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Histoire : Définitions et Importance

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LEÇONS D’HISTOIRE DE SECONDE - Mr K.

BADJI LDZ ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010


INTRODUCTION
LEÇON 1 - DÉFINITION, OBJET ET IMPORTANCE DE L’HISTOIRE

Introduction
L’Histoire est née en Grèce vers 550 avant J.-C, et se développe grâce à deux illustres personnes:
Hérodote ( 485- 425 avant J.-C.) et Thucydide( 460- 400 avant J.-C.). D’abord considérée comme
un genre littéraire, l’histoire est de nos jours élevée au rang de science qui se définit, qui a un objet
et son importance prouvée depuis la création de cette discipline.
I-DÉFINITION ET OBJET DE L’HISTOIRE
L’Histoire est la connaissance du passé humain, la connaissance des événements, des faits --
actions, sentiments, idées…, vécus par les hommes pendant la succession des temps révolus et qui
sont jugés dignes de mémoire. Pour Marc Bloch (1886-1944), elle est une« science des hommes
(des sociétés humaines) dans le temps qui a sans cesse besoin d’unir l’étude des morts et celle des
vivants »1. Pour Fustel de Coulanges ( 1830-1889) « L’histoire est l’étude des sociétés
humaines », elle est donc une science humaine. Le nom d’histoire a pour origine les « Enquêtes »
(Ἱστορίαι [Historia] en grec) d'Hérodote, mais c'est Thucydide qui lui applique le premier des
méthodes critiques, notamment le croisement de sources différentes et qui s'efforce de trouver les
causes rationnelles et non plus divines des faits historiques.
L’objet de l’histoire est contenu dans sa définition, c’est les civilisations des hommes pendant la
succession des temps révolus. L’histoire vise à saisir les sociétés humaines dans l’espace et dans
le temps. Le temps est un élément essentiel en histoire, c’est pourquoi, l’histoire fait appelle à la
chronologie qui est la sciences permettant de compter le temps. Pour dater les événements, les
historiens utilisent généralement deux sortes de calendriers:
- le calendrier chrétien qui date les événements à partir de la naissance de Jésus Christ,
- le calendrier musulman qui date les événements à partir de l’Hégire, c’est à dire le départ du
Prophète Mohamed (PSL) de la Mecque pour Médine en 622 après J.- C.
Le temps en histoire va être divisée en périodes.
II- LES GRANDES DIVISIONS DU TEMPS EN HISTOIRE
L’histoire de l’Humanité est divisée en grandes périodes: la Préhistoire, la Protohistoire et l’Histoire
- La Préhistoire est la période pendant laquelle l’homme ignorait l’écriture. Elle comporte le
paléolithique et le néolithique.
- La Protohistoire est la période qui s'insère entre la Préhistoire et l'Histoire. C'est la période
pendant laquelle une civilisation ne possède pas encore d'écriture mais elle apparaît déjà dans les
écrits d'autres civilisations
- L’Histoire est la période où l’homme invente l’écriture. Elle comprend:
. l’Antiquité ( début de l’écriture jusqu’à la disparition de l'empire romain d'occident, en 476),
. le Moyen Age ( de 476 à jusqu'à la découverte de l'Amérique, en 1492),
. les Temps modernes (de 1492 jusqu'à la Révolution française, en 1789)
. l' Époque contemporaine ( de 1789 jusqu'à nos jours)
C’est à travers ces divisions du temps que l’histoire va évoluer tout en montrant son importance.
III- L’IMPORTANCE DE L’HISTOIRE
L’histoire est très utile à l’homme. Elle permet d’abord de satisfaire sa curiosité. Hérodote, parlant
de l’importance de l’histoire écrit: « Hérodote de Thourioi présente ici les résultats de ses enquête,
afin que le temps n’efface pas les souvenir des actions humaine et que les grands et exploits
accomplit tant par les Grecs que par les Barbares ne tombent pas dans l’oubli, avec, en particulier,
la raison du conflit qui mis les uns et les autres aux prises»2.
Pour Thucydide, l’importance de l’histoire est de faire apparaître la vérité, il écrit : « Il se peut que le
public trouve peu de charme à ce récit dépourvu de romanesque. Je m’estime pourtant satisfait s’il
est jugé utile par ceux qui voudront voir clair dans les événement du passé, comme dans ceux,
semblables ou similaires , que la nature humaine nous réserve dans l’avenir. »3
Dans la Grèce Antique, l’étude du passée n’a d’intérêt que si elle servait à guider l’action politique
dans le présent, à faire aimer au citoyen la vertu et à haïr le vice. Ici l’histoire a donc un sens

1
LEÇONS D’HISTOIRE DE SECONDE - Mr K. BADJI LDZ ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010
éducatif et moral.
A la question pourquoi l’histoire, Lucien Febvre (1878-1956), en 1947 répond: "Un besoin de
l'humanité, le besoin qu'éprouve chaque groupe humain, à chaque moment de son évolution, de
chercher et de mettre en valeur

dans le passé les faits, les événements, les tendances qui préparent le temps présent, qui
permettent de le comprendre et qui aident à le vivre"
CONCLUSION
L’histoire en tant que science qui vise essentiellement l’homme, cherche la vérité pour se départir
de la légende du mythe. Elle permet à travers l’étude des civilisations passées de fabriqué un
citoyen vertueux, acteur du progrès de son peuple.

1
Apologie pour l’Histoire ou métier d’historien. Paris : Armand Colin. 1974. 167 p
2
Histories Approdexis
2
LEÇONS D’HISTOIRE DE SECONDE - Mr K. BADJI LDZ ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010
3
La guerre du Péloponnèse, I, 22 ;coll Pléiade.

