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IV.

LES HYDROCARBURES ALIPHATIQUES

1. Introduction à la chimie organique


1.1. Objet de la chimie organique

Comme son nom l’indique, la chimie organique étudiait les substances élaborées
par les êtres vivants animaux ou végétaux ou encore à base des échantillons
d’origine vivante animale ou végétale comme le pétrole et la houille. Ces
substances produites par les organismes vivants étaient appelées composés
organiques.

Ayant constaté que l’élément carbone est au centre des 4 éléments


fondamentaux (C, H, O et N) qui entrent dans la composition des composés
organiques, on a généralisé la notion de chimie organique à tous les composés
du carbone à l’exception de CO, CO2, H2CO3, les sels de carbonates et
hydrogénocarbonates, les sels de cyanures et les carbures de métaux.

1.2. Brève histoire de la chimie organique

Les composés organiques sont connus depuis la plus haute antiquité. Il s’agit par
exemple de l’alcool, du sucre, de l’urée, de l’huile, des graisses et des colorants.
Par des méthodes physiques d’extraction, on pouvait les obtenir à partir des
produits animaux et végétaux.

Jusqu’au début du 19e siècle, on croyait encore que les composés organiques ne
pouvaient être synthétisés que grâce à une force mystérieuse que seuls
possèdent les êtres vivants animaux et végétaux ; l’homme étant incapable par
ses propres moyens d’en effectuer la synthèse au laboratoire comme dans
l’industrie : c’est la théorie de la force vitale.

Cependant en 1828, un certain chimiste allemand du nom de Friedrich Wöhler


réussit à effectuer la synthèse d’un composé organique (urée) par simple
chauffage d’un composé purement minéral (cyanate d’ammonium) selon
l’équation :

NH4+(O-C=N)- → ( NH2)2CO
Depuis lors, le mythe de la force vitale fut fortement mis en cause. C’est ainsi qu’à
partir de cette date, beaucoup de synthèses furent essayées et réussies.

En même temps que des méthodes analytiques se multipliaient pour la


détermination des formules de composition ou formules brutes, des recherches
basées sur les propriétés chimiques des composés organiques aboutissaient à
leurs formules de structure ou formules développées.

Depuis la 2e guerre mondiale, apparaissait la chimie organique industrielle.

1.3. Importance de la chimie organique

Au niveau du laboratoire, la chimie organique s’occupe de la synthèse, de


l’isolement et de l’identification des produits organiques.

Dans le domaine des applications industrielles et de la recherche appliquée, la


chimie organique oriente ses activités vers 2 domaines.

1° La recherche des produits et des matériaux susceptibles d’applications


particulières pour satisfaire les besoins domestiques et industriels de l’homme.

Exemples :-les matières plastiques y compris les peintures, les colorants, les

Vernis, les mousses et les colles.

-les fibres synthétiques comme le nylon, le tergal et le polyester

-les produits divers comme les savons et les détergents, les insecticides
et les herbicides, les explosifs, les médicaments, les parfums et les cosmétiques.

2° La chimie organique sous le nom de biochimie intervient également dans la


physiologie (étude du fonctionnement cellulaire) des êtres vivants.

Exemples :-les activités nerveuse et musculaire

-la digestion et la respiration

-les fonctions de la reproduction, de l’odorat et de la vision

-la photosynthèse et le métabolisme général


1.4. Caractères généraux des composés et des réactions organiques

1° Les composés organiques sont formés de liaisons covalentes ou à caractère


covalent dominant. Par conséquent, ce sont rarement des électrolytes et
rarement ils sont solubles dans l’eau.

2° Généralement instables à la chaleur, les composés organiques sont presque


tous combustibles.

3° Par rapport à celles des composés inorganiques, les masses moléculaires des
composés organiques sont relativement élevées.

4° La grande diversité des composés organiques est due à l’existence des chaines
carbonées et des isomères ; ces derniers étant des composes de même formule
moléculaire avec des formules de structure différentes.

5° La plupart des réactions organiques sont très lentes. Par ailleurs, en raison de la
faible stabilité thermique des composés organiques, la possibilité d’élever la
température pour activer les réactifs est souvent limitée. C’est ainsi que
beaucoup de réactions organiques sont effectuées en présence de catalyseurs
dont l’effet accélérateur s’ajoute à celui d’un chauffage modéré.

6° Une réaction organique est souvent accompagnée de plusieurs réactions qui se


déroulent simultanément dans le même milieu réactionnel :

-soit que les mêmes réactifs réagissent différemment

-soit que l’un des réactifs attaque le produit organique de la réaction initiale

-soit que la réaction inverse régénère constamment une partie des réactifs.

La réaction désirée est alors favorisée par un choix convenable :

-des conditions de température et de pression du milieu réactionnel

-des proportions des réactifs

-d’un solvant approprié


-du catalyseur utilisé

7° La réaction de préparation d’un compose organique étant rarement unique et


complète, il est alors obligatoire d’extraire le composé de ce mélange complexe.
Ce travail souvent long et difficile suppose de bonnes connaissances théoriques
de la part de l’expérimentateur sur les propriétés des corps.

