,5
16,5 17,5
12 14,6 14,6 15,5
13,78
11,5 11,5 12,5
8 10,5
4
0
90_RL 87.5_RL 85_RL 82.5_RL

MOYENNE (mn) MINIMUM (mn) MAXMUM (mn)

Graphe 30: Les temps de cycle des camions

Note : Les tailles des équipements de chargement et de transport ont fait que,
l’excavation de chaque bloc fragmenté de 10 m (la hauteur du gradin) se fasse en
quatre passes de 2.5 m chacun. Par chance notre collecte a coïncidé avec
l’excavation du bloc « GAW_90_01G », dont on a étudié précédemment et on a pu
avoir des voyages de chaque niveau d’élévation de l’excavation du bloc en question
(les passes 90RL_87.5RL ; 87.5RL_85RL ; 85RL_82.5RL et 82.5RL_80RL).
Ces quatre passes sont prises à partir du niveau d’élévation initial du bloc avant le tir.
En effet la fragmentation d’un bloc provoque l’augmentation du volume de ce dernier
en créant des vides et ce volume correspond au volume du bloc à l’état foisonné, qui
est la somme du volume initial et celui ajouté par des vides après le tir. Avant de
commencer l’excavation de ces passes, on prend ce volume ajouté en premier appelé
le « HEAVE ou soulèvement » afin de ramener la Hauteur du bloc fragmenté à 10 m,
puis on commence à excaver les passes.
Les niveaux d’élévation des passes sont donnés à l’aide d’un GPS différentiel par les
topographes et contrôler par le Laser ce dernier est appelé TBM (Temporary
Benchmark ou Repère Temporaire en français). C'est un appareil qui permet de
mesurer le niveau d’élévations à partir d'un niveau de référence, ce dernier
correspond à celui de la passe à excaver. Cette séquence de chargement est très
importante, surtout s’il s’agit d’une zone de minéralisation pour plus de sélectivité du
minerai.

109
Le Laser est positionné sur le Trépied et est couplé à un deuxième élément appelé la
Mire, en plus il est composé d’un Récepteur et un Capteur ;

Figure 50: Le laser avec la mire et le trépied

La moyenne concernant les nombres de voyage était de « 79 » et pour les temps de


cycle, on a pu enregistrer :
- « 13.78 minutes » comme la plus petite des moyennes des quatre
niveaux d’élévation,
- « 10.5 minutes » comme la plus petite des minimums des quatre niveaux
d’élévation,
- Et « 16.5 minutes » comme la plus petite des maximums des quatre
niveaux d’élévation,
4.2.1 Le Temps de Chargement des Excavatrices
Concernant les temps de chargement des excavatrices, on a mené une étude
individuelle de chacune des trois excavatrices en activité (la Komatsu, la Volvo et la
petite Caterpillar_345). Les informations sur les différents temps de chargement
sont énumérées dans le tableau et le graphe ci-dessous :

LES TEMPS DE CHARGEMENT DES EXCAVATRICES


KOMATSU VOLVO CATERPILLAR
MOYENNE (mn) 1.35 2.25 3.17
MINIMUM (mn) 0.59 1.14 2.11
MAXMUM (mn) 2.28 3.52 4.14
Tableau 48: Les temps de chargement

110
LES TEMPS DE CHARGEMENT
4,5

4,14
3 3,52
3,17
1,5 2,28 2,25 2,11
1,35 0,59 1,14
0
KOMATSU VOLVO CATERPILLAR

MOYENNE (mn) MINIMUM (mn) MAXMUM (mn)

Graphe 31: Les temps de chargement

Note : Les temps de chargement des excavatrices permettent de déterminer leurs


rendements, d’où il y’a une relation de proportionnalité entre eux, plus les temps de
chargement sont optimaux plus les productivités des excavatrices sont bonnes et
vice-versa. On a pu enregistrer :

 « 1.35minutes, 2.25minutes et 3.17minutes » comme les temps moyennes


de chargement, respectivement de la Komatsu, la Volvo et la Caterpillar 345 ;

 « 0.59minutes, 1.14minutes et 2.11minutes » comme les temps minimums


de chargement, respectivement de la Komatsu, la Volvo et la Caterpillar 345 ;

 « 2.28minutes, 3.52minutes et 4.14minutes » comme les temps maximums


de chargement, respectivement de la Komatsu, la Volvo et la Caterpillar 345.
L’augmentation des temps de chargement de ces excavatrices était surtout
constatée au niveau des dernières passes « 82.5RL_80RL », les opérateurs étaient
confrontés à des bosses donc il y avait une remarquable irrégularité à ces niveaux.
Cette réalité fait partir des causes de l’augmentation des attentes des camions au
niveau des excavatrices.
4.2.2 Les Temps Effectifs
Pour mieux comprendre les attentes individuelles des excavatrices on a effectué une
analyse sur chacune d’elles, vue qu’il y’a un écart considérable entre leurs différentes
capacités contrairement au cas des camions. En plus des temps de chargement des
excavatrices, des temps cycles des camions et l’ensemble des temps d’attentes ; on
a fait une analyse sur les temps effectifs des excavatrices, cela nous a permis de
déterminer les temps réellement travaillés par ces trois excavatrices, les détails sur
ces derniers se trouve dans les tableaux et les graphes ci-après :
LES ATTENTES DES PELLES (H) LES TEMPS EFFECTIFS
KOMAT'SU 1.43 CHARGEMENT 12.67
VOLVO 4.01 ATTENTE 7.11
CATERPILLAR 1.67 TOTAL 19.78
TOTAL 7.11
Tableau 49: les informations sur les attentes et les temps effectifs

111
LES T EM PS EFFECT IFS DES LES AT T ENT ES DES
PELLE PELLES

24% 20%
36%
64%
56%

CHARGEMENT ATTENTE KOMAT'SU VOLVO CATERPILLAR

Graphe 32: Les attentes et les temps effectifs

Note : Comme on l’a signalé ci-haut, notre collecte de données sur les équipements
de chargement et de transport a duré six (06) jours, avec 3.5 heures d’activités en
moyenne par jours soit 19.78 heures au total, nous a permis d’enregistrer 7.11 heures
soit 36% des 19.78 heures de temps d’attente des excavatrices équivalant à des
pertes de « 1, 393.3 BCM », soit 12.67 heures de temps réellement travaillés ou de
temps effectif soit 64% des 19.78 heures. Les répartitions de ces temps en
pourcentage pour ces trois excavatrices sont les suivantes :

 Le pourcentage en attentes des excavatrices est de :

- 20% pour la Komatsu soit 1.43 heures d’attente équivalant à une perte de
357.5 BCM ;
- 56% pour la Volvo soit 4.01 heures d’attente équivalant à une perte de
802 BCM ;
- 24% pour la Caterpillar_345 soit 1.67 heures d’attente équivalant à une
perte de 233.8 BCM.

