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Geodynamique - Interne (2022) 1 1 1

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GÉODYNAMIQUE

INTERNE
Dr Aboubakar Sako
INTRODUCTION
• La connaissance de la structure profonde de la Terre a été
révélée - surtout d’une manière indirecte -grâce à l’apport
de plusieurs disciplines des sciences de la Terre parmi
lesquelles:
• L’étude des forages mais elle est insuffisante car le forage le
plus profond ne dépasse pas 12 km, alors que le rayon de la
Terre = 6370 km.
• L’intérieur du globe ne peut donc être connue que de
manière indirecte:
• La sismologie = étude des séismes naturels et artificiels;
• La gravimétrie = étude des variations de g, accélération de
la pesanteur;
• La volcanologie = étude des volcans et des activités
volcaniques;
• Le géomagnétisme = étude du champ magnétique terrestre;
• La géothermie = étude des répartitions des températures à
l'intérieur de la Terre et des phénomènes physiques et
géologiques qui leur sont liés;
• La géochimie = étude de la composition et des propriétés
chimiques des roches;
• La minéralogie = étude de la composition et des propriétés
minéralogiques des roches;
• Les études de laboratoire en créant les conditions
thermodynamiques régnant à l’intérieur de la Terre = étude
des géomatériaux;
• Les études des météorites et des astéroïdes qui se sont
formés en même temps que la Terre.
MODELE SISMOLOGIQUE DE LA
TERRE
Données sismologiques
Lors de séismes naturels (fracture des roches) ou de
fortes explosions (e.g., nucléaire) il y a émission d’ondes
sismiques parmi lesquelles :
- les ondes P qui traversent tous les milieux;
- les ondes S qui traversent les milieux solides et qui ne
passent pas dans les liquides.
• Après chaque séisme, les résultats obtenus concernant les
vitesses des ondes P et S en fonction de la profondeur du
globe terrestre sont toujours les mêmes.
• On les exprime sous forme de graphe = courbes des vitesses
des ondes sismiques en fonction de la profondeur.
Courbes des vitesses des ondes sismiques
• L’augmentation brutale des vitesses Vp et Vs à
certaines profondeurs, veut dire que les ondes P et
les ondes S sont passées d’un milieu à un autre de
caractéristiques physiques très différentes et
qu’elles ont traversé des limites = surfaces de
discontinuité à l’intérieur de la Terre.
• Ainsi plusieurs surfaces de discontinuité ont été
mises en évidence et qui délimitent, à l’intérieur de
la Terre, de grandes couches plus ou moins
concentriques (zones de croissance des vitesse)
dont la nature physique a été affinée par le calcul
grâce aux études de laboratoire.
• En effet ces études ont montré que les vitesses Vp et Vs
respectives des ondes sismiques P et S augmentent
brutalement en fonction de la profondeur de la Terre,
qu’elles dépendent de trois paramètres du milieu de
propagation liés par les relations suivantes:
− μ, coefficient de rigidité, lequel mesure la résistance des
roches au changement de forme (pour les fluides μ = 0, d’où
Vs = 0 → S non transmises) ;
− k, coefficient d’incompressibilité, lequel mesure la
résistance des roches au changement de volume;
− d, sa densité (ou ρ sa masse volumique) .
la vitesse de propagation des ondes sismiques est proportionnelle
à la densité du matériel dans lequel elles se propagent
STRUCTURE INTERNE
DU GLOBE
• La figure ci-dessous montrant deux catégories de
subdivisions parallèlement utilisées pour l’intérieur du globe.
a) Sur la base des discontinuités majeures des vitesses
des ondes sismiques
• Sur la base des discontinuités majeures mises en évidence
par la variation brusque de la vitesse des ondes sismiques
du globe terrestre permet de distinguer de l’extérieur vers
l’intérieur :
La croûte : c’est la couche externe qui représente 1,5%
volume de la Terre.
• Elle est limitée à la base par la discontinuité majeure de
Mohorovicic (dite Moho).
• Il faut distinguer 2 types de croûte :
• la croûte continentale, épaisse en moyenne de 35 km (mais
dont l'épaisseur peut atteindre 70 km sous les hautes
chaînes de montagnes.
• la croûte océanique, très mince (5 à 8km sous les océans).
• Le manteau : il représente 82,5 % en volume de la
Terre. Son épaisseur est de 2900 km. Il est limité à la
base par la discontinuité majeure de Gutenberg. On
peut distinguer au sein de ce manteau 2 unités :
• le manteau supérieur qui s’etend jusqu'à 670 km.
• le manteau inférieur dont la profondeur est comprise
entre 670 km et 2900 km.
• Le Noyau : il représente 16% du globe
terrestre. Le noyau a une épaisseur
maximale de 3300 km. Il comprend:
• le noyaux externe, dont la
profondeur est comprise entre 2900
km et 5150 km.
• le noyau interne (ou Graine). dont la
profondeur est comprise entre 5150
km et 6370 km.
b) Sur la base du comportement physisque des
couches
• Lorsqu’on tient compte du comportement
physique des matériaux, selon qu’ils se
comportent comme des matériaux rigides ou
comme des matériaux «mous», on distingue :
• La lithosphère qui est bloc rigide et qui comprend
la croûte et la partie sommitale rigide du manteau
supérieur.
• Son épaisseur varie entre 5 km sous les océans et
100 km au niveau des continents (fig.3).
• Sa limite inférieur est marquée par une discontinuité
des ondes sismique dite LVZ (Low Velocity Zone).
• La densité de la lithosphère se répartit de la façon
suivante :
• d =2,7 g/cm3 pour la partie supérieur de la croûte
continentale;
• d = 3 g/cm3pour la partie inférieur de la croûte
continentale;
• d = 3,2 g/cm3 pour la croûte océanique;
• d = 3,4 g/cm3au niveau du manteau supérieur rigide.
• L’asthénosphère qui est une zone «molle»
ou «plastique» qui s’étend depuis la limite
• inférieure de la lithosphère jusqu’à 670 km
de profondeur.
• Elle est formée du reste du manteau
supérieur dont la partie supérieure est une
zone de moindre vitesse des ondes
sismiques (LVZ) dont l’épaisseur est
d’environ 200 km.
• Sa densité est d’environ 3,3g/cm3 .
• La mésosphère est un bloc «rigide» ; elle est synonyme
du manteau inférieur.
• Sa limite supérieure (670 km) est marquée par la
croissance brutale des vitesses des ondes sismiques
jusqu’à la discontinuité de Gutenberg (2900 km).
• Sa densité est également croissante avec cette
profondeur en passant de la valeur 3,3 à 5,5 g/cm3
• La couche D’’ a été mise en évidence grâce à
l’étude détaillé des transmissions des ondes P lors d’un
fort séisme.
• C’est une zone molle, de 200 à 300 km d’épaisseur
comprise entre le manteau inférieur et le noyau
externe.
• Son rôle est pour l’instant énigmatique.
• Le noyau externe est une couche liquide comprise entre la
couche D’’ et la discontinuité de Lehman.
• Sa densité est croissante avec la profondeur ; elle passe
de 9,5 g/cm3 jusqu’à 11,5 g/cm3.
• Le noyau interne est une couche solide appelée
graine. Sa densité d est égal à 12 g/cm3.
MODÈLE GÉOCHIMIQUE
La croûte
• Les constituants principaux de la croûte sont la silice
SiO2 (50 à 60% en moyenne) et d’Alumine (Al2O3) (15 à
16% en moyenne).
• Pour cela on désigne la croûte sous le nom de SIAL.
• Parce que la proportion de silice y dépasse un certain
pourcentage la croûte continentale supérieure est dite
"acide".
 Et elle constituée principalement de Quartz +
Feldspaths + Pyroxènes.
Le manteau
• Le manteau a moins de silice (40% seulement de sa
composition) que dans la croûte; il est donc très "basique".
• Il contient une forte proportion de magnésium; d’où
l’attribution du nom SIMA au manteau.
Le noyau
• Le noyau interne serait constitué d’élément sidérophiles :
beaucoup de fer, nickel, cobalt, or, platine, etc…;
• Le noyau externe ("liquide") serait constitué d’une forte
proportion de fer associé à des éléments légers tels que
l’oxygène, le soufre; et un peu de silice.
MODÈLE THERMIQUE
DE LA TERRE
• La température croit avec la profondeur. On
parle de gradient géothermique qui est égal en
moyenne à 10°C/ km dans les zones stables de
la croûte continentale et à 30°C/ km dans les
zones de déformation.
• La production de chaleur interne par la Terre
est essentiellement la conséquence de la
désintégration radioactive.
• Le transport de la chaleur de l’intérieur vers l’extérieur est un
processus complexe.
• par conduction dans les couches limites thermiques
(lithosphère, limite noyau-manteau)
• et par convection à l’échelle des temps géologiques dans les
couches capables de se déformer par fluage (manteau, noyau).
• L’énergie interne produite par la Terre est la source de
tous les phénomènes internes qui s ’y produisent :
tectonique des plaques, séismes, volcanisme,
variation du champ magnétique terrestre et du champ
de pesanteur.
MODÈLE DYNAMIQUE
DE LA TERRE
1) La tomographie sismique
• Depuis quelques années on commence à obtenir
encore plus de détails sur la structure du globe, et ce
grâce à l’accroissement considérable du nombre de
données sismiques numériques.
• Ces données permettent d’établir une tomographie
sismique c'est-à-dire une sorte de scanner des
profondeurs de la Terre.
• Le principe de la tomographie sismique est basé sur la
récupération des résidus des temps d’arrivée des
ondes sismiques qui seront transformés – grâce au
recours à l’ordinateur - en images tridimensionnelles.
Profil tomographique d’une portion de la Terre au Sud
de l’Asie
2) La convection
3) la dynamique du noyau
• Le noyau externe liquide, en fusion et conducteur, est
le siège de mouvements de matière par courants de
convection.
• Ces mouvements se produisant dans le champ
géomagnétique préexistant ; il en résulte des courants
électriques qui, à leur tour, induisent un champ
magnétique et ainsi de suite.
• Autrement dit il s’agit là d’une dynamo auto-excitatrice
(auto-entretenue).
• Le démarrage de cette "dynamo" ainsi (dans les
premiers temps de l’histoire de la Terre, une fois le
noyau formé) a évidemment nécessité l’existence
préalable d’un champ magnétique (le champ initial)
dont la naissance reste une énigme.
Les DEUX modes de transfert thermiques: en modélisation
Modèle conduction Modèle convection