1.5.Analyse élémentaire

1.5,1.Analyse élémentaire qualitative

Elle repose sur la détermination de la nature des éléments chimiques constituant


un composé organique donne à l’état pur.

1.5.1.1. Recherche du carbone et de l’hydrogène

Pour identifier les atomes de carbone et d’hydrogène dans un échantillon


organique, 3procédés sont généralement utilisés.

1° La pyrolyse : Opération qui consiste à traiter une matière par la chaleur.

Expérience : combustion du sucre

Observation : dépôt d’un résidu carboneux

Conclusion : le carbone contenu dans le charbon n’a d’autres sources que le


composé traité à la chaleur.

2° La combustion à l’air

Expérience : combustion du gaz butane de bombonne

Observation : -Si la flamme est fuligineuse (rouge), la combustion est incomplète


et il se forme du noir de carbone (la suie).

-Si la flamme est bleue, la combustion est complète et il se forme du CO2 et des
vapeurs d’eau.

Conclusion : -Le noir de carbone provient des atomes de carbone incandescent


-Le CO2 et les vapeurs d’eau prouvent l’existence simultanée des atomes de
carbone et des atomes d’hydrogène dans le butane.

3° Oxydation par l’oxyde de cuivre(II)

Le traitement à la chaleur d’un mélange d’une matière organique et d’une poudre


de CuO permet d’observer un dégagement d’un gaz reconnu comme étant du CO2
par mise en évidence avec l’eau de chaux d’après l’expérience :

Amidon + CuO → CO2 + Cu(rouge) +H2O

Mise en évidence du CO2 : CO2 + Ca(OH)2 (eau de chaux) → CaCO3 (trouble


blanc)

Remarques

1° Les méthodes précédentes ne permettent pas d’identifier l’oxygène de façon


sûre car les oxydants utilisés en contiennent déjà. C’est par la méthode qua
ntitative que l’on déduit la présence de l’oxygène.

2° Exceptionnellement la recherche de l’oxygène des matières organiques se fait


par chauffage à l’abri de l’air de ces substances préalablement desséchées.

1.5.1.2. Recherche de l’azote

L’azote des matières organiques est décelé par un dégagement d’ammoniac


lorsqu’on chauffe ces matières avec de la chaux sodée d’après la réaction :

Matière organique +Ca(OH)2 .NaOH (chaux sodée) → NH3

Mise en évidence de NH3 : -papier indicateur acido-basique

-odeur forte caractéristique

1.5.2. Analyse élémentaire quantitative

Elle a pour but la détermination des rapports de masses des différents éléments
présents dans la substance analysée. En pratique, elle aboutit à l’établissement de
la formule moléculaire de cette substance.
1.5.2.1. Dosage du carbone et de l’hydrogène

Méthode de Liebig

-Oxydation totale de l’échantillon organique par le CuO.

-Absorption du CO2 dans des tubes à potasse et des vapeurs d’eau dans des tubes
contenant une substance hygroscopique (très avide d’eau) comme l’acide
sulfurique concentré.

-Mesure des masses de CO2 et des vapeurs d’eau.

Calculs : m(C)= m(CO2). 12/44 → %C= m(C)/m(éch). 100

m(H)=m(H2O) .2/18 → %H=m(H)/m(éch) .100

m(O)=m(éch)-(m(C) + m(H)) → %O=m(O)/m(éch) .100

1.5.2.2. Dosage de l’ azote

La détermination de la quantité d’azote se fait d’après 2 méthodes.

1° Méthode de Dumas

C’est la méthode la plus souvent utilisée. Elle repose sur l’oxydation totale de la
substance organique par le CuO. Les atomes d’azote sont ainsi convertis en azote
moléculaire sous forme gazeuse. On mesure ensuite le volume du gaz recueilli et
on en déduit sa masse.

2° Méthode de Kjeldhal

Dans cette méthode, les atomes d’azote sont obtenus sous forme de gaz
ammoniac(NH3) qui est ensuite dose par une solution de H2SO4. On en déduit sa
masse.

Remarque

Pour la détermination précise des formules moléculaires, on recherche la masse


molaire approchée du corps considéré à l’aide de sa densité de vapeur par
rapport à l’air.
Masse volumique de l’air : ρ(air)=1,293g/l

Soit M(X) la masse molaire du composé X

Volume molaire de X : 22,4l

Masse volumique de X : ρ(X)=M(X)/22,4

Densité de X par rapport à l’air : d(X)=ρ(X)/ρ(air)=M(X)/22,4 . 1,293=M(X)/28,9632

D’où : d(X)=M(X)/29 ou M(X)=29.d(X)

EXERCICES RESOLUS

1. 0,6g d’une substance organique ne contenant pas d’azote est a chaud par
l’oxyde de cuivre (II). On recueille 0,89g de gaz carbonique et 0,36g de
vapeurs d’eau.
a) Cette substance contient-elle de l’oxygène ?
b) Quelle est la composition centésimale de la substance ?
c) Déterminer la formule de composition de cette substance.
d) La densité de vapeur de cette substance est de 2,05.Quelle est sa masse
molaire et sa formule moléculaire exacte ?

