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Mouvement de La Lithospère Et Énergie Interne de La Tere

Un exposé que j'aimerais vous partager, lisez et noter car tout travail scientifique mérite un apport.

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Plan du travail

Introduction

I- Structure interne de la Terre


A- Etude de la propagation des ondes sismiques
II- Les mouvements de la lithosphère
A- La formation du plancher océanique
1- La forme des fonds océaniques
2- Formation du fossé et de la croûte océanique
B- L’expansion du plancher océanique
1- Signaux de l’expansion océanique
C- Autres phénomènes associés à l’expansion du plancher océanique
1- Subduction et ses conséquences
2- Obduction
3- Collision
III- Energie interne de la Terre
A- Origine de l’énergie interne
1- Chaleur initiale ou chaleur d’accrétion
2- La radioactivité des isotopes radioactifs des enveloppes de la Terre
B- Dissipation de l’énergie interne

Conclusion

1
Introduction

La Terre est composée des couches concentriques des constitutions chimiques


différentes : La croute continentale ou océanique. Le manteau et le noyau représentent
le cœur de la Terre, constituent la majeure partie de la masse terrestre. A la surface de la
Terre, la lithosphère est divisée en douze plaques appelées plaques lithosphériques. Ces
plaques lithosphériques glissent sur l’asthénosphère qui est une partie supérieure du
manteau au comportement visqueux. Ces mouvements constituent la tectonique des
plaques qui se traduit de façon visible par la répartition géographique des reliefs, la Terre
est ainsi le siège de nombreuses manifestations brutales telles que les séismes et les
éruptions volcaniques qui témoignent l’existence d’une énergie interne propre à laTerre.

2
I- Structure interne du globe terrestre

A- Etudes des propagations des ondes sismiques

À l’intérieur de la Terre, de la surface jusqu’au centre, soit sur une distance environ
6 400 km, trois couches de matière se superposent : la croûte (ou écorce) terrestre, qui
est la première couche depuis la surface de la Terre ; le manteau, qui forme la couche du
milieu ; et enfin le noyau, qui constitue le centre de la Terre.
Chacune de ces trois couches a des propriétés physiques et chimiques (dureté,
composition chimique, etc.) bien particulières. Grâce aux études de propagations des
ondes sismiques à l’intérieure du globe montrent que la vitesse de ces ondes augmente
de façon continue sur de larges intervalles de profondeur, mais présente de brusques
variations qui soulignent trois discontinuités majeures :

 La discontinuité de Mohorovicic qui est une discontinuité chimique séparant la


croûte du manteau. Sa profondeur varie de 10 km sous les Océans ou de 30 km
sous les vieux boucliers continentaux à 50 km ou plus sous les chaines de
montagnes récentes, cette zone est marquée par la faible vitesse sismique ;
 La discontinuité de Gutenberg qui est une discontinuité physicochimique séparant
le manteau profond du noyau externe, elle se situe à 2900 km de profondeur ;
 La discontinuité de Lehmann qui est une discontinuité physique séparant le noyau
externe du noyau interne, elle est située à 5100 km de profondeur.

Manteau superficiel

Asthénosphère
Croûte terrestre

Manteau interne

Noyau externe

Noyau interne ou graine

Discontinuité de Lehmann

Discontinuité de Gutenberg

Discontinuité de Mohorovicic

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Ces différentes structures internes du globe sont :

- La croûte

La croûte terrestre est la partie supérieure qui correspond aux continents sur
lesquels nous vivons. C’est une couche solide. Son épaisseur est très faible par rapport à
celle des deux autres couches : en moyenne, elle est environ 0 à 30 km sous les
continents et plus de 0 à 7 km sous les océans. Cette couche est subdivisée en deux :
Croute continentale et croute océanique.

 La croute continentale a pour densité 2,7. Elle est constituée des roches
sédimentaires, des roches granitiques telles que les granites qui sont
composées des cristaux de quartz, de feldspaths et de micas.

 La croute océanique est formée des roches sédimentaires des roches


volcaniques et granitiques (basaltes et gabbros). Sa densité est de 3.

Sédiments et
Roche métamorphique
Océan

Sédiments
Basalte Granite

Gabbro

Péridotite Granodiorite

a) Croûte océanique b) Croûte terrestre

- Le manteau

Sous la croûte terrestre se trouve le manteau. Le manteau est séparé de la croûte


terrestre par la discontinuité de Mohorovicic ou Moho. La densité du manteau
augmente avec la profondeur. Il est principalement composé de péridotite, roche
constituée du pyroxène et l’olivine. Le manteau est constitué de trois couches.