Le métal peut être remplacer par un


bloc de roche ou un fluide (tant que
La chaleur n’entraîne pas de
déplacement de matière)

La conduction: le transfert thermique La convection: le transfert thermique se


implique un déplacement de matière réalise dans un solide ou un liquide sans
dans le milieu. C'est le déplacement de déplacement de matière, uniquement de
matière chaude qui provoque le transfert proche en proche et par modification de
de chaleur. l’agitation des atomes du milieu
Contextes favorables à la géothermie

conduction

convection

conduction

convection

Déplacements
Transferts thermiques et mouvements de matière par convection lithosphériques
Transfert thermique (pertes) par conduction Production de chaleur
Perte thermiques liées au volcanisme par désintégration
Dérive des continents ?

La dérive des continents est une théorie proposée au début


du 20ème siècle par le physicien-météorologue A. Wegener,
pour tenter d'expliquer la similitude dans le tracé
des côtes, par exemple, de part et d'autre de l'Atlantique.
Preuves de Wegener ?
Parallélisme des côtes

Parallélisme des lignes côtières entre l'Amérique du Sud et l'Afrique.


(constatation du météorologue Wegener depuis 1903)
Parallélisme des côtes

La reconstitution de Wegener montre que toutes les masses continentales


ont été réunies en un seul mégacontinent : la Pangée
Répartition de certains fossiles

de part et d'autre de l'Atlantique, sur les continents actuels, existent


des fossiles de plantes et d'animaux terrestres datant de 240 à 260 Ma.
Répartition de certains fossiles

Ces organismes n'avaient pas la capacité de traverser un si large océan.


On doit donc concevoir qu'autrefois tous ces continents n'en formaient
qu'un seul.
 La distribution des espèces fossiles est, pour Wegener,
un argument préalable;
 Il cite par exemple, un reptile, le MESOSAURUS, dont on
retrouve les traces au Brésil et en Afrique du Sud.
 Datés d’environ 280 millions d’années, les fossiles sont
distribués de part et d’autre de l’Atlantique.
 Les fossiles de fougères GLOSSOPTERIS existent en
Amérique du Sud, en Afrique, en Inde, en Australie et en
Antarctique.
Les traces d'anciennes glaciations

certaines portions des continents actuels contiennent des marques


de glaciation
datant de 250 millions d'années indiquant que ces portions de
continents ont été
recouvertes par une calotte glaciaire.
Il est improbable de trouver des glaciations sur des continents
se trouvant dans la zone tropicale (Afrique du sud et inde)
le pôle Sud était recouvert d'une calotte glaciaire et l'écoulement
de la glace se faisait en périphérie de la calotte
correspondance des structures géologiques

