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Licence de Mathématiques

L3 - Semestre 5, Mesure & Intégration


Année universitaire 2023-2024,
F. Nacry

Mesures positives
Exercice 1 Soient (X, T , µ) un espace mesuré, λ ∈]0, +∞[. Montrer que λµ est une mesure sur (X, T ).
Que dire si λ = 0 ?
Solution. Le fait que λµ soit une mesure sur (X, T ) est évident lorsque λ > 0. Supposons maintenant
que λ = 0. Si µ ne prend pas la valeur +∞, alors λµ n’est nulle autre que la mesure nulle sur (X, T ).
Lorsque µ prend la valeur +∞, le symbole λµ n’est pas bien défini.
P+∞
Exercice 2 Soit (µn )n∈N une famille de mesures sur un espace mesurable (X, T ). Montrer que n=0 µn
est une mesure sur (X, T ).
Solution. Nous allons montrer que pour une suite double (um,n )m,n∈N d’éléments de [0, +∞], on a
l’égalité
+∞ X
X +∞ +∞ X
X +∞
um,n = um,n .
m=0 n=0 n=0 m=0
On peut supposer que la suite considérée est à valeurs dans R+ . Soit M ∈ N fixé. La suite (um,n )m,n∈N
limN →+∞ N
P
étant à valeurs positives, la limite P+∞ n=0 um,n existe dans R ∪ {+∞} pour chaque m ∈
{0, . . . , M } et vaut par définition n=0 um,n . On peut alors écrire
M X
X +∞ M X
X N
um,n = lim um,n .
N →+∞
m=0 n=0 m=0 n=0

Par ailleurs, on a évidemment pour tout N ∈ N


M X
X N N X
X M N X
X +∞ +∞ X
X +∞
um,n = um,n ≤ um,n ≤ um,n .
m=0 n=0 n=0 m=0 n=0 m=0 n=0 m=0

Tout ceci mis ensemble nous dit que


M X
X +∞ +∞ X
X +∞
um,n ≤ um,n .
m=0 n=0 n=0 m=0

Le fait que M soit un entier naturel quelconque donne alors


+∞ X
X +∞ +∞ X
X +∞
um,n ≤ um,n .
m=0 n=0 n=0 m=0

L’inégalité renversée
P+∞s’obtient de manière analogue.
Notons ν := n=0 µn . On a tout de suite
+∞
X +∞
X
ν(∅) = ( µn )(∅) = µn (∅) = 0.
n=0 n=0

Soit (Am )m∈N une suite d’éléments de T deux à deux disjoints. On a par σ-additivité
[ +∞
X [ +∞ X
X +∞
ν( Am ) = µn ( Am ) = µn (Am ).
m∈N n=0 m∈N n=0 m=0

1
Le résultat sur les séries doubles à termes positifs démontré ci-dessus donne alors

[ +∞ X
X +∞ +∞
X
ν( Am ) = µn (Am ) = ν(Am ).
m∈N m=0 n=0 m=0

Ceci traduit que ν est σ-additive. On conclut que ν est une mesure sur (X, T ).

Exercice 3 Soit X un ensemble non vide muni de la tribu discrète P(X). Montrer que la fonction
µ : P(X) → [0, +∞] définie par
(
card(A) si A est fini,
µ(A) :=
+∞ sinon

est une mesure sur X, P(X) . Montrer que l’espace mesuré (X, P(X), µ) est σ-fini si et seulement si
X est dénombrable.
Solution. OnSa bien sûr µ(∅) = 0. Soient (An )n∈N une suite de parties de X, deux à deux disjointes.
Notons A := n∈N An . Il s’agit d’établir que
+∞
X
µ(A) = µ(An ).
n=0
P+∞
On peut supposer que pour tout n ∈ N, An 6= ∅. Il s’ensuit n=0 µ(An ) = +∞. Par ailleurs, en
choisissant pour chaque n ∈ N, an ∈ An , nous voyons (en gardant à l’esprit le fait que Ak ∩ Al = ∅
pour l, k ∈ N distincts) que A est un ensemble infini, i.e., µ(A) = +∞). S
Supposons que (X, P(X), µ) soit σ-fini. Alors, on peut écrire X = n∈N An avec pour chaque
n ∈ N, An ∈ P(X) et µ(An ) < +∞. Il s’ensuit que X est l’union dénombrable d’ensembles finis et donc
dénombrable. Réciproquement, supposons que X soit dénombrable. Alors, X est l’union dénombrable
de ses singletons, en particulier (X, P(X), µ) est σ-fini.

Exercice 4 Soient X un ensemble non vide et a ∈ X. Montrer que la fonction δa : P(X) → [0, +∞]
définie pour tout A ∈ P(X) par (
1 si a ∈ A,
δa (A) :=
0 sinon

est une mesure sur X, P(X) .
Solution. C’est évident.