Solution

a)Calcul des masses des atomes :

m(CO2)=0,89g → m(C)=0,89gx12/44=0,24g

m(H2O)=0,36g → m(H)=0,36gx2/18=0,04g

m(C)+m(H)=0,24+0,04=0,28g

Comme 0,28g < 0,6g (masse de l’échantillon), cette substance contient de


l’oxygène.

D’où : m(O)=0,6-0,28=0,32g

b)Composition centésimale de la substance :


%C=100x0,24/0,6=40,0%

%H=100x0,04/0,6=6,7%

%O=100x0,32/0,6=53,3%

c)Calcul des nombres de moles d’atomes:

n(C)=m(C)/M(C)=0,24g/12g/mol=0,02mol

n(H)=m(H)/M(H)=0,04g/1g/mol=0,04mol

n(O)=m(O)/M(O)=0,32g/16g/mol=0,02mol

Rapports de combinaison entre les atomes:

n(H)/n(C)=0,04/0,02=2

n(O)/n(C)=0,02/0,02=1

Formule de composition de la substance : CH2O

d)Soit CxHyOz la formule moléculaire exacte de la substance.

M(CxHyOz)=29xd=29x2,05=59,45g/mol

On sait que dans 0,6g de la substance il y a 0,02mol de C, 0,04mol de H et 0,02mol


de O et que dans une mole de cette substance, soit 59,45g, il y a x mol de C, y mol
de H et z mol de O.

D’où : x/59,45=0,02/0,6 → x=0,02x59,45/0,6=1,98=2

y/59,45=0,04/0,6 → y=0,04x59,45/0,6=3,963=4

z/59,45=0,02/0,6 → z=0,02x59,45/0,6=2

Formule moléculaire exacte de la substance : C2H4O2

2. L’analyse élémentaire d’un corps organique a montré qu’il était composé


de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Les résultats d’une oxydation
totale effectuée sur 0,5g de matière ont été les suivants :
-augmentation de masse des tubes à ponce sulfurique : 0,608g
-augmentation de masse des tubes a potasse : 1,189g
D’autre part, la densité de vapeur de la substance par rapport à l’air a été
trouvée égale à 2,556. Quelle est sa formule moléculaire ?
Solution
m (CO2)=1,189g → m(C)=m(CO2)x12/44=1,189x3/11=0,324g
m(H2O)=0,608g → m(H)=m(H2O)x2/18=0,608x1/9=0,068g
m(O)=0,5g-(0,324+0,068)g=0,5-0,392=0,108g
n(C)=0,324g/12g/mol=0,o27mol
n(H)=0,068g/1g/mol=0,068mol
n(O)=0,108g/16g/mol=0,00675mol
SoitCxHyOz la formule moléculaire de la substance.
M(CxHyOz )=29xd=29x2,556=74,124g/mol

D’où: x/74,124=0,027/0,5 → x=74,124x0,027/0,5=4,002696=4

y/74,124=0,068/0,5 → y=74,124x0,068/0,5=10,080864=10

z/74,124=0,00675/0,5 → z=74,124x0,00675/0,5=1,000674=1

Formule moléculaire de la substance : C4H10O

1.6. Structure et classification des composés organiques

1.6.1. L’atome de carbone

Le carbone est un élément du groupeIVa. D’où sa structure à l’état fondamental :

1s2 2s2 2px1 2py1 2pz0

Dans tous ses composes sauf dans le CO, le carbone utilise 4 électrons célibataires
pour former 4 liaisons de covalence normale. Cela suppose qu’à l’état excité, la
paire d’électrons 2s se dédouble pour donner la structure :

1s22s1 2px1 2py1 2pz1

Pour cette raison, le carbone devient tétravalent et on parle de tétravalence du


carbone. Plusieurs atomes de carbone peuvent se lier les uns aux autres pour
former des chaines carbonées avec des formes variées ;d’où les différents types
de composes organiques.

1.6.2. Les composés aliphatiques

Dans les composés aliphatiques, les atomes de carbone sont liés de façon à
former des chaines ouvertes.

Ex : -C-C-C-C-C-C-C-C- (voir notes en classe)

Si dans une chaine, un carbone est lié à 1, 2, 3 ou 4 autres atomes de carbone, on


dit qu’il est primaire, secondaire, tertiaire ou quaternaire ; ces termes étant liés
au degré de substitution du carbone à partir du méthane(CH4). En particulier, un
atome de carbone qui n’est lié à aucun autre atome de carbone est dit nullaire.

