Introduction – Les entreprises numériques sur le devant de la scène
05/09/23
La révolution numérique peut-être étudiée sous plusieurs angles :
● Angle technologique
● Angle social
● Angle économique
Ce qui apparaît est que les plateformes numériques sont des intermédiaires entre différentes catégories d’acteurs.
On retrouve les plateformes numériques dans de nombreux secteurs (tourisme, commerce, etc…) et parfois
insoupçonnés comme l’agriculture (avec des plateformes comme miimosa). On les retrouve en grand nombre
partout sur la planète, sous formes similaires parfois (ex : uber eat et deliveroo). Elles ont tendance à fusionner
pour devenir des grands groupes (ex : meta). Ainsi certaines atteignent un pouvoir de marché considérable (ce qui
signifie qu’elles peuvent appliquer des prix supérieurs à ceux qui se dégageraient en situation de concurrence).
C’est le cas des GAFAM, qui sont concurrencés par d’autres entreprises dans le monde comme les NATU ou les
BATX. Lors de leurs arrivées sur le marché, ces plateformes sont considérées comme un progrès pour les
consommateurs. On peut les voir comme des opportunités pour la société : consommer mieux, moins cher, en y
consacrant moins de temps (ex : Amazon propose une gamme infinie de produits à des prix compétitifs). Mais ces
entreprises-plateformes sont de plus en plus critiquées, notamment les GAFAM (question des impôts, des
algorithmes, le lobbying etc). Elles possèdent désormais un pouvoir économique et politique important.
12/09/23
Qu’est-ce que la théorie néo-classique ? Pourquoi cette théorie est-elle critiquée ?
Définissez les termes suivants : marginalisme, Résumez les coûts d’une entreprise à l’aide d’un
disposition à payer, exemple fictif. + Donnez les formules mathématiques de
calcul des coûts
Micro-économie
⇨ La théorie néo-classique : théorie des marchés « Un marché est un lieu réel ou fictif où sont confrontées
toutes les offres et toutes les demandes d’un bien ou d’un service »
Comment arrive-t-on à une société où l’on contente tout le monde ? comment on arriver à allouer
efficacement toutes les ressources ?!
En quelle mesure leurs constats nous permettent de comprendre des choses ? => repose sur des postulats
et des hypothèses : 3 (raisonnements marginalistes ; les agents sont rationnels et maximisateurs ; le bien-
être collectif c’est l’agrégation des bien-être individuels = faut maximiser le b-e de chacun, légitime de
prendre chaque individu, si on en comprend 1, on les comprend tous)
⇨ Cette théorie est critiquée :
- Elle est dite social blind : l’agent
- Elle est vue comme masculine
- Elle est performative : on va tout penser avec cette théorie donc va devenir vrai, ils produisent du
réel
- Elle sert les intérêts de la classe dominante/ elle est dominante
⇨ Pourquoi étudions-nous cette théorie ? => permet de mieux comprendre les entreprises et les individus /
Becker dit qu’on peut aussi étudier le mariage (logique d’optimisation)
⇨ Les 2 agents de base : consommateur (doit satisfaire ses besoins, théorie subjective de la valeur => je
choisis la valeur que je donne à un bien / objective = valeur de la chose objectivement ; et producteur
⇨ Marginalisme = quelle valeur conférer à l’unité supplémentaire (ex : eau => on en pas besoin d’unités en
+, donc on lui confère plus de valeurs). L’unité marginale est décroissante
⇨ Disposition à payer = prix qu’on est prêt à payer dans un objet / variable en fonction des individus selon
revenu et utilité qu’on va lui conférer
Disposition à payer (prix maximum) - prix réel = surplus du consommateur / Je suis disposé à payer 600
€ pour un vélo, j’en trouve un sur le Bon coin à 450 €.
Mon surplus est de : 600 – 450 = 150 €
C’est grâce au marché qu’on va maximiser le surplus du consommateur
⇨ Contrainte : les biens/services ont un prix et le consommateur a un budget (revenu), qui oblige à faire
des choix
On en revient au principe de rareté, sinon tout cela n’aurait pas d’intérêt ! Valeur = combinaison du
principe d’utilité, et de rareté
Le revenu dépend du prix sur le marché du travail : analyse de l’interdépendance des marchés (si je
veux consommer plus, je dois travailler plus, c’est un choix)
Le pouvoir d’achat découle du revenu et du prix des biens sur leur marché respectif
La fonction de demande pour un bien est l’agrégation des demandes de tous les consommateurs à
chaque prix
Elle dépend : du nombre d’acheteurs, de leurs goûts, de l’existence de substituts, de leurs anticipations
⇨ Où les besoins s’arrêtent-ils et d’où viennent-ils ?
