Évaluation des variétés de soja au Burkina
Évaluation des variétés de soja au Burkina
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Unité-Progrès-Justice
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION (MESRSI)
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UNIVERSITE NAZI BONI (UNB)
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INSTITUT DU DEVELOPPEMENT RURAL (IDR)
En vue de l’obtention du
Thème :
i
TABLE DES MATIERES Pages
DEDICACE............................................................................................................................. IV
REMERCIEMENTS ............................................................................................................... V
RESUME .................................................................................................................................. X
ABSTRACT ............................................................................................................................ XI
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
1.3.5. Fruit........................................................................................................... 4
1.4.3. Composition.............................................................................................. 6
I
1.6. ECOLOGIE DU SOJA ............................................................................................ 9
3.2.2. Méthodes................................................................................................. 20
II
3.5. METHODES DE CALCUL .................................................................................. 26
4.3. DISCUSSION........................................................................................................ 39
ANNEXES .................................................................................................................................. i
III
DEDICACE
A
Ma mère et mon père, vous qui
IV
REMERCIEMENTS
Tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail et qui n’ont pu être cités, qu’ils
reçoivent là nos sincères remerciements.
V
LISTE DES FIGURES Pages
Figure 1: Morphologie du soja ................................................................................................... 5
Figure 10: Evolution des nombres de ramifications et de gousses (A) et des rendements (B). 35
Photo 5: Plantes portant des fleurs avortées à 85 JAS (A : G189 ; B : G121) ......................... 37
Photo 6: Précocité de la variété G175 (jaunissement et chute de feuiles) par rapport aux
autres. ....................................................................................................................................... 38
VI
LISTE DES TABLEAUX Pages
Tableau I: Les différents stades du cycle biologique annuel du soja ......................................... 8
Tableau III: Taux de levée et les stades phénologiques des variétés ....................................... 28
Tableau V: Résultat de l’analyse de la longueur de la racine principale selon les variétés ..... 33
Tableau VIII: Caractéristiques des cycles phénologiques et couleur des graines des variétés
précoces .................................................................................................................................... 38
VII
SIGLES ET ABREVIATIONS
VIII
SODEPAL : Société D’exploitation de produits alimentaires
TI : Terres Innovia
IX
RESUME
Depuis l’introduction du soja dans les systèmes de production agricole du Burkina Faso, près
de 300 variétés ont été collectées. De nos jours, il ne reste que 18 variétés. Le soja perd
rapidement son pouvoir germinatif et le manque de moyens de conservation a entrainé la
disparition de plusieurs variétés dont celles qui convenait le mieux aux conditions
climatiques de plusieurs régions du Burkina Faso à savoir les variétés hâtives telles que la
G38. C’est dans le but d’identifier de nouvelles variétés hâtives et performantes que
l’évaluation des valeurs agronomiques et morphologiques de nouvelles variétés a été menée.
Pour effectuer cette évaluation, deux essais ont été mis en place. Les différentes variétés ont
été semées suivant des dispositifs en bloc complètement randomisés dans les deux essais. Les
observations en essai 1 ont porté après l’évaluation de taux de levée à 12 JAS sur les
d’apparition 1èregousse, date de 50% maturité, hauteur des plantes à 50% floraison, hauteur
des plantes à 50% maturité, hauteur d’insertion des premières gousses, hauteur d’insertion de
la 1ère ramification). Ensuite, des sensibilités aux maladies et à la sécheresse ont été observées de
même que les composantes de rendement et le rendement (nombre de ramifications par pied,
nombre de gousses par pied, rendement g/pied, poids de 1000 graines et rendement [kg/ha]). Les
observations en essai 2 ont porté sur le taux de levée à 12 JAS des graines issues de l’essai 1 à 2
mois après récolte et sur la capacité de nodulation des variétés. Les analyses de variance des
variables étudiées ont montré une importante variabilité entre les variétés. Ainsi, les analyses
des variables taux de levée, sur les caractères agromorphologiques, des composantes de rendement
et de rendement ont permis d’identifier dans l’ensemble les variétés de meilleur taux de levée
(G175 et G121), les variétés les plus précoces (G175 et G23), et les variétés les plus productives
(G175 et G23), les variétés sensibles aux maladies (G189, G196 et G116), sensibles à la
sécheresse (G121) et les variétés de forte capacité de nodulation (G121 et G189) suivies de
G116. Cette étude nous a révélé que la G175 est précoce, performante et donne de meilleures
productions. Elle est suivie par la variété G23.
X
ABSTRACT
Since its introduction in the systems of agricultural production of Burkina Faso, around 300
varieties have been collected. Nowadays, it remains only 18 varieties; the soy loses its
germinatif power quickly and the lack of conservation means entailed the disappearance of
several varieties of which those that suited the best to climatic conditions of several regions of
Burkina Faso such as the hasty varieties as the G38. It is in the intention to identify new hasty
and performant varieties that the assessment agronomic and morphological values of new
varieties has been led. To do this assessment, two tests have been put in place. The different
varieties have been sowed following the devices in block completely randomized in the both
tests. The observations in test 1 after the assessment of levee rate in 12 JAS were about the
agro-morphological characters (date of 1st flowering, date of 50% flowering, date of
appearance of 1st pod, date of 50% maturity, height of the plants to 50% flowering, height of
the plants to 50% maturity, height of insertion of the first pods, height of insertion of the 1st
ramification). Then, the sensitivities to the illnesses and to the drought have been observed as
well as the components of output and the output (number of ramifications by plant, number of
pod by plant, output g/plant, weights of 1000 seeds and output kg/ha). The observations in test
2 were about the rate of levee in 12 JAS of the seeds issue of the test 1 to 2 months after
harvest and on the capacity of nodulation of the varieties. The analyses of variance of the
studied variables showed an important variability between the varieties. Thus, the analyses of
the variable rates of levee, on the agro-morphologic characters, of the components of output
and output have permitted to identify the varieties of better rate of levee on the whole (G175
and G121); the varieties the most precocious and most productive more (G175 and G23); the
varieties sensitive to the illnesses (189, G196 and G116), sensitive to the drought (G121) and
the varieties of strong capacity of nodulation (G121 and G189) followed by G116. This study
has revealed us that the G175 is precocious, performant and it gives the best production. It is
followed by the G23.
XI
INTRODUCTION
Le soja est considéré comme une des plus anciennes plantes cultivées (ACIA, 1996).
Originaire de la Chine, il a été pendant plus de 5000 ans un aliment de base, la principale
source complète de protéines de haute qualité pour des millions de personnes dans le monde
(WISHH, 2013). En ce début de 21e siècle, c’est l’oléo-protéagineux le plus produit, le plus
échangé au monde ainsi que le constituant majeur dans l’alimentation humaine et animale
dans le monde (APME 2A, 2009). En effet, le soja constitue 60% de la production mondiale
de graines oléagineuses, 30% de l’huile produite dans le monde et 70% des tourteaux
oléagineux produits. La production mondiale de soja connait une ascension fulgurante depuis
1970 (Labalette, 2015). Les principaux pays producteurs sont les Etats-Unis, le Brésil et
l’Argentine qui assurent à eux seuls 80% de la production mondiale de soja (SOJAXA,
2013). La chine est le premier pays importateur mondial de la graine de soja. L’Union
Européenne et le Japon constituent les principaux importateurs de produits transformés à base
de soja. La demande mondiale est en constante hausse d’au moins 3% par an et devrait offrir
des opportunités réelles au soja africain (APME 2A, 2009).