Concordance entre les structures géologiques à l'intérieur des continents :


Boucliers (2 Ga) et chaînes de montagnes (450 à 650 Ma).
Solution de Wegener

Concordance entre chaînes de montagnes Concordance entre boucliers


(structures géologiques)
Les trois chaînes de montagnes, Appalaches (Est de l'Amérique du Nord),
Mauritanides (nord-ouest de l'Afrique) et Calédonides (Iles Britanniques,
Scandinavie), ne forment qu'une seule chaîne continue si on rapproche les
continents à la manière de Wegener
Age de formation : 470 et 350 Ma
 Les contemporains de Wegener n'ont pas été
convaincus de cette proposition révolutionnaire de
la dérive des continents.
 Le problème majeur, c'est qu'il ne proposait aucun
mécanisme pour expliquer la dérive.
 Il démontrait bien que la répartition actuelle de
certains fossiles, de traces d'anciennes glaciations
ou de certaines structures géologiques soulevaient
des questions importantes auxquelles il fallait
trouver des explications.
Il faut signaler que l'hypothèse de Wegener était
une hypothèse génératrice de sciences, parce que
les questions soulevées sont suffisamment
sérieuses et fondées sur des faits réels pour qu'on
s'attaque à y répondre.
Mais il aura fallu attendre plus de 40 ans pour que
les idées de Wegener refassent surface et qu'on
se mette à la recherche du mécanisme de la
dérive.
ll avait manqué à Wegener les données
fondamentales sur la structure interne de la Terre.
Les déformations de la lithosphère sont reliées aux forces internes de la terre.

Elles se traduisent par le découpage de la lithosphère en plaques rigides


qui bougent les unes par rapport aux autres.

Les mouvements se font selon 3 types de limites :


convergente, divergente & transformante
La convection produit, dans la lithosphère rigide, des forces de tension
qui font que les deux plaques divergent. elle est le moteur qui
entraîne la lithosphère océanique de part et d'autre de la dorsale.
Entre ces deux plaques divergentes, la venue de magma crée de la
nouvelle croûte océanique.
Gros plan de la zone de divergence

Tensions qui se traduisent par des failles d'effondrement


et des fractures ouvertes, ce qui forme un fossé d'effondrement
qu'on appelle un rift océanique.
Le magma expulsé, cristallise et forme la nouvelle croûte
océanique.
Etape 1

L'accumulation de chaleur sous la plaque continentale cause une dilatation


de la matière qui conduit à un bombement de la lithosphère.
Les forces de tension fracturent la lithosphère et amorcent le mouvement
de divergence. Le magma vient s'infiltrer dans les fissures causant par endroits
du volcanisme continental.
Etape 2

La poursuite des tensions produit un étirement de la lithosphère et


effondrement en escalier (rift continental).
Création de volcans et d’épanchements de laves le long des fractures.
Exemple : Grand Rift Africain en Afrique orientale.

Tectonique des Plaques


Etape 3

Le rift s'enfonce sous le niveau de la mer et les eaux marines


envahissent la vallée. Deux morceaux de lithosphère continentale
se séparent et s'éloignent progressivement l'un de l'autre.
La formation de la première croûte océanique basaltique de part et d'autre
de la dorsale embryonnaire. Exemple : Mer rouge.

Tectonique des Plaques


Etape 4

L'étalement des fonds océaniques conduit à la formation d'un océan


de type Atlantique, avec sa dorsale bien individualisée, ses plaines
abyssales et ses plateaux continentaux correspondant à la marge de
la croûte continentale.
Les dorsales océaniques constituent des zones importantes de dissipation
de la chaleur interne de la Terre.
Cas de convergence entre deux plaques océaniques

Dans ce genre de collision, une des deux plaques


(la plus dense, généralement la plus vieille) s'enfonce
sous l'autre pour former une zone de subduction.
Tectonique des Plaques
Cas de convergence entre plaques océanique et continentale

La plaque océanique et les sédiments du plancher océanique s'enfoncent


dans du matériel de plus en plus dense. le magma expulsé forme une chaîne de
volcans sur les continents (arc volcanique continental). le matériel sédimentaire
qui se trouve sur les fonds océaniques et qui se concentre au niveau de la zone
de subduction pour former un prisme
d'accrétion.
Exemple de la marge du Pacifique Est
Cas de convergence entre deux plaques continentales

L'espace océanique se refermant au fur et à mesure du rapprochement


de deux plaques continentales, le matériel sédimentaire du plancher
océanique, plus abondant près des continents, et celui du prisme
d'accrétion se concentrent de plus en plus; le prisme croît.
Cas de convergence entre deux plaques continentales (suite)

Tout le matériel sédimentaire est comprimé et se soulève pour former


une chaîne de montagnes où les roches sont plissées et faillées
Toute les grandes chaînes de montagnes plissées ont été formées
par ce mécanisme. Exemple Himalayas
Failles Transformantes

Les failles transformantes


Permettent d'accommoder des
différences dans les vitesses de
déplacement entre les plaques
et font le relais entre des limites
divergentes et convergentes
(elles transforment le mouvement
entre divergence et convergence).

Exemple : Faille de San Andreas en Californie, elle assure le relais du mouvement entre la
limite divergente de la dorsale du Pacifique-Est, la limite convergente de la plaque Juan
de Fuca-Amérique du Nord et la limite divergente de la dorsale de Juan de Fuca.
Résumé
Le moteur = mvts de convection dans le
manteau, entraînant un flux de chaleur
(désintégration des éléments radioactifs)

concentration de la chaleur cause une


fusion partielle du manteau et une
expansion des matériaux

L’expansion produit une dorsale


médio-océanique

L'écoulement de l'asthénosphère sous


la lithosphère rigide entraîne cette
dernière ; des tensions se produisent
au niveau de la dorsale, causant la
divergence et le magmatisme associé

formation continue de nouvelle lithosphère océanique


au niveau de la dorsale et élargissement progressif de l'océan

Formation de zones de convergences et de divergences

Les dorsales sont disséquées par des failles dites transformantes


pour accommoder des différences de vitesses de divergence.
Paléomagnétisme

La compréhension du magnétisme terrestre a constitué un pas très


important dans la formulation de la théorie de la tectonique des plaques.

Deux aspects du magnétisme retiennent l'attention :

 le paléomagnétisme et les inversions du magnétisme


terrestre.

 La découverte de bandes d'anomalies magnétiques sur les


planchers océaniques parallèles aux dorsales est venue
cautionner la théorie de l'étalement des fonds océaniques
Paléomagnétisme

La terre agit comme un dipôle magnétique, ou encore comme un aimant.