Exercice 5 Soient TX une tribu sur X, µ une mesure sur (X, TX ), (Y, TY ) un espace mesurable et
f : X → Y une application. Montrer que si f est (TX , TY )-mesurable, alors l’application mf : TY →
[0, +∞] définie par
mf (B) := µ f −1 (B) pour tout B ∈ TY


est une mesure sur (Y, TY ).


Solution. La fonction mf est bien définie par (TX , TY )-mesurabilité de f . On a bien sûr

mf (∅) = µ(f −1 (∅)) = µ(∅) = 0.

Soit (Bn )n∈N une suite d’éléments de TY deux à deux disjoints. On a tout de suite
[ [ [
mf ( Bn ) = µ(f −1 ( Bn )) = µ( f −1 (Bn )).
n∈N n∈N n∈N

2
Par ailleurs, on vérifie que (f −1 (Bn ))n∈N est une famille d’éléments de TX deux à deux disjoints. Il
vient alors
[ [ +∞
X +∞
X
−1 −1
mf ( Bn ) = µ( f (Bn )) = µ(f (Bn )) = mf (Bn ).
n∈N n∈N n=0 n=0

On conclut que mf est une mesure sur l’espace mesurable (Y, TY ).

Exercice 6 On considère la mesure de comptage m sur l’espace mesurable (N, P(N)). Pour chaque
n ∈ N, on pose TTn := {k ∈ N : k ≥ n}. Montrer que la suite (Tn )n∈N est décroissante. Que dire de
inf m(Tn ) et m( Tn ) ?
n∈N n∈N

Solution. La suite considérée


T est bien entendu décroissante. On vérifie par ailleurs que m(Tn ) = +∞
pour tout n ∈ N et m( n∈N Tn ) = 0.

Exercice 7 L’objectif de cet exercice est d’établir qu’il n’existe pas de mesure µ sur (Z, P(Z)) qui
soit à la fois non nulle, finie et invariante par translation (i.e., pour tout P ⊂ Z, pour tout n ∈ Z,
µ(P + {n}) = µ(P )).
Nous allons procéder par l’absurde en supposant qu’il existe une telle mesure µ.
1. Montrer qu’il existe n0 ∈ Z tel que µ({n0 }) > 0.
2. Etablir que pour tout n ∈ Z, µ({n}) = µ({n0 }).
3. Calculer µ(N).
4. Conclure.

Exercice 8 Pour a ∈ R, on note δa la mesure de Dirac en a sur (R, B(R)).


1. Soit µ1 := 21 δ1 + 14 δ2 + 14 δ3 . Justifier que µ1 est une mesure sur (R, B(R)). Calculer µ1 ([0, 23 ]).
Montrer que µ1 est une probabilité sur (R, B(R)).
2. Soit µ2 := +∞ 3
P
n=1 2n δn . Justifier que µ2 est une mesure sur (R, B(R)). Calculer µ2 ({1, . . . , k})
pour tout entier k ≥ 1. En déduire µ2 (N).
3. Soit µ3 := +∞ 1 1
P
n=1 n δ √1 . Justifier que µ3 est une mesure sur (R, B(R)). Calculer µ3 ([ 2 , 2]) puis
n
µ3 (R).
Solution.
1. Le fait que µ1 soit une mesure sur (R, B(R)) découle de l’Exercice 2. Avec I := [0, 23 ], on a

1 1 1 1 1
µ(I) = δ1 (I) + δ2 (I) + δ3 (I) = × 1 = .
2 4 4 2 2
Le fait que µ soit une probabilité sur (R, B(R)) découle des égalités
1 1 1 1 1 1
µ(R) = δ1 (R) + δ2 (R) + δ3 (R) = × 1 + × 1 + × 1 = 1.
2 4 4 2 4 4

2. Le fait que µ2 soit uneP mesure sur (R, B(R)) découle de l’Exercice 2. Pour tout entier k ≥ 1, on
a µ2 ({1, . . . , k}) = kn=1 23n . Il s’ensuit
+∞
[ X 1
µ2 (N) = µ2 ( {1, . . . , k}) = lim µ2 ({1, . . . , k}) = 3 = 3.
k→+∞ 2n
k∈N n=1

3
3. Le fait que µ3 soit une mesure sur (R, B(R)) découle de l’Exercice 2. On pose J := [ 21 , 2]. On a
pour tout n ≥ 1, (
1 si n ≤ 4,
δ √1 (J) =
n 0 sinon.
On en déduit
1 1 1 25
µ(J) = 1 + + + = .
2 3 4 12
D’autre part, puisque pour tout n ≥ 1, δ √1 (R) = 1, on a
n

+∞
X 1
µ3 (R) = = +∞.
n
n=1

Exercice 9 Soient (X, T ) un espace mesurable et µ : T → [0, +∞] une fonction à valeurs positives
étendues. On considère les assertions suivantes :
(i) Pour tout A, B ∈ T , on a l’implication

A ∩ B = ∅ ⇒ µ(A ∪ B) = µ(A) + µ(B).