Au Burkina Faso, le soja occupe la quatrième place parmi les cultures de rente après le coton,
l’arachide et le sésame (MAAH, 2016). Cependant, le soja est devenu une culture à caractère
stratégique du fait de son importance tant au niveau économique que nutritionnel. Des
consommateurs ou des structures telles que, le Réseau Misola et le CIDR mènent des actions
pour sa promotion. Ainsi, le soja est rentré dans les habitudes alimentaires et des mets
spécifiques sont faits (APME 2A, 2009). Aussi, le gouvernement travaille pour développer la
production du soja en termes de superficie et à améliorer les rendements. La production de la
campagne 2015/2016 a été de 20.021 tonnes avec une hausse de 32,98% par rapport à la
1
production de la campagne précédente (MAAH, 2016). Malgré cela, des efforts restent à
fournir pour développer la production de soja afin de satisfaire la demande nationale et aller
vers l’exportation. Des variétés sont vulgarisées auprès des producteurs mais
malheureusement ce sont des variétés qui certes conservent leur pouvoir germinatif pendant la
saison sèche, mais ne sont pas des variétés à haut rendement (Picasso et al,.1984). De plus,
selon Boni (2015) ces variétés datent des années 80, et on pense que sous l’effet du
changement climatique actuel il est indispensable de trouver et de mettre à la disposition des
producteurs des nouvelles variétés performantes et adaptées aux conditions agro-climatiques
du pays, afin d’améliorer la production. C’est dans ce cadre que s’inscrit le thème de notre
étude intitulé « Evaluation des valeurs agronomiques et morphologiques de nouvelles
variétés précoces de soja au Burkina Faso ». L’objectif de cette étude a été de trouver des
variétés hâtives de soja performantes sur le plan agronomique et adaptées aux conditions
agro-climatiques du Burkina Faso en évaluant les valeurs agronomiques et morphologiques de
06 variétés de soja. Par ailleurs, il s’agissait d’évaluer et de comparer les valeurs
agronomiques et morphologiques de ces variétés.
Le présent mémoire est une synthèse des principaux résultats obtenus au cours de notre étude
au sein du programme Oléo-Protéagineux de l’INERA à la station de Farako-Bâ. Il comporte
4 chapitres :
-Le premier chapitre est une revue bibliographique donnant une vue d’ensemble sur la
connaissance générale du soja ;
-Le second chapitre donne une vue d’ensemble sur la connaissance de la culture du soja au
Burkina Faso;
2
CHAPITRE I : CONNAISSANCES GENERALES SUR LE SOJA
Selon ACIA (1996), le soja cultivé ou Glycine max (L.) Merrill., appartient à la famille des
Légumineuses, à la sous-famille des Papilionacées, à la tribu des Phaséolées, au genre Glycine
Willd et au sous-genre Soja qui comprend également le Glycine soja et le Glycine gracilis. Le
Glycine soja est un soja sauvage poussant dans les champs, les haies, les bords de route et les
rives de cours d'eau, dans de nombreux pays d'Asie. Le Glycine gracilis est considéré comme
une forme de Glycine soja semi-sauvage ou se comportant en mauvaise herbe. Il possède
certains caractères phénotypiques intermédiaires entre ceux du Glycine max et du Glycine
soja. Le Glycine gracilis constitue peut-être une étape de la différentiation du Glycine max à
partir du Glycine soja (FEKUDA, 1933 cité par ACIA, 1996). Le Glycine Max (L) Merill, ou
le soja cultivé est porteur de 40 chromosomes (2n=40) et possède un grand nombre de gènes
qui facilitent son amélioration génétique. Il est cléïstogame avec moins de 1% de pollinisation
croisée, soit un taux d’autogamie de plus de 99% (ACIA, 1996).
Selon Artigot (2012), une plante de soja comporte un système racinaire, une tige, des feuilles,
des inflorescences et est entièrement (feuilles, tiges, gousses) revêtue de poils gris ou bruns
(Figure 1).
3
1.3.1. Racines
Le système racinaire du soja est formé d’une racine pivotante pouvant atteindre une
profondeur de 2 m mais qui dépasse rarement la couche labourée ; des racines secondaires qui
partent de la racine pivotante et de trichomes qui sont de petites ramifications qui dérivent des
racines secondaires. La grande partie de l’enracinement du soja reste dans les 15-20 cm de
l’horizon. Lorsque les rhizobiums existent dans le sol, il se forme des nodosités sur les racines
(Figure 1).
1.3.2. Tige
Selon Boni (2015), la tige du soja est dressée et porte des ramifications dont le nombre
dépend du type de croissance : déterminé ou indéterminé. Elle est semi-ligneuse, ronde ou
plus ou moins anguleuse et couverts de poils blanchâtres, bruns ou gris un peu rudes.
1.3.3. Feuilles
Les feuilles représentent avec les racines des organes clés dans la nutrition azotée de la plante
(Artigot, 2012). Les premières feuilles sont simples, opposées et ovées, tandis que les
suivantes sont trifoliolées et alternes; la plante possède en outre parfois des feuilles présentant
plus de trois folioles (ACIA, 1996). La feuille terminale de la tige principale des variétés
déterminées a environ la même taille que les autres feuilles aux niveaux inférieurs. Pour les
autres types, la feuille terminale est nettement plus petite (UPOV, 1998).
1.3.4. Inflorescences
Les inflorescences du soja sont des grappes localisées à l'aisselle des feuilles et à l'extrémité
de la tige principale et des ramifications. Leur pédoncule est très court chez les variétés
indéterminées, un peu plus allongé chez les variétés déterminées. Le nombre moyen de fleurs
par grappe est compris entre 2 et 5 mais peut aller jusqu'à 36 et plus. Les fleurs sont petites et
leur couleur varie selon les variétés, du blanc au violet en passant par le jaune. Le soja est
autogame. On distingue chronologiquement trois stades successifs: stade du bouton, stade de
la fleur épanouie et stade de la gousse (Tamini, 1982).
1.3.5. Fruit
Le fruit est une gousse droite ou légèrement courbée, d'une longueur de deux à sept
centimètres. La gousse est formée par les deux moitiés du carpelle, soudées le long de leurs
bords dorsal et ventral (ACIA, 1996).
4
Inflorescence
Feuille
Gousses
Tige
Racines
Nodosités
1.4. GRAINE
1.4.1. Morphologie
La graine est généralement ovale. Selon les variétés, elle peut être sphérique ou
allongée. Le diamètre des graines varie de 4 à 5 mm et la longueur de 5 à 9 mm. Selon les
variétés, la couleur de la graine peut être noire, verdâtre, beige, jaune, verdâtre, crème,
marron ou rougeâtre avec un hile généralement noir (Borget, 1989 cité par Boni, 2015).
5
1.4.2. Structure
Selon Artigot (2012), la graine de soja est divisée en trois fractions principales :
Les cotylédons qui deviendront les premières structures photosynthétiques de la jeune
plantule. Ils représentent 90% de la masse de la graine ;
Les téguments (externe et interne) correspondent à l’enveloppe qui a un rôle protecteur. Ils
représentent 8% de la masse de la graine. Leur couleur noire, brune, jaune ou verte est variable
selon les variétés ;
Le germe (axe embryonnaire), composé de l’épicotyle, de l’hypocotyle et de la
radicule. L’épicotyle donnera naissance aux futures feuilles et la radicule à la future
racine. Le germe représente seulement 2% de la matière sèche de la graine (Figure 2).
