Jacques Bergier
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Jacques Bergier
Activité(s) Écrivain
Naissance 8 août 1912
Décès 23 novembre 1978 (à 66 ans)
Genre(s) Réalisme fantastique
Prix Europa 1978
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur 2 novembre 1945
Jacques Bergier, né le 8 août 1912 à Odessa (Ukraine) et mort le 23 novembre 1978 à Paris
d'une hémorragie cérébrale, est un ingénieur chimiste, alchimiste, espion, journaliste et
écrivain de nationalité française et polonaise.
Salué dans la francophonie pour la grande diversité de ses connaissances et ses nombreux
ouvrages, il a largement contribué à la promotion, en France, de phénomènes ou de faits
négligés par la science, notamment avec son livre Le Matin des magiciens, écrit en
collaboration avec Louis Pauwels.
Sommaire
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1 Biographie
o 1.1 L'ingénieur chimiste
o 1.2 L'agent secret
o 1.3 L'écrivain
2 Théories
o 2.1 Les hommes en noir
o 2.2 L'existence des extraterrestres
o 2.3 Le « réalisme fantastique »
o 2.4 Le fichage de l'humanité par un ordinateur central
o 2.5 La futurologie
o 2.6 Le surhomme
3 Anecdotes
4 Œuvres
o 4.1 Articles parus dans Science et Vie
o 4.2 Articles parus dans Sciences et Avenir
5 Citations
6 Interview
7 Biographies - Critiques
8 Autres citations, à son propos
9 Notes et références
10 Voir aussi
o 10.1 Articles connexes
o 10.2 Liens externes
Biographie
L'ingénieur chimiste
Le site de Peenemünde, base des fusées V1 et V2
Libération de Mauthausen
Après des études secondaires au lycée Saint-Louis, il poursuit ses études à la Faculté des
sciences de Paris et à l'École nationale supérieure de chimie de Paris. Ingénieur chimiste,
licencié ès sciences, il se consacre alors à la recherche scientifique, notamment à la chimie
nucléaire. En 1936, il découvre, avec le physicien atomiste André Helbronner[1], l’utilisation
de l'eau lourde pour le freinage des électrons et réalise la première synthèse d’un élément
radioactif naturel, le polonium, à partir de bismuth et d'hydrogène lourd en volatilisant un
filament de tungstène. Ses autres collaborateurs scientifiques avant-guerre sont
essentiellement Vladimir Gavreau ou encore le futur résistant Alfred Eskenazi. Très vite, il
développe un penchant pour l'alchimie (renforcé par une rencontre supposée avec Fulcanelli
en juin 1937), et affirme au début des années 1950 avoir obtenu par transmutation alchimique
du béryllium à partir de sodium.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est résistant à Lyon au sein du trio des ingénieurs,
puis du réseau Marco Polo mieux structuré à compter de décembre 1942 (faisant à l'occasion
la connaissance de son futur grand ami François Le Lionnais -membre d'un autre groupe- en
1941). Grâce à des renseignements fournis par un ingénieur russe travaillant sur place et
transmis à Londres, son réseau est ainsi à l'origine du bombardement de la base
d'expérimentation de fusées V2 de Peenemünde. Le lieutenant Pecquet de la branche Nord du
réseau signale quant à lui les sites de V1 implantés dans la Somme aux britanniques. Le 18
août 1943 a lieu l'Opération Hydra: 598 bombardiers lourds (Avro Lancaster, Handley Page
Halifax et Short Stirling) dirigés par le Wing Commander John H. Searby frappent
Peenemünde. Le Ministère de l'Air centralise ensuite les renseignements de divers réseaux
français dont Marco-Polo, et l'Air Chief Marshall Sir Roderic Hill, commandant de la défense
aérienne de Grande-Bretagne -à compter du 15 novembre 1943- et commandant en chef du
"Fighter Command " de la RAF, procède le 5 décembre 1943 aux premiers bombardements de
21 sites de V1 sur le sol français, en détruisant 12 entièrement et 9 partiellement grâce au 8 e
Air Force. Bergier est alors -entre autres- chargé de gérer les rares postes émetteurs de Marco-
Polo sur Lyon. Il y est arrêté le 23 novembre 1943 par la Gestapo, et soumis à la torture à 44
reprises[2]. Il est enfermé dans les camps nazis de mars 1944 à février 1945[3]. Ce passé de
résistance lui permet ultérieurement quelques prises de contact directes avec Charles de
Gaulle personnellement, malgré son aversion pour le personnage à compter de son retour aux
affaires[4].
