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S
CAHIER
SCIE N C E
INDU S T ES
R I E L L
SIMESTRE I
PROFESSEUR PROFESSEUR
Table des matières
C HAPITRE 1
1 Cinématique des solides indéformables
C HAPITRE 2
16 Contraindre la cinématique d’un solide indéformable
i
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
C HAPITRE 3
39 Cinématique des transmetteurs linéaires
3.4.1 Principes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.4.2 Caractéristiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.4.3 Utilisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
C HAPITRE 4
49 Modéliser un SLCI et identifier un modèle de comportement
Ce chapitre vise à rappeler et compléter les notions de base vues en cinématique du point dans le cours de physique au lycée. Il est
indispensable de maîtriser ces notions pour développer le cours de cinématique des solides.
Définition 1.1. La cinématique des systèmes de solides indéformables est l’étude des mouvements (position, vitesse et accélé-
ration) des corps par rapport à un référentiel en fonction du temps, indépendamment des causes qui les ont provoqués.
La problématique initiale lors de l’étude des performances cinématiques d’un système est de fournir les informations nécessaires
et suffisantes pour repérer, à chaque instant, un point dans l’espace.
Repère d’observation : Il est indispensable de définir un repère de référence pour décrire la position et/ou le mouvement d’un
point (à rapprocher de la notion d’observateur du mouvement). La position d’un point ou son mouvement seront différents selon
le repère d’observation choisi.
Exemple : le mouvement d’un voyageur se déplaçant dans un train sera différent si on l’observe dans un repère lié au train ou dans
un repère lié à la Terre.
Pour l’étude de la trajectoire d’un satellite dans l’espace, la trajectoire sera différente si elle est décrite dans un repère lié à la Terre
ou dans un repère lié au soleil.
Chronologie : En plus du repère de l’espace, il est nécessaire de définir une chronologie, pour le paramétrage du temps. Une
position est définie par sa date, appelée instant. La différence entre deux instants est appelée durée. En mécanique classique, le
repère temporel est unique.
1
L’ensemble origine + base forme un repère spatial d’observation.
1.1.2 Chronologie
MPSI En plus du repère de l’espace, il estSCIENCES
nécessaire deINDUSTRIELLES
définir une chronologie, pour le paramétrage du temps. Une 2024 - 2025
position est définie par sa date, appelée instant. La différence entre deux instants est appelée durée. En mécanique
classique, le repère temporel est unique.
1.1.2repère
Définition L’ensemble Position d’untemporel
spatial + repère pointforme
par rapport à
un référentiel. un repère
1.2 Position d’un point par rapport à un repère
Définition 1.3. Le Définition
vecteur position
Le vecteurdu pointdu
position par rapport
Mpoint à unàrepère
M par rapport R fRs’exprime
un repère parun
s’exprime par unvecteur
vecteur dont
dont l’extrémité est le point
l’extrémité
f
est le point M et dont l’origine est un point fixe du repère R , par exemple son origine O . Trois paramètres
M et dont l’origine est un point fixe du repère R f , par exemple −−−→son origine
f
O f . Trois paramètres f
scalaires permettent de définir
scalaires permettent de définir le vecteur position O f M du point M par rapport au repère R f .
−−−→
le vecteur position O f M du point M par rapport au repère R f .
F IGURE 1.1 – Vecteur position d’un point M par rapport à un repère donné
FIGURE 1 – Vecteur position du point M par rapport à un repère R f
Charles Paillet
1.1.3 Notion 2de trajectoireSéq. 5 – Cinématique des solides indéformables
Chapitre 2 – Cours
Définition 1.4. La trajectoire d’un point P fixe dans un solide 1, par rapport à un solide de référence 0, est le lieu des positions
successives occupées par ce point au cours du temps dans le repère de référence. Elle se note : TP,1/0 .
— un arc de cercle d’axe (un point, un vecteur), de centre (un point) et de rayon (un segment) ;
— un point ;
En cinématique du point on suppose que le solide est assimilable à un point. Du point de vue cinématique, il aurait donc une seule
vitesse, une accélération etc ...... Par contre en cinématique du solide on étudie le solide tel qu’il est. Chaque point peut alors avoir
une vitesse (resp. accélération) différente du reste des points du solide. On ne parle plus de la vitesse d’un solide (sauf dans le cas
ou le solide est en mouvement de translation) puisque chaque point a sa propre vitesse.
Lors de l’utilisation d’un mécanisme, les solides qui le constituent se déforment sous l’action des efforts qu’ils subissent. Dans la
suite, on fera l’hypothèse que ces déformations sont suffisamment petites pour que l’on puisse les négliger et on considérera les
solides comme étant indéformables.
Définition 1.5. Un solide S est dit indéformable si et seulement si la distance entre deux points de ce solide reste constante au
cours du temps. Autrement dit :
−−→
∀t , ∀A ∈ S, ∀B ∈ S, ∥ AB ∥ = constante
R Une conséquence de cette définition : Tout point M appartenant physiquement à un solide indéformable est fixe par
rapport ce solide.
1.3 Caractériser les mouvements d’un solide
Un mouvement est le déplacement relatif d’un solide par rapport à un solide de référence. Il met en jeu trois entités :
Notation : le mouvement d’un solide 1 par rapport à un solide 0 est noté 1/0.
L’origine de ce repère est un point fixe de S, en général un point particulier (centre de gravité par exemple).
R Dans la suite, on parlera indifféremment d’un solide ou du repère qui lui est associé. Chaque point matériel d’un solide
indéformable (S) est fixe dans un repère lié à (S) : ses coordonnées dans le repère lié sont constantes au cours du temps.
−−−→
Définition 1.7. Au mouvement 1/0, on associe le vecteur rotation Ω1/0 dont :
Application 1.1
Définition 1.8. Un solide (2) est en rotation par rapport à un solide (1) si et seulement si il existe à chaque instant une droite
fixe dans (1) et (2), appelée axe de rotation de (2)/(1). Un mouvement de rotation entre deux solides (2) et (1), est paramétrée
par un angle α(t ) en radian.
R Si α est cet angle, on dit que la base B 2 est tournée d’un angle α par rapport à la base B 1 suivant la direction →
−
u . Si cet angle
→
−
est variable, B est en rotation de direction u par rapport à B .
2 1
Méthode 1.4.1. Pour construire correctement une figure de changement de base (ce qui est très important en SI) il faut suivre
dans l’ordre les étapes suivantes :
R Pour exprimer un vecteur unitaire d’une base dans une autre, il faut le décomposer en partant de son origine et en suivant
les directions de la base de projection. Il y a nécessairement un terme en sinus (le plus petit) et l’autre en cosinus (le plus
grand).
! N’oubliez pas svp les symboles des vecteurs et surtout n’oubliez pas que ces vecteurs sont des vecteurs unitaires donc de
même norme alors sur le dessin ils doivent avoir la même longueur.
Application 1.2
2. les trajectoires par rapport à /(1) des points matériels de (2) ou fixes dans (2) sont :
3. le vecteur −
→
z 1 est un vecteur :
α
−
→
z1 = →
−
z2
−−−−→
6. Le vecteur vitesse angulaire ΩS 2 /S 1 s’écrit :
Application 1.3
solide S 2 le repère O, −
¡ →−
x 2 , y→2 , −
→
z2 .
¢
Définition 1.9. Un solide (2) est en translation par rapport à un solide (1) si et seulement si tout segment reliant deux points
fixes de (2) reste parallèle à lui-même dans (1). Si (2) est en translation par rapport à (1) alors :
les trajectoires des points matériels ou fixes de (2)/(1) sont toutes identiques et parallèles ;
les bases liées peuvent être identiques. On distingue les translations à trajectoire rectiligne , curviligne et circulaire.