La théorie néo-classique ne dit rien de l’origine des besoins, elle n’explique pas la forme que prend la
fonction d’utilité mais la prend comme une donnée fixe (Fine, 2016)
« Le besoin et le désir eux-mêmes doivent être expliqués et s’expliquent par l’histoire sociale de
l’homme » (Lefebvre, 2012)
Ils évoluent dans le temps et l’espace et sont en partie endogènes (consubstantiels du système)
La publicité, le marketing, cherchent à influencer les besoins (« marché de dupes », voir Akerlof et
Shiller, 2016)
On voit déjà émerger le rôle des données personnelles : plus on nous connaît, plus on peut (1) nous
recommander et (2) nous influencer (partie 3 du cours)
⇨ Voir diapo fonction de demande => élasticité prix // ATTENTION biens substituables ou non
⇨ Le producteur : vend à des acheteurs, il a plusieurs types de coûts et son but est de maximiser son
profit. Grâce aux firmes (grande taille), on réduit les coûts d’organisation + économie d’échelle / parfois
une firme est + efficace qu’un marché mais pas trop grande firme sinon trop de coûts d’organisation =
Coase, 1937
Il a des coûts => fixes (indépendants de la quantité et incompressibles) / variables (dépendants de la
quantité produite) == coûts totaux (CF + CV) + coûts moyens (on divise CT pour une quantité par la
quantité totale + coûts marginaux (à vérifier)
Exemple : Snack à bordeaux = holistic snack, les coûts fixes : locaux, salaires, matériel de cuisine,
matériel de salle, frais de mise aux normes, logiciel de caisse, licence… (30000€) ; les coûts variables :
les salaires (partie variable), les matières premières, l’énergie, l’entretien…
+ voir tableau
MAIS attention le coût marginal va baisser jusqu’à ce qu’on ait besoin de plus de matériel + voir diapo
slide 15
Dès qu’on a produit 40 000 tacos, celui d’après sera + cher car besoin de + de matériel etc etc
Pareto optimal => situation d’équilibre ou tout le monde est content = pas intéressant pour néo CAR
priorisent somme des intérêts individuels
19/09/23
Diapo 15 : unité en plus fait augmenter le coût moyen et le coût marginal, ce dernier dépasse le premier
Diapo 16 : coût marginal continuellement croissant.
Diapo 17 : voir tableau
Le but d’un producteur est de faire du profit = recettes - coûts / = P*Q - CT(Q) ou Q(P-CM)
Quelle quantité produire et quel prix appliquer ? Pour le prix, pas trop de choix (exemple : 5€ prix du
marché, tu peux pas le mettre au dessus sinon aucun profit = PRICE TAKER
Donc on peut influencer la quantité à défaut du prix.
Pour 60 000 unités, le CM est égal au prix du tacos DONC la quantité qu’on doit produire c’est quand le
CM est égal au prix, il faut rien de + rien de -
Hypothèse : si je produis c’est que la demande est là (prix du marché)
2ème condition pour produire : le prix doit être supérieur au coût moyen
Diapo 18 : Quelles quantités offrir ?
=> dit plus haut + voir diapo
Diapo 19 : la courbe d’offre est fonction croissante du prix + point d’équilibre
zone en rouge = surplus consommateur (combien je suis disposé à payer et combien je paye au final)
Individu A = paye le prix du marché et pensait payer ça donc aucun surplus
Triangle en bas = veut payer mais ne peut pas = si on laisse le marché fonctionner, des gens sont
mécontents
Triangle bleu = différence entre CM et prix d’équilibre
L’équilibre concurrentiel est stable (personne n’a intérêt à produire plus)
La variation (baisse dans le cas d’un choc négatif, hausse dans le cas d’un choc positif) de l’offre ou de la
demande provoque le déplacement des courbes à tous niveaux de prix
S’en suit un déséquilibre temporaire qui entraine une variation du prix (à la baisse si surproduction, à la hausse si
pénurie), qui donne elle-même lieu à un ajustement des quantités offertes et demandées (déplacement sur les
courbes)
On arrive à un nouvel équilibre (nouveau prix et nouvelle quantité)
Le marché est dit « autorégulateur », car il revient « naturellement » à l’équilibre
Chez les néoclassiques, l’ajustement par les prix suppose l’existence d’un commissaire-priseur (Walras), qui
centralise les offres et demandes de chaque bien
Marché et surplus total
Double intérêt de la coordination par le marché chez les néoclassiques :
◦Maximisation du surplus total (consommateur + producteur) à l’équilibre
◦Allocation des biens « aux acheteurs qui leur accordent la valeur la plus élevée » (Buisson-Fenet et Navarro,
2019)…
◦…et récompense pour les producteurs les plus efficaces (le plus en dessous du coût marginal d’équilibre)
A long terme : profit (ou plutôt surprofit) tend vers 0, car toutes les opportunités de profit sont exploitées (le
prix se rapproche du coût moyen minimal)
A quelles conditions toutefois cet équilibre peut-il se réaliser ?
La concurrence pure et parfaite
➔ atomicité
➔ libre entrée et sortie du marché
➔ homogénéité
➔ transparence
➔ mobilité des facteurs de production