LEÇON 2 - PROBLÉMATIQUE DE L’HISTOIRE AFRICAINE


Introduction
L’histoire du continent africain a été mal présentée par certains européens notamment durant la
traite négrière et la colonisation. A partir de la Deuxième Guerre, des intellectuelles africains vont
entreprendre sa récriture en utilisant diverses sources dont la tradition orale, l’archéologie, la
linguistique, les documents.
I- LA TRADITION ORALE
Elle est la transmission d’événements, de faits de génération en génération, de bouche à oreille.
L’importance de la tradition orale dans la récriture de l’histoire africaine réside dans le fait que la
plupart des sociétés africaines d’avant la conquête coloniale ne connaissaient pas ou n’utilisaient
pas l’écriture. La tradition orale était donc le seul moyenne de transmettre et de pérenniser les
événements et les coutumes. L’histoire de certains royaumes d’Afrique est écrite grâce à la
tradition orale exemple: l’histoire de l’empire du Mali, du royaume du Gabou, de celui du Wassoulou
La transmission est assurée par des griots, et surtout par les vieillards. Le rôle important que jouent
les vieilles personnes dans la tradition orale pousse Amadou Hampathé Bâ à affirmer qu’«en
Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle».
Cependant, la tradition orale comme source de l’histoire africaine présente certaines limites: la
partialité de celui qui raconte, l’oubli, les omissions, les ajout, les falsifications. Malgré tout, la
tradition orale reste une source presque incontournable, parce qu’étant une source typiquement
africaine.
A côté de la tradition orale, les spécialistes de l’histoire africaine utilise l’archéologie comme source.

II- L’ARCHÉOLOGIE
Elle est la « science qui par la mise à jour des vestiges de l'activité humaine et l'analyse permet non
seulement d'étudier, les civilisations anciennes mais aussi d'entrevoir l'environnement écologique et
l'évolution des processus culturels des périodes les plus reculées ».
Les archéologue dans leurs travaux procèdent par étapes:
-d’abord l’identification du site qui se fait à l’aide de documents écrits, de fossiles directeurs
( tessons de céramique, morceaux d’os, arbres domestiques comme le baobab, le manguier…),
- une fois le site repéré, l’archéologue étudie le terrain du point de vue stratigraphique (succession
des couches),
- ensuite il comment les fouilles avec beaucoup de soins afin de ne pas briser les objets rencontrés ?
- enfin, les objets obtenu de la fouille sont acheminés au laboratoire où ils sont identifiés, datés et
analyser. Il y a plusieurs méthodes de datation : la dendrochronologie, le carbone radio actif ou C 14,
le paléomagnétisme.
L’archéologie a contribué à la découverte des civilisations préhistoriques de l’Afrique, à la récriture
de l’histoire de l’Egypte pharaonique, de la ville de Combi Saleh…
L’archéologie en afrique rencontre cependant des difficulté dont les conditions climatiques peu
favorables pour conserver les vestiges matériels composés d'argile et de bois, le pillage des site,
les aménages hydro-agricoles qui détruisent certains sites.
Parmi les sources qu’utilisent les historient africains nous avons la linguistique
III- LA LINGUISTIQUE
Elle est la science qui étudie les langes afin de dégager la parenté qui existent entre elles. Les
historiens vont l’utiliser pour rétablir la vérité historique. Par exemple, grâce à cette science, Cheikh
Anta Diop et Théophile Obenga ont pu montrer que les lange africaines comme le wolof, le serer, le
yoruba, le haoussa sont apparentées à l’égyptien antique.
IV- LES DOCUMENTS ÉCRITS
Ils ont joué un rôle très importants dans la récriture de l’histoire africaine et on peut les classer en
deux groupes: les documents écrits avant le XVe siècle et les documents écrits après le XVe siècle.
- Les documents écrits avant le XVe: les plus anciens sont l’ uvre des égyptiens qui dans les

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pyramides, les mastabas, les temples, sur des papyrus, ont laissé des textes nous renseignant sur
leur civilisation. Pendant l’Antiquité, se fut essentiellement des auteurs grecs qui avaient écrit sur
les peuples africains qui habitaient le long du Nil. Parmi ces auteurs nous pouvons citer: Hérodote,
Diodore de Sicile, Strabon. Durant le Moyen Age, ce sont surtout des auteurs arabe ayant visité
l’Afrique qui nous ont laissé beaucoup de témoignages sur les sociétés, l’économie des royaumes
de l’intérieur de l’Afrique comme les Empires du Mali, du Ghana,de Gao, de Songhaï. De ces
nombreux auteurs nous pouvons citer: Hudud Al Alam, Al Bakri, Ibn Batuta, Al Idrissi
- Les documents écrits après le XVe : ils sont pour l’essentielle produits par des auteurs
européens dans un contexte de traite négrière puis de domination coloniale. Dans ce cas on peut
comprendre pourquoi certains auteurs décrivent les sociétés africaines avec une subjectivité,
parfois même d’une manière raciste. Parmi les auteurs de cette période nous avons Mungo Park,
Cada Mosto, Livingstone, Cécile Rhodes, Savorgnan de Brazza,
CONCLUSION
L’histoire de l’Afrique longtemps mal présentée voire niée par certains européens sera récrite à
l’aide de sources comme la traditions orale, l’archéologie, la linguistique, des documents écrits. A
partir de ces sources, les historiens africains ont pu révéler les brillantes civilisations qui se sont
dérouler en Afrique et ont montré que contrairement à ce qu’avaient avancé certains européens,
que le continent noir a belle et bien une histoire et c’est lui qui avait abrité le premier état organisé
du monde et par des peules noirs: l’Egypte Pharaonique.