L’animation suivante présente dans la différence entre les différents types de mouvements :
Un solide rigide isolé dans l’espace peut se déplacer librement dans un mouvement qu’on peut décomposer suivant six mouve-
ments indépendantes (trois translations et trois rotations ). Il en est de même d’un solide isolé par rapport à un autre référent.
Si deux solides sont en contact (on dit qu’il sont en liaison), certains de ces mouvements élémentaires sont impossibles. On appelle
degrés de liberté dans une liaison, les mouvements relatifs indépendants d’un solide par rapport à l’autre autorisés par cette
liaison.
Définition 1.10. La liaison pivot c’est une liaison admettant une seule degré de liberté (rotation par rapport un axe) elle modélise
la rotation simple.
Ses symboles normalisés sont :
Une liaison pivot est caractérisée par son axe et son paramètre cinématique (angle).
Exemple :
Dire que le solide (2) en rotation d’axe A, −
¡ →¢
z 1 par rapport au solide (1) ⇔ le solide (2) en liaison pivot d’axe A, →
¡ −¢
z 1 avec le solide (1).
Définition 1.11. La liaison glissière c’est une liaison admettant une seule degré de liberté (translation suivant une direction) elle
modélise le mouvement de translation simple.
Ses symboles normalisés sont :
Une liaison glissière est caractérisée par sa direction (un vecteur) et son paramètre cinématique (une distance) généralement
noté λ.
Un mécanisme c’est un dispositif constitué par des pièces assemblées ou reliées les unes aux autres et remplissant une fonction
déterminée (entraînement, freinage, verrouillage, etc.). Les exemples sont infinis et évidents.
Pour étudier un mécanisme on doit le modéliser c’est à dire représenter ses différentes composantes ainsi que les liaisons qui les
relies.
Il existe deux modélisations possibles : Modélisation avec un schéma cinématique et modélisation avec un graphe de liaisons.
les solides sont représentés par des traits reliant ces symboles.
Le schéma est dessiné en deux ou trois dimensions. En plus des symboles et traits de définition des solides, on y trouve des
points, des vecteurs et des droites.
les liaisons entre les solides sont représentées par des traits, le long desquels on indique le nom et les caractéristiques
géométriques de la liaison.
Piv d’axe A 1 , →
−
¡ ¢
z
0 1
Piv d’axe M, →
Piv d’axe N , →
¡ −¢
¡ −¢
z
z
Glissére de dir −
x→
2
3 2
R Le graphe des liaisons est graphiquement plus simple à réaliser qu’un schéma cinématique car la géométrie n’est pas
représentée.
Méthode 1.6.1. Pour construire un graphe de liaisons à partir d’un schéma cinématique on suit les étapes suivantes :
2. Construire la structure du graphe : un cercle par solide associé au numéro du solide, un trait par liaison. Partir de la référence.
Reporter l’indication de référence.
3. Spécifier les liaisons et les paramètres de position définis : Si le graphe présente une boucle, tous les paramètres ne sont pas
nécessairement définis.
4. Identifier des repères liés en partant de la référence Lorsque les ensembles sont en liaison pivot : garder comme vecteur
commun celui de l’ensemble le plus « proche de la référence ». Lorsque les ensembles sont en liaison glissière : garder la base
de l’ensemble le plus « proche de la référence »
5. Réaliser les figures de changement de base et indiquer les égalités entre les vecteurs
Le tableau suivant recense les liaisons usuelles. Nom, caractéristiques géométriques et symboles sont à connaître par cœur. Degrés
de liberté, domaine de validité, et torseur cinématique sont à retrouver par déduction.
Représentation 3D Représentation 2D
0
GLISSIERE
V2/1 =
de direction x A v x , A2/1 x
HELICOIDALE
x ,2/1 x
d’axe ( O , x ) V2/1 =
pas
x ,2/1 2 x
A(O , x )
de pas et de sens à droite / à
gauche
SPHERIQUE A DOIGT
y ,2/1 y + z ,2/1 z
de centre O V2/1 =
0
de rotation bloquée ( O , x ) O
z ,2/1 z
APPUI PLAN
V2/1 =
v x + v y
de normale z A x ,A2/1 y , A2/1
Liaisons de normale
CYLINDRE-PLAN
x ,2/1 x + z ,2/1 z
de ligne de contact ( O , x ) V2/1 =
A(O , x ,z ) v x , A2/1 x + vy , A2/1 y
et de normale z
⃗
u ·⃗
v = ∥⃗ v ∥ × cos(⃗
u ∥ × ∥⃗ u ,⃗
v ) = xu x v + y u y v + zu z v
Propriétés :
u ·⃗
— Le produit scalaire est symétrique (⃗ v =⃗
v ·⃗
u ) et distributif (⃗
u · (⃗ ⃗)=⃗
v +w u ·⃗
v +⃗ ⃗)
u·w
— Le produit scalaire ⃗
u ·⃗
v est nul si :
1.8.1 Produit scalaire entre vecteurs d’une même figure de changement de base
Resultat 1.8.1
Le produit scalaire entre deux vecteurs de bases en rotation plane d’angle α vaut : 0, cos α ou ± sin α
■ + sin α entre des vecteurs non adjacents « proches ", (⃗ v ) < π/2 ;
u ,⃗
1.8.2
Déterminer les lois de pilotage CPGE 1re année
Produit scalaire entre vecteurs unitaires et projection orthogonale
en mouvement
Produit
Resultat 1.8.2 scalaire entre vecteurs unitaires et projection orthogonale
v α v α
v
v
u ⋅v > 0
α α
u u
u u
u ⋅v > 0 u ⋅v < 0
u ⋅v < 0
A7 - Dessiner les projections correspondant aux produits scalaires sur les figures de changement de
base d’angle α. Retrouver le résultat (rappel cosα sinα ).
x2 x1 x 2 x1 Page 10/75x x1 PROFS :xMED AHMED & MED NADI
2 2x 1
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
Resultat 1.8.3
Resultat 1.8.4
p p
Pour un vecteur ⃗
u (x, y, z)B : ∥⃗
u∥ = ⃗
u ·⃗ u2
u= ⃗
q
= x2 + y2 + z2
Si l’expression de ⃗
u ne comprend que 2 ou 3 termes, utiliser l’expression avec produit scalaire. sinon utiliser l’expression
après projection dans la base de référence des angles.
On s’intéresse à une Échelle Pivotante Automatique à commande Séquentielle. Ce système conçu et commercialisé par la société
CAMIVA est monté sur le châssis d’un camion de pompiers et permet de déplacer une plate-forme pouvant recevoir deux per-
sonnes et un brancard (charge maxi 270 kg) le plus rapidement possible et en toute sécurité. Un schéma cinématique du modèle
étudié est donné ci-dessous, représenté dans le plan de l’échelle.
Vidéos de l’exercice
Ce mécanisme est constitué de quatre solides, listés ci-dessous avec leur repère associé :
Châssis 0, R 0 = O, →
¡ − →
x 0 , −y 0 , →
− Tourelle 1, R 1 = A, →
¡ − →
z0 ; x 1 , −y 1 , →
−
z 1 tel que →
−y = →
−y ;
¢ ¢
■ ■ 1 0
Berceau 2, R 2 = A, →
¡ − →
x 2 , −y 2 , →
−
z 2 tel que →
−
z 2 =→
− Échelle 3, R 3 = D, →
¡ − →
z 1; x 3 , −y 3 , →
−
z 3 tel que B 3 = B 2 ;
¢ ¢
■ ■
Plate-forme 6, R 6 = E , →
¡ − →
x 6 , −y 6 , →
−
z 6 tel que →
−
z 6 =→
−
z 2.
