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Résumé ch.16 À 20 TTP Du Spinoza

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BCPST Individu et communauté 2024-25

Résumé des [Link] à XX du Traité Théologico-politique de Spinoza


Ch. XVI : Des Fondements de l'État ; du Droit tant naturel que Civil de l'individu ; et du Droit du Souverain.
I) Le Droit naturel de chacun.
► Après avoir séparé la philosophie et la théologie, et montré que la théologie reconnaît à tous la liberté de philosopher, il
faut s'interroger sur les limites, dans l'Etat idéal, à la liberté de penser et d'expression (réponses au [Link])

→ s'interroger d'abord sur droit naturel de l'individu

► « Droit et Institution de la Nature » = règles de la nature selon lesquelles chacun déterminé à exister et à se comporter
d'une certaine manière = « droit naturel souverain »
ex. poissons → nager
ex. gds poissons → manger les petits
→ pas de limites au Droit de la Nature car puissance de la Nature = puissance de Dieu (la Nature = Dieu)
→ la puissance de la Nature = puissance de tous les individus ensemble
→ donc « le droit de la nature s'étend jusqu'où s'étend la puissance déterminée qui lui appartient »
→ loi de la nature = chacun s'efforce de persévérer dans son état et en a le « souverain droit »
NB : pas de ≠ce en les H et autres vivants, ni entre les H (sages et imbéciles)
→ donc, dans l'état de Nature (≠ dans un Etat), droit souverain à agir selon son état, càd selon sa nature (= « lois
de l'Appétit » pour « l'ignorant », « lois de la Raison » pour « le sage »)
→ il n'y a pas d'interdit car il n'y a pas de péché avant la loi (doctrine de Paul)

► Droit Naturel de chacun défini par « le désir et la puissance » (≠ la droite Raison)


cf. H naissent ignorants de « la vraie règle de vie » et vivent dans cette ignorance une gde partie de leur vie →
nécessité pour eux de vivre et de se conserver sous impulsion de « l'Appétit » (le désir), sans souci des moyens utilisés
(droit à la force, à la ruse...)
ex. le chat n'a pas à vivre selon les lois de la nature du lion

► Donc rien n'est interdit (ni les conflits, la haine, la colère...) de ce qu'inspire l'Appétit
→ Car la Nature ne se limite pas aux lois de la Raison humaine (objet de la Raison humaine = utilité véritable et
conservation des H) : il existe d'autres lois (l'H n'en est qu'une toute petite partie)
→ donc rien n'est absurde qui répond aux lois de la Nature (penser le contraire = erreur due à perception
anthropocentrée)

II) Le pacte et le Droit du Souverain sur toutes choses.


► Mais il est plus utile aux H de vivre selon lois de la Raison
ex. chacun veut vivre à l'abri de la crainte, or impossible dans Etat de Nature car chacun fait ce qu'il veut
→ de plus, l'entraide entre H permet une vie moins misérable
→ donc nécessité d'agir selon la Raison (commune) car les désir individuels sont tous ≠
→ nécessité de réfréner l'Appétit
→ pacte (contrat social = élément capital dans « l'institution de l'Etat ») : « maintenir le droit d'autrui comme le
sien propre »

► Quelles conditions à ce pacte pour qu'il soit solide ?


NB : loi de la Nature = préférence pour un plus gd bien et aversion pour un plus gd mal (ou ce qui paraît tel)
ex. une promesse à un voleur n'a pas à être tenue
ex. droit à ne pas tenir une promesse insensée (ne pas manger pdt 20 j.)

► Donc un pacte n'a de force et de validité que s'il est utile


NB : si les H étaient guidés par la seule Raison, ils reconnaitraient l'utilité et la nécessité absolue de l'Etat, et donc
de respecter le pacte (rejet de toute fourberie)
→ mais H pas tous guidés par la Raison (force des plaisirs et passions – avarice, gloire, envie, haine...-)
→ donc impossibilité de se reposer sur seule confiance dans bonne foi d'atrui (car chacun peut agir selon son
Droit Naturel)
→ donc nécessité de « quelque autre chose »
NB : Droit Naturel de l'individu limité seulement par puissance de l'individu à le faire valoir ; de même, le doit
souverain lié au « pouvoir souverain » : si le pvoir baisse, le droit baisse

► Donc la société peut se former sans contredire le Droit Naturel


→ par transfert par l'individu de sa puissance à la société : la société a ainsi un droit souverain de Nature =

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souveraineté de commandement à laquelle chacun doit obéir (librement ou par crainte)


→ ce droit de la société = « la Démocratie » = « union libre des H en un tout qui a une droit souverain
collectif sur tout ce qui est en son pouvoir »
→ donc « le souverain n'est tenu par aucune loi et tous lui doivent obéissance pour tout » car transfert au
souverain par les individus de tout leur Droit Naturel
→ donc nécessité d'obéir absolument au souverain, même si ses commandements sont absurdes (car la Raison ne
ordonne de choisir tjs le moindre mal)

III) Personne ne peut être absolument privé de son droit naturel.