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PREMIÈRE PARTIE: LA PRÉHISTOIRE AFRICAINE

LEÇON 4 - LES CIVILISATIONS PALÉOLITHIQUES

Introduction
La préhistoire comprend deux grandes périodes dont la première est la paléolithique. Cette période
qui va d’environ 5,5 millions d’années avant J C à 15 000 ans est la plus longue. Elle présente
d’importants caractères et comporte 4 divisions.
I- LES CARACTÈRES GÉNERAUX DU PALÉOLITHIQUE
Le paléolithique est l’âge de la pierre taillée. Au paléolithique les fruits, le gibier , étaient abondants.
C’est pour cela, les hommes durant cette période ne vivaient que de chasse de pêche et de
cueillette. Ils étaient nomades c’est à dire n’avaient pas d’habitat fixe. Ils s’abritaient dans des
huttes de branchages, dans des tentes de peaux, sous les rochers ou à l’entrée des grottes.
Au plan de la technique, les hommes du paléolithique taillaient des outils et des armes à partir de la
pierre. C’est la raison pour laquelle cette période est aussi dite « âge de la pierre taillée ». Les
hommes utilisaient aussi les os et le bois dans la fabrication des outils et des armes.
Lorsqu’ils tuaient un animal, ils utilisaient presque tout : la viande pour l’alimentation, la graisse
pour l’entretien de la peau et d’autres usages, les os, les dents, les cornes pour la fabrication d’outils
et d’armes, la peau pour l’habillement et les tentes les tendons et les boyaux sont utilisés comme
cordes.
En fonction de l’évolution des techniques, le paléolithique est divisé en sous périodes.
II- LES GRANDES DIVISIONS DU PALÉOLITHIQUE
Le paléolithique comprend 4 divisions
1°)- Le paléolithique archaïque ( 5,5 millions à 3 millions d’années avant J C )
Il correspond en Europe au paléoclimat du Donau et au Pluvial du Kaguérien en Afrique. Il est
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marqué par les Australopithèques dont les mâles mesuraient en moyenne 1,4 m pour 45 kg et les
femelles 1,15 m pour 33 kg. L’Australopithèque a un volume crânien d’environ 500 cm3 .
Sont industrie technique était constitué de galets aménagés encore appelé pebble tools en anglais,
qui étaient obtenus avec un mode de débitage appelé le clactonien. .Cette industrie est composées
de choopers (galets unidirectionnels ), choppings (galets bidirectionnels) de bolas ou sphéroïdes à
taille multidirectionnelle
Les Australopithèques vivaient dans la savane et on distingue 3 types : les Australopithèque
robustus, les Australopithèques boseis, les Australopithèques graciles.
Des fossiles d’Australopithèques furent découverts à Swartkrans, Makapansgat (Afrique du Sud) à
Koobi Fora ( Kenya ) , Hader Afar (Ethiopie )…
Au paléolithique archaïque succède le paléolithique inférieur
2°)- Le paléolithique inférieur ( 3 millions à 400 000 ans avant J C )
Il s’étale en Europe entre le Donau, le Gunz, et le Riss. En Afrique il correspond au Kanjérien et au
Kamésien . Il fut marqué par l’Homo Habilis (3 millions à 2,5 millions d’années ) et par l’Homo
Erectus (2,5 millions à 400 000 ans ). Durant cette période le fait le plus important est la découverte
du feu par l’Homo Erectus. Le feu sera très utile aux hommes. Ils l’utilisent pour cuir leurs alimens,
se réchauffer, pour se protéger contre les animaux féroces, ils l’utilisent aussi comme arme de
guerre.
L’industrie technique de cette période est désignée sous le nom d’Acheuléen et est constituée de
bifaces, de hachereaux taillés avec toujours un mode de débitage cloctonien.
La boîte crânienne de l’Homo Habilis est d’environ de 750 cm3 alors que celle de l’Homo Erectus
mesurait 11 00cm3 environ
Les restes d’Homo Habilis et d’Homo Erectus étaient découverts au Lac Turkana( Kenya ) à Djétis
Java (Indonésie) à Zhoukoudian ( Chine), à Oldoway (Tanzanie ) …
Le paléolithique inférieur cède la place au paléolithique moyen.
3°)-Le paléolithique moyen (400 000 à 35 250 ans avant J C )
Il coïncide en Europe avec la glaciation du Wurm et en Afrique avec le pluvial du Gamblien. Le type
d’homme qui correspond à cette période est l’Homo Sapiens qui serait fort et robuste. Il est le
premier à enterrer ses morts avec un rituel précis.
Sa civilisation est désignée sous le nom de Moustérien, elle est constituée essentiellement de
grattoirs, de racloirs.
La capacité crânien de l’Homo Sapiens était de 1 600 cm3
Les restes d’Homo Sapiens furent rencontrés à Broken Hill (Zimbabwe ), à Quaf Zeh
( Palestine ) dans la vallée de Neander ( Allemagne )…
Le paléolithique moyen sera succédé par le paléolithique supérieur
4°)- Le paléolithique supérieur ( 35 250 à 15 000 ans avant J C )
Il correspond aux mêmes paléoclimats que la période précédente. Il est marqué par l’apparition de
l’Homo Sapiens – Sapiens qui va créer l’art .
L’Homo Sapiens Sapiens a une capacité crânien de 1 500 cm3 et est plus intelligent que ses
prédécesseurs. Son industrie technique est constitué d’outils plus fins : perçoirs, burins, denticulés.
Cet industrie est désignée sous le nom de Magdalénien
Les restes d’Homo Sapiens Sapiens sont rencontrés à Cro-Magnon ( France), à Grimaldi
( Italie ), à Marquina Gora ( Russie )…
CONCLUSION
Le paléolithique est la période la plus longue de la préhistoire. C’est durant celle-ci que s’est déroulé
le processus de l’hominisation. L’homme durant cette période dépendait étroitement de la nature
qu’il exploitait pour son alimentation.
Cependant vers la fin du paléolithique le réchauffement du climat entraîne un début de
désertification et les hommes étaient obligés d’imaginer d’autre activités :c’est le début du
néolithique.