¢
■
−−→
α= →
¡− →
x 0, − θ= →
¡− →
x 1, − β= →
¡− →
x 2, − H D = λ→
−
¢ ¢ ¢
■ x1 ■ x2 ■ x6 ■ x2
1. Réaliser le graphe des liaisons. Préciser le paramètre de mouvement associé à chaque liaison.
2. Réaliser les figures de changement de base illustrant les paramètres de mouvement angulaires.
4. Tracer les trajectoires TC /1 et TD/2 . Quelle est la trajectoire TD/1 si λ est constant ?
7. Par changement de base, déterminer les coordonnées de D dans le repère R 0 , coordonnées dites opérationnelles.
8. Déterminer l’expression d’un vecteur position du point E dans le repère 1, en fonction des paramètres de mouvement et des
paramètres caractéristiques.
Le cahier de charges exige que les consignes pour positionner la plate-forme (point E ) doivent être données non pas par les
quatre paramètres de mouvement articulaires (ou directes) α, θ, λ, β, mais par les quatre paramètres de mouvement inverses
−−→
ϕ, r, z, γ telles que : AE = r →
−
x + z→
−y , ¡→
−
x ,→
−
x = ϕ et →
¡− →
x ,−
x = γ.
¢ ¢
1 1 0 1 1 6
9. Préciser quatre relations mathématiques qui traduisent cette exigence du cahier de charges. En déduire les paramètres de mou-
vement inverses ϕ, r, z, γ en fonction des paramètres de mouvement articulaires α, θ, λ, β et des paramètres caractéristiques.
Vérifier l’homogénéité des équations.
La suite de l’exercice consisterait à résoudre ce problème de quatre équations à quatre inconnues afin de déterminer les lois
de commande en position articulaires α, θ, λ, β en fonction des paramètres de mouvement inverses ϕ, r, z, γ et des paramètres
caractéristiques...
L’étude se fait pendant la phase de dressage. Pendant cette phase, la tourelle 1 est fixe par rapport au châssis 0 ( α = c t e) et le
berceau 2 s’incline de plus en plus alors que l’échelle 3 se déploie.
On suppose que le châssis 0 est ancré sur le sol parfaitement horizontal grâce aux bras de stabilisation.
10. Préciser en le justifiant, le mouvement de 6/1, afin de respecter l’exigence du cahier des charges. Que peut-on dire de la base
B = →
¡− →
x , −y , →
−z . Donner la relation entre β et θ afin de garantir ce mouvement.
¢
6 6 6 6
Exercice 2 ⋆⋆⋆⋆
Le manège d’Edinburgh en Allemagne (dont la photo et le schéma cinématique sont donnés ci-dessous) est constitué de quatre
solides :
−−→
α= →
¡− →
x 1, − β= →
¡− →
x 2, − O A = λ→
−
¢ ¢
■ x2 ■ x3 ■ z0
−−→ −−→
■ AB = a →
−
x2 ■ BC = b →
−
x3
Hypothèse : afin d’éviter que les chaises ne montent trop par effet centrifuge, ou que ces chaises montent toutes en même temps
à la même hauteur, les câbles sont remplacés par des barres, et l’angle β est aussi commandé. Ainsi la position d’une chaise est
commandée par les trois paramètres de mouvement : α, β et λ.
1. Réaliser le graphe des liaisons. Préciser le paramètre de mouvement associé à chaque liaison.
4. Déterminer l’expression d’un vecteur position du point C dans le repère 0, en fonction des paramètres de mouvement et des
paramètres caractéristiques.
Les consignes pour positionner la chaise de référence (point C ) doivent être données par
un joystick, pilotant non pas les trois paramètres de mouvement articulaires (ou directes)
Exigenece
−−→
α, β, λ, mais les trois paramètres de mouvement inverses r, z, γ telles que OC = r →
−
x 2 + z→
−
z2
et →
¡− →
x 0, −
x 2 = γ.
¢
5. Préciser trois relations mathématiques qui traduisent l’exigence Ex1 du cahier des charges. En déduire les paramètres de mou-
vement inverses r, z, γ en fonction des paramètres de mouvement articulaires α, β, λ et des paramètres caractéristiques. Véri-
fier l’homogénéité des équations.
Définition 2.1. Le vecteur vitesse du point M, par rapport au solide de référence associé à R 0 (O 0 , B 0 ), est la dérivée temporelle
d’un vecteur position de M dans B 0 : " −−→ #
−−−→ dQM
VM/0 = Avec Q fixe dans R 0
dt
0
Définition 2.2. Le vecteur accélération du point M, par rapport au solide de référence associé à R 0 (O 0 , B 0 ), est la dérivée tem-
porelle du vecteur vitesse de M/R 0 dans B 0 (ou la dérivée seconde d’un vecteur position) :
" −−−→ # " −−→ #
−−−→ d VM/0 d 2Q M
γM/0 = = Avec Q fixe dans R 0
dt dt2
0 0
■ de direction perpendiculaire à →
−
u et à →
−
v , donc au plan (→
−
u ,→
−
v)
■ de norme ∥→
−
u ∥ × ∥→
−
v ∥ × | sin(→
−
u ,→
−
v )|
16
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
Propriétés :
■ Antisymétrie : →
−
u ∧→
−
v = −→
−
v ∧→
−
u; ■ Distributivité : →
−
u ∧ (→
−
v +→
−
w) =→
−
u ∧→
−
v +→
−
u ∧→
−
w;
■ Le produit vectoriel →
−
u ∧→
−
v est nul si :
2.2.1 Produit vectoriel entre vecteurs d’une même base orthonormée directe
−
x→1 , −
y→1 , −
→
z1 , −
x→1 , −
y→1 ⇒ −
y→1 ∧ −
x→1 = −−
→
z1 , →
−
z1 ∧ −
y→1 = −−
x→1 , −
x→1 ∧ →
−
z 1 = −−
y→1
2.2.2 Produit vectoriel entre vecteurs unitaires d’une figure de changement de base
Application 2.1
α
→
−
z0
−
y→0 = −
y→1
1. −
y→0 ∧ −
x→1
2. →
−
z1 ∧ −
x→1
3. −
x→0 ∧ −
x→1 et −
x→0 ∧ −
→
z1
des coordonnées de → −
u dans B : 0
· →
d−
u (t ) d x(t ) → d y(t ) →
−y + d z(t ) →
¸
si →
−
u = x(t ) · →
−
x 0 + y(t ) · →
−y + z(t ) · →
0
−
z 0 alors = −
x 0+ 0
−
z0
dt 0 dt dt dt
R Dans ces notations, l’indice 0 fait référence au référentiel 0, au repère R 0 ou à la base B 0 suivant le contexte.
Si la définition est à connaître, nous ne l’utiliserons pas pour déterminer vitesses et accélérations !
Les vecteurs unitaires d’une base sont fixes dans cette base !.Par exemple, les coordonnées des vecteur unitaires d’une base B i ,
exprimées dans cette même base sont :
→
−
x i (1, 0, 0)B i , →
−y (0, 1, 0) et →
−
z i (0, 0, 1)B i
i Bi
Définition 2.4. La formule de Bour est une formule de changement de base de dérivation :
· →
d−
· →
u d−
u
¸ ¸
−−−→ −
= + Ωi / j ∧ →
u
dt j dt i
En appliquant cette formule aux vecteurs unitaires on obtient le résultat suivant : pour dériver un vecteur unitaire d’une base B i
par rapport à une base B j , on utilise la relation :
· →
d−
xi
¸
−−−→ −
= Ωi / j ∧ →
xi
dt j
ayant Méthode
même 2.3.2.vecteur unitaire.
Démarche de calcul d’un vecteur vitesse :
partant de la base de référence et dans l’ordre « x, y, z » (soit
1. Faire les figures de changement de base avec vecteur vitesse angulaire.
x1 + ...y1 + ... ) (2)
2. Déterminer un vecteur position.
té (attention lors du remplacement des dérivées !)