► Mais il est rare que les souverains commandent des choses absurdes car il leur faut le pouvoir (la puissance) pour les
imposer
→ garder le pouvoir nécessite donc de « veiller au bien commun » et de « tout diriger selon l'injonction de la
Raison »
ex. [Link] Sénèque : « personne n'a longtemps conservé un pouvoir de violence »
NB : risque d'un pouvoir qui ordonne choses absurdes plus improbable en démocratie car le nb préserve de ce
risque et le but de la démocratie est la pais (en évitant le règne de l'Appétit)

► L'obéissance au souverain fait-elle « des sujets des esclaves » ?


→ esclave = celui qui agit par commandement (≠ H libre, qui agit selon son plaisir)
→ mais le pire esclavage = être captif de son plaisir
→ être libre = vivre « sous la seule conduite de la Raison »
→ donc l'obéissance ≠ esclavage
→ ôte la liberté mais dépend de « la raison déterminante de l'action » :
- si utilité seulement de celui qui commande = esclavage
- si utilité de celui qui obéit ≠ esclavage
→ donc Etat dont lois fondées sur la droite Raison = le plus libre
ex. enfants sous autorité des parents ≠ esclaves
→ distinguer esclave/enfant/sujet

► Donc Etat démocratique = le plus naturel et le moins éloigné de la liberté naturelle


→ car transfert de droit naturel de l'individu à la majorité de la société dont il fait partie : « tous demeurent
égaux » (// Etat de Nature)
→ utilité de la liberté dans l'Etat (que ce soit une monarchie, une oligarchie ou une démocratie) mais surtout en
Démocratie

IV) Divers concepts juridiques.


-Droit Civil privé
► « liberté qu'a l'individu de son conserver dans son état, telle qu'elle est déterminée par les édits du pouvoir souverain et
maintenue par sa seule autorité »

-Violation du Droit.
► Qd un citoyen contraint par un autre à souffrir un dommage contrairement au droit civil
NB : le souverain en peut pas violer le droit des sujets car tout lui est permis → violation possible seulement entre
sujets

-Justice, Injustice. = équité, iniquité


► Les magistrats ne doivent pas tenir compte des personnes mais seulement du droit civil

- Les Confédérés.
► H de 2 cités qui s'engagent par contrat à ne pas se faire la guerre et à s'entraider
NB1 : le contrat ne dure que tant que la menace existe
NB2 : ne pas être naïf → craindre la fourberie
NB3 : les promesses ne doivent pas être contraires à l'intérêt de l'Etat

- L’Ennemi.
► Celui qui vit hors de la cité et ne reconnaît pas le gvt
→ ne se fonde pas sur le haine mais le droit que la cité à contre lui

- Lèse-Majesté
► Crime de lèse-majesté qd sujet a tenté de ravir ou transférer à un autre le droit du souverain (« pour une raison

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quelconque »)
ex. soldat qui désobéit, même si désobéissance bénéfique à l'Etat : nécessité d'une condamnation

V) Accord du Droit civil et du Droit divin.


► Le Droit Naturel ne contredit-il pas le Droit Divin Révélé ?
→ car nous sommes tous tenus par commandements de Dieu (cf. aimer son prochain comme soi-même)
→ mais Etat de Nature antérieur à la Religion : personne dans Etat de Nature ne sait qu'il doit obéir à Dieu (car
avant la Révélation)
→ donc pas de péché (cf. Paul)
→ donc droit divin commence qd H ont promis par un pacte d'obéir à Dieu

► Les souverains sont tenus par droit divin autant que les sujets
→ mais contradiction avec absence de contrainte du souveraineté
→ mais chacun dans Etat de Nature est tenu par droit Révélé et la droite Raison car c'est plus utile (s'il ne le fait
pas , c'est à ses risques et périls)

► Si souverain commande contre la Religion et obéissance à Dieu, faut-il obéir ?


→ nécessité d'obéir à Dieu avant tout si certitude de la Révélation
→ mais gde obscurité car nbreuses superstitions
→ seul le souverain peut statuer sur la Religion

► Si le souverain est idolâtre


→ ne pas contracter
→ si contrat avec lui, devoir d'obéissance (sauf si Révélation certaine par Dieu a promis secours cntre le tyran)
ex. 3 Juifs à Babylone qui n'ont pas obéi à Nabuchodonosor
ex. obéissance aux lois dans pays idolâtres

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Ch. XVII : Où l'on montre que nul ne peut transférer en totalité ce qui lui appartient au Souverain et que ce
transfert n'est pas nécessaire. De l'État des Hébreux : quel il fut du vivant de Moïse, quel après sa mort, et de son
excellence ; enfin des causes pour quoi l'État régi par Dieu a péri et, durant son existence, n'a presque jamais été
libre de séditions.
I) Le droit et le pouvoir souverain de l’État, les conditions de sa conservation.
- Droit et pouvoir souverain de l’État.
► Pas d'abandon total du pouvoir par individu car il ne peut « cesser d'être un homme » = limite au pouvoir du
souveraineté
ex. : le Souverain ne peut imposer d'avoir de la haine pour son bienfaiteur, de l'amour pour celui qui nous a fait du
mal, etc.
→ donc « l'individu se réserve une grande part de son droit, laquelle ainsi n'est plus suspendue au décret d'un
autre, mais au sien propre »