(ii) Pour toute suite (An )n∈N d’éléments de T décroissante (pour l’inclusion ⊂) on a l’implication
\
An = ∅ ⇒ lim µ(An ) = 0.
n→+∞
n∈N

(iii) Pour toute suite (An )n∈N croissante (pour l’inclusion ⊂) d’éléments de T , on a
[
µ( An ) = lim µ(An ).
n→+∞
n∈N

(iv) Pour toute suite (Bn )n∈N décroissante (pour l’inclusion ⊂) d’éléments de T , on a
\
µ( An ) = lim µ(An ).
n→+∞
n∈N

1. Montrer que si µ satisfait (i) et (ii), alors µ est une mesure sur (X, T ).
2. On suppose que µ est à valeurs finies et satisfait (i) et (iii). Montrer que (iv) a lieu.
3. On suppose que µ est à valeurs finies et satisfait (i) et (iv). Montrer que (ii) a lieu.
4. Conclure.
Solution.
1. Supposons que (i) et (ii) ait lieu. Commençons par noter que la suite constante
T (Bn )n∈N définie
par Bn := ∅ pour tout n ∈ N est décroissante pour l’inclusion et satisfait n∈N Bn = ∅. D’après
(ii), on a limn→+∞ µ(Bn ) = 0, autrement dit µ(∅) = 0. Il reste à établir que µ est σ-additive.
Fixons (An )n∈N une suite d’éléments de T deux à deux disjoints. Posons pour tout n ∈ N,
+∞
[ n
[
Bn := Am \ Ak ∈ T .
m=0 k=0

4
T
La suite (Bn )n∈N est évidemment décroissante pour l’inclusion ⊂. De plus, elle vérifie n∈N Bn =
∅. Une application de (ii) nous dit alors que limn→+∞ µ(Bn ) = 0. Par ailleurs, (i) nous dit que
pour tout n ∈ N,
+∞
[ n
[ n
[
µ( Am ) = µ(( Ak ) ∪ Bn ) = µ( Ak ) + µ(Bn ).
m=0 k=0 k=0

La propriété (i) et une récurrence immédiate montre que pourStout l ∈ N P et pour toute suite
finie (Ck )0≤k≤l d’éléments de T deux à deux disjoints, on a µ( lk=0 Ck ) = lk=0 µ(Ck ). On en
déduit
+∞
[ Xn
µ( Am ) = µ(Ak ) + µ(Bn ) pour tout n ∈ N.
m=0 k=0

Il reste à passer à la limite pour aboutir à


+∞
[ +∞
X
µ( Am ) = µ(Ak ).
m=0 k=0

On conclut que µ est une mesure sur (X, T ).


2. Supposons que µ soit à valeurs finies et que (i) et (iii) ont lieu. On a pour tout A, B ∈ T avec
A ⊂ B, 
µ A ∪ (B \ A) = µ(A) + µ(B \ A),
puis (car µ est à valeurs finies) µ(B \ A) = µ(B) − µ(A). Soit (Bn )n∈N une suite décroissante
d’éléments de T . Posons pour tout n ∈ N, An := X \ Bn . La suite (An )n∈N est évidemment
croissante pour l’inclusion. Il vient alors
\ \  [ [
µ( Bn ) = µ (X \ An ) = µ(X \ An ) = µ(X) − µ( An ).
n∈N n∈N n∈N n∈N

Ceci et (iii) donnent


\ 
µ( Bn ) = µ(X) − lim µ(An ) = lim µ(X) − µ(An ) = lim µ(X \ An ) = lim µ(Bn ).
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n→+∞
n∈N

3. On suppose que µ est à valeurs finies et satisfait (i) et (iv). En exploitant (i), il vient

µ(∅ ∪ ∅) = µ(∅) = µ(∅) + µ(∅),

puis (car µ est à valeurs finies) µ(∅) = 0. Ceci et (iv) entraînent bien sûr (ii).
4. On a les équivalences suivantes dans le cas où µ est à valeurs finies : (i) et (ii) si et seulement
si µ mesure sur X si et seulement si (i) et (iii) si et seulement si (i) et (iv).

