TRAVAUX PRATIQUES DE RDM 2
FLEXION DÉVIÉE
RÉALISÉ PAR : ALAE ELHAJIOUI
SALMA MOUKRAM
INSAF JEBBARI
OUMAIMA KHAIR
SARA ELYACOUBY
KHAOULA EDDADISSI
MOHAMMED BENNIS
ENCADRÉ PAR: MR. ZIAT
NIVEAU : 1ÈRE ANNÉE CYCLE D’INGÉNIEURS
ANNÉE :2024-2025
1. INTRODUCTION ET OBJECTIFS :
La flexion déviée correspond à un état de sollicitation où
une section est soumise exclusivement à un moment
fléchissant et à un effort tranchant, sans présence d'effort
normal. Dans ce cas, le moment fléchissant agit suivant
un axe distinct des deux axes principaux d’inertie.
Toutefois, il est toujours possible de décomposer ce
moment en composantes alignées avec les deux axes
principaux d’inertie de la section.
L’objectif de ce TP est de :
Construire le cercle de Mohr afin de déterminer les moments
quadratiques principaux de la section. À partir de ce cercle,
établir les valeurs correspondantes des moments quadratiques
principaux. Enfin, comparer les résultats expérimentaux avec les
valeurs théoriques obtenues.
2. ETUDE THÉORIQUE
La figure 1 présente le schéma d’une poutre en porte-à-
faux soumise à une charge appliquée à son extrémité libre.
La poutre est définie par deux axes principaux, x et y. Lors de
la flexion pure, celle-ci se produit à travers le centroïde de
la section transversale, bien que cet axe ne coïncide pas
nécessairement avec les axes géométriques arbitraires de
la section.
Si un moment est appliqué autour de l’un des axes principaux,
la poutre se déforme uniquement dans cette direction, et la
formule de flexion simple permet de prévoir cette déviation. En
revanche, si l'axe du moment appliqué forme un angle avec
l’un des axes principaux, la poutre subit une flexion dans les
deux directions. Dans ce cas, la déformation de l’extrémité
libre de la poutre présente deux composantes : la première, U,
se trouve dans la direction de traction, tandis que la deuxième,
V, est perpendiculaire à la première.
Pour trouver l’amplitude des déflexions, il faut trouver
les composantes du moment dans les directions
principales. Celles-ci sont données par les équations
(1) et (2).
Où :
L : La longueur effective de la poutre (m) ;
E : Module de Young (GPa ;
F : Force (N) ;
U : Déflection dans la direction de traction (m) ; (2)
V : Déflection dans la direction perpendiculaire à la
direction de traction (m) ;
𝜃 : Angle de traction (°) ;
𝐼𝑥 , 𝐼𝑦 : les moments principaux de la section (m4) ;
FIGURE 1 : BANC EXPÉRIMENTAL DE LA FLEXION DÉVIÉE.
3. ETUDE EXPÉRIMENTALE :
L’étude expérimentale repose sur une méthode inverse, qui
consiste à mesurer les déviations de la poutre pour différents
angles afin de tracer le cercle de Mohr. Pour vérifier l'ajustement
des angles sur la machine, il convient de se référer aux figures (2)
et (3). La figure 2 présente l’orientation et la position de chaque
type de poutre sur le mandrin pour un angle de 0°, tandis que la
figure 3 montre l’orientation et la position des poutres de types U
et L sur le mandrin pour les angles variés.
Figure 2 : Orientation et localisation de chaque type de
poutre sur le mandrin (angle de 0°)
FIGURE 3 : ORIENTATION ET LOCALISATION DE CHAQUE
TYPE DE POUTRE SUR LE MANDRIN.
Pour différentes valeurs d’angle allant de 0° jusqu'à 180°
(avec un pas de 22,5°), on fait l’essai de flexion avec
différentes valeurs de charge appliquée (1N jusqu'à 5N).
A chaque fois, on relève les valeurs de déplacement sur les
deux comparateurs gauches et droite puis on remplit
les tableaux suivants en utilisant les équations (3) et (4)
avec les valeurs lues sur le comparateur gauche et droite,
ces valeurs peuvent être négatives.