 La couche superficielle qui couvre une superficie de 100km de profondeur et


est situé directement sous le Moho. La couche superficielle et la croûte
forment la lithosphère qui a un comportement rigide, c’est-à-dire qu’elle
répond aux contraintes tectoniques en se cassant.

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 L’asthénosphère située sous la couche superficielle de 100 à 700km de
profondeur, elle a une densité de 3,5. Les matériaux des 200 premiers
kilomètres sont déformables, formant ainsi la zone à faible vitesse sismique
Low Velocity Zone (LVZ). Elle répond aux contraintes tectoniques sans se
casser et est dite ductile.
 Le manteau profond est situé de 700 à 2900km de profondeur, il a une
densité égale à 5,5 et est plus rigide. Ce manteau est essentiellement
constitué des roches telles que la péridotite et sa densité augmente avec la
profondeur

- Le noyau

Le centre de la Terre, appelé le noyau, est une boule d’environ 3 500 km de rayon. . Le
noyau se compose de deux parties :

 le noyau externe, couvrant une distance de 2900 à 5100 km, il est fluide et a
une densité égale à 11. Il est séparé du noyau interne par la discontinuité de
Lehman;
 le noyau interne (appelé graine), qui est solide situé de 5100 à 6371 km. Sa
densité est de 11.

Dans le noyau, les roches en fusion (roches liquides), appelées magma, qui
constituent le noyau sont très riches en métaux (essentiellement du fer et du nickel). Les
mouvements rapides de ce magma métallique dans le noyau sont à l’origine du champ
magnétique de la Terre. C’est pourquoi la Terre se comporte comme un immense
aimant, avec un pôle Sud et un pôle Nord.

On connait, directement ou indirectement, la composition chimique des différentes


enveloppes du globe terrestre : basaltes, micas, granites gneiss… pour la croûte ;
péridotites pour le manteau ; alliage Fer-Nickel, pour le noyau.

5
II- Les mouvements de la lithosphère

A- Formation du plancher océanique

1- La forme des fonds océanique

L’utilisation des navires océanographiques a permis d’étudier les fonds marins. La


topographie sous-marine et les fonds marins ont été cartographiés. Une coupe théorique
de l’océan atlantique entre l’Afrique et l’Amérique du Sud montre les différents types de
forme des fonds océaniques. On constate un relief présentant :

- un plateau continental environ 70km de large qui, est une bordure des continents
émergeant ;
- un talus continental de 4000 à 5000 m de profondeur. Ce talus continental est la
zone de transition entre le domaine continental et océanique qui raccord le
plateau continental à la plaine abyssale ;
- une chaine de montagnes océaniques qui est le siège de la production importante
de magma. L’axe de dorsale souvent occupé par un fossé découpé par de
nombreuses failles normales ;
- des îles volcaniques : elles sont situées soit le long des dorsales, soit en d’autres
points du plancher océaniques.
- Une fosse océanique située à la jonction du plateau continental et de la plaine
abyssale, elle peut atteindre parfois 11000m de profondeur ;
- Des marges, on en distingue deux (02) types :
 Marge active qui est la limite de plaques qui convergent, caractérisée par une
grande activité volcanique et sismique ainsi que la présence d’une fosse
océanique
 Marge passive, limite géographique entre le continent et l’océan ; absence des
activités sismiques et volcaniques.

2- Formation du fossé et de la croûte océanique

Lors de la formation du fossé, en un lieu donné, la remontée de l’asthénosphère


provoque une élévation de la température en surface. Sous l’effet de la chaleur et des
forces d’extension, la croûte lithosphérique bombe et se fissure. La zone subit alors un
mouvement d’extension (failles normales). Des sections de terrain s’affichent le long des
failles d’effondrement.

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Ensuite, des éruptions volcaniques de type fissural se produisent. Il en résulte un
épanchement de magma fluide. Si la fracturation s’accentue et accompagnée de
l’effondrement de la zone centrale, il se met en place un fossé ou rift. Au cours de son
évolution, la zone effondrée devient plus large et le rift peut être envahi par la mer. La
lithosphère océanique se met en place par la remontée du magma. La zone centrale
représente alors une dorsale océanique.