► Peu importe la raison de l'obéissance du sujet au souverain (crainte, amour...) : il agit tjs « par son propre conseil et son
propre décret »
→ l'obéissance concerne surtt « l'action interne de l'âme » (le consentement)
→ celui « qui règne sur les âmes de ses sujets » a le pvoir le plus gd (≠ tyran qui règne par la crainte)

► Mais ce pvoir du souverain ne peut être absolu

- Conditions de la conservation de l’État.


► Conservation de l'Etat dépend avant tout de la fidélité des sujets et de leur vertu
→ comment rendre sujets fidèles et vertueux ?
→ car gvants et gvés sont des H qui cherchent plus facilement la plaisir (« le luxe et l'avidité ») que la
Raison = chacun juge selon « sa complexion » (ses passions = son intérêt ou son plaisir)
→ nécessité de prévenir ces maux dans la cité car gde menace (+ gde que celle des ennemis)

- Exemple de la République romaine.


► République Romaine : victorieuse de ses ennemis mais vaincue par ses citoyens
ex. : Tacite, guerre civile de Vespasien contre Vitellius
ex. : Alexandre avait plus d'estime pour ses ennemis que pour ses citoyens

► D'où justification, par rois usurpateurs, de leur pvoir par origine divine pour mieux le faire accepter par le peuple
ex. : Auguste descendant d'Enée, fils de Vénus
ex. Alexandre fils de Jupiter
ex. : Cléon et les Macédoniens

II) L’État des Hébreux : son institution après la sortie d’Égypte.


►Ex. des Hébreux après sortie d'Egypte
→ libres/ Egyptiens car n'étaient plus liés par un pacte = retour au Droit Naturel
→ sur conseil de Moïse : transfert de ce droit à Dieu seul (cf. Exode)

► C'est donc le royaume de Dieu car seul Dieu souverain (« Roi des Hébreux »)
→ droit civil et Religion sont ici une même chose : dogmes de la R° = règle du droit civil → Théocratie
ex. piété = justice

►Mais // Démocratie car souveraineté à personne d'autre que Dieu


cf. Hébreux restés tous égaux
→ mais transfert ensuite à Moïse de leurs droits de consulter directement Dieu
→ donc Moïse devient seul porteur et interprète des lois divines
→ Moïse tient donc la place de Dieu

►Successeur de Moïse, s'il avait été choisi par Moïse (donc par Dieu), pas par Hébreux → Monarchie
→ mais Moïse ne choisit pas de successeur : droit d'interpréter la parole divine ≠ pvoir d'administrer l'Etat

III) L’État des Hébreux : son administration.


► Construction aux frais de tous de « la cour de Dieu » (maison où Dieu est consulté)
→ Lévites (tribu de Lévi) administrent ce palais
→ 1er rang occupé par Aaron (frère de Moïse)
→ mais pvoir d'Aaron contrebalancé par absence totale de pvoir pour commandement commun

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►Les 12 tibrus se partagent le terre des Chananéens : les chefs de tribus gvernement + José chef de la milice
→ séparation des pvoirs

►Service militaire = obéissance à Dieu → armée de Dieu

► Donc « administrateurs » ≠ « dominateurs de l'Etat » → pas de Monarchie (comme c'était le cas du tps de Moïse)
→ tableau historique des ≠ts pvoirs pour les ≠tes tribus

► Désignation des chefs de tribus


→ après Moïse, pas de commandement suprême : Etat Théocratique (≠ monarchique, aristocratique,
démocratique), car :
- demeure royale = Temple
- tous citoyens devaient jurer fidélité à Dieu
- seul Dieu désignait le commandement suprême si besoin

IV) L’État des Hébreux : les avantages de sa constitution.


► Comment ce pvoir modérait-il les âmes des gvants et des gvnés ?

- Les Chefs ne peuvent y outrepasser les justes limites.


► les gvants justifient tjs leurs crimes par le respect du droit (d'autant plus facilement qd droit dépend d'eux, et donc est
fait à leur convenance)
→ chez Hébreux, interprétation du droit par Lévites (≠ gvants)
→ nécessité pour chefs des Hébreux de respecter les lois connues de tous (tous les 7 ans, réunion pour instruire,
par le Pontife, le peuple de la loi) : pour échapper à la haine « théologique » (car chefs voulaient être honorés par le peuple
comme « ministres de Dieu »)

► Pour « contenir la concurrence effrénée des chefs » : autre moyen = participation de tous les citoyens au service
militaire (de 20 à 60 ans) + interdiction de mercenaire étrangers → armée de citoyens
→ donc impossibilité d'opprimer le peuple par une une armée constituée du peuple lui-même
+ crainte des chefs d'une armée de citoyens auteurs de la liberté et gloire de l'Etat, et de Dieu
ex. : Alexandre dans sa 2ème guerre contre Darius