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LEÇONS D’HISTOIRE DE SECONDE - Mr K. BADJI LDZ ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010

LEÇON 5 - LA RÉVOLUTION NÉOLITHIQUE ET


SES CONSÉQUENCES

Introduction
Le néolithique est l’âge de la pierre polie et est la deuxième période la préhistoire. Il s’est déroulé
entre 15 000 et 4 000 ans avant J . C , avec un prolongement par endroit jusqu’à 2 000 avant
J.C . La révolution néolithique va transformer radicalement le mode de vie des hommes avec la
découverte de nouvelles activités et de nouvelles techniques . Ces dernières vont entraîner des
conséquences sociales et économiques importantes .
I- LA NAISSANCE DE NOUVELLES ACTIVITÉS
Au paléolithique, les activités dominantes étaient la pêche , la chasse, et la cueillette. Au néolithique
l’homme découvre d’autres activités : l’agriculture et l’élevage.
1°)- L’agriculture
A la fin du paléolithique supérieur et au début du néolithique, le réchauffement climatique du globe
provoque un processus de désertification . Certaines zones comme le Sahara , qui jadis était un
milieu humide , se transforme de plus en plus en en désert .Durant cette période , les hommes ont
du mal à s’approvisionner en produits de la cueillette .Face à cette raréfaction des fruits il sont
obligés de trouver des solutions. Par intuition , les hommes de cette période se sont rendus compte
que les noix des fruits qu’ils mangeaient ou qui pourrissaient , germaient au contact des pluies ,

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donnaient de nouvelles plantes capable de produire les mêmes fruits qu’ils allaient chercher loin de
chez eux : l’agriculture venait de naître. L’homme se constitue alors des greniers , sélectionne ses
semences .
2°)- L’élevage
Parallèlement au développement de l’agriculture on assiste au développement de l’élevage. Avec la
raréfaction du gibier, les hommes éprouvent des difficultés d’approvisionnement en viande .Cette
situation amplifiée par la sécheresse pousse les hommes à domestiquer des animaux. Ils posent
des pièges afin de capturer vifs des animaux qu’ils vont apprivoiser près de leurs campements dans
des enclos. Ces animaux donnent plus tard des petits qui s’habituent à l’homme .Etaient aussi
apprivoisés les animaux blessés ou malades. Parmi les premiers animaux domestiqués par
l’homme nous avons : le chien, le chat, le cheval, l’âne, la chèvre, le mouton, les bovins… Avec le
développement de l’élevage, l’homme dispose d’une réserve en lait , en viande, il utilise les animaux
dans ses travaux et pour le transport . La vie pastorale du néolithique est révélée par les peintures
rupestres .
II- LA DÉCOUVERTE DE NOUVELLES TÉCHNIQUES
La technique principale au paléolithique était la taille de la pierre, au néolithique l’homme polit la
pierre, l’outillage se perfectionne et se diversifie : houe , faucille, perçoir, aiguille, meule, mollette ,
mortier…Au néolithique apparaissent les premiers métiers comme le tissage, la vannerie, la forge, la
poterie, …L’homme utilisent le bois, les os, et les métaux (cuivre, bronze ) pour la fabrication d’outils
et d’armes
III- LES CONSÉQUENCES DE LA RÉVOLUTION NÉOLITHIQUE
La découverte de nouvelles activités et de nouvelles techniques va créer des transformations
sociales et économiques
1°)- Les conséquences sociales
la naissance de l’agriculture oblige les hommes à se sédentariser . Ils construisent des abris
beaucoup plus solides avec des pierres , du bois , de la paille . Ils commencent à vivre en
communauté, et les villages ou les villes commencent à apparaître. Les hommes nomment des
chefs, établissent des règles et des coutumes.
Avec la naissance des métiers, les hommes se spécialisent dans des domaines donnés , ce qui
aboutit à la formation des castes :castes forgerons des guerriers, des cordonniers des griots…
2°)- Les conséquences économiques
L’Agriculture et l’élevage ont permis à l’homme de se libérer de la nature pour produire lui-même ce
dont il a besoin pour son alimentation. Il se constitue des réserves pour prévenir les famines .Les
région se spécialisent en cultures en fonction du climat, du sol. Le commerce se développe entre
les régions, les villes, les villages, entre les personnes, mais sous forme d’échange de produits :
c’est le troc. Les premières disparités apparaissent entre les hommes , les villages, es villes les
régions, les pays .

CONCLUSION
Le néolithique est une période très importante dans l’évolution de l’humanité avec la naissance de
l’agriculture et de l’élevage qui ont permis à l’hommes de se libérer de la nature. Cela avait permis
une augmentation considérable la population mondiale.
Cependant à la fin du néolithique, la désertification continuelle de certaines zones comme le Sahara
pousse les populations à migrer vers des régions beaucoup plus humides notamment autour des
fleuves comme le Nil .

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LEÇONS D’HISTOIRE DE SECONDE - Mr K. BADJI LDZ ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010