1.6.3. Les composés cycliques

Ce sont des composés dont les atomes de carbone forment une ou plusieurs
chaines fermées. Trois cas peuvent se présenter.

1° Les composes alicycliques sont ceux pour lesquels le cycle est simple ou lié à
une chaine ouverte.

2°Les composés aromatiques sont ceux pour lesquels la chaine contient le


squelette du benzène (molécule à 6 atomes de carbone avec alternance de
doubles liaisons et de simples liaisons).

3° Les composés hétérocycliques sont ceux dont le cycle contient un atome autre
que le carbone. (voir notes en classe)

2. Les hydrocarbures aliphatiques

Les hydrocarbures sont des composés organiques binaires dont les chaines
carbonées ne portent que des atomes d’H. On les subdivise en 2 catégories :

-les hydrocarbures satures appelés alcanes

-les hydrocarbures insaturés qui se répartissent en alcènes et en alcynes


2.1. Les alcanes

2.1.1. Definition, nomenclature et isomerie

Ce sont des hydrocarbures dont la chaine carbonée ne contient que de simples


liaisons C-C (carbones saturés). Ils répondent à la formule générale : CnH2n-2

Représentation : R-H ou R est un radical alkyle alcoyle.

La nomenclature utilise la terminaison caractéristique ane. Pour les 4 premiers


termes, on utilise les noms usuels. Pour les autres, la racine doit rappeler le
nombre d’atomes de carbone.

1° Les alcanes à chaine linéaire sont dits normaux : ce sont les n-alcanes

Si n=1, on a: CH4 méthane

Si n=2, on a : C2H6 ou CH3-CH3 éthane

Si n=3, on a: C3H8 ou CH3-CH2-CH3 propane

Si n=4, on a: C4H10 ou CH3-(CH2)2-CH3 n- butane

Si n=5, on a: C5H12 ou CH3-(CH2)3-CH3 n- pentane

Si n=6, on a: C6H14 ou CH3-(CH2)4-CH3 n-hexane

Si n=7, on a: C7H16 ou CH3-(CH2)5-CH3 n-heptane

Si n=8, on a: C8H18 ou CH3-(CH2)6-CH3 n-octane

Si n=9, on a: C9H20 ou CH3-(CH2)7-CH3 n-nonane

Si n=10, on a : C10H22 ou CH3-(CH2)8-CH3 n-décane

Si n=11, on a : C11H24 ou CH3-(CH2)9-CH3 n-undécane

Si n=12, on a : C12H26 ou CH3-(CH2)10-CH3 n-dodécane

Si n=13, on a : C13H28 ou CH3-(CH2)11-CH3 n-tridécane


Si n=20, on a : C20H42 ou CH3-(CH2)18-CH3 n-éicosane

2° Les alcanes à chaine cyclique sont nommés avec le préfixe cyclo

3° Dans la série des alcanes, l’isomérie est toujours de chaine. Ainsi, la


nomenclature des alcanes à chaines ramifiées obéit aux étapes suivantes :

-identifier la chaine carbonée la plus longue qui déterminera la nomenclature.

-indiquer par un indice de position les substituants ou radicaux sur la chaine


principale dont les atomes sont numérotés à partir de l’une de ses extrémités.

-par convention, le nom légal est celui pour lequel la succession des indices
rangés par ordre croissant, comporte l’indice le plus petit dès la première
différence.

-les radicaux ont la terminaison caractéristique yle et se succèdent par ordre


alphabétique sans tenir compte des préfixes multiplicatifs di, tri, tétra.

Ex : Radicaux méthyle, éthyle, propyle, isopropyle, tertiobutyle.

Exercice

Donner et nommer tous les isomères du butane, du pentane, de l’hexane et de


l’heptane.

N.B. Les isomères se distinguent les uns des autres par leurs propriétés comme la
température de fusion, la température d’ébullition, la masse volumique et la
réactivité.

2.1.2. Propriétés physiques

Les 4 premiers termes sont gazeux. Le propane et le butane sont facilement


liquéfiables et sont livrés en bouteilles sous pression pour servir de combustibles
domestiques.

Du pentane à l’hexadécane, ce sont des liquides utilisés comme carburants


d’automobiles et de moteurs Diesel. Au-delà de l’heptadécane, les alcanes sont
des solides.
Les alcanes sont inodores, pratiquement insolubles dans l’eau mais solubles entre
eux et dans les solvants non polaires. Cependant la solubilité diminue quand le
nombre d’atomes de carbone augmente.

Ils sont plus légers que l’eau et leurs températures de fusion et d’ébullition avec la
chaine carbonée.

2.1.3.Propriétés chimiques

La présence de liaisons simples dans une molécule d’alcane confère à celui-ci une
grande stabilité avec comme conséquence une réactivité chimique peu marquée.