Exercice 10 Soit (X, T , µ) un espace mesuré. Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
(a) La mesure µ est σ-finie.
S
(b) Il existe (An )n∈N une suite croissante d’éléments de T telle que X = n∈N An et µ(An ) < +∞
pour tout n ∈ N.
(c) Il existe (An )n∈N une partition de X telle que pour tout n ∈ N, An ∈ T et µ(An ) < +∞.

5
Solution. Les implications (b) ⇒ (a) et (c) ⇒ (a) sont évidentes. Montrons les implications réci-
proques.
Montrons que (a) ⇒ (b). Supposons donc qu’il existe (An )n∈N une suite d’élémentsSde T telle que
X = n∈N An et µ(An ) < +∞ pour tout n ∈ N. On pose pour chaque n ∈ N, Bn := nk=0 Ak . Il est
S
clair que (Bn )n∈N est une suite croissante d’élements de T et de réunion X. De plus, on a pour tout
n∈N
[n n
X
µ(Bn ) = µ( Ak ) ≤ µ(Ak ) < +∞.
k=0 k=0

⇒ (c). Supposons donc une nouvelle fois qu’il existe (An )n∈N une suite
Montrons l’implication (a) S
d’éléments de T telle que X = n∈N An et µ(An ) < +∞ pour tout n ∈ N. On pose pour chaque n ∈ N,
Tn−1
Bn := ASn ∩ ( k=0 X \ Ak ). On a vu au TD1 que (Bn )n∈N est une suite d’éléments de T qui a pour
réunion n∈N An = X et qui est une partition de X. Il reste à voir que µ(Bn ) ≤ µ(An ) < +∞ pour
tout n ∈ N pour conclure la démonstration de l’implication (a) ⇒ (c).

Exercice 11 Soient (X, T , µ) un espace mesuré et (An )n∈N une suite d’éléments de T . On rappelle
que [ \ \ [
lim An := Ak ∈ T et lim An := Ak ∈ T .
n→+∞ n→+∞
n∈N k≥n n∈N k≥n

1. Montrer que
µ( lim An ) ≤ lim inf µ(An ).
n→+∞ n→+∞
S
2. On suppose µ( n∈N An ) < +∞. Montrer que

µ( lim An ) ≥ lim sup µ(An ).


n→+∞ n→+∞

+∞
P
3. (Borel-Cantelli) Montrer que si µ(An ) < +∞, alors
n=0

µ( lim An ) = 0.
n→+∞

Solution.
T
1. Posons pour tout n ∈ N, Bn := k≥n Ak . La suite (Bn )n∈N étant croissante pour l’inclusion,
nous avons [
µ( lim An ) = µ( Bn ) = lim µ(Bn ) = sup µ(Bn ). (1)
n→+∞ n→+∞ n∈N
n∈N

Par ailleurs, pour n ∈ N, l’inclusion évidente Bn ⊂ Ak valide pour chaque entier k ≥ n nous
permet d’écrire
µ(Bn ) ≤ inf µ(Ak ).
k≥n

Il vient alors par passage à la borne supérieure

sup µ(Bn ) ≤ sup inf µ(Ak ) = lim inf µ(An ). (2)


n∈N n∈N k≥n n→+∞

Il reste à combiner (1) et (2) pour conclure.


S S
2. On suppose c := µ( n∈N An ) < +∞. Posons pour tout n ∈ N, Bn := k≥n Ak . La suite
(Bn )n∈N étant décroissante pour l’inclusion et c = µ(B0 ) < +∞ nous avons
\
µ( lim An ) = µ( Bn ) = lim µ(Bn ) = inf µ(Bn ). (3)
n→+∞ n→+∞ n∈N
n∈N

6
D’autre part, on a évidemment pour tout n ∈ N,
[
µ(Bn ) = µ( Ak ) ≥ µ(Ak0 ) pour tout k0 ≥ n.
k≥n

Ceci entraîne que pour tout n ∈ N, µ(Bn ) ≥ supk≥n µ(Ak ). Par passage à la borne supérieure,
il vient alors
inf µ(Bn ) ≥ inf sup µ(Ak ) = lim sup µ(An ). (4)
n∈N n∈N k≥n n→+∞

En combinant (3) et (4), on aboutit à l’inégalité désirée.


S
3. Pour tout n ∈ N, on pose Bn := k≥n Ak . Il est clair que (Bn )n∈N est une suite décroissante
(pour l’inclusion ⊂) d’éléments de A. Par ailleurs, on a

[ +∞
X
µ(B0 ) = µ( Ak ) ≤ µ(Ak ) < +∞.
k∈N k=0

Il s’ensuit \
µ( lim An ) = µ( Bn ) = lim µ(Bn ).
n→+∞ n→+∞
n∈N

Il reste à voir que


+∞
X
µ(Bn ) ≤ µ(Ak )
k=n

et à invoquer le fait que le reste d’une série numérique convergente converge vers 0 pour conclure
que µ( lim An ) = 0.
n→+∞

Exercice 12 Soient (X, T , µ) un espace mesuré et f : X → R une fonction (T , B(R))-mesurable.