► De plus, chefs Hébreux « attachés les uns aux autres » par « le seul lien de la Religion »
→ donc si défection de l'un, peut être traité d'ennemi par les autres

► De plus, crainte de la possibilité d'un nouveau prophète, qui commanderait au nom d'un Dieu directement connu de lui
(comme Moïse) et entraînerait le peuple à se révolter contre son oppression
→ un chef honnête pouvait mieux contrer ce risque

►De plus, le chef tient son prestige de son âge et de sa sagesse ≠ noblesse ou droit du sang

► De plus, nul ne pouvait désirer la guerre pour la guerre mais seulement pour la paix et la liberté car les soldats étaient
aussi citoyens

- De quelle manière le peuple y était contenu.


►Fondements de l'institution sociale ont fait naître, dans l'âme des citoyens, l'amour de la patrie
→ car se pensent comme « fils de Dieu » et que leur royaume est « le royaume de Dieu »
→ les autres nations sont « ennemies de Dieu » donc « haine la plus violente des ennemis »
→ patriotisme extrême
ex. : David se plaignait de son exil à Saül = le patriotisme est aussi une piété
→ c'est pquoi nul citoyen hébreux n'est condamné à l'exil → pécheur condamné au supplice, pas à l'opprobre
(honte publique)
→ culte quotidien exacerbait cette piété patriotique et la haine de l'étranger (les Gentils)
NB : parallèlement, les autres nations haïssaient grandement les Hébreux

►Toutes ce raison augmentent sentiment patriotique et refus de toute domination étrangères


cf. Jérusalem appelée « la cité rebelle »
ex. : cit . Tacite

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► autre raison + forte : l'utilité


→ car droit de propriété très grand des citoyens sur leurs biens : possèdent leur terre pour l'éternité → personne ne
peut être dépouillé de son bien
→ de plus, pauvreté supportée car pratique très gde de la charité
→ donc patrie = lieu protecteur
→ donc éviter ce qui peut causer guerre civile et discorde
NB : amour des citoyens renforcé par haine des étrangers
→ de plus, éducation à la discipline
ex. : labour, semailles et moisson strictement régulés
cf. « d'une manière générale, toute la vie était une constante pratique de l'obéissance » (≠ servitude car se
confond avec la liberté)
→ de plus, régularité des jours obligatoires de repos et liesse (cf. repos 7ème jour de la semaine)
→ donc âmes de Hébreux « fléchies » par « la joie » de « la dévotion » (= « amour « et « admiration »)
→ de plus, profonde révérence au Temple et aux Lois

→ donc « ils devaient obéir sans consulter la Raison »

V) L’État des Hébreux : les causes de sa destruction.


► NB : Spinoza a décrit le gvt idéal des Hébreux, pas la réalité ! = état théocratque idéal

→ pquoi les Hébreux ont-ils si souvent transgressé la loi, été asservis et ont vu la ruine de leur Etat ?
→ non pas car naturellement insoumis, car la Nature ne crée pas des nations particulières, mais ce sont les lois et
les mœurs qui les créent
→ si Hébreux plus insoumis que d'autres, c'est à cause des vices de leurs lois et de leurs mœurs : ils ont déplu à
Dieu = vengeance divine
cf. cit. Jérémie et Ezéchiel
→ ruine car Lévites ont le privilège du sacerdoce
→ d'où opposition du peuple aux Lévites (oisifs et vivant de dons, humiliants le peuple)

► Réalité ≠ idéal de la société théocratique

► Ex. par récit biblique → rébellion contre élection des Lévites instituée par Moïse (selon son « bon plaisir » plutôt que
comme commandement divin)
→ et mort des rebelles par miracle divin, mais attribué à un artifice de Moïse : fin de la sédition mais pas de
concorde

► Conséquences : licence, luxe, paresse... = décadence de l'Etat


→ rupture du pacte avec Dieu : ils veulent un roi mortel (le Temple devient une cour)
→ donc séditions
→ donc ruine complète de l'Etat

►Ex. du 2d empire des Hébreux, pire encore que premier

►Conclusion sur droit divin comme pacte, sinon droit naturel s'impose

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Ch. XVIII : De l'État des Hébreux et de leur histoire sont conclus quelques dogmes politiques.
I) L’État des Hébreux ne doit pas être un modèle, mais on peut en tirer des leçons.
►Etat des Hébreux ≠ modèle à suivre
→ car nécessite un « pacte exprès » avec Dieu ; or le pacte pour les Chrétiens n'est plus écrit mais inscrit « dans le
cœur et avec l'esprit de Dieu » (cf. Apôtres)
→ et nécessité de « commerce » avec le dehors, avec d'autres H (≠ Hébreux isolés)

II) Les dispositions remarquables à imiter de l’État des Hébreux.