3. Poser le vecteur vitesse et distribuer la dérivée temporelle.
5. Remplacer les dérivées des vecteur unitaire dans le vecteur vitesse sans oublier les distances !
VBVérifier
esse 8. /0 . I’homogénéité (attention lors du remplacement des dérivées !)
9.
d zDériver une seconde
d xfois pour obtenir l’accélération en vérifiant l’homogénéité.
=a 0 + λ x1 + λ 1
0 dt 0 dt 0
Application 2.2
θ zun
/0 ∧ x1 =Soit 0 ∧bras = θ y1
x1 manipulateur on donne ci-dessous son schéma cinématique
+ y1
A (1)
θ
x0
célération γ B /0 . (0)
d x1 d y1 −
+λ On + λθ yde1 plus
donne + λθ: Oy01B += λθ
−−−→
a→
−
z 0 + λ(t )→
x 1 . Le repére associé à 0 est R 0 = O 0 , −
x→0 , −
y→0 , −
→
¡ ¢
z0
dt 0 dt 0
−−→
1. Déterminer le vecteur vitesse VB /0 .
y1 y0
∧ y1 = −θ x1
θ
x1
x1
y1 + λθ y1 − λθ 2 x1 θ
z0 = z1 x0
θ + λθ ) y1
Ω1/0 = θ z0
−−−→
2. Déterminer le vecteur accélération γB /0 .
Théorème 2.4.1. L’hypothèse d’indéformabilité permet de montrer que pour tout mouvement de (2), par rapport à (1) :
Le vecteur vitesse angulaire est celui associé aux bases liées aux solides (1) et (2), nul si les bases sont fixes l’une par rapport à l’autre
(cas des translations).
R Cette relation permet de calculer les vitesses en tout point de l’espace, indépendamment de la géométrie des pièces.
Théorème 2.5.1. Soit un point P en mouvement par rapport à un solide 1 (repère lié R 1 , lui-même en mouvement par rapport à
un solide 0 (repère lié R 0 ).
La relation de composition des vitesses en un même point s’écrit :
−−−−→ −−−−→
R Conséquence : VP ∈2/1 = −VP ∈1/2
esse VRelation
B /0 .
de composition des vecteurs vitesse angulaire généralisée à n solides s’écrit :
/0 ∧ x1 = θ z0 ∧ x12.3= θ y1
Application
+ y1
Soit un bras manipulateur on donne ci-dessous son schéma cinématique
tion homogène à m.s-1. y1
λ (2)
x1
B
y0
A (1)
θ
x0
célération γ B /0 . (0)
d x1 d y1
+λ + λθ y1 + λθ−−y−→ 1 + λθ→
−
dt On λ(t )0→
0 donne de plus : O 0 B = a z 0 +dt
−
x 1 . Le repère associé à 0 est R 0 = O 0 , −
x→0 , −
y→0 , −
→
¡ ¢
z0
−−→
Déterminer le vecteur vitesse VB /0 par deux méthodes y
y différentes. 0
1
∧ y1 = −θ x1
θ
x1
x1
y1 + λθ y1 − λθ 2 x1 θ
z0 = z1 x0
θ + λθ ) y1
Ω1/0 = θ z0
Définition 2.5. Un champ est une application qui, à tout point d’un domaine géométrique, associe une grandeur physique. Les
champs permettent de caractériser l’état d’un système étudié.
Sont ainsi définis des champs des pressions (grandeur scalaire), des températures (scalaire), des déplacements (vectoriel), de
champ magnétique (vectoriel). . .
Définition 2.6. Le champ des vecteurs vitesse d’un solide (2) par rapport à un solide (1) représente l’ensemble des vecteurs
vitesses des points fixes, matériel ou non, du solide (2) par rapport au solide (1).
C’est donc une application qui donne, en un point A, le vecteur vitesse de ce point s’il est, ou s’il était, fixe dans le repère lié à (2).
Ce vecteur vitesse est noté :
−−−−→
■ V A∈2/1 « vitesse du point A appartenant à (2) par rapport à (1) »
→
− →− −−→
∃R tel que ∀A, B , →
−
ϕB = →
−
ϕ A + R ∧ AB
→
−
est appelé torseur. R est appelé résultante.
Le champ des vecteurs vitesse d’un solide indéformable (2) par rapport à (1) est appelé torseur cinématique de (2) par rapport
à (1), noté :
{V2/1 }
Resultat 2.9.1
Grâce à la relation de Varignon, le torseur cinématique de (2) par rapport à (1) est entièrement défini par :
D’où la notation :
− −−→
Ω2/1
{V2/1 } = −−−−→
V
A∈2/1
A
−−−−−→
Ω(2/1) ω2/1 →
−
u
{V (2/1)} = −−−−−−−−→ = →
−
V (A ∈ 2/1) 0
A A
Propriétés :
−−−−→ → −
en tout point I de l’axe de rotation, la vitesse est nulle, V I ∈2/1 = 0
l’intensité des vecteurs vitesse est proportionnelle à la distance à l’axe et à la vitesse angulaire. Si M est à une distance r de l’axe :
°−−−−→°
°VM,2/1 ° = r |ω2/1 |
° °
3. Soit M un point qui n’appartient pas à l’axe du pivot, écrire {V2/1 } au point M.
→
−
0
{V (2/1)} =
v → −
2/1 u
∀P
Propriétés :
−−−−−→
∀M, VM∈2/1 = v 2/1 →
−
u
−−−→ →−
■ le vecteur vitesse angulaire est nul : Ω2/1 = 0
Méthode 2.12.1. Soit un solide 3 en muvement par rapport à un solide 0 pour determiner le torseur du solide 3 dans son mou-
vement par rapport à 0 qu’on note {V3/0 } on suit les étapes suivantes :
1. Si (3) est en liaison pivot ou glissière par rapport à (0), poser le résultat directement. Sinon :
3. Rechercher un point fixe de (3), le " plus proche » possible de la référence. Déterminer la vitesse en ce point par dérivée de son
vecteur position.
La résultante est la somme des résultantes et la vitesse est la somme des vitesses en un même point.
Conséquence :
{V2/1 } = − {V1/2 }
Soit un mouvement particulier défini par un torseur {V3/0 }imposé . Soit {V3/0 } déterminé en fonction des paramètres de position et de
leurs dérivées.
−−−−→ −−−−→
VB ∈3/0 = VB ∈3/0 imposé
Vidéos de l’exercice
Les pilotes de chasse subissent lors de leurs missions des accélérations bien supérieures à celle subie du fait du seul champ de
gravité terrestre. Un pilote en virage serré à grande vitesse ressentira jusqu’à 12 g (g : l’accélération de la pesanteur) contre 5 g
pour un pilote de formule 1 (relevé dans le virage de l’Eau Rouge à Spa), et 1 g pour toute personne sur Terre au niveau de la
mer. Une personne normale s’évanouie entre 4 et 6 g. Avec l’augmentation de l’accélération, les premiers effets ressentis sont
visuels : perte de la vision des couleurs, suivie par la vision en tunnel (vision périphérique perdue), puis la perte complète de la
vision tandis que la conscience demeure. Pour de plus grandes accélérations, la perte de conscience subite est due à un manque
d’oxygénation du cerveau lorsque les effets d’inertie empêchent le sang de l’irriguer. Afin de familiariser et de tester les pilotes à
ces effets, les centres d’entrainement ont mis au point des systèmes expérimentaux au sol capables de les soumettre à de telles
accélérations : les centrifugeuses.
La centrifugeuse étudiée est principalement constituée d’un : Bras d’entraînement (1) et d’une cabine (2) pour accueillir la per-
sonne subissant le test.
La position angulaire de la cabine (2) est asservie par rapport au bras (1) afin d’imposer à la personne subissant le test quatre
positions principales : tête « en haut », tête « en bas », accélération de face ou de dos.