1° Les alcanes sont combustibles et la réaction de combustion est exothermique


(produit de la chaleur). Si la combustion est complète, elle s’accompagne de la
production de dioxyde de carbone et de l’eau d’après l’équation :

CnH2n+2 + 3n+1/2O2 → nCO2 +(n+1)H2O +Q kcal (la quantité de chaleur dégagée


augmente avec n)

Ex : CH4 +2O2 →CO2 +2H2O +210,8kcal

C2H6 +7/2O2 → 2CO2 +3H2O +498,5 kcal

2° Les alcanes subissent l’action des halogènes.

a)Le fluor réagit violemment avec un alcane ; il y a réaction de destruction avec


formation du fluorure d’hydrogène et dépôt de carbone d’après la réaction :

CnH2n+2 + (n+1)F2 → nC+ (2n+2)HF

Ex : CH4+2F2 → C+ 4HF

C2H6 +3F2 → 2C+ 6HF

b) Les alcanes réagissent avec le chlore et le brome ; il y a formation de dérivés


mono et polychlorés ou bromés . Ces réactions sont influencées par la lumière ou
la chaleur d’après le schéma :

R-H + X2 → HX + R-X (halogénure d’alkyle)


X est un atome d’halogène (Cl, Br, I)

Ex : La chloration du méthane

CH4 + Cl2 → HCl + CH3Cl (chlorométhane ou chlorure de méthyle)

CH3Cl + Cl2 → HCl + CH2Cl2 (dichlorométhane)

CH2Cl2 + Cl2 → HCl + CHCl3 (trichlorométhane ou chloroforme)

CHCl3 + Cl2 → HCl + CCl4 (tétrachlorométhane ou tétrachlorure de carbone)

Cette réaction dite de substitution est d’autant plus lente que l’on va du chlore à
l’iode. En pratique la réaction avec l’iode ne se produit pas ; c’est plutôt l’inverse
qui se produit d’après la réaction :

RI +HI → R-H + I2 ; Ex : CH3I + HI → CH4 + I2

3°La nitration des alcanes est réalisée à température élevée avec des vapeurs
d’acide nitrique d’après la réaction:

R-H + HNO3 → H2O + R-NO2 (nitrate d’alkyle ou nitroalcane)


Ex: CH4 + HNO3 → H2O + CH3NO2 (nitrate de méthyle ou nitrométhane)

Etude de cas : Le méthane

1° Structure de la molécule

Le méthane a une structure tétraédrique : les 4 atomes d’H déterminent un


tétraèdre régulier dont l’atome de carbone occupe le centre d’après Van’t Hoff et
Le Bel.(Schéma en classe)

2° Etat naturel

Le méthane est le premier terme de la série des alcanes qui fut découvert par
Volta. C’est le constituant le plus abondant des gaz naturels que l’on rencontre
dans certaines régions pétrolifères.

3° Propriétés physiques
Le méthane est un gaz incolore, inodore, insipide, très peu soluble dans l’eau, très
difficilement liquéfiable et moins dense que l’air. (Téb=-161°C ; ρ=0,791g/l)

4° Usages

Le méthane est utilisé comme combustible gazeux. On peut aussi le transformer


en noir de carbone (carbon –black) employé dans plusieurs industries : encre
d’imprimerie et lithographie, papier carbone, rubans de dactylographie, peintures
noires, caoutchouc, cirages à chaussettes, etc.

Actuellement, le méthane est considéré comme un gaz à effet de serre


responsable des changements climatiques.

2.2. Les alcènes

Les alcènes sont des hydrocarbures à chaine linéaire, ramifiée ou cyclique


contenant une ou plusieurs doubles liaisons entre 2 atomes de carbone. Les
alcènes aliphatiques à une seule double liaison répondent à la formule générale :
CnH2n

2.2.1. Nomenclature et isomérie

Pour nommer un alcène, on remplace la terminaison ane des alcanes par ène. La
terminaison ylène n’est utilisée que pour les premiers termes de la série. Les
isomères sont soit de chaine ou de position.

Ex : Si n=2, on a : C2H4 ou CH2=CH2 éthène ou éthylène

Si n=3, on a : C3H6 ou CH3-CH=CH2 propène ou propylène

Si n=4, on a: C4H8 ou CH3-CH2-CH=CH2 butène-1

CH3-CH=CH-CH3 butène-2

CH3-C=CH2 méthyl-2 propène

CH3
Les alcènes sont insolubles dans l’eau mais solubles dans le dioxyde de soufre
liquide et dans les solvants non polaires.

2.2.3. Propriétés chimiques

A la différence des alcanes, les alcènes possèdent un véritable site réactionnel : la


double liaison de forte densité électronique. D’où de nombreuses réactions
d’addition par ouverture de la double liaison et possibilité de coupure de chaine
au niveau de la double liaison. Structure des carbones éthyléniques :( voir notes
en classe)

Alors qu’au niveau des carbones éthyléniques la molécule est plane (symétrie
triangulaire), les carbones du reste de la molécule sont tétraédriques.