1.4.3. Composition
Selon Labalette (2015), la graine de soja est composée de 40% de protéines, 38% de matières
glucidiques dont 5% de fibres, 9% d’oligosaccharides, et 24% de polysaccharides, 18% de
matières grasses, et 4% de matières minérales en pourcentage (%) de matière sèche (figure 3).
Artigot (2012) classe ces composés de la graine de soja en composés majeurs et composés
mineurs.
Composés majeurs : ce sont les protéines, lipides sucres dont les fibres : Ces composés
présentent un grand intérêt pour les industries agroalimentaires.
6
Les composés mineurs : ce sont les minéraux dont les principaux éléments sont (le
potassium, le phosphore, le magnésium et le calcium), les vitamines A, B, D et K, de l’acide
phytique qui est la principale réserve de phosphore des graines de soja ; de l’azote non
protéique comprenant des acides aminés libres, des peptides, des polyamines ; des saponines ;
des composés phénoliques, plus particulièrement les isoflavones (Artigot, 2012).
4%
Le cycle biologique annuel du soja montre des changements progressifs et importants de taille
et d’aspect dont le rythme et l’amplitude sont très variables selon les espèces, les
variétés et les individus. La croissance de la plante correspond à l’ensemble des changements
quantitatifs irréversibles (taille, masse, volume) qui se produisent au cours du temps (Artigot,
2012). Ce cycle dure 90 à 120 jours (MAHRH, 2011). Selon CNUCED (2016), c’est un cycle
divisé en deux phases : une phase végétative et une phase reproductive. Chacune de ces
phases comprend donc plusieurs stades; un stade est atteint lorsque 50% des plantes sont à ce
stade.
7
1.5.2. Phase reproductive
La phase reproductive commence à partir de la floraison (stade R1) jusqu’à la maturation des
graines (stade R8) (Figure 4 ; tableau II). Le mécanisme de la floraison dépend de la durée de
la nuit pendant les 24 heures de la journée. Plus les nuits sont longues plus la floraison du soja
est précoce. La même plante de soja peut produire jusqu'à 400 gousses, à raison de deux à
vingt par nœud. Chaque gousse renferme une à cinq graines (ACIA, 1996).
Stade Description
VE Emergence, les cotylédons sont au-dessus de la surface du sol
VC Cotylédon avec feuilles unifoliées et déroulées
V1 Premier nœud et feuilles entièrement développées
V(n) (n)=nœud
(n)=nombre de nœuds sur la tige principale avec des feuilles
complètement développées, en commençant par les feuilles
unifoliées
R1 Début de floraison
R2 Entière floraison
R3 Début de la formation de la gousse
R4 Gousse entière
R5 Début de la formation de la graine
R6 Graine entière
R7 Début de la maturité
R8 Maturité
Source: CNUCED (2016)
8
1.6. ECOLOGIE DU SOJA
La graine germe quand la température du sol atteint 10ºC, et la levée a lieu 4 à 12 jours plus
tard si les conditions sont favorables (ACIA, 1996). Plante annuelle, le soja est adapté aux
régions agricoles allant des zones équatoriales aux zones tempérées. Il pousse le plus
rapidement lorsque les températures ambiantes se situent entre 25 à 30°C. Selon la fiche
technique de production de soja établie par l’INERA (annexe 1), la période de semis varie
selon les cycles. La période de semis des variétés tardives se situe dans les 15 derniers jours
du mois de juin et celle des variétés précoces dans les 15 premiers jours du mois de juillet.
Le soja est très sensible au gel au cours de la période de végétation et quelque peu sensible à
une sécheresse excessive et à des inondations prolongées (OCDE, 1991). Il est aussi
sensible à la photopériode et est typiquement une espèce annuelle de «Jours courts » et sa
photosynthèse diminue fortement quand les températures dans la frondaison du soja sont
approchent de 40°C (OCDE, 1991). La plupart des variétés retardent leur floraison
lorsqu'elles sont exposées à des photopériodes plus longues et accélèrent leur floraison
lorsqu'elles sont exposées à des photopériodes plus courtes (OCDE, 1991).
9
CHAPITRE II : CULTURE DU SOJA AU BURKINA FASO
Le soja est cultivé pour la première fois au Burkina Faso en 1942 (Shurtlef et Aoyagi, 2009).
Son introduction dans le système de recherche agricole intervient en 1958 où la station de
recherche agricole de Niangoloko recevait six variétés venant du Nigeria. Depuis son
introduction, sa production est restée marginale. En 1970, de nouvelles variétés sont
vulgarisées par l’INERA incitant ainsi les producteurs à adopter un tant soit peu la culture du
soja. Sous le régime révolutionnaire en 1985, une vaste campagne de production de soja fut
lancée où les femmes étaient bien mobilisées (APME 2A, 2009). Selon le même auteur, cette
campagne a concerné les sites de production favorables du territoire avec une distribution de
semences et la création de champs collectifs. A l’époque, la mévente a été un obstacle pour la
promotion de la culture conduisant presque à son abandon. Par la suite, des actions,
principalement de formation, ont été menées pour la transformation du soja en soumbala, en
farine et en lait de soja.
En 2001, une campagne de production de soja a été lancée par le ministère de l’agriculture.
Ce qui a permis de collecter et de commercialiser 70 et 100 tonnes de soja respectivement
dans le Koulpélogo et dans le Boulgou (APME 2A, 2009).
10
2.2. ZONES DE PRODUCTION DE SOJA AU BURKINA FASO
Selon Zongo (2013), depuis l’introduction de la culture du soja au Burkina Faso, certaines
zones ont perpétué sa production malgré les incertitudes de commercialisation. Il s’agit des
régions du Centre-Est et de l’Est, des zones frontières du Ghana, du Togo et du Benin qui sont
des pays producteurs du soja. Au regard du potentiel agro-climatique du pays et les
statistiques de production de soja disponibles, APME 2A (2009) a reparti le pays en trois (3)
zones de production.
Il s’agit des régions du Centre, du Centre-Nord, du Nord, du Plateau Central et du Sahel. Les
conditions climatiques de ces régions sont défavorables à la production du soja et la
production est nulle.
Six régions au Burkina Faso possèdent un grand potentiel de production de soja, où les
conditions pluviométriques et pédologiques sont favorables à une large vulgarisation du soja.
Il s’agit des régions de Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-
Est, de l’Est et du Sud-Ouest. C’est dans les trois dernières régions qu’on enregistre les plus
gros volumes de production par ordre décroissant.
Sur le plan alimentaire, le soja est un constituant majeur dans l’alimentation humaine et
animale de ce début du 21e siècle. Son image à plusieurs facettes traduit les différents types
d’utilisation de sa graine. Au Burkina Faso, on rencontre des produits du soja destinés à
l’alimentation humaine et animale. Au niveau de l’alimentation humaine, on rencontre les
farines infantiles, l’huile de soja, le lait de soja sucré ou non sucré, le soumbala de soja, le
couscous de soja, le fromage de soja, la brochette de soja, les beignets de soja et la sauce de
soja (APME 2A, 2009).
11
Au niveau de l’alimentation animale, on rencontre le soja torréfié, le tourteau de soja et le soja
brut. Le secteur de l’aviculture consomme environ 1200 tonnes de soja torréfié avec un
potentiel d’environ 1800 tonnes de soja torréfié par an. Dans le secteur de l’élevage laitier et
de l’embouche, la consommation du soja torréfié est encore au stade embryonnaire ; le
potentiel se situe entre 43000 et 73000 tonnes par an (APME 2A, 2009). Selon ABC Burkina
(2010), depuis quelques années, les éleveurs modernes situés autour de Ouagadougou et qui
élèvent les vaches laitières exotiques venus d’Europe, du Brésil ou des métis choisies pour
leur capacité à produire 12 à 18 litres de lait par jour utilisent le soja dans leur alimentation.
