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Propriétés et Utilisations des Matériaux Métalliques

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Chapitre 1- MATERIAUX METALLIQUES

Les métaux sont des matériaux dont les atomes sont unis par des liaisons métalliques. Il
s'agit de corps simples ou d'alliages le plus souvent durs, opaques, brillants, bons conducteurs
de la chaleur et de l'électricité. Ils sont généralement malléables, c'est-à-dire qu'ils peuvent
être martelés ou pressés pour leur faire changer de forme sans les fissurer, ni les briser. De
nombreuses substances qui ne sont pas classées comme métalliques à pression atmosphérique
peuvent acquérir des propriétés métalliques lorsqu'elles sont soumises à des pressions élevées.
Les métaux possèdent de nombreuses applications courantes, et leur consommation s'est très
fortement accrue depuis les années 1980,

Les matériaux métalliques, faisant intervenir une liaison métallique : matériaux durs,
rigides et déformables plastiquement. Ce sont des métaux ou des alliages métalliques : fer,
acier, aluminium, cuivre, bronze, fonte, etc.

Les métaux et leurs alliages se caractérisent par le fait que ce sont de bons
conducteurs de chaleur et d'électricité, contrairement aux éléments non métalliques.
Ces deux caractéristiques essentielles différencient les métaux des non-métaux, et
l'origine de cet écart est à rechercher dans la structure électronique de l'élément et la
nature de sa liaison chimique.

Les métaux proviennent de la nature. On les extrait dans les mines, à partir de minerais
retrouvés dans la croûte terrestre. Il faut donc séparer le métal désiré des autres substances
retrouvées dans les minerais.

Une propriété mécanique est une propriété caractéristique d'un matériau qui décrit son
comportement lorsqu'il est soumis à une ou plusieurs contraintes mécaniques . ... Le fait que
les matériaux ne réagissent pas tous de la même façon sous l'effet des contraintes est fonction
de leurs propriétés mécaniques.

Les principales caractéristiques des métaux


 La masse volumique ou densité
 La rigidité
 La limite d'élasticité
 La déformation à la rupture et la contrainte maximale.
 La dureté
 La ténacité
 La résilience
 La conductivité électrique.
 La conduction thermique.
 L'oxydation ou corrosion.
 La résistance aux chocs.
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Définition de quelques propriétés :

Dureté : Propriété d'un matériau de résister à la pénétration d'un autre matériau.


Le diamant est le matériau qui possède la plus grande dureté.

Ductilité : Propriété d'un matériau de s'étirer sans se rompre.


Le cuivre, qui peut être étiré, est utilisé dans la fabrication de fils électriques.

Élasticité : Propriété d'un matériau de se déformer puis de reprendre sa forme initiale


par la suite. Le pneu d'une voiture se déforme sous le poids de celle-ci.

Fragilité : Propriété d'un matériau de se briser plutôt que de se déformer.


Un verre en porcelaine se brise plutôt que de se déformer.

Malléabilité : Propriété d'un matériau de s'aplatir ou de se courber sans se rompre.


L'aluminium est un matériau malléable que l'on peut aplatir en feuilles.

Résilience : Propriété d'un matériau de résister aux chocs sans se rompre.


Un casque de moto est conçu pour résister aux chocs.

Rigidité : Propriété d'un matériau de garder sa forme, même lorsqu'il est soumis à
diverses contraintes. Le tablier d'un pont est conçu pour garder sa forme malgré le
poids des voitures qui y circulent.

Résistance à la corrosion : Propriété d'un matériau de résister à l'action de substances


corrosives qui peuvent provoquer, entre autre, la formation de rouille. Une carrosserie
d'automobile doit pouvoir résister à la rouille.

Conductibilité électrique : Propriété d'un matériau de transmettre le courant


électrique. Les fils électriques doivent être fabriqués dans un matériau conducteur.

Conductibilité thermique : Propriété d'un matériau de transmettre la chaleur. Un


chaudron doit laisser passer la chaleur afin de pouvoir cuire les aliments.

Coefficient de dilatation thermique : Propriété d'un matériau dont le volume varie en


fonction d'un changement de température. Le liquide à l'intérieur d'un thermomètre se
dilate sous l'effet de la chaleur.