On donne le schéma cinématique ci-dessus du modèle de cette centrifugeuse. La direction →
−
z 0 =→
−
z 1 est verticale ascendante. On
note G le centre de gravité de la cabine (2).
−−→ −−→
O A = a→
−
x1 avec a =3 m ; AG = b →
−
x2 avec b =1 m
1. Réaliser les figures d’analyses (représentation du modèle en graphe, figures planes de changement de base, définition des vec-
teurs vitesse angulaire).
−−→
2. Déterminer VG/0 . Vérifier l’homogénéité.
→
−
x 1 ∧→
−
x0 , →
−
x 0 ∧→
−y , →
−
x 1 ∧→
−
z0 , →
−
z 2 ∧→
−
z0 , →
−
x 2 ∧→
−
z0 , →
−
x 0 ∧→
−
x2 et →
−y ∧ →
−
z2
2 0
L’expression force centrifuge, ou accélération centrifuge, est une force apparente qui s’explique par un effet de déportation d’un
corps en rotation vers l’extérieur de la courbe. C’est ce même effet qui donne la sensation d’éjection latérale à un pilote dans
une courbe. Cette force s’écrit
−−−−−−−→
F centrifuge = −m −
a−G/0
−→
lorsque la vitesse angulaire est constante. Dans notre cas, on bloque la cabine (2) dans sa position verticale par rapport au bras
(1) β = 90◦ . La vitesse angulaire du bras (1) par rapport au socle (0) est constante.
¡ ¢
5. Calculer la vitesse angulaire en tr/min du bras (1) pour une accélération équivalente à 9 g.
Exercice 2 ⋆⋆⋆⋆
Le manège Magic-Arms est composé d’une structure métallique d’environ 12 m de haut avec deux bras mobiles. Les passagers
s’assoient sur 39 sièges disposés sur une plate-forme tournante. Dès que tous les passagers sont assis et attachés, la nacelle tourne
autour de son axe, le bras principal 1 et le bras secondaire 2, liés l’un à l’autre au début du cycle, commencent à tourner. Après
neuf secondes, le maximum de hauteur est atteints et les deux bras se désindexent et se mettent à tourner indépendamment l’un
de l’autre. Voir vidéo suivant :
Constituants et paramétrage :
¢ −−−−→
Un bras principal 1 en liaison pivot d’axe O 1 , →
−
z 1 avec le bâti 0 . On pose α = →
¡− →
x 0, −
x 1 et O 1 O 2 = −ℓ1 →
−y
¡ ¢
1
¢ −−−−→
Un bras secondaire 2 est en liaison pivot d’axe O 2 , →
−
z 2 avec 1. On pose β = →
¡− →
x 1, −
x 2 et O 2 O 3 = −ℓ2 →
−y
¡ ¢
2
Une nacelle 3 , assimilée à un disque de centre O 3 et de rayon R, est en liaison pivot d’axe O 3 , →
−y ¢ . On pose ϕ = ¡→
−
z 2, →
−
z3 ;
¡ ¢
2
−−−→
Un passager est considéré comme un point matériel P tel que O 3 P = −R →
−
z3
A
y0
y1 x
α x1
x x
O1 x0
x
1
x2
B y2 x x1
β
x x
3
O2 x3 x2
2 O3
x
x
z3
0 φ
x
z2
O3 x
P
Schéma
1. Construire les figures planes de changement de base et indiquer sous chacune cinématique
d’entre du Magic-Arms
elles les vecteurs vitesse angulaire cor-
respondants.
Constituants et paramétrage :
−−−−→
2. Déterminer l’expression du vecteur vitesse
- unVPbras∈3/0 . principal 1 en liaison pivot parfaite d’axe (O , z ) avec le bâti 0. On pos
1 1
2 = −l1 y 1 des
O1Oangulaires
On donne ci-dessous l’évolution des vitesses ; moteurs du manège en fonction du temps.
- un bras secondaire 2 est en liaison pivot parfaite d’axe (O2 , z2 ) avec le bras prin
= (x1, x2 ) et O2O3 = −l2 y 2 ;
- une nacelle 3, assimilée à un disque de centre O3 et de rayon R , est en liaiso
d’axe (O3 , y 2 ) . On pose = (z2 , z3) ;
- un passager est considéré comme un point matériel P tel que O3 P = −R z3 .
3. Déterminer les valeurs des paramètres α̇ , β̇ et ϕ̇ dans l’intervalle de temps [17 s ; 27 s].
4. En déduire l’expression analytique des paramètres de position angulaire α(t ) , β(t ) et ϕ(t ) dans cet intervalle de temps en
sachant qu’à l’instant t = 17 s, on a :
5. Déterminer, à partir des équations obtenues précédemment, les valeurs numériques à l’instant t 1 = 19, 8 s de α , β et ϕ.
On pose :
−−−−→
VP ∈3/0 = Vx2 →
−
x 2 + V y2 →
−y + V →
2
−
z2 z 2
6. Déterminer les expressions littérales de Vx2 , V y2 et Vz2 . En déduire leurs valeurs numériques à l’instant t 1 = 19, 8 s. On
prendra : ℓ1 = 3, 9 m , ℓ2 = 2, 87 m et R = 2, 61 m.
Le graphe ci-dessous, obtenu par simulation numérique, présente les normes de la vitesse et de l’accélération du passager par
rapport au bâti 0 en fonction du temps.
On considère que le système est constitué de quatre sous ensembles nommés (S0), (S1), (S2) et (S3) pour
lesquels
On s’intéresse danson
ce associe
problèmeun àrepère Ri. Chaque
un manège repère
rencontré Ri possède
dans les fêteslaforaines,
base notée b i du
inspiré y i , zi ) . communément appelé " la
(x i ,manège
Le solide (S1) qui correspond
chenille " et qui est une version améliorée
àpour
la couronne
plus de
centrale du
sensations
manège est en liaison pivot d'axe (O, z0 ) avec le bâti
fortes.
(S0). On pose (x 0 , x1 ) (y 0 , y1 ) .
Ce type d’attraction permet de procurer des sensations importantes aux passagers, à la fois en marche avant et en arrière par un
Le bras intermédiaire (S2) est en liaison glissière de direction z0 z1 z2 avec la couronne centrale (S1).
Enfin la nacelle (S3) est en liaison pivot d'axe (B, y 2 ) avec le bras (S2). On pose (x2 , x 3 ) (z2 , z3 ) ;
OB (t).z0 a.x1 b.x 2 et BG l.x 3 . G correspond Page 29/75
(S3). : MED AHMED & MED NADI
au centre de gravité de la nacelle PROFS
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
mouvement de "brassage ". L’ensemble tourne à une vitesse maximale de 14 tr/min. Les voitures sont suspendues par le haut
et peuvent basculer de gauche à droite à chaque dos d’âne. Au plus haut de ces bosses, les nacelles se retournent quasiment « à
l’envers ».
On s’intéresse au mouvement de la nacelle (S 3 ) du manège dont on donne une description structurelle ainsi qu’une modélisation
cinématique.
On considère que le système est constitué de quatre sous ensembles nommés (S 0 ) , (S 1 ) , (S 2 ) et (S 3 ) pour lesquels on associe
un repère R . Chaque repère R possède la base notée : B = →
¡− →
x ,−
y ,→−
z .
¢
i i i i i i
Le solide (S 1 ) qui correspond à la couronne centrale du manège est en liaison pivot d’axe 0, →
¡ −¢
z 0 avec le bâti (S 0 ). On pose
α = x→, −
¡−
x→ = − y→, −
y→ .
¢ ¡ ¢
0 1 0 1
−−→
Enfin la nacelle (S 3 ) est en liaison pivot d’axe B , −
¡ →¢
y 2 avec le bras (S 2 ). On pose β = −
¡→ −
x 2 , x→3 = →
¢ ¡− −
z2 , → ; OB = λ(t ) · −
→
¢
z3 z0 +
−−→
a−
x→ + b −
1 x→ et BG = ℓ−
2 x→ avec G correspond au centre de gravité de la nacelle (S ).
