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19 Candidoses

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A.

Wakrim
I.Ouafik

Candidoses :
Introduction
-Les Candidoses sont des affections fongiques dû à des micro-organismes commensaux endogènes
ou exogènes, dont le pouvoir pathogène ne s’exprime qu’en présence de facteurs favorisants locaux
ou généraux
-infections opportunistes
-formes localisées (cutanées et/ou muqueuses), forme généralisés invasive
Intérêts :
-↑incidence dans les infections nosocomiales en réanimation
-mauvais pronostic en absence du traitement
-intérêt d’un diagnostic précoce

I. Epidémiologie :
a. Agent pathogène :
-levures, champignons unicellulaires, forme et taille variable
-ronde à ovale, 1-10 μm
-se multipliant par bourgeonnement (asexuée) : blastospore
-genre candida (levures non encapsulées)
-possibilité de croissance par pseudomycélium
-la plus fréquente est Candida albicans :
*C.albicans, C.glabrata : commensal du tube digestif, voie génito-urinaire
*C.parapsilosis commensal de la peau et des phanères
-les autres espèces moins fréquemment rencontrées
-germes opportunistes (divers facteurs)
-n’est jamais trouvé à l’état normal sur la peau
b. Facteurs de risque
i. Locaux :
 Humidité
 Macération (contacts répétés avec l’eau,
occlusion, transpiration, obésité..)
 pH acide
 irritations chroniques (prothèses dentaire…)
 xérostomie
ii. généraux :
 terrain :
 immunosuppression (neutropénie) :
congénitale, acquise (thérapeutique, VIH..)
 diabète
 grossesse
 âges extrêmes de la vie
 patient de réanimation
 médicaments :
 antibiotiques généraux
 œstoprogestatifs
A.Wakrim
I.Ouafik

 corticoïdes
c. Modalités d’infestation :
*voie endogène principalement : porte d’entrée digestive ou génitale
-colonisation du site
-adhérence à l’épithélium
-filamentation
-envahissement et dissémination hématogène
*voie exogène : rarement
*septicémies ou lésions viscérales profondes à candida albicans :
-exceptionnelles
-contexte : immunosuppression, aplasie médullaire, nouveau-né, prématuré
II. Pouvoir pathogène :
a. Candidose superficielle :
i. Candidoses cutanés et unguéales :
1. Intertrigo : infection au niveau des plis
a. Des grands plis :
-inguinaux, inter fessiers, axillaires, sous mammaires
-lésions érythémateuses mal limités, suintantes, enduit
blanchâtres
b. Des petits plis :
-palmaire principalement
-mains soumises façon répétitives à l’humidité
-lésions ulcérées, avec bordure blanchâtre et décollée
2. Lésions des ongles : perionyxis
-essentiellement la main, C.albicans
-atteinte périunguéale--> bourrelet rouge autour de la zone
matricielle--> atteinte zone proximale de l’ongle--> bords latéraux et
partie distale--> destruction totale de l’ongle
ii. Candidose bucco pharyngée : C.albicans, C.glabrata (commensal tube
digestif)
1. Candidose buccale
muguet : nourrisson et vieillard, enduit crémeux, blanchâtre (langue,
pharynx, face interne des joues)
2. Glossite à candida
érythémateuses, érythémato pultacées, langue et palais
3. Candidose oesophagienne :
douloureuse, VIH,

iii. Candidose gastro-intestinale


iv. Candidose anale
v. Candidose vulvo-vaginale :
vulvo-vaginite, fréquente, prurit
leucorrhées blanchâtre, lait caillé
diabète, AS locaux, ATB large spectre
A.Wakrim
I.Ouafik

horomonodépendante : grossesse, femme en activité génitale


pas une IST
vi. Balanite, urétrite, cystite
b. Candidose profonde/ invasives :
-passage dans le sang/ organe profond
-atteinte œsophagienne et cystite non invasives
-infections nosocomiales, patients fragilisés
-pronostic grave
-pas de signe pathognomonique (fièvre, hépatosplénique, endocardite, neuro-
méningées..)
NB : rechercher systématiquement sur certains terrains ‘agranulocytose,
réanimation, chirurgie lourde’
III. Diagnostic biologique :
a. Prélèvement : avant tout traitement spécifique :
-grattage des lésions cutanées et unguéales
-écouvillonnage des lésions au niveau des muqueuses
-hémocultures, LCR, LBA…
b. Examen direct :
positif : présence de nombreuses levures bourgeonnantes et/ou pseudo mycélium
c. Culture et indentification :
-Sabouraud + chloramphénicol sans actidione
-l’identification se fait par : le test de filamentation ( de blastèse) / recherche de
chlamydospores sur milieux pauvres
-assimilation ou fermentation des sucres
-réaction d’agglutination
-antifongigramme : candidose invasives/ échec thérapeutique dans les candidoses
muqueuses
-interprétation selon : nombre de colonies, site de prélèvement, hémoculture
positive= candidémie
d. Diagnostic immuno-sérologique :
i. Sérologique :
-atteintes systémiques : IFI
ii. Recherche Ag circulants
IV. Conclusion :
-Les candidoses sont des infections opportunistes
-Candida albicans existe à l’état saprophyte sur les muqueuses digestives et génitales.
-Un certain nombre de conditions favorisent le passage à un stade pathogène
-Le diagnostic de candidose repose sur l’examen clinique. La confirmation par l’examen
mycologique
-La prophylaxie et le traitement (antifongiques) des candidoses ne se réduisent pas à
leur seul traitement par voie locale ou générale mais doivent faire rechercher des
facteurs favorisants, particulièrement en cas de formes récidivantes

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