1. Montrer que si µ(X) > 0, alors il existe A ∈ T tel que f soit bornée sur A.
2. Montrer que si µ({f 6= 0}) 6= 0, alors il existe A ∈ T tel que µ(A) > 0 et |f | soit minorée sur A
par une constante strictement positive.
Solution.
1. Supposons que µ(X) > 0. On note pour chaque entier n ∈ N, Bn := [−n, n] et An := f −1 (Bn ) ∈
A (cette dernière inclusion découlant de l’hypothèse de mesurabilité sur f ). Il est clair que la
suite (An )n∈N est croissante (pour l’inclusion ⊂) et satisfait
[ [
An = f −1 Bn = f −1 (R) = X.


n∈N n∈N

Il vient alors [
lim µ(An ) = µ( An ) = µ(X) > 0
n→+∞
n∈N

et ceci nous donne en particulier n0 ∈ N tel que µ(An0 ) > 0. Il reste à voir que f est bornée sur
An0 ∈ A pour conclure.
2. On note pour chaque entier n ≥ 1, Bn := R \ [− n1 , n1 ] et An := f −1 (Bn ) ∈ A (cette dernière
inclusion étant une conséquence directe de l’hypothèse de mesurabilité de f ). La suite (An )n≥1
est clairement une suite croissante de parties satisfaisant
[ [
An = f −1 ( Bn ) = f −1 (R? ) = {f 6= 0}
n≥1 n≥1

7
et ceci permet d’écrire
[
lim µ(An ) = µ( An ) = µ({f 6= 0}) > 0.
n→+∞
n≥1

On déduit de ceci l’existence d’un entier n0 ≥ 1 tel que µ(An0 ) > 0. Il reste à voir que pour
tout x ∈ An0 , |f (x)| > n10 .

Exercice 13 Soient (X, T , µ) un espace mesuré, (fn )n∈N une suite de fonctions de X dans R et
f : X → R une fonction. On suppose que f et fn sont (T , B(R))-mesurables pour tout n ≥ 1. On dit
que (fn )n∈N converge selon la mesure µ lorsque pour tout réel ε > 0,

lim µ({|fn − f | > ε}) = 0.


n→+∞

1. On suppose que µ(X) < +∞ et que (fn )n∈N converge µ-presque partout vers f . On fixe un réel
ε > 0.
S
(a) On pose pour tout n ∈ N, An := m≥n {|fm − f | > ε}. Montrer que
\
A := An ∈ A et µ(A) = 0.
n∈N

(b) Montrer que (An )n∈N est décroissante pour l’inclusion.


(c) Conclure que (fn )n∈N converge selon la mesure µ.
2. On suppose que (fn )n∈N converge selon la mesure µ.
(a) Montrer qu’il existe une sous-suite (fs(n) )n∈N de (fn )n∈N telle que
 
1 1
µ( |fs(n) − f | > < pour tout n ∈ N.
n+1 2n
n o
1
(b) Pour tout n ∈ N, on note An := |fs(n) − f | ≤ n+1 . Montrer que µ( lim Acn ) = 0.
n→+∞
(c) Conclure que (fs(n) )n∈N converge µ-presque partout vers f .
Solution.
1. Pour tout n ∈ N, on a bien sûr
 
1
lim µ( |fk − f | > = 0.
k→+∞ n+1

Il s’ensuit que pour tout n ∈ N, il existe K ∈ N tel que pour tout k ≥ K,


 
1 1
µ( |fk − f | > < n.
n+1 2

Il est alors clair qu’on peut construire une application s : N → N strictement croissante telle
que  
1 1
µ( |fs(n) − f | > < n pour tout n ∈ N.
n+1 2
P 1
2. La convergence de la série 2n permet d’appliquer Borel-Cantelli qui donne l’égalité attendue.

8
3. Soit x ∈ X \ lim Acn . On a donc par définition de limite supérieure ensembliste
n→+∞
\ [
x∈
/ Ack .
n∈N k≥n

1
Il existe donc n0 ∈ N tel que pour tout k ≥ n0 , x ∈ Ak , i.e., fs(k) (x) − f (x) ≤ k+1 . Fixons un
1
réel ε > 0. Choisissons N ∈ N avec N ≥ n0 et k+1 ≤ ε pour tout k ≥ N . Il s’ensuit que pour
1
tout k ≥ N , fs(k) (x) − f (x) ≤ k+1 ≤ ε. On conclut que fs(k) (x) → f (x).