1 - Pour chaque valeur d’angle, on trouve le graphe l’évolution
de U et V en fonction de la charge d’extraction (les deux
courbes sur le même graphe) au-dessous :
ANGLE 0° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,19 0,21 0,282843 -0,01414
4 0,43 0,55 0,692965 -0,08485
6 0,56 0,94 1,06066 -0,2687
8 0,66 1,14 1,272792 -0,33941
ANGLE 22.5° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,17 0,2 0,26163 -0,02121
4 0,4 0,3 0,494975 0,070711
6 0,38 0,58 0,678823 -0,14142
8 0,47 0,82 0,912168 -0,24749
ANGLE 45° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,2 0,12 0,226274 0,056569
4 0,3 0,2 0,353553 0,070711
6 0,35 0,26 0,431335 0,06364
8 0,45 0,3 0,53033 0,106066
ANGLE 67.5° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,12 0,1 0,155563 0,014142
4 0,4 0,15 0,388909 0,176777
6 0,7 0,21 0,643467 0,346482
8 0,98 0,23 0,855599 0,53033
ANGLE 90° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,2 0,05 0,176777 0,106066
4 0,55 0,18 0,516188 0,26163
6 0,91 0,25 0,820244 0,46669
8 1,31 0,34 1,166726 0,685894
ANGLE 112°
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,2 0,05 0,176777 0,106066
4 0,55 0,18 0,516188 0,26163
6 0,91 0,25 0,820244 0,46669
8 1,31 0,34 1,166726 0,685894
ANGLE 135° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,28 0,3 0,410122 -0,01414
4 0,62 0,68 0,919239 -0,04243
6 0,9 0,97 1,32229 -0,0495
8 1,28 1,41 1,902117 -0,09192
ANGLE 157.5° :
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,2 0,19 0,275772 0,007071
4 0,43 0,55 0,692965 -0,08485
6 0,67 0,93 1,131371 -0,18385
8 0,94 1,35 1,619275 -0,28991
ANGLE 180°:
Gauche Droite
N U (mm) V (mm)
(mm) (mm)
0 0 0 0 0
2 0,12 0,32 0,311127 -0,14142
4 0,27 0,68 0,671751 -0,28991
6 0,45 0,98 1,011163 -0,37477
8 0,62 1,3 1,357645 -0,48083
Angle de
𝒅𝑼/ 𝒅𝑷 ×𝟏𝟎−𝟔 𝒎𝑵 −𝟏 𝒅𝑽 /𝒅𝑷 × 𝟏𝟎 −𝟔 𝒎𝑵 −𝟏
chargement (°)
0
1011 463
22.5 1980 -459
45 2178 26
67.5 1647 404
90 1459 785
112.5 919 552
135 620 6
156.5 820 -467
180 1762 -841
3-Détermination du moment d’inertie principal à partir des résultats
Pour déterminer le moment d’inertie à partir des résultats
obtenus, il est nécessaire de tracer le cercle de Mohr. Pour cela,
on représente sur un graphique les valeurs fondamentales de
dV/ dP (en mN−1) sur l’axe vertical et dU/dP sur l’axe horizontal.
Les points tracés doivent alors s’aligner pour former un cercle.
Pour déterminer la valeur théorique du moment d’inertie
d’une section, la figure suivante illustre les différents cas
possibles. Pour les sections en UUU et rectangulaires, les axes
principaux sont respectivement parallèles et perpendiculaires
aux axes arbitraires AAA et BBB. Ces axes seront utilisés pour
calculer les moments d’inertie IAI_AIAet IBI_BIB.
