NF en 1916-2003
NF en 1916-2003
Analyse Le présent document fixe les exigences performancielles et décrit les méthodes
d’essai relatives aux tuyaux et pièces complémentaires préfabriqués en béton armé,
béton fibré acier et béton armé, à assemblage souples (avec garnitures d’étanchéité
intégrées à l’élément ou fournies séparément), dont la dimension nominale ne
dépasse pas DN 3200 dans le cas des éléments de section intérieure circulaire ou
WN/HN 1400/2100 dans le cas des éléments de section ovoïde, et destinés princi-
palement à véhiculer, dans des canalisations généralement enterrées, des eaux
usées, des eaux pluviales et des eaux de surface par écoulement gravitaire ou,
occasionnellement, sous faible pression. Les conditions de marquage sont incluses.
Il est complété par la norme NF P 16-345-2 afin d’indiquer l’ensemble des exigences
applicables à ces produits.
Corrections
Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, avenue Francis de Pressensé — 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — [Link]
Avant-propos national
Conformément à la possibilité offerte par le domaine d’application (tableau 1) et par la note de l’avant-propos, la
présente norme est complétée par la norme NF P 16-345-2 afin d’indiquer l’ensemble des exigences applicables
à ces produits, pour permettre la réalisation d’ouvrages conformes au Fascicule 70 — Marchés Publics — Cahier
des clauses techniques générales — ouvrages d’assainissement.
Le règlement du Comité Européen de Normalisation (CEN) impose que les normes européennes adoptées par
ses membres soient transformées en normes nationales au plus tard dans les six mois après leur ratification et
que les normes nationales équivalentes ou en contradiction soient annulées.
La présente norme européenne a été adoptée par le CEN le 18 août 2002.
Le CEN a fixé une période de transition durant laquelle les membres du CEN ont l’autorisation de maintenir leurs
propres normes nationales adoptées antérieurement.
En conséquence, les normes NF P 16-341, de novembre 1990, et NF P 16-401 de mars 1947 restent en vigueur
jusqu’au 23 novembre 2004, date à laquelle elles devront être annulées et où la norme NF EN 1916
(NF P 16-345-1) et son complément national NF P 16-345-2, seront seuls en vigueur.
Modalités d'application
Le fabricant, l'importateur ou le fournisseur qui, pour la vente de ses produits, se réfère à la présente norme ou à
un texte qui fait référence à certains de ses articles, doit être en mesure de fournir à son client les éléments
propres à justifier que les prescriptions fixées dans cette norme sont respectées.
L'attribution de la marque NF aux produits conformes à la présente norme offre la garantie que ces éléments sont
contrôlés par AFNOR CERTIFICATION ou un organisme qu’elle a habilité (certification par tierce partie).
La correspondance entre les normes mentionnées à l'article «Références normatives» et les normes françaises
identiques est la suivante :
EN 681-1 : NF EN 681-1 (indice de classement : T 47-305-1)
EN 10002-1 : NF EN 10002-1 (indice de classement : A 03-001)
EN 4287 : NF EN 4287 (indice de classement : E 05-015)
EN 4288 : NF EN 4288 (indice de classement : E 05-054)
Les autres normes mentionnées à l'article «Références normatives» qui n'ont pas de correspondance dans la
collection des normes françaises sont les suivantes (elles peuvent être obtenues auprès d'AFNOR) :
ISO 3384
ISO 4012
ISO 10544
NORME EUROPÉENNE EN 1916
EUROPÄISCHE NORM
EUROPEAN STANDARD Octobre 2002
Version française
Rohre und Formstücke aus Beton, Concrete pipes and fittings, unreinforced,
Stahlfaserbeton und Stahlbeton steel fibre and reinforced
Les membres du CEN sont tenus de se soumettre au Règlement Intérieur du CEN/CENELEC qui définit les
conditions dans lesquelles doit être attribué, sans modification, le statut de norme nationale à la norme
européenne.
Les listes mises à jour et les références bibliographiques relatives à ces normes nationales peuvent être obtenues
auprès du Secrétariat Central ou auprès des membres du CEN.
La présente norme européenne existe en trois versions officielles (allemand, anglais, français). Une version faite
dans une autre langue par traduction sous la responsabilité d'un membre du CEN dans sa langue nationale, et
notifiée au Secrétariat Central, a le même statut que les versions officielles.
Les membres du CEN sont les organismes nationaux de normalisation des pays suivants : Allemagne, Autriche,
Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Malte,
Norvège, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède et Suisse.
CEN
COMITÉ EUROPÉEN DE NORMALISATION
© CEN 2002 Tous droits d’exploitation sous quelque forme et de quelque manière que ce soit réservés dans le monde
entier aux membres nationaux du CEN.
Réf. n° EN 1916:2002 F
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Sommaire
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Avant-propos ...................................................................................................................................................... 6
Sommaire (suite)
Page
8 Marquage .......................................................................................................................................... 29
Annexe A (normative) Méthodes d'essai et de calcul pour les garnitures d'étanchéité .......................... 30
A.1 Symboles ........................................................................................................................................... 30
A.2 Méthodes d'essai ............................................................................................................................... 31
A.2.1 Conditions d'application ..................................................................................................................... 31
A.2.2 Principe .............................................................................................................................................. 31
A.2.3 Appareillage ....................................................................................................................................... 31
A.2.4 Préparation ........................................................................................................................................ 31
A.2.5 Modes opératoires ............................................................................................................................. 31
A.2.6 Expression des résultats .................................................................................................................... 32
A.2.7 Exemples ........................................................................................................................................... 33
A.3 Méthode de calcul .............................................................................................................................. 35
A.3.1 Conditions d'application ..................................................................................................................... 35
A.3.2 Bases ................................................................................................................................................. 36
A.3.3 Exemples ........................................................................................................................................... 37
Annexe B (normative) Calculs de résistance mécanique pour le fonçage des tuyaux ............................ 41
B.1 Généralités ........................................................................................................................................ 41
B.2 Symboles ........................................................................................................................................... 41
B.3 Critères de calcul ............................................................................................................................... 42
B.3.1 Principes ............................................................................................................................................ 42
B.3.2 Cas de l'angulation fermée ................................................................................................................ 43
B.3.3 Cas de l'angulation ouverte ............................................................................................................... 43
B.4 Exemple ............................................................................................................................................. 45
B.4.1 Hypothèses de calcul ......................................................................................................................... 45
B.4.2 Calculs ............................................................................................................................................... 45
Sommaire (suite)
Page
Sommaire (fin)
(suite)
Page
Annexe H (normative) Méthodes d'échantillonnage pour le contrôle des produits finis ......................... 66
Annexe K (normative) Mode opératoire pour les tuyaux en béton non armé
lorsque la surveillance continue (contrôle régulier) de la résistance à l’écrasement
se rapporte essentiellement à la charge minimale d’écrasement ........................................... 79
Bibliographie ..................................................................................................................................................... 85
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Avant-propos
Le présent document EN 1916:2002 a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 165 «Techniques des eaux
résiduaires», dont le secrétariat est tenu par DIN.
Elle constitue un ensemble de normes avec l'EN 1917, Regards de visite et boîtes de branchement ou d’inspection
en béton non armé, béton fibré acier et béton armé.
Cette Norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale, soit par publication d'un texte identique, soit
par entérinement, au plus tard en avril 2003, et toutes les normes nationales en contradiction devront être retirées
au plus tard en octobre 2004.
Le présent document a été élaboré dans le cadre d'un mandat donné au CEN par la Commission Européenne
et l'Association Européenne de Libre Échange et vient à l'appui des exigences essentielles de la (de)
Directive(s) UE.
Pour la relation avec la (les) Directive(s) UE, voir l'annexe ZA, informative, qui fait partie intégrante du présent
document.
La présente norme européenne inclut onze annexes normatives et une annexe informative. Les annexes A, B, C,
D, E, F, G, H, I, J et K sont normatives et l’annexe ZA est informative.
Lorsque le texte de la présente Norme européenne a été approuvé, un accord complet n'a pu être obtenu sur
l'ensemble des prescriptions correspondant aux spécifications nationales existantes dans les pays-membres du
CEN de sorte que ce texte ne comporte que celles des prescriptions — avec les méthodes d'essai associées —
pour lesquelles un consensus a pu être obtenu. Le consensus a été atteint en ce qui concerne les prescriptions
relatives au contrôle de la qualité.
NOTE À l'heure actuelle, pour la spécification des produits, des prescriptions complémentaires (c'est-à-dire non contra-
dictoires) situées hors du domaine d'application de la présente norme européenne (voir Tableau 1) — de même que les
méthodes d'essai associées — sont nécessaires aux niveaux nationaux. Afin de ne pas entraver les échanges commer-
ciaux, il convient que toute injonction à se conformer aux prescriptions complémentaires soit systématiquement complétée
par l'introduction des termes «ou équivalent» à la suite de ces exigences.
Selon le Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, les instituts de normalisation nationaux des pays suivants sont
tenus de mettre cette Norme européenne en application : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne,
Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République
Tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse.
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1 Domaine d'application
La présente norme européenne spécifie les exigences performancielles définies au Tableau 1 et décrit les
méthodes d'essai relatives aux tuyaux et pièces complémentaires préfabriqués en béton non armé, béton fibré
acier et béton armé, à assemblages souples (avec garnitures d'étanchéité intégrées à l'élément ou fournies
séparément), dont la dimension nominale ne dépasse pas DN 1750 dans le cas des éléments de section intérieure
circulaire ou WN/HN 1200/1800 dans le cas des éléments de section ovoïde, et destinés principalement à
véhiculer, dans des canalisations généralement enterrées, des eaux usées, des eaux pluviales et des eaux de
surface par écoulement gravitaire ou, occasionnellement, sous faible pression.
Elle précise l'évaluation de la conformité des éléments à la présente norme européenne.
Les conditions de marquage sont incluses.
Caractéristique Exclusions
Assemblages et garnitures — Le choix d’une méthode dans la liste figurant en [Link] pour démontrer la
durabilité des assemblages
— dispositions relatives à l'interchangeabilité ;
— prescriptions relatives aux essais complémentaires lorsque l'étanchéité à l'eau
d'un assemblage dépend de la pression interne.
Prescriptions particulières — classe de résistance dépassant la classe 165 pour les éléments en béton fibré
pour les tuyaux en béton fibré acier acier et en béton armé ;
et en béton armé, pour les tuyaux
— valeur(s) de l'enrobage minimal pour les éléments en béton armé ;
de fonçage et les tuyaux
avec branchement — valeurs limites pour l’espacement des armatures ;
— rapport entre les cages d'armatures internes et externes ;
— prescriptions relatives aux essais des soudures des cages d'armatures ;
— tolérances sur le diamètre extérieur des tuyaux de fonçage ;
— manchettes pour tuyaux de fonçage fabriqués à partir de matériaux autres que les
tôles d’aciers de construction soudables, d’acier inoxydable ou de plastique armé.
(à suivre)
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(fin)
Tableau 1 — Caractéristiques spécifiées et exclusions (suite)
Caractéristique Exclusions
NOTE Les dispositions relatives aux points suivants sont également hors du domaine d'application de la présente norme
européenne :
— éléments de dimension nominale supérieure à DN 1750 ou WN/HN 1200/1800 ;
— éléments avec une section intérieure autre que circulaire ou ovoïde ;
— dispositifs de levage ;
— résistance au nettoyage à haute pression ;
— conditions autres que celles spécifiées ;
— tout contrôle de réception par, ou pour le compte, de l'acheteur.
2 Références normatives
Cette Norme européenne comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées
ci-après. Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces
publications ne s'appliquent à cette Norme européenne que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision.
Pour les références non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique
(y compris les amendements).
EN 681-1, Garnitures d’étanchéité en caoutchouc — Spécification des matériaux pour garnitures d’étanchéité
pour joints de canalisations utilisées dans le domaine de l'eau et de l’évacuation — Partie 1 : Caoutchouc
vulcanisé.