112
4.3 CONCLUSION
Les opérations de chargement et de transport occupent une place importante dans la
chaine de production, après l’exécution efficace et efficiente d’un plan de tir
l’optimisation des opérations minières à ciel ouvert continue avec la bonne gestion
des flottes, tous ceci réunis permettront de répondre convenablement aux attentes
de l’usine de traitement depuis le concasseur primaire jusqu’à la sortie de l’or sous
forme de lingot.
Les six jours de collecte de données dans la Semaine 46 sur le Bloc G, nous a permis
de comprendre l’impact des résultats de tir sur les opérations de chargement et de
transport. Nous avons eu à constater que la qualité de la gestion de ces équipements
n’était pas aussi compétitive, sur 19.78 heures, il a eu 7.11 et 6.14 heures d’attentes
respectivement pour les Excavatrices et les Camions équivalant à une perte totale de
1,393.3 BCM et 282.44 BCM. Les Excavatrices n’ont effectivement travaillé que
12.67heure /19.78heures. Toutefois il serait intéressant de trouver une solution
adéquate afin de réduire considérablement ces pertes.
On n’a pas eu la chance de monter sur ces camions pour chacun de ces voyages,
toutefois, il nous a manqué certain paramètre pendant ces collectes et les plus
importants sont la vitesse en kilomètre par heure et le numéro de vitesse des
camions pour chaque tronçon des trajets. On a choisi de ne pas faire les temps de
cycle des camions pour les deux dépôts (Terril et dépôt de minerais) à part vue que
les camions faisaient les mêmes temps de voyage pour les deux.
Le plus important pour cette étude est qu’elle prend en compte les réalités du terrain
et le niveau d’expérience des opérateurs, et aussi le niveau de l’efficacité des
Superviseurs des travaux de chargement et de transport en ce qui concerne la
gestion de flottes.

113
5 LES CRITIQUES ET SUGGESTIONS
5.1 LE PROCESSUS DE FORAGE ET TIR
Comme aborder ci-dessus, le processus d’abattage des roches est le premier maillon
de la chaine production, celui utilisant des explosifs consiste à forer des trous de
mine puis à loger des explosifs à l’intérieur de ces derniers afin de causer une
explosion soit par détonation ou soit par déflagration. C’est la partie de la chaine de
production la plus sensible à l’augmentation des couts opératoires de la production,
vue que le rendement des engins miniers, la sécurité de travail, et d'une manière
générale l'efficacité des travaux miniers en dépendent donc il faut un bon plan de Tir
et une bonne exécution de ce plan de façon efficace et efficiente. La mine à ciel
ouvert de Gara-West, est continuellement confrontée à trois grandes contraintes que
l’équipe de forage et tir fais face quotidiennement à cause de la position de la fosse
au sein du Complexe Loulo-Gounkoto, notamment:

 La fosse se situe juste aux voisinages des mines souterraines de Gara et


Yaléa et est plus Proche de Gara ;

 Les infrastructures de l’usine de traitement sont justes à quelques mètres de


la fosse ;

 Et s’ajoute à cela la présence d’une vaste étendue de flore habitée par des
animaux.

 Et s’ajoutent à celle-ci, les objectifs de la production à atteindre.

Donc les ingénieurs de planification des opérations de forage et tir doivent tenir
compte de ces contraintes pendant surtout l’élaboration du plan de tir, afin :
- Que le tir soit le plus sécuriser et contrôlé que possible afin d’éviter ou
minimiser les projections et les vibrations;
- D’abattre un grand nombre de volume de roche, tout en respectant les
granulométries souhaitée pour une bonne manutention du tas abattu et
faciliter le traitement du minerai à l’usine ;
- D’éviter le plus que possible la création de bloc hors gabaries et des
bosses après le tir ;
- De fournir une forme du tas abattue la plus adaptée aux équipements de
chargement et de transport pour booster leurs rendements ;
- De faire de tel sort que les pieds des murs soient bien protégés et bien
sécurisés pour les circulations du personnel et les équipements et éviter
les surplombs et les chutes de bloc ;
- De minimiser le plus que possible la dégradation de l’environnement ;

114
- Etc.
5.1.1 Le SAVER-PLUG
Parmi ces contraintes les plus visibles et les plus inquiétantes sont celles qui
concernent les vibrations et les projections, voilà pourquoi on utilise le SAVER-PLUG
dans les trous de mine afin de minimiser les effets de ces dernières. Le système
SAVER-PLUG est une technologie de la dernière génération utilisé dans les
Zone de
processus
bourrag de chargement des trous de mine, il offre une réduction de la roche
volante, des vibrations (jusqu'à 75%), des coûts de forage (10 à 50%) et du volume
d’Explosif utilisés pour le dynamitage.

Figure 51: Schéma d’installation du SAVER-PLUG dans un trou de mine

Le système SAVER-PLUG s’explique mieux en termes de pression et/ou d’énergie


cinétique au fond du trou. En effet, le chemin de moindre résistance est toujours
emprunté par les ondes de choc lorsqu’un explosif explose. La partie inférieure du
trou dans le pont aérien sera d’abord soumise à une onde de choc initial a atteint le
fond du trou, il crée une réflexion et augmente la pression à ce point. A la fin de
l’onde de choc initial, l’un impact secondaire des produits de l’explosion ajoute une
autre impulsion au fond du trou. L’effet du premier et du second se traduit par une
augmentation de la pression au fond du trou, jusqu’à sept fois supérieure à la
pression initiale. La pression accrue est suffisante pour fragmenter la roche.
5.1.2 L’Actuel Plan de Tir
La mine à ciel ouvert de Gara-West est une nouvelle mine satellite, dont l’exploitation
a commencé depuis Janvier 2022, afin d’adapter un plan de tir adéquat pour
atteindre les objectifs de la production de façon efficace et efficiente, un certain
nombre de tests avec de plan de tir distinct ont été effectué, pendant ces tests, les
paramètres qui ont été modifié sont : le nombre de trous, la quantité d’explosif, le
surforage, la hauteur du bourrage, le facteur de poudre, les temps d’amorçage, la
hauteur du gradin, la maille et le type de détonateur. Les informations sur ces
différents tests sont illustrées dans le tableau ci-après :

115
LES PARAMETRES DES DIFFERENTS TESTS
25/02/20 28/02/20 04/03/20 07/03/20 12/03/20 23/03/20 09/04/20
DATE 03/04/2022 18/04/2022
22 22 22 22 22 22 22
Nom du Bloc GAW_120B GAW_120C GAW_120E GAW_120F GAW_120I GAW_120K GAW_120_01K GAW_110A GAW_110B&C
Hauteur du Gradin, (m) 8 8 8 8 7.8 6 5.5 10 10
Rioflex Rioflex Rioflex
Type d'Explosif Rioflex 10000 Rioflex 10000 Rioflex 10000 Rioflex 10000
10000 10000
Rioflex 10000
10000
Rioflex 10000

Quantité d'Explosif (kg) 13310 23966 15903 370779 21242 14004 18405 23908 51157
Banquette, (m) 4 4 4 4 4.3 4.3 3.5 4.3 4.3
Espacement, (m) 4.3 4.3 4.3 4.3 4.8 4.8 4 4.8 4.8
Sous-Forage, (m) 1 1 1 1 1 1 1 1.5 1.5
Nombre de Trou 179 244 132 461 245 191 370 187 406
Diamètre des trous (mm) 140 140 140 140 140 140 140 140 140
Hauteur du Bourrage (m) 4 3 3 3 3.5 3.5 3 4 4
matériaux de Bourrage Gravier Gravier Gravier Gravier Gravier Gravier Gravier Gravier Gravier
Facteur de Poudre Planifié
(kg/m3)
0.6 0.73 0.9 0.7 0.57 0.63 0.68 0.62 0.65
Timing-Lignes (milliseconde) 38 73 73 73 42 42 42 17 17
Timing-Trous (milliseconde) 12 9 9 9 17 17 25 67 42
Digishotplu Digishotplu Digishotplu Digishotplu
Type de Détonateur Nonel Nonel Nonel Nonel Nonel
s s s s
Tableau 50 : Les paramètres de tir des différents tests effectués