Le tableau suivant décrit certains métaux utilisés pour la fabrication d'objets techniques.
Le fer et l'aluminium sont les métaux les plus utilisés. Toutefois, les métaux sont rarement
utilisés à l'état pur; on les utilise davantage sous la forme d'alliage.

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Description et Propriétés Exemples
Métaux
caractéristiques mécaniques d'utilisation
Argenté, mou, Automobiles,
Fer (Fe) peut rouiller, Ductilité, structures de
métal le plus malléabilité bâtiments, ustensiles,
utilisé câbles, clous
Malléabilité,
ductilité,
Blanc, mou, très élasticité, Bateaux, fils
Aluminium (Al) abondant dans la légèreté, bonne électriques, canettes,
nature conductibilité, portes et fenêtres
résistance à la
corrosion
Ductilité,
malléabilité,
Couleur rouge Fils électriques,
lourdeur,
Cuivre (Cu) brun qui s'oxyde à instruments de
excellente
l'air humide musique, tuyaux,
conductibilité
(devient vert) pièces de un cent
électrique et
thermique
Dureté, ductilité, Fils électriques,
Couleur gris-blanc malléabilité, gouttières, clôtures
Zinc (Zn)
brillant résistance à la
corrosion
Légèreté,
Feux d'artifices, feux
Magnésium (Mg) Couleur blanc inflammabilité,
de Bengale, jantes de
argenté malléabilité,
voiture
ductilité
Dureté,
malléabilité, Pièces de monnaie,
Nickel (Ni) Gris
grande résistance éléments chauffants
à la corrosion
Grande dureté,
Blanc, légèrement résistance à la Revêtements contre
Chrome (Cr)
bleuté corrosion, bonne la corrosion
conductibilité
Ductilité,
Couleur blanc malléabilité,
Étain (Sn) Soudures, ustensiles
argenté faible point de
fusion
Grande ductilité,
Coques de bateau,
Couleur blanc légèreté,
Titane (Ti) sous-marin, pièces
argenté résistance à la
d'automobiles
corrosion
Plomb (Pb) Couleur gris Mollesse, Utilisé surtout pour

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bleuté malléabilité, la fonte
lourdeur, ductilité,
résistance à la
corrosion
Mollesse,
ductilité, légèreté,
Couleur blanc Filaments d'ampoules
Tungstène (W) résistance aux
d'étain à incandescence
hautes
températures

LES ALLIAGES

Un alliage est un mélange homogène. C'est la combinaison d'un métal avec une ou
plusieurs autres substances dans le but d'obtenir des propriétés mécaniques précises.

Les métaux sont rarement utilisés à l'état pur. Un alliage permet de combiner les
propriétés des différents métaux qui sont mélangés. On peut donc créer des matériaux qui
possèdent exactement les propriétés adaptées à des besoins très précis. On peut, par
exemple, augmenter la dureté d'un métal et ainsi accroître sa résistance à l'usure tout en
conservant une bonne malléabilité. On classe généralement les alliages en deux catégories:
les alliages ferreux et les alliages non ferreux. Pour déterminer rapidement si un alliage est
ferreux ou non, il suffit d'approcher un aimant de l'alliage en question. Si l'alliage est
ferreux, il attirera l'aimant alors qu'il n'y aura pas d'attraction s'il s'agit d'un alliage non
ferreux.
La plupart des métaux purs sont trop mous, trop fragiles ou trop réactifs pour pouvoir
être utilisés tels quels. Il est possible de moduler les propriétés des alliages en faisant varier
les proportions relatives de leurs différents constituants. Il s'agit généralement de les rendre
moins fragiles, plus durs, plus résistants à la corrosion, ou encore de leur donner une couleur
et un éclat plus attrayants. De tous les alliages métalliques utilisés de nos jours, ceux
du fer — acier, acier allié , acier à outils, acier au carbone, acier inoxydable, fonte par
exemple — en représentent l'essentiel de la production, aussi bien en valeur qu'en volume.
Le fer allié au carbone donne des aciers de moins en moins ductiles et résistants à mesure
que le taux de carbone augmente. L'addition de silicium donne du ferrosilicium, souvent
allié à la fonte, tandis que l'addition de chrome, de nickel et de molybdène (à plus de 10 %) à
des aciers au carbone donne de l'acier inoxydable.
Outre les alliages de fer, ceux de cuivre, d'aluminium, de titane et de magnésium sont
également importants d'un point de vue économique. Les alliages de cuivre sont connus sous
forme de bronze depuis l'âge du bronze. Le billon était un alliage utilisé jusqu'au Moyen
Âge pour faire des pièces de monnaie et constitué le plus souvent essentiellement de cuivre
avec un peu d'argent et parfois de mercure. De nos jours, le bronze désigne spécifiquement
un alliage de cuivre et d'étain, tandis que le laiton est un alliage de cuivre et de zinc, et que
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le maillechort est un alliage de cuivre, de zinc et de nickel. Ces alliages ont divers usages
industriels, notamment dans les installations électriques. Les alliages d'aluminium, de titane
et de magnésium ont été développés plus récemment, et sont intéressants en raison de leur
grande résistance mécanique pour une masse volumique plutôt faible ; leur coût de revient
est cependant élevé, ce qui restreint leur utilisation aux applications de haute technologie
pour lesquelles les performances sont plus importantes que le coût. Parmi les différents
alliages d'aluminium, on peut citer ceux pour corroyage et pour fonderie. Le zamak est
formé de zinc allié à l'aluminium, le magnésium et le cuivre.
Les alliages spéciaux destinés à des applications de pointe, dits superalliages, comme
ceux des moteurs à réaction, peuvent contenir plus d'une dizaine d'éléments différents.
Les alliages à mémoire de forme sont un autre type d'applications : les alliages Fe-Mn-
Si, Cu-Zn-Al et Cu-Al-Ni, par exemple, sont assez bon marché, mais il en existe une très
grande variété.