2.2.3.1. Addition de l’hydrogène

La réaction d’hydrogénation est catalysée par des métaux finement divisés


comme Ni, Fe, Pd et Pt mais plus généralement on utilise du nickel réduit ou du
nickel de Raney très actif d’après les réactions :

a) A 1000°C : NiCO3 → NiO + CO2


A 180° : NiO + H2 → H2O + Ni (nickel réduit ou nickel Sabatier et Senderens)
b) Ni/Al + NaOH → NaAlO2 + Ni (nickel de Raney)

Ex : A 200°C et sous 1atm, CH2=CH2 + H2 → CH3-CH3

CH3-CH=CH2 + H2 → CH3-CH2-CH3

2.2.3.2. Addition des halogènes

Cette réaction dite d’halogénation est facile à réaliser et on obtient un dérivé vic-
dihalogéné d’après le schéma :

C=C + X2 → X -C-C-X (dérivé vic-dihalogéné)

X - C-X (dérivé gem-dihalogéné)

X est un atome d’halogéné (Cl, Br, I)


La réactivité diminue de Cl2 à I2

Ex : CH2=CH2 + Cl2 → CH2Cl-CH2Cl (dichloro-1,2 éthane)

CH3-CH=CH2 + Br2 → CH3-CHBr-CH2Br (dibromo-1,2 propane)

N.B.A haute température, la compétition entre la substitution et l’addition peut


avoir lieu.

Ex: A 400°C, CH3-CH=CH2 + Cl2 → HCl + CH2Cl-CH=CH2 (chloro-3 propène ou chlo

rure d’allyle)

Intérêt de la réaction

1° L’halogénation des alcènes de faible masse moléculaire permet d’obtenir des


liquides utilisés comme solvants organiques.

2° Comme pour les halogénures d’alkyles, la présence d’atomes d’halogènes


augmente la réactivité de la molécule à ce niveau.

2.2.3.3. Addition de l’eau

Cette réaction d’hydratation est catalysée par un acide et obéit à la règle de


Markovnikov(1868) selon laquelle : lors de l’addition d’un composé hydrogéné
non symétrique, l’hydrogène se fixe sur le carbone le moins substitué c’est-à-
dire le plus hydrogéné.

Schéma de la réaction :

-C=C- (Alcène) + H2O → H-C-C-OH (Alcool)

Ex: CH2=CH2 + H2O → CH3-CH2OH

CH3-CH=CH2 + H2O → CH3-CHOH-CH3

2.2.3.4. Addition d’un hydracide

Comme la molécule d’hydracide est non symétrique, l’addition suit la règle de


Markovnikov.
Ex : CH2=CH2 + HCl → CH3-CH2Cl (chloro-1 éthane ou chlorure d’éthyle)

CH3-C=CH2 + HBr → CH3-CBr-CH3 (bromo-2méthyl-2 propane)

2.2.3.5. Addition de l’acide hypochloreux

L’acide hypochloreux HClO peut subir une dissociation hétérolytique suivant 2


schémas:

H-O-Cl → H+ + ClO-

→ OH- + Cl+

En présence d’un alcène, il y a addition conforme à la règle de Markovnikov où


l’ion Cl+ se comporte comme l’ion H+ d’après le schéma :

-C=C- + ClOH → Cl-C-C-OH (chlorhydrine)

Ex: CH2=CH2 + ClOH → CH2Cl-CH2OH

CH3-CH=CH2 + ClOH → CH3-CHOH-CH2Cl

2.2.3.6. Réactions de polymerization

Ce sont des réactions dont le principal produit est une macromolécule géante
appelée polymère. Dans le cas des alcènes, la réaction de polymérisation
correspond à une polyaddition c’est-à-dire une addition de plusieurs molécules
identiques les unes sur les autres d’après le schéma :

nA → An (A-A-……………-A-A) où A est un monomère et An est un polymère

Dans le polymère, n est l’indice de polymérisation et A est le motif du polymère


(structure de base ou structure unitaire).

L’avantage des réactions de polymérisation est qu’à partir des composes simples
de faibles masses moléculaires, on obtient dans des conditions déterminées des
produits solides de grandes masses moléculaires avec des propriétés particulières
comme les matières plastiques, les fibres synthétiques, les résines, les mousses,
les vernis et les peintures.
EX : a) nCH2=CH2(éthyléne) → ( -CH2-CH2-)n Polyéthylène(PE)

b) nCH2=CHCl(chlorure de vinyle)→ (-CH2-CHCl-)n Polychlorure de vinyle(PVC)

c) nCH3-CH=CH2(propyléne)→ (-CH-CH2-)n Polypropylène(PP)

d) nCF2=CF2(tétrafluoroéthylène)→ (-CF2-CF2-)n

Polytétrafluoroéthylène (PTFE)

e) n CH2=CH-CH=CH2(butadiène-1,3)→(-CH2-CH=CH-CH2-)n
Caoutchouc artificiel

f) n CH2=C-CH=CH2(methyl-2butadiène-1,3)→(-CH2-C=CH-CH2-)n

Caoutchouc naturel

2.2.3.7. Réactions d’oxydation

L’oxydation des alcènes peut être énergique (coupure de chaine) ou ménagée


(conservation du squelette carbonée).