L’objectif principal de ces tests, était de déterminer un plan de tir adéquat qui est
adapté aux réalités du massif rocheux et aux objectifs de la production tout en
évitant la création des blocs hors gabaries et des Bosses qui fut l’un des défit les
plus inquiétants dont l’équipe de blast faisait face.
Ces tests nous a permis d’élaborer l’actuel plan de tir, mais le grand souci avec le
plan actuel est qu’il n’est pas convenablement appliqué sur le terrain comme il se
doit, et ceci :
- Impact beaucoup les opérations de chargement et de transport ;
- Endommagent les murs, la rampe principale et les plateformes de
d’excavation ;
- Etc.
5.1.2.1 Les Paramètres de l’Actuel Plan de tir
Avec cette réalité de la non-application du plan de tir actuel, il nous sera difficile de
jugé si le plan de tir actuel est bon ou pas.
Dans la mine d’or de GARA_WEST, le modèle utilisé pour la conception du plan de tir
est celui de Langefors et Khilstrom, c’est un modèle empirique apparu dans le début
des années cinquante. Il est appliqué dans beaucoup de mine à travers le monde.
Avec sa simplicité de mise en œuvre, son avantage est qu’il tient compte des
caractéristiques mécaniques du massif rocheux (surtout la résistance à la
compression unie axial en Mpa). Voici les différents paramètres du plan de tir selon
Langefors et Khilstrom :

 La consommation spécifique : (Pft)

La consommation spécifique (Pft), est défini comme la quantité d’explosif


nécessaire pour fragmenter un mètre cube (m3) de roche. Son unité est le « kg/m3 »,
et s’exprime comme suite :

Pft = (Lct×Rc) ÷ (B×S×Hb) (Kg/m3) (1)

116
Ou
Pft = [(Me)÷(B×S×Hb)] (Kg/m3) (2)

Avec Lct : la longueur de la colonne de charge théorique en (m) ;


Pft : la consommation spécifique en (kg/m3)
Rc : la charge métrique en (kg/m) ;
Me : la quantité d’explosif par trou (kg/trou) ;
B : la banquette en (m) ;
S : l’espacement en (m) ;
Hb : La hauteur du gradin en (m).

A partir des expériences, ils ont pu classer les valeurs de la consommation


spécifique en fonction de la dureté de la roche, les informations sur ces différentes
valeurs sont énumérées dans le tableau ci-dessous :

LE FACTEUR DE POUDRE (Pft) EN FONCTION DE LA DURETE DE LA ROCHE


TYPE DE ROCHE Pft (kg/m3)
Très Tendre 0.15-0.25
Tendre 0.25-0.35
Dure 0.35-0.65
Très Dure 0.65-0.75
Tableau 51 : La consommation spécifique de la dureté de la roche [15]

 La charge métrique (Rc)

La charge métrique est définie comme la quantité d’explosifs nécessaire qu’il faut
pour un trou de longueur d’un (01) mètre, son unité est le (kg/m), s’exprime comme
suite :

Rc = [π×(D÷1000)2×ρ×1000] ÷ (4) (Kg/m) (1)

Avec D : le diamètre du trou, en (mm) ;


Rc : la charge métrique en (m) ;

ρ : la densité relative de l’explosif


π = 3.14

117
Figure 52 : Schéma Explicatif des paramètres d’un Plan de Tir [15]

 La hauteur de bourrage (Hs)

La hauteur du bourrage dépend en grande partie du niveau de projection,


des conditions du massif, de la colonne de charge, et aussi de la nature
de l’explosif utilisé:
Hs = Hb - Lct (m) (2)
Avec Hs : la hauteur du bourrage en (m) ;
Hb : la hauteur du gradin en (m) ;
Lct : la longueur de la colonne de charge théorique en (m) ;
 Le rapport de maille (B/S)
Le rapport de maille comme son nom l’indique est le rapport entre la baquette et
l’espacement, il joue un rôle important dans l’élaboration des paramètres d’un plan de
tir :
1< ()
B
S
> 1.5 (3)
Avec B : la banquette en (m) ;
S : l’espacement en (m).
Dans la pratique, d’après les expériences, il est recommandé de prendre un Rapport
égal à « 1.15 ».
 La banquette (B)
La banquette joue un rôle très important, elle permet de se situer par rapport à la
ligne de moindre résistance d’un bloc. Elle s’exprime comme suite :

[
B =√ (Lct×Rc)÷ (( )
B
S )]
×Hb×Ptf (m) (4) on l’a déduit à partie de l’équation (1)

 L’Espacement (E)
L’espacement peut être exprimé comme :
E = B×
B
S() (m) (5)
Avec B : la banquette en (m) ;

118
S : l’espacement en (m).
 Le sous-forage (Hsd)
Le sous-forage dont l’unité est en mètre (m) est compris entre 0.2 et 0.5 foi la
banquette :
(0.2×B) ≤ Hsd ≥ (0.5×B) (m) (6)
Il est recommandé de prendre un Hsd = 0.3×B (m) (7)
 La colonne de charge pratique (Lca)
La colonne de charge pratique est la somme de la longueur de la colonne de charge
théorique (Lct) et le sous-forage (Hsd), sont unité est en mètre (m) et s’exprime
comme :
Lca = Lct + Hsd (m) (8)
 La quantité d’explosif par trou (Me)
La quantité d’explosif par trou (Me) est le produit entre la colonne de charge pratique
(Lca) et la charge métrique (Rc), son unité est le (kg/trou) et s’exprime ainsi :
Me = Lca×Rc (Kg/trou) (9) [16]

Note : Dans la pratique, il est presque impossible d’avoir bloc plat, donc il est
nécessaire de faire la levée de chaque trou sur le terrain enfin de déterminer la
quantité d’explosif pour chaque trou.
 Les expressions simplifiées :
Après des années d’utilisation de ces formules, on a pu élaborer les formes simples
des expressions de certains paramètres qui sont :
o Banquette (B) =25 à 35 fois le diamètre (D) en (m);
o Espacement (E)=1 à 1.5 fois la banquette (B) en (m) ;
o Hauteur du gradin (Hb)=2 à 4.5 fois la banquette en (m) ;
o Sous-Forage (Hsd)=0.2 à 0.5 fois la banquette en (m) ;
o Hauteur de Bourrage=0.7 à 1.3 fois la banquette en (m) ;

o Charge de Pieds=0.3 à 0.5 fois (B+Hsd) en (m). [15]

 Calcul des volumes de roche abattue :

1. Par mètre par trou (Vmt) : Vmt = B×S (m 3) ; (11)

2. Par trou (Vrt) : Vrt = B×S×Hb (m3) ; (12)

3. Par bloc (Vb) : Vb = B×S×Nt (m3) ; (13)

Tonnage = Volume×Densité (t) ; (14)

119
 Autre formule de la consommation spécifique:
' 3
Pft = (Quantité d Explosif) ÷ (Volume de roche abattue) (Kg/m ) (15)

5.1.2.1.1 Analyse des données de l’actuel plan de tir


A partir de ces formules ci-haut du Model de Langefors et Khilstrom, nous allons
calculer la différentes données de l’actuel plan afin de voir s’il n’y a d’erreur :
1- La Banquette
Banquette (B) =25 à 35 fois le diamètre (D) ;
Le diamètre du trou (D)= 0.14 m
Alors B= 25*0.14= 3.5 => B= 3.5 m