3 3
On s’intéresse désormais à un passager P installé dans une nacelle (S 3 ). Le théorème de la résultante dynamique (issu de l’écri-
ture du principe fondamental de la dynamique pour les solides) appliqué au passager seul conduit à écrire dans le référentiel
galiléen lié au solide (S 0 ) l’équation suivante :
−−−−−−−−−−→ −−−−−−−−−−→
m · ΓG, passager /0 = −mg →
−
z 0 + F S 3 → passager
Où :
−−−−−−−−−−→
■ ΓG, passager /0 est l’accélération du centre d’inertie G du passager dans son mouvement par rapport à S 0 .
On considèrera ici pour simplifier que le centre d’inertie du passager est confondu avec le centre de gravité de la nacelle
S 3 par conséquent
−−−−−−−−−−→ −−−−−−−−−→
ΓG, passager /0 = Γ(G ∈ S 3 /0)
−−−−−−−−−−→
■ F S 3 → passager est l’action mécanique correspondant à la force de réaction exercée par la nacelle sur le passager.
Par conséquent la " force ressentie " par le passager sur son siège s’écrit :
−−−−−−−−−→ ³−−−−−−−−−→
F passager →S 3 = −m Γ(G ∈ S 3 /0) + g →
−
´
z0
La composante de cette "force ressentie" selon l’axe de la colonne vertébrale du passager permet de caractériser l’accélération
équivalente ressenti par celui-ci.
−−−−−−−−−→
4. Montrer que la projection Γ(G ∈ S 3 /0) sur −
x→3 est :
−−−−−−−−−→ −
Γ(G ∈ S 3 /0).x→3 = −λ̈(t ) sin β − (a + b + ℓ cos β)α̇2 cos β − ℓβ̇2
−−−−−−−−−→ −−−−−−−−−→ →
5. Calculer la projection F passager →S 3 sur −
x→3 , soit F passager →S 3 .−
x3 .
−−−−−−−−−→
Pour faire l’application numérique de la projection F passager →S 3 sur − x→3 et connaître le nombre de " g " ressenti par le passager à
TD 12 - Sciences Industrielles pour l'Ingénieur Lycée Fermat Toulouse - CPGE MPSI/PCSI
tout instant, il est normalement nécessaire de connaître l’évolution des paramètres α, β et λ en fonction du temps.
π
La cahier de charges exige que l’accélération maximale reçue par un passager d’une masse de 70 kg pour un angle β = cte ==
Robot ramasseur de fruits 2
et une accélération radiale λ̈ = 1, 6 m/s2 et α = cte ne doit pas dépasser 2 g .
On 6.
étudie unconfiguration
Pour la robot ramasseur de fruits.
correspondant à celleIldéfinie
permet dansàl’exigence du cahier des charges, déterminer l’accélération équivalente
un agriculteur
« ressentie de
» parcueillir, deetmanière
le passager commenter automatique,
la valeur obtenue.
les fruits mûrs dans les arbres, et de les mettre dans
un conteneur spécifique.
Exercice 4 ⋆⋆⋆⋆
Exigences
Critère E XTRAIT DU DS1 2020 - 2021
Niveau
techniques
On étudie
Exigence 1.4 un Vitesse
robot ramasseur
d’approchede
dufruits.
fruit II permet à un agriculteur de cueillir, de manière automatique, les fruits mûrs dans les
< 3 cm/s
arbres, et de les mettre dans un conteneur spécifique. La figure ci-dessous donne une modélisation en schéma cinématique du
robot étudié.
Le bras 1 tourne autour de l'axe (O0, z0 ) par x1
rapport au bâti 0. Le bras 2 tourne autour de l'axe x
(O1, z0 ) par rapport à 1. Le bras 3 tourner autour θ2
O1
de l'axe (O2, z0 ) par rapport à 2.
x3 2 x0
On pose : θ1
x 1 x
O 0 O1 R.x 1 M
3
O1O 2 R.x 2 θ3 O2
O0
y0
O 2M L.x 3
x2 x
x
Q.1. Le
Construire lesautour
bras 1 tourne figures
de planes ,→
−
l’axe O 0de
z 0repérage/paramétrage puis2 tourne
par rapport au bâti 0 . Le bras exprimer lesdevecteurs
autour vitesse
l’axe (O 1 ,⃗ instantanée
z 0 ) par rapport de 3
à 1 . Le bras
¡ ¢
rotation
tourner 1/0 ,
autour de 1 ,
2 /l’axe 2z.0 ) par rapport à 2.
(O32/ ,⃗
On pose :
−−−−→ −−−−→ −−−→
Q.2. Déterminer VO1 ,1 / 0 . O 0O 1 = R · →
−
x1 , O 1O 2 = R · →
−
x2 et O 2 M = L · →
−
x3
Le cahier de charges impose que la vitesse d’approche du fruit soit inferieure à 3 cm/s.
Q.3. Déterminer VO 2 ,2 / 0 .
1. Réaliser le graphe de liaisons.
−−−→ −−−→ −−−→
Q.4.2.Déterminer
Construire les figures. de changement de bases puis exprimer les vecteurs vitesse angulaires Ω1/0 , Ω2/1 , et Ω3/2 .
VM,3 / 0
−−−−−−−−−→
3. Déterminer V (O 1 ∈ 1/0) par deux méthodes.
−−−−−−−−−→
Q.5.4. Dans
Déterminer V (O 2 ∈ 2/0) en utilisant
la configuration Varignon.
de rapprochement horizontal, ( 2 2.1 et 3 1 ) montrer que
−−−−−−−−−→ 2
5. Déterminer
V (M ∈ 3/0).
VM,3 / 0 . x 0 0 et déterminer VM,3 / 0 . ³ π´
Dans le cas d’une configuration de rapprochement horizontal, (θ2 = π − 2θ1 ) et θ3 = θ1 − .
2
6. Sachant que :
Q.6. Déterminer la valeur numérique−−−de
−−→
la vitesse maximale (R = ¡48 cm, L =¢ 72 cm et 1 = 0,08 tr/min ) et
VM∈3/0 = R θ̇1 y 1 + R θ̇1 + θ̇2 y 2 + L θ̇1 + θ̇2 + θ̇3 →
→
− ¡ ¢→
− −y
3
conclure quant à la capacité du robot à satisfaire le critère de vitesse d'approche du fruit du cahier des
charges. −−−−−→ − →
montrer que VM∈3/0 · x 0 = 0 .
On donne : R = 48 cm, L = 72 cm et θ̇1 = 0, 08 tr/min et conclure quant à la capacité du robot à satisfaire le critère de
vitesse d’approche du fruit du cahier des charges.
Exercice 5 ⋆⋆⋆⋆
L’objet de cette étude est le manège « Tapis volant » rencontré dans beaucoup de fêtes foraines. Voir vidéo suivant pour mieux
comprendre le fonctionnement du système.
La nacelle dans laquelle prend place le public se déplace en translation circulaire par rapport à la terre du fait de la présence de
deux « bras » parallèles de même longueur. Un moteur permet d’amener le « Tapis volant » en position vertical puis la gravité joue
un rôle important afin d’effectuer des rotations lors desquelles la nacelle va vite en bas, et arrive en haut avec une vitesse presque
nulle.
Nous souhaitons développer un concurrent du « Tapis volant » que nous nommerons « Tapis 0g ». En effet, nous souhaitons
développer un manège créant plus de sensations en imposant une vitesse de rotation constante permettant au public de se sentir
soulevé au passage à la position verticale.