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LEÇON 6- LA PRÉHISTOIRE ET LA PROTOHISTOIRE AU SÉNÉGAL

Introduction
La préhistoire désigne la période qui s’est déroulée avant l’apparition de l’écriture. Elle est
composée du paléolithique et du néolithique.
Quant à la protohistoire, elle est la période intermédiaire entre le néolithique et l’histoire.
Ces trois périodes (le paléolithique , le néolithique, la protohistoire), se sont déroulées au Sénégal
avec un décalage par rapport à la situation général et sont caractérisées chacune par un certains
nombre de sites.
I-LE PALÉOLITHIQUE AU SÉNÉGAL
Dans notre pays, pour le moment, trois sous- périodes du paléolithique sont identifiés: le
paléolithique inférieur, le paléolithique moyen, et paléolithique supérieur.
1-Le paléolithique inférieur
Au Sénégal est situé entre 350 000 et 75 000 ans avant J C et se caractérise par une civilisation
de galets aménagés dont certains furent découvert par René Mauny en 1952 en Haute Gambie,
mais hors de leur contexte stratigraphique. Aujourd’hui on note au Sénégal plusieurs sites du
paléolithique inférieur: Sansandé, Djita, Kidira ( Haute Gambie ), la Presqu’île du Cap Vert, les sites
de la région du fleuve Sénégal comme Saré et Bakel.
Les objets découverts étaient : 10 bifaces à la Pointe de Fann, 2 bifaces et 3 racloirs à Saré et à
Bakel , un hachereau à Djita.
L’artisan de cette civilisation est l’Homo Erectus
2- Le paléolithique moyen
Il se déroule entre 75 000 et 27 000 ans avant J.- C, est marqué par la taille Levalloisienne et des
outils de tradition Moustérienne comme les nucléus circulaires, les grattoirs, les racloirs, les
denticulées.
Les sites correspondants à cette civilisation sont :Bargny, Diokoul, le Cap des biches (région du
Cap vert ), Richard Toll, Saminté, Dimal, le parc national de Niokolo Koba.
Le responsable de cette civilisation est le Néandertalien.
3- Le paléolithique supérieur
Cette dernière sous- période du paléolithique s’est déroulée de 27 000 à 5 000 ans avant J C.
L’outillage de cette période se caractérise par des pièces d’allure moustérienne et par la présence
des armatures bifaciales qui donnent à l’industrie sont caractère évolué.
Les sites du paléolithique supérieur sont : La Presqu’île du Cap vert, la Vallée du fleuve Sénégal, la
Falémé la Haute Gambie. De tous les sites celui de Thiémassas ( 70 de Mbour ) découvert en 1955
est le plus caractéristique.
Au paléolithique va succéder
II- LE NÉOLITHIQUE AU SÉNÉGAL
Il est divisé 4 faciès et se déroule entre 8000 et 1000 avant J.-C.
1- Le Belarien
Tire son nom du gisement de Bel Air qui a fourni un important matériel archéologique conservé à l’I
FA N depuis 1957 .D’autres gisement existent dans la Presqu’île du Cap Vert et ses alentours, dans
la vallée du fleuve Sénégal, dans le Ferlo
L’outillage rencontré est constitué de : micro burins , de perçoirs, de grattoirs, de coches, de
nodules, de meules, de mollettes, de mortiers, de hache et d’herminettes. Ce matériel est fabriqué à
partir de roche basaltique du Cap Vert . On note aussi l’épanouissement de l’art céramique.
Le Belarien serait l’ uvre de population d’agriculteurs – pêcheurs.
2 – Le néolithique du Cap Manuel
Le Cap Manuel se situe à l’extrême occidental de la Presqu’île du Cap Vert, mais la civilisation qui
porte son nom s’étend jusqu’à la région de Thiès dans le village de Diak
Les sites sont l’Ile aux serpents et Diak
L’outillage est constitué de grands grattoirs. Une industrie importante d’os de dents et d’ongles fut
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LEÇONS D’HISTOIRE DE SECONDE - Mr K. BADJI LDZ ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010
découverte dans ces sites.
3 – Le néolithique du littoral
Il est caractérisé par des amas coquilliers dont les plus anciens se trouvent dans le delta du fleuve
Sénégal.
Les sites de cette zone sont les marigots de Khant de Gueubeul de Lampsar, et l’industrie qu’on y
rencontre est constituée de harpons, de hameçons, de poinçons, de haches, de céramique.
Ce néolithique du littoral date du milieu du 4e millénaire avant J.-C.
4 – Le néolithique de la Falémé
Il est marqué par l’importance du matériel de broyage, d’un outillage poli, l’utilisation de matière
varié( quartz, grès, jaspe, hématite) dans la fabrication.
Les sites du néolithique de la Falémé sont: Sénoudébou, Médina Foulbé, Doundé, Takoutalla. Les
outils trouvés dans ces sites sont des haches, des hachettes en hématite, un outillage lithique en
quartz, en grès, en silex
III- LA PROTOHISTOIRE
Prise dans sa signification générale, elle est la période intermédiaire entre la préhistoire et l’histoire
( -5000 à – 3000). Dans son contexte sénégalais, elle désigne l’âge des métaux qui commence vers
le Ier siècle avant J.-C, et finit avec l’invasion de Koly Temguela ( 16e siècle après J.-C ). La
protohistoire au Sénégal est caractérisée par les civilisations des mégalithes, des tumuli, des amas
coquilliers et des toggere.
1- Les mégalithes
Ce sont des monuments formés de grands blocs de pierre (méga = grand(e) ; lithos = pierre). L’aire
mégalithique présente une forme elliptique et couvre une superficie d’environ 33 000 km2. On note
quatre types de mégalithes: le cercle mégalithique, le tumulus pierrier, le tumulus mégalithique, le
cercle pierrier.
Les mégalithes étaient des zones d’inhumation. Le nombre d’inhumation varie de 02 à 59 dans les
cercles mégalithiques et tumuli pierriers, une dans les cercles pierriers, 03 dans les tumuli
mégalithiques. Cette civilisation date du Ier siècle avant J.-C.
Les objets trouvés sont entre autres des bracelets en cuivre, en fer, des bagues, des anneaux, des
perles, des armes ( fers de lances), de petites poteries enfouies.
La zone des mégalithes est localisée au centre-ouest avec une extension vers l’est ( région de
Tambacounda). Les sites où est rencontrée cette civilisation sont: Bao-Bolon, Nhianiya Bolon(dans
le Rip ), Sandougou ( Tamba), le Haut Saloum jusqu’à Kaffrine.
2- Les tumuli
Ils sont des tertres funéraires, c’est à dire de grands amas de terre ou de pierre élevés au dessus
des sépultures, de quelques mètres à une centaine de large. ( en Wolof mbanar, en Serer podom).
On distingue
- le tumulus de sable qui a une forme de dôme aplatie d’environ 10 à 80 mètres de diamètre et de
quelques dizaines de mètres de hauteur.
- La tombelle qui a les mêmes caractéristiques que le tumulus de sable mais est formée de pierres.
Les objets recueillis dans cette zone des tumuli sont des bracelets, des colliers, des colliers de
perles en or, en coraline, des anneaux de cheville en or, des bagues en cuivre, 4 squelettes, des fers
de lances, des épées, des anneaux en laiton.
La zone des tumuli couvre le centre-ouest au nord-ouest du Sénégal, particulièrement de la région
de Kaolack à Saint-Louis. Les sites visités sont Ndalane ( 25 km de Kaolack ) et Rao.
3- Les amas coquilliers
Ils sont constitués par des accumulations de coquilles d’arches, d’huîtres, de patelles, de pourpres,
formant des collines artificielles de dimensions variables. Les amas coquilliers sont d’origine
anthropique ( sont créés par l’homme), et sont désignés sous le nom de kjokkenmodding c’est à
dire des déchets de consommation en suédois. Nous avons 4 types d’amas coquilliers
- les amas coquilliers de l’embouchure du Fleuve Sénégal et de la côte,
- les amas coquilliers de la Presqu’île du Cap Vert et du nord de la Petite Côte,
- les amas coquilliers du delta du Saloum,
- les amas coquilliers de la Gambie et de la Casamance.