2- L’Espacement
Espacement (E)=1 à 1.5 fois la banquette (B) ;
E= 4 m
Alors : E= 3.5*1.144= 4.004 =>
3- Le Sous-Forage
Hsd = 0.3×B

Alors : Hsd= 0.3*4= 1.20015 => Hsd= 1.2 m

4- La Hauteur du Gradin
La Hauteur du Gradin est donnée, elle est égale à 10 m Hb= 10 m

5- Hauteur de Bourrage
Hs= 0.875*4=3.5 => Hs= 3.5 m

6- La longueur du Suver-Plug
La longueur du Suver-Plug (Lsp) dans le trou est donnée et est égale à 1 m
7- La Colonne de Charge
Dans notre cas ici avec le Suver-Plug : Lct= Hb+Hsd-Lsp-Hs
Alors, Lct= 10+1.2-1-3.5= 6.7 => Lct= 6.7 m

8- La Charge Métrique

Rc = [π×(D÷1000)2×ρ×1000] ÷ (4)
ρ=1.2, Alors en Application numérique : Rc= 18.47 kg/m

9- La consommation spécifique : (Pft)

Pft = (Lct×Rc) ÷ (B×S×Hb) ,


Alors en Application numérique : Rc= 0.88 kg/m 3

120
10-Quantité de Charge par Trou (Qct)
Qct= 124
Qct= Rc*Lct = 18.47*6.7= 124 =>
Les différentes valeurs de ce calcul sont résumées dans le tableau ci-dessus :

CALCUL DES PARAMETRES DU PLAN DE TIR


TROUS DE PRODUCTION ACTUEL PLAN DE TIR Notre calcul
Hauteur du Gradin, (m) 10 10
Diamètre des Trous, (mm) 140 140
Banquette, (m) 3.5 3.5
Espacement, (m) 4.0 4.0
Sous-Forage, (m) 1.20 1.20
Suver Plug, (m) 1 0.8
Hauteur du Bourrage, (m) 3.5 3.5
Colonne de Charge, (m) 6.7 6.9
Quantité de Charge par Trou, (kg) 124 127.443
Angle (production) (°) 90 90
Type d'Explosif Rioflex 10000 Rioflex 10000
Densité de l'Explosif, (kg/m3) 1.2 1.2
Charge Mètrique, (kg/m) 18.47 18.47
Rapport de Maille 1.15 1.15
Consommation Spécifique, (kg/m3) 0.88 0.88
Longueur du trou après suver-plug
(m)
10.20 10.40
La disposition des trous Rectangulaire Quinconce
Tableau 52 : Les paramètres de l’actuel plan de tir

NB : En fonction de ces paramètres nous avons réalisé que l’actuel plan de tir est
adéquat de façon théorique, toutefois il y’a quelques points à souligner qui nous
poussera à suggérer le changement de certains paramètres tels que :
- La disposition des trous : dans le plan de tir actuel, les trous sont
disposés en rectangle, il serait mieux de les disposer en Quinconce, les
expériences ont montré que la disposition des trous en quinconce donne
une bonne distribution des énergies d’explosion et par conséquence une
diminution considérable des projections et des créations de bosses et de
blocs hors gabarie conduisant ainsi à une fragmentation optimale,
- La profondeur occupée par le Suver-Plug dans le trou : Sur le plan, il est
indiqué que cette profondeur est de 1m, alors qu’en réalité sur le terrain,
elle est de 0.8 m. Et Ceux-ci ont un impact réel sur les paramètres de
calcul surtout en ce qui concerne la quantité d’explosifs par trous.

5.2 ANALYSE DES COÛTS


Dans les chapitres précédents, nous avons réalisé qu’il y a eu beaucoup de pertes en
BCM au niveau de chargement et transport, en quantité de Rioflex et de Riosplit et
aussi en métrages forés, ainsi :
La consommation horaire (L/H) en gasoil
- Pour les excavatrices : est de 83.6 L/H ; 51.7 L/H et 60 L/H

121
respectivement pour la Komatsu, la Caterpillar_345 et la Volvo ;
- Pour les camions : est 31.3 L/H.
La consommation en gasoil par métrage foré (L/m), est de 2.05 L/m pour toutes les
machines de forage.
Le coût unitaire en dollar par mettre foré ($/m), est de 12.94 $/m.
Le prix d’un litre de gasoil en dollar ($/L), est de 1.21 $/L.
Le prix d’un kilo de Rioflex en dollar ($/kg), est de 1.62 $/kg.
Le prix d’un kilo de Riosplit en dollar ($/kg), est de 5.95 $/kg et une cartouche pèse
0.445 kg.
NB : A noté que ces valeurs unitaires ci-dessus sont celles du mois de Novembre.
Les détails sur ces pertes sont dans le tableau ci-dessous :
Tableau 5 3: Analyse des Coûts

ANALYSE DES COÛTS

Les pertes en Les pertes en Les pertes en


Les attentes des Les attentes des
métrages quantités de Rioflex quantités de
excavatrices camions
forés (m) (kg) Riosplit
Total 837.7 10,793.4 176 (cartouches) 7.11 (heures) 6.14 (heures)
Quantité de gasoil (L) 1,717.285 - - 446.4 192.2
Coûts ($) 10,839.838 17,485.3 467.0512 540.144 232.562
quantité de Riosplit (kg) - - 78.496 - -
Coûts Totaux ($) 29,564.93722
LES VALEURS UNITAIRES
Les Consommation horaires (L/H) Le mettre foré en gasoil (L/m) 2.05
KOMATSU 83.6 Le mettre foré par Dollar ($/m) 12.94
CATERPILLAR_345 51.7 Prix du Gasoil ($/L) 1.21
VOLO 60.0 Rioflex ($/kg) 1.62
CAMIONS 31.3 Riosplit ($/kg) 5.95 0.445kg/Cartouche

Ces collectes de données sur terrain, nous a permis de comprendre l’impact des
résultats des travaux de forage et tir sur les opérations de chargement et de
transport. Nous avons eu à constater que la qualité de la gestion de ces équipements
n’était pas aussi compétitive, ainsi sur 19.78 heures, il a eu 7.11 et 6.14 heures
d’attentes respectivement pour les Excavatrices et les Camions équivalant à une
perte totale de 1,393.3 BCM et 282.44 BCM. Les Excavatrices n’ont effectivement
travaillé que 12.67heure /19.78heures. Au niveau de forage et tir, on a constaté des
pertes considérables en quantités d’explosifs. Pour l’ensemble, le coût total s’élève à
29,564.93722 $ (USD). Toutefois il serait intéressant de trouver une solution
adéquate afin de réduire considérablement ces pertes.