Une très bonne vache laitière peut produire 7 à 8 litres de lait supplémentaire grâce à un
complément de 2 kg de soja cru concassé (pilé) par jour. Aussi un complément de 1 kg de soja
cru concassé (pilé) par jour permettra à une vache goudali ou une bonne laitière zébu peul de
donner 4 litres de plus par jour (ABC Burkina, 2010).
Sur le plan nutritionnel, le soja a une composition équilibrée en acides aminés et une
digestibilité des protéines estimée à environ 95%. Ce qui lui confère une qualité nutritionnelle
des protéines proche des protéines animales (référence : œuf). Aussi, le soja est un très bon
complément aux céréales (base de l’alimentation humaine au Burkina Faso) car étant riche en
lysine et relativement pauvre en acides aminés soufrés (méthionine et cystéine) et les céréales
sont déficitaires en lysine (Labalette, 2015). L’ajout de protéines de soja à des aliments
disponibles localement est une manière simple et durable de nourrir des personnes avec des
protéines, calories…etc. Selon Labalette (2015), le soja contient également peu de fibres ce
qui est intéressant dans l’alimentation animale.
Sur le plan socio-économique, 30% des producteurs utilisent les revenus issus de la vente du
soja pour l’achat de matériel agricole, 23% pour la conduite de l’élevage, 22% pour la
scolarisation des enfants et 18% pour des soins de santé et des dépenses lors des fêtes (Zongo,
2013). On rencontre des femmes productrices dont certaines ont même adhéré aux ESOP,
dispositifs qui facilitent, de façon durable, l’accès des producteurs au marché à travers une
dynamique d’entreprise, la fourniture à crédit d’intrants agricoles (semences, engrais,
produits de traitement) et organisent des visites techniques au nombre de 3 à 5 par an. Ces
entreprises ont pour objet la transformation des produits agricoles (Zongo, 2013). Plusieurs
autres entreprises transforment le soja et mettent sur le marché des bouillies infantiles
contenant la farine de soja comme source de protéines et de lipides. Les plus connus
sont SODEPAL, FASO RIIBO, CREN Saint, CAMILLE et le réseau MISOLA (APME 2A,
2009).
12
2.4. POTENTIALITES DE PRODUCTION DU SOJA AU BURKINA FASO
La superficie de terres cultivables au Burkina Faso est de l’ordre de 9.000.000 ha. Seul 1/3
des terres sont emblavées pour toutes les spéculations confondues. Par conséquent la
disponibilité de la terre n’est pas un facteur limitant le développement de la production du
soja au Burkina Faso. On a aussi l’existence d’unités de transformation fonctionnelles (APME
2A, 2009).
Elles correspondent à des avantages qui viennent à propos et que l’on peut exploiter. Il
s’agit de:
la demande mondiale de la graine de soja en pleine croissance (3% par an). Même
constat pour l’huile et la farine de soja dont les exportations ont doublé sur la même
période pour l’huile et augmenté de 6,9% pour la farine;
l’existence d’un marché potentiel national et sous-régional pour les produits de soja
(APME 2A, 2009).
Les avantages de la production du soja sont reconnus sur le plan alimentaire, écologique,
agronomique et environnemental.
Sur le plan alimentaire, le Burkina Faso présente le seul exemple en Afrique de l’Ouest d’une
utilisation culinaire du soja en milieu traditionnel. Il tend à remplacer les graines de néré
(Parkia biglobosa) dans la fabrication du soumbala qui présente d’ailleurs des analogies avec
le tofu de soja d’Extrême-Orient. Cela a conduit le producteur burkinabè à se familiariser avec
13
le soja et à l’introduire dans les mets habituels (beignets, farines, soupe…) (Picasso et al,
1984).
Sur le plan écologique, les conditions écologiques du pays rendent possible la culture du soja
dont la variabilité génétique est susceptible de se prêter à une large gamme de situations soit
en culture paysanne en rotation avec le sorgho, le maïs et le coton soit en culture industrielle
irriguée en rotation avec le blé ou le maïs (Picasso et al., 1984).
Sur le plan agronomique, le soja est une culture rustique, peu sujette aux attaques (Picasso et
al., 1984). Il y a très peu de traitement contre les maladies ou les ravageurs car les attaques
nécessitant un traitement sont peu fréquentes (Terres Inovia, 2016). Aussi de par sa capacité à
fixer l’azote de l’air, il enrichit le sol et fait profiter les cultures qui lui succèdent (CAE,
2001). Selon Terres Inovia (2016), 70 à 80% de ces propres besoins en azote sont couverts par
cette capacité de fixation. Le soja améliore également la structure du sol pour la culture
suivante grâce à son système racinaire. Il n’a pas besoin de matériel spécifique pour les
opérations de semis et de récolte. Il nécessite peu d’intrants (engrais, produits de
traitement..) et peu d’interventions au champ. Il est donc économe en temps, en intrants et en
matériel (Terres Inovia, 2016). En outre, les tiges et les feuilles du soja constituent un
excellent engrais (CAE, 2001).
La perte des feuilles à maturité est un caractère permettant une bonne mécanisation de la
récolte (Picasso et al., 1984).
Sur le plan environnemental, il y a un avantage, car aucun apport d’engrais azoté n’est à
effectuer sur le soja en raison de la symbiose entre ses racines et la bactérie Rhizobium
japonicum. En outre, la quantité d’azote à apporter sur un maïs qui suit le soja peut être
réduite de 30 à 50 kg/ha. Ces caractéristiques contribuent à diminuer les émissions de gaz à
effet de serre à l’échelle de la rotation (Terres Inovia, 2016). Malgré ces avantages, de
nombreuses contraintes sont rencontrées dans la production du soja.
14
2.6. CONTRAINTES DE PRODUCTION DU SOJA AU BURKINA FASO
Le niveau des rendements de soja qui n’excède pas celui de l’arachide ne permet pas au soja
de concurrencer cette culture sur le marché intérieur de l’huile d’autant que le cultivateur
apprécie les fanes d’arachide utilisées comme fourrage ; alors que le soja est totalement
défolié après la récolte (Picasso et al., 1984). Le secteur de transformation est embryonnaire.
De plus, hormis le soumbala et éventuellement l’huile, les autres produits du soja sont
méconnus par le grand public. Le faible niveau d’équipement des producteurs et des
transformateurs ainsi que l’inorganisation des acteurs constituent des problèmes pour la filière
(APME 2A, 2009). Selon Zongo (2013), la filière ne figure pas parmi les filières stratégiques
d’exportation (karité, sésame, mangue, oignon, bétail) et de ce fait, ne profite pas des services
de l’APEX-B.
La bactérie spécifique du soja qui permet la nodulation (Rhizobium japonicum) est peu
représentée dans les sols du Burkina Faso et les souches locales sont peu efficientes. Donc
pour avoir une bonne nodulation, il faut inoculer les semences (Picasso et al., 1984). Selon
MAHRH (2011), les principaux ennemis du soja sont les prédateurs et les maladies. Comme
prédateurs, il s’agit des:
insectes défoliateurs ;
pucerons ;
suceurs de sève ;
thrips et les jassidés ;
nématodes.
15
2.6.3. Contraintes agronomiques
Les variétés ayant un rendement supérieur à 2,5 t/ha perdent très rapidement leur pouvoir
germinatif après la récolte quelles que soient les conditions de stockage de leurs semences.