EN 10002-1, Matériaux métalliques — Essais de traction — Partie 1 : Méthode d'essai à température ambiante.
EN ISO 4287, Spécification géométrique des produits (GPS) — État de surface : méthode du profil — Termes,
définitions et paramètres d'état de surface (ISO 4287:1997).
EN ISO 4288, Spécification géométrique des produits (GPS) — État de surface : méthode du profil — Règles et
procédures pour l'évaluation de l'état de surface (ISO 4288:1996).
ISO 10544, Fils en acier à béton transformés à froid pour armatures passives et la fabrication des treillis soudés.
3.1.1
tuyau
élément creux préfabriqué en béton, de section intérieure uniforme sur toute la longueur du fût, excepté à proxi-
mité de la zone d'assemblage, fabriqué avec ou sans embase. Les assemblages sont préformés sous forme
d'abouts mâle et femelle et comportent une ou plusieurs garnitures d'étanchéité
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3.1.2
tuyau en béton non armé
tuyau ne contenant aucune armature ou fibre d'acier servant au renforcement
3.1.3
tuyau en béton fibré acier
tuyau dont la résistance structurelle est accrue par des fibres d'acier
3.1.4
tuyau en béton armé
tuyau dont la résistance structurelle est renforcée par des armatures constituées d'une ou plusieurs cages d’acier,
convenablement placées pour résister aux contraintes de traction dans la paroi du tuyau
3.1.5
tuyau de fonçage
tuyau en béton armé ou non, ou en béton fibré acier, comportant un assemblage souple contenu dans l'épaisseur
de la paroi, du type à mi-épaisseur ou en extrémité avec manchette et destiné au fonçage
3.1.6
tuyau avec orifice d'entrée
tuyau tel qu'illustré à la Figure 1a, avec un ou plusieurs orifices d'entrée réalisés pendant ou après la fabrication
du tuyau
a) b)
c)
Légende
a) Exemple de tuyau avec orifice d'entrée
b) Exemple de tuyau avec branchement à angle droit
c) Exemple de tuyau avec branchement oblique
NOTE Des exemples d'assemblages autres que ceux illustrés sont disponibles.
3.1.7
tuyau circulaire
tuyau dont la section du fût perpendiculairement à l'axe longitudinal est décrite par deux cercles concentriques
3.1.8
pièce complémentaire
adaptateur, coude, tuyau de raccordement, tuyau avec branchement ou élément de réduction
3.1.9
adaptateur
pièce complémentaire assurant le raccordement aux ouvrages, aux tuyaux constitués d'autres matériaux ou aux
vannes
3.1.10
coude
pièce complémentaire assurant le changement de direction du tracé de la canalisation
3.1.11
tuyau de raccordement
court tronçon de tuyau à about mâle, femelle, ou franc
3.1.12
tuyau avec branchement
élément tel que ceux illustrés Figures 1b et 1c
3.1.13
élément de réduction
pièce spéciale dont la section intérieure diminue le long du fût
3.1.14
élément
tuyau ou pièce complémentaire
3.1.15
type
éléments fabriqués selon un même procédé, de même section transversale et constitués du même matériau
(béton non armé, béton fibré acier ou béton armé)
3.1.16
dimension nominale
désignation numérique de la dimension d'un élément par un nombre entier adéquat approximativement égal à la
ou les dimensions de fabrication, en millimètres ; dans le cas d’un élément de forme circulaire, la dimension
nominale est donnée par le diamètre intérieur (DN), pour les éléments dont la section intérieure est ovoïde, la
dimension nominale (WN/HN) est donnée par la largeur/hauteur intérieure
3.1.17
longueur intérieure du fût
longueur entre le fond de l'about femelle et l'extrémité de l'about mâle d'un élément, comme indiqué sur la Figure 2
3.1.18
garniture d'étanchéité intégrée
étanchéité incorporée dans l'élément au cours de la fabrication
3.1.19
classe de résistance
charge minimale à l'essai d'écrasement, en kilonewtons par mètre, divisée par un millième de la dimension
nominale (DN) ou de la largeur nominale (WN) de l'élément
3.1.20
charge minimale à l'essai d'écrasement
charge à laquelle un élément doit résister
3.1.21
charge ultime (rupture)
charge maximale atteinte par la machine d'essai au cours d'un essai d'écrasement (c'est-à-dire lorsque le
dispositif d'enregistrement de la charge ne fait plus apparaître d'accroissement de celle-ci)
3.1.22
charge d'épreuve
charge à laquelle un élément en béton fibré acier ou en béton armé doit résister, la fissuration étant limitée à une
valeur définie
3.1.23
enrobage
épaisseur réelle de béton protégeant une armature quelconque
3.1.24
valeur caractéristique
valeur d'une caractéristique en dessous de laquelle, avec un niveau de confiance de 75 %, 5 % de la population
de tous les résultats de mesure possibles peuvent se situer pour le matériau spécifié
NOTE L’ISO 12491 recommande un niveau de confiance de 75 %.
3.1.25
contrôle
processus de comparaison d'un élément aux prescriptions applicables, par mesurage, examen, essais, calibrage
ou autre méthode
3.1.26
surveillance continue
contrôle par échantillonnage à intervalles prescrits de manière à déterminer l'acceptabilité des produits
représentés par les échantillons
3.1.27
contrôle régulier
surveillance continue selon un plan d'échantillonnage fixant le nombre d'éléments à prélever pour un procédé
spécifique dont on estime qu'il est et demeure sous maîtrise, ainsi que les critères d'acceptation associés
3.1.28
échantillon
un ou plusieurs élément(s) prélevé(s) de façon aléatoire sans tenir compte de leur qualité
3.1.29
groupe
ensemble d'éléments clairement identifiable, fabriqués selon le même procédé ; des éléments de dimension
nominale différente peuvent être regroupés, à condition que le rapport de la plus grande à la plus petite dimension
nominale soit inférieur ou égal à 2
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3.1.30
procédé spécifique
fabrication d'éléments de même dimension nominale, classe de résistance et type, essentiellement dans les
mêmes conditions sur une période quelconque
3.1.31
état de maîtrise statistique
état dans lequel les variations des résultats d'échantillonnage observés peuvent être attribués à un ensemble de
causes fortuites qui ne semble pas évoluer avec le temps
3.1.32
règles de passage d'un niveau de contrôle à un autre
règles régissant la décision d'augmenter ou de diminuer la sévérité du contrôle
3.2 Symboles
Le Tableau 2 donne la signification des symboles, les unités et les références utilisés dans la présente norme
européenne.
Tableau 2 — Symboles
Ac surface comprimée de la tranche d'assemblage mètre carré B.2, B.3.1, B.3.2, B.3.3, B.4.2
dso diamètre intérieur nominal de l'about femelle millimètre 4.3.4, A.1, A.2.5, A.2.7,
A.3.2, A.3.3
dsos diamètre intérieur nominal de l'about femelle au niveau millimètre A.1, A.3.2, A.3.3
de la butée d'arrêt de cisaillement
dsp diamètre extérieur nominal de l'about mâle millimètre 4.3.4, A.1, A.2.5, A.2.7,
A.3.2, A.3.3
dsps diamètre extérieur nominal de l'about mâle au niveau millimètre A.1, A.3.2, A.3.3
de la butée d'arrêt de cisaillement
(à suivre)
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Fcj force de poussée maximale admissible dans le cas méganewton B.2, B.3.1, B.3.2, B.3.3, B.4.2
d'une angulation fermée
Fd charge unitaire répartie supposée résulter de l'application newton A.1, A.2.5, A.2.7
d'une charge de cisaillement spécifique par millimètre
Fj max force de poussée théorique admissible maximale méganewton B.2, B.3.1, B.3.2, B.4.1, B.4.2
Foj force de poussée maximale admissible dans le cas méganewton B.2, B.3.1, B.3.3, B.4.2
d'une angulation ouverte
Fn charge minimale à l'essai d'écrasement kilonewton 4.3.5, 5.1.2, 5.2.3, C.1, C.4.4,
par mètre I.1.1, I.3.2, I.4.1, I.4.2, K
fck valeur caractéristique de la résistance à la compression mégapascal 5.3.2, B.2, B.3.1, B.3.2,
du béton B.3.3, B.4.1, B.4.2
hj hauteur nominale de la garniture d'étanchéité millimètre 4.3.4, A.1, A.2.5, A.2.7, A.3.3
hm hauteur de la garniture d'étanchéité en place millimètre A.1, A.2.5, A.2.7, A.3.2, A.3.3
(à suivre)
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K facteur combiné de tolérance pour la méthode de calcul millimètre A.1, A.3.2, A.3.3
l1 longueur de la garniture d'étanchéité avant mise en place millimètre A.1, A.2.5, A.2.7, A.3.3
l2 longueur de la garniture d'étanchéité après mise en place millimètre A.1, A.2.5, A.2.7, A.3.3
(à suivre)
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(fin)
Tableau 2 — Symboles (suite)
z partie du diamètre où il y a compression dans le plan mètre B.2, B.3.1, B.3.3, B.4.2
de l'assemblage
∆dso tolérance sur le diamètre intérieur de l'about femelle millimètre A.2.5, A.2.7, A.3.2, A.3.3
∆dsos tolérance sur le diamètre intérieur de l'about femelle millimètre A.3.2, A.3.3
au niveau de la butée d'arrêt de cisaillement
∆dsp tolérance sur le diamètre extérieur de l'about mâle millimètre A.2.5, A.2.7, A.3.2, A.3.3
∆dsps tolérance sur le diamètre extérieur de l'about mâle au niveau millimètre A.3.2, A.3.3
de la butée d'arrêt de cisaillement
∆hj tolérance sur la hauteur de la garniture d'étanchéité millimètre A.2.5, A.2.7, A.3.2, A.3.3
∆dmin variation de la déformation minimale d1 causée par la charge pour cent A.1, A.2.5, A.2.7
de cisaillement
∆dmax variation de la déformation maximale d2 causée par la charge pour cent A.1, A.2.5, A.2.7
de cisaillement
d1 déformation minimale, abstraction faite de la charge pour cent 4.3.4, A.1, A.2.5, A.2.7, A.3.2
de cisaillement
d2 déformation maximale, abstraction faite de la charge pour cent 4.3.4, A.1, A.2.5,
de cisaillement A.2.6, A.2.7, A.3.2
4 Exigences générales
4.1 Matériaux
4.1.1 Généralités
Les matériaux relevant de la présente norme européenne doivent satisfaire aux prescriptions du Tableau 3.
NOTE Lorsque les normes européennes concernées n'ont pas encore été publiées, les spécifications de référence des
matériaux nécessitent des prescriptions complémentaires. Celles-ci devraient être constituées de normes nationales ou,
en leur absence, de règlements ou autres dispositions en vigueur au lieu d'utilisation des éléments.
Ciments Néant.
Granulats Les granulats ne doivent pas contenir de constituants néfastes en quantités susceptibles de
nuire à la prise, au durcissement, à la résistance, à l'étanchéité ou à la durabilité du béton ou
de provoquer la corrosion de l'acier. La modification, par le fabricant, des classes granulaires
normalisées, pour des raisons de procédé de fabrication, est admise.
Eau de gâchage L'eau de gâchage ne doit pas contenir de constituants néfastes en quantités susceptibles de
nuire à la prise, au durcissement, à la résistance, à l'étanchéité ou à la durabilité du béton ou
de provoquer la corrosion de l'acier. a)
Adjuvants Les adjuvants, s'ils sont utilisés, ne doivent pas diminuer la durabilité du béton ni provoquer la
corrosion de l'acier.
Additions Les additions, si elles sont utilisées, ne doivent pas contenir de constituants néfastes en
quantités susceptibles de nuire à la prise, au durcissement, à la résistance, à l'étanchéité ou à
la durabilité du béton ou de provoquer la corrosion de l'acier.