122
5.3 LES SUGGESTIONS
Les activités d’un projet minier, coutent extrêmement cher aux différentes parties
prenantes en terme de temps, d’énergie et surtout en terme d’argent, et ce depuis au
niveau des Investisseurs jusqu’à la dernière classe ouvrières, cette étude nous a
permis de constater des pertes considérables en temps, en énergie et aussi en
argent, afin de remédier à cela, nous suggérons :

 De nettoyer les murs et les plateformes au fur et mesure que les travaux
d’excavation progressent ;

 D’installer un système de Dispatching : Le Dispatching ou le système de


gestion des flottes, est un outil de répartition informatisé de l’exploitation
minière, ou encore un système de gestion de la production des
équipements assisté par l’ordinateur. Ce système de gestion informatisé
des Flottes facilite l’exécution des tâches tels que: le positionnement des
équipements via le GPS, la surveillance et l’organisation des activités de
chargement et de transport, la gestion de la maintenance des
équipements, les rapports de la production (sur les tonnages postiers, la
disponibilité, l’utilisation, et la productivité des équipements, les pannes,
les temps d’arrêt…), la distribution des camions entre les excavatrices, etc.
Le système de Dispatching contribue beaucoup en ce qui concerne
l’optimisation des coûts de production en réduisant le temps de cycle des
camions, les attentes des excavatrices due au manque de camion, la
bonne distribution des camions en fonction du nombre disponible sans
que ça ne soit ni trop ni moins, la gestion des entretiens et des services
des équipements, etc.

 De mettre en place un programme de formation continue de tous le


personnel (les superviseurs, les chefs d’équipes, les équipes de forage et
tir et de la maintenance, etc.) ;

123
 D’équiper les magasins de pièces de rechange de tel sorte que les pièces
soient toujours disponibles à temps enfin de diminuer considérablement
les attentes dues aux pannes ;

 D’exiger à l’équipe de forage et tir, le respect et l’application correcte du


plan de tir mis à leur disposition surtout en ce qui concerne les quantités
planifiées en Riosplit et en Rioflex ;

 En ce qui concerne les murs, nous avons constaté que la cause de leur
endommagement est due au fait que : Le bourrage des trous de buffer1,
le non-respect de la quantité planifiée en Riosplit, la méthode d’initiation
des trous de Pré-découpage.
En ce qui concerne ce dernier point, il serait mieux de planifier un
programme de formation continue pour l’équipe de tir;

 D’envisager une maille en quinconce, les expériences ont montré que les
mailles en quinconce donnent de bon résultat, de plus elle permet de
réduire nombre de trous à forer pour un bloc ;

 De rendre obligatoire le nettoyage, l’implantation et la barricade des blocs


avant les travaux de forage, ceci est très important, car ces étapes mal
faites impacteront tout le processus en aval et ça nous permettra de
maintenir la tolérance de réforation en dessous de 2%,

 De conditionner obligatoirement le chargement des trous foré à la


disponibilité de la fiche de chargement qui a été mis à jour, à la suite du
rapport de QAQC ;

 En ce qui concerne la bonne application du processus de QAQC de façon


efficace et efficiente et de son rapport à temps, nous suggérons le
logiciel Blast Logic de Maptek
Le système Blast Logic est un outil programmé pour les activités de forage et tir plus
spécialement pour les travaux de Contrôle Qualité, Contrôle Assurance (QAQC).
Il contient 3 équipements principaux :
Le serveur de collecte des données et de synchronisation
Les postes de travail pour créer et mettre à jour les plans
Les tablettes utilisées sur le terrain pour les travaux de QAQC.

124
Figure 53: Interface du Tablette de BlastLogic

 Ses Avantages :

Le système Blast Logic permet de créer et comparer rapidement les


scénarios de conception de forage, de charge et de raccordement.
L’exécution précise sur le terrain est suivie en temps réel.

Figure 54: Présentation de BlastLogic

La tablette Blast Logic met à jour dynamiquement les plans sur le terrain. L’interface
simple garantit une saisie de données sans effort qui est instantanément
synchronisée ou mise en cache.

Figure 55: Présentation de BlastLogic

Le système BlastLogic permet d’anticiper les problèmes de risque, de productivité et

125
de coût avant qu’ils n’apparaissent dans l’entreprise. L’ajustement des changements
de trou en trou et de rangée à rangée en tenant compte des positions réelles de
forage, de chargement et de tige est effectué rapidement, garantissant des
performances de sécurité et fragmentation pour chaque tir et l’envoie en temps réel
les rapports de QAQC.

Figure 56: Présentation de BlastLogic

 Ses Faiblesse
Tout le système est relié à la connexion réseau et en cas de panne, le système ne
peut pas fonctionner

 Le GPS est la clé pour les géomètres pour implanter les trous et
obtenir la mise à jour ;
 Position du collier pour BlastLogic pour mettre à jour également
les profondeurs et les quantités d’explosifs ;
 La saison des pluies peut avoir un impact, mais Maptek est sur
le point d’envisager une solution sur comment trouver un

126
protecteur pour la couvrir ;
 La Connexion Internet permanente dans la fosse est nécessaire
pour que les tablettes se synchronisent en temps réel.

6 CONCLUSION GENERALE
Les activités d’un projet minier coutent extrêmement cher aux différents acteurs du
dit projet, depuis les investisseurs jusqu’au niveau de la dernière classe ouvrière. La
phase d’exploitation est l’une des phases d’un projet minier et elle est celle qui
recrute le plus de monde et ses activités sont étroitement liées ; à partir de cette
étude sur l’Optimisation des Opérations Minières à Ciel Ouvert, nous avons réalisé
que jusqu'à quel point il est important de bien exécuter le plan de tir élaborés comme
il se doit et que la gestion des flottes demandes un suivi constant et rigoureux des
activités de chargement et de transport, nous avons réalisé aussi qu’il est nécessaire

127
de mettre en place une procédure d’Assurance Qualité, Contrôle Qualité adéquat sur
le terrain lors des travaux de forage et tir enfin d’identifier les erreurs, de les estimer
et de les contrôler à temps puis apporter les solution correctives dans le temps et
dans l’espace et ce de façon efficace et efficiente.
Nous avons vu que le contraire entrainera de pertes importantes, en effet nous avons
enregistré 29,564.93722 $ (USD), comme la somme totale des pertes pour
seulement le forage et le tir de (05) blocs et pour 19.78 heures d’activités de
chargement et de transport des matériaux fragmentés, il serait intéressant de tenir
compte de ces suggestions ci-dessus citées enfin d’optimiser considérablement les
opérations de la production tout en sauvant des coûts.

128
DEUXIEME PARTIE : DOSSIER PEDAGOGIQUE

7 INTRODUCTION
Le monde d’aujourd’hui fait face à des grands défis de développement basés sur les
plans économiques, politiques, sociaux et culturels. Pour faire face à ceux-là, un
système éducatif adéquat et adapté aux réalités du monde moderne dans le
processus de développement durable est nécessaire. Depuis un temps, la plupart des

129
pays du monde ont envisagé une réforme de leur système éducatif, tout en mettant
un accent particulier sur le système de l’enseignement technique et la formation
professionnelle, qui constitue la base du développement d’un pays. A cet effet, les
autorités maliennes ont créé par l’ordonnance N° 0032/P-RM du 04 Août 2010 à
Bamako, l’Ecole Normale d’Enseignement Technique et Professionnel abrégée
ENETP ratifiée par la loi N° 042 du 15 Juillet 2011 afin d’assurer la formation initiale
des professeurs de l’enseignement Technique et Professionnel.
Ainsi, la direction de l’ENETP en collaboration avec les écoles techniques et
professionnelles organise chaque année à l’intention des étudiants en fin de cycle,
des stages pédagogiques.
C’est dans ce cadre que j’ai entrepris mon stage pédagogique au Lycée Technique
de Bamako (LTB) au titre de l’année académique 2022-2023.
Ce présent rapport englobe toutes les activités que j’ai menées au cours de mon
stage au Lycée technique en étant sous la surveillance et l’appui constant de mon
proviseur et tous les membres du corps enseignants.