On est donc passé d’une lithosphère continentale à une lithosphère océanique.


On distingue deux types de rift :

- Le rift océanique ;
- Le rift continental.

La formation de la croûte océanique. La croûte océanique est constituée de basaltes


surmontant les gabbros. Sa formation s’explique par le fonctionnement d’une chambre
magmatique située sous l’axe de la dorsale. La chambre magmatique est alimentée par
les magmas issus de la fusion partielle des péridotites de l’asthénosphère. La fusion
partielle de péridotites est provoquée par la diminution de pression liée à leur
remontée : le magma ainsi formé est de composition basaltique car pauvre en silice. Une
partie de ce magma peut gagner la surface et cristalliser rapidement au contact de l’eau
pour donner les basaltes ou cristalliser lentement en profondeur pour donner les
gabbros. Le résidu de fusion, partie non fondue des péridotites, forme la partie
supérieure du manteau, c’est-à-dire la base de la lithosphère océanique.

B- L’expansion du plancher océanique

1- Signaux de l’expansion océanique

Il existe au fond des océans des reliefs particuliers appelés dorsales océaniques,
constituent la limite entre deux plaques lithosphériques. Plusieurs arguments ont
suggéré que les plaques s’écartaient en permanence au niveau de ces dorsales.

- Le premier argument est lié au magnétisme terrestre. En effet, la Terre possède


un champ magnétique, avec un pôle Nord et Sud magnétiques, qui se sont
régulièrement aux cours de l’histoire de la Terre. Ces changements d’orientation
ont été enregistrés dans les basaltes du fond océanique au moment où ils se sont
mis en place. Ils se traduisent aujourd’hui, lorsqu’on mesure le champ
magnétique au niveau du plancher océanique, par des anomalies magnétiques
alternativement positives et négatives qui se répartissent de façon symétrique de
part et d’autre de la dorsale.

7
On en déduit que les roches situées de part et d’autre de la dorsale et à la même
distance ont le même âge. Elles ont donc été formées au même moment. Les courants
de convection dans le noyau externe liquide riche en fer, sont à l’origine du champ
magnétique terrestre. Les deux plaques lithosphériques océaniques, créées de façon
symétrique de part et d’autre de la dorsale par le processus magmatique. S’écartent
progressivement du site d’accrétion à la manière d’un double tapis roulant. On observe
ainsi des divergences des dorsales océaniques.

- Le second argument est tiré de l’analyse des sédiments accumulés sur le basalte
des planchers océaniques. Il existe une symétrie dans la disposition des sédiments
de part et d’autre de la dorsale. Plus on s’éloigne de la dorsale, plus l’épaisseur
des sédiments augmente : et plus les sédiments accessibles par forage au contact
du basalte sont anciens. L’âge des sédiments au contact du basalte donne l’âge
maximum du basalte. Le basalte est donc de plus en plus vieux au fur à mesure
qu’on s’éloigne de la dorsale océanique.

L’expansion océanique a lieu de part et d’autre de la dorsale, de manière symétrique. La


vitesse (notée V= d/t) de l’expansion est la vitesse à laquelle s’éloignent deux points
placés de chaque côté de l’axe de la dorsale ou du rift. L’évolution du plancher océanique
ainsi formé détermine un certain nombre de caractéristiques océaniques. Au fur et à
mesure que la lithosphérique océanique s’éloigne de la dorsales, elle perd de la chaleur
par la conduction et elle s’épaissit au dépens de l’asthénosphère. Il en résulte une
augmentation de la profondeur de l’océan avec l’âge. La lithosphère océanique âgée
devient plus dense que l’asthénosphère.

C- Autres phénomènes associés à l’expansion du plancher océanique

1- La subduction et ses conséquences

En s’éloignant de la dorsale. La lithosphère océanique subit un refroidissement un


épaississement au dépend de l’asthénosphère, l’accumulation des sédiments en surface
ainsi que l’augmentation de sa densité moyenne. Cette lithosphère plus dense tend à
s’enfoncer de plus en plus dans l’asthénosphère sous-jacente sous une autre plaque
lithosphérique moins dense : c’est la subduction. Ce plongement se fait suivant le plan
incliné appelé plan de Bénioff Wadati. Toute zone de subduction est caractérisée par :

- Une fosse océanique dont la profondeur dépasse 8000 m ;


- Un prisme d’accrétion constitué des sédiments déformés et qui souligne la limite
des deux plaques.
- Un arc magmatique ou arc insulaire essentiellement caractérisé par la présence
de nombreux volcans actifs qui témoigne une activité magmatique.

