Aigle (alchimie)
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Aigle. Nom que les Philosophes Hermétiques ont donné à leur mercure après sa sublimation.
Ils l'ont ainsi appelé, premièrement à cause de sa volatilité; secondement, parce que comme
l'aigle dévore les autres oiseaux, le mercure des Sages détruit, dévore, et réduit l'or même à sa
première matière en le réincrudant.
Chaque sublimation, suivant Philalèthe, est une aigle; et quoique sept suffisent, on peut les
pousser jusqu'à dix. Ainsi, quand ils disent qu'il faut mettre sept aigles pour combattre le lion,
nous n'entendons pas, dit le même Auteur, qu'il faille mettre sept parties de mercure ou de
volatil contre le lion ou une partie du fixe, mais notre mercure sublimé et exalté sept fois. Plus
il y aura d'aigle contre le lion, dit Basile Valentin, moins le combat sera long. Tourmentez le
lion, ajoute le même Auteur, jusqu'à ce que l'ennui le prenne et qu'il désire la mort. Faites-en
autant de l'aigle jusqu'à ce qu'elle pleure; recueillez ses larmes et le sang du lion, et mêlez-les
ensemble dans le vase philosophique. Tout cela ne signifie que la dissolution de la matière, et
sa volatilisation.
L'aigle était un oiseau consacré à Jupiter, par la raison que le Mercure des Sages se volatilise,
et emporte le fixe avec lui, dans le temps que le Jupiter des Philosophes, ou la couleur grise,
succède à Saturne, ou à la couleur noire. L'aigle que Jupiter envoya pour dévorer le foie de
Prométhée, ne signifie aussi que l'action du volatil sur le fixe ou pierre ignée, qu'ils ont appelé
minière de feu céleste. C'est pourquoi on a feint que Prométhée avait volé le feu du ciel; et
que, pour le punir, Jupiter le fit attacher à un rocher, qui désigne la pierre fixe des Sages, et
que son foie, la partie la plus chaude de l'homme, y était continuellement dévoré par une
aigle, quelques-uns ont dit un vautour, ce qui revient au même. Cette aigle était dite, pour
cette raison, fille de Typhon et d'Echidna, c'est-à-dire de la putréfaction de la matière. Voyez
les Fables Egypt. et Grecq. dévoilées, liv. 5, ch. 17.
Les Spagyriques appellent Aigle le sel armoniac, et le mercure sublimé, à cause de la facilité
avec laquelle ils se subliment. Mais ce n'est ni du mercure vulgaire, ni du sel armoniac des
Droguistes qu'on doit l'entendre; c'est de ceux des Philosophes.
Aigle dévorant le lion. Expression Hermétique, qui exprime la volatilisation du fixe par le
volatil, ou du soufre par le mercure des Sages.
Aigle étendue. Sel armoniac sublimé dans la Chymie vulgaire, et volatilisation de la matière
dans le sens Hermétique.
Aigle volante. Mercure des Philosophes.
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