Méditerranée
Numéro 113 (2009)
Migrations et territoires de la mobilité en Méditerranée
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Johara Berriane
Les étudiants subsahariens au Maroc :
des migrants parmi d’autres ?
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Johara Berriane, « Les étudiants subsahariens au Maroc : des migrants parmi d’autres ? », Méditerranée [En
ligne], 113 | 2009, mis en ligne le 31 décembre 2011. URL : [Link]
DOI : en cours d'attribution
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No 113 - 2009
Note de recherches
Note of research
Johara Berriane1, Les étudiants subsahariens au Maroc : des migrants parmi d’autres ?
Chaque début d’année universitaire, des étudiants venus de divers pays subsahariens intègrent les universités et écoles
de formation supérieure marocaines. Le Maroc a en effet, depuis quelques décennies, mis en place des accords bilatéraux
avec ses voisins africains, en proposant des bourses d’études pour des étudiants africains d’origines diverses. Ces accords
représentent le volet principal de la coopération maroco-africaine dont l’objectif majeur est d’améliorer la position politique
du royaume sur le continent (Barre, 1996) et de favoriser des relations économiques et commerciales entre le Maroc et ses
voisins africains (Wippel, 2004). Mais la venue au Maroc d’étudiants subsahariens est un phénomène qui dépasse le cadre
politique. En effet, en plus des canaux oficiels permettant à des jeunes subsahariens de venir étudier au Maroc, le pays
accueille aussi de plus en plus d’étudiants qui se dirigent hors accords oficiels vers des établissements d’enseignement pri-
vés. L’effectif des étudiants s’accroît considérablement depuis quelques années. En 1994, on comptait 1 040 étudiants sub-
sahariens inscrits dans les établissements publics marocains. Dix ans plus tard ils étaient déjà 4 477 étudiants. Aujourd’hui,
les effectifs des étudiants fréquentant des établissements publics et privés sont estimés à plus de 10 000.
Le Maroc est donc un pays de plus en plus attractif pour des étudiants de différents pays subsahariens. Cette présence
estudiantine subsaharienne intervient dans un contexte particulier. En effet, depuis le début des années 1990, le Maroc,
qui à l’origine était connu comme un pays d’émigration, est de plus en plus traversé par des migrants subsahariens en route
vers l’Europe (Bensaâd, 2005). Les dificultés rencontrées aujourd’hui pour arriver sur le vieux continent contribuent entre
autre à une installation de ces migrants de transit dans le royaume (Alioua, 2005 ; Goldschmidt, 2004). La recherche a, à ce
jour, favorisé ce type de migrations qui est d’autant plus très médiatisée en Europe comme au Maroc (Kreienbrink, 2005 ,
Coslovi, 2004). Dans ce contexte nouveau, on peut se demander si la venue des étudiants subsahariens ne serait pas un
aspect oublié2 de la migration subsaharienne vers le Maroc.
À travers une étude3 qui s’est déroulée durant l’été 2006 en milieu estudiantin subsaharien nous avons essayé de voir si la
venue au Maroc des étudiants subsahariens et leur vécu ne répondaient pas à des logiques semblables aux autres types de
mobilités. Autrement dit, nous nous sommes demandé si dans le cadre de la mobilité des étudiants il s’agissait aussi d’une
migration, contribuant entre autre à transformer le Maroc en un pays d’immigration.
1 - Partir étudier au Maroc : une opportunité d’émigrer ?
Le choix du Maroc comme pays d’étude est avant tout un choix pragmatique. 36% des étudiants questionnés à ce sujet
indiquent qu’ils ont choisi de venir au Maroc parce qu’ils ont obtenus une bourse pour étudier dans ce pays, alors que les
mêmes opportunités n’existent pas pour d’autres pays. Mais cette opinion suppose aussi qu’il y avait au départ déjà une
volonté de quitter le pays d’origine pour poursuivre des études à l’étranger. À travers les récits de vie en particulier, les
études à l’étranger sont très valorisées: elles seraient de meilleur niveau et permettraient ainsi d’améliorer les conditions de
vie des étudiants. Le pays de destination ne s’avère par contre pas jouer un rôle primordial dans la décision de partir. Une
meilleure alternative aurait été l’Europe. N’ayant pas eu cette opportunité, ils se sont contentés de venir au Maroc.