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Dans la zone des amas coquilliers qui s’étend le long de la côte, le matériel rencontré est constitué
de céramique, de pierres, de métaux, de fragments d’os de mammifères domestiques.
Les sites sont les suivants: les Marigots de Khant, de Gueumbeul et de Lampsar, les lacs Tanma et
Retba, Dionewar, Diorm Boumack, Oussouye, Elinkine, Diakène Diola. Cette civilisation va du IIe
siècle avant J.-C au XVIe siècle après J.-C.

4- Les toggere ou scories


Ce sont d’anciens lieux d’habitat avec des débris d’habitation, des détritus,des restes de fourneaux
ayant servis au traitement du fer, des inhumations. Cette civilisation est attribuée aux serers qui
auraient été les premier occupant de la vallée du fleuve Sénégal. Toggere est un mot pular qui
désigne des buts-refuges hors d’atteinte des crues du fleuve.
Les objets trouvés sont des poteries, de grosses et petite taille, des parures, des armes ( fragments
de lances, de couteaux, un harpon en fer), notons la présence dans cette zone qui couvre la vallée
du fleuve Sénégal, de cinq métaux ( argent, cuivre, zinc, étain, fer).
Les sites de la zone des toggere sont: Sinthiou-bara, Thioubalel. Cette civilisation est datée d’entre
le I et le XVIIe siècle après J.C.
CONCLUSION
Le Sénégal est riche en sites préhistoriques et protohistoriques.. Mais ces derniers sont menacés
par l’agression biochimique due à la pluie, au vent, au animaux fouisseurs, à la mer. La menace
vient aussi de l’action anthropique comme les fouilles clandestines, la construction de barrages,
l’aménagement de surface agricoles ou d’habitat. Toutefois, il est important de souligner que
l’absence de vestiges préhistoriques notée dans les régions centrales et méridionales ne signifie
pas forcément l’absence de peuplement néolithique.

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DEUXIÈME PARTIE: LES CIVILISATIONS DE L’AFRIQUE ANCIENNE


LECON 8- LA CIVILISATION DE L’ÉGYPTE PHARONIQUE
Introduction
Dès le 4e millénaire avant J.- C., la vallée du Nil fut le témoin d’un développement prodigieux de
populations qui ont élaboré l’une des civilisations les plus brillantes du monde: la civilisation
pharAonique. Le peuplement de cette région s’explique par le fait que l’afrique a joué un rôle très
important durant le paléolithique et le néolithique. Il s’explique aussi par le desséchement du
Sahara qui pousse les populations à migrer vers les zones Favorable aux nouvelles
activités( agriculture et élevage).
I- PRÉSENTATION GÉOGRAPHIQUE DE L’ÉGYPE PHARAONIQUE
L’Égypte est située dans la zone nord-est de l’Afrique. Elle est limitée au nord par la Mer
Méditerranée, au sud par la 1er Cataracte du Nil, à l’est par la Mer Rouge et le Désert d’Arabie, à
l’ouest par le Désert de Libye et le Sahara. L’Égypte a une position carrefour parce qu’elle est
ouverte au Proche-Orient, au Monde Méditerranéen, à l’Afrique Noire, à l’Asie. L’Égypte ne
représente qu’une partie de la vallée du Nil qui n’a pas partout la même largeur. Elle a 5 km de large
après Assouan, 10 km à l’embouchure. Sans le Nil, l’Égypte serait un pays entièrement un désert. La
prospérité de l’Égypte est donc en grande partie liée à la présence du fleuve Nil, qui après ses crues
dépose des limons qui permettent le développement des activités agricoles. Ce qui confirme les
propos d’Hérodote qui disait que « l’Égypte est un don du Nil »
II- LES GRANDES ÉTAPES DE L’HISTOIRE DE L’ÉGYPTE PHARAONIQUE
L’Égypte est connu grâce au travaux du savant français Champollion qui à pu déchiffrer à partir de
la pierre de Rosette, des hiéroglyphes. L’histoire de l’Égypte se caractérise par des périodes de
prospérité entrecoupées de périodes de troubles( voir tableau ci-dessous)
-3200 -2900 -2200 -2060 - 1785 -1580 -1090 -750 - 525 -332
-30
Période Période Ancien Trouble Moyen Invasion Nouvell Invasion Invasion Invasion Invasion
Thinite Empire s Empire Des e Assy- Perse Grecque Romaine
dus à la Hyksos Empire rienne
faibless
e
du
pouvoir
Capitale Thinis Memphis Premièr Thèbes Deuxiè- Thèbes Troisième
ou nom de e me Période
l’événemen Période Période Intermé- Basse Époque
t Intermé- Intermé- diaire
diaire diaire
e e e e e e e e e e
Dynasties I - II III -VI VII -XI XII XVIII - XXI …… à ………. la ……. XXX
e
XX