7.1 PRÉSENTATION DE L’ÉCOLE D’ACCUEIL


7.1.1 Situation
Il est situé en commune III du district de Bamako (Centre Commercial), Rue Avenue
ROUME. A l’Est par Médina Coura, à l’ouest par le Lycée Askia MOHAMED, au nord
par le lycée Bah Aminata DIALLO(LBAD) et au Sud par l’Etat-Major de l’armée de
Terre.
Le collège technique de Bamako inauguré le 04 Février 1951 a été transformé en
Lycée Technique à compter de la rentrée scolaire d’Octobre 1961 par la loi N°
122/AN-RM du 18 Août 1961 pour former les cadres techniques indispensables au
développement du pays indépendant. Le bâtiment actuel abritant le Lycée Technique
a été inauguré le 04 Février 1951 par Monsieur FOURCARDE qui était le président de
l’Assemblée de l’union française.
7.1.2 Organisation administrative (Organigramme)
L’organisation administrative dudit Lycée a connu une modification de sa
structuration en
2015 et se présente comme suit :

Proviseur

soutien
Laboratoire Censeur Bibliothèque

Secrétariat
Econome
130
7.1.3 Organisation des activités administratives et scolaires
Le premier responsable du Lycée Technique de Bamako est le Proviseur, il répond au
nom du lycée de tous les actes de la vie publique. Il exerce un rôle d’animateur et
d’encadrement à travers le suivi et l’évaluation des programmes et projets adoptés
par le lycée.
Le Censeur est son adjoint et le remplace en cas d’absence ou d’empêchement. Il est
chargé de l’organisation et du fonctionnement des cours.
Placés sous l’autorisation du censeur :
Le Chef des Travaux est chargé de l’organisation, la coordination et le
fonctionnement régulier des ateliers ;
Le Surveillant Général veille au respect de la discipline, Contrôle la présence des
élèves et l’état des classes ;
L’Infirmerie pour la prise du premier soin des élèves et autres personnes du lycée ;
La Bibliothèque pour la recherche et la documentation ;
L’Econome et le Secrétariat, placés sous l’autorisation du Proviseur, sont chargés
respectivement de la gestion financières et matérielles et l’aide à la saisie des
rapports et aux tâches administratives.
7.1.4 Association des parents d’élèves
C’est une association composée de parents d’élèves bénévoles, dirigée par un
président et son staff. Son but est d’améliorer la vie quotidienne des élèves,
d’organiser des manifestations et des activités scolaires ou extra-scolaires pour
aider les enfants à s’épanouir et faciliter la communication et la rencontre entre les
parents. Elle est aussi un lien qui privilégie entre les différents acteurs de la vie
scolaire et périscolaire : parents, enseignants, personnel municipal…
7.1.5 La Direction
Elle est administrée par le Proviseur en compagnie du Censeur, du Chef des Travaux,
du Surveillant Général, de l’Econome et des Secrétaires pour un devoir pédagogique
et administratif. Ils veillent à la bonne marche du Lycée par l’application correcte des
règlements intérieurs, l’application du programme, le bon déroulement des cours, le
suivi pédagogique et le maintien de la discipline.
7.1.6 Conseil des professeurs
Il est convoqué et présidé par le Censeur. Il réunit l’administration (le Proviseur, le
Censeur, le Chef des travaux, le surveillant Général, l’Econome et le Secrétariat) et les
professeurs du lycée.
Le conseil des professeurs étudie tous les problèmes relatifs à la vie scolaire et
prend des décisions pour solutionner ces différents problèmes. Il existe différents
conseils : le conseil d’ouverture, le conseil trimestriel, le conseil de la fermeture et le
conseil extraordinaire

7.2 ORGANISATION PÉDAGOGIQUE


7.2.1 Groupes pédagogiques
Un groupe pédagogique est un regroupement composé des encadreurs et les élèves-
professeurs (stagiaires) qui permet de créer un espace d’échange entre ses

131
membres sur les thématiques liés à l’enseignement, l’évolution des cours et les
difficultés rencontrées. Au lycée Technique de Bamako, il existe plusieurs groupes
pédagogiques :

 Le groupe pédagogique de Mathématique


 Le groupe pédagogique de Physique-Chimie
 Le groupe pédagogique de la Science de la Vie et de la Terre

 Le groupe pédagogique de RDM…


7.2.2 Pédagogie et didactique appliquées
L’approche pédagogique appliquée est l’Approche Par compétences (APC). Souvent
avec des petites difficultés, nous faisions appel à l’Approche Classique.

7.3 LES FILIÈRES DE FORMATION


Le Lycée Technique de Bamako forme les élèves dans deux grandes séries à savoir :
Science et Technologie Industrielle (STI) et Science et Technologie de Gestion (STG).
La série Science et Technologie Industrielle composée de six (06) spécialités qui
sont :

 Génie Mécanique (GM)


 Génie Civil (GC)
 Génie Minier (GMI)
 Génie Electronique (GELN)
 Génie Energétique (GEN)
 Génie Electrotechnique (GEL)
La série Science et Technologie de Gestion composée de deux (02) spécialités à
savoir :

 Comptabilité et Finance (CF)


 Gestion et Commerce (GCO)
7.3.1 Les emplois du temps :
Le Censeur élabore les emplois du temps par classe et par professeurs afin de
mettre à la disposition de chaque professeur.
7.3.2 Les Effectifs
Le Lycée technique de Bamako compte plus de mille (1000) élèves (Garçons et Filles)
réparties entre les différentes classes (10eme, 11eme et 12eme).
7.3.3 Le fonctionnement des classes
Les cours se déroulent du Lundi au Vendredi conformément aux emplois du temps
avec des pauses. Chaque classe a une salle fixe et les cours sont dispensés par les
professeurs suivant la discipline et par horaire. Les travaux pratiques sont une

132
composante des cours dans l’enseignement technique et professionnel et sont
exécutés en même temps que les cours magistraux afin de faire une coloration entre
la théorie et la pratique.

7.4 ACTIVITÉS MENÉES


7.4.1 Activités pédagogiques
Après l’acceptation de ma demande de stage, j’ai été présenté par le Censeur aux
autorités scolaire et au personnel enseignant du lycée. Après les présentations, j’ai
été consigné à assister mon titulaire Mr. Arouna SIDIBE, un homme très attentionné,
qui m’a beaucoup aidé dans les bonnes pratiques de l’enseignement technique.
Après quelques semaines d’activités pédagogiques, il me confia une (01) classe de
10ème Communes ou je dispensais la SVT (Science de la Vie et de la Terre) plus
particulièrement la Géologie dont ma leçon se portait sur les Roche Sédimentaire
plus particulièrement l’argile. J’ai participé également à l’organisation, à la
surveillance de certains devoirs écrits.
7.4.2 Activités parascolaires
Au plan social, le personnel enseignant a le sens des valeurs sociales.
Au-delà de cela, je n’ai pas pu mener aucune activité parascolaire parce que
l’intervalle de mon stage coïncidait à la première période.
7.4.3 Difficultés rencontrées
L’enseignement consiste à transmettre des connaissances, à créer des aptitudes, à
former des citoyens et bâtisseurs d’une société démocratique, des acteurs de
développement profondément ancré dans sa culture et ouvertes à la civilisation
universelle, maitrisant les savoir-populaire et aptes à intégrer les connaissances et
compétences liées aux progrès scientifiques, techniques et à la technologie moderne.
Comme toute autre activité, nous avons rencontré des difficultés sur le plan matériel
et pédagogique surtout.
7.4.3.1 Sur le plan matériel
L’absence de documents adéquats dans la bibliothèque dans notre matière pour la
consultation et les référenciassions de nos cours, la rareté des échantillons de
roches, manque de projecteur enfin de projeter certaines photos sur les œuvres à
base d’argile et les zones d’indice minérale popiste…
7.4.3.2 Sur le plan pédagogique
L’enseignement est l’un des métiers les plus nobles au monde, tout le monde n’est
pas appelé à enseigner. La capacité de maitriser ce qu’on veut transmettre comme
connaissance est indispensable pour tout enseignant, comme on le dit souvent, « Qui
maitrise enseigne ». Le manque de confiance nous a rendu les tâches difficiles, en
notre début mais avec l’accompagnement et les conseils de mon professeur titulaire
on a pu mener dispenser les cours comme il fallait.
7.4.4 Les Défis
J’avais comme défis de faire acquérir à mes élèves mes savoirs, savoir-faire et de
leurs mettre en état de faire face à toutes les situations et d’honorer mes