En plus des raisons de quitter le pays pour les études, venir au Maroc est aussi considéré comme un moyen de faire l’ex-
périence de vivre à l’étranger. Les milieux sociaux dans lesquels ils ont grandi ont en effet un grand impact sur leur prise
de décision. Souvent ce sont les parents qui poussent ou même obligent leurs enfants à quitter le pays et leur préparent le
départ. De plus, la plupart des étudiants sont issus de familles et de milieux sociaux dans lesquels la migration s’est déjà
instituée comme mode de vie. 67% afirment avoir des membres de leurs familles à l’étranger – à la fois dans des pays
africains ou occidentaux (Europe, Canada ou Etats-Unis) - qui sont pour 51% des cas leurs frères et sœurs. Les étudiants
étaient donc avant leur propre migration déjà confrontés à un mode de vie de migrant et avaient des relations sociales qui
dépassaient les frontières de leur pays d’origine. L’étranger faisait donc partie de leur imaginaire, avant même leur venue au
Maroc et venir étudier au Maroc est un moyen pour eux de vivre une expérience de l’étranger.
1 Doctorante, université de Freiburg. Courriel : Johara_Berriane@[Link]
2 Élie Goldschmidt (2002 et 2004) a certes intégré les étudiants dans son étude sur les Congolais au Maroc. Selon lui, beaucoup d‘étudiants congolais
s‘installent au Maroc après avoir terminé leurs études. D‘autres Congolais s‘inscrivent dans des universités et écoles privées ain de légaliser leur statut
au Maroc. Cependant, outre le fait qu‘il s‘agissait du cas spéciique du Congo (RDC) et des relations particulières du Maroc de Hassan II et du Congo
de Mobutu, les étudiants n´étaient pas considérés par cet auteur comme une catégorie nouvelle de migrants.
3 L’étude présentée ici est le résultat d’une enquête de trois mois. Dans un premier temps une enquête quantitative a été menée auprès des étudiants
subsahariens séjournant à Rabat. Un effectif de 150 étudiants a été touché. À partir des résultats de cette première enquête, des entretiens d’une à deux
heures ont été menés avec seize étudiants, choisis au hasard.
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Bien que le choix du Maroc comme pays de destination soit lié à première vue à l´absence d´autres opportunités meilleures,
des liens avec ce pays existaient pour certains déjà lors de la décision de partir. En effet, 43 % des étudiants interviewés
afirment avoir eu avant leur départ déjà une connaissance au Maroc, qui dans 40 % des cas s’avère être un membre de la
famille. Dans 30% des cas, les étudiants ont un parent qui a étudié au Maroc. Des réseaux sociaux, qui, bien que peu déve-
loppés, jouent donc un rôle important pour la prise de décision de certains de venir au Maroc.
Les études et la vie à l’étranger sont donc perçues comme positives par les milieux sociaux d’origine des étudiants. Des
mécanismes autres que la bourse d’étude semblent donc contribuer au choix de partir étudier au Maroc. Partir étudier est
donc un moyen prestigieux de faire l’expérience d’une émigration, expérience qui se relète dans leur quotidien au Maroc.
2 - Le séjour au Maroc : un quotidien de « transmigrant »?
Le voyage au Maroc apparaît dans les récits de vie des étudiants comme une rupture. Ce pays se retrouve être culturelle-
ment à l’opposé de leurs attentes. Bien que les séjours ne dépassent pas quatre années pour certains, ils ont un effet profond
sur leurs visions du monde. Une fois au Maroc, ils sont à la fois confrontés à une situation de vie nouvelle et rencontrent une
société qui, parfois les stigmatise et est contraire à leurs attentes.
C’est ainsi que ces jeunes se retrouvent du jour au lendemain confrontés à des problèmes qui leur sont souvent inconnus,
comme les formalités administratives et les problèmes inanciers. Mais plus déstabilisant encore est l’expérience de se sentir
étranger dans un pays d’Afrique. Aussi bien la perception que la société d’accueil leur projette d’eux-mêmes que le contraste
entre l’image attendue du Maroc et l’image rencontrée contribuent à leurs replis dans des communautés subsahariennes.