Toute vulgarisation de ces variétés en milieu paysan est difficile. Alors, ce sont les plus
rustiques des variétés dont les rendements sont compris entre 1 et 2 t/ha qui sont vulgarisées.
Le pouvoir germinatif de leurs semences se conservant très bien pendant la saison sèche
(Picasso et al., 1984). Compte tenu du manque de moyens de conservation (chambres
froides), certaines variétés à cycle court telles que la G38 sont en voie de disparition au
Burkina Faso de nos jours. Par conséquent, les variétés vulgarisées actuellement sur le terrain
datent des années 80 et ont un potentiel de rendement faible (Boni, 2015). Pour promouvoir le
développement de la production du soja au Burkina Faso, une évaluation agronomique et
technologique de nouvelles variétés de soja pourrait être une solution.
16
CHAPITRE III : EVALUATION DES CARACTERES AGRONOMIQUES ET
MORPHOLOGIQUES DE NOUVELLES VARIETES PRECOCES DE SOJA
3.1. OBJECTIFS
L’objectif global est de trouver des variétés hâtives de soja performantes sur le plan
agronomique.
Spécifiquement, il s’agit de :
3.2.1. Matériel
17
300 35,00
261,6
250 30,00
225,3
25,00
Températures (°c)
200
Précipitations (mm)
170,1
20,00
150 127,8
15,00
100 79,5
59,1 10,00
50 5,00
0 0,00
Mois
Pluie Temperature
10 35
9
8,2 8,2 30
6,9
25
Température (°c)
Insolation (h)
20
5
15
10
0 0
janvier Février Mars Avril
Mois
Insolation Température
18
3.2.1.2. Matériel végétal
V1 G23 - - 90 Noire
Côte
V2 G116 CES 434 110 Jaune
d’Ivoire
Le matériel fertilisant utilisé est l’engrais NPK (14-23-14) et l’urée 50% N, une poudre
insecticide/fongicide pour traitement de semences (Chlorpyrifos-éthyl/Thirame).
19
Photo 1: Dispositif de l’essai en pot
3.2.2. Méthodes
Un labour à traction motorisée a été réalisé en parcelle à une profondeur comprise entre 15 et
20 cm de profondeur. La préparation du lit de semence a été effectuée à travers un hersage
suivi d’un planage manuel.
Pour l’essai en pot, la terre été prélevée sur les 10-15 premiers centimètres d’un sol inculte ou
de longue jachère pour remplir les bidons. La préparation du lit de semis a été effectuée par
concassage manuel des mottes de terre, suivi de plusieurs retournements pour avoir une terre
homogène.
3.2.2.2. Fertilisation
L’engrais NPK 14-23-14 a été appliqué à 15 JAS, à raison de 150 kg à l’hectare, dans un
sillon tracé le long de la ligne de semis et que l’on referme après l’épandage. A la floraison,
on a appliqué de la même manière l’Urée à la dose de 50 kg/ha.
20
3.2.2.3. Mise en place et entretien des essais
Pour l’essai en parcelle, un semis à plat a été réalisé après la préparation du lit de semis à
raison de 3 graines par poquet. L’intervalle entre les poquets est de 15 cm et les lignes de
semis sont espacées de 60 cm. Deux désherbages manuels ont été réalisés respectivement à 15
JAS et à 45 JAS.
Quant à l’essai en pot, un semis direct à 2 graines par poquet a été réalisé. L’intervalle entre
poquets est 5 cm. Ensuite, un démariage a été réalisé après levée pour laisser 25 plantes par
bidon. Il n’y a eu aucun traitement de semences, ni d’application d’engrais. Un arrosage a été
effectué 3 fois par semaine ou à la demande. L’entretien a été l’arrachage manuel des
mauvaises herbes.
21
Sens des parcelles élémentaires
27 m
3m 1,8 m
5m
Rep I
V1 V6 V4 V2 V3
V5
2m
Rep II
V2 V3 V5 V6 V1 V4
Rep III
26m
V2 V1 V3 V4 V5 V6
Rep IV V4 V5 V2 V6
V1 V3
V1= G23; V2= G116; V3= G121; V4= G175; V5= G189. V6= G196
22
V5/G189 V2/G116 V4/G175 V6/196
V3/G121 V6/G196
Répétition I Répétition II
V1= G23; V2= G116; V3= G121; V4= G175; V5= G189. V6= G196
23
3.3. COLLECTE DES DONNEES
1 Taux de levée
Pour apprécier le cycle des variétés, les dates d’apparition des fleurs et celles de la maturité
des gousses ont été notées.
Elle est obtenue en notant le jour où est formée la première fleur épanouie sur au moins une
plante de la parcelle utile en termes de JAS.
Elle est obtenue en notant le nombre de JAS où 50% des plantes ont au moins une fleur
épanouie au niveau de chaque parcelle utile.
Elle est obtenue de noter et en reportant le jour où est apparue la première gousse sur au
moins une plante de la parcelle utile en termes de JAS.
5 Date de maturité
Elle est obtenue en notant le nombre de JAS où au moins 50% des plantes sont à maturité
dans chaque parcelle utile.
24
6 Nombre de ramifications par plante
Cette variable est une composante importante du rendement. Sur les mêmes 10 plantes citées
antérieurement, on a compté, à maturité, les gousses de chacune d’elles. Un nombre moyen
par plante a été ensuite déduit.
Au stade de pleine floraison, ont été prélevées 5 plantes avec leur système racinaire entier
pour compter les nodules formés sur les racines.
Il a été obtenu après la pesée des nodules séchés, à l’aide d’une balance de précision.
10 Rendement
Après pesée, les poids des graines ont été convertis en rendement (g/pied, et kg/ha).
Le rendement en g/pied a été calculé sur la base du poids total des graines de la parcelle utile
divisé par le nombre total des plantes de la parcelle utile.
Le rendement en kg/ha est trouvé en divisant le poids total des graines de la parcelle utile par
sa surface totale.
Le poids de mille graines est une composante importante du rendement. Il a été déterminé au
laboratoire en pesant 1000 bonnes graines obtenues par parcelle utile et par variété.
Cette observation a été faite au stade végétatif sur les plantes présentant des symptômes de
maladies. Des prélèvements ont été faits sur les organes malades et les échantillons acheminés
au laboratoire de phytopathologie. Une incubation de ces échantillons suivie d’une
observation microscopique ont permis d’identifier les champignons responsables des
maladies.
25
13 Observation sur la sensibilité à la sécheresse
Pour cette variable, c’est au stade végétatif que des observations après une poche de
sécheresse ont montré des symptômes de flétrissement total et de brûlure de la totalité des
plantes d’une variété. Pour confirmer cette sensibilité à la sécheresse, nous avons fait un
prélèvement de 10 plantes pour comparer leurs systèmes racinaires à ceux des autres variétés.
La même mensuration a été faite dans l’essai en pots. A cet effet, la variable mesurée a été: la
longueur de la racine principale.
Cette variable est mesurée sur 10 plantes qui ont été choisies au hasard dans chaque parcelle
utile. Cette mesure (en cm) a été réalisée de la base de la plante à son extrémité (bourgeon
apical).
Elle a été mesurée dans chacune des parcelles utiles sur les 10 plantes à maturité, de la base de
la tige principale au bourgeon apical.
Cette mesure (en cm) a été réalisée sur les 10 plantes, de la base de la tige principale à la
première ramification.
C’est une mesure (en cm) qui a été réalisée sur les 10 plantes, de la base de la tige principale
au nœud de la première gousse.