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- Une répartition des foyers sismiques en deux types :
 Les séismes de foyer superficiel ne dépassent pas 100 km de profondeur. Ils
sont les plus fréquents et se localisent entre la fosse océanique et l’arc
magmatique dans la plaque chevauchante.
 Les séismes de foyer profond localisés dans la plaque chevauchante mais ne
dépassent pas 700 km de profondeur. Ils sont la conséquence des contraintes
de compression.
- Une anomalie géothermique qui correspond à une variation locale importante du
flux géothermique par rapport à la valeur régionale moyenne. On observe :
 Une anomalie négative au niveau de la fosse de subduction ou du prisme
d’accrétion. Elle s’explique par le plongement de la plaque océanique froide
dans l’asthénosphère chaude.
 Une anomalie positive au niveau de chaine de subduction ou chaine
volcanique. Elle s’explique par la remontée des magmas plus chauds en
surfaces à l’origine des roches volcaniques
- Le magmatisme de type andésitique ou calco-alcalin. Pendant son plongement, la
lithosphère océanique se déshydrate. L’eau issue de cette réaction hydrate les
péridotites du manteau chevauchant, ce qui déplace le solidus de ces roches vers
les plus basses températures et modifie les conditions de stabilité de la péridotite.
C’est ainsi que vers 100km de profondeur cette hydratation provoque la fusion
partielle des péridotites pour donner naissance à un magma qui va s’accumuler
dans une chambre magmatique où il peut subir une cristallisation fractionnée. Il
pourra migrer vers la surface en subissant une contamination crus tale.
Si ce magma arrive en surface et se refroidit rapidement, il donne des
roches volcaniques qui sont des andésites ou les basaltes, roches à structure
microlitique.
Si ce magma refroidit en profondeur dans la croûte chevauchante, il donne
des roches plutoniques comme la granodiorite à structure grenue.
Lors de leur remontée vers la surface, ces magmas très chauds peuvent
également provoquer une fusion partielle des matériaux de la croûte pour donner
naissance à un magma de composition granitique. Ce dernier migre vers la surface
sous forme de diapirs. Le plus souvent ces diapirs se cristallisent en profondeur
pour donner les plutons granitiques, roche à texture grenue. Mais si jamais ils
atteignent la surface, ils donnent les roches volcaniques comme la rhyolite, roche
à structure microlitique.
L’olivine et le pyroxène appauvrissent le liquide magmatique en Fe et en
Mg. Au fur et à mesure de la cristallisation des minéraux (olivine, pyroxène et
feldspaths), le liquide magmatique résiduel se trouve proportionnellement enrichi
en certains éléments chimiques et notamment en silice. Si les cristaux restent

9
longtemps au contact du liquide magmatique résiduel, ils peuvent réagir avec ce
dernier.
- Le métamorphisme des zones de subduction.
On appelle métamorphisme les transformations minéralogiques et structurales
d’une roche à l’état solide sous l’effet de variations de température et de
pression. Il commence effectivement à partir de la zone d’accrétion ; car la
lithosphère océanique qui s’éloigne s’hydrate et peut échanger des ions avec
l’eau de mer. Les minéraux des basaltes, des gabbros et des péridotites
deviennent instables et à des températures comprises entre 600 à 400°C à
pression constante et faible, il y’a transformation de l’association minéral
plagioclase et pyroxène en hornblende vert (amphibole). Par suite pour les
températures plus basses entre 400 et 200°C toujours en présence d’eau,
l’association minérale plagioclase et hornblende donnera du chlorite et de
l’actinote.

2- Obduction

Elle est le chevauchement anormal d’un plancher océanique sur une croûte
continentale. C’est le terme ultime d’une subduction croûte océanique. Les ophiolites
sont des vestiges de planchers océaniques charriés par un mouvement de divergence sur
une croûte continentale. L’obduction est donc caractérisée comme un cas rare de
l’expansion, elle peut être divergent, convergent ou collision.

3- La collision

Quand la lithosphère océanique a complètement disparu par subduction, c’est la


subduction de la lithosphère continentale de la plaque plongeante qui succède ; mais à
l’exception de la partie la plus amincie de la marge continentale passive qui suit le
mouvement de subduction, la lithosphère de la plaque continentale, trop légère ne peut
s’enfoncer : la subduction est bloquée.