ALLIAGES FERREUX

Un alliage ferreux est un alliage dont le principal constituant est le fer.

Le fer est un des éléments les plus répandus dans la croûte terrestre. Il s'agit d'un métal
ductile (qui peut être étiré), malléable (qui peut être réduit en feuilles) et magnétique.
Toutefois, le fer à l'état pur ne résiste pas à la corrosion ni à l'usure. En le combinant avec du
carbone, on peut augmenter la résistance mécanique et la dureté du fer. Selon les proportions
de fer et de carbone retrouvées dans l'alliage, les propriétés seront modifiées différemment.

Composition et Propriétés Exemples


Alliages ferreux
description mécaniques d'utilisation
-Mélange de fer et de
carbone (au moins
Fragilité, dureté, Étaux, poêlons,
Fonte 2 %)
lourdeur haltères
-Couleur blanc
brillant ou gris
-Mélange de fer, de
carbone (moins de Résistance à la
1,5 %), de chrome et corrosion, Batteries de cuisine,
Acier inoxydable
d'étain résistance coutellerie
-Couleur gris mécanique, dureté
métallique
Mélange de fer et de Faible résistance à
Acier doux carbone (à peine la corrosion, Chaînes
0,2 %) dureté
Tôle mince d'acier Facilité de pliage
doux recouverte et de coupe,
Fer blanc Boîtes de conserve
d'une couche d'étain résistance à la
sur les deux faces corrosion

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ALLIAGES NON FERREUX

Un alliage non ferreux ne contient pas de fer, mais combine plutôt d'autres métaux.
En plus des alliages à base de fer, il existe dans la nature d'autres minéraux que l'on peut
combiner pour former des alliages non ferreux. Ces alliages ne seront pas attirés pas un
aimant.

Alliages non Composition et Propriétés Exemples


ferreux description mécaniques d'utilisation
 Mélange de zinc Ductilité,
Décoration,
et de cuivre malléabilité,
composantes
 Couleur variant lourdeur,
Laiton électriques,
du rose au jaune résistance à la
instruments de
selon la teneur des corrosion, bonne
musique
différents métaux conductibilité
Dureté,
 Mélange de malléabilité, Objets d'arts, hélice
Bronze cuivre et d'étain lourdeur, de bateau,
 Couleur variant résistance à la robinetterie, médaille
du jaune au brun corrosion, bonne olympique
conductibilité
Légèreté,
 Mélange de
malléabilité, Pièces d'avion, pièces
Titanium titane et d'aluminium
résistance à la de bicyclette, pièces
 Couleur gris
corrosion, grande électroniques
argenté
dureté