On propose dans un premier temps d’étudier la structure générale modélisée et paramétrée suivante :
Nous allons nous intéresser aux vitesses et accélérations du point M dans la base B 0 .
Le « tapis volant » est un cas particulier du système que nous venons d’étudier dans lequel :
L1 = L3 = L et L 0 = L 2 = L ′
Cette propriété géométrique induit la présence d’un parallélogramme maintenant la nacelle reste toujours horizontale :
Nous verrons très bientôt dans le programme de SI (résolution des mécanismes) que dans ce type de mécanisme à chaîne
fermée, il existe une relation entre toutes les vitesses de rotation. En résolvant le mécanisme dans le cas du « Tapis volant », on
montre qu’il existe une condition sur les différentes vitesses de rotation dans les liaisons pivots :
′ ′ ′ ′
θ10 = θ30 = θ12 = θ32 et θ21 + θ10 = θ23 + θ30 = 0
On supposera de plus que la vitesse de rotation est constante : θ ′ = k ≻ 0 , on prendra pour l’accélération de la pesanteur la
valeur approchée suivante : g = 10 m.s−2 et on donne L = 10 m.
−−−−−−−−−→
6. Exprimer la norme de la vitesse VM de V (M ∈ 2/0) en fonction de L et θ ′
−−−−−−−−→
7. Exprimer la norme de l’accélération ΓM de Γ (M ∈ 2/0) en fonction de L et θ ′
−−−−−−−−→ → 2
Γ y = Γ (M ∈ 2/0).−
y 0 = −θ ′ L sin (θ12 )
Exercice 6 ⋆⋆⋆⋆
Vidéos de l’exercice
Lors du largage d’un missile par un avion, la trajectoire réelle de celui-ci s’écarte parfois considérablement de la trajectoire sou-
haitée. Il se peut que le missile largué soit pris dans les turbulences engendrées par l’avion et revienne percuter celui-ci. Pour
étudier ces phénomènes, l’O.N.E.R.A. (Office National d’Études et de Recherches Aérospatiales) a réalisé un système de trajecto-
graphie captive. Celui-ci consiste en une maquette d’avion à l’échelle 1/6, larguant une maquette du missile. L’ensemble est porté
par un bras articulé, doté de nombreux degrés de liberté et pouvant reproduire tous les mouvements tridimensionnels des objets
portés.
Les efforts extérieurs que subissent l’avion et le missile, se réduisent au poids et aux efforts d’origine aérodynamique. C’est pour-
quoi, on place les maquettes en soufflerie. La partie centrale de la soufflerie a huit mètres de diamètre sur une longueur de
quatorze mètres.
La fonction du système de trajectographie est d’observer une trajectoire représentative de la trajectoire réelle du missile largué
par rapport à l’avion en vol.
Le système sert de moyen de mesure, mais également de commande. L’avion et le missile sont placés par les bras à des positions
initiales données. Les efforts aérodynamiques sur le missile sont mesurés et, par application des lois de Newton, le contrôleur dé-
termine la position du missile après un incrément de temps. On commande alors le déplacement jusqu’à cette nouvelle position
et on itère. À la fin de l’essai, la suite mémorisée des positions successives est analysée.
Dans l’étude suivante, on s’intéresse au système automatisé de déplacement du missile par rapport à l’avion. Un schéma cinéma-
tique est donné ci-dessous. Les vérins électriques à vis V 1,V 2 et V 3 qui entraînent les mouvements entre les différents bras ne
→
− → − → −
sont pas modélisés. Les bases utilisent les vecteurs unitaires ( i , j , k ).
1. Réaliser le graphe des liaisons. Préciser le paramètre de mouvement associé à chaque liaison.
→
− →
− →
−
2. Justifier l’utilisation des « doubles indices » dans les notations i 01 , j 01 et k 01 .
3. Réaliser la ou les figure(s) de changement de base, et en déduire les vecteurs vitesse angulaire associés.
4. Déterminer les expressions des torseurs cinématiques suivants : {V1/0 } , {V2/1 } et {V2/0 }.
−−−−→
5. Déterminer l’expression littérale de VF ∈3/0 . Vérifier l’homogénéité du résultat.
−−−−→ →
− →
−
R Pour tracer VF ∈2/1 , il faut penser à tracer ses deux composantes : l’une suivant j 2 et l’autre suivant j 3 . En déduire le
−−−−→
tracé de VF ∈3/0 . On prendra comme échelle, 1 cm ↔ 10 mm · s−1
Dans le repère R 0 de l’avion, le mouvement le plus simple imposé par le cahier des charges est un largage du missile 3 parallè-
→
−
lement à l’avion 0, à vitesse constante Vl ar g suivant la direction j 01 . Les questions suivantes font référence à cette exigence du
cahier des charges.
8. Quel est le mouvement imposé au missile 3 par rapport à 0. En déduire la forme à imposer au torseur cinématique {V3/0 }imposé
pour assurer ce mouvement.
10. En déduire 3 relations scalaires imposées entre les paramètres de mouvement et/ou leurs dérivées. : Intégrer ces relations par
rapport au temps, puis déterminer les expressions des lois de commande en position : α(t ) β(t ) et λ(t )
Exercice 7 ⋆⋆⋆⋆
Le déploiement du parc échelle (axe 1) : Chaque plan de l’échelle peut se translater par rapport aux autres ; seul le quatrième
plan d’échelle est solidaire du berceau.
Le pivotement autour de l’axe Y (axe 2) : La tourelle 1 peut pivoter par rapport au châssis autour d’un axe vertical.
La rotation autour de l’axe Z (axe 3) : Le berceau peut tourner par rapport à la tourelle 2 autour d’un axe horizontal.
Pour garantir la sécurité, le système maintient toujours la plate forme en position horizontale :
La correction d’aplomb oriente la plate-forme autour d’un axe horizontal parallèle à l’axe Z.
La correction de dévers oriente l’ensemble parc échelle et plate-forme autour de l’axe X : la tourelle 2 s’oriente par rapport à
la tourelle 1 suivant un axe perpendiculaire aux axes 3 et 2.
Lors des déplacements suivant les axes 2 et 3, le système VARIMAX de commande des actionneurs maintient la vitesse de la plate-
forme la plus constante possible afin de limiter les mouvements de balancier qui résulteraient d’une commande trop brusque.
Étude cinématique globale de l’échelle EPAS (partie indépendante) : Dans cette partie on ne tiendra pas compte de la correc-
tion de dévers. La tourelle 2 et le berceau sont donc solidaires et seront appelés berceau.
Le modèle cinématique simplifié de l’échelle EPAS est donné ci dessous :
−−→
La tourelle 1 de repère lié : R 1 O, −
¡ →−
x 1 , y→0 , −
→
z 1 avec α(t ) = −
¡→ −
x 0 , x→1 avec −180◦ É α(t ) É 180◦ , O A = −R.−
x→1 ;
¢ ¢
−−→ −−→
Le berceau 2 de repère lié : R 2 A, −
¡ →−
x 2 , y→2 , −
→
z 1 avec θ(t ) = −
¡→ −
x 1 , x→2 avec 0◦ É θ(t ) É 70◦ , AH = L.−
x→2 , H D = λ(t ).−
x→2 ;
¢ ¢
−−→
La plate-forme 6 de repère lié : R 6 D, −
¡ →−
x 6 , y→6 , −
→
z 1 avec β(t ) = −
¡→ −
x 2 , x→6 avec −80◦ É β(t ) É 10◦ , DE = a.−
x→6 ;
¢ ¢
− −
y→1
− y→2
− x→0
x→1 −
y→6
−
x→6
α
−
→
z1 −
β x→2
α
−
→
z0 θ −
−
y→0 = −
y→1 x→1
−
→
z1 = →
−
z2 = →
−
z6 [1]
Question 2 Réaliser le graphe de liaisons, vous préciserez les éléments géométrique de chaque liaison.