Les lignes de forces magnétiques établissent tout autour de la planète un
champ magnétique terrestre. C'est la raison pour laquelle l'aiguille d'une
boussole s'aligne automatiquement selon les lignes de force, dans une
direction nord-sud.
Paléomagnétisme

 Possibilité de calculer la direction et l'intensité du


champ
magnétique en tout point de la surface du globe par le
Magnétomètre.
 Anomalie = différence entre l’intensité mesurée en un
lieu
donné et l’intensité théorique :
Anomalie positive (champ réel > champ
théorique)
Anomalie négative (champ réel < champ
théorique)
Paléomagnétisme

Les laves possèdent une "mémoire magnétique!!!

Le physicien napolitain Macedonio Melloni (1853) découvre que


chaque roche volcanique possède sa propre aimantation.
L’aimantation a été acquise lors du refroidissement de la lave
qui enregistre le champ magnétique terrestre de l'époque.

on peut déterminer la position des pôles magnétiques pour


diverses périodes géologiques à partir de roches dont
l'âge est connu
Paléomagnétisme
Position du pôle nord magnétique à travers les temps géologique ?

Mesures du paléomagnétisme sur des


échantillons datant de l'Éocène au
Cambrien, prélevés sur le continent
européen
Trajectoire établie à partir d'échantillons
datant de l'Éocène au Silurien, prélevés
sur le continent nord-américain
Trajectoire établie à partir d'échantillons
datant de l'Éocène au Jurassique,
prélevés en Inde

E=Éocène (50 Ma); J=Jurassique (175 Ma); T=Trias (225 Ma); P=Permien (260 Ma); Ca=Carbonifère (320 Ma); S=Silurien (420 Ma);
Cb=Cambrien (530 Ma)
Paléomagnétisme

 Les trois trajectoires ne coïncident pas; il devrait pourtant n'y


avoir qu'une seule trajectoire puisqu'il n'y a qu'un seul pôle nord
magnétique terrestre;

Plus on recule dans le temps, plus le pôle magnétique


s'éloigne du pôle géographique

Il y a eu des dérives continentales plus anciennes,

On sait aujourd'hui, grâce à la théorie de la tectonique des plaques,


que les continents ont bougé tout au long de l'histoire géologique, et
le paléomagnétisme est utilisé comme outil de base pour reconstituer
la position des continents aux diverses époques géologiques
Paléomagnétisme

Les laves ont une mémoire magnétique, et certaines


montrent aussi des inversions du magnétisme ; c-à-d
que le dipôle Nord-Sud a été à certaines époques Sud-
Nord.

Existence d’une dynamo centrale située dans


le noyau terrestre.

Le retournement épisodique du champ magnétique


est dû au comportement instable de cette dynamo.
Paléomagnétisme
Anomalies magnétiques des Planchers océaniques

Lors des premières phases de l'exploration des fonds océaniques,


les relevés de l'intensité du champ magnétique à l'aide d'un magnétomètre
tiré par un bateau avaient montré l'existence, sur ces fonds, d'une
alternance de bandes parallèles de magnétisme faible (polarité inverse) et
de magnétisme élevé (polarité normal).
Paléomagnétisme

1963-1965..
(Vine et Matthews)
Si la tectonique des plaques est vraie,
alors les fonds océaniques doivent avoir
enregistré la succession des inversions
du champ terrestre
Paléomagnétisme
1) L’EXPLORATION DES
FONDS OCÉANIQUES
• L’axe de la dorsale est caractérisé par des basaltes en
coussins (pillow lava) traduisant un volcanisme sous-
marin, et l’existence de failles dans le plancher
océanique basaltique indique un écartement des
terrains.
• La présence de failles normales atteste de
mouvements en extension comme si la croûte était
étirée de part et d’autre de l’axe de la dorsale.
2)LES DONNÉES DU
PALÉOMAGNÉTISME
• De nombreuses roches, les basaltes notamment possèdent
des minéraux qui conservent les caractéristiques du
champ magnétique terrestre régnant à l’époque de leur
formation.
• A l’aide d’un magnétomètre très sensible, on peut
retrouver dans un échantillon de roche les propriétés de ce
champ magnétique ancien (ou paléopôle) au moment de
la formation de la roche.
• Anomalies magnétiques du plancher océanique
• L’établissement systématique des cartes
d’anomalies magnétiques des fonds
marins révèle la présence de bandes
d’anomalies positives et négatives par
rapport à la situation actuelle, disposées
symétriquement à l’axe des dorsales.
• Au cours des temps géologiques la
polarité du champ magnétique terrestre
a subi de très nombreuses inversions.
• Le déplacement du paléopôle
• Sur un même continent, le prélèvement d’échantillons
de roches d’âges variés fait apparaître une courbe de
migration des pôles magnétiques (ou courbe de dérive
apparente des pôles).
• De plus, l’étude du paléomagnétisme de roches
provenant de continents différents a permis d’établir
des courbes de migration des pôles différentes.
• Les masses continentales se sont déplacées par rapport
aux pôles et les unes par rapport aux autres.
Méthode de datation K/Ar
Les roches ayant le même âge ont toutes la même
polarité, quelque soit leur provenance
Confirmation des inversions de polarité
Les plaques se déplacent de 8 à 10 cm/an.
QUELS SONT LES DIFFÉRENTS TYPES
DE SÉISMES ?

Séismes liés à un mouvement d’étirement de


la croûte terrestre Magnitude faible et foyers
peu profonds (< 40 Km)