Acier pour béton armé L'acier pour béton armé doit être soudable lorsqu'un soudage doit être réalisé. Les armatures
peuvent être lisses, à empreintes, profilées ou à verrous. Les treillis soudés doivent être
produits à partir de ces mêmes matériaux. En l'absence d'autre spécification de référence,
l'ISO 10544 doit être utilisée.
a) L'eau potable distribuée par le réseau public convient généralement à la fabrication du béton.
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4.2 Béton
4.2.1 Constituants du béton
Seuls doivent être utilisés des matériaux tels que décrits en 4.1.1.
[Link] Généralités
La composition du béton doit être telle que, pour le béton parfaitement compacté, le rapport de l'eau au total
«ciment plus additions pouzzolaniques ou hydrauliques quelles qu’elles soient» soit compatible avec les
conditions d'emploi définies en 4.3.8.
[Link] Généralités
La quantité maximale d'ions chlorure dans le béton doit être évaluée par le calcul.
[Link] Généralités
L'absorption d'eau du béton doit être déterminée conformément à 6.7.
4.3 Éléments
4.3.1 Généralités
Les éléments doivent, à la date de la livraison, satisfaire aux exigences indiquées ci-après.
[Link] Coudes
Les coudes doivent être réalisés comme illustré à titre d'exemple Figure 3, soit moulés d'une pièce ou constitués
de tronçons de tuyaux conformes à la présente norme européenne et assemblés par du béton ou un mortier
spécial.
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NOTE Les illustrations montrent des assemblages à mi-épaisseur. Les coudes sont également disponibles avec collet
et about mâle.
[Link] Généralités
Un assemblage doit comprendre un about mâle, un about femelle (dans l'épaisseur de la paroi, comme décrit
en 5.3.1, ou non) et une (des) garniture(s) d'étanchéité comme décrit dans les documents de fabrication ; il doit
être étanche à l'eau conformément à 4.3.7 et il doit avoir été démontré qu'il satisfait, selon le cas, aux critères
ci-après pour la combinaison la plus défavorable de tolérances possibles.
Une fois emboîté, un assemblage doit résister aux forces résultant de la compression de la (des) garniture(s)
d'étanchéité ainsi qu'à une pression hydrostatique interne telle qu'indiquée en E.5.
Les branchements ou les orifices d'entrée doivent comporter des garnitures d'étanchéité satisfaisant à la spécifi-
cation relative à l'élément raccordé.
[Link].1 Généralités
Un assemblage doit s’avérer conforme aux critères de l’une des méthodes suivantes, en prenant en compte la
combinaison la plus défavorable des tolérances admises. Les méthodes 1, 2 et 3 tiennent également compte de
la charge de cisaillement Fs, la méthode 4 n’en tient pas compte.
NOTE 1 Les méthodes 1, 2 et 3 sont considérées équivalentes.
NOTE 2 La méthode 4 ne convient que lorsque les conditions du sol et de la mise en oeuvre sont réputées telles que
l’assemblage peut en toute sécurité être dimensionné sans prendre en compte la charge de cisaillement. Dans un contexte
européen, ce type de condition est probablement rare.
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Méthode 1
La valeur minimale de la largeur de contact bt sur laquelle l’étanchéité est effective dans un assemblage emboîté,
la pression moyenne f en n'importe quelle zone de la garniture intervenant dans la fonction d'étanchéité et la
déformation maximale dmax doivent être évaluées conformément à l'annexe A. La partie de la garniture impliquée
dans la fonction d'étanchéité doit être indiquée dans les documents de fabrication.
Méthode 2
a) la déformation maximale dmax de la garniture d’étanchéité (intégrée ou non) dans un assemblage emboîté doit
être évaluée conformément à l’annexe A. La zone de la garniture d’étanchéité impliquée dans la fonction
d’étanchéité doit être déclarée dans les documents de fabrication ;
b) l’essai de routine de l’étanchéité à l’eau doit être tel que spécifié en E.5.4.
Méthode 3
En sus de l’essai de l’assemblage indiqué en E.5, un essai conforme à E.5.3 doit être réalisé, puis, immédiatement
après :
— la pression hydrostatique interne doit être réduite à zéro ;
— à la discrétion du fabricant, l’eau de remplissage doit être vidée ;
— la charge de cisaillement Fs doit continuer à être appliquée durant une période de trois mois après avoir, en
premier lieu, effectué tous les réglages du dispositif de charge, conformément à la Figure E.1, consécutifs à la
vidange de l’eau de remplissage ;
— une pression hydrostatique interne doit être appliquée à nouveau conformément à E.5.3 (après remplissage
de l’élément si nécessaire et en veillant à ce que les dispositifs de charge soient conformes à la Figure E.1) et
maintenue pendant une période de 15 min au cours de laquelle la conformité de l’assemblage à 4.3.7 doit être
vérifiée avant que la pression interne ne soit ramenée à zéro ;
— un enregistrement doit être effectué indiquant si l’assemblage était conforme à l’exigence spécifiée.
Lorsque des tuyaux sont de dimensions nominales différentes mais ont des profils d’assemblage identiques, un
essai complémentaire comme ci-dessus pour la dimension la plus grande doit être accepté comme représentatif
de toutes les dimensions.
Méthode 4
Pour un assemblage emboîté, les valeurs suivantes doivent être calculées conformément à A.3 :
— la déformation minimale d1 de la garniture d’étanchéité ;
— la déformation maximale d2 de la garniture d’étanchéité ;
— la largeur comprimée minimale bt sur laquelle l’étanchéité est effective.
Lorsque les tuyaux ont des dimensions nominales différentes, mais des profils d'assemblage et des garnitures
d'étanchéité identiques, un essai selon A.2 effectué pour la plus grande dimension nominale doit être accepté
comme représentatif de l'ensemble des dimensions nominales considérées.
Une alternative admise à l'essai d'une portion de garniture d'étanchéité, qui reste à la discrétion du fabricant de
tuyaux, consiste à calculer les critères limites précédents pour une garniture d'étanchéité dans un assemblage
emboîté comme indiqué en A.3, sous réserve que l'ensemble des conditions ci-après soit satisfait :
— la garniture d'étanchéité a une section transversale circulaire ou une forme convexe autre ;
— elle ne comporte pas d'alvéole (au moins dans la zone concernée par la fonction d'étanchéité) ;
— la garniture d'étanchéité est utilisée dans un assemblage comportant des dispositifs mécaniques limitant les
déformations à un maximum de 65 % de la hauteur initiale.
Méthode 2
Lorsqu’un assemblage satisfaisant aux exigences de 4.3.2 relatives à l’état de surface des profils de l’assem-
blage est emboîté, la déformation maximale dmax de la garniture d’étanchéité telle qu’évaluée conformément à
l’annexe A doit être limitée à 65 % de sa hauteur nominale hj.
Méthode 4
La garniture d’étanchéité doit avoir une section transversale circulaire ou une section convexe autre et ne pas
comporter d'alvéole. Lorsqu’un assemblage satisfaisant les exigences de 4.3.2 relatives à l’état de surface des
profils de l’assemblage est emboîté, les critères limites suivants doivent être remplis :
— la déformation minimale d1 doit être de 25 % ;
— la déformation maximale d2 doit être de 50 % ;
— l’étanchéité doit être effective sur une largeur bt supérieure ou égale à 5 mm.
Les critères ci-dessus pour une garniture d’étanchéité avec un assemblage emboîté doivent être calculés
conformément à A.3
[Link] Généralités
La résistance à la flexion longitudinale d'un tuyau circulaire de diamètre inférieur ou égal à DN 250 dont la
longueur intérieure du fût est supérieure à six fois le diamètre extérieur doit faire l'objet d'un essai conformément
à 6.5.
[Link] Évaluation
La résistance à la flexion longitudinale d'un tuyau ne doit pas être inférieure, lorsqu'elle est mesurée comme
indiqué en [Link], à celle donnée par la formule suivante :
M = C × DN × l 2
où :
M est le moment fléchissant longitudinal résistant, en kilonewton mètre ;
C est une constante égale à 0,013 kilonewton par mètre carré ;
DN est la dimension nominale, en mètre ;
l est la longueur intérieure du fût, en mètre.
NOTE Il convient d'effectuer un calcul de résistance mécanique lorsque la canalisation nécessite une résistance supplé-
mentaire de type poutre (canalisation sur poteaux, par exemple).
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4.3.9 Durabilité
La durabilité des éléments en place et de leurs assemblages est assurée de manière spécifique par le respect
des prescriptions ci-après :
— une valeur maximale du rapport eau/ciment (voir 4.2.3) ;
— une valeur maximale de la teneur en chlorures du béton (voir 4.2.5) ;
— une valeur maximale de l'absorption d'eau du béton (voir 4.2.6) ;
— conformité aux exigences de l’une des quatre méthodes de démonstration de la durabilité des garnitures
d'étanchéité (voir [Link]) ;
— une valeur minimale de l'enrobage dans le cas des éléments en béton armé (voir 5.2.2) ;
— des exigences particulières dans le cas des tuyaux de fonçage (voir [Link] et 5.3.3).
5 Exigences particulières
Les éléments doivent, à la date de la livraison, satisfaire aux prescriptions particulières indiquées ci-après.
5.2.2 Enrobage
L'enrobage minimal doit être compatible avec les conditions d'emploi définies en 4.3.8.
[Link] Généralités
Les assemblages des tuyaux de fonçage doivent être souples et contenus dans l'épaisseur de la paroi, du type à
mi-épaisseur ou à emboîtement sous manchette (voir exemples en Figure 4). Ils doivent être conçus de manière
à comporter une ou plusieurs garnitures d'étanchéité. Toutes les surfaces de l'assemblage qui transmettront la
charge durant la mise en œuvre doivent être planes et exemptes d'irrégularités qui pourraient provoquer des
concentrations de contraintes locales élevées.
NOTE L'angle calculé à partir de la déviation angulaire (voir E.5.2) n'est pas nécessairement celui qui peut être accepté
lors des opérations de fonçage. Une consultation entre poseur et fabricant est recommandée.
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Légende
a) Manchette scellée
b) Manchette libre
c) Assemblage à mi-épaisseur
NOTE Les garnitures d'étanchéité ont été omises pour plus de clarté.
[Link] Manchettes
Les manchettes doivent être fabriquées à partir de tôles d'acier de construction soudable, d'acier inoxydable ou
de plastique armé.
NOTE Les manchettes en acier de construction soudable peuvent être sujettes à corrosion sous l'action du sol, de la
nappe phréatique ou des effluents transportés. Dans le cas d'un risque de corrosion prévu par le prescripteur, il convient
que l'assemblage comportant ce type de manchette soit conçu pour permettre la mise en œuvre d'une garniture
d'étanchéité secondaire, à installer sur le chantier par le poseur, par exemple un matériau d'étanchéité approprié.
[Link] Généralités
La valeur caractéristique de la résistance à la compression du béton, fck des tuyaux de fonçage doit être vérifiée
par des essais conformément à 6.8. La valeur vérifiée ne doit pas être inférieure à la valeur caractéristique
déclarée par le fabricant pour le calcul, telle qu'elle figure sur les documents de fabrication.
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5.3.3 Enrobage
L'enrobage minimal des tuyaux de fonçage en béton armé, tel qu'il est requis par 5.2.2, doit être augmenté de
5 mm sur les parements extérieurs destinés à être en contact permanent avec le sol.
Il ne doit pas y avoir d'acier dans la couverture béton des tranches d'assemblage transmettant la charge pendant
la mise en œuvre.
6.1 Généralités
6.2 à 6.8 inclus s'appliquent à l'évaluation de la conformité pour tous les éléments, sauf mention contraire dans le
Tableau 5.