►Elire une majesté souveraine au pvoir souverain dans un Etat n'est pas contraire au Règne de Dieu
cf. Hébreux reconnaissent à Moïse le droit souverain de commander
→ les religieux n'avaient pas le droit de juger les citoyens, mais seulement d'interpréter les lois

► 1) pas de sectes religieuses durant 1er Empire des Hébreux


→ car pas de possibilité de nouveauté mais seulement usages reçus
NB : après, monarchie succède à théocratie et « la Religion dégénéra en superstition funeste »
→ de plus, démagogie des chefs

2) Prophètes accrurent appétits des H au lieu de les corriger, cf. roi Asa
→ liberté dommageable à la Religion, cf. guerres civiles

3) Pdt monarchie des Hébreux, guerres civiles se multiplièrent


cf. 500 000 morts guerre Israel/Juda

► Après, multiplication des guerres extérieures (≠ longue concorde précédente) et lois moins respectées

III) Les dangers qui menacent l’État.


►1) Donc les « ministres du culte » ne doivent pas se mêler des affaires de l'Etat ni faire la loi
→ doivent régler leur enseignement et culte sur la tradition la plus acceptée

2) Donc ne pas « rattacher aux règles de droit divin les questions d'ordre purement spéculatif » ni « fonder des lois sur des
opinions »
→ tyrannie du pvoir de tenir pour « des crimes les opinions qui sont du droit de l'individu auquel personne ne
peur renoncer »
→ dans cet Etat, c'est « la furieuse passion populaire qui commande habituellement »
ex. : Pilate fait crucifier JC car colère des Pharisiens
→ soumission au fanatisme religieux

3) Nécessité, pour Etat et Religion, de reconnaître le pvoir du souverain de décider ce qui est légitime ou non

4) Danger pour le peuple d'élire un monarque car pvoir trop gd


→ monarque tentera de toutes ses forces d'accroître son pvoir et de diminuer celui du peuple

► Mais danger d'ôter la vie à un monarque, même si c'est un tyran


→ car le peuple, « accoutumé à l'autorité royale », élira un autre tyran, car le nouveau monarque sera sous la
menace d'un nouveau régicide
ex. Anglais → « exemple fatal » car ont cherché les raisons légales du régicide
→ chgement d'un régime en un pire puis retour à l'état antérieur
ex. : Romains → se sont débarrassés d'un tyran mais, de même, remplacé par d'autres pour revenir au monarque
ex. : Etats de Hollande → pas de rois mais des comtes (≠ pvoir souverain)

→ conclusion : « chaque Etat doit conserver sa forme de gouvernement, qu'il ne peut changer sans être menacé de
ruine totale »

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Ch. XIX : Où l'on montre que le droit de régler les choses sacrées appartient entièrement au Souverain et que, si
nous voulons obéir à Dieu, le culte religieux extérieur doit se régler sur la paix de l'État.
I) Introduction : nier que le droit sacré appartienne au souverain, c’est diviser l’État.

II) La Religion n’acquiert force de droit que par le décret des gouvernants.
► Règne de Dieu sur les H établit seulement par pvoir politique
→ culte religieux doit se régler sur le paix et l'utilité publique
→ c'est au Souverain d'en décider

► Nécessité de distinguer « formes extérieures de la piété » et « culte extérieur » de la piété intérieure et « culte
intérieur » de Dieu
→ culte intérieur relève de doit de l'individu
NB : le culte de Dieu (justice et charité) s'impose, peu importe qu'il soit révélé ou lumière naturelle par ex.
→ donc règne de Dieu établit seulement par pvoir politique

► Culte de la justice et de la pité (règne de Dieu) ne s'impose que par la loi du Souverain
→ car dans Etat de Nature, pas de péché (cf. ch. XVI) = les H y vivent selon leur Appétit
→ pour que la loi divine s'impose (= enseignement de « la Raison vraie »), nécessité que l'individu renonce à son
Droit Naturel : naissance alors de la notion de justice et d'équité

► Donc « Dieu ne règne sur les Hommes que par ceux qui ont le pouvoir de régir l'Etat »

► Retour sur l'ex. des Hébreux : abandon du Droit Naturel pour pacte avec Dieu
NB : pacte seulement par la pensée avant transfert du pvoir à Moïse → Moïse ne peut pas punir ceux qui avaient
violé le Sabbat avant le pacte
→ Après destruction de l'Etat des Hébreux, Religion révélée cessa d'avoir force de loi → car Hébreux ne
relevaient plus juridiquement d'eux-mêmes mais du royaume de Babylone
cf. avertissement de Jérémie : « Veillez à la paix de la cité où je vous ai conduits captifs ; car son salut sera votre
salut »

►Donc « Dieu n'a pas de règne singulier parmi les Hommes, sinon par ceux qui sont les détenteurs du pouvoir dans
l'Etat »

► Donc Dieu ne commande pas directement aux H


→ besoin de l'intermédiaire du pouvoir politique
NB : certains ont pu douter de la providence divine