Séismes liés à un mouvement de compression


de la croûte terrestre Magnitude forte et foyers
jusque 700 Km

Séismes liés à un mouvement


de coulissage entre deux
blocs de la croûte terrestre
Magnitude forte et foyers
entre 0 et 20 Km
Les séismes ou tremblements de terre constituent un
phénomène géologique qui terrorise les populations qui
vivent dans certaines zones du globe.
Lorsqu'un matériau rigide est soumis à des contraintes de
cisaillement, il va d'abord se déformer de manière élastique,
puis, lorsqu'il aura atteint sa limite d'élasticité, il va se briser,
en dégageant de façon instantanée toute l'énergie qu'il a
accumulé durant la déformation élastique.
C'est ce qui se passe lorsque la lithosphère est soumise à des
contraintes.
Sous l'effet des contraintes causées le plus souvent par le
mouvement des plaques tectoniques, la lithosphère accumule
l'énergie.
Lorsqu'en certains endroits, la limite d'élasticité est atteinte, il se
produit une ou des ruptures qui se traduisent par des failles.
L'énergie brusquement dégagée le long de ces failles cause des
séismes (tremblements de terre).
 Si les contraintes se poursuivent dans cette même région,
l'énergie va à nouveau s'accumuler et la rupture conséquente se
fera dans les plans de faille déjà existants.
Foyer ou hypocentre: le lieu dans le plan de faille où se produit réellement
le séisme. C’est le lieu de rupture des roches en profondeur.
Epicentre: désigne le point à la surface terrestre à la verticale du foyer. A
l’épicentre, la force d’un tremblement de terre est maximale, et à mesure
qu’on s’éloigne elle diminue.
Dans une région donnée, des séismes se
produiront à plusieurs reprises le long d'une
même faille, puisque cette dernière constitue
un plan de faiblesse dans la lithosphère.
Les séismes ne se produisent que dans le
matériel rigide. Par conséquent, les séismes se
produiront toujours dans la lithosphère, jamais
dans l'asthénosphère qui est plastique.
Il existe deux grands types d'ondes émises par
un séisme :

les ondes de fond, qui se propagent à l'intérieur


de la terre :
les ondes S et les ondes P

les ondes de surface, qui ne se propagent qu'en


surface
les ondes de Love et de Rayleigh
Les ondes P sont des ondes de compression ,
se propagent dans tous les états de la matière.
Les particules se déplacent selon un mouvement
avant-arrière dans la direction de la propagation de l'onde.

Les ondes S sont des ondes de cisaillement


se propagent que dans les solides. Les particules
oscillent dans un plan vertical, à angle droit par
rapport à la direction de propagation de l'onde.

Les ondes L sont des ondes de cisaillement, comme


les ondes S, mais qui oscillent dans un plan horizontal

Les ondes de Rayleigh sont assimilables à une vague ;


les particules du sol se déplacent selon une ellipse, créant
une véritable vague qui affecte le sol lors des grands
tremblements de terre.
Les ondes P se propagent plus rapidement que les ondes S.
Les ondes sismiques sont enregistrées en plusieurs endroits
du globe par des appareils qu'on nomme sismographes
Pour connaître le lieu du séisme à
la surface de la terre, il faut au moins
trois enregistrements.
• Qu’est-ce qu’un Tsunami ?
En japonais, tsunami vient de tsu « port » et nami «
vague ». ,
Un tsunami est constitué par le déplacement rapide et
d’une hauteur variable d’une importante masse d’eau, mise
en mouvement par le déclanchement d’un séisme.
Le tsunami se propage à partir du lieu de la secousse,
traversant l’océan à une vitesse qui peut atteindre 800
km.h-1.
UNE CONSÉQUENCE D’UN SÉISME SOUS-
MARIN: LE TSUNAMI
[Link] de faible amplitude, de grande longueur d’onde et de vitesse très élevée (jusque
800 Km/h) 3. A l’approche de la côte, les vagues ralentissent et prennent de la hauteur avant de
déferler

1. Séisme sous-marin de forte magnitude qui déplace une énorme


quantité d’eau
Tsunami et raz de marée : catastrophe consécutive à un séisme

Soulèvement du fond marin, suite à séisme,


engendre un gonflement de la surface
de l'océan. Ce gonflement donne lieu à
une vague de surface.

La première vague de tsunami approche,


il se produit d'abord un retrait de la mer.

Première vague arrive

Un second retrait, puis d'une arrivée


d’autre vague et ainsi de suite.
LOCALISATION DES
SÉISMES ET TECTONIQUE
DES PLAQUES
Source : Lambert et al.,
Les tremblements de terre en France, 1997
les séismes se produisent surtout
aux frontières des plaques lithosphériques

séismes superficiels
qui se produisent en faible profondeur
(<10km) qui se retrouvent autant aux
frontières divergentes qu'aux frontières
convergentes

séismes intermédiaires
qui se produisent en profondeur de 10 à 1OO Km
au voisinage des limites convergentes

séismes profonds
qui se produisent en grande profondeur
(jusqu’à 700Km) au voisinage des limites
convergentes

Exemple la zone de convergence Kouriles-Japon


dans le nord-ouest du Pacifique
Plaque eurasienne Plaque pacifique

Là où les deux plaques lithosphériques rigides entrent en collision et se courbent,


les fractures dans la lithosphère produisent des séismes de faible profondeur.
L'enfoncement de la plaque rigide dans l'asthénosphère plastique s’accompagne
de ruptures et fractures dans cette plaque, ce qui déclenche des séismes intermédiaires
et des séismes profonds.
La répartition des foyers des trois classes de séismes
dans cette plaque qui s'enfonce explique la répartition
des épicentres en surface.
A la divergence de plaques, la lithosphère océanique
dépasse rarement les 10-15 km
ce qui fait qu'il ne peut y avoir que des séismes
superficiels.
 Même si la grande majorité des séismes se situe aux

frontières des plaques, il existe d’autres activités

sismiques intra plaque, c'est à dire à l'intérieur même

des plaques lithosphériques.

 Par exemple, les séismes associés aux volcans sur les

plaques océaniques et les séismes intra plaques

continentales qui sont plus difficile à expliquer.


PRÉDICTION DES
SÉISMES
• Variation du champ magnétique local;
• Augmentation de la circulation des eaux souterraines;
• Diminution de la résistivité des roches et
• Légères déformations de la surface du sol.
MOYENS DE DÉTECTION ET
D’ENREGISTREMENT
• Les sismographes qui permettent d’amplifier le plus
infime mouvement du sol.
• Les réseaux américains et français (géoscope)=
appareil de mesure qui enregistrent tous les
mouvements du sol sur deux bandes
complémentaires.
• l’interférométrie= prises de vus par satellites et qui donnent
les modifications de la surface de la Terre.
ZONES SENSIBLES AUX
TREMBLEMENTS DE TERRE
• Les dorsales médio océanique qui se situent a 1 ou 2
Km sous la surface des océans.
• Les zones de subductions centrées jusqu’à 100 Km de
profondeur sur le plan incliné de la croûte océanique.
• Les zones de faille transformantes le long desquelles
les plaques coulissent.
• Les zones de collision entre deux continents.
MESURES DE L’INTENSITÉ
D’UN SÉISME
L’intensité d’un séisme se mesure grâce à deux échelles :
- Echelle basée sur le témoignage (Mercalli, MSK, euro)
- ECHELLE LIÉE A LA MESURE DE L’ÉNERGIE
LIBÉRÉE PAR LE SÉISME : L’ÉCHELLE DE RICHTER.
LA TERRE EST UNE PLANÈTE
THERMIQUEMENT ACTIVE
• L’accrétion (~2x1032J). Dissipation en ~500 Ma.
• L’impact des météorites (négligeable car peu
d’énergie interne).
• Différentiation du noyau (~1031 J).
• La radioactivité naturelle, celle-ci décroît d’une
manière exponentielle.
• PAS DU SOLEIL.
Origine et transfert de l’énergie thermique du globe
 Comparaison des flux thermique lithosphère océanique
et continentale ? Principales zones de transfert thermique ?
 Le flux thermique est plus élevé en domaine océanique qu’en domaine
continental. L’énergie thermique produite par la terre est transférée
à travers de la lithosphère au niveau des dorsales avec
l’hydrothermalisme, au niveau des arcs volcaniques et des subductions.