4. Calcul du moment d’inertie principal en utilisant le cercle de
Mohr et les équations (5) et (6) :
En exploitant la courbe du cercle de Mohr, on trouve :
OC = 1300.10−6 M/N
R = 800.10−6 M/N
Sachant que : 𝐿 = 470 𝑚m et 𝐸 = 69 𝐺𝑃a :
I𝑥 = 238.83𝑚𝑚4
𝐼𝑦 = 995.12 𝑚𝑚4
5. Comparaison des résultats avec les valeurs théoriques et interprétation
de la précision des résultats :
On décompose la section en deux sections usuelles :
S = 𝑆1 + 𝑆2 = 25 × 3 + (25− 3) × 3
S = 141 𝑚𝑚²
Centre G de la section :
X𝐺 = 7,21 𝑚𝑚
Y𝐺 = 7,35 𝑚𝑚
LES MOMENTS ET LE PRODUIT D’INERTIER
SUIVANT (O,X) ET (O,Y) :
=15823
= 15823
=2792.25
LES MOMENTS ET LE PRODUIT D’INERTIER
SUIVANT (G,X) ET (G,Y) :
14636.19
6190.16
2032.57
LES MOMENTS ET LE PRODUIT D’INERTIER SUIVANT
LES AXES PRINCIPAUX (G,X) ET (G,Y) :
8380,61
12445,61
ON REMARQUE QU’IL Y A UNE GRANDE DIFFÉRENCE ENTRE LES
VALEURS PRATIQUES ET CELLES THÉORIQUES, CELA EST DÛ À
PLUSIEURS FACTEURS PERTURBANT LA MANIPULATION COMME :
* LA FATIGUE DE LA POUTRE ;
* LES JEUX PRÉSENTS AU NIVEAU DU BANC EXPÉRIMENTAL ;
* LA NON-PRÉCISION DU MATÉRIEL DE MESURE UTILISÉ.
6. INTERPRÉTATION DES ÉCARTS CONSTATÉS ENTRE LES
RÉSULTATS THÉORIQUES ET PRATIQUES :
L’ERREUR ENTRE LES RÉSULTATS THÉORIQUES ET PRATIQUES :
YOUR PARAGRAPHON CONSTATE QUE LA MÉTHODE GRAPHIQUE
DE MOHR EST PLUS PRÉCISE QUE LA MÉTHODE THÉORIQUE CAR
LES ERREURS NE SONT PAS TRÈS IMPORTANTES. POUR UNE
MEILLEURE PRÉCISION IL FAUT ASSURER LA RIGIDITÉ DU BANC
EXPÉRIMENTALE. TEXT
TRAVAUX PRATIQUES DE RDM 2
FLAMBEMENT
RÉALISÉ PAR : ALAE ELHAJIOUI
SALMA MOUKRAM
INSAF JEBBARI
OUMAIMA KHAIR
SARA ELYACOUBY
KHAOULA EDDADISSI
MOHAMMED BENNIS
ENCADRÉ PAR: MR. ZIAT
NIVEAU : 1ÈRE ANNÉE CYCLE D’INGÉNIEURS
ANNÉE :2024-2025
1. INTRODUCTION ET DESCRIPTIF :
Le flambage est une sollicitation composée de compression et flexion, lorsqu’une poutre
rectiligne suffisamment longue subit un effort axial croissant, on observe successivement
deux types de sollicitation.
Pour une charge axiale F inferieure à une limite noté Fc (charge critique) la poutre est
comprimée elle reste rectiligne et se raccourcit.
Lorsque la charge axiale atteint la charge critique Fc la poutre fléchit brusquement
(flambage).
L’OBJECTIF DE CE TP EST DE :
• Déterminer expérimentalement les charges critiques d’Euler pour différentes
conditions de flambement.
2. ETUDE DU FLAMBAGE THÉORIQUE D’EULER :
2.1 LES HYPOTHÈSES :
La poutre est de longueur 𝑙 ;
La poutre a une section constante et une ligne moyenne rigoureusement droite
avant déformation ;
Le poids propre de la poutre est négligeable ;
Le matériau est homogène ;
Le raccourcissement de la barre est négligeable vis-à-vis de la déformation à
la flexion ;
2.2 ETUDE DE LA DÉFORMATION DE FLAMBAGE, LA CHARGE CRITIQUE D’EULER
3. ETUDE EXPÉRIMENTALE :
LA FIGURE 3 REPRÉSENTE LE BANC DE FLAMBEMENT :
L’afficheur numérique de la charge a une capacité de 0 à
2000 N et le comparateur numérique se déplaçant le long
du châssis permet la mesure de la déformation de la
poutre avec une capacité de 0 à 25 mm, précision de 0,01
mm.
-Travail demandé:
3-1 Détermination des courbes de flambement en fonction de la
charge Influence des liaisons
Pour cette partie, on choisit la poutre barre en acier (L=650mm, S=20x3
mm2).