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[Link] Absorption d'eau T/R T/R T/R a) T/R a) T/R a) T/R a) T/R a)
4.3.2 Contrôle visuel T/R T/R T/R T/R T/R T/R T/R
de l'aspect de surface
4.3.3 Caractéristiques
géométriques
— éléments T/R T/R T/R a) T/R a) T/R a) T/R a) T/R a)
— profils des T/R T/R T/R a) T/R a) T/R a) T/R a) T/R a)
assemblages
5.2.1, 5.2.2 Armatures et enrobage T/R T/R T/R a) T/R a) T/R a) T/R a) T/R a)
et 5.3.3
a) non applicable aux pièces complémentaires fabriquées à partir de tuyaux ou de parties de tuyaux conformes à la présente norme
européenne ;
b) Annexe A non applicable lorsque la méthode 3 en [Link] est adoptée ;
c) non applicable aux pièces complémentaires ayant la même conception de l'assemblage que les tuyaux ;
d) non applicable aux tuyaux > DN 250, ni aux tuyaux ≤ DN 250 dont la longueur intérieure du fût ne dépasse pas six fois le diamètre
extérieur ;
e) non applicable aux éléments ayant une épaisseur de paroi théorique > 125 mm ;
f) pour des raisons de sécurité, non applicable aux éléments pour lesquels le tuyau principal a une dimension nominale > DN 800 ou les
branchements une dimension nominale > DN 300 ;
g) pour des raisons de sécurité, non applicable aux coudes > DN 300 ;
h) au choix du fabricant, non applicable aux pièces complémentaires ayant la même conception de l'assemblage que les tuyaux.
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6.3 Armatures
Découper un morceau d'une partie intacte d'un tuyau en béton armé ayant été soumis à un essai à la rupture, tel
qu'il est requis dans le cadre d'un essai de type initial ou d'un essai régulier, de manière à pouvoir examiner à la
fois les armatures périphériques et les armatures longitudinales et à évaluer la conformité de l'enrobage aux
exigences de 5.2.1, 5.2.2 ou 5.3.3 selon le cas.
6.3.2 Enrobage
L'armature doit être dégagée, l'enrobage mesuré et la valeur minimale notée au millimètre près. La conformité de
l'enrobage à 5.2.2 ou à 5.3.3 selon le cas, doit alors être vérifiée.
7 Évaluation de la conformité
7.1 Généralités
Le système d'assurance de la qualité du fabricant doit être conforme aux spécifications de l'annexe G.
NOTE 1 Il est recommandé de démontrer la conformité à la présente norme européenne par une certification de
produits réalisée par un organisme de certification agréé, conforme à l'EN 45011. Cependant, on attire l'attention sur le
Tableau ZA.2 qui indique les paragraphes concernés par la décision de la Commission Européenne définissant le
système d'attestation de la conformité à appliquer pour le marquage CE dans le contexte de la directive Produits de cons-
truction (89/106). Afin de ne pas soumettre le fabricant à une double procédure, la Commission a déclaré que si la plus
sévère des deux était appliquée, l'autre, qui s'applique comme décrit en ZA.2, pouvait être considérée comme satisfaite.
NOTE 2 Lorsque les éléments sont certifiés par un organisme de certification agréé (et conforme à la norme EN 45011),
aucun contrôle de réception par ou pour le compte du client n'est nécessaire, sauf en ce qui concerne le marquage.
8 Marquage
Chaque élément ou, lorsque cela n'est pas possible, chaque unité de colisage, doit être marqué de façon durable
et claire, l'identification de l'élément (des éléments) devant être réalisée de telle sorte qu'aucun doute ne soit
possible.
Le marquage doit comporter au minimum les informations suivantes :
a) nom du fabricant, marque commerciale ou marque distinctive, ainsi que lieu de fabrication ;
b) numéro de la présente norme européenne, EN 1916 ;
c) date de fabrication ;
d) identification du matériau constituant l'élément ;
e) identification de tout organisme de certification tiers concerné ;
f) classe de résistance (telle que confirmée selon annexe I) ;
g) identification des conditions d'emploi autres que les conditions normales ;
h) identification de l'utilisation particulière prévue, le cas échéant.
i) la mention «CISAILLEMENT RÉDUIT» si la méthode 4 a été utilisée pour démontrer la durabilité de l’assem-
blage.
NOTE Lorsque les exigences de ZA.3, en matière de marquage, demandant les mêmes informations que celles du
présent chapitre, les exigences du présent chapitre sont remplies.
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Annexe A
(normative)
Méthodes d'essai et de calcul pour les garnitures d'étanchéité
A.1 Symboles
Les symboles utilisés dans la présente annexe ont la signification suivante :
bt largeur comprimée effective, en millimètres ;
dso diamètre intérieur nominal de l'about femelle, en millimètres ;
dsp diamètre extérieur nominal de l'about mâle, en millimètres ;
dsos diamètre intérieur nominal de l'about femelle au niveau du dispositif mécanique limitant la déformation (est
égal à dso en l'absence d'un tel dispositif dans l'about femelle), en millimètres ;
dsps diamètre extérieur nominal de l'about mâle au niveau du dispositif mécanique limitant la déformation (est
égal à dsp en l'absence d'un tel dispositif sur l'about mâle), en millimètres ;
E module d'élasticité du caoutchouc de la garniture d'étanchéité, en mégapascals ;
F effort de serrage, en newtons ;
Fd charge unitaire répartie supposée résulter de l'application de la charge de cisaillement spécifiée, en
newtons par millimètre ;
Fe effort de serrage par unité de longueur, en newtons par millimètres ;
Fs charge de cisaillement spécifiée, en kilonewtons ;
f pression moyenne appliquée à l'éprouvette, en mégapascals (newtons par millimètres carrés) ;
hm hauteur de la garniture d'étanchéité en place, égale à h j ⁄ 1 + e , en millimètres,
où :
hj est la hauteur nominale de la garniture d'étanchéité, en millimètres ;
e est l'allongement relatif de la garniture d'étanchéité en place, égal à (l2 – l1) /l1 ;
l1 est la longueur de la garniture d'étanchéité avant mise en place, en millimètres ;
l2 est la longueur de la garniture d'étanchéité après mise en place, égale à π (dsp + hj), en millimètres ;
K est le facteur combiné de tolérance ;
lt longueur de l'éprouvette, en millimètres ;
Ra écart arithmétique moyen de l'état de surface, en micromètres ;
dmax déformation maximale, en pour cent ;
dmin déformation minimale, en pour cent ;
d1 déformation minimale, abstraction faite de la charge de cisaillement, en pour cent ;
d2 déformation maximale, abstraction faite de la charge de cisaillement, en pour cent ;
∆dmax variation de la déformation maximale d2 causée par la charge de cisaillement, en pour cent ;
∆dmin variation de la déformation minimale d1 causée par la charge de cisaillement, en pour cent.
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A.2.2 Principe
L'objet de cet essai est d'évaluer si la largeur comprimée effective et la pression moyenne sur une partie
quelconque de la garniture intervenant dans la fonction d'étanchéité sur une section de la garniture d’étanchéité
(méthode 1), ou sa déformation maximale (méthode 2) sont dans les limites spécifiées en [Link]. Avant de
commencer l'essai spécifique de la garniture d'étanchéité et du profil de l'assemblage considérés, il est nécessaire
de disposer du diagramme effort — déformation propre à cet assemblage.
Pour les besoins de l'essai, on admet que la charge de cisaillement spécifiée est répartie sur une longueur de
garniture égale au diamètre ou à la largeur — selon la forme de la section intérieure — de l'assemblage au centre
de l'espace annulaire nominal.
A.2.3 Appareillage
L'appareillage doit être conforme aux spécifications de la norme ISO 3384 ; cependant, les plaques du dispositif
de compression doivent être constituées d'un matériau solide approprié et leur planéité et leur rugosité, mesurées
lorsque le dispositif est démonté, doivent être précises respectivement à 0,05 mm et à 1,6 µm Ra près, tel que
défini dans l'EN ISO 4287, appliqué en utilisant les règles de l’EN ISO 4288. Lorsque l'appareillage est assemblé,
l'écartement entre les plaques doit être précis à ± 0,05 mm près. De plus, le dispositif de compression doit avoir
une forme telle que l'essai reproduise le fonctionnement de la garniture d'étanchéité dans l'assemblage corres-
pondant, avec toute butée d'arrêt de cisaillement éventuelle, que la garniture soit intégrée ou non à l'élément.
Lorsque le profil de l'assemblage au droit de la garniture d'étanchéité ne comporte pas deux droites parallèles, il
doit être reproduit en utilisant des profilés du même matériau que les plaques du dispositif de compression et en
contact avec celles-ci. Les critères de planéité et de rugosité de surface pour les profilés sont les mêmes que ceux
des plaques.
L'appareillage doit comporter des butées pour éviter le déplacement longitudinal de l'éprouvette pendant l'essai.
Il n'est pas nécessaire de tenir compte de la courbure de l'assemblage réel. Les butées doivent être lubrifiées avec
un lubrifiant au silicone ou au fluorosilicone comme décrit dans l'ISO 3384.
A.2.4 Préparation
Quel que soit l’essai, l'éprouvette doit être constituée d'un morceau de la garniture d'étanchéité considérée, d'une
longueur de 100 mm ± 1 mm ou de deux fois la largeur nominale de la garniture d'étanchéité, si celle-ci est
supérieure. Toute partie de la garniture hors de la zone impliquée dans la fonction d'étanchéité peut être retirée
de l'éprouvette, en même temps que toutes les parties destinées à être intégrées au béton ; l'éprouvette peut alors
être calée si nécessaire.
Lorsque l'appareillage permet d'évaluer simultanément la déformation et la largeur comprimée effective, ces
prescriptions peuvent être appliquées conjointement aux prescriptions du A.[Link].
F d = F s × 1 000 ⁄ d so + d sp ⁄ 2 ;
hm = hj ⁄ 1 + e ;
où :
e = l 2 – l 1 ⁄ l 1 , et
l 2 = π d sp + h j ;
2
d 1 = 2h m – d so + d sp – 2∆h j + ∆d so + ∆d sp × 100 ⁄ 2 × h m
2 2
Le diagramme effort/déformation spécifique doit alors être utilisé pour déterminer la variation de la déformation
minimale ∆dmin engendrée par un effort unitaire Fd, on calcule ensuite la déformation minimale dmin à l'aide de
l'équation suivante :
d min = d 1 – ∆d min
Pour la méthode 2, le mode opératoire doit être le même que pour la méthode 1, sauf que d2 doit être calculé au
lieu de d1 à l’aide de l'équation suivante :
2
d 2 = 2h m – d so + d sp + 2∆h j + ∆d so + ∆d sp × 100 ⁄ 2 × h m
2 2
Le diagramme effort/déformation spécifique doit alors être utilisé pour déterminer la variation de la déformation
maximale ∆dmax engendrée par un effort unitaire Fd et on calcule ensuite la déformation maximale dmax à l'aide de
l'équation suivante :
d max = d 2 – ∆d max
f = F ⁄ l t × b t
où :
fI est la pression moyenne, en mégapascals (newtons par millimètre carré) ;
F est l'effort de serrage nécessaire pour produire une déformation dmin, en newtons ;
lt est la longueur de l'éprouvette, en millimètres ;
bt est la largeur comprimée effective, en millimètres.
A.2.7 Exemples
A.2.7.1 Méthode 1
Le Tableau A.1 donne un exemple des modes opératoires à suivre pour évaluer la largeur comprimée effective
ainsi que la pression moyenne sur la partie de la garniture intervenant dans la fonction d'étanchéité. Le diagramme
effort/déformation associé, propre à la garniture d'étanchéité considérée, est donné par la Figure A.1 et n'est à
utiliser que pour cet exemple.
A.2.7.2 Méthode 2
Le Tableau A.2 donne un exemple des modes opératoires à suivre pour évaluer la déformation maximale sur la
partie de la garniture intervenant dans la fonction d'étanchéité. Le diagramme effort/déformation associé, propre
à la garniture d'étanchéité considérée, est donné par la Figure A.1 et n'est à utiliser que pour cet exemple.