 Dégager la source de production d’énergie interne


 La désintégration des isotopes chimiques contenus dans les minéraux des roches
conduit à la production de chaleur. L’uranium (235U et 238U), le thorium (232Th)
et le potassium (40K) sont les trois éléments radioactifs majeurs.

 Ils sont présents en faible quantité, mais compte tenu des volumes de roches
impliqués, ils produisent des quantités d’énergie importantes et notamment dans le
manteau terrestre (70% de l’énergie d’origine radioactive).
Autres sources de production de chaleur interne:

Chaleur initiale : refroidissement des matériaux terrestres


profonds
qui libèrent ainsi l’énergie accumulée pendant l’accrétion
(formation)
du globe.
Chaleur de différenciation : énergie libérée des
changements
d’état des matériaux terrestre profonds, notamment lors des
mécanismes de cristallisation du noyau solide au dépend du
noyau liquide.
La quantité d’énergie produite est exprimée en watts
(1W = 1 joule par seconde).
Conclusion:
L’énergie interne du globe a pour origine la désintégration
d’éléments radioactifs essentiellement situés au niveau du
manteau. Cette énergie est transférée par convection
(surtout au niveau du manteau asthénosphérique) et
conduction (surtout au niveau de la lithosphère) jusqu’à la
surface.
Ces deux mécanismes sont à l’origine de l’existence d’un
gradient géothermique et donc d’un flux thermique
(dissipation de l’énergie provenant des profondeurs de la Terre
à la surface qui en moyenne d’environ 65 mW.m-2).
 Lorsque le flux géothermique est élevé (régions volcaniques
des zones de subduction, des dorsales...), il est possible de
réaliser une géothermie « haute énergie ».
 Lorsque le flux géothermique est un peu plus faible, il est
alors possible de réaliser une géothermie « basse énergie ».
LE VOLCANISME
Pourquoi le traiter en même temps que les séismes ?
-La répartition géographique des volcans se superpose avec celle
des plaques ( sauf pour les volcans intra plaques)

- Le mécanisme volcanique fait appel aux mêmes constituants


de structure terrestre :
magma, croûte, plaques, tectonique…..
LOCALISATION DES
VOLCANS
• Les volcans se situent dans les zones fragiles de la
croûte terrestre.
• Il existe plus de 10 000 volcans dans le monde aussi
bien sur Terre qu’au fond des océans.
• Les éruptions volcaniques sont plus fréquentes dans les
fonds marins.
FORMATIONS DES VOLCANS

• 95% des volcans apparaissent le long des plaques


tectoniques où la croûte terrestre se casse, coulisse, se
compresse ou se plisse
C'est-à-dire où les secousses telluriques sont fréquentes.
Les volcans s’installent à l’endroit de divergence de deux
plaques (formation de rifts) ou à la convergence de
deux plaques (chaînes de montagnes).
Volcanisme de dorsale

Il existe des volcans sous-marins tout le long


des dorsales, particulièrement dans le rift
central, là où il se forme une nouvelle
lithosphère océanique.

Exemple : Islandes, île volcanique assise sur


la dorsale océanique de l’Atlantique nord et
qui est formée uniquement de volcans.
VOLCANISME DE ZONE DE SUBDUCTION
Le volcanisme relié à l'enfoncement d'une plaque sous l'autre va former
des chaînons de volcans.

Selon qu'il s'agisse d'une collision entre deux plaques océaniques, ou


entre une plaque océanique et une plaque continentale, la nature du
volcanisme diffère :

Dans le cas où il y a convergence entre deux plaques océaniques,


on a formation d’un arc insulaire (chaînon de volcans dans l’Océan).
Exemple de la Ceinture de feu dans le Pacifique Ouest et Nord.

Dans le cas où il y a convergence entre une plaque océanique et une


plaque continentale, on a formation d’un arc continental
(chaînon de volcans sur le continent). Exemple de la Ceinture de feu Est
Du Pacifique (Chaîne des Cascades).
Ceinture de Feu continentale
la plaque de Juan de Fuca plonge sous la plaque nord
américaine, donnant ainsi naissance aux volcans de la
Chaîne des Cascades.
Volcanisme de point chaud

Le volcanisme de point chaud est un volcanisme intraplaque, qu'on


retrouve principalement, mais pas exclusivement, sur les plaques
océaniques.
Il provient de d’une concentration locale de la chaleur qui provoque
une fusion partielle du manteau.

Exemple de ce type de volcanisme : îles de Hawaii


Si une plaque lithosphérique se déplace au-dessus d'un point chaud
(zone de subduction) qui fonctionne sporadiquement, il se construit un chaînon
de volcans. Les volcans les plus vieux se situent à l'extrémité du chaînon,
alors que les plus jeunes se situent à proximité du point chaud.
Ce volcanisme est un indicateur de déplacement de la lithosphère
océanique.
Exemple : chaînon des îles Hawaii
STRUCTURE D’UN
VOLCAN
• Un volcan est formé de trois parties :
• un réservoir de magma en
profondeur
• une ou plusieurs cheminées
volcaniques qui font communiquer
l’intérieur de la Terre avec la
surface
• La montagne volcanique
LE MÉCANISME DE L’ÉRUPTION
Le magma contient une grande quantité de gaz dissous
Tant que le magma est en grande profondeur, la pression est très
importante et il
n’y a pas de formation de bulles.