3.4. RECOLTE
La récolte a lieu lorsqu’environ 90-95 % des plantes ont atteint la maturité. Elle a été réalisée
de façon manuelle à la faucille.
Les calculs portant sur le taux de levée, le rendement (g/pied), le rendement (kg/ha) et le taux
des plantes malades ont été réalisés de la façon suivante :
26
Le taux de levée
Le rendement (g/pied)
Le rendement (kg/ha)
Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse de variance (ANOVA) avec le logiciel
SAS (Statistical Analysis System) tandis que le logiciel Excel version 2010 a servi pour les
graphiques.
27
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION
4.1. RESULTATS
Le tableau III présente les résultats de l’analyse de variance des variables relatives à la
viabilité des graines et au cycle phénologique des variétés. Cette analyse révèle des
différences très hautement à hautement significatives entre les variétés pour les différentes
variables (P<0,0001). Pour la comparaison des moyennes des variétés à partir des variables
étudiées, l’application du test de Duncan au seuil de 5% avec un intervalle de confiance de
95% permet une répartition des variétés en les comparant aux deux témoins de cycle semi
tardif (G121 et G196) ainsi qu’au témoin de cycle tardif (G116).
Tableau III: Taux de levée et les stades phénologiques des variétés
Pour le taux de levée au champ, G121 (76,44%) est significativement supérieure aux autres
variétés. Elle est suivie par G175 (62,5 %). La variété G196 (38,78%) présente le plus faible
taux de levée, tandis que les 3 autres variétés (G23, G116 et G189) sont en position
intermédiaire (46-55 %).
28
L’analyse des taux de levée en pot donne 3 groupes de variétés significativement différents.
Le groupe ‟a” renferme les variétés G23, G116 et G175 ; le groupe ‟b” renferme les variétés
G121 et G196 enfin le groupe ‟c” avec seulement la variété G189. G23 (81,69%) est la plus
performante des variétés. Elle est suivie de G175 (79,46%) et G116 (78,57%).
Le tableau III et la figure 9 montrent un écart d’environ 4 jours entre les dates de 1ère floraison
et 50% floraison chez les variétés G116, G189, G23, G196 et un écart de 2 jours pour la
variété G175. Cela témoigne d’une floraison groupée chez ces variétés. Cependant, un écart
d’environ 9 jours est noté chez G121 ce qui est signe d’une floraison étalée chez G121. Cela
s’est traduit par un écart très réduit (2 jours) chez G121 entre la date de 50% floraison et celle
d’apparition de la 1èregousse. Cet écart est plus important chez les autres variétés (6 à 10
jours).
Au regard des 4 variables prises en compte (tableau III et figure 9), les variétés G175 et G23
ont montré le cycle le plus précoce. Elles sont suivies de G121 et G189 comme
intermédiaires, tandis que la G116 est la plus tardive suivie par G196.
120
100
nombre de JAS
80
60
40
20
0
G121 G175 G116 G189 G23 G196
variétés
29
4.1.1.2. Capacité de nodulation
Le tableau IV présente les résultats de l’analyse de variances des variables étudiées. Cette
analyse révèle des différences très hautement significatives entre les variétés pour le nombre
de nodules, poids sec de nodosités, pourcentage des nodules par rapport au poids sec
racinaire.
Tableau IV: Résultats de l’analyse de la capacité de nodulation des variétés.
Pour le nombre moyen de nodosités, G121 nodule plus efficacement (19 nodules) que toutes
les autres variétés (5-10 nodules), la moins efficace étant G175. Pour le poids sec des nodules,
G121 et G116 viennent en tête avec 120-150 mg, suivi de G189 avec 80 mg. La variété G175
vient en dernière position avec 40 mg. De même, pour le pourcentage des nodules par rapport
au poids sec racinaire, les variétés G121 et G116 viennent en tête (44-38 %) et G175 en
dernière position (15 %).
30
4.1.1.3. Facteurs de régularité de rendement
Au stade végétatif, plusieurs symptômes de ont été observé sur trois variétés (G196, G116 et
G189). Ainsi, des petites taches nécrotiques et jaunissement des feuilles sont observés sur les
variétés G196 (21,69% des plantes), G116 (33,77% des plantes) et G189 (100% des plantes)
(photo 2. A). En plus de ce symptôme, des taches brunes sèches localisées aux extrémités des
feuilles de G196 (0,62% des plantes) (photo 2. B) et enfin des taches nécrotiques rougeâtres
qui s’élargissent avec le temps sur G189 en pot (100 % des plantes) (photo 2. c).
A B C
A B
31
L’analyse phytosanitaire des échantillons malades a permis l’identification des différents
champignons responsables des différents symptômes observés. Ainsi, le cercospora kikuchii
est identifié sur les échantillons présentant des petites tâches nécrotiques et jaunissement des
feuilles, le fusarium equiseti sur des échantillons des tâches brunes sèches localisées aux
extrémités des feuilles de G196 et le cercospora sojina a été identifié les échantillons
présentant des petites tâches nécrotiques rougeâtre. Sur les échantillons de G196 présentant
des lésions et pourriture sèche du collet, le colletotrichum dematium est identifié. En fin, pour
le flétrissement et dessèchement du collet observé chez G196, le fusarium solani est identifié ;
cependant, sur le flétrissement de la plante entière et dessèchement au niveau de G116,
fusarium oxysporum est identifié.
Sensibilité à la sécheresse
La variété G121 a montré une grande sensibilité à la sécheresse dès l’arrêt des pluies. C’est
ainsi que les plantes de la variété ont présenté un flétrissement accéléré après 5 jours d’arrêt
des pluies. La photo 2 montre l’aspect de ces plantes à 14 jours d’arrêt des pluies.
32
Tableau V: Résultat de l’analyse de la longueur de la racine principale selon les variétés
33
Tableau VI: Résultats de l’analyse des composantes de rendement et du rendement
Le nombre de ramifications varie de 3,5 à 5,27. Les 2 variétés G175 et G23 ramifient moins
(3,5 – 3,65) que les 4 autres variétés (4,80 – 5,27).
Le nombre de gousses
La variété la plus productive en gousses est G196 (71,7 gousses), suivie de G23 (60,52
gousses. La moins productive est G175 (35,65 gousses). Les variétés G189, G116 et G121
forment une classe homogène (44,05 - 49,52 gousses).
Pour le rendement en (kg/ha), la comparaison révèle que G121 (911,2 kg/ha) est
significativement différente de G175 (1448,9 kg/ha). G196 (964,9 kg/ha) n’est pas
significativement différente de G189 (952 kg/kg), G116 (669 kg/ha) et G23 (1053,2 kg/ha), et
de G121. Cependant, G116 (669 kg/ha) est significativement différente de G23 (1053,2 kg/ha)
et de G175 (1448,9 kg/ha) et possède le plus faible rendement. G175 donne le plus haut
rendement (1448,8 kg/ha).
34
80 1600
Nombre de ramifications et de
1400
Rendement kg/ha
60 1200
1000
40
gousses
800
20 600
400
0 200
G121 G175 G116 G189 G23 G196 0
G121 G175 G116 G189 G23 G196
nombre de nombre de
ramification gousse Variété
A B
Figure 10: Evolution des nombres de ramifications et de gousses (A) et des rendements
(B).
Pour la comparaison des moyennes du poids de 1000 graines, G121 (74,75g) est
significativement différente des autres variétés et possède le plus faible poids de 1000 graines.