Mettre la poutre en place et la fixer avec une liaison
articulée/articulée, positionner le comparateur au milieu de la
poutre .
Après avoir ramené la charge à zéro, régler le cadran du
comparateur à zéro, charger par incréments et relever l’indication
du comparateur pour chaque incrément.
Refaire les étapes précédentes pour les deux autres types de
liaison articulée/ encastrée.
LIAISON ARTICULÉE/ ARTICULÉE
Charge en (N) Déformée en (mm)
20 0.25
40 0.35
60 0.6
80 0.97
100 1.42
LIAISON ARTICULÉE/ ENCASTRÉE
Charge en (N) Déformée en (mm)
200 0.9
340 1.3
370 1.8
390 2.5
410 3.2
420 4
430 5.2
440 8.3
La courbe de l’évolution de la déformée en fonction de la
charge appliquée :
3-2 INFLUENCE DE LA LONGUEUR DE LA POUTRE :
On a choisi la poutre barre en acier de longueur L
= 550 mm et de section S = 20 x 3 mm^2.
On installe la poutre et on la fixe à l’aide d’une
liaison articulée/encastrement. Ensuite, on place
le comparateur au centre de la poutre. Après
avoir ramené la charge à zéro, on ajuste l’aiguille
du comparateur sur zéro. On ajoute
progressivement la charge, étape par étape, et on
enregistre les indications du comparateur pour
chaque valeur. Enfin, on répète le même
processus avec une liaison
encastrement/encastrement.
LIAISON ARTICULÉE/ENCASTREMENT :
Charge en (N) Déformée en (mm)
35 0,1
80 0,2
100 0,3
150 0,45
200 0,7
250 0,9
300 1,3
350 1,85
400 2,7
430 3,45
440 4
455 4,5
480 6
LIAISON ENCASTREMENT/ENCASTREMENT :
Charge en (N) Déformée en (mm)
20 0.9
40 1.3
60 1.8
80 2.5
100 3.2
La courbe de l’évolution de la déformée en fonction de la
charge appliquée :
Interprétation:
La première poutre, de longueur 550 mm et
section 20x3 mm², peut supporter une charge
critique supérieure à celle de la deuxième poutre,
dont la longueur est de 750 mm mais qui a la
même section. Ainsi, il est évident que la charge
critique supportée par une poutre augmente
lorsque sa longueur diminue. En d'autres termes,
les poutres plus courtes offrent une meilleure
résistance au flambement.
Conclusion:
Dans ce TP, nous avons examiné le phénomène de
flambement, un concept fondamental en Résistance
des Matériaux (RDM) qui concerne des structures
comme les ponts et les treillis. La présence de
différences entre les calculs théoriques et les résultats
pratiques souligne l'impact de ces paramètres sur la
charge critique. En somme, les calculs théoriques sont
utilisés pour guider les essais expérimentaux, assurant
ainsi une étude fiable, réaliste et dépourvue
d'incertitudes risquées.
TRAVAUX PRATIQUES DE RDM 2
FLEXION PURE
RÉALISÉ PAR : ALAE ELHAJIOUI
SALMA MOUKRAM
INSAF JEBBARI
OUMAIMA KHAIR
SARA ELYACOUBY
KHAOULA EDDADISSI
MOHAMMED BENNIS
ENCADRÉ PAR: MR. ZIAT
NIVEAU : 1ÈRE ANNÉE CYCLE D’INGÉNIEURS
ANNÉE :2024-2025
1. INTRODUCTION ET DESCRIPTIF :
Une poutre est soumise à une flexion simple lorsque toutes les forces
appliquées, qu'il s'agisse de forces réparties ou de forces ponctuelles
exercées par les liaisons, sont perpendiculaires à l'axe longitudinal de la
poutre. Ces forces doivent également être situées dans le plan de symétrie,
réparties symétriquement par rapport à ce plan, concentrées en un point, ou
distribuées selon une certaine loi.