L'agent secret
Après la guerre, il aurait été capitaine de la DGER (Direction générale des études et
recherches), au sein de laquelle il aurait dirigé la branche française du CIOS (Centre
interarmée de contre-espionnage alliés). Il participe ainsi durant la 2e moitié de 1945 à la
MIST (Mission d'information scientifique et technique), dirigée par le capitaine Albert
Mirlesse (ingénieur en mécanique, père fondateur du Normandie-Niemen) chef du 2e bureau
de l'État-Major Général de l'Air -EMGA-, et rattachée au CIOS, pour des missions secrètes en
Allemagne afin d'interroger des savants atomistes, et de trouver des armes secrètes dérivées
de l'eau lourde. La MIST ramène ainsi de Forêt Noire le Dr Berthold, aérodynamicien
directeur technique de la société d’ailes volantes Horten, jusqu’à Châtillon-sous-Bagneux (où
travaille Bergier avant et après[réf. nécessaire] guerre), et capture en Bavière le Pr Willy
Messerschmitt, faisant main basse sur un V1 complet, des éléments de V2, divers missiles
prototypes, et sur les plans du chasseur à réaction Me 262. Bergier fait également partie alors
des services britanniques de contre-espionnage, au même titre que son ami George Langelaan.
L'écrivain
Ses déplacements l'amènent à fréquenter plusieurs écrivains. Il fut ainsi l'ami intime de Jean
Bruce et de son épouse Josette Bruce (créateurs d'OSS 117), de Victor Alexandrov, et de bien
d'autres auteurs parmi lesquels Arthur C. Clarke, spécialiste en ondes radar pour l'armée
anglaise durant la guerre, qu'il rencontre vers 1941, et Ian Fleming, rencontré une première
fois à Lisbonne fin 1942 lors de ses activités au sein du « trio des ingénieurs ». Bergier
affirma à plusieurs reprises lui avoir fourni l'idée du personnage de James Bond. En 1956, il
entame une collaboration avec Robert Amadou, une autre de ses relations suivies, pour sa
revue La Tour Saint-Jacques.
Stèle sur le monument familial avec l'inscription « je suis providence ».
Après la mort de son compagnon de résistance Guivante (dit "Paul", ou "Guivan") de Saint-
Gast au début des années 1950 (membre -dirigeant- de Marco-Polo, tout comme son cousin
germain député, ministre des finances, puis du commerce et de l'industrie, Henri Ulver, de
1951 à 1956), Bergier décide de délaisser ses activités d'ingénieur-conseil « chasseur de tête »
scientifique et de recherches en synthèse d'ersatz de carburants pour le tiers-monde[5] au sein
de la société "Recherches et Industrie", créée avec son ami de lycée -rencontré dès leur arrivée
parisienne comme immigrés- Albert Mirlesse et Saint-Gast, pour se lancer dans l'écriture. Il
est ainsi le premier à traduire en français Lovecraft, pour lequel il a une immense admiration,
et dont il est le « correspondant » par le truchement de la revue Weird Tales.
En 1953, il soumet à l'éditeur Robert Laffont un projet de collection française de science-
fiction qu'il dirigerait conjointement avec le mathématicien François Le Lionnais, mais la
collection ne voit pas le jour. En septembre 1957, il classe en vingt thèmes majeurs la trame
des romans policiers, avec Fereydoun Hoveyda, ami rencontré en 1953 au secrétariat de
l'UNESCO... et futur ambassadeur d’Iran auprès des Nations unies de 1971 à 1979[6]. Rentré
au mensuel Constellation d'André Labarthe également en 1957, il écrit de nombreux ouvrages
sur l'espionnage, et publie aussi chez Gallimard en 1960 le livre Le Matin des magiciens en
collaboration avec Louis Pauwels qu'il a connu en 1954 (suivi de l'Homme éternel dix ans
plus tard), qui constitue le manifeste du mouvement réaliste fantastique.
La mise en forme de cet ouvrage nécessita cinq années, sur la base d'une volumineuse
documentation, qui sera inventoriée en 2007 à la Bibliothèque nationale de France dans le
Fonds Pauwels[7]. L'idée initiale germa dans l'esprit de Bergier alors qu'il était alité à
l'infirmerie de Güsen, annexe du camp de Mauthausen. Bien que très critique face aux arts
divinatoires en général (et à l'astrologie en particulier[8]), Bergier fait la part belle dans ce livre
à des thèmes ésotériques, aux civilisations disparues et aux religions occultes.