133
professeurs qui m’ont toujours soutenu et accompagné durant aventure.
7.4.5 Leçon tirée du stage
Ce stage m’a permis de faire une corrélation entre la théorie et la pratique. Il m’a
permis également d’avoir une vision large sur mon nouveau travail et une idée du
monde professionnel. Le plus important est que ce stage m’a permis de découvrir et
de sentir les merveilles du métier de l’enseignant : c’est une chance d’être
Enseignant.
7.4.5.1 Les motivations
Rien n’est plus beau que d’être entouré par de bonnes personnes partout où nous
nous trouvons, le soutien et la bonne collaboration de mon comité et de tout le
personnel enseignant dudit lycée ne m’ont pas du tout manqué et j’ai trouvé une
place parmi eux et rien n’a été le plus motivant que cela. Le courage, la détermination
et le désir d’apprendre de mes élèves ont été pour moi une très grande source de
motivation. Je ne pourrais s’en passer sans mettre un accent particulier sur les
conseils et aides de Mr. Arouna SIDIBE.
7.4.5.2 Les Satisfactions
Lors de mon stage, j’ai été comblé sur quelques points à savoir :

 L’existence d’un sens de responsabilité, de sacrifice et de respect mutuel qui


règnent au sein du personnel ;
 Une forte présence de la jeunesse au sein du personnel enseignant ;
 Et surtout l’esprit de partage des doyens.

7.5 RECOMMANDATIONS
7.5.1 Point de convergence entre le stage et la formation à l’ENETP :
Durant son stage, j’ai constaté que la formation à l’ENETP converge vers les réalités
du système d’enseignement technique et professionnel surtout en ce qui concerne
l’approche par compétence. Il faudra donc tenir compte de la pratique, enfin de
compléter ce programme de formation.
7.5.2 Points de divergences entre le stage et la formation à l’ENETP :
Le point de divergence est un peu l’application de l’approche par compétence (APC)
car les établissements d’Enseignement Technique et Professionnel ne possèdent
pas assez d’outils pour la bonne exécution et le bon fonctionnement de cette
dernière. Il faudra donc équiper ces établissements d’outils modernes de la dernière
génération et de s’assurer de la bonne gestion de ces derniers. Des outils tel que : les
matériels didactiques, les bibliothèques, les projecteurs, etc.
7.5.3 Autres remarques et suggestions
 Améliorer les conditions de vie des enseignants ;
 Favoriser l’apprentissage des nouvelles technologies de l’information et de la
communication (NTIC) et l’informatique ;

134
 Suivi régulier des conseils pédagogiques.

7.6 LEÇON MODÈLE


7.6.1 Partie administrative
1. Partie administrative
Etablissement : Lycée Technique de Bamako (LTB) Nom de l’Enseignant : TRAORE

Discipline : Science de la Vie et de la Terre (SVT) Prénom : Ichiaka

Domaine : Sciences Technologies Industrielles Spécialité : Exploitation Minière

Stratégie d’Animation : Approche Par Année Scolaire : 2022-2023


Compétence(APC)
Module : Géologie Classe ou niveau : 10ème CT
Durée prévue : 8h Leçon : Roche Sédimentaire
(l’argile)

Objectif pédagogique : A la fin de la leçon l’élève doit être capable de :


- Identifier l’Argile.

Domaine taxonomique : Cognitif


Niveau taxonomique : Comprendre
Prérequis :
- Qu’est-ce qu’une roche Sédimentaire ?

- Citer quelques exemples des roches Sédimentaire

Méthode: active 135


Technique : Participative
7.6.2 Préambule motivant
7.6.2.1 Questionnaire
1- Qu’est-ce que l’argile ?

2- Quels sont les différents minéraux ou cristaux qui constituent l’argile ?

3- En quoi consiste le processus de formation de l’argile ?

7.6.2.2 Objectif pédagogique :


A la fin de la leçon, l’élève doit être capable de :
- Identifier l’argile parmi les différentes roches sédimentaires.
7.6.2.3 Situation/Problème :
A partir de l’observation des échantillons de roches laissées à votre disposition :
a) À quelle classe de roche appartiennent-elles ?
b) Quel est le nom de ces roches ?
c) Quel est le lieu de formation de ces roches ?

Consignes : travail de groupe des apprenants

7.7 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS


7.7.1 Activité 1 : Définition d’une roche sédimentaire
Consigne 1 : A partir du résultat de la situation /problème, définis qu’est-ce qu’une
roche sédimentaire (travail de groupe des apprenants plus le Professeur).
Synthèse partielle1 : Définition d’une roche sédimentaire
Une roche sédimentaire est une roche qui se forme à la surface de l’écorce terrestre.
7.7.2 Activité 2 : Identification des caractères physiques et chimiques de l’argile
Consigne 2 : A partir de la manipulation des échantillons de l’argile et de granites
laissés à votre disposition, identifier les caractéristiques physique et chimique de
l’argile (travail de groupe des apprenants).
Synthèse partielle2 : Identification des caractères physiques et chimiques de l’argile
Les minéraux de l’argile sont invisibles à l’œil nu. L’argile est moins dur, facile à
casser. L’argile humidifiée est lisse, douce, et présente une odeur caractéristique de
terre. L’argile a, la propriété d’être moulée, déformée. L’argile a des couleurs variables
(grise, rouge, blanche etc.…). L’argile imbibée est imperméable à l’eau. L’argile est
une roche non calcaire donc pas de réaction chimique avec l’acide.
7.7.3 Activité3 : Les constituants chimiques et la nature chimique des minéraux de
l’argile
Consigne 3 : La kaolinite est le minéral microscopique observé de l’argile pure (kaolin)
de formule : [Al4Si4O10] (OH)8 2Al2O3 + 4SiO2+ 4H2O

