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Inégalités et Violence en Université

Analyse sur un syndicat estudiantin ivoirien

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INÉGALITÉS DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR IVOIRIEN : QUAND LA FESCI

FAIT LA LOI !

Texte initial
L’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire est marqué par des inégalités d’accès à une
formation de qualité, presque institutionnalisées, notamment dans les universités publiques. Ces
dernières souffrent non seulement d’un manque de moyens, mais aussi d’une gestion opaque
des ressources telles que les bourses d’études et les chambres en cités universitaires,
normalement administrées par le CROU.

Fondée en 1990 par Martial Joseph AHIPEAUD, l’histoire de la Fesci 1 est émaillée de
violences de tout genre. Dans les universités publiques de Côte d'Ivoire, de nombreux étudiants
légitimes se retrouvent sans bourses ni chambres universitaires. Pourquoi ? Parce que des
pratiques mafieuses et violentes dirigées en sous-main par des acteurs politiques détournent ces
ressources publiques au profit de quelques-uns. La FESCI, prétendu syndicat étudiant, contrôle
par la force et la manipulation une grande partie de la vie universitaire, au détriment de ceux
qui en ont réellement besoin.

Récemment, les médias ont couvert des expulsions violentes d’étudiants de leurs chambres
universitaires, mais cette opération ne cacherait-elle pas une manœuvre politique plus large ? Il
est temps que la gestion des bourses et des chambres soit réformée de manière transparente et
équitable pour redonner aux étudiants leurs droits. L'avenir de la Côte d'Ivoire passe par une
éducation accessible à tous.

1. LA CAPTATION DE RESSOURCES PUBLIQUES PAR DES GROUPES CLIENTÉLISTES

L'idée que des leaders étudiants, soutenus par des acteurs politiques, utilisent des pratiques
mafieuses pour contrôler l'accès aux chambres universitaires et aux bourses, peut être
interprétée comme un phénomène de captation clientéliste. Ce terme désigne des pratiques où
des ressources publiques (chambres, bourses) sont détournées au profit d'intérêts privés,
généralement en échange de loyauté politique.

2. VIOLENCE STRUCTURELLE ET INÉGALITÉS D'ACCÈS

Les inégalités d'accès à une formation de qualité, institutionnalisées, ainsi que la manipulation
des bourses d'études et des chambres universitaires, relèvent de ce que l'on pourrait appeler une
forme de violence structurelle. Cela désigne des situations où les institutions, au lieu de
garantir l'équité, reproduisent et renforcent les inégalités sociales. Dans ce cas précis que nous

1 La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d'Ivoire est une association d’élèves et étudiants en Côte d’Ivoire

Contact : +33 7 56 88 46 87 ǀ [email protected] ǀ « ALLIER LE PESSIMISME DE L’INTELLIGENCE À L’OPTIMISME


DE LA VOLONTÉ ». ANTONIO GRAMSCI
décrivons, il existe un deux poids, deux mesures qui avantage les Grandes écoles au détriment
des universités publiques. Toutes choses qui mettent en avant à quel point le système est émaillé
de fraudes sachant que les mêmes professeurs sont les mêmes pour la plupart qui se retrouvent
dans les universités et grandes écoles privées.

3. L'INFLUENCE DES GROUPES DE PRESSION VIOLENTS

La Fesci (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire), bien qu’elle se revendique


comme un syndicat étudiant, de par ses pratiques et son influence semblent davantage
s’apparenter à celles d’une association de jeunesse, voire d’un groupe de pression, qui utilise
des moyens non conventionnels pour exercer un contrôle sur les ressources universitaires. Cette
ambiguïté crée une confusion entre son rôle formel de défense des intérêts étudiants et son
comportement sur le terrain, souvent qualifié de violent et clientéliste. Le rôle de la FESCI,
prétendument syndical mais en réalité davantage clientéliste et violent, peut être analysé comme
celui d'un groupe de pression qui agit dans l'ombre et bénéficie du soutien tacite de certains
politiques. Cela s'inscrit dans un cadre où l'influence occulte d'organisations mafieuses devient
une réalité quotidienne. Le soutien opaque de la Fesci par des acteurs politiques rend la situation
encore plus complexe, car elle brouille les lignes entre les droits des étudiants et la manipulation
politique.

4. MANŒUVRES POLITIQUES ET CONTRÔLE DES ESPACES PUBLICS : L’AGENDA CACHÉ


DERRIÈRE LES RÉCENTES ACTIONS DU GOUVERNEMENT

La récente médiatisation du délogement des étudiants comme une manœuvre de relations


publiques à des fins politiques.

Récemment, l’expulsion médiatisée des étudiants en situation de fraude par les forces de l’ordre
laisse penser à une manœuvre de relations publiques. Cette action pourrait bien cacher un
agenda politique visant à reprendre le contrôle d’un espace lucratif qui semblait avoir échappé
à l’autorité officielle. Le décès d’un étudiant, membre de la FESCI, pourrait bien marquer une
étape dans cette réorganisation des forces en place. Les caméras et les forces de sécurité
envoyées pour déloger les étudiants participent à cette instrumentalisation, tandis qu’en arrière-
plan, des intérêts politiques semblent se préparer à capitaliser sur ce « nettoyage ». Il est urgent
de réformer de manière transparente la gestion des bourses et des chambres universitaires pour
éviter une amplification de ces dérives.

Contact : +33 7 56 88 46 87 ǀ [email protected] ǀ « ALLIER LE PESSIMISME DE L’INTELLIGENCE À L’OPTIMISME


DE LA VOLONTÉ ». ANTONIO GRAMSCI

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