En 1961, toujours avec Louis Pauwels (et François Richaudeau[9]), il crée la revue Planète, à
laquelle participeront ses grands amis Aimé Michel (connu dès 1953, avec lequel il imagine le
concept de l'orthoténie... sur le coin d'une nappe de restaurant[10]), Charles Noel Martin, Remy
Chauvin et George Langelaan. Ces travaux sont un mélange entre des éléments réellement
scientifiques, des éléments qui relèvent plutôt de la science-fiction, et d'autres de l'occultisme.
Si le courant issu du Matin des Magiciens relève clairement de la pseudo-science, on ne peut
qu'être fasciné par la créativité de Louis Pauwels et de Jacques Bergier.
Avec son vieux complice Georges H. Gallet, lui aussi grand collectionneur de pulps, il
codirige plusieurs collections chez Albin Michel de 1970 à 1975, dont la collection Science-
fiction de l'éditeur. Bergier est également codirecteur de la collection Les Classiques de la S-F
du Club du livre d'anticipation (CLA) aux éditions Opta avec Michel Demuth, de 1968 à
1970. Dans Admirations (réédité en 2000 aux éd. Œil du Sphinx), il rend hommage à John
Buchan, Abraham Merritt, Robert E. Howard, Tolkien, etc.
Théories
Œuvre de Samuel Coccius en 1566.
À travers ses écrits, Jacques Bergier a émis plusieurs théories liées à des domaines
généralement exclus par la science officielle : phénomènes paranormaux, alchimie,
civilisations disparues, OVNI, etc. Pour lui, le cerveau humain dispose de pouvoirs quasi
illimités, et l'humanité a établi des contacts avec des extra-terrestres, notamment par
l'intermédiaire d'anciennes civilisations disparues.
Les hommes en noir
Caricature de Les Hommes en noir.
Dans Les livres maudits, Bergier dit avoir vu à toutes les conférences consacrées à Planète
« un groupe d'hommes en noir à l'aspect sinistre, toujours les mêmes », dont le rôle serait
« d'empêcher une diffusion trop rapide et trop étendue du savoir ». Il fait remonter l'existence
de cette conspiration à la plus haute Antiquité, leur attribuant notamment la destruction de la
bibliothèque d'Alexandrie.
L'existence des extraterrestres
Peintures du Val Camonica (Xe millénaire av. J.-C.).
Dans Le Matin des magiciens et dans la plupart de ses autres ouvrages, Jacques Bergier
suppose l'existence d'extraterrestres. Il cite plusieurs phénomènes comme preuves (ou
« coïncidences exagérées » selon ses termes) de leur existence, notamment la constatation de
traces de ventouses sur les montagnes.
Le « réalisme fantastique »
Article détaillé : Réalisme fantastique.
La métaphore « Il pleut des cordes » en français équivaut à « It's raining cats and dogs » en
anglais (littéralement : il pleut des chats et des chiens.)
Gravure sur bois de Hans Glaser (objets volants non identifiés).
Le Matin des magiciens, co-écrit avec Louis Pauwels, est à l'origine du mouvement appelé
réalisme fantastique. Ce courant de pensée et de recherche se veut avant tout scientifique, et a
pour objet l'étude de domaines généralement exclus par la science officielle.
Le modèle absolu de Jacques Bergier est Charles Fort, auteur du Livre des damnés (1919), qui
enquêtait sur divers phénomènes inexpliqués relatés dans les journaux (pluies de grenouilles,
de sang, de gélatine, observations d'objets volants non-identifiés, disparitions mystérieuses...)
et proposait, avec une grande liberté d'esprit, des explications qui défiaient toutes les théories
habituellement admises par la science (êtres énigmatiques (ex. Kaspar Hauser), livres
« maudits » (ex. le Manuscrit de Voynich)...).
Comme Charles Fort, Jacques Bergier estimait que la science a tendance à se fermer à tous les
phénomènes qui viennent bouleverser ses convictions. Les domaines de prédilections de
Jacques Bergier sont cependant plus ésotériques que ceux de Fort : alchimie, civilisations
disparues, parapsychologie... jusqu'à des thèmes parfois moins convenus (Dicke Luft[11], ..).
Deux des grandes lignes du réalisme fantastique sont la croyance au pouvoir quasi-illimité du
cerveau humain, et la croyance en l'existence des extra-terrestres et des nombreux contacts de
l'humanité avec eux, notamment par le passé. Jacques Bergier croyait qu'il existait avant les
civilisations connues, voire avant la préhistoire, des civilisations qui auraient totalement
disparu, suite à leur autodestruction par une technologie trop avancée. C'est cette théorie qui a
donné naissance à celle des hommes en noir, qui seraient là pour empêcher de nouvelles
destructions.