Lorsque le magma remonte, la pression diminue et les bulles se forment


au sein du magma

Quand la pression devient trop faible, cette mousse magmatique devient


Instable et jaillit vers l’extérieur.
LES TYPES D’ÉRUPTION
Classement à partir des matériaux éjectés lors des éruptions
LES VOLCANS EFFUSIFS
- Matériaux éjectés : liquide
- Peu de gaz dissous Eruptions effusives
- Magma fluide (qui coule bien) Eruptions calmes
Types de volcans :
Basaltiques

Volcans de points chauds Volcans de dorsales


Exemple : la fournaise Exemple : la dorsale atlan
LES VOLCANS EXPLOSIFS
- Matériaux éjectés : gaz
- Beaucoup de gaz dissous
Eruptions explosives
- Magma visqueux
Types de volcans :
Andésitiques

Volcanisme de subduction
Exemples : soufrière de Guadeloupe, de Montserrat,
de la Montagne Pelée..
LES VOLCANS EXTRUSIFS
- Matériaux éjectés : solide

- Cendres
- Lapilis
- Bombes
- Pierre ponce

Krakatoa, Mt St Helens….
UN CAS PARTICULIER : LES
ÉRUPTIONS PHRÉATIQUES
Une éruption typique: Soufrière Hill 1997,
Soufrière de Guadeloupe 1976
Une nappe phréatique est située à proximité du réservoir de magma
Lors d’une remontée faible de magma, la nappe est fortement
Réchauffée.

La vapeur s’échappe violemment par la cheminée principale ou


d’autres failles
L’ANALYSE DES ROCHES
C’est un outil précieux pour connaître l’histoire d’un massif
Toutes les roches que l’on trouve sur terre sont issues du magma
. Refroidissement très lent
- Les roches plutoniques :
. Structure grenue : gros cristaux
( Roches de profondeur). Contiennent beaucoup de silice

- Quartz

- Feldspath
L’ANALYSE DES ROCHES
. Refroidissement rapide
. Pas
- Les roches volcaniques : de cristallisation (ou microlithes)
. Peu de silice

LES BASALTES
C’est la roche la plus répandue à la surface de la terre
Andésitiques Shoshonitiques Tholeitiques

Volcanisme de subduction : Volcanisme continental : Volcanisme sous marin


-Ceinture du pacifique -Massif central Volcanisme de points chaud
-Arcs insulaires…
L’ANALYSE DES ROCHES
La cristallisation du magma : basaltes à texture microlith
Les roches ignées
LA PRÉVISION DES
Contrairement aux séismes, les éruptionsÉRUPTIONS
volcaniques sont des
phénomènes que l’on peut prévoir, grâce à :
LES RISQUES
VOLCANIQUES
EVALUATION ET PRÉVENTIONS DES
RISQUES
• Les risques associés aux retombées de cendres et de lapilli
sont faibles, mais plus élevés que ceux dus aux coulées de
lave. Voici les origines des risques :
• Les retombées basaltiques (bombes) : les risques sont faibles
pour les bien et les personnes.
• Les retombées de cendres : ce sont les produit transportés
par le vent. Elles peuvent faire plusieurs fois le tour de la
Terre et générer une pollution globale.
LES BIENFAITS DES VOLCANS
• Les volcans son sources de destruction mais aussi de
fertilité :
• les cendres volcaniques qui contiennent du
potassium, du phosphore et du calcium, sont très
nutritives, elles servent d’engrais pour les récoltes.
• Jaillissent parfois des pierres précieuses : une fois
refroidit, le magma recèle des rubis, de l’or, des
grenats.
Sur la marge continentale passive, comme par exemple celle
de l'Atlantique actuelle, s'accumule sur le plateau continental et
à la marge du continent un prisme de sédiments provenant de
l'érosion du continent.

En s'éloignant de plus en plus de la zone de divergence,la lithosphère


devient de plus en plus dense
Sous la poussée du tapis roulant et l'augmentation de la densité,
cette lithosphère se fracture et une partie s'enfonce sous l'autre

On passe d'une situation de marge passive à une situation de


marge continentale active. Au large du continent, il se forme un arc
volcanique insulaire.

Le chevauchement progressif de la plaque océanique sur ce qui reste


de plaque océanique du côté continental concentre le matériel qui se
trouve sur les fonds océaniques pour former un prisme d'accrétion qui
croît à mesure de la fermeture entre l'arc volcanique et le continent
La collision entre l'arc volcanique et le continent crée un
chevauchement important de tout le matériel du prisme d'accrétion
sur la marge continentale.
L'activité ignée cesse et de grandes masses de roches ignées
(en rouge) peuvent rester coincées dans la lithosphère.
la poursuite du mouvement concentre encore plus de matériel et forme
une chaîne déformée que l'on qualifie de chaîne de montagnes immature

La marge de cette chaîne immature peut se transformer en une nouvelle


zone active (subduction), ce qui permet à la collision de se poursuivre et
instaure du volcanisme d'arc continental sur la nouvelle chaîne.
Un exemple de cette dernière situation est la Cordillère des Andes,
reliée à la collision de la plaque océanique de Nazca et la partie
continentale de la plaque de l'Amérique du Sud.
chaîne de montagnes mature

 La chaîne de montagnes mature est formée par la collision entre deux


plaques continentales
 Le rapprochement des 2 plaques continentales conduit à la formation
d’un prisme d’accrétion qui croît progressivement
Exemple : Himalayas
(collision entre l’Inde
et l’Asie

 Avec la collision des deux plaques et la cessation du mouvement,


la chaîne a atteint sa hauteur maximum et acquis ses caractéristiques
 Il y aura une zone de roches non déformées à côté des roches
déformées de la chaîne, parfois de façon symétrique de part et d'autre de
la chaîne.
Un magma est un mélange pâteux, plus ou moins fluide, de matières

minérales en fusion, provenant des zones profondes de la terre (manteau),

où les roches sont soumises à des pressions et à des températures

très élevées.

Après refroidissement, il donne naissance à des roches de type

plutonique ou intrusive (Gabbro) ou à des roches de type éruptif

ou extrusif (Basalte).
Cristallisation Fractionnée
au cours du refroidissement progressif du magma, la cristallisation des
assemblages minéralogiques se fait dans un ordre bien défini : ultramafiques,
mafiques, intermédiaires et felsiques. Ces quatre assemblages
définissent quatre grands types de roches ignées.
Caractéristiques des silicates
Exemple cristallisation d'un magma qui refroidit
dans une chambre magmatique

Les premiers minéraux à cristalliser seront évidemment les minéraux


de haute température, olivine d'abord, pyroxènes et amphiboles ensuite.
Ces cristaux vont se former dans le magma et vont sédimenter vers
la base de la chambre magmatique pour former une roche riche en olivine,
pyroxène et amphibole, une roche ignée mafique, un gabbro par exemple.
Le liquide résiduel (restant) sera donc appauvri en ces minéraux;
on aura donc un magma de composition différente de sa composition
initiale. Ce magma aura une composition intermédiaire.