APPLICATIONS

Certains métaux et alliages possèdent une résistance structurelle élevée par unité de masse,
ce qui les rend utiles pour transporter des charges lourdes et résister à des chocs violents. Les
alliages métalliques peuvent être conçus pour avoir une résistance élevée aux contraintes de
cisaillement, de flexion et de déformation. Le même métal peut cependant être sujet à
la fatigue à la suite de contraintes répétées ou d'un dépassement de la contrainte maximum. La
résistance et la résilience des métaux a conduit à leur utilisation courante dans la construction
des gratte-ciel et des ouvrages d'art ainsi que dans celle de tous types de véhicules, d'appareils
et dispositifs, d'outils, de tuyaux, ou encore de voies ferrées.
Les deux métaux les plus utilisés, le fer et l'aluminium, sont également les plus abondants
dans l'écorce terrestre. Le fer est le plus utilisé des deux : il est à la base de toutes les grandes
constructions métalliques (poutre, rail, coque de navire). L'aluminium est presque toujours
utilisé allié à d'autres métaux afin d'en améliorer les propriétés mécaniques, dans des
applications tirant profit du fait qu'il est moins dense que le fer (2,70 g cm−3 contre 7,87 g cm−3)
et meilleur conducteur électrique (3,50 × 107 S m−1 contre 107 S m−1) ; l'aluminium est par
exemple utilisé préférentiellement au cuivre dans les câbles électriques à haute tension aériens.
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Le cuivre reste utilisé essentiellement pour ses bonne propriétés de conducteur de
l'électricité dans les câbles électriques, et de conducteur thermique dans les ustensiles de
cuisine. Les propriétés de conducteur de la chaleur font de certains métaux des matériaux
intéressants pour réaliser des dissipateurs thermiques destinés à éviter les surchauffes. Les
métaux les moins abondants sont utilisés dans des alliages (chrome, manganèse, titane), et les
plus rares interviennent souvent comme catalyseurs (platinoïdes, notamment) et parfois comme
placements financiers ou en joaillerie (métaux précieux). La réflectivité élevée de certains
métaux, comme l'argent, en font des matériaux de choix pour la construction de miroirs,
notamment ceux des télescopes. Elle est également à l'origine de l'attrait esthétique de certains
métaux utilisés en joaillerie. L'uranium est un métal qui, après séparation isotopique, permet
d'alimenter des réacteurs nucléaires pour libérer leur énergie par fission. D'autres métaux, trop
réactifs à l'air et/ou à l'eau sont rarement utilisés à l'état métallique
(sodium, potassium, calcium).
Dans un certain nombre de cas, les métaux tendent à être remplacés par d'autres matériaux,
en général pour des raisons de légèreté (polymères, matériaux composites, céramiques) ou de
résistance à la corrosion ou à l'usure (céramiques). Ces matériaux ont toutefois eux aussi leurs
limites par rapport aux métaux, en particulier les polymères et composites à matrice polymère
ne sont pas utilisables à hautes températures et sont souvent plus souples, tandis que les
céramiques résistent mal aux chocs.
Les métaux peuvent être dopés avec des molécules étrangères, qui peuvent
être organiques, minérales, biologiques, ou encore des polymères. Ces molécules confèrent au
métal des propriétés nouvelles qui peuvent être mises à profit pour des applications aussi
variées que les catalyseurs, la médecine, l'électrochimie et la résistance à la corrosion.
DEGRADATION ET PROTECTION DES METAUX

La principale cause de dégradation des métaux est le processus d'oxydation qui cause leur
corrosion. Ainsi, dans des conditions particulières, par exemple en présence d'eau salée, la
surface du métal s'oxyde et se dégrade. Le pH de l'eau, sa concentration en oxygène et en sel
ainsi que sa température influent sur l'importance de la corrosion subie.

Pour protéger les métaux et les alliages contre la dégradation, il est courant de les recouvrir
d'un revêtement tel qu'un film protecteur de plastique, un vernis ou de la peinture. Ce
revêtement permet d'isoler le matériau de son environnement, c'est-à-dire d'empêcher le contact
de l'eau et de l'oxygène avec le métal. L'acier peut, quant à lui, subir différents traitements
thermiques qui lui permettent d'accroître sa dureté et sa ductilité.

Dans certains cas, la galvanisation peut s'avérer un traitement anticorrosif efficace. Dans ce
procédé, les métaux sont recouverts d'une couche de zinc dans le but de les protéger contre les
réactions d'oxydation.