Le fichage de l'humanité par un ordinateur central
Jacques Bergier pensait qu'un jour tous les humains seraient fichés par un ordinateur central.
Ce fichage de l'humanité, décrit par Bergier dans son livre Visa pour une autre terre, est
actuellement en cours[12].
Si l'on trouvait des moyens d’identification encore meilleurs que les empreintes digitales :
structure rétinienne, électro-encéphalogramme, et que tous les humains soient fichés par cet
ordinateur central, celui-ci s’apercevrait que certains humains survivent à tous les âges. On
pourrait ainsi, d'après Bergier, découvrir les immortels...
La futurologie
L'hélicoptère de Léonard de Vinci.
Dans Visa pour Demain, Bergier expose comment il est possible de connaître le futur, non pas
par la divination, mais par la science. Il est, dit-il, possible, en observant les découvertes
actuelles dans les sciences théoriques d'imaginer l'arrivée d'inventions utilisant ces
découvertes 50 ans plus tard. Bergier aurait ainsi prévu toutes les technologies de l'an 2000,
sauf la téléphonie mobile (« Il est à peu près aussi intelligent de brûler de l'essence dans nos
moteurs que d'alimenter un chauffage central avec des billets de banque[13]! »), mettant
toutefois en garde contre une prospective trop rationnelle (« C’est comme si on disait que
nous sommes en 1903 et qu’il y a 730 fiacres dans Paris, avec dans chacun 200 fouets pour les
chevaux. Donc en 2003, il y aurait par conséquent 7 300 fiacres, avec chacun 2 000 fouets »)
[14]
.
Le surhomme
Un dessin de Léonard de Vinci(le crâne humain).
De même que Louis Pauwels, Bergier accréditait la thèse du surhomme psychique (et non
physique) à venir, lui-même se reconnaissant à différentes périodes de sa vie deux pouvoirs
psychologiques inexpliqués : la sensation d'être suivi toujours avérée, et la perception de la
sensation de faim chez autrui[15]. Mensan car polymathe, il était également doté
d'hyperosmie... mais devint pratiquement aveugle à la fin de sa vie, suite à l'évolution
accélérée d'une rétinopathie diabétique instable sur fond d'une forte myopie, d'où une grave
chute en octobre 1975.
Par là même, Bergier ne croyait pas aux soucoupes volantes proprement dites, mais
privilégiait une explication multi et inter dimensionnelle innovante du phénomène [16] au sein
d'un « Multivers » -selon ses propres termes-, à système de contrôle conscient d'une telle
structure aux multiples niveaux en modes interopérationnels[17] (ce qui n'est pas sans rappeler
le Flatland d'Edwin Abbott Abbott).
Anecdotes
Son père Michel - grand collectionneur d'affiches de la révolution bolchévique - le gifla
enfant pour avoir voulu absolument mesurer avec un mètre de couturière la hauteur de la
séance de lévitation de son grand-père maternel, Rabbi Jacob Krzemienieckaïa, rabin en ex-
Union des républiques socialistes soviétiques[18]
Sa « tante Quel-Malheur » ponctuait chacune de ses phrases de l’expression incongrue « quel
malheur quel malheur »[19].
Il était connu dans le fandom SF des années 50' pour être « Un Être dépourvu de nombril, car
natif de la planète Mars », comme il aimait alors à redire en petits comités[20].
De 1954 à 1960, il déjeuna très régulièrement dans le petit café-restaurant des frères Dupont,
tout proche de la Bibliothèque nationale de France, dont le cadet, André (dit "Aguigui", ou
encore "Mouna"), clochardisé déjà à l’époque, se présenta en 1993 face à Jean Tibéri pour la
députation de la ville de Paris dans le 5e arrondissement (722 voix recueillies), à l’âge fort
respectable de 82 ans[21].
Le 1er avril 1974, Bernard Pivot crut pouvoir le tromper lors de l’émission Apostrophes, en
évoquant sur le plateau la participation des extraterrestres à la construction de la Ligne
Maginot[22].
Il maîtrisait 14 langues modernes et anciennes, dont l'araméen... mais avouait ne pouvoir
retenir le finnois.
Sur sa carte de visite, il se présentait comme « Amateur d'insolite et scribe des miracles ».