Résumé des grandes étapes de l’histoire de l’Égypte pharaonique

1-La période Thinite ( Ie – IIe dynasties)


Elle va de 3200 à 2900 avant J.-C. C’est le début de l’unification des entités ethno-claniques en une
seule entité: l’Égypte. Lorsque l’historien Hérodote ( Ve siècle avant J.-C.) est arrivé en Égypte, les
prêtres lui ont dit que Narmer encore appelé Ménès est le premier à régner en Égypte. Il est donc le
fondateur de l’État égyptien antique, avec pour capitale Thinis au sud du pays. Les autres pharaons

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e e
de la I et de la II dynasties,n’ont fait que consolider son uvre.
2-L’Ancien Empire (IIIe VIe dynasties)
Il va de 2900 à 2200 avant J.-C. Il fut créé par le pharaon Djoser ou Djeser ou encore Neteryerkhet
de la troisième dynastie. La Capitale était Memphis en Basse Égypte. L’ancien Empire est
immortalisé par les Pyramides dont les célèbres sot celles de Kheops, Khephren, de Mykérinos de
e
la IV dynastie. Cette période finit par des séries de troubles internes appelées Première Période
Intermédiaire( 1785-1580).
3- Le Moyen Empire ( XIIe dynastie )
C’est le règne d’une partie de la XIe dynastie et de toute la XIIe. Il est crée par un prince du nom de
Séhertaoui Antef, qui transfert la capitale à Thèbes. Peu de monuments marquent de cette période
ont survécu. Par contre c’est pendant le Moyen Empire qu’ont été écrits les grands textes littéraires
de l’histoire égyptienne. Le Moyen Empire va disparaît avec l’invasion des Hyksos. C’est la
Deuxième Période Intermédiaire.
4- Le Nouvel Empire ( XVIIIe – XXe dynasties)
Il va de 1580 à 1090 avant J.-C, est créé par le pharaon Ahmosis Ier et la capitale reste Thèbes. Le
Nouvel Empire est une période impérialiste. Avec les conquêtes des pharaons comme Thoutmosis
III et Ramsès II, les pharaons contrôlaient un territoire allant du Soudan actuel à l’Irak. Il est aussi
une époque religieuse avec la construction des temples de Karnak et de Louxor mais. C’est La
période la plus connue de l’histoire égyptienne avec la XVIIIe, XIXe et XXe dynasties. Le Nouvel
Empire finit comme les autres par péricliter sous l’invasion des Assyriens et ce fut la Troisième
Période Intermédiaire.
A partir de 750 avant J.-C, l’Égypte entre dans des troubles qualifiées de Basse Époque (750- 30
avant J.C ), durant laquelle l’Égypte cesse d’exister en tant que nation indépendante.
II- LES GRANDS TRAITS DE LA CIVILISATION ÉGYPTIENNE
De 3200 à 30 avant J.-C, l’Égypte fut marquée par sa structure socio-politique, son économie, son
art et sa religion.
1- Les structures socio- politiques
La société égyptienne est hiérarchisée.
- A la tête de l’Empire, nous avons le pharaon. Il est différent du commun des mortels car participant
à la divinité. Il est l’incarnation d’Horus ( fils d’Osiris et d’Isis ou de Rê et de Redjédet). Il est garant
de la paix et de la prospérité. Il a un droit de vie ou de mort sur tous ses sujets, en sa présence, les
sujets se prosternent.
- Après le pharaon vient l’administration dirigée par un Vizir( premier ministre). Elle est très
spécialisée et on distingue: l’administration centrale ( les ministres) constituée de scribes qui
savent lire et écrire les hiéroglyphes ; l’administration provinciale constituée de descendants des
anciens chefs de provinces.
- L’armée: elle est l’instrument des conquêtes et composée de nubiens jouant le rôle d’archers,
d’égyptiens qui sont les généraux et officiers.
- Au bas de l’échelle sociales, on a la plèbe ou le petit peuple qui regroupe les paysans, les artisans,
les esclaves. La plèbe doit verser des tributs ( impôts )au pharaon en guise de soumission.
2- La vie économique
Elle est axée autour de l’agriculture du commerce, de l’artisanat.
a)- L’agriculture
Elle possible grâce au régime de crues et de décrues du fleuve Nil, à l’aménagement de canaux
dans la vallée de ce fleuve, à la création de digues. Les activités des égyptiens étaient régulaient
selon deux calendrier, l’un astronomique servant à fixer les dates des fêtes, et l’autre agricole. Le
calendrier agricole est divisé en 3 saisons: Akhet ou saison des inondations, de juillet à d’octobre ;
Peret ou saison des semailles, d’octobre à janvier; Semou ou saison des récoltes, de janvier à juillet.
Après chaque récolte, l’impôt est payé en nature selon un taux fixé par l’administration, suite à un
calcul basé sur le nilomètre, la nature du sol cultivé, la distance du champ par rapport au Nil.
b)- L’artisanat et le commerce
- L’artisanat est très diversifié avec les métier à filer et à tisser, la poterie, la forge.
- Quant au commerce, il était florissant en raison des relations que l’Égypte avait avec l’extérieur. Il