L’OBJECTIF DE CE TP EST DE :
• Déterminer l’évolution de la déformation dans une section de la poutre en
fonction du moment fléchissant appliqué ;
• Déterminer l’évolution de la déformation dans la section en fonction de la
position verticale « y » ;
• Identifier la position verticale de la fibre neutre (centroïde) ;
• Déterminer le niveau de déformation maximal (traction maximale) et
déformation minimale (compression maximale) ;
2. ETUDE THÉORIQUE :
2.1 LES HYPOTHÈSES :
La section droite de la poutre est constante ;
La ligne moyenne de la poutre est rectiligne ;
La poutre admet un plan de symétrie longitudinal ;
Les forces extérieures sont appliquées perpendiculairement à la ligne
moyenne et elles sont situées dans le plan de symétrie longitudinale ou
réparties symétriquement par rapport à celui-ci ;
L’application des hypothèses de la théorie des poutres de Bernoulli (cas
de petites déformations, loi de Hooke, les sections droites restent planes et
perpendiculaires à la ligne moyenne).
Soit la poutre de section en T ci-dessous sollicitée à une flexion pure, en
bi appui aux points A et D.
W/2 est une force appliquée aux points B et C respectivement.
2.1 DETERMINATION DU TORSEUR DE COHESION :
2. ETUDE EXPERIMENTALE :
2.1 PRESENTATION DU BANC EXPERIMENTALE :
Le banc de flexion est constitué d’une poutre en « T » et de jauges de
déformation fixées sur la section de la poutre. Ces jauges permettent de
mesurer la déformation dans la position où ils sont situés.
2.2 MODE OPERATOIRE :
Avant de commencer la manipulation :
- On vérifie que l’affichage numérique de déformation est à la
position « ON » et qu’il est fixé à la configuration « 1 » des jauges ;
- On tourne le bouton de réglage de la cellule de charge pour fixer la
lecture à la valeur initiale zéro.
1. On initialise la cellule de charge à zéro en utilisant le contrôle.
2. On prend les valeurs de déformation pour chaque jauge en
variant la charge de 0 à 500.
1-LES VALEURS DE DÉFORMATION POUR CHAQUE JAUGE ET CELA EN VARIANT LA
CHARGE DE 0 À 500N :
JAUGES
0 100 200 300 400
1 525 -69 -144 -221 -308
2 527 -49 -82 -139 -201
3 118 -42 -101 -154 -214
4 -66 -12 -17 -24 -37
5 20 -3 -8 -16 -27
6 -106 7 21 32 43
7 268 20 46 66 86
8 -279 42 72 105 139
9 -328 51 92 143 179
TABLEAU 1 : VALEURS DE DÉFORMATION LUES SUR L’AFFICHEUR
JAUGES
0 17,5 35 52,5 70
1 0 -60 -135 -212 -303
2 0 -38 -112 -152 -212
3 0 -40 -95 -150 -207
4 0 -4 -24 -26 -35
5 0 -5 -29 -27 -45
6 0 12 39 42 55
7 0 17 42 59 75
8 0 30 69 100 132
9 0 29 84 121 167
TABLEAU 2 : VALEURS DE DÉFORMATION RÉELLES
3.LA COURBE DE DÉFORMATION EN FONCTION DU MOMENT FLÉCHISSANT POUR
TOUTES LES JAUGES :
4-LA RELATION ENTRE LE MOMENT FLÉCHISSANT ET LA DÉFORMATION
DANS LES DIFFERENTES POSITIONS :
On a d’après la loi de Hooke :
ΣX=𝐸.𝜀𝑥
Et puisqu on a :
Σ(𝑌)= (−𝑀𝑓𝑧 /𝐼𝐺𝑍) .𝑌
Alors en remplacantla contrainte on obtient :
Ɛ𝑥=(−𝑀𝑓𝑧/𝐸.𝐼𝐺𝑍) .𝑌
D´ou,on peut alors conclure que la déformation est directement proportionnelle
au moment fléchissant : plus le moment fléchissant augmente, plus la
déformation augmente également.
5- Observations sur les valeurs de déformation mesurées par les
jauges situées sur les deux côtés opposés d'une section :
Les valeurs de déformation mesurées par les jauges placées sur deux côtés opposés
doivent être identiques. Cela se manifeste par une symétrie dans les courbes des jauges
positionnées en vis-à-vis, telles que les paires (2 et 3), (4 et 5), (6 et 7), et (8 et 9).