Sa mémoire eidétique lui permettait une capacité de lecture surprenante, atteignant parfois dix
livres par jour, au mieux de sa forme physique jusqu'au début des années 1970[23]. Elle lui
permit aussi d'assurer de 1977 à 1978 le rôle de L'Incollable dans l'émission-jeu télévisée de
RTL TV du même nom présentée par l'animateur Fabrice. Il répondait de la sorte aux
questions de Maître Jacques Chaussard, lorsque les trois célébrités francophones invitées
faisaient des erreurs. Bergier avoua lui-même présenter « de grandes lacunes » mais
« uniquement en sport et en politique locale ». À son décès, l'émission se maintint encore
durant quelques semaines, désormais simplement avec des colles sur la vie quotidienne.
Déjà nommé pilote interstellaire en 1964(*), il paraît en 1968 sous la plume d'Hergé dans
l'album de Tintin Vol 714 pour Sydney où il devient Mik Ezdanitoff de la revue Comète (et
antérieurement sous celle de Franquin dans l'album le Voyageur du mésozoïque en 1957 -
comme Pr Sprtschk-).
En 1965, Hergé prévoyait d'appeler Mik Ezdanitoff « Jacques Gerbier » ou « Korsakoff »[24].
Il est aussi l'un des personnages centraux du roman de François Darnaudet, Le Papyrus de
Venise, publié en 2006.
En 2002 a été créé le « Prix Jacques Bergier », qui récompense des ouvrages de science-
fiction et de fantastique.
Œuvres
Économie politique d'un enfer, Les Cahiers du Sud, 1947
Cinquante années de découvertes (Collectif) 1950
Visa pour demain (avec Pierre de Latil) 1954
Agents secrets contre armes secrètes, Arthaud, 1955 ; éditions J'ai lu, coll. leur
aventure, n°101, 1965
Quinze hommes, un secret (avec P. de Latil) 1956
Les Mystères de la vie 1957
L'Énergie H 1958
Les Dompteurs de force 1958
Les Murailles invisibles 1959
Le Sous-marin de l'espace (avec Françoise d'Eaubonne et Jean-Charles) 1959
Les Merveilles de la chimie moderne 1960
Le Matin des magiciens (avec L. Pauwels) 1960
Le Plasma, quatrième état de la matière 1961
Visa pour l'humour (Collectif) 1962
À l'écoute des planètes 1963
Rire avec les savants 1964
Nos pouvoirs inconnus (avec P. Duval) 1966
L'Actuelle guerre secrète (avec P. Nord) 1967
La Guerre secrète du pétrole (avec Bernard Thomas) 1968; Editions J'ai lu L'Aventure
aujourd'hui N°A259
L'Espionnage industriel 1969; Editions J'ai lu L'Aventure aujourd'hui N°A288
La Guerre scientifique (avec J-Ph. Delaban) 1970
Les Extraterrestres dans l'histoire 1970 ; J'ai lu, n° A250, coll. « L'Aventure
mystérieuse »
Admirations 1970
L'Homme éternel (avec L. Pauwels) 1970
Guerre secrète sous les océans (avec V. Alexandrov) 1970
Les Frontières du possible (rééd. Aux limites du connu) 1971
L'Espionnage scientifique 1971
Les Livres maudits 1971 ; J'ai lu, n° A271, coll. « L'Aventure mystérieuse »
Les Empires de la chimie moderne 1972
Le Livre de l'inexplicable 1972 ; J'ai lu, n° A324, coll. « L'Aventure mystérieuse »
Vous êtes paranormal 1972
L'Espionnage politique 1973
L'Espionnage stratégique (avec J.-Ph. Delaban) 1973
Visa pour une autre terre 1974 ; J'ai lu, n° A351, coll. « L'Aventure mystérieuse »
Les Maîtres secrets du temps 1974 ; J'ai lu, n° A312, coll. « L'Aventure mystérieuse »
Les Nouveaux Mystères de l’archéologie (avec P. Chwat) 1974
Le Livre du mystère (avec G. H. Gallet) 1975 ; J'ai lu, n° A374, coll. « L'Aventure
mystérieuse »
La Troisième Guerre mondiale est commencée 1976
Je ne suis pas une légende (autobiographie) 1977
Le Livre des anciens astronautes (avec G. H. Gallet) 1977 ; J'ai lu, n° A388, coll.