► Donc le Souverain est l'interprète du droit divin

III) Le culte religieux extérieur et les formes extérieures de la piété doivent se régler sur la paix de l’État.
► Piété envers la Partie = la plus haute sorte de piété car, sans Etat, règne de la colère et impiété et donc « crainte
universelle »
→ donc piété est impie si dommage pour l'Etat (et vice-versa)
ex. : vol d'une tunique → piété = donner aussi son manteau (car pas de danger pour Etat)
ex. : Manlius Torquatus → mit salut du peuple au-dessus piété envers son fils
→ « salut du peuple » = « loi suprême »

► Nécessité de régler piété sur utilité publique (définie par la loi du Souverain)

► Interdiction de porter secours à celui qui a été jugé coupable d'un crime capital par le Souverain
cf. Hébreux tenus de dénoncer au juge celui qui transgresse la loi
→ maxime des Hébreux : « Aime ton prochain, aie en haine ton ennemi »
→ devaient veiller au salut de la cité des Babyloniens

► Question du droit des Chrétiens à prêcher leur Religion


→ devoir de fidélité au monarque (même tyran) sauf si révélation certaine ) celui à qui Dioeu a promis secours
singulier contre le tyran
→ mais il ne peut pas servir d'ex. à tous
cf. autorité donnée par JC à ses disciples réservée à eux-seuls

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IV) Réfutation de la thèse adverse qui veut séparer le droit sacré du droit civil : elle conduit à diviser l’État.
► Contre ceux qui veulent séparer droit sacré et droit civil
→ réfutation de « l'erreur lamentable » qui s'appuie sur ex. du Souverain Pontife des Hébreux (qui pouvait
administrer les choses sacrées)
→ mais le tenait de Moïse

►Actuellement, choses sacrées relèvent du seul doit du Souverain

►= nécessité pour maintien de la Religion elle-même et de l'Etat car prestige très gd aux yeux du peuple de celui qui a
autorité sur choses sacrées
cf. « avoir cette autorité, c'est régner sur les âmes »
→ vouloir s'approprier cette autorité = vouloir diviser l'Etat

► Ex. : pvoir du Pontife Romain diminué par pvoir des Ecclésiastiques

► Avantage pour Religion et piété


Ex. les Prophètes n'ont pas pu corriger les H ≠ Souverain qui les « fléchis »
→ les Rois qui n'avaient pas droit se sont écartés de la Religion et le peuple aussi

► Comment défendre la piété si ceux qui ont le pvoir veulent être impies ?
→ renversement de la question : si les Ecclésiastiques (qui sont aussi des H) veulent être impies ?
→ si ceux qui gvernement suivent leurs passions = ruine de l'Etat (surtt si ce sont des particuliers qui revendiquent
le droit de Dieu)
→ vrais ministres de Dieu = ceux qui reconnaissent autorité du souverain

V) Pour quelle raison le droit sacré et le droit civil sont toujours séparés dans les États chrétiens.
► Pourquoi débat à ce sujet dans Etats chrétiens ? (≠ Hébreux)
→ car historiquement, Religion chrétienne d'abord enseignée comme Religion clandestine, en dehors de l'Etat
→ puis, qd introduction de l'Etat, elle dut être enseignée aux Empereurs par Ecclésiastiques
→ Eccl. prirent d'« habiles mesures » pour conserver leur pvoir (cf. célibat des prêtres et du pape)
→ très gd nb de dogmes religieux : nécessité d'être philosophe et théologien (seulement possible pour
oisifs)

► ≠ Hébreux, car Eglise contemporaine de l'Etat


→ Moïse roi et chef religieux

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[Link] : Où l'on montre que dans un État libre il est loisible à chacun de penser ce qu'il veut et de dire ce qu'il
pense.
I) Comment concilier liberté de penser et de parler avec la paix de l’État et le droit du souverain ?
► Si régner sur les âmes était facile (autant que « régner sur les langues »), le sSouverain régnerait en sécurité et pas par
violence
→ mais ≠t car âme d'un H ne peut appartenir à un autre H (cf. ch. XVII)
→ car pas de possibilité d'abandonner son Droit Naturel et usage libre de sa Raison
→ donc gvt qui veut régner sur les âmes est considéré comme violent et injuste
→ car « ces choses sont du droit propre de chacun, un droit dont personne, le voulût-il ne peut se
dessaisir. »

►Nbreux ont de tels préjugés qu'ils sont esclaves de la parole d'autrui


→ mais chacun « abonde dans son sens propre »
cf. : « entre les têtes la différence n'est pas moindre qu'entre les palais. »
→ phénomène impossible à empêcher (encore moins en démocratie qu'en monarchie)

► Donc le pvoir souverain doit accepter que H juges selon leur « complexion » (désir, intérêt...)
→ pvoir souverain ne peut tenir pour ennemis ceux qui pensent différemment : il contreviendrait à la « droite
Raison » et mettrait en danger l'Etat et n'en n'aurait pas la puissance (qui limite le droit souverain)

►Si impossibilité de renoncer à sa liberté d'opinion et de pensée, les H dans un Etat exprimeront leurs contradictions avec
Souverain (car les H ne savent pas se taire = défaut commun)
→ donc si Etat veut empêcher cette expression : nécessaire violence du gvt
→ au contraire, gvt modéré qd liberté d'expression

►Mais majesté du Souverain peut être « lésée » par paroles et actes


→ donc nécessité de limiter liberté de parole

II) Chacun peut dire et enseigner ce qu’il pense sans danger pour la paix, à la condition de laisser au
souverain décider quant aux actions.