6-Les différences entre les valeurs de déformation mesurées par deux
jauges placées sur des côtés opposés peuvent s'expliquer par :
- le jeu du matériel sur le support de l'expérience.
- La fatigue du matériau due à la répétition de l'expérience.
D´ou fait le calcul de la moyenne des mesures pour avoir une estimation
approchee.
8- La courbe de déformation en fonction de la position verticale
nominale des pairs de jauges dans le même graphe :
9. Le moment quadratique et la position de la fibre neutre centroïde
de la section :
S = 446,72 mm²
Les coordonnées du centre d’inertie G :
𝑍𝐺=19,05 𝑚𝑚
𝑌𝐺 =11,85 𝑚𝑚
On a :
𝐼𝑂𝑌 = 192305.01 𝑚𝑚4 et 𝐼𝑂𝑍 = 120756,8491 𝑚𝑚4
Donc :
𝐼𝐺𝑌= 𝐼𝑂𝑌 − 𝑆.𝑍𝐺² = 30189,2123 𝑚𝑚4
𝐼𝐺𝑍= 𝐼𝑂𝑍 − 𝑆.𝑌𝐺² = 58027,3099 𝑚𝑚4
Théoriquement, la fibre neutre n'est pas soumise à la déformation, ce qui
signifie que
𝜀=0. Elle est représentée par la courbe la plus proche de l'axe des
abscisses.
10
La courbe la plus proche de l'axe des abscisses est celle de la paire de
jauges (4,5). La valeur réelle de la déformation n'est pas égale à 0, ce
qui est attribué aux différents facteurs externes (mentionnés dans la
question 6) qui influencent le déroulement de l'expérience.
11.
THÉORIQUEMENT :
Il s’agit d’une flexion pure donc la contrainte maximale est
σm𝑎𝑥=(−87,5 .103/58027,3099 )*26,25 = 39,5826 MPa
Expérimentalement on trouve:
𝜎𝑚𝑎𝑥= 𝐸 .𝜀𝑚𝑎𝑥 = 210000∗0,01206 = 25,326 𝑀𝑃𝑎
La contrainte maximale mesurée expérimentalement est inférieure
à celle prédite théoriquement. Cela peut s'expliquer par la fatigue
et l'usure de la poutre.
12
L'équation de la flexion ne permet pas de déterminer la
contrainte dans une poutre avec précision en raison de
plusieurs facteurs. En mécanique des matériaux (RDM), les
poutres sont souvent idéalisées comme des formes
géométriques parfaites, mais en réalité, elles présentent divers
défauts, tels que des fissures. La section transversale de la
poutre n'est pas constante, et la ligne neutre n'est pas
parfaitement rectiligne. De plus, les forces externes ne sont pas
toujours appliquées perpendiculairement à la ligne neutre et ne
sont pas nécessairement situées dans le plan de symétrie
longitudinal ou réparties symétriquement par rapport à celui-
ci. La poutre n'est pas toujours homogène et isotrope. Ainsi, les
relations de la mécanique des matériaux deviennent inexactes,
ce qui nous conduit à envisager la mécanique des milieux
continus ou la mécanique des matériaux pour une analyse plus
précise.
CONCLUSION
Dans ce TP, nous avons étudié la flexion pure d'une poutre
en forme de T et analysé sa réponse à différentes charges.
Cette expérience nous a permis de manipuler les concepts
de la résistance des matériaux et d'observer les contraintes
internes qui varient avec le moment fléchissant et la
position par rapport à l'axe neutre.
Les zones périphériques subissent les contraintes
maximales, ce qui justifie le choix d’une section en T pour
renforcer les zones sollicitées en traction. De même, une
section en I est adaptée pour équilibrer les zones
comprimées et tendues.
Des écarts entre les valeurs expérimentales et théoriques
ont été observés, dus aux erreurs de mesure,
approximations théoriques et imperfections géométriques
ou expérimentales.
En conclusion, ce TP a mis en lumière le comportement
mécanique des poutres et l’importance de la forme de la
section pour optimiser leur résistance, tout en soulignant les
limites entre théorie et pratique.