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se faisait sous forme de troc et les produits échangés étaient de la poterie, des bijoux, des parfums,
contre de l’or, du bois, des esclaves du cuivre de l’ivoire du fer. Les pays avec lesquels les égyptiens
échangeaient étaient la Nubie, la Mésopotamie, la Palestine, la Phénicie, l’Arabie.
3- La religion et l’art égyptien
-Les égyptien croyaient en plusieurs divinité, on dit qu’ils sont polythéiste. Parmi les divinités on
peut citer: Sou ( dieu vent), Gheb ( dieu terre), Nout (déesse ciel), Osiris, Isis, Hathor …Pendant le
Nouvelle Empire, le pharaon Aménophis IV avait tenté d’unifié l’ensemble des divinité en une seule
« Aton » ou le disque solaire, mais cela se solde par un échec. Les égyptiens croient à la vie après la
mort, c’est pour cela les morts était embaumés et enterrés avec ce dont ils ont habituellement
besoin.
-L’art avait une fonction religieuse. Les pharaons se faisaient enterrer dans des pyramides qui sont
des lieux de haute architecture décorés de belles hiéroglyphes. Les hiéroglyphes son des écriture
en forme de clou.
La momification qui permet de conserver longtemps un corps est un technique qui continue de
fasciner les hommes.
CONCLUSION
La civilisation pharaonique a créé le premier Etat organisé de l’humanité. Pendant plus de 3 000 ans,
l’Egypte fut le centre économique , politique et intellectuel du monde et d’après les témoignage
( écrits, l’archéologie, la linguistique, la tradition orale ) cette civilisation est réalisée par des peuples
noirs. La chute de l’Empire Égyptien entraîne une seconde migration des peuple, après celle du
néolithique, vers le sud.

QUELQUES PHARAONS DE L’ÉGYPTE ANCIENNE

PÉRIODE THINITE
1- Narmer ou Ménès, Ie dynastie, fondateur et unificateur de l’Égypte pharaonique( 3200 avant J.C),
2- Khasékhem IIe dynastie

ANCIEN EMPIRE
IIIe dynastie 2800- 2600 avant J.C
3- Djoser ou Djéser, ou Neteryerkhet
4- Sehemkhet successeur de Djoser
5-Kheops fils et successeur de Sehemkhet
6-Didoufri
7-Khephren
8-Djédefhor
9- Baoufrê
10- Mykerinos
11- Chepseskaf
12- Snefrou
IVe dynastie
13- Neferirkarê
14- Sahourê
15- Onnos
Ve dynastie
VIe dynastie

Téti (2323 / -2321 à -2291


Ouserkarê -2289 à -????
- Pepi Ie -???? à -2247
17-Merenrê Ier (-2247 à -2241)
Pépi II (-2241 à -2148)

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Merenrê-Nemtyemsaf {Merenrê II} (-2148 à -2147)
Reine Nitocris (-2146 à -2140)

16Ve dynastie
)
18 Pepi II
19- Akhtoès I
20- Akhtoès II
21- Nebkaourê
22- Akhtoès III
23- Merikarê
MOYEN EMPIRE ( 2052-1770 )
XIe dynastie
24-Sehertaou Antef, fondateur du Moyen Empire
25-Mentouhotep I
26- MentouhotepII
27- MentouhotepIII
XIIe dynastie
28- Amenemhat Ie (2000-1970 avant J.-C-)
29- Sésostris Ier (1971-1928 avant J.-C)
30-Amenemhat II
31-Sésostris II
32-Sésostris III ou Sanousrê (1878-1843 avant J.-C )
33- Amenemhat III (1842-1797 avant J.-C
34- Amenemhat IV
35- Régence assurée par Sebeknefrourê( femme), décadence du Moyen Empire
NOUVEL EMPIRE
XVIIIe dynastie( 1580-1314)
36- Ahmosis Ie ( 1580-1558 avant J.-C ), fondateur du Nouvel Empire
37- Aménophis Ie (1558-1530 avant J.-C )
38- Thoutmosis Ie (1530-1520 avant
39- Thoutmosis II ( 1520-1505 avant J.-C ) époux d’Hashepsout
40- Thoutmosis III (1504-1450 avant J.-C)
41- Aménophis II ( 1450-1425 avant J.-C)
42-Thoutmosis IV ( 1425-1408 avant J.-C)
43-Aménophis III (1408-1372 avant J.-C)
44- Aménophis IV dit Akhenaton(1372-1354) réforme religieuse, transfert de la capitale à Amarna
45-Smenkhkarê
46- Toutankhamon
47-Aï
48-Horemheb
XIXe dynastie (1314-1200
49- Ramsès Ie ( 1314-1312 avant J.-C)
50- Seti I (1312-1298 avant J.-C)
51-Ramsès II ( 1298-1235 avant J.-C)
52-Mineptah (12351224 avant J.-C)
XXe dynastie

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POURQUOI LE PHARAON EST CONSIDERE COMME UN DIEU ?

Selon la légende des origines ou légende d’Osiris, au début de l’Univers, il n’y avait que des ténèbres,
lesquelles enveloppaient une matière chaotique et froide appelée le noun. Dans le noun il y avait un
esprit ensommeillé: Toum ou Atoum. Ce dernier finit par prendre conscience dans le noun dont il
s’échappe pour s’élever dans le firmament. Face à l’immensité déserte de l’Univers, il décida de créa
ou de procréer. Ainsi il créa le premier couple divin constitué par
Sou ( dieu vent) Tefnout ( déesse humidité)

Gheb (dieu terre) Nout (déesse ciel

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Nephtys
Osiris (s ur et épouse de Seth)
(aîné de la famille) Seth
Isis
(s ur et épouse d’Osiris)

Osiris étant l’aîné de la famille se proclame souverain de l’Égypte et apprend aux populations les
techniques de la momification, l’agriculture, la pêche. Seth son frère jaloux, le tua et le découpa en
14 morceaux qu’il éparpille à travers tout le pays, ce qui explique les 14 provinces de l’Égypte
pharaonique. Isis, femme d’Osiris rassemble tous les morceaux sauf les membres virils et les
recolle. Elle tomba enceinte du fait qu’elle ait simplement touché le corps de son mari. Elle se
réfugie dans les marécages où elle donne naissance à un dieu: Horus. Ce dernier traîne son oncle
Seth au tribunal des dieux. Seth est considéré comme fautif, est transféré à l’au-delà où il est
gardien de l’enfer, à Osiris le tribunal confie la grade du paradis et Horus hérite du royaume d’Égypte.
C’est pour cela, chaque pharaon est considéré comme l’incarnation d’Horus fils d’Osiris et d’Isis.

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