Légende
1 Force par unité de longueur de garniture 2 Déformation
Figure A.1 — Diagramme effort/déformation spécifique admis pour les exemples et pris en compte
pour la détermination de ∆dmin (méthode 1) ou ∆dmax (méthode 2)
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1) Hypothèses
2) Formules et calculs
Mode a) comprimer l'éprouvette (longueur lt = 100 mm) pour obtenir une déformation
opératoire : minimale dmin égale à 9,0 % ;
b) noter l'effort de serrage F ; 200 N
c) mesurer la largeur comprimée effective bt ; 10,5 mm
d) calculer F/(lt × bt) pour obtenir la pression moyenne f. 0,19 MPa
(N/mm2)
1) Hypothèses
2) Formules et calculs
3) Évaluation
A.3.2 Bases
Pour la méthode 1, la largeur comprimée effective bt et la pression moyenne f sur une partie quelconque d'une
garniture intervenant dans la fonction d'étanchéité doivent être calculées comme suit, en utilisant, dans le cas des
tuyaux ovoïdes, la largeur correspondante WN pour les valeurs dso, dsp, dsos et dsps :
dmin = [2hm – dso + dsp – dsos + dsps – K] × 100/(2hm)
dmax = [2hm – dso + dsp + dsos – dsps + K] × 100/(2 hm)
où :
K est le facteur combiné de tolérance pour la méthode de calcul, en millimètres :
2
K = 2∆h + ∆d 2 + ∆d 2 + ∆d 2 + ∆d 2
j so sp sos sps
avec :
∆dso tolérance sur le diamètre intérieur de l'about femelle, en millimètres ;
∆dsp tolérance sur le diamètre extérieur de l'about mâle, en millimètres ;
∆dsos tolérance sur le diamètre intérieur de l'about femelle au niveau du dispositif mécanique limitant la
déformation (est égal à ∆dso en l'absence d'un tel dispositif dans l'about femelle), en millimètres ;
∆dsps tolérance sur le diamètre extérieur de l'about mâle au niveau du dispositif mécanique limitant la
déformation (est égal à ∆dsp en l'absence d'un tel dispositif sur l'about mâle), en millimètres ;
∆hj tolérance sur la hauteur de la garniture, en millimètres ;
NOTE La formule de calcul de la largeur comprimée effective bt est empirique et n'est pas valable pour les déformations
minimales dmin inférieures à 5 % ; dans la pratique, cependant, ceci n'a pas d'importance.
Lorsqu'une garniture d'étanchéité est fabriquée sur la base d'un volume déterminé, ∆hj doit être supposé nul pour
le calcul du facteur combiné de tolérance K.
Pour la méthode 2, dmax doit être calculé à l’aide des indications correspondantes ci-dessus.
Pour la méthode 4, la déformation minimale d1, la déformation maximale d2 et la largeur comprimée effective bt
doivent être calculées comme suit en utilisant, dans le cas des tuyaux ovoïdes , la largeur correspondante WN
pour les valeurs dso et dsp :
2
d 1 = 2h m – d so + d sp – 2∆h j + ∆d so + ∆d sp × 100 ⁄ 2 × h m
2 2
2
d 2 = 2h m – d so + d sp + 2∆h j + ∆d so + ∆d sp × 100 ⁄ 2 × h m
2 2
2
b t = 0,5h m π ⁄ 2 – 1 – d 1 ⁄ 100 ⁄ 1 – d 1 ⁄ 100
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A.3.3 Exemples
A.3.3.1 Méthode 1
Un exemple de la méthode de calcul de l'épaisseur comprimée effective et de la pression moyenne sur une zone
quelconque de la garniture intervenant dans la fonction d'étanchéité est donné au Tableau A.3. Les hypothèses
de base admises pour l'exemple apparaissent de manière schématique sur la Figure A.2.
NOTE Bien que les hypothèses concernant les tuyaux soient analogues, il n'y a pas lieu de s'attendre à une corrélation
entre les valeurs de l'épaisseur comprimée effective et de la pression moyenne déterminées dans les exemples des
Tableaux A.1 et A.2 ; dans le premier cas, en effet, il est supposé qu'il n'y a pas de butée d'arrêt de cisaillement en béton.
Légende
1 Butée d'arrêt de cisaillement en béton intégrée à l’about mâle
2 Hauteur appliquée hm (19,1 mm)
3 Bague d’étanchéité «O ring» hj ± ∆hj (20 mm ± 0,7 mm)
4 About femelle parallèle au fût, donc dsos = dso et ∆dsos = ∆dso
5 dsps ± ∆dsps (1 270,4 mm ± 2,0 mm)
6 dsp ± ∆dsp (1 250,0 mm ± 2,0 mm)
7 les formules manquent !!! (tous les deux 1 274,8 mm ± 1,0 mm)
8 DN 1 000
Figure A.2
A.3.3.2 Méthode 2
Un exemple de la méthode de calcul pour évaluer la déformation maximale de la garniture intervenant dans la
fonction d’étanchéité est donné au Tableau A.4. Le diagramme effort/déformation spécifique associé, propre à la
garniture d’étanchéité considérée, apparaît à la Figure A.1 et n’est applicable qu’au présent exemple.
A.3.3.3 Méthode 4
Un exemple de la méthode de calcul de la déformation minimale, de la déformation maximale et de la largeur
comprimée effective de la garniture est donné au Tableau A.5. Les hypothèses de base admises pour l’exemple
sont essentiellement celles présentées schématiquement à la Figure A.2, abstraction faite de ce que l’about mâle
n’a pas de butée de cisaillement en béton et que les tolérances sont ajustées en conséquence.
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1) Hypothèses
— assemblage comportant une butée d’arrêt de cisaillement en béton moulée sur l’about mâle —
(c’est-à-dire dsos = dso et ∆dsos)
dsps diamètre extérieur nominal de l’about mâle au niveau de la butée d’arrêt de cisaillement 1 270,4 mm
en béton
2) Formules et calculs
K [(2∆hj)2 + ∆dso2 + ∆dsp2 + ∆dsos2 + ∆dsps2]0,5 = [(2 × 0,7)2 + 1,02 + 2,02 + 1,02 + 2,02]0,5 3,46 mm
dmin [2hm – dso + dsp – dsos + dsps – K ] × 100/2hm = [2 × 19,1 – 1 274,8 + 1 250,0 – 1 274,8 14,5 %
+ 1 270,4 – 3,46] × 100/(2 × 19,1)
dmax [2hm – dso + dsp + dsos – dsps + K ] × 100/2hm = [2 × 19,1 – 1 274,8 + 1 250,0 + 1 274,8 55,7 %
– 1 270,4 + 3,46] × 100/(2 × 19,1)
bt 0,5 hm [π/2 – (1– dmin/100)2]/[1 – dmin/100] = 0,5 × 19,1 [π/2 – (1 – 14,5/100)2 ]/[1 – 14,5/100] 9,4 mm
3) Évaluation
1) Hypothèses
— assemblage comportant une butée d’arrêt de cisaillement en béton moulée sur l’about mâle —
(c’est-à-dire dsos = dso et ∆dsos = ∆dso)
dsps diamètre extérieur nominal de l’about mâle au niveau de la butée d’arrêt de cisaillement en 1 270,4 mm
béton
2) Formules et calculs
K [(2∆hj)2 + ∆dso2 + ∆dsp2 + ∆dsos2 + ∆dsps2]0,5 = [(2 × 0,7)2 + 1,02 + 2,02 + 1,02 + 2,02]0,5 3,46 mm
dmax [2hm – dso + dsp + dsos – dsps + K ] × 100/2hm = [2×19,1 – 1 274,8 + 1 250,0 + 1 274,8 – 1 270,4 55,7 %
+ 3,46] × 100/(2 × 19,1)
3) Évaluation
1) Hypothèses
2) Formules et calculs
bt 0,5 hm [π/2 – (1– dmin/100)2]/[1 – dmin/100] = 0,5 × 19,1 [π/2 – (1 – 29,1/100)2]/[1 – 29,1/100] 14,4 mm
3) Évaluation
Annexe B
(normative)
Calculs de résistance mécanique pour le fonçage des tuyaux
B.1 Généralités
Pendant la mise en œuvre, la poussée est appliquée axialement sur le dernier tuyau ou sur un tuyau de fonçage
intermédiaire et engendre des contraintes de compression dans la section transversale de chacun des tuyaux.
Normalement, la force de compression axiale est transmise d'un tuyau à l'autre par un matériau répartiteur de
poussée, disposé entre les tranches d'extrémité.
Dans la situation idéale conduisant à la force de poussée théorique admissible maximale — c'est-à-dire si les axes
longitudinaux de deux tuyaux emboîtés étaient parfaitement alignés et si les tuyaux comportaient des faces de
poussée parfaitement d'équerre —, la force de poussée transmise d'un tuyau à l'autre et les contraintes dans les
parois des tuyaux seraient uniformément réparties.
Toutefois, bien que dans la pratique une canalisation soit normalement prévue rectiligne, il est toujours nécessaire
de procéder à des ajustements d'alignement et de niveau et les faces de poussée des tuyaux sont rarement
parfaitement d'équerre ; ceci entraîne par conséquent un excentrement de la poussée d'un tuyau à l'autre.
L'excentrement se produit également lorsque la canalisation prévue est courbe.
En pratique, l'application de la poussée sur la section transversale maximale peut se faire avec un défaut d'aligne-
ment limité, à condition que le matériau répartiteur de poussée reste en contact avec les deux tranches d'extrémité
(cas de l'angulation fermée).
Les paragraphes qui suivent spécifient le mode de calcul de la force de poussée théorique admissible maximale
ainsi que de la force de poussée maximale admissible dans le cas d'une angulation fermée et donnent les
formules permettant d'estimer la force de poussée dans le cas où le matériau répartiteur ne reste pas en contact
avec les deux tranches d'extrémité des tuyaux (cas de l'angulation ouverte).
B.2 Symboles
Les symboles utilisés dans la présente annexe ont la signification suivante (voir aussi Figures B.1 et B.2) :
Ac surface(s) comprimée(s) de la (des) tranche(s) d'assemblage, en mètres carrés ;
de diamètre extérieur à l'assemblage, en mètres ;
di diamètre intérieur à l'assemblage, en mètres ;
e coefficient de réduction de la charge (excentricité), égal à Foj/Fcj ;
F´ force de poussée appliquée sur le chantier, en méganewtons ;
Fcj force de poussée maximale admissible dans le cas d'une angulation fermée, en méganewtons ;
Fj force de poussée théorique admissible déclarée par le fabricant, en méganewtons ;
Fj max force de poussée théorique admissible maximale, en méganewtons ;
Foj force de poussée maximale admissible dans le cas d'une angulation ouverte, en méganewtons ;
fck valeur caractéristique de la résistance à la compression du béton, en mégapascals (newtons par millimètre
carré) ;
z partie du diamètre où il y a compression dans le plan de l'assemblage, en mètres.
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Zone comprimée
Diagramme des
contraintes
Légende
1 Angulation fermée (assemblage au contact sur toute la surface)
2 Angulation ouverte (assemblage partiellement au contact)
Figure B.1 — Zone comprimée et diagramme des contraintes en cas de déviation angulaire
La surface comprimée des tranches d'assemblage doit être calculée en considérant les épaisseurs minimales de
paroi à l'assemblage (voir Figure B.2.) :
Ac = de – di × π ⁄ 4
2 2
dans le cas des assemblages à manchette
A c = d e – d′ i + d′ e – d i × π ⁄ 4
2 2 2 2
dans le cas des assemblages à mi-épaisseur
NOTE La surface Ac est la surface comprimée de la tranche d'assemblage telle qu'indiquée sur la Figure B.2 et non celle
du matériau répartiteur de poussée éventuel, qui ne devrait pas réduire la largeur de contact, mesurée depuis chacun des
bords, de plus de 20 %.
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Légende
B.2.1 Assemblage à manchette scellée
B.2.2 Assemblage à manchette libre
B.2.3 Assemblage à mi-épaisseur
Figure B.2 — Définition des diamètres pour différents types d'assemblages contenus
dans l’épaisseur de la paroi
NOTE Les valeurs de la Figure B.3 ont été calculées par la formule suivante :
n = di ⁄ de
e′ = g × cos ( – g ) – n × cos ( – g ⁄ k ) + 2 + g × 1 – g – 2f + g × k – g ⁄ 3
-1 2 -1 2 2 2 2 2 2
où :
g = 2 (z/de) – 1
et :
k = n si n ≥ g ;
k =g si ξ < g.