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LIAISON METALLIQUE ET STRUCTURES CRISTALLINES DES METAUX
La nature électronique particulière d'une liaison métallique est responsable de plusieurs
propriétés macroscopiques des métaux : le fluide d'électrons libres assure à la fois
une conductivité électrique et une conductivité thermique élevées en permettant la circulation
d'un courant électrique et en favorisant la propagation des phonons dans le matériau ; elle rend
compte de la ductilité, de la malléabilité et de la plasticité des métaux en maintenant
leur cohésion en cas de déformation brisant les autres liaisons interatomiques ; elle confère aux
métaux leur absorbance et leur éclat particulier par son interaction avec les ondes
électromagnétiques, ainsi que leur point de fusion et leur point d'ébullition plus élevés que
les non-métaux en renforçant les autres types de liaisons interatomiques. Ces dernières,
notamment les liaisons covalentes de coordination, sont responsables des différentes structures
cristallines formées par les métaux solides : la plus fréquente est la structure cubique centrée,
suivie de la structure hexagonale compacte et de la structure cubique à faces centrées.
Dans une structure cubique centrée, chaque atome est situé au centre d'un cube formé par
ses huit atomes voisins. Dans les structures cubique à faces centrées et hexagonale compacte,
chaque atome est entouré par douze autres atomes, mais l'empilement de ces atomes diffère
entre ces deux structures. Certains métaux peuvent adopter des structures cristallines différentes
selon la température et la pression auxquels ils sont soumis.
La structure cristalline (ou structure d'un cristal) donne l'arrangement des atomes dans
un cristal. Ces atomes se répètent périodiquement dans l'espace sous l'action des opérations
de symétrie du groupe d'espace et forment ainsi la structure cristalline. Cette structure est un
concept fondamental pour de nombreux domaines de la science et de la technologie.

 Principales structures cristallines métalliques

Cubique centrée (CC).

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Cubique à faces centrées (CFC).

Hexagonale compacte (HC).

Tous les métaux (notamment les alliages) ne sont cependant pas cristallins, et il peut se
former des alliages métalliques amorphes par trempe rapide d'alliages métalliques fondus. On
utilise pour ce faire des métaux fondus dont les atomes ont des tailles sensiblement différentes,
ce qui limite la cristallisation lors d'un refroidissement rapide. Également appelés verres
métalliques, les alliages métalliques amorphes présentent, par rapport aux métaux usuels, une
meilleure ténacité, une moindre fragilité, ainsi qu'une plus grande résistance à la déformation et
à la corrosion.
Ex : le diamant est formé de carbone comme le charbon mais dans le charbon, le carbone est
placé irrégulièrement. La différence entre le diamant et le graphite, également formé de
carbone est la disposition des atomes et des plans cristallins

Structure cristalline du (a) diamant (b) graphite


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Il existe plusieurs systèmes cristallins.

Système cubique :
1-Système cubique simple : atomes présents uniquement aux points du réseau.
2-Système cubique entré (CC) il y a un atome supplémentaire au centre du cube.
3-Système cubique faces centrées (CFC) : chaque face comporte un atome au centre de
celle –ci.

Système hexagonal : peut se décomposer en prismes à base losangique


4-système orthohombrique : simple, à 2 faces centrées, à face centrées, à prisme centrés.
5-système clinorhombique : simple, à face centrées.
6-Système rhombédrique : 1 seul système
7-Système quadratique : simple, centré
8-Triclinique : 1 seul système

RESEAU CRISTALLIN
Un solide cristallin est constitué par la répétition périodique dans les 3 dimensions de
l'espace d'un motif atomique ou moléculaire, contenu dans une unité de répétition périodique
appelé maille ; de la même façon qu'un papier peint est constitué de la répétition d'un même
motif. La périodicité de la structure d'un cristal est donc représentée par un ensemble de
points régulièrement disposés. Cet ensemble est appelé réseau cristallin et les points le
constituant sont appelés nœuds du réseau.

Le cristal parfait :
Le cristal parfait est constitué d’une répartition régulière des atomes, des ions ou des
molécules suivant les trois dimensions de l’espace et l’arrangement régulier des atomes
s’étend pratiquement à l’infini.

Le cristal réel
Un cristal réel comporte des défauts (défauts de réseau) même s’ils sont peu nombreux.
Ces défauts ont une importance considérable puisqu’ils déterminent un grand nombre de
propriétés importantes des solides cristallins, telles que les propriétés plastiques.
Il existe quatre sortes de défauts cristallins : défauts ponctuels, défauts linéaires, défauts
plans et défauts à trois dimensions.