Si ce magma est introduit dans une chambre secondaire et qu'il poursuit


son refroidissement, les premiers minéraux à cristalliser seront
les amphiboles, les biotites, le quartz et certains feldspaths plagioclases,
ce qui produira une roche ignée intermédiaire, une diorite par exemple
(roche ignée "B")
Fusion Partielle
•La fusion partielle est l'inverse du processus de cristallisation
fractionnée. Si on augmente progressivement la température
d'un matériel solide composé d'un assemblage de minéraux silicatés, cet
assemblage passe entièrement ou partiellement
de la phase solide à la phase liquide.

•comme dans le cas du refroidissement d'un magma où tous les minéraux


ne cristallisent pas tous en même temps, ceux-ci ne fondent pas non plus
tous en même temps lorsqu'ils sont chauffés.

•A une pression donnée, le point où un minéral passe de sa phase solide à


sa phase liquide est sa température de fusion.
•Les premiers minéraux à fondre sont les minéraux de basse température :
le quartz, les feldspaths potassiques et sodiques, et la muscovite.

•La fusion n'est alors que partielle, puisqu'on obtient un mélange


de solide et de liquide.

•Si ce liquide est extrait du mélange et remobilisé (introduit le long de


fractures ou dans une autre chambre par exemple), ce magma felsique
formera, en cristallisant, des rhyolites ou des granites
•Au cours de l'augmentation de la température, il se produit
une séparation en deux phases, une phase liquide et une
phase solide, soit des cristaux solides qui baignent dans un
liquide.

•la composition des phases solides et liquides change avec


l'évolution thermique.

•Le liquide peut être extrait et remobilisé par des processus


naturels (le long de fractures ou dans une autre chambre par
exemple) à n'importe quel stade de l'évolution thermique, ce
qui fait qu'on obtient des magmas de composition variées.
Comment tout cela s'applique dans les principales zones
où il y a du magmatisme, soit aux dorsales océaniques,
dans les zones de subduction et aux points chauds ?
séquence ophiolitique ou Ophiolites
Séquence ophiolitique

La croûte océanique (5-15Km) montre quatre zones :


• des cumulats lités ou stratifiés composés de gabbro, la
stratification résulte de l'action combinée de la convection
et de l'accumulation des cristaux de haute température à la
base de la chambre magmatique,
• des gabbros massifs issus de la cristallisation aux parois de la
chambre magmatique,
• un complexe filonien, niveau caractérisé par les dykes et
filons gabbroïques dus à la cristallisation dans les fractures de
tension,
• les basaltes issus des épanchements volcaniques. Cette
croûte océanique fait de 5 à 15 km d'épaisseur.
Magmatisme de Zone de Subduction :
cas de l'arc insulaire
L'enfoncement d'une plaque sous l'autre entraîne des sédiments riches en
minéraux de basses températures comme le quartz (SiO2), mais aussi les
feldspaths et les argiles (micas).

En profondeur, il y a fusion partielle, et le matériel fondu est un mélange de trois choses :
* la péridotite de la lithosphère inférieure,
* la croûte basaltique-gabbroïque de la lithosphère supérieure,
* les minéraux de basses températures des sédiments entraînés
dans la subduction.
Contrairement aux zones de dorsales où la fusion partielle de péridotite
ne pouvait donner qu'un magma mafique, ici la fusion partielle de ces
trois entités qui contiennent tous les types de silicates pourra fournir
des magmas de composition variée.

Il peut se faire une ségrégation des magmas


intermédiaires lorsque les températures atteintes seront
intermédiaires, ce qui produit les volcans andésitiques des
arcs insulaires, ou encore si les températures de fusion
atteignent des niveaux plus élevées, on produit des
magmas mafiques alimentant des coulées de laves
basaltiques en surface.
Magmatisme de Zone de Subduction :
le cas de l‘Arc Continental
La fusion partielle affecte ici la péridotite de la lithosphère
inférieure, la croûte basaltique-gabbroïque de la lithosphère
supérieure et les minéraux de basses températures
des sédiments (plus important en volume).
•Dans les premières phases de la fusion partielle, on produit des magmas
intermédiaires et même par endroits des magmas felsiques.

•Dans les phases plus chaudes, on produit des magmas mafiques qui
peuvent alimenter des plateaux de basalte.

•Dans ces croûtes continentales épaisses, on accumulera aussi des


grands stocks granitiques qui peuvent correspondre aux fusions de
basses températures et qui à cause de leur faible fluidité ne pourront
parvenir jusqu'à la surface.
Magmatisme de Point Chaud
Ce magmatisme provient de la fusion partielle de la péridotite du manteau.
Le magma est donc un magma mafique qui produit des volcans basaltiques,
comme ceux des îles Hawaii ou de la Polynésie
Activité magmatique et ses produits
L'expression en surface de ce magmatisme
est généralement minime en volume par
rapport au magma sous-jacent qui lui donne
naissance et qui formera les grands corps
intrusifs

Les roches ignées étant plus résistantes


à l'érosion que les roches sédimentaires
encaissantes, les corps magmatiques
forment des reliefs positifs

stade plus avancé d'érosion où ont


été mis à nu les grands batholites,
souvent granitiques
Les Volcans
•Il existe deux cas extrêmes de volcans :

les volcans qui crachent des laves très fluides


les volcans qui crachent peu ou pas de laves

•Un faible contenu en silice donne des magmas fluides,


Exemple : magma mafique
.Volcan-boucliers

•Un contenu élevé en silice augmente beaucoup


la viscosité des magmas qui ont alors peine à s'écouler
Exemple : magma felsique
Stratovolcans

•Entre les deux il y a des intermédiaires


•Alimentation magmatique est mafique, contenant peu
ou pas de silice,produisant des laves basaltiques

•se manifeste aux dorsales océaniques, aux points chauds


et possiblement associé à certaines zones de subduction

•Exemple Islande (médio océanique), Hawai (point chaud)


•Ces volcans associés aux zones de subduction,principalement dans
les arcs volcaniques continentaux.

•Le stratovolcan est stratifié, dû aux dépôts pyroclastiques successifs

•Le magma est si riche en silice qu'il n'arrive pas à s'écouler hors du volcan

•Le volcan crache des gaz et du matériel pyroclastique

•Les gaz qu‘il contient construisent une pression qui croît, jusqu'à l'explosion

•Le matériel est pulvérisé et, mélangé aux gaz, crée un nuage dense
très chaud (jusqu'à 800° C), se déplaçant à une vitesse de 150Km /h

•Les cendres qui sont éjectées dans la haute atmosphère, jusqu'à des
altitudes d'une vingtaine de kilomètres et qui ensuite sont
dispersées tout autour de la planète

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