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B.4 Exemple
B.4.1 Hypothèses de calcul
Tuyau :
di = 1,500 m
de = 1,735 m
di / de = 0,865
Résistance du béton :
Valeur déclarée de la résistance caractéristique à la compression fck = 40 MPa (N/mm2).
Force de poussée :
Force de poussée théorique admissible déclarée Fj = 14,3 MN.
NOTE Fj doit être inférieure ou égale à Fj max. Dans cet exemple, le fabricant a choisi de déclarer Fj égale à Fj max
(voir B.4.2).
B.4.2 Calculs
NOTE Cette force de poussée maximale admissible doit être supérieure à la force de poussée appliquée sur le
chantier, F, qui devrait intégrer un coefficient de sécurité déterminé par l'entrepreneur, tenant compte de la méthode de
fonçage qu'il applique, de la nature du sol et des aléas éventuels ; soit F´ < Foj.
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Annexe C
(normative)
Méthode d'essai pour la détermination de la résistance à l'écrasement
C.1 Principe
L'objectif de cet essai est d'évaluer la résistance à l'écrasement d'un tuyau. Pour les essais de type initiaux et les
essais dans le cadre du contrôle régulier, voir le Tableau C.1. L’essai de référence pour la résistance à l’écrase-
ment doit toujours être conforme à la présente annexe, qu’il s’agisse d’un tuyau en béton non armé contrôlé selon
l’annexe K ou d’un tuyau en béton armé ayant fait l’objet d’un contrôle allégé (voir I.1.1).
1,2 Fn — — — — T/R
a) Voir I.1.1.
C.2 Appareillage
L'appareillage doit être constitué par une machine d'essai capable d'appliquer la totalité de la charge sans à-coups
ni chocs, avec une précision de 3 % par rapport à la charge d'essai prescrite. La machine d'essai doit être équipée
d'un dispositif d'enregistrement de la charge.
C.3 Préparation
À la discrétion du fabricant, il est permis d'humidifier le tuyau pendant un maximum de 28 h avant l'essai.
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DN/WN ≤ 400 50
Figure C.2 — Dispositions types pour l'essai d'écrasement des tuyaux circulaires
Figure C.3 — Dispositions pour l'essai d'écrasement des tuyaux à embase dans le cas
où la charge est appliquée au moyen d'un appui supérieur unique
La charge doit être appliquée de sorte que la mise en charge soit continue jusqu'à la charge d'essai spécifiée
en C.4.2, C.4.3 ou C.4.4, selon le cas. La vitesse de montée en charge doit être comprise entre 20 kN/m et
25 kN/m par minute, mais aucun ajustement dans les réglages de la machine d'essai ne doit être réalisé tandis
que le tuyau commence à se déformer rapidement avant rupture.
Fa = kb × (P + P*)/l
où :
Fa est le résultat d'essai effectif, en kilonewtons par mètre ;
kb est un coefficient de conversion dépendant du dispositif d'essai (voir Tableau C.3) ;
P est la charge d'essai mesurée, en kilonewtons ;
P* est le poids propre effectif de l'appui (des appuis) de chargement, en kilonewtons ;
l est la longueur intérieure du fût, en mètre.
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Dispositif d'essai
Section transversale Coefficient de conversion
du tuyau kb
DN/WN ≤ 1 200 DN/WN > 1 200
NOTE 1 Au choix du fabricant, il est admis, au lieu de l'appui supérieur en forme de V à 150°, d'utiliser deux appuis avec
un entr'axe égal à la distance séparant les points d'application de la charge dans le cas de l'appui en forme de V.
NOTE 2 Le coefficient de conversion kb pour les tuyaux circulaires avec embase chargés au moyen d'un appui en forme
de V (ou de deux appuis) dépend de la distance entre les points d'application ; parce que la structure comporte trois degrés
de liberté, un calcul de résistance mécanique doit être réalisé par le fabricant dans chaque cas.
NOTE 3 Une valeur de 1,00 pour le coefficient de conversion kb n’est correcte que si l’épaisseur de l’embase est la même
que l’épaisseur de paroi autour du reste du tuyau. Si l’épaisseur de l’embase est supérieure à l’épaisseur de paroi restante,
la structure comporte trois degrés de liberté et un calcul de résistance mécanique effectué par le fabricant sera nécessaire
dans chaque cas.
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Annexe D
(normative)
Méthode d'essai pour la détermination de la résistance
à la flexion longitudinale
D.1 Principe
L'objet de cet essai est d'évaluer la résistance à la flexion longitudinale des tuyaux circulaires de diamètre inférieur
ou égal à DN 250, dont la longueur intérieure du fût est supérieure à six fois le diamètre extérieur.
D.2 Appareillage
L'appareillage doit être globalement rigide et massif de telle sorte que la distribution de la charge ne soit pas
affectée de façon appréciable par une déformation ou un déplacement quelconques. Le mode d'appui et de
chargement doit être tel que décrit en D.3.2 ou D.3.3. L'appareillage doit être convenablement étalonné et contrôlé
de façon à être apte à appliquer la charge d'essai voulue.
Dimensions en millimètres
Légende
1 Élingue support
2 Élingue de chargement
Le bras de levier al doit être ≥ 300 mm
Le tuyau doit être placé en position horizontale dans un dispositif tel que celui de la Figure D.2 et chargé en
conséquence. Les trois blocs d'appui doivent être revêtus d'un matériau élastomère d'une dureté moyenne de
50 DIDC ± 5 DIDC, d'une épaisseur de 20 mm ± 5 mm et d'une largeur de 100 mm ± 5 mm, sur un arc de 120°,
adapté au fût du tuyau.
Dimensions en millimètres
Annexe E
(normative)
Méthodes d'essai pour la détermination de l'étanchéité à l'eau
E.1 Principe
L'objet de cet essai est d'évaluer si un élément seul ou un assemblage demeurent étanches sous la pression
hydrostatique interne spécifiée ; dans le cas de l'assemblage, l'évaluation se fait alors qu'il est soumis à une dévia-
tion angulaire et/ou une charge de cisaillement. L’essai hydrostatique n’est pas applicable aux éléments ayant une
épaisseur de paroi théorique supérieure à 125 mm.
E.2 Appareillage
L'appareillage utilisé pour chacun de ces essais doit permettre de fixer solidement l'élément (les éléments),
d'obturer les extrémités par des dispositifs appropriés et d'appliquer la pression hydrostatique interne spécifiée
pendant la durée requise. La pression ne doit pas dépasser la valeur spécifiée de plus de 10 % et ne doit en aucun
cas lui être inférieure. Pour l'essai de l'assemblage, l'appareillage doit pouvoir loger deux éléments, montés avec
un assemblage souple et supportés de telle manière qu'ils puissent se déplacer l'un par rapport à l'autre dans les
limites spécifiées.
E.3 Préparation
À la discrétion du fabricant, il est permis d'humidifier les éléments pendant un maximum de 28 h avant l'essai ; le
fabricant doit, avant d'effectuer l'essai, noter s'il a opté ou non pour l'humidification. La surface extérieure des
éléments doit être suffisamment sèche pour permettre la mise en évidence de tout défaut d'étanchéité éventuel.
E.4 Mode opératoire (essai hydrostatique — essais réguliers et essais de type initiaux)
Lorsque la durabilité des assemblages est démontrée par la méthode 1 ou la méthode 3 en [Link], un élément
seul doit être solidement fixé dans l'appareillage, ses extrémités obturées, puis il doit être rempli d'eau en veillant
à éliminer tout l'air. La pression hydrostatique interne doit alors être augmentée graduellement jusqu'à 50 kPa
(0,5 bar ou environ 5 m de colonne d'eau), mesurée depuis l'axe de l'élément, et maintenue pendant une durée
de 15 min, au cours de laquelle la conformité à 4.3.7 doit être vérifiée avant que la pression interne ne soit
ramenée à zéro.
Une pression hydrostatique interne de 50 kPa (0,5 bar ou environ 5 m de colonne d'eau), mesurée à l'axe des
éléments, doit alors être appliquée et maintenue pendant une période de 15 min au cours de laquelle la conformité
de l'assemblage à 4.3.7 doit être vérifiée avant que la pression interne ne soit ramenée à zéro.
Légende
1 Axe de la garniture d’étanchéité
Si une charge complémentaire Rs est requise afin d'obtenir une réaction égale à la charge de cisaillement Fs
(voir Figure E.1), elle doit être appliquée verticalement aussi près que possible de la tranche extérieure de l'about
femelle avec une vitesse de chargement d'environ 10 kN par minute. La valeur de Rs doit être calculée selon la
formule suivante :
Rs = (Fs – Ww/2) × l1/(l1 – as) ≥ 0, en kilonewtons
où :
Ww est le poids d'un élément rempli d'eau, en kilonewtons.
La charge doit être transmise au moyen d'un appui en forme de V présentant un angle d'ouverture minimal
de 120°, d'une longueur de 100 mm. À la discrétion du fabricant, l'appui peut être garni d'une bande de matériau
élastomère d'une épaisseur maximale de 20 mm et d'une dureté moyenne supérieure ou égale à 45 DIDC.
Une pression hydrostatique interne de 50 kPa (0,5 bar ou environ 5 m de colonne d'eau), mesurée à l'axe des
éléments, et une charge de cisaillement Fs égale, en kilonewtons, à 0,03 fois DN ou WN selon la géométrie de la
section intérieure, doivent ensuite être appliquées et maintenues pendant une période de 15 min au cours de
laquelle la conformité de l'assemblage à 4.3.7 doit être vérifiée avant que la pression interne ne soit ramenée
à zéro.
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Annexe F
(normative)
Méthode d'essai pour la mesure de l'absorption d'eau
F.1 Principe
L'objet de cet essai est d'évaluer l'absorption d'eau par immersion du béton durci, définie comme la différence
entre la masse d'une éprouvette immergée dans l'eau et la masse de cette même éprouvette une fois séchée,
rapportée à la masse à l'état sec.
F.2 Éprouvettes
La masse de l'éprouvette, lorsqu'elle est découpée dans un élément durci, ne doit pas être inférieure à 2 kg ni
supérieure à 4 kg.
F.3 Appareillage
L'appareillage consiste en une étuve ventilée réglée à 105 °C ± 5 °C et en une balance de sensibilité égale à
0,05 % de la masse de l'éprouvette.
La masse m2 doit être déterminée après refroidissement de l'éprouvette à une température de 20 °C ± 3 °C. La
masse constante m2 doit être considérée atteinte lorsque la différence de masse entre deux pesées effectuées à
au moins 24 h d'intervalle est inférieure à 0,1% de la valeur moyenne de la masse de l'éprouvette sèche.
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Annexe G
(normative)
Système d'assurance de la qualité du fabricant
G.1 Organisation
G.1.1 Responsabilité et autorité
La responsabilité, l'autorité et les relations de toutes les personnes qui dirigent, effectuent et vérifient les tâches
qui ont une incidence sur la qualité doivent être définies ; cela concerne en particulier les personnes qui ont besoin
de la liberté et de l'autorité organisationnelles pour :
— déclencher des actions permettant de prévenir l'apparition répétée de défectueux ;
— identifier et enregistrer tout problème de qualité relatif au produit.
G.3.3 Essais
Les essais doivent être réalisés conformément aux méthodes spécifiées dans la présente norme européenne.
G.3.5 Réclamations
Les détails de toutes les réclamations reçues quant à la qualité des éléments doivent être enregistrés de manière
correcte. Le(s) registre(s) doit (doivent) comporter la description du produit, l'identification du chantier, la date de
fabrication, la nature de la plainte et l'action entreprise en conséquence.
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G.4.2 Défectueux
Les défectueux (c'est-à-dire les éléments non conformes à une ou plusieurs prescriptions de la présente norme
européenne) doivent être isolés et marqués en conséquence.