Dans les récits de vie des étudiants on peut identiier trois espaces dans lesquels ces derniers rencontrent la société d’ac-
cueil. Alors que ceux qui habitent dans des appartements découvrent dans leurs quartiers d’habitation un voisinage qui leur
rappelle leur pays d’origine – ce sont surtout les étudiantes qui entretiennent des relations chaleureuses avec les voisins –
dans la rue et à l’université, le rapport avec les Marocains est beaucoup plus distant.
En général, les étudiants ont tous fait des expériences négatives dans la rue. Les étudiants se disent insultés dans la rue,
des fois il arrive qu’ils soient lapidés; bref les harcèlements peuvent être quotidiens. À leurs yeux leur phénotype souvent
différent est la raison de ces réactions de la part des gens de la rue. Surtout dans les quartiers populaires, les enfants les
appellent « azzi »( qualiication de personnes de couleur qui porte une connotation péjorative) en riant.
Le comportement des gens dans la rue a été rarement qualiié de raciste par les étudiants. Ces derniers se considèrent
moralement supérieurs aux Marocains de la rue qu’ils perçoivent comme ignorants. Lorsqu’ils se sentent rejetés par leurs
camarades de l’université par contre, leurs appréciations sont beaucoup plus sévères. En effet, à l’université il existe une
méiance entre les étudiants étrangers et leurs camarades marocains. Alors que ces derniers habitent souvent encore chez
leur famille et n’ont que rarement voyagé à l’étranger, leurs camarades subsahariens sont plus autonomes, ont plus de liberté
et ont fait l’expérience du voyage. S’y ajoutent parfois des problèmes de communication car les étudiants marocains préfè-
rent parler entre eux en arabe, langue que ne maîtrisent pas les subsahariens. À l’exception de l’expérience d’un voisinage
chaleureux, le comportement de la société marocaine vis-à-vis des étudiants pousse ces derniers à se replier dans des com-
munautés subsahariennes, voir contribuent à la construction d’une identité propre. Ceci est d’autant plus le cas lorsque les
attentes des étudiants subsahariens sont à l’encontre des réalités rencontrées.
Les étudiants sont surtout étonnés de rencontrer une société moins religieuse qu’ils ne l’avaient présupposée. Alors que
les chrétiens parmi eux retrouvent dans les différentes églises des lieux de culte qui leur rappellent leurs communautés
confessionnelles d’origine, les étudiants musulmans afirment avoir été déstabilisés par le manque de religiosité de la
société marocaine. Ceci contribue parfois à une remise en question de leur rapport au religieux. Le plus souvent pourtant
les musulmans se replient dans des communautés confessionnelles subsahariennes. L’islam, élément qui aurait pu être un
repère de rapprochement avec la société d’accueil devient alors un élément de différenciation.
Le comportement hostile, voire parfois raciste, de beaucoup de Marocains et le manque de repères semblables contribuent
à une redéinition d’eux-mêmes et à une identiication avec la communauté des étudiants subsahariens d’horizons divers.
Dans leurs récits, les étudiants se différenciaient de leur environnement marocain en se qualiiant de « blacks ». Ici le
phénotype devient le référent d’identiication. À travers leur récit, les étudiants se construisent une identité africaine et se
distancient par rapport à la société marocaine. Dans ces récits, l’identité africaine est le contraire de celle des Marocains.
Alors que ces derniers seraient individualistes, inhospitaliers, voire européanisée, les « blacks » seraient solidaires, cha-
leureux et très pieux.
Mais l’identité « black » n’est pas le seul référent pour les étudiants. Ces mêmes étudiants, lorsqu’ils sont confrontés aux
autres étudiants subsahariens ont des critères d’identiication beaucoup plus variés. Ayant une cité internationale à leur
disposition à Rabat, les étudiants vivent pour la plupart dans un milieu africain cosmopolite, une « Afrique en miniature ».
Malgré une rhétorique prônant la rencontre interculturelle au sein de la communauté, on remarque aussi des distanciations
par rapport à l’autre africain. S’établissent en effet des identités mouvantes au sein de la communauté africaine cosmopolite.