Exercice 14 Une partie incluse dans une partie négligeable est-elle négligeable ? L’intersection de
parties négligeables est-elle négligeable ? Le complémentaire d’une partie négligeable est-il négligeable ?
L’union dénombrable de parties négligeables est-elle négligeable ?

Exercice 15 Soient (X, T , µ) un espace mesuré avec µ(X) < +∞ et (fn )n≥1 une suite de fonctions
de X dans R. On suppose que pour tout n ≥ 1, la fonction fn est (T , B(R))-mesurable. On note C
l’ensemble des x ∈ X tels que lim fn (x) existe et appartienne à R.
n→+∞
1. Montrer que
\ [ \ 1
C= {x ∈ X : |fp (x) − fq (x)| ≤ }.
k
k≥1 n≥1 p,q≥n

2. En déduire que C ∈ T .
3. Montrer que (fn )n≥1 converge µ-presque partout si et seulement si µ(C c ) = 0.
4. (Egorov) On suppose qu’il existe une fonction f : X → R qui soit (T , B(R))-mesurable et une
partie Ω ∈ T avec µ(Ω) = 0 telles que

lim fn (x) = f (x) pour tout x ∈ X \ Ω.


n→+∞

L’objectif dans la suite est de construire pour chaque réel ε > 0, une partie Aε ∈ T avec
µ(Aε ) ≤ ε telle que (fn )n≥1 converge uniformément vers f sur X \ Aε .
Pour tout k, n ≥ 1 entiers, on note
\ 1
Akn := {x ∈ X : |fp (x) − f (x)| ≤ }.
k
p≥n

(a) Etablir que pour tout k, n ≥ 1 entiers, Akn ∈ T .


(b) Soit k ≥ 1 un entier. Montrer que la suite (Akn )n≥1 est croissante (pour l’inclusion ⊂).
(c) Soit k ≥ 1 un entier. Montrer que
[
X \Ω ⊂ Akn
n≥1

et en déduire que
µ(X) = lim µ(Akn ).
n→+∞

(d) Soient ε > 0 un réel et k ≥ 1 un entier. Justifier l’existence d’un entier (qui dépend de k et
de ε) N (k, ε) ≥ 1 tel que
ε
µ(AkN (k,ε) ) ≥ µ(X) − k .
2

9
(e) Pour chaque réel ε > 0, on pose
[
Aε = X \ AkN (k,ε) .
k≥1

Montrer que Aε ∈ T et µ(Aε ) ≤ ε.


(f) Soit ε > 0 un réel. Etablir que (fn )n≥1 converge uniformément vers f sur X \ Aε , i.e.,
lim sup |fn (x) − f (x)| = 0.
n→+∞ x∈X\A
ε

(g) Enoncer le résultat que vous venez d’établir (connu sous le nom de Théorème d’Egorov).
Solution.
1. Il s’agit simplement d’observer que la complétude de l’espace métrique (R, | · |) nous dit que
pour chaque x ∈ X, on a l’inclusion x ∈ C si et seulement si la suite (fn (x))n∈N ) est de Cauchy
dans R.
2. Pour tout k, p, q ≥ 1 entiers, la (T , B(R))-mesurabilité de |fp − fq | nous dit que
 
1
Ak,p,q := x ∈ X : |fp (x) − fq (x)| ≤ ∈T.
k
La stabilité de T par intersections dénombrables nous alors dit que pour chaque entier k ≥ 1
et chaque entier n ≥ 1, on a l’inclusion
\
Ak,p,q ∈ T .
p,q≥n

La stabilité de T par unions dénombrables et l’inclusion précédente donnent pour chaque entier
k≥1 [ \
Ak,p,q ∈ T .
n≥1 p,q≥n
Une nouvelle utilisation de la stabilité de T par intersections dénombrables permet de conclure
que \ [ \
Ak ∈ T .
k≥1 n≥1 p,q≥n

3. Si (fn )n≥1 converge dans R µ-presque partout, alors C c est µ-négligeable, i.e., il existe N ∈ T
tel que µ(N ) = 0 et C c ⊂ N . L’inclusion C c ∈ T donnée par la question précédente entraîne
alors µ(C c ) = 0. La réciproque est évidente.
4. Soit ε > 0 un réel. Dans les questions (a)-(b)-(c) et (d), on considère k ≥ 1 un entier fixé.
(a) Soit n ≥ 1 un entier fixé. L’ensemble Akn est une intersection dénombrable d’éléments de T .
En effet, pour tout entier p ≥ n, la (T , B(R))-mesurabilité de |fp − f | donne
1
{x ∈ X : |fp (x) − f (x)| ≤ }∈T.
k
(b) Evident.
(c) Soit x ∈ X \ Ω, i.e., x ∈ X et limn→+∞ fn (x) = f (x). Il existe alors
S un entier n ≥ 1 tel que
1 k
pour tout entier p ≥ n, |fp (x) − f (x)| ≤ k . On en déduit que x ∈ n≥1 An puis
[
X \Ω ⊂ Akn .
n≥1