G116 (86,64 g) est aussi significativement différente des autres variétés. Cependant, G196
(100,30 g) n’est pas différente des variétés G23 (101,85 g) et G189 (100,17 g). La variété
G175 présente le meilleur poids de 1000 graines (132,2 g).
Le tableau VII présente les résultats de l’analyse de variances des variables sur les
mensurations des plantes. L’application du test de Duncan permet la répartition des variétés
en différents groupes. On note des différences très hautement significatives entre les variétés
pour les variables étudiées.
Tableau VII: Caractéristiques des différentes hauteurs étudiées
50
40
30
20
10
0
G121 G175 G116 G189 G23 G196
Variétés
36
4.1.3. Autres observations
Au cours de la conduite de l’essai en pot (Janvier à Avril 2017), les variétés G121et G189 ont
présenté un avortement important de leurs fleurs et des jeunes gousses. Cet avortement s’est
manifesté par le dessèchement des fleurs et des jeunes gousses nouvellement formées (Photo
3) qui finissent par chuter chez ces deux variétés. De ce fait, les plantes ont gardé leur aspect
verdâtre avec de nombreuses feuilles tout au long de leur cycle. Une formation tardive de
gousses est observée en début Mai à partir des fleurs récentes. Cela a eu pour conséquence un
prolongement des cycles chez G121 et G189.
A B
37
Tableau VIII: Caractéristiques des cycles phénologiques et couleur des graines des variétés
précoces
Photo 6: Précocité de la variété G175 (jaunissement et chute de feuiles) par rapport aux
autres.
38
4.3. DISCUSSION
La bonne levée de la variété G121 au champ (plus de 75 %), témoigne du bon état du pouvoir
germinatif de ses graines, et l’adaptation de la variété aux conditions pédoclimatiques de
Farako-Bâ. Dans les mêmes conditions de semis, en pluvial, G175 est celle qui s’est mieux
comportée par rapport aux 2 autres variétés précoces testées ; sa performance restant
cependant inférieure à 75 % acceptée pour le soja, selon les recommandations des fiches
techniques de soja de l’INERA (annexe 1).
Dans l’essai 2 (en pot) par contre, avec des graines plus jeunes (2 mois après la récolte) et en
condition d’arrosage régulier, ce sont les variétés G23, G116 et G175 qui sont les meilleures
en levée (81,69 – 79,46 %) et G189 la plus faible. Globalement, le taux de levée en essai 2 est
meilleur qu’en essai 1. Selon Picasso et al. (1984), le soja perd son pouvoir germinatif
rapidement après la récolte. Or la semence de l’essai 1 est produite lors de la campagne 2014-
2015 ce qui pourrait expliquer une chute du pouvoir germinatif. L’amélioration du taux
moyen de levée dans l’essai 2 s’expliquerait par l’utilisation des graines issues de l’essai 1
pour sa mise en place à deux mois après récolte. Par ailleurs, la sensibilité des variétés G121
et G189 respectivement à la sécheresse et à Cercospora kikuchii pourrait expliquer la
diminution de leur taux moyen de levée en essai 2. Cela peut se justifier par la jeunesse des
semences et les bonnes conditions d’arrosage. On devait s’attendre à un bon comportement de
toutes les variétés en 2ème essai. Ces résultats, contraires à ceux attendus seraient dus à la
qualité même des graines à la récolte. En effet, nous avons mentionné plus haut que certaines
variétés, comme la G121, ont été récoltées suite à un desséchement des plantes après l’arrêt
brutal des pluies. Par ailleurs d’autres variétés, les tardives, n’ont pas bien atteint leur maturité
et ont dû être récoltées prématurément, ce qui donne forcément des semences de moindre
qualité.
Pour ce qui est de la durée des cycles phénologiques (1ère floraison, 50% floraison, 1ère gousse
et 50% maturité), l’évaluation des cycles donne trois groupes de variétés selon leur précocité.
Le groupe de G175, G23 et G189 est précoce (Tableau III). Le groupe G121 et G196 est
semi-tardif et le groupe de G116 est tardif. G175 et G23 sont les plus précoces. Ces résultats
sont en accord avec ceux de Boni (2015) qui a classé les variétés de soja en trois groupes
respectifs dans lesquels se trouvent nos variétés respectives avec une grande précocité de
G175 et G23.
39
Pour ce qui est de la capacité de nodulation des variétés, les résultats de l’analyse de la
variance des variables témoignent de la diversité des différentes variétés pour ce caractère.
Pour le nombre moyen de nodosités par pied, la variété G121 nodule le plus (18,85 nodules en
moyenne par pied) suivie de G189 (9,75 nodules) et de G116 (9,5 nodules). Dans l’ensemble,
le nombre moyen de nodosités par pied varie de 5,4 (G23) à 18,85 (G121). Ce résultat est
inférieur à ceux de Diabo (2016) qui trouve une variation de nombre moyen de nodosités par
pied allant de 11,33 (G175) à 33 (G189) et de IRAD/CNSPG (2006) qui a trouvé que ce
nombre varie de 7 à 28 nodosités. Cette infériorité numérique en nombre de nodosités pourrait
être à la différence des sols incultes utilisés pour le prélèvement de la terre pour le
remplissage des pots. Cependant, ces différents résultats restent inférieurs à la norme de
nodulation car selon IRAD/CNSPG (2006), les normes de nodulation pour le soja sont de
l’ordre de 30 à 50 nodosités/plante. Les poids secs moyens des nodosités sont meilleurs chez
G121 (0,15g) et G116 (0,12g). L’examen des résultats du rapport de poids sec de nodosité sur
poids sec de racine donne des meilleures valeurs chez G121 (44 %) suivie de G116 (38 %) et
de G189 (30 %). La variété G175 présente la faible valeur (0,15). En effet, la forte valeur de
ce rapport pour G116 s’expliquerait par la grosseur de ses nodosités. Ce constat est aussi
observable sur les résultats de Diabo (2016) qui trouve la forte valeur du rapport poids sec de
nodosité sur poids sec de racines chez G121 (0,318) et la faible valeur chez G175 (0,096).
En ce qui concerne la sensibilité à la sécheresse, seule G121 s’est avérée sensible. Les
résultats donnent des longueurs moyennes de sa racine principale respectivement de 12,55 cm
et 15,17 cm. Cette faible profondeur de la racine principale de G121 expliquerait l’incapacité
de G121 à utiliser l’eau du sol au-delà de 16 cm de profondeur d’où l’aspect des plantes
montré par la photo 2 à quelques jours d’arrêt des pluies. Cela aurait raccourci son cycle à
maturité.
40
ramifications par plante, les variétés les plus précoces (G175 et G23) présentent en moyenne
de faibles nombres de ramifications par pied. Les variétés G116 et G121 sont les meilleures
en ramification. Les variétés G196 et G189 sont intermédiaires. Les variétés précoces se
ramifient moins que les variétés semi tardives et tardives. Cette ramification serait liée à la
rapidité de leur cycle végétatif. Les résultats trouvés sont en accord avec ceux de Soura
(2009) qui a trouvé une ramification moindre chez G175 et G23 par rapport à G121, G189 et
G116.
Le nombre moyen de gousses par pied globalement faible. L’ensemble des variétés a produit
moins de gousses. Cela s’expliquerait par l’arrêt des pluies au moment de la formation des
gousses et la mise en place tardive de notre essai (semé le 27 juillet 2016). Cet arrêt des pluies
a fait que nos plantes n’ont bénéficié que des pluies des mois d’Août et de Septembre (soit
486,9 mm d’eau). Ce qui explique la différence de nos résultats et ceux de Boni (2015) qui a
trouvé de nombres de gousses allant du double au triple des nôtres. En fait, la bonne
production de gousses serait due en partie à la date de mise en place de son essai (12 juin) qui
a permis aux plantes de bénéficier d’au moins 889,3 mm d’eau de pluie. A cela, s’ajoute
l’utilisation de compost à la dose de 2t/ha.