136
A partir de l’observation de la réaction de décomposition de la kaolinite, cite les
constituants chimiques des minéraux de l’argile et leur nature chimique (travail de
groupe des apprenants).
Synthèse partielle 3 : Les constituants chimiques et la nature chimique des minéraux
de l’argile
Les minéraux de l’argile sont constitués de : Alumine (Al2O3), de la Silice (SiO2) et de
l’Eau (H2O).
Exemple : La kaolinite [Al4Si4O10] (OH)8.
[Al4Si4O10] (OH) 8 2Al2O3 + 4SiO2+ 4H2O.
Les minéraux de l’argile sont de nature : silicates d’alumine hydratés.
7.7.4 Activité4 : Explication de l’origine de l’argile et son mode de gisement au Mali
Consigne4 : En vous rappelant de l’altération du granite expliquez-nous l’origine de
l’argile (travail de groupe des apprenants)
Synthèse partielle 4 : Explication de l’origine de l’argile et son mode de gisement au
Mali
L’argile est une roche sédimentaire qui provient de l’altération des roches cristallines
comme le granite dans lesquelles les feldspaths et les micas sont dissous et
entrainés par des cours d’eau pour former de l’argile.
7.7.5 Activité 5 : Gisements et usage de l’argile au Mali
Consigne5 : A partir de l’observation des cartes laissées à votre disposition, cite trois
(03) gisement de l’argile et en déduire deux (02) utilités de l’argile (travail de groupe
des apprenants)
Synthèse partielle 5 : Gisements et usage de l’argile au Mali
L’argile apparait à Diamou, l’Adrar des Iforas, Tombouctou au Mali. L’argile est
utilisée dans la construction des maisons, dans la fabrication des poteries.
7.7.6 Activité6 : Caractères généraux des roches sédimentaires
Consigne 6 : A partir de l’observation des cinq (05) photographies (1, 2, 3, 4, 5)
laissées à votre disposition, citez les caractères généraux des roches sédimentaires.
(Travail de groupe des apprenants plus l’appui du professeur)

137
Synthèse partielle 6 : Caractères généraux des roches sédimentaires :

 Disposition : Les roches sédimentaires se disposent en couches appelés


strates.
 La coloration des roches sédimentaires : On distingue de nombreuse couleur
au niveau des roches sédimentaires : blanche, brune, grise…
 Contenu (faciès) des roches sédimentaires : Les roches sédimentaires
contiennent des restes d’être vivants animaux ou végétaux
 Les minéraux des roches sédimentaires : On rencontre les plus stables des
roches cristallines (granite) : micas noir, feldspath, quartz
7.7.7 Activité7 : Tableau de classification des roches sédimentaires
Consigne 7 : Etablit une classification des roches sédimentaires sous forme d’un
tableau(Professeur)
Synthèse partielle 7 : Les diverses roches sédimentaires se distinguent et se
classent suivant leurs origines de formation. Cette classification est dans le tableau

138
ci-dessous :

7.7.8 Synthèse générale :


Une roche sédimentaire est une roche qui provient de l’accumulation de sédiments
(sable, gravier, boue, fossile) qui se déposent en couches dans un bassin de
sédimentation. Les argiles résultent de la décomposition de roches silicatées (gneiss,
granites, schistes, laves) sous l’action des agents de l’érosion (l’eau, vent…). Les
minéraux sont chimiquement des silicates d’alumine hydratés. Les minéraux de
l’argile sont de taille microscopique C’est une roche tendre. Elle est plastique
(propriété d’être moulée), malléable (propriété de se laisser déformer) et
imperméable à l’eau.
L’argile pure a la couleur blanche appelée (kaolin). Elle ne fait pas effervescence
(pas réaction chimique) à l’acide. Les dépôts d’argile affleurent dans de nombreuses
localités au Mali (Siby, Bougouni.). Les roches sédimentaires ont des
caractéristiques générales qui permet de les identifiées : disposition, coloration,
faciès, les minéraux Les roches sédimentaires sont caractérisées par des couches.
Les roches sédimentaires se distinguent par l’origine de leur formation. Il s’agit de:
roche d’origine détritique (argile, sable, grès), roche d’origine organique (calcaire,
craie, charbon), roche d’origine chimique (silex, gypse).
7.7.9 Evaluation
Contexte 1 : Définition
Consigne 1 : définis une roche sédimentaire et donner un exemple
Contexte 2 : constituants et nature chimique des minéraux de l’argile
Consigne 2 :
a) Citer les constituants de l’argile.
b) En déduit la nature chimique de l’argile.
Contexte 3 : Origine de l’argile
Consigne 3 : explique brièvement l’origine de l’argile
Contexte 4: Classification des roches sédimentaires
Consigne 4 : Cite les trois origines de la roche sédimentaire en donnant un exemple
dans chaque cas.

139
7.7.10 Réponses
Consigne 1 : Une roche sédimentaire est une roche qui se forme à la surface de la
croûte terrestre. Exemple : l’argile
Consigne 2 :
a) Les constituants chimiques des minéraux de l’argile sont : d’alumine (Al2O3),
de la silice (SiO2) et de l’eau (H2O).
b) La nature chimique des minéraux de l’argile : ce sont les silicates d’alumine
hydratés.
Consigne 3 : L’argile est une roche sédimentaire qui provient de l’altération des
roches cristallines comme le granite dans lesquelles les feldspaths et les micas sont
dissous et entrainés par les cours d’eau pour former de l’argile.
Consigne 4 : Origine détritique (argile), origine organique (calcaire), origine chimique
(silex)

140
Références
[1] -Q zeng, P Navidi,J Zarka, Fragmentation by blasting,mohanty 1996
[2] -Alain Blanchier et Anne Charline, sauvage technique de l’ingénieur utilisation des
explosifs dans le génie civil p C5420-13
[3] www.mininginfomine.com (Atlas Powder Compagny, 1987).
[4] -Abattage des roches, Elaboration et mise en oeuvre du plan de tir, Conception et
anlyse du plan de tir (cours de l’Ecole des Mines de Douai).
[5]- Cécile COULOMBEZ, "Analyse et optimisation des pratiques d'abattage à
l'explosif
dans une carrière de granulats" ,Hal-00595332,MINES PARIS.
[6]-M o u l o u d N E F I S “Model d’un Plan de tir”, UNIVERSITE BADJI MOKHTAR
ANNABA.
[7]-Persson Per-Anders, Holmberg R. and Lee Jaimin, [1994], “Rock Blasting and
Explosives Engineering”, chapitre6. Principles of Charge Calculation For Surface
Blasting,
Press.
[8]-Willam HUSTRULID “Open pit mine planning and design fundamentals” Volume 1;
Rock blasting.page75.
[9] - [2012], “Engineering Geology Field Manual”, second edition, VOLUME II, Blas
design, page223.
[10]-LOUNIS Fatah, [2007], "Projet d’ouverture et d’exploitation du gisement de
calcaire de
Kef Batha (Tissemsilt)", mémoire d’ingénieur d’état en génie minier, Ecole nationale
polytechnique.
[11]- "Formations NITRO-BICKFORD", Utilisation des explosifs industriels, Chapitre IV,
Séquences de mise à feu (Mise en oeuvre/sécurité), Page112-113.
[12]- Production design with Pre-spliting (Bauer, 1982).
[13]- L’HEUREUX Gabriel, “MODÈLE D’OPTIMISATION POUR LA PLANIFICATION À
MOYEN TERME DES MINES À CIEL OUVERT”; ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE
MONTRÉAL.
[14]-Ecole des Mines de DOUAI Ceficem ; CHARGER - TRANSPORTER (Première
partie); page21 à 65
[15]- LangeforsV. and Kihlstrom B., The Modern Technique of Rock Blasting, J. Wiley
and Sons, New York, 1963.

141
[16]- BME (Bulk Mining Explosif)/The Alternative Blasting Force

142

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