Question 3 Proposer les torseurs cinématiques pour chaque mouvement relatif en un point ou l’expression du torseur est la
plus simple. Vous devez exprimer les torseurs {V1/0 }, {V2/1 }, {V3/2 } et {V6/3 }.
−−−−→
Question 4 Exprimer la vitesse VE ∈6/0 en fonction du paramétrage.
Objectif
On souhaite déterminer les relations qui permettraient d’imposer que :
−−−−→
— VE ∈6/0 = V.−
x→0 , V est donc une grandeur connue. ;
R Toutes les relations doivent être vérifiées simultanément. Vous devez donc utilisez chaque relation établie pour simplifier
les calculs suivant.
Question 5 Préciser en le justifiant, le mouvement de 6/1, afin que La plateforme 6 reste horizontale. Que peut-on dire de la
base b 6 = →
¡− →
x 6 , −y 6 , →
−
z 6 . Vous exprimerez une relation simple entre les angles θ et β. En déduire une relation simple entre θ̇ et β̇.
¢
−−→
Question 6 Exprimer le vecteur position OE en fonction du paramétrage de l’échelle EPAS, projeter ce vecteur dans le repère
R 0 , en déduire les deux relations à imposer pour que la trajectoire du point E soit sur la droite (F, − x→0 ).
−−→ ¡ →¢ y = y F
On donne : Le point M tel que OM = x · − x→0 + y · −
y→0 + z · −
→
z 0 appartient à la droite F, −
x 0 si
z =z
F
Chapitre
3
Grandeurs physiques Commandes
Position A
Effecteur
MODULER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR
Activité réalisée
Pré-actionneur Actionneur Transmetteur
Cinématique
Chaîne d'énergie des transmetteurs linéaires
Position B
L’objectif de ce chapitre est de caractériser le comportement cinématique des transmetteurs linéaires usuels sans transformation
Pilotage des Pilotage des
de mouvement ou avecactionneurs
transformation de mouvement ainsi que déterminer le rapport de réduction d’un train d’engrenage simple.
effecteurs
La puissance mécanique de rotation en sortie d’actionneur est rarement directement utilisable par l’effecteur.
multiplicateur adaptent
Définition la puissance
3.2. Le rapport mécanique
de transmission de rotation.
est défini comme étant un rapport entre les vitesses angulaires de sortie, ωs , et
d’entrée, ωest
transmission e: défini comme étant un rapport entre les vitesses
ωs ωe
ortie, ωs , et d’entrée, ωe : k=
ωe
ou k =
ωs
ωs ω
i =:
Pour un réducteur ou i = e (1) Pour un multiplicateur :
ωe ωs
ω s < ωe ω s > ωe
eur : ωs < ωe Pour un multiplicateur : ωs > ωe
3.3 Transmission
éliser le comportement par adhérence
cinématique des:transmetteurs
roues à friction linéaires CPGE 1re année
R2
(1)
ressort
x0
presseur
(1)
ω2/0
I R1 I ω1/0
z0
(2)
n
(0) (2)
utiliser :
tériaux
cient Principe Deux roues cylindriques sont en contact. L’adhérence(1) permet d’assurer le
Principe : roulement sans glissement entre les roues et donc de transmettre le mouvement de
r entre la roue « menante » 1 à la roue « menée » 2.
Deux roues cylindriques sont en contact. L’adhérence permet d’assurer le roulement sans glissement entre les roues et donc de
Utilisation Transmissions de faible puissance.
transmettre le mouvement de la roue « menante » 1 à la roue « menée » 2. Utilisation : Transmissions de faible puissance.
Rapport de transmission
ement La condition de roulement sans glissement au point I s’écrit(2) VI∈2/0 = VI∈1/0
ω2/0 R
Rapport de transmission des roues àPage 40/75:
friction =− 1 PROFS : MED AHMED & MED NADI
ω1/0 R2
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
R2 ω1/0
I ω2/0
I
Entraxe
2
2
Caractéristiques
Nombres de
notés Z1 et Z2
dents des pignons
Les cercles primitifs sont associés aux roues de friction équivalentes et sont
Cercles primitifs
tangents en un point I, lieu d’engrènement.
Lieu En I, point de tangence des cercles primitifs, VI∈1/2 = 0
d’engrènement
3.4.1 Principes
Un engrenage est constitué de deux roues dentées qui engrènent l’une avec l’autre. La géométrie de la denture impose, par obstacle,
Utilisation Transmission de faibles et fortes puissances. Applications : de la montre à la boîte de
la cinématique des roues à friction correspondant aux cercles primitifs, cercles représentés sur les schémas cinématiques.
vitesses automobile et aux éoliennes.
R La plus petite des roues dentées est appelée parfois « pignon » et la plus grande est appelée « roue » ou « couronne » dans
Remarque : la denture peut être droite ou hélicoïdale. La
le cas d’un engrenage intérieur.
denture hélicoïdale permet un fonctionnement plus silencieux,
transmet des couples plus importants, mais génère des efforts
« axiaux », suivant la direction de l’axe de 3.4.2 Caractéristiques
rotation. Ce dernier
point complique la réalisation des guidages en rotation.
Nombres de dents des pignons notés : Z1 et Z2 ;
à denture droite à denture hélicoïdale
Rapport de transmission
Cercles primitifs : Les cercles primitifs sont associés aux roues de friction équivalentes et sont tangents en un point I , lieu
II.2. Àd’engrènement.
partir de la condition de roulement sans glissement au lieu d’engrènement I on
ω2/0 R1
trouve (2)
: = − . Relation que l’on relie au nombre −−−−de
→ dents
→
− des pignons.
ω1/0
Lieu d’engrènement :REn I , point de tangence des cercles primitifs, Vl ∈1/2 = 0
2
Le pas d’un engrenage est la longueur de l’arc de cercle, sur le cercle primitif,
Page 41/75 PROFS : MED AHMED & MED NADI
entre deux dents (plus exactement, entre deux flancs de même sens). Le
périmètre du cercle primitif est un multiple du pas et du nombre de dents :
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
3.4.3 Utilisation :
Transmission de faibles et fortes puissances. Applications : de la montre à la boîte de vitesses automobile et aux éoliennes.
R la denture peut être droite ou hélicoïdale. La denture hélicoïdale permet un fonctionnement plus silencieux, transmet
des couples plus importants, mais génère des efforts « axiaux », suivant la direction de l’axe de rotation. Ce dernier point
complique la réalisation des guidages en rotation.
Théorème 3.4.1. Le pas d’un engrenage est la longueur de l’arc de cercle, sur le cercle primitif, entre deux dents. Le périmètre du
cercle primitif est un multiple du pas et du nombre de dents :
2π × R i = p as × Zi
Alors pour que deux pignons engrènent, les pas doivent être identiques d’où :
R 1 Z1
=
R 2 Z2
Théorème 3.4.2. À partir de la condition de roulement sans glissement au lieu d’engrènement I on montre que :
ω2/0 R1
=−
ω1/0 R2
Relation que l’on relie au nombre de dents des pignons (voir condition d’engrènement).
Pour tous les engrenages :
ω2/0 Z1
=±
ω1/0 Z2
■ − si cylindrique, contact extérieur
Voir vidéo suivant pour mieux comprendre les différents types d’engrenages :
Engrenages usuels
Engrenage cylindrique Engrenage cylindrique Engrenage conique
extérieur intérieur
Engrenage cylindrique Engrenage cylindrique Engrenage conique
extérieur intérieur
Forme
générale
Forme
générale
1
0 1 1
2 0 1 2
0 1
0
2 0 2
2
0
2
Axes de
Parallèles Parallèles concourants
rotation
Axes de
Signe et ω2/0Parallèles
Z R ω2/0Parallèles
Z R Signe dépendant
concourants
rotation =− 1