Par ailleurs, le remplissage des graines aurait été affecté par cet arrêt des pluies ; d’où le faible
rendement moyen (en g/pied) constaté. Aussi, le poids de 1000 graines est meilleur chez les
variétés les plus précoces que les autres variétés. La grosseur des graines de G175 l’aurait
permis d’avoir le meilleur poids de 1000 graines. Les graines des variétés G23, G189 et G196
sont moyennes, G121 et G116 possèdent de petites graines. Ces résultats sont en accord avec
ceux obtenus par C.R.E.A.B. MP (2015) qui a classé les variétés de soja en différents groupes
de grosses graines, de graines moyennes et de petites graines. Aussi, l’ensemble de ces
conditions (semis tardif, arrêt des pluies) pourrait être à l’origine des faibles rendements
obtenus. Ces rendements sont meilleurs chez les variétés les plus précoces (G175 et G23).
Cependant, ces rendements sont inférieurs à ceux obtenus par Zagre (2007) qui a testé 6
variétés de soja dont 3 sont burkinabè et les 3 autres sont des variétés de Delta Pine. En effet,
un semis tardif pénalise les variétés à cycle trop long (IRAD/CNSPG, 2006)
En ce qui concerne la hauteur à 50% floraison, seules les variétés précoces (G175, G23 et
G189) présentent des faibles hauteurs respectivement 31,85 cm, 33 cm et 33,22 cm. Les
autres variétés semi tardive et tardive présentent chacune au moins 40 cm (Tableau VII).
Comme Boni (2015), nous constatons que les variétés semi tardives et tardives sont de grande
41
taille à ce stade de leur cycle que les variétés hâtives. Cependant, ce constat n’est pas
indéniable à la maturité car avec l’arrêt précoce des pluies en fin Septembre c’est-à-dire à 66
JAS (figure 5), le développement des plantes aurait été perturbé. Surtout les variétés semi-
tardives et tardives. Ainsi, G23 est plus haute que G121 et G196 ; de même, G175 est plus
haute que G196 (tableau VII). Selon C.R.E.A.B. MP (2015), la hauteur des plantes d’une
variété peut diminuer de 7 à 28 cm d’une saison de bonne pluviométrie à une saison de
mauvaise pluviométrie. En effet, le développement végétatif des plantes est conforme aux
conditions pédoclimatiques du site (IRAD/CNSPG, 2006).
Aussi, pour la hauteur d’insertion de la 1ère gousse, en dehors de G196, les variétés semi
tardives et tardives présentent leurs 1ères gousses plus éloignées du sol ; celles des variétés
précoces sont moins éloignées du sol. Cela pourrait être lié à leur précocité à la floraison. La
basse hauteur d’insertion de la 1ère gousse chez G196 lui serait spécifique. En effet, une
insertion basse des premiers étages de gousses peut les exposer aux projections de sol par les
pluies et donc les rend davantage susceptibles de pourritures (IRAD/CNSPG, 2006).
Par ailleurs, l’avortement des fleurs manifesté par les variétés G189 et G121 et la reprise de la
production de gousses en fin Avril et début Mai seraient dû à une sensibilité de ces variétés à
la température de la période de conduite de l’essai 2 (Janvier à Avril). Cela pourrait entraver
leur production en saison sèche.
42
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
43
Nous proposons que les deux variétés hâtives et performantes soient soumises à une
évaluation post-récolte afin d’apprécier la qualité gustative des graines en impliquant
d’autres acteurs en plus des chercheurs tels que les producteurs et les vulgarisateurs.
Nous proposons qu’une analyse bromatologique soit faite pour voir la qualité nutritive des
graines des variétés.
44
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47
ANNEXES
Annexe 1 : Fiche technique de la culture du soja au Burkina Faso (variétés : G.38 ; G.121 ; G.115 ; G.196 ; G.197)
PRECEDENT CULTURAL SOUHAITE : jachère ou céréale FUMURE : 150 kg/ha d’engrais coton (NPK) au billonnage ou à la
levée ; épandage de 50 kg/ ha d’urée en début de floraison.
TYPE DE SOL : Sol bien drainé, car le soja est très sensible à l’asphyxie. Eviter les
sols ferrugineux. Le soja préfère les sols profonds, moins sableux, avec une bonne ENTRETIEN : Premier binage au 15ème jour après semis puis à la
capacité de rétention en eau. demande. Il est possible d’utiliser de l’herbicide tel que le cotodon à la
dose de 3 L/ha.
VARIETES :
Régions nord : Utiliser des variétés à cycle court de 90 jours. G.38 à graines jaunes. RECOLTE : Récolter quand les premières gousses commencent à
Régions centre : Variétés à cycle légèrement plus long, 100-105 jours. G.121 à devenir brunes et sèches. Certaines variétés sont déhiscentes et
graines noires. demandent une surveillance chaque jour. Mettre en bottes adossées l’une
Régions sud ou avec irrigation : Variétés à cycle long, 105-115 jours. G.115, G.196, contre l’autre au soleil dans un endroit propre et désinfecté et laisser
G.197 à graines jaunes. finir de mûrir. Les gousses encore vertes finissent leur maturation en
cours de séchage.
SEMIS : Une fois la maturité optimale atteinte (grain arrondi difficilement
-dernière quinzaine de juin pour G.115, G.196, G.197 rayables à l’ongle), battre rapidement et rentrer la récolte. La surmaturité
-première quinzaine de juillet pour les variétés précoces et semi-précoces : G.121 et se traduit par une baisse importante de la faculté germinative.
G.38.
Traiter les graines avec un fongicide/insecticide et semer après une pluie d’au moins RENDEMENT :
20 mm à une profondeur de 2 à 3 cm. -En station 1500-2000kg/ha
la levée intervient 7-10 jours après semis. -En grande culture on peut espérer des rendements de 800-1500kg/ha.
-En culture irriguée, on peut obtenir des rendements supérieurs (2000-
DENSITE : 2500 kg/ha).
-A plat : -40x 5cm pour G.38, G.121 à une 1 graine/poquet soit 500 000 pieds/ha
avec 45 kg de semences par ha. POINTS PARTICULIERS :
-60x5cm pour G .115 ; G.196 ; G.197à 1 graine/poquet, soit 333000 -Les graines de soja conservent mal leur pouvoir germinatif. Il est
pieds/ha avec 35-45 kg de semences/ha nécessaire de les maintenir au sec et de les ressemer chaque année. Un
-Sur billons : 80x15 cm à 3 graines/poquet, soit 250 000 pieds/ha avec 30-35 kg/ha taux de levée de 75% est satisfaisant.
de semences. -Teneur en huile : 20-25%
Source : INERA, Programme Oléo-Protéagineux
i
Annexe 2: Calendrier des opérations culturales
ii
Annexe 3: Fiche d’observation
Essai :
Variable :
Date :
Observateur :
Remarque
iii
Annexe 4 : Effet du Cercospora kikuckii sur les graines de la variété G196
iv
Annexe 6: Différentes étapes de maturité du soja manifestées par les feuilles
Etape1 : Début de jaunissement des feuilles Etape2 : Jaunissement accéléré des feuilles
Etape3 : Jaunissement total des feuilles Etape4 : Début de chute des feuilles jaunies