En combinant l’inégalité µ(X) < +∞, l’égalité µ(Ω) = 0, l’inclusion ci-dessus et la propriété
de croissance donnée par la question précédente, on aboutit à
[
µ(X) = µ(X \ Ω) ≤ µ( Akn ) = lim µ(Akn ).
n→+∞
n≥1

10
(d) Soient ε > 0 un réel et k ≥ 1 un entier fixés. La question précédente et l’inégalité µ(X) < +∞
permettent d’écrire
ε
µ(X) = lim µ(Akn ) > µ(X) − k .
n→+∞ 2
ε
Il découle de ceci l’existence d’un entier N (k, ε) ≥ 1 tel que µ(AkN (k,ε) ) ≥ µ(X) − 2k
.
(e) Soit ε > 0 un réel fixé. Montrons que

lim sup |fn (x) − f (x)| = 0. (5)


n→+∞ x∈X\A
ε

Fixons un réel η > 0. Choisissons un entier k ≥ 1 tel que k1 ≤ η. Soit n ≥ N (k, ε) un entier.
Pour tout x ∈ X \ Aε , on a évidemment x ∈ AkN (k,ε) ce qui entraîne

1
|fn (x) − f (x)| ≤ ≤ η.
k
On en déduit
sup |fn (x) − f (x)| ≤ η.
x∈X\Aε

La convergence (5) est donc établie.


(f) Soient (X, T , µ) un espace mesuré avec µ(X) < +∞ et (fn )n≥1 une suite de fonctions
(T , B(R))-mesurables de X dans R. On suppose qu’il existe une fonction (T , B(R))-mesurable
f : X → R telle que (fn )n≥1 converge µ-presque partout vers f .
Alors, pour tout réel ε > 0, il existe une partie Aε ∈ T avec µ(Aε ) ≤ ε telle que (fn )n≥1
converge uniformément vers f sur X \ Aε .

Exercice 16 Soient (X, T , µ) un espace mesuré, (fn )n∈N et (gn )n∈N deux suites de fonctions (T , B(R))-
mesurables de X dans R. On suppose que pour tout n ∈ N, fn = gn µ-presque partout. Montrer que
inf n∈N fn = inf n∈N gn et supn∈N fn = supn∈N gn µ-presque partout.
Solution. Pour chaque n ∈ N, l’ensemble X \ {fn = gn } = {fn 6= gn } est µ-négligeable, i.e., pour
chaque n ∈ N, il existe Nn ∈ T tel que µ(Nn ) = 0 et {fn 6= gn } ⊂ Nn . Notons que l’hypothèse
−1 ?
de mesurabilité entraîne que pourS tout n ∈ N, {fn 6= gn } = (fn − gn ) (R ) ∈ T , en particulier
µ({fn 6= gn }) = 0. Posons A := n∈N {fn 6= gn } ∈ T . Il est clair que µ(A) = 0, en particulier A est µ-
négligeable. De plus, par définition de A, on a pour tout x ∈ X \ A et pour tout n ∈ N, fn (x) = gn (x).
Cette dernière égalité donne évidemment que pour tout x ∈ X \ A, inf n∈N fn (x) = inf n∈N gn (x) et
supn∈N fn (x) = supn∈N gn (x).

Exercice 17 Soient (X, T ) un espace mesurable, µ, ν deux mesures finies sur X (i.e., µ(X) < +∞ et
ν(X) < +∞). On suppose que pour tout A ∈ T ,

µ(A) = 0 ⇒ ν(A) = 0.

L’objectif de cet exercice est d’établir la propriété (P) suivante :



∀ε > 0, ∃η > 0, ∀A ∈ T , µ(A) < η ⇒ ν(A) < ε .

Nous allons procéder par l’absurde.


1
1. Montrer qu’il existe un réel ε > 0 et une suite (An )n∈N d’éléments de T avec µ(An ) < 2n et
ν(An ) > ε pour tout n ∈ N.

11
S
2. Pour tout n ∈ N, on pose Bn := k≥n Ak . Montrer que (Bn )n∈N est une suite d’éléments de T
satisfaisant
+∞
X 1
µ(Bn ) ≤ pour tout n ∈ N.
2k
k=n

3. Etablir que \ \
µ( Bn ) = 0 et ν( Bn ) ≥ ε.
n∈N n∈N

4. Conclure.

Exercice 18 On note λ la mesure de Lebesgue sur (R, B(R)).