1° Avec l’oxygène de l’air en présence de catalyseurs, l’oxydation ménagée donne


des époxydes ultérieurement hydratés en vic- dialcools d’après le schéma : (voir
notes en classe)

Le même résultat peut être directement obtenu avec KMnO4 en solution diluée
d’après le schéma : -C=C- + KMnO4 dilué → HO-C-C-OH (dialcool vic)

2° Avec KMnO4 en solution très diluée et en milieu acide, la double liaison est
rompue et un atome d’oxygène se fixe sur chacun des carbones éthyléniques
d’après le schéma :- C=C- + KMnO4 conc → -C=O + -C=O

Le même résultat peut être obtenu par action de l’ozone ou ozonolyse après la
formation d’un ozonide instable ultérieurement traité par l’eau d’après le
schéma : -C=C- + O3 (ozone) → Ozonide + H2O → -C=O + -C=O

Ex : CH3-CH=CH2 + KMnO4 conc → CH3-CH=O + CH2=O

2.2.4. Préparation
Etant plus réactifs que les alcanes, les alcènes sont rares à l’état naturel. La
double liaison existe cependant dans le règne végétal en particulier dans
certaines substances naturelles comme les terpènes dont fait partie la vitamine A.
Ainsi pour les obtenir, on doit les préparer.

1° Industriellement les alcènes sont obtenus par pyrogénation de la houille et par


cracking (craquage) des alcanes récupérés lors de la distillation du pétrole.

Ex : CH3-CH2-CH2-CH3 → H2

→ CH4

→ CH3-CH3

→ CH2=CH2

→ CH3-CH2=CH2

2° Les alcènes sont également obtenus par déshydrohalogénation des


halogénures d’alkyles, la réaction se faisant en milieu basique et en présence
d’alcool comme solvant d’après le mécanisme :

H-C-C-X(RX) + OH- → -C=C-(Alcène) + X- + H2O

Lors de la déshydrohalogénation, l’atome d’H est arraché sur le carbone le plus


substitué c’est-à-dire le moins hydrogène : c’est la règle de Zaïtsev.

Ex : CH3-CH2-CH2Cl + KOH → CH3-CH=CH2 + KCl +H2O

CH3-CHBr-CH2-CH3 + NaOH → CH3-CH=CH-CH3 + NaBr + H2O

3° La déhalogénation des dérivés vic-dihalogénés en présence d’un métal


fortement électropositif permet d’obtenir un alcène. En particulier, si les 2
atomes d’halogène sont éloignés dans la chaine, on obtient un alcane cyclique.

Ex : CH3-CHCl-CHCl-CH3 + Zn → CH3-CH=CH-CH3 + ZnCl2

CH2Cl-CH2-CH2-CH2Cl + 2Na → Cyclobutane + 2NaCl


2.3. Les alcynes

2.3.1. Formule générale et nomenclature

Les alcynes sont des hydrocarbures dont la chaine carbonée contient une ou
plusieurs triples liaisons.

Formule générale d’un alcyne à une seule triple liaison : CnH2n-2

Formule développée : R-C=C-H acétylénique vrai

R1-C=C-R2 acétylénique disubstitué

La nomenclature des alcynes utilise la terminaison yne . Ex : voir notes en classe.

2.3.2. Propriétés physiques

De C2 à C4 ce sont des gaz, de C5 à C15 ce sont des liquides et au-delà ce sont des
solides. Les alcynes sont plus facilement liquéfiables et plus solubles dans l’eau
que les alcanes et les alcènes.

2.3.3. Propriétés chimiques

Comparaison des longueurs de liaisons :

C-C : 1,5 Ẵ ; C=C : 1,34 Ẵ ; C=C : 1,21 Ẵ et 1Ẵ=10-10 (Ẵ : Angströms)

On voit que plus 2 carbones voisins sont insaturés plus la longueur de liaison
entre eux diminue ; cela signifie qu’entre 2 carbones acétyléniques, la densité
électronique est beaucoup plus élevée que dans les 2 autres cas. Par conséquent,
la réactivité y est plus accrue.

Structure des carbones acétyléniques : voir notes en classe.

2.3.3.1. Mobilité de l’hydrogène terminal


L’hydrogène terminal des alcynes vrais est mobile ; ce qui leur confère des
propriétés faiblement acides. Cette propriété est mise en évidence par action
d’un métal fortement électropositif en milieu exclusivement anhydre.