« L'Aventure mystérieuse »
La Grande Conspiration russo-américaine 1978
La Guerre secrète de l’occulte 1978 ; J'ai lu, n° A361, coll. « L'Aventure
mystérieuse »
Encyclopédie internationale des sciences et des techniques (sous sa direction) 1961
Encyclopédie de l’inexpliqué (sous sa direction) 1976
Les Douze Meilleurs Romans de science-fiction (sous sa direction) 1963
La Tribune des Nations 1947 à 1975 (journal; près de 30 années d'articles puis de
chroniques hebdomadaires, sous le pseudonyme de Jérôme Cardan)
Tout savoir 1957 à 1968 (magazine)
Planète 1961 à 1971 (encyclopédie)
Nostra 1972 à 1978 (journal; puis magazine - rédacteur en chef Lucien Barnier)
L'Aube du magicien 2008 (œuvres choisies, période 1945-1960, tome 1, éd. L'Œil du
Sphinx)
Articles parus dans Science et Vie
n° 443, août 1954, « L'Utilisation industrielle de l'énergie atomique en Angleterre »
(avec Pierre de Latil)
n° Hors-Série « L'Homme dans l'espace », 1960, « Applications des satellites :
laboratoires de l'espace » et « Colonisation de la lune »
n° 736, janvier 1979, « Cet elfe qu'était Jacques Bergier » (à son décès)
Articles parus dans Sciences et Avenir
n° 111, mai 1956, « Les travaux de Pontecorvo en URSS, pour découvrir l'anatomie
du proton »
n° 112, juin 1956, « L'oxygène atomique de la haute atmosphère, combustible des
engins téléguidés de demain »* n°114, août 1956, « Quand l'industrie annexe
l'alchimie »
n° 115, septembre 1956, « Le 17 septembre, la planète Mars ne sera qu'à 59 700 000
km de la terre »
n° 117, novembre 1956, « Qu'est-ce que le feu ? »
n° 118, décembre 1956, « Les dernières équations d'Einstein recèlent-elles les secrets
de l'antigravitation ? »
n° 122, avril 1957, « Les déchets des piles atomiques feront naître demain une radio-
chimie »
n° 123, mai 1957, numéro spécial « Les portes de l'an 2000 », auteurs non différenciés
(Pierre de Latil, Albert Ducrocq, Jacques Bergier, etc.) Présomption articles de JB :
« Les hommes de demains raisonneront-ils avec des machines » et Au-delà des usines
sans hommes, la nation automatique »
n° 125, juillet 1957, « La plus grande révolution de la physique depuis Einstein : le
principe de parité s'effondre »
n° 128, octobre 1957, « Des progrès décisifs dans la domestication de l'énergie H »
Citations
L’impossible, c’est ce qui n’a pas encore été fait[25]
Nous devons voir les choses anciennes avec des yeux neufs[26]
La connaissance est la seule richesse qui ne puisse changer de main[27]
Passer de l’hypothèse de conversation à l’hypothèse de travail prend du temps et
demande une grande rigueur[28]
(à propos des soucoupes volantes): vous connaissez beaucoup de nations qui vont
essayer leurs prototypes chez les voisins ?![29]
La dianétique (de Lafayette Ron Hubbard) est une sorte de psychanalyse tout à fait
faite pour séduire les Américains[30]
À Lanza del Vasto, fondateur des Communautés de l'Arche : quand vous attrapez la
vérole, vous vous soignez avec des antibiotiques que vous fabriquez vous-même ?[31]
La physique répudie l’astrologie tant qu’elle en reste au principe de séparabilité, les
actions instantanées à distance étant tenues comme impossibles[32]
Interview
Jean Dumur, Jacques Bergier, le derniers des magiciens, Pierre-Marcel Favre, 1979
Biographies - Critiques
Yves Galifret (sous la dir. de), Le crépuscule des magiciens: le réalisme contre la
culture, Éditions de l'union rationaliste, 1965
Charles Moreau, Jacques Bergier, résistant et scribe de miracles, Éditions Anthropos
Montréal, 2002
Louis Pauwels, Blumroch l'admirable ou le déjeuner du surhomme,, Éditions Albin
Michel, 1976 [33],[34],[35]
François Membre, Les dossiers de l'oncle Georges: Jacques Bergier (n°5), Éditions du
Taupinambour, 2008
Marc Saccardi, Amateur d'Insolite et Scribe de Miracles: Jacques Bergier (1912 -
1978), coll. «La Bibliothèque d'Abdul al-Hazred», vol. 9, Éditions ODS, 2008
Claudine Brelet (sous la direction de...), Jacques Bergier : une légende... un mythe,
recueil de témoignages, éditions de l'Harmattan, août 2010, ouvrage collectif avec une
préface d' Hélène Renard, et des contributions de Nicole Bamberger, Claudine Brelet,
Serge Caillet, Patrick Clot, François Darnaudet, Jean-Pierre Desthuilliers, Georges
Gallet, Jérôme Huck, Marc-Antoine Lumia, Janine Modlinger, Jean-Pierre de Monza,