1. Soit I un intervalle de R. Rappeler la valeur de λ(I).
2. La mesure λ est-elle σ-finie ?
3. Soit x ∈ R. Déterminer λ({x}).
4. Soit D une partie dénombrable de R. Que vaut λ(D) ?
5. Déterminer λ(Q), λ([0, 1] \ Q) et λ(R \ Q).
6. Déterminer λ n≥1 [n, n + 21n ] .
S 

7. Soit U un ouvert de R. Montrer que si U est borné, alors λ(U ) < +∞. Que pensez-vous de la
réciproque ?
8. Soit ε > 0 un réel. Soit ϕ : N → Q une fonction bijective. Justifier que
[ ε ε
U := ]ϕ(n) − n+2 , ϕ(n) + n+2 [
2 2
n∈N

est un ouvert dense de R. Montrer que λ(U ) ≤ ε. Conclure.


9. Soit r ∈ [0, +∞]. Peut-on construire une partie D dense de R avec λ(D) = r ?
10. Donner un exemple de borélien B de R tel que

λ(int B) < λ(B) < λ(adh B).

Exercice 19 Soit µ une mesure sur (R, B(R)) invariante par translation (i.e., pour tout B ∈ B(R) et
pour tout a ∈ R, µ(B + a) = µ(B)). On suppose c := µ([0, 1]) ∈]0, +∞[.
1. Montrer que µ([0, n1 [) ≤ c
n pour tout n ≥ 1. En déduire que µ({0}) = 0 puis µ({x}) = 0 pour
tout x ∈ R.
2. Etablir que µ([0, n]) = cn pour tout n ∈ N.
3. En déduire que µ([0, q]) = cq pour tout q ∈ Q+ .
4. Montrer que µ([0, x]) = cx pour tout x ∈ R+ .
5. Conclure que µ = cλ.
Solution.
1. Soit n ≥ 1 un entier. On commence par voir que
n−1
[ k k+1
[0, 1] ⊃ [ , [.
n n
k=0

Il s’ensuit
n−1 n−1
[ k k+1 X k k+1
c = µ([0, 1]) ≥ µ( [ , [) = µ([ , [).
n n n n
k=0 k=0

12
Notons que pour tout k ∈ {0, . . . , n − 1}
 
k 1 k k+1
+ [0, [= [ , [.
n n n n
Le fait que µ soit invariante par translations donne alors
n−1
X 1 1
c≥ µ([0, [) = nµ([0, [)
n n
k=0
ou encore
c 1
≥ µ([0, [).
n n
1
Puisque ([0, m [)m≥1 est une suite décroissante et µ([0, 1[) < +∞, on a
\ 1 1 c
µ({0}) = µ( [0, [) ≤ lim µ([0, [) ≤ lim = 0,
m m→+∞ m m→+∞ m
m≥1

i.e., µ({0}) = 0. Pour x ∈ R, on a bien sûr {x} = {0} + {x} puis


µ({x}) = µ({0} + {x}) = µ({0}) = 0.
2. Soit n ∈ N un entier. Si n = 0, l’égalité désirée a lieu. Si n ≥ 1, on peut écrire
n−1
[ n−1
[ n−1
X n−1
X
µ([0, n]) = µ({n} ∪ [k, k + 1[) = µ( [k, k + 1[) = µ([k, k + 1]) = µ([0, 1]) = nc.
k=0 k=0 k=0 k=0
p
3. Soit a ∈ Q+ . On peut écrire a = q avec p ∈ N et q ≥ 1. On a d’après la question précédente
µ([0, aq]) = µ([0, p]) = cp.
Par ailleurs, on a
q−1
[
[0, aq] = {aq} ∪ [ka, (k + 1)a[
k=0
puis
q−1
X q−1
X
µ([0, aq]) = µ([ka, (k + 1)a[) = µ([0, a[) = qµ([0, a]).
k=0 k=0
On conclut
cp = µ([0, aq]) = qµ([0, a])
ou encore
p
ca = c = µ([0, a]).
q
4. Soit x ∈ R+ . Soit (qn )n≥1 une suite croissante de Q+ avec limn→+∞ qn = x. On a
µ([0, x]) = lim µ([0, qn ]) = lim cqn = cx.
n→+∞ n→+∞

5. Soit a, b ∈ R avec a ≤ b. On a
µ([0, b − a]) = c(b − a)
puis par invariance par translations
µ([a, b])µ({a} + [0, b − a]) = c(b − a) = cλ([a, b]).
Ceci et le fait que la µ mesure d’un singleton soit nulle nous dit que µ et cλ coïncident sur la
classe I des intervalles de R. Cette classe est stable par intersections (finies) et engendre B(R).
On conclut que µ = cλ.

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