►But de l'Etat (cf. ch. XVI) = libérer les individus de la crainte (≠ les aliéner) pour assurer « son droit naturel d'exister et
d'agir » (conatus)
→ fin de l'Etat : la liberté

► Pour former un Etat : soit pvoir à tous (Démocratie), soit pvoir à qqn (Aristocratie), soit pvoir à un seul (Monarchie)
→ mais pvoir entier
→ car individu renonce seulement à agir selon sa seule volonté (ce pvoir appartient au seul Souverain),
mais pas à penser librement (raisonner et juger) et exprimer son opinion au Souverain (mais sans chercher à changer cette
loi, car seul le Souverain le peut)
NB : mais opinion doit être guidée « par la Raison seule » (pas la ruse, colère, haine, etc.)

► Liberté d'expression = droit mais aussi devoir pour « se montrer juste et pieux »
→ être juste = obéir à la justice du Souverain (c'est la Raison qui décide de transférer son droit d'agir au
Souverain : donc obéir n'est pas contraire à la Raison)
→ être pieux = vouloir paix et tranquillité de l'Etat
NB : la piété ne peut se maintenir si chacun veut vivre selon son opinion propre
cf. on accepte une loi votée même si on a voté contre

►Quelles opinion sont séditieuses pour l'Etat ?


→ celles qui rompent pacte entre individus et Etat
ex. : celle qui prétend que chacun devrait vivre d'après son seul jugement → opinion séditieuse car rupture
du pacte et non pour jugement en lui-même
→ les opinions qui n'impliquent pas de rupture du pacte ne sont pas séditieuses dans un Etat libre (elles le sont
dans un Etat «corrompu » = fanatique)
NB : mais parfois opinions malhonnêtes

► Mais la liberté d'expression peut avoir des inconvénients (comme pour toute institution)
→ mais « Vouloir tout régler par des lois, c'est irriter les vices plutôt que les corriger. Ce que l'on ne peut prohiber,
il faut nécessairement le permettre »

p.10
BCPST Individu et communauté 2024-25

cf. impossibilité d'interdir par la loi le luxe, l'envie, l'avarice, l'ivrognerie... (= vices) : donc on doit les tolérer
→ donc tolérer la liberté d'expression (= vertu, car développe sciences et arts)

III) Le danger de la répression des pensées et des paroles.


►Possibilité de « comprimer » (interdire) liberté d'expression
→ mais pas la liberté de penser
→ car les H auraient des opinions ≠tes de leurs paroles = hypocrisie
→ or bonne foi = « première nécessité de l'Etat »
→ car règne de la « fourberie » entraîne « corruption de toutes les relations sociales »s
NB : suppression de liberté d'expression car H bien éduqués et vertueux (« les plus honnêtes ») résisteront
→ interdiction liberté d'expression = nourrit désir de sédition (car c'est dans la nature humaine)

► Lois répressives seraient inutiles et dangereuses


cf. histoire des Hébreux (ch. XVIII) → schismes et « fureur » qd magistrats veulent mettre fin par la loi aux
controverses religieuses
ex. : lois réprimant la liberté d'expression instituées souvent par concession à la colère

► Il est préférable de contenir « colère et fureur du vulgaire » plutôt que faire des lois contre liberté d'expression qui
touche « les amis des arts et de la vertu » (= « hommes d'âme fière »)
→ éviter que l'Etat sacrifie (par exil ou la mort) « les hommes de vie droite » car opinions dissidentes non
hypocrites
→ car ils ne craignent pas la mort (≠ du criminel) et font preuve de courage dans la mort et gloire de mourir pour
la liberté
→ ils deviendront des exemples (martyrs)

IV) L’opposition dans la concorde.


►Permettre aux H liberté de jugt et expression pour assurer la concorde = règle la meilleur car en accord avec nature
humaine
→ dans Etat Démocratique (le + conforme à Etat de Nature), il faut agir « par un commun décret, mais non de
juger e de raisonner en commun » = décider selon majorité et possibilité d'abroger décret si une décision paraît meilleure
→ cela évite la violence
cf. « Moins il est laissé aux hommes de liberté de juger, plus on s'écarte de l'état le plus naturel, et plus le
gouvernement a de violence. »

► Le Souverain peut facilement faire que les H d'opinions ≠tes soient dans impossibilité de se nuire
ex. : Amsterdam → liberté et concorde + tolérance religieuse
≠ ancienne querelle Remontants/Contre-Remontants → schisme, passions égoïstes...
→ vrais perturbateurs = ceux qui veulent limiter liberté d'expression

