0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
227 vues1 page

Le Pagne Traditionnel du Burkina Faso

Transféré par

dede.terence
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
227 vues1 page

Le Pagne Traditionnel du Burkina Faso

Transféré par

dede.terence
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Le pagne, étoffe de forme rectangulaire se présente sous deux formes selon la matière

et le mode de confection. Il s’agit de la forme traditionnelle et de la forme moderne ou


« wax ». Le pagne traditionnel, encore désigné par l’appellation « pagne tissé » ou « Faso dan
fani » (pagne tissé du Faso) est confectionné à la main au Burkina Faso. Ce type de pagne fait
partie des productions artisanales du pays. Autrefois, le tissage du pagne traditionnel était
l’activité des hommes. Les femmes s’activaient pour le filage du coton et la teinture du tissu.
KABORE Estelle a expliqué les différentes phases de la confection du pagne tissé en ces
termes : « Traditionnellement, la récolte du coton est faite par les hommes et les femmes ; celles-ci
1
font l’égrenage et le filage tandis que les hommes s’occupent du tissage. » Le pagne tissé se
présente en bande. Le pagne traditionnel tendait à disparaître au profit du wax et ce pour
plusieurs raisons intimement liées.

La première est que les populations ont, à un moment donné, trouvé que ce pagne leur
coûtait cher avec une qualité peu désirable. Les artisans prenaient du temps pour
confectionner un pagne si bien qu’ils le vendaient très cher contrairement au wax qui est
relativement moins coûteux. La coloration par exemple se faisait par « trempage pendant 7 à
15 jours »2.Il y a aussi le design du pagne constitué de couleurs fades et de fibres lourds et
moins lisses. En effet, « …les couleurs reconnues et utilisées dans l’art vestimentaire traditionnel
3
sont essentiellement le blanc, le noir, le bleu de l’indigo et quelques fois l’ocre rouge… » Non
seulement les couleurs des pagnes traditionnels étaient peu variées mais leur résistance était
fort éphémère produisant des tâches sur le corps de celui qui les porte. En dépit de cela, le
pagne traditionnel porte les valeurs civilisationnelles de ceux qui les portent. Le pagne fait
partie des objets d’identification au Burkina Faso. Le seul port d’un pagne traditionnel peut
indiquer l’appartenance sociale d’une personne. C’est dans cette optique que KABORE
Estelle affirme que se parer de vêtements traditionnels est une fierté pour bon nombre de
citoyens lors des cérémonies officielles : fierté d’appartenir à une culture, à une communauté
bien précise, à un groupe social bien déterminé. Alors, il était légitime de sauver l’art
vestimentaire traditionnel en voie de disparition.

1
Estelle KABORE, 2004-2005, Mémoire de Maîtrise soutenu à l’Université de Ouagadougou, option ELAN, Les expressions esthétiques
dans l’art vestimentaire du centre du pays moaga : cas de Ziniaré et ses environs. P.31
Selon elle, l’égrenage est la première opération de traitement du coton. Il consiste à extraire les graines du coton pour obtenir des fibres. Pour
cette opération, les femmes mettent le coton sur une petite dalle (goursi) de granit mesurant 20 à 25 cm de long sur 15 cm de large et 5 cm
d’épaisseur.
2
Estelle KABORE, 2004-2005, Mémoire de Maîtrise soutenu à l’Université de Ouagadougou, option ELAN, Les expressions esthétiques
dans l’art vestimentaire du centre du pays moaga : cas de Ziniaré et ses environs.p.72
3
Estelle KABORE, 2004-2005, Mémoire de Maîtrise soutenu à l’Université de Ouagadougou, option ELAN, Les expressions esthétiques
dans l’art vestimentaire du centre du pays moaga : cas de Ziniaré et ses environs.P.72

Vous aimerez peut-être aussi