G.5.2 Manutention
Le fabricant doit utiliser des méthodes et des moyens de manutention qui empêchent l'endommagement ou la
détérioration.
G.5.3 Stockage
Le fabricant doit disposer d’aires de stockage sûres, afin d'empêcher l'endommagement ou la détérioration des
éléments en attendant la livraison.
G.5.5 Traçabilité
Les éléments ou groupes d'éléments livrés doivent être définitivement identifiables et leur traçabilité doit être
assurée quant aux données de fabrication. Pour cela, le fabricant doit établir et tenir à jour les enregistrements
prescrits par la spécification technique applicable et marquer les éléments ou les documents de livraison en
conséquence.
1 Ciments Le fabricant doit vérifier la conformité S'assurer de la conformité Un contrôle toutes les 1 000 t, avec
à la (aux) spécification(s) un minimum de deux par mois
(à suivre)
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(fin)
Tableau G.2 — Contrôle de certains matériaux (suite)
8 Eau Analyse chimique ou essai S'assurer que l'eau Uniquement si l'eau ne provient
de gâchage conformément à la spécification de ne contient pas de composés pas d'un réseau de distribution
référence néfastes public :
1. À la première utilisation
d'une nouvelle origine ;
2. En cas de doute, quel qu'il soit ;
3. Une fois par an ;
4. Trois fois par an lorsque l'eau
provient d'un cours d'eau.
9 Fibres d'acier La fabricant doit vérifier la conformité S'assurer de la conformité À chaque livraison mais pas plus
à la (aux) spécification(s) d'une fois par mois
10 Acier pour La fabricant doit vérifier la conformité S'assurer de la conformité À chaque livraison mais pas plus
armatures à la (aux) spécification(s) d'une fois par mois
11 Garnitures La fabricant doit vérifier la conformité S'assurer de la conformité À chaque livraison mais pas plus
d'étanchéité à la (aux) spécification(s) d'une fois par mois
1 Stockage Selon nécessités Éviter les risques de pollution Une fois par semaine
2 Matériel Contrôle visuel du fonctionnement S'assurer du bon Une fois par jour
de pesage fonctionnement du matériel
4 Doseurs Contrôle visuel du fonctionnement S'assurer que le doseur Première gâchée de la journée
à adjuvants est propre et fonctionne pour chaque adjuvant
correctement
7 Dispositif Contrôle visuel S'assurer que le dispositif Une fois par jour
de dosage de dosage fonctionne
volumétrique correctement
(à suivre)
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(fin)
Tableau G.3 — Contrôle du matériel (suite)
9 Malaxeurs Contrôle visuel Vérifier l'usure du matériel Une fois par semaine
de malaxage
Élément
Contrôles/essais Méthode Fréquence minimale
du procédé
2 Malaxage correct Contrôle visuel Une fois par jour pour chaque
malaxeur
3 Composition Dosages corrects Vérifier que la formulation Une fois par jour pour chaque
du mélange du béton utilisée est correcte malaxeur
Élément
Contrôles/essais Méthode Fréquence minimale
du procédé
4 Fabrication Procédé de fabrication correct Vérification de la conformité Une fois par jour
aux documents de fabrication
5 Armatures Espacement moyen et pourcentage Vérification de la conformité Une fois par jour
d'armatures périphériques sur la aux documents
longueur intérieure du fût et distance de fabrication, à la présente
aux extrémités des abouts mâles norme et aux spécifications
et femelles de calcul
Élément
Contrôles/essais Méthode Fréquence minimale
du procédé
7 Marquage Marquage des produits Contrôle visuel Une fois par jour
8 Stockage Séparation des produits défectueux Contrôle visuel Une fois par jour
Élément
Contrôles/essais Méthode Fréquence minimale
du procédé
9 Marquage Marquage correct des produits/ Contrôle visuel Une fois par jour
documents
Annexe H
(normative)
Méthodes d'échantillonnage pour le contrôle des produits finis
Le Tableau H.1 s'applique au contrôle des produits finis lorsqu'il est requis conformément à 6.1.
4.3.2 Contrôle visuel de l'aspect Tous les éléments essayés Tous les éléments essayés
de surface
4.3.5 Résistance à l'écrasement 3 S dans le cas du béton non armé et Voir Tableau I.2
du béton fibré acier
1 S dans le cas du béton armé
5.2.2 Enrobage 1 N sur chaque tuyau ayant été Tous les tuyaux qui ont été essayés
et 5.3.3 soumis à l'essai de type selon 5.2.3, selon 5.2.3 et, dans le cas de
ou appareil de mesure de l'enrobage l'utilisation d'un appareil de mesure
pour les autres éléments de l'enrobage, 2 N/jour
Essais
1) Déviation angulaire ; et
2) charge de cisaillement,
ou :
3) déviation et cisaillement combinés.
Deux paires d'éléments du même groupe : Une paire d'éléments du même groupe pour 1 000 produits,
avec un minimum de un essai par an :
— avec le même profil de garniture ;
— avec le même profil de garniture ;
— avec la même portée effective de l'assemblage une fois
l'assemblage réalisé. — avec la même portée effective de l'assemblage une fois
l'assemblage réalisé ;
ou bien, à la discrétion du fabricant, si l'essai de type initial
a été réalisé avec succès pour les tolérances les plus
défavorables, il est admis de ne vérifier que les dimensions
de l'assemblage et des garnitures d'étanchéité à la
fréquence déclarée dans les documents de fabrication, avec
un minimum de :
— un élément pour 25 éléments produits, pour chaque
dimension nominale et chaque type ;
— un élément par jour pour chaque dimension nominale
et type.
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Annexe I
(normative)
Méthodes d'échantillonnage pour le contrôle régulier de l'étanchéité à l'eau
(élément seul) et de la résistance à l'écrasement
Init numérotation des tableaux d’annexe [I]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [I]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [I]!!!
I.2 Mise en œuvre des règles de passage d'un niveau de contrôle à un autre
I.2.1 Passage du contrôle renforcé au contrôle normal
Le contrôle renforcé doit continuer jusqu'à ce que cinq échantillons consécutifs satisfassent les prescriptions
concernées, après quoi le contrôle normal peut être mis en œuvre ou repris.
1 2 3 4 5
Béton non armé Fu Un au démarrage d) < 750 tuyaux Un tuyau pour 500 tuyaux produits,
(sans utiliser l’option de la production mais au minimum quatre par an
de l’annexe K)
≥ 750 tuyaux Un tuyau pour 750 tuyaux produits
Béton non armé Fn — < 750 tuyaux Un tuyau pour 500 tuyaux produits,
(utilisant l’option mais au minimum quatre par an
de l’annexe K)
≥ 750 tuyaux Un tuyau pour 750 tuyaux produits
(fin)
Tableau I.1 — Contrôle de la résistance à l'écrasement (suite)
1 2 3 4 5
Béton fibré acier 0,67 Fn + Fu + 0,67 Fn Un au démarrage d) < 750 tuyaux Un tuyau pour 500 tuyaux produits,
de la production mais au minimum quatre par an
Béton armé Fc = 0,67 Fn Un au démarrage d) < 250 tuyaux Un tuyau pour 250 tuyaux produits,
(contrôle courant) de la production mais au minimum deux par an
Béton armé Fc = 0,8 Fn Un au démarrage d) < 250 tuyaux Un tuyau pour 500 tuyaux produits,
(contrôle allégé) de la production mais au minimum deux par an
1,2 Fn Un au démarrage d) Un tuyau tous les 10 parmi ceux choisis pour Fc mais au
de la production minimum un par an
t ≤ 40 ≤ 250 0
a) Si une dimension nominale, un type ou une épaisseur de paroi particuliers n'ont pas été fabriqués au cours d'une
période de 60 jours de production consécutifs, il doit être procédé à un échantillonnage lors du redémarrage de la
production, sous réserve d'au moins un échantillonnage par an.
I.3.4 Exemples
Des exemples de la fréquence d’échantillonnage pour le contrôle courant de la résistance à l’écrasement confor-
mément au Tableau I.1 sont donnés dans le Tableau I.3.
Tableau I.3 — Exemples de fréquences d’échantillonnage pour le contrôle de la résistance à l’écrasement (contrôle courant)
Machine ou unité Matériau Dimension nominale Jours de production du nombre cumulé de tuyaux
Action
de production spécifique du tuyau et classe de résistance 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Machine «A» Béton non armé DN 300 Tuyaux produits : 250 500 750 1 000 1 250 1 500 1 750 2 000 2 250 2 500 2 750 3 000 3 250 3 500 3 750
classe de résistance 165 Échantillons prélevés : 1 1) >> < 1 2) > < 1 2) > < 1 2) > < 1 2) >
Machine «B» Béton non armé DN 600 Tuyaux produits : 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1 000 1 100 1 200 1 300 1 400 1 500
classe de résistance 135 Échantillons prélevés : 1 1) >> < 1 3) > < 1 3) >
Machine «C» Béton non armé WN/HN 400/600 Tuyaux produits : 100 200 300 400 500 4) 600 4) 700 800 900 1 000
classe de résistance 135 Échantillons prélevés : 1 1) >> < 1 3) >
Béton fibré acier DN 800 Tuyaux produits : 100 200 300 400 500 5)
classe de résistance 110 Échantillons prélevés : 11) >>
Machine «D» Béton armé DN 600 Tuyaux produits : 250 500 750 1 000 1 250 1 500 1 750 2 000 2 250 2 500 2 750 3 000 3 250 3 500 3 750
classe de résistance 135 Échantillons prélevés (Fc) : 1 1) >> < 1 6) > < 1 6) > < 1 6) > < 1 6) >
Échantillons prélevés (Fu) : 1 1) >>
Machine «E» Béton armé DN 1200 Tuyaux produits : 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1 000 1 100 1 200 1 300 1 400 1 500
classe de résistance 110 Échantillons prélevés (Fp) : 1 1) >> < 17) > < 1 7) >
Échantillons prélevés (Fu) : 1)
1 >>
Unité de production «F» Béton armé DN 1500 Tuyaux produits : 50 100 150 200 250 4) 300 4) 350 400 450 500
classe de résistance 110 Échantillons prélevés (Fp) : 1 1) >> < 1 8) >
Échantillons prélevés (Fu) : 1 1) >>
DN 1600 Tuyaux produits : 30 60 90 120 150 9)
classe de résistance 90 Échantillons prélevés (Fp) : 1 1) >>
Échantillons prélevés (Fu) : 1 1) >>
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5) moins de 750 tuyaux en béton fibré acier produits par semaine, de sorte que l’échantillon prélevé au démarrage de la production constitue celui prescrit (voir colonnes 4 et 5 du Tableau I.1) ;
6) voir colonnes 4 et 5 du Tableau I.1 pour plus de 750 tuyaux en béton armé produits par semaine ;
7) voir colonnes 4 et 5 du Tableau I.1 pour entre 250 et 750 tuyaux en béton armé produits par semaine ;
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8) 250 tuyaux en béton armé produits durant la semaine, de sorte que l’échantillon prélevé au démarrage de la production constitue celui prescrit (voir colonnes 4 et 5 du Tableau I.1) ;
9) voir colonnes 4 et 5 du Tableau I.1 pour moins de 250 tuyaux en béton armé produits par semaine.
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Figure I.1 — Logigramme du contrôle de la charge ultime (rupture) sur la base d’évaluations individuelles
(à l’exclusion du contrôle des tuyaux non armés selon l’option de l’annexe K et du contrôle allégé des tuyaux armés)
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Figure I.2 — Logigramme du contrôle allégé des tuyaux armés sur la base d’évaluations individuelles
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I.[Link] Généralités
La production doit être acceptée si les résultats d'essai satisfont :
— individuellement Fu ≥ 0,95 Fn
où :
Fu est la charge ultime (rupture) ; et
Fn est la charge minimale à l'essai d'écrasement ;
et :
— statistiquement : I.[Link] ou I.[Link].