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TRAITEMENTS THERMIQUES DES MÉTAUX

Le traitement thermique d'un matériau est un groupe de procédés industriels utilisés pour
modifier les propriétés physiques, mécaniques et parfois chimiques de ce dernier. Ce traitement
est utilisé lors de la fabrication des matériaux comme le verre, le bois, les aliments et surtout
les métaux.
Le traitement thermique implique l'utilisation du chauffage et/ou du refroidissement,
normalement à des températures extrêmes, pour obtenir le résultat souhaité, tel que la
modification de la dureté, de la ductilité, de la fragilité, de la plasticité, de l’élasticité ou de
la résistance du matériau.
Le traitement thermique dans la masse d'un matériau est un traitement thermique qui
affecte tout ce matériau et non uniquement sa zone superficielle comme c'est le cas
d'un traitement thermique superficiel.
Les principaux traitements dans la masse sont :

Traitement Évolution de l'état d'équilibre thermodynamique Procédé

Chauffage suivi d'un


Recuit Évolution vers l'état d'équilibre le plus stable
refroidissement lent

Évolution vers un état hors d'équilibre, instable ou


Trempe Refroidissement rapide
métastable

Évolution à partir d'un état hors d'équilibre


Chauffage lent suivi
Revenu comportant des phases métastables, vers un état
d'un refroidissement lent
d'équilibre plus ou moins complet

(a) RECUIT
Le recuit d'une pièce métallique ou d'un matériau est un procédé correspondant à un cycle
de chauffage. Celui-ci consiste en une étape de montée graduelle en température suivie d'un
refroidissement contrôlé. Cette procédure, courante en sciences des matériaux, permet de
modifier les caractéristiques physiques du métal ou du matériau étudié. Cette action est
particulièrement employée pour faciliter la relaxation des contraintes pouvant s'accumuler au
cœur de la matière, sous l'effet de contraintes mécaniques ou thermiques, intervenant dans les
étapes de synthèse et de mise en forme des matériaux. À l'occasion d'un recuit, les grains
(mono-cristaux) de matière se reforment et retrouvent en quelque sorte, leur « état d'équilibre ».

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Le recuit est également utilisé pour changer les propriétés magnétiques d'une pièce.
Exemples d'utilisation du recuit :
 adaptation de la taille des grains du métal pour des performances optimales (après une
coulée) ;
 élimination de contraintes résiduelles (déformation plastique) ;
 baisse de la dureté en vue d'un usinage ;
 obtention de pièces mono-cristallines de caractéristiques exceptionnelles (ex: aubes de
rotors de turbo-machines)…

Procédé
Le recuit est obtenu par élévation de température du métal à des températures allant
de 500 °C à 850 °C. La qualité du recuit exige un cycle de chauffe (temps de montée en
température, temps de maintien) bien maîtrisé (il peut être lent ou rapide).
Il est nécessaire de respecter certaines valeurs couplées de temps de maintien et de
température de chauffe pour avoir une recristallisation complète.
La vitesse de chauffe influence la taille des grains (et leur nombre). En fonction de la
structure d'origine et de la taille de grain souhaitée, il faudra être plus ou moins rapide. Le
temps de maintien, la température de chauffe et la vitesse de refroidissement influencent plus
encore la taille des grains.
Plus la descente est rapide (sans atteindre des vitesses de trempe), plus les grains restent
petits. Si une trempe est souhaitée, elle peut être réalisée en lieu et place du refroidissement du
recuit.

(b) LA TREMPE
La trempe est une opération métallurgique qui fait partie des traitements thermiques. Elle
consiste à chauffer un matériau à une température dite de changement de phase ou bien de mise
en solution de composés chimiques, selon l'objet de la trempe, pendant le temps nécessaire à la
transformation de toute la masse chauffée puis à refroidir toute cette masse à une vitesse
suffisante pour emprisonner des éléments chimiques qui ont pu se diffuser dans le solide
cristallin à haute température lors de la transformation inverse. Les éléments chimiques se
retrouvant prisonniers dans la phase de température basse créent alors des tensions dans les
mailles cristallines qui contribuent à l'augmentation de certaines caractéristiques mécaniques de
la pièce trempée.
Le mécanisme de déformation plastique (avec déformation lors d'un retour à l'état repos)
d'un métal correspond au déplacement d'irrégularités cristallines (défauts lacunaires appelés
« dislocations »). Les contraintes introduites dans le métal au travers de la trempe rendent
difficiles le déplacement de ces dislocations (en augmentant le niveau d'énergie nécessaire à
leur déplacement d'une maille à l'autre) et rapprochent ainsi la résistance élastique du métal de
sa résistance à la rupture.