► Bilan :
1) Impossibilité d'abolir liberté d'expression
2) Liberté sans danger pour le droit et le Souverain si pas volonté d'agir contre les lois
3) Liberté sans danger pour la paix de l'Etat et inconvénients maîtrisables
4) Liberté sans danger pour la piété
5) Inutilité des lois sur questions intellectuelles (= « d'ordre spéculatif »)
6) Liberté nécessaire
→ victimes de la répression contre liberté d'expression = martyrs qui suscitent miséricorde ou vengeance (et non
effroi recherché)
→ répression conduit à une société corrompue par hypocrisie = danger pour Etat et Souverain

►Sécurité de l'Etat par :


- Restriction de la Religion et Piété aux seuls exercices de Charité et Equité
- Droit du Souverain de régler sacré et profane en ce qui concerne les seules actions (pas les pensées ou opinions)
- Liberté de penser et d'expression de chacun

► Nécessité pour Spinoza de soumettre cet écrit aux autorités de sa patrie


→ [Link] : « Je sais que je suis homme et que j'ai pu me tromper ; du moins ai-je mis tous mes soins à ne me
pas tromper et, avant tout, à ne rien écrire qui ne s'accorde entièrement avec les lois, du pays, la liberté et les bonnes
mœurs. »

p.11

Common questions

Alimenté par l’IA

Le pouvoir souverain est différent lorsqu'il règne par la crainte par rapport au consentement des sujets. Un souverain qui règne par consentement exerce le plus grand pouvoir, car il atteint la fidélité et la vertu des sujets grâce à un engagement volontaire et interne, contrairement à un tyran qui règne par la crainte extérieure et impose une fidélité apparentée à la soumission .

La démocratie est considérée comme la forme de gouvernance la plus conforme à l'état de nature car elle permet à chacun de juger et raisonner individuellement, favorisant ainsi la concorde par des décisions prises à la majorité. Elle évite la violence contrairement à d'autres systèmes qui donnent moins de liberté de jugement, tendant ainsi vers un gouvernement plus violent et s'écartant de l'état naturel .

Les considérations morales et politiques soutiennent que même un tyran doit être obéi sauf révélation certaine promettant un secours particulier. Cela repose sur la nécessité de maintenir la paix publique et le bien-être général, car la résistance injustifiée pourrait mettre en péril la stabilité même de l'État .

La raison est centrale dans la justification du transfert des droits naturels à un souverain, car elle impose de choisir le moindre mal pour éviter l'anarchie et danger commun de l'état de nature. La raison dicte que la sécurité et le bien commun sont atteints par l'établissement d'une souveraineté unissant toutes les volontés séparées .

Un Pacte social conserve sa validité et son efficacité seulement s'il est jugé utile par ses participants. Il doit offrir préférence pour un plus grand bien et aversion pour un plus grand mal. C'est un contrat qui seul est légitime s'il contribue effectivement au bien commun et ne repose pas uniquement sur la foi et bienveillance des individus .

L'état des Hébreux permet de tirer des enseignements, notamment sur l'importance de ne pas mêler le sacré avec des affaires purement civiles, évitant ainsi la tyrannie et la division de l'État. Les religieux ne doivent pas s'occuper de l'administration des lois civiles mais seulement interpréter les lois spirituelles. Cette séparation prévient le pouvoir tyrannique fondé sur des préjugés ou la superstition, qui affaiblissent la cohérence de l'État .

La liberté d'expression est cruciale pour la concorde et la non-violence car elle permet aux individus d'exprimer leurs opinions dissidentes sans craindre la répression, assurant ainsi une gouvernance modérée et fondée sur la raison. Interdire cette liberté pourrait entraîner hypocrisie et sédition, nuisant à la bonne foi, essentielle pour la stabilité de l'État .

Le pacte social est justifié comme nécessaire dans l'état de nature car il permet de vivre selon les lois de la Raison, abritant chacun de la crainte constante que l'anarchie du droit naturel engendre, où chacun agit selon son désir. Cela permet également une entraide qui rend la vie moins misérable. Ainsi, le pacte social, qui nécessite un ajustement des désirs individuels pour le bien commun, devient essentiel. L'état de nature est caractérisé par une imprévisibilité et un manque de sécurité inhérents .

Le pouvoir souverain a des limites en ce qui concerne la liberté d'expression dans la mesure où il ne peut réprimer la liberté de penser. L'imposition excessive de lois éliminant la liberté d'expression provoque des vices, c'est plutôt la tolérance allant de pair avec la science et l'art qui doit être encouragée, afin d'éviter un état corrompu et fanatique .

L'obéissance au souverain est considérée absolue parce que les individus transfèrent leurs droits naturels au souverain dans le cadre du pacte social. Cette obéissance est justifiée même si les commandements semblent absurdes, car choisir entre des maux, la Raison dicte toujours de choisir le moindre . Le maintien du pouvoir souverain est possible seulement si le souverain veille au bien commun et dirige selon la Raison .

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