Le mouvement de convergence se poursuivant, les deux masses continentales


finissent par entrer en contact. Cette rencontre conduit à la construction d’un prisme de
collision caractérisé par un raccourcissement et un épaississement qui traduisent l’action
des forces de compression dues aux mouvements de convergences.

Les caractéristiques morphologiques et structurales des chaînes de collision rendent


compte de ces forces de compression.

10
III- Energie interne de la Terre

Les météorites permettent, à la fois, d’accéder à la composition chimique des


enveloppes les plus internes, de proposer un scénario très probable au sujet de la
formation de notre planète, et d’en déduire une des origines de son énergie interne.

A- Origine de l’énergie interne de la Terre

L’intérieur de la Terre produit de la chaleur dont la puissance est évaluée à environ


4000.109 W, soit environ 5000 fois inférieur à celle du soleil. Cette énergie interne à deux
origines : la chaleur initiale ou d’accrétion et la radioactivité des isotopes radioactifs des
enveloppes de la Terre.

1- La chaleur initiale ou chaleur d’accrétion

Elle est l’énergie que la Terre a stockée lors de sa formation il y a 4,6 Milliards
d’années. Elle résulte des chocs d’accrétion des météorites au moment de la formation
de la Terre. La quantité de cette chaleur initiale est très importante à cause de la
mauvaise conductibilité des roches. Cette chaleur initiale n’est pas la seule source
d’énergie interne sinon elle aurait été entièrement dissipée en 600 ou 800 Millions
d’années.

2- La radioactivité des isotopes radioactifs des enveloppes terrestres

L’énergie thermique initiale se saurait constituer, à l’heure actuelle, plus de 50%


de l’énergie totale dissipée par la Terre. L’autre moitié est fournie par la radioactivité des
éléments du globe. Les principaux isotopes radioactifs de longue période contenus dans
les roches terrestres sont : l’uranium (235U et 238U), le thorium (232Th), et le potassium
(40K). En raison de son volume énorme, et malgré sa concentration relativement faible en
éléments radioactifs, le manteau constitue, avec le noyau, la principale source d’énergie
thermique du globe. Cette énergie thermique est donc bien interne. Elle est la cause du
gradient géothermique et du flux qui en résulte.

11
B- La dissipation de l’énergie interne

L’énergie interne est le moteur de la tectonique des plaques et conduit à la


formation des roches endogènes. L’énergie thermique interne circule et se dissipe
continuellement vers l’extérieur. L’ensemble de ces phénomènes constitue ce qu’on
appelle la machinerie thermique.

Au niveau de la lithosphère, la dissipation géothermique se fait par une simple


conduction sous forme d’un flux de chaleur. De ce fait, on observe des gradients de
températures élevés car la conduction limite les pertes de chaleur (transmission peu
efficace à l’atmosphère). La température est plus importante en profondeur qu’en
surface et, à un même, plus importante dans les zones actives que dans les zones
inactives.

Au niveau de l’asthénosphère, la dissipation géothermique se fait par la


convection, par transport de matière. La matière chaude, de faible densité, remonte vers
la surface (et peu se transformer en magma liquide à l’origine de la lithosphère), pour
redescendre par gravité dans l’asthénosphère au niveau des zones de subduction, une
fois refroidie et devenue plus dense. Cette circulation efficace par convection repose sur
des différences de température et conduit à un véritable cycle de matière (cellule de
convection). Les mouvements de convection constituent le moteur de la divergence et
de la convergence des plaques lithosphériques. L’énergie interne de la Terre est aussi
dissipée de manière brutale et localisée dans les éruptions volcaniques et les séismes.

12
Conclusion

En 1912, le géophysicien allemand Alfred Wegener, se fondant ses observations


formule l’hypothèse du déplacement relatif des continents les uns par rapport aux autres
et énonce la théorie de la « dérive des continents ». A. Wegener a ainsi reconstitué le
globe terrestre daté il y a plus de 200 millions d’années appelé Pangée. Et cette idée sera
englobée dans un modèle plus explicatif du fonctionnement du globe terrestre : le
modèle de la tectonique des plaques (ou des mouvements lithosphériques).

13
Bibliographie de recherches

- Livre : Collection Bord Bleu, classe 1ère C-D


- Site internet : [Link]

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