Si l'une ou l'autre condition n'est pas satisfaite, on doit établir la part de la production correspondante concernée
et cette part doit être rejetée.
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Q = x – F n ⁄ s
où :
Fn est la limite inférieure de spécification pour la charge minimale à l'essai d'écrasement.
On compare ensuite la statistique de qualité à la constante d'acceptabilité k obtenue dans la colonne appropriée
du Tableau I.4. L'interpolation pour les valeurs intermédiaires de n est admise.
1)
Pour qu'il y ait acceptation, la statistique de qualité correspondant à la limite inférieure spécifiée doit être
supérieure ou égale à la constante d'acceptabilité.
Annexe J
(normative)
Tâches relevant de l'organisme de certification de produits
Annexe K
(normative)
Mode opératoire pour les tuyaux en béton non armé lorsque la surveillance continue
(contrôle régulier) de la résistance à l’écrasement se rapporte essentiellement
à la charge minimale d’écrasement
À la discrétion du fabricant, il est admis de procéder à la surveillance continue (contrôle régulier) de la résistance
à l’écrasement des tuyaux en béton non armé pour un procédé particulier en effectuant essentiellement les essais
par rapport à la charge d’écrasement minimale, Fn, conformément au mode opératoire suivant à condition que :
— les tuyaux soient circulaires ou circulaires avec une base dont l’épaisseur théorique au niveau du radier soit
identique à l’épaisseur théorique de la paroi à la clé du tuyau
— l’essai soit réalisé conformément aux dispositions représentées aux Figures C.2a, C.2c ou C.3a ;
— un mode opératoire séparé soit appliqué pour les éléments de même dimension nominale, de même section
et de même classe de résistance, produits avec une machine particulière ou par une unité de production
spécifique ;
— tous les aspects du mode opératoire soient consignés dans les documents de fabrication.
NOTE Pour le contrôle de la résistance à l’écrasement sur la base d’évaluations individuelles, voir I.4.1.
Étape 1 : Dès le début de la production, contrôler la résistance à l’écrasement dans des conditions de contrôle
renforcé (voir I.1.1) en appliquant la charge ultime (rupture) Fu conformément au Tableau I.1 pour les
«Tuyaux en béton non armé (sans utiliser l’option de l’annexe K)».
Étape 2 : Poursuivre le contrôle jusqu’à ce qu’un ensemble de n résultats consécutifs d’essais réguliers
d’écrasement soit obtenu sur des échantillons, n étant un nombre fixe choisi par le fabricant et
s’appliquant à des résultats vieux de moins de 12 mois et tel que 5 ≤ n ≤ 15.
Étape 3 : Calculer la contrainte à la traction par flexion, fbt, pour chacun des n tuyaux à l’aide de la formule
suivante :
où :
fbt est la contrainte à la traction par, flexion en mégapascals (newtons par millimètre carré) ;
Fn est la charge d’écrasement minimale, en kilonewtons par mètre ;
rm est le rayon moyen du tuyau théorique, en millimètres ;
tmin est l’épaisseur de paroi minimale admise sur la clé du tuyau, en millimètres.
Si la contrainte à la traction par flexion, fbt, ne dépasse pas la contrainte à la traction par flexion
théorique, fdes, vérifier la section théorique du tuyau.
Étape 6 : Après vérification de la section théorique du tuyau, démarrer la surveillance continue (contrôle
régulier) conformément au Tableau I.1 pour les «Tuyaux en béton non armé (utilisant l’option de
l’annexe K)».
Étape 7 : À l’aide de la formule de l’Étape 3, calculer la contrainte à la traction par flexion, fbt, dans le béton du
tuyau suivant soumis à la charge ultime (rupture) Fu et substituer ce résultat au plus ancien des n
résultats.
Étape 8 : Déterminer l’acceptabilité comme suit :
Prendre en compte la valeur mesurée x de la contrainte à la traction par flexion à la charge ultime
(rupture) Fu obtenue pour les n derniers échantillons consécutifs.
Calculer la valeur moyenne x et l’écart-type s correspondant à ces n valeurs.
Calculer la statistique de qualité pour la limite inférieure, Q, correspondant à la limite inférieure
spécifiée :
Q = x – f des ⁄ s
où :
fdes est la limite inférieure de spécification pour la contrainte à la traction par flexion,
puis comparer la statistique de qualité à la constante d’acceptabilité k obtenue dans la colonne
appropriée du Tableau I.4. Pour les valeurs intermédiaires de n, l’interpolation est admise.
Pour qu’il y ait acceptation, la statistique de qualité correspondant à la limite inférieure spécifiée doit
être supérieure ou égale à la constante d’acceptabilité.
Étape 9 : Si l’acceptabilité se vérifie, répéter les Étapes 7 et 8 pour chaque essai consécutif à la charge ultime
(rupture) Fu, sinon retourner à l’Étape 1.
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Annexe ZA
(informative)
Articles de la présente Norme européenne concernant les exigences essentielles
ou d’autres dispositions des Directives de l’UE
NOTE Outre les articles particuliers concernant les substances dangereuses contenues dans la présente norme,
d’autres exigences peuvent être applicables aux produits entrant dans ce domaine d’application (par exemple
législation européenne et lois nationales transposées, règlements et dispositions administratives). Afin de répondre aux
dispositions de la Directive européenne sur les produits de construction, ces exigences doivent également être
respectées lorsque et quand et s’ils sont applicables. Note : une base de données informative des dispositions
européennes et nationales sur les substances dangereuses est disponible sur le site Web EUROPA (CREATE,
accessible à l’adresse [Link]
Cette annexe a le même domaine d’application que l’article 1 de la présente Norme européenne en ce qui
concerne les produits couverts. Elle établit les conditions du marquage CE pour les tuyaux et pièces complémen-
taires préfabriqués en béton pour l’usage indiqué ci-après et indique les articles correspondants applicables
(voir Tableau ZA.1).
Produit(s) de construction : Tuyaux et pièces complémentaires préfabriqués en béton non armé, béton fibré
acier et béton armé, à assemblages souples.
Usage(s) prévu(s) : Transport des eaux usées, des eaux pluviales et des eaux de surface par écoule-
ment gravitaire ou occasionnellement sous faible pression, dans des canalisations
généralement enterrées.
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Articles
Caractéristique Niveau(x)
de la présente Remarques
essentielles ou classe(s)
norme européenne
Tolérances [Link] et [Link] Aucun Les tolérances maximales admissibles, exprimées en mm,
dimensionnelles doivent être prises en compte
concernant
les assemblages
Résistance 4.3.5, 5.3.2 et 5.3.4 Aucun Bien que la charge minimale à l'essai d'écrasement soit
à l'écrasement exprimée en kN/m, la résistance à l'écrasement est exprimée
à l'aide de la classe de résistance correspondante ; dans le
cas des tuyaux de fonçage, la valeur caractéristique de la
résistance à la compression du béton est exprimée en MPa
(N/mm2) et la force de poussée théorique admissible en MN
Résistance 4.3.6 Aucun Convient pour les tuyaux circulaires ≤ DN 250, avec une
à la flexion longueur intérieure de fût ≤ 6 fois leur diamètre extérieur ;
longitudinale pour ces dimensions mais avec d'autres longueurs, résistan-
ce supérieure ou égale à une valeur prescrite du moment
fléchissant résistant en kN.m
Durabilité 4.3.9 et [Link] Aucun Les exigences de durabilité sont détaillées en 4.3.9, qui
comporte des renvois aux paragraphes concernés.
L’attestation de la conformité des tuyaux préfabriqués en béton, pièces complémentaires et assemblages figurant
dans le Tableau Z.A.1 doit être conforme aux procédures d’évaluation de la conformité indiquées dans le
Tableau ZA.3 résultant de l’application des articles de la présente Norme européenne qui y sont indiqués.
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Articles à appliquer
Tâches Contenu de la tâche pour l’évaluation
de la conformité
Tâches pour Contrôle de la production Paramètres relatifs à toutes les caractéristiques 7.2.3
le fabricant d’usine (CPU) du Tableau ZA.1 pertinent pour l’usage prévu
ZA.3 Marquage CE
Le fabricant ou son représentant autorisé établi dans la CEE est responsable de l’apposition du marquage CE. Le
symbole du marquage CE doit être conforme à la Directive 93/68/CEE et doit apparaître sur les documents
commerciaux d’accompagnement (par exemple le bon de livraison). Il peut également apparaître sur une étiquette
apposée sur au moins un élément de tout colisage ou sur tout emballage. Les informations suivantes doivent
accompagner le symbole de marquage CE sur l’étiquette ou l’emballage :
a) les deux derniers chiffres de l’année du marquage CE ;
b) le numéro de la présente norme (EN 1916) ;
c) l’information requise par l’article 8, à l’exclusion de c) et e).
Les caractéristiques suivantes doivent accompagner l’information ci-dessus sur les documents commerciaux :
d) usage prévu ;
e) la résistance à l’écrasement des tuyaux et pièces complémentaires sauf lorsque requis par l’article 8 classe de
résistance ; pour les tuyaux de fonçage, également la résistance caractéristique à la compression du béton,
en mégapascals (newtons par millimètres carrés) et la charge théorique de fonçage, en méganewtons ;
f) la résistance à la flexion longitudinale, l’adéquation dimensionnelle ou la résistance, en kilonewtons mètre ;
g) l’étanchéité des tuyaux, pièces complémentaires et assemblages — aucune fuite à une pression d’essai
hydrostatique interne de 50 kPa (0,5 bar) ;
h) durabilité — conditions d’emploi adaptées à l’usage prévu ; conditions normales ou plus sévères comme
indiqué ;
i) durabilité des assemblages — méthode selon [Link].
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La Figure ZA.1 donne des exemples de l’information à fournir sur les documents commerciaux.
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Tuyau préfabriqué en béton non armé pour le transport des eaux usées, eaux pluviales et eaux de
surface dans des canalisations généralement enterrées.
Étanchéité à l'eau : pas de fuite de l'assemblage ou du tuyau pour une pression interne de 50 kPa (0,5 bar).
Résistance à l'écrasement : classe de résistance 90.
Résistance à la flexion longitudinale : adéquation dimensionnelle.
Durabilité : adéquation pour des conditions normales de service.
Durabilité des assemblages : démontrée selon la Méthode 1.
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Tuyau de fonçage préfabriqué en béton armé pour le transport des eaux usées, eaux pluviales et eaux de
surface, dans des canalisations généralement enterrées.
Étanchéité à l'eau : pas de fuite de l'assemblage ou du tuyau pour une pression interne de 50 kPa (0,5 bar).
Résistance à l'écrasement : classe de résistance 135, valeur caractéristique de la résistance à la
compression du béton ≥ 40 MPa (N/mm2) et force de poussée théorique admissible 15 MN.
Résistance à la flexion longitudinale : adéquation dimensionnelle.
Durabilité : adéquation pour des conditions normales de service.
Durabilité des assemblages : démontrée selon la Méthode 2.
Outre toute information particulière relative aux substances dangereuses indiquées ci-dessus, il convient que le produit
soit également accompagné si et lorsque nécessaire et dans la forme appropriée, par une documentation dressant la
liste de toute autre législation sur les substances dangereuses pour laquelle une conformité est requise ainsi que toute
information requise par ladite législation. Note : la législation européenne sans dérogation nationale n’a pas besoin
d’être mentionnée.
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Bibliographie
[1] EN 45011, Exigences générales relatives aux organismes procédant à la certification de produits (Guide
ISO/CEI 65:1996).
[2] EN 45012, Exigences générales relatives aux organismes gérant l’évaluation et la certification/enregistre-
ment des systèmes qualité (Guide ISO/CEI 62:1996).
[3] EN ISO 9001, Systèmes de management de la qualité — Exigences (ISO 9001:2000).
[4] ISO 3951, Règles et tables d’échantillonnage pour les contrôles par mesures des pourcentages de non
conformes.
[5] ISO 12491, Méthodes statistiques de contrôle de la qualité des matériaux et éléments de construction.