La notion d’inconscient, introduite par Freud, se définit comme un
ensemble de désirs et de pulsions refoulés, qui trouvent des moyens
d’expression indirects, notamment dans les rêves, les actes manqués et
certaines névroses. L’inconscient regroupe donc des forces sous-jacentes
chez l’Homme, inaccessibles à l’état de conscience, mais qui peuvent
pourtant influencer nos comportements. Selon la psychanalyse, cette part
cachée de notre esprit nous montrerait que nous ne sommes pas
entièrement maîtres de nos actions : une grande partie de ce que nous
faisons et ressentons serait dictée par des processus inconscients.
D’où cette affirmation : « L’hypothèse de l’inconscient déresponsabilise
l’Homme ». En d’autres termes, si une partie de nos comportements est
gouvernée par l’inconscient, l’Homme pourrait s’appuyer sur cette
hypothèse pour justifier certaines actions ou éviter d’en assumer
pleinement les conséquences. On pourrait alors se demander si
l’inconscient est utilisé comme un moyen de fuir la responsabilité.
Dès lors, la question se pose : l’hypothèse de l’inconscient ôte-t-elle
vraiment à l’Homme sa responsabilité, ou l’invite-t-elle, au contraire, à une
responsabilité plus complexe, basée sur la connaissance de soi ?
Argument 1 : L’inconscient déresponsabilise l’Homme en tant que prétexte
pour échapper à ses responsabilités
L’hypothèse de l’inconscient déresponsabilise l’Homme dans la mesure où
il peut utiliser l’inconscient comme une excuse pour ne pas assumer ses
actes. En effet, c’est en utilisant l’inconscient que le sujet parvient à
échapper à certaines charges, en invoquant l’idée que ses actes ont été
accomplis inconsciemment, sous l’influence de pulsions
incompréhensibles , pour expliquer ses actions et ainsi minimiser sa