Charles Moreau, Richard Nolane, Didier Paingris,Marielle Pernin, André Ruellan,
Claude Seignolle, Claude Thomas et Jacques Vallée, Éditions de l'Harmattan, Paris,
Août 2010 [36]
Autres citations, à son propos
Ses livres ne sont que les miettes du Petit Poucet (Aimé Michel à Geneviève
Béduneau), et perpétuer son œuvre n'est pas tâche humaine (le même à Serge Caillet)
Si Voltaire refaisait son Dictionnaire philosophique, il parlerait de Jacques Bergier
comme d'un mage, pour dire de lui ce qu'il a dit des vampires: il n'y en a plus[37]
Le physicien retourné à l'état sauvage (Le Figaro)[38]
Jacques Bergier n'est pas notre père à tous[39]; c'est plutôt l'oncle (!) un peu bizarre,
dont on a honte mais dont on ne peut se passer lors des réunions de famille[40]
Notes et références
1. ↑ Extrait d'un article de Science & Vie n° 736, janvier 1979 [archive].
2. ↑ N'avouant rien (Je ne voulais pas leur faire plaisir -à Jean Bourdier, cf. infra-), ce qui lui fit dire un
jour à Serge de Beketch (alors moins "engagé"): Le torturé cède moins par crainte de la souffrance que
par honte d’une dissimulation qui est l’opposé même du comportement héroïque (Le Libre Journal du
12 mars 2003, Essai de paranoïa critique : l’art moderne comme instrument de torture, par Nicolas
Bonnal et Serge de Beketch)
3. ↑ D'abord au camp de Neue Bremme [archive] puis au camp de Mauthausen.
4. ↑ Histoire et légende du Grand Monarque, Éric Muraise, Ed. Albin Michel, 1976, p. 216-217; et Jean
Bourdier à propos du livre "Agent secret contre armes secrètes (cf. infra, pour une lettre originale
microfilmée à la bibliothèque de St Germain-en-Laye)
5. ↑ (Essence synthétique pour l'Inde - Je ne suis pas une Légende)
6. ↑ Histoire du Roman Policier, Fereydoun Hoveyda, Ed. du Pavillon, 1965, p. 224-227
7. ↑ Le Fonds Bergier est, lui, actuellement rattaché à la bibliothèque de Saint-Germain-en-Laye depuis
1984
8. ↑ Bergier aimait à redire : « La voyance ?... J'aimerais bien voir ! »
9. ↑ Entretien avec François Richaudeau [archive]
10. ↑ A propos des soucoupes volantes - Mystérieux Objets Célestes (MOC), Aimé Michel, coll. Présence
Planète, Ed. Planète, 1966, p.134
11. ↑ Étude du pressentiment des périls imminents, notamment durant la seconde guerre mondiale, sujet
non abordé par d'autres auteurs de son vivant: Djihad ou le salut de Mary, Ed. La Compagnie Littéraire,
Tony Baillargeat, 2006, p. 54-55
12. ↑ Étude sur la généalogie mondiale et ses conséquences. Dans son livre L'Affaire Mormon [archive] et
dans sa conférence Une généalogie mondiale, pour qui? dans quels buts? [archive], l'auteur explique de
façon réaliste ce que cache le formidable engouement du public pour la généalogie et les réseaux
sociaux. Partout dans le monde nos états civils et religieux sont collectés et utilisés en réseau sans notre
autorisation par de grands organismes multinationaux. « Big Brother nous surveille » : c'est la fin de
l'individu et de sa vie privée. L'Affaire Mormon de Franck Gordon [archive], Yvelinedition, réédition
2010
13. ↑ La guerre secrète du pétrole, coécrit avec Bernard Thomas, Ed. Denoël, 1968, p.9
14. ↑ Propos rapportés par le mathématicien Pierre Blanchet-Manoury à Alain Gordon-Gentil, article Pierre
Blanchet-Manoury, écrivain, mathématicien, journaliste: un homme de l'Être, quotidien "L'Express"
mauricien, Ed. La Sentinelle, le 6 février 2004
15. ↑ L'ayant éprouvée plus qu'à son tour en déportation -39 kilos à son retour-, il répondit un jour avec
dérision à la question « Que faites-vous contre la faim dans le monde ? » d'un journaliste: « Je
mange ! »... réaffirmant encore quelques années plus tard « la spiritualité commence à 2500 calories par
jour »
16. ↑ Correspondance empathique avec Jacques Vallée, 1975, rapportée dans Amateur d'Insolite et scribe
de Miracles JACQUES BERGIER (1912 - 1978), Marc Saccardi, Ed. ODS, 2008
17. ↑ Science interdite - Journal 1957-1969 : un scientifique français aux frontières du paranormal,
Jacques Vallée, ed. O.P. (Observatoire des Parasciences), 1997 : épilogue de la -seule- version française
de l'ouvrage, en Cinquième question
18. ↑ L’exil est ma patrie, Wladimir Volkoff, Ed. Le Centurion, 1982, p.20
19. ↑ Citation plusieurs fois répétée par Louis Pauwels [archive]
20. ↑ Daniel Fondanèche (préf. Pierre Brunel), Paralittératures, Paris, Vuibert, 2005, 734 p.