L’élément d’identiication le plus eficace est la nationalité. Vue l’existence de structures d’encadrement établies par les
bureaux d’étudiants des pays, l’intégration des nouveaux venus se fait d’abord dans la communauté des compatriotes. Cet
encadrement est d’autant plus eficace qu’une conscience nationale peut naître ou se développer lors du séjour au Maroc.
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La communauté nationale est vécue à la fois comme une communauté de soutien et de solidarité mais aussi comme une
instance de contrôle social. Les étudiantes en particulier se sentent contraintes à respecter les règles et coutumes du pays.
Celles-ci sont d’autant plus contrôlées quand des réseaux transnationaux d’informations eficaces existent entre la commu-
nauté nationale résidant au Maroc et le pays d’origine et parfois même les autres communautés migrantes.
La façon dont est vécue l’expérience marocaine et les différentes possibilités d’identiication rappellent les identités de
« transmigrants » (Glick-Schiller et al., 1992). Un étudiant subsaharien peut se sentir dans une situation comme « black »,
être dans une autre burkinabé et s’identiier plus tard avec la communauté catholique de Rabat. Non seulement ils sont ori-
ginaires de milieux de migrants, les poussant ainsi à venir au Maroc mais dans leur quotidien au Maroc ils semblent aussi
mener une vie de migrants, une vie qui pourrait se poursuivre dans le futur.
3 - Projets d’avenir des étudiants : entre communautarisme et volonté d’évasion
Le projet migratoire des étudiants ne se limite que rarement à la migration estudiantine. En effet 82% des étudiants
questionnés afirment vouloir poursuivre leurs études dans un autre pays ou même y travailler. Les destinations souhaitées
sont les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, avec les pays francophones (la France et le Canada) comme destinations
principales.
Mais tout en espérant pouvoir continuer leur chemin et atteindre de nouvelles destinations, les étudiants sont aussi
conscients des limites de leurs possibilités de migrer. À leurs yeux, le Maroc peut être une alternative à l’Europe. En effet,
plusieurs parmi eux comptent, après leurs études, rester quelques années ou plus au Maroc. L’objectif principal est de capi-
taliser au maximum le séjour au Maroc tout en développant des liens et des contacts professionnels entre le pays d’origine
et le Maroc ain de préparer un retour au pays tout en gardant des contacts avec le Maroc.
Dans certains créneaux tels que le secteur de la presse francophone et le domaine de la télécommunication les étudiants
peuvent déjà trouver une situation professionnelle après leurs études. Après avoir ini leurs études supérieures au Maroc ou
parfois même en même temps que leurs études, beaucoup d’étudiants travaillent dans des centres d’appel européens déloca-
lisés au Maroc. On peut donc se demander si l’installation des étudiants subsahariens au Maroc pourra vraiment contribuer
au développement de liens avec le pays d’origine. Ne mènera-t-elle pas plutôt à une fuite des cerveaux au proit du Maroc ?
Malgré tout, le retour dans le pays d’origine est considéré par tous comme un dernier objectif dans les projets de vie des
étudiants et beaucoup d’entre eux rentrent dès que leurs études sont inies.
Bien que les projets d’une seconde migration ou d’une installation déinitive au Maroc ne se réalisent pas toujours et que
beaucoup d’entre eux rentrent chez eux après leurs études, l’idéal est à leurs yeux de considérer le Maroc comme une pre-
mière étape dans un projet migratoire pouvant se poursuivre au Maroc comme ailleurs. À travers leur séjour d’étude, ils sont
à la fois confrontés à une société d’accueil culturellement différente et à d’autres migrants subsahariens d’origines diverses.
Grâce à cette double rencontre, ils deviennent des migrants, à la fois citoyens du monde et ancrés dans la communauté
d’origine. Les mobilités des étudiants contribuent donc à l’installation de communautés subsahariennes sur le territoire
marocain. Pour les étudiants subsahariens, une vie de migrant a commencé dès leur venue au Maroc. Dans une certaine
mesure, ils participent à la transformation du Maroc en pays d’immigration.
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