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Une autre manière couramment utilisée pour obtenir les mêmes effets que la trempe est
l'écrouissage. Il consiste à déformer le métal (généralement par écrasement, d'où les
caractéristiques mécaniques remarquables des pièces de forge notamment déformées à froid) de
manière à créer de nombreuses dislocations à l'intérieur de celui-ci. Les dislocations s'opposant
également au déplacement des dislocations, leur présence en grand nombre permet également
d'obtenir un métal durci (mais dans une moindre mesure que les effets de la trempe).
L'écrouissage possède les mêmes inconvénients que la trempe (l'allongement et
la résilience diminuent), saufs que ces derniers ne peuvent être rectifiés par un revenu dans le
cas de l'écrouissage.

© REVENU
Les traitements thermiques dits de revenu font partie d'une famille de traitements
thermiques ayant pour trait commun d'être toujours effectués à des températures inférieures aux
températures de transformations allotropiques des métaux, lorsque celles-ci existent.
Les revenus ont la particularité de produire deux effets :
-une transformation métallurgique rendue possible par le mécanisme
de diffusion amorcé pendant un séjour suffisant à température ;
-un abaissement de la limite d'élasticité et, de moindre façon, du module
d'élasticité pendant la montée en température et une légère amorce de fluage pendant le
temps de palier à température de revenu.
Selon l'état initial du matériau et sa composition chimique, l'un des effets prédomine aussi,
selon ce qui est recherché, le revenu sera soit métallurgique, soit de détensionnement.
Cependant, quel que soit l'effet recherché, les deux effets se produiront et l'effet non recherché
pourra avoir des conséquences non négligeables sur l'intégrité de la pièce traitée. Ceci est
d'autant plus vrai si le traitement est effectué sur une construction soudée (effet de sur-revenu
dans la zone thermiquement affectée des soudures par exemple).
Il recommandé de :

-procéder à la qualification du mode opératoire de traitement thermique avant de


procéder sur pièce réelle ;

-réaliser un témoin de fabrication pour vérifier le succès de l'opération et valider le mode


opératoire de traitement thermique.

Pour les aciers n'étant pas particulièrement résistants à chaud, il permet un


détensionnement des contraintes par adaptation plastique (ainsi qu'un dégazage de
l'hydrogène dissous lors du soudage par exemple), participe à la stabilisation dimensionnelle
(certaines pièces de précision doivent parfois subir un détensionnement de contraintes avant
un usinage) et améliore la résistance à la fissuration à froid.
Pour les pièces en alliage d'aluminium, le traitement de revenu durcit la pièce par
précipitation de composés intermétalliques dans la matrice aluminium.

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Il s'effectue, lui aussi, à une température nettement inférieure à celle de la trempe et est suivi
d'un refroidissement naturel.

Références :

[Link]
[Link]
[Link] comprendre/Pages/physique-chimie
Techniques de l’ingénieur

Ouvrages:

1. - Jean Pierre Mercier, Gérald Zambelli, Wilfried Kurz, Introduction à la science des
matériaux, PPUR, 1999, Lire en ligne [archive]
2. Les grandes familles de matériaux [archive], sur [Link]
3. Michael F. Ashby, Choix des matériaux en conception mécanique,
Paris, Dunod, coll. « Technique et Ingénierie, Dunod/L'Usine nouvelle », 2012,
496 p. (ISBN 978-2-10-058968-5)
4. J.-P. Baïlon et J.-M. Dorlot, Des matériaux, 2000, 3e éd., 736 p. (ISBN 978-2-553-
00770-5 et 2-553-00770-1), chap. 1 (« Méthodes de caractérisation des matériaux »)
5. Jean Perdijon, Aide-mémoire, Contrôle des matériaux, Paris, Dunod, 2003
6. Matériaux métalliques - 2e édition, Dunod 2017

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