(ISBN 2711772144) (OCLC 300495050), p. 66
21. ↑ Une vie sans importance, Marino Zermac, chapitre 1954-1960, également en ligne [archive]
22. ↑ L’Effet Pivot, Édouard Brasey, éd. Ramsey, 1987, p.112
23. ↑ Soit plus de 4 millions de caractères par heure, voir l'article « Vous pouvez apprendre à lire plus vite »
de la revue Planète, n°26
24. ↑ Mine de plomb recto-verso (54 x 36 cm) préparatoire des planches 45 et 46 de l'album Vol 714 pour
Sydney, adjugée 142 508 € lors de la vente aux enchères Artcurial le 22 novembre 2008 à Paris... 30 ans
à 1 jour près après la mort de Bergier.
25. ↑ Phénomènes Spatiaux n°8, cité par René Fouéré, article personnel du 2e trimestre 1966 (juin)
26. ↑ Rapporté avec insistance -à deux reprises- par son vieil ami (dixit) Jimmy Guieu à propos de la néo-
archéologie, dans son dernier ouvrage, posthume, OVNI - E.T. la vérite cachée: Terre, ta civilisation
fout le camp !, 2000, p.31 et p.54 [archive] (emprunté au Matin des Magiciens: Je vis les choses anciennes
avec des yeux neufs, et mes yeux étaient neufs aussi pour voir les choses nouvelles)
27. ↑ Revue "Planète", n°20, article d'Aimé Michel Les tribulations d'un chercheur parallèle, janvier-
février 1965
28. ↑ Alpina, Le passage du seuil aller-retour (entretien), mars 2004, n°3
29. ↑ ONDES, bulletin n° 5, entretien de Francine Fouéré avec Éric Raulet, printemps 1998
30. ↑ Les livres maudits, 1971, éd. J'ai Lu, chap. "Excalibur, le livre qui rend fou"
31. ↑ Jean Bourdier, Visages d'une vie, Ed. Dualpha, 2008
32. ↑ L'astrologue André Barbault à son condisciple Charles Ridoux * [archive], suite à un entretien du 6
novembre 1970 repris dans L'Astrologue n°13, en 1971
33. ↑ Éditions Folio, 1977
34. ↑ (livre commenté par Pauwels le 6 février 1976 à l'émission Apostrophes)
35. ↑ Extrait sur le site de l'INA [archive]
36. ↑ Le Nouvel Observateur [archive]
37. ↑ Magazine Lire n° 351, décembre 2006, Entretien avec Francis Lacassin par Tristan Savin
38. ↑ Cours, Camarade, le vieux monde est derrière toi!: Histoire du mouvement révolutionnaire étudiant en
Europe, Jean-Louis Brau, Ed. Albin Michel, 1968, p.38
39. ↑ Clin d'œil à l'œuvre de Paul Féval et à son inhumain colonel Le Père à Tous chef de file des Habits
Noirs, Bergier écrivant la préface de l'édition Marabout en 5 volumes de cette saga en 1965
40. ↑ Jean-Daniel Brèque, traducteur littéraire de fantastique et de science-fiction, le 21 octobre 2008 sur
ActuSF[1] [archive]
Voir aussi
Articles connexes
Réalisme fantastique
Planète (revue)
Aimé Michel
Louis Pauwels
Rémy Chauvin
George Langelaan
Fulcanelli
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