Ex : R-C=C-H +Na → R-C=C-Na+ + 1/2H2

Les acétylures sont très réactifs et réagissent notamment avec l’eau pour
régénérer l’alcyne correspondant.

Ex : R-C=C-Na+ + H2O → R-C=CH +NaOH

En présence d’un halogénure d’alkyle, on obtient un alcyne disubstitué

Ex : R1-C=C-H + R2-X → R1-C=C-R2 + HX

Ou mieux : R1-C=C-Na + R2X → R1-C=C-R2 + NaX

2.3.3.2. Réactions d’addition

1° Avec l’hydrogène, on obtient un alcane en présence d’un catalyseur très actif


comme le nickel et un alcène en présence d’un catalyseur peu actif comme le
palladium. Ex : voir notes en classe

2° Avec les halogènes, on obtient d’abord un dérivé dihalogéné puis un dérivé


tétrahalogéné suivant les conditions expérimentales. Ex : voir notes en classe

3° L’addition d’un composé dissymétrique permet d’obtenir un dérivé vinylique


apte à la polymérisation. Ex : voir notes en classe

4° Avec l’eau, il se forme une cétone et un aldéhyde dans le cas de l’acétylène


selon la règle de Markovnikov. Ex : voir notes en classe.

5° Particulièrement l’acétylène peut donner des réactions de polymérisation

Ex : voir notes en classe

2.3.4. Préparation

1° Alkylation sur les alcynes vrais


2° Déshydrohalogénation des dérivés vic-dihalogénés ou gem-dihalogénés

Ex : voir notes en classe

Cas particulier de l’acétylène

a) Hydrolyse du carbure de calcium :


A 1000°C : CaCO3 (calcaire) → CaO + CO2
A 2000°C : CaO + 3C(coke) → CO + CaC2(carbure de calcium)
A la température ordinaire : CaC2 + H2O → Ca(OH)2 + C2H2 (acétylène)
b) Craquage thermique des hydrocarbures.
Ex : A 1500°C, 2CH4 → C2H2 + 3H2

L’acétylène est utilisé dans l’obtention des hautes températures pour la soudure
autogène et pour le découpage des métaux. Le dispositif utilisé pour l’obtention
de ces températures est le chalumeau oxyacétylénique.

V. LA POLLUTION DE L’AIR OU POLLUTION ATMOSPHERIQUE

1. Définition de la pollution

La pollution est la dégradation d’un écosystème par l’introduction, généralement


humaine, de substances ou de radiations altérant de manière plus ou moins
importante le fonctionnement de cet écosystème.

L’air demeure un élément fondamental et indispensable pour les êtres vivants.


Par exemple, les hommes inspirent environ 20m3 d’air chaque jour. Au départ,
l’air se compose d’un ensemble de particules dont la présence et les
concentrations sont telles que la vie est possible. La pollution atmosphérique
signifie donc la présence indésirable d’impuretés ou l’élévation anormale de la
proportion de certains constituants de l’atmosphère.

2.Principales sources de pollution

1° Les pollutions d’origine humaine dites aussi pollutions anthropiques ont de


nombreuses formes pouvant être locales, culturelles, accidentelles, volontaires,
etc. Cette pollution est une diffusion directe ou indirecte des polluants dans
l’environnement. Quelques exemples :
-les déchets de consommation courante comme les emballages, les batteries
usées et les déchets alimentaires jetés sans précaution dans l’environnement.

-les émissions des chauffages domestiques et industriels

-les gaz des moteurs du trafic routier, maritime ou aérien.

-les produits chimiques des usines

-les intrants agricoles comme les engrais chimiques et les insecticides.

2° La pollution d’origine naturelle comme le volcanisme, l’érosion éolienne, les


émissions naturelles de CH4, SO2, H2S, etc.

La pollution de l’air est plus difficile à règlementer efficacement que beaucoup


d’autres formes de pollution. Actuellement, des conventions mondiales
concernent les polluants destructeurs de la couche d’ozone et les gaz à effet de
serre tous capables de modifier le fonctionnement de la planète Terre au niveau
du monde vivant.

Les polluants de l’atmosphère agissent à différentes échelles : certains composés


gazeux sont sans effet localement mais peuvent perturber l’équilibre climatique
de la planète. D’autres sont particulièrement nocifs pour la santé au niveau local
ou régional avec une influence très limitée sur l’atmosphère dans son ensemble.
Les conséquences sur la santé humaine étant les morts prématurés, les troubles
de l’activité cérébrale, les maladies cardiovasculaires et les troubles du système
respiratoire.

Les principaux gaz à l’origine de la destruction de la couche d’ozone sont les CFC
(chlorofluorocarbones) utilisés comme gaz de frigo et comme propulseurs dans
les bombes aérosols.

Les principaux gaz à effet de serre sont : CO2, CH4, N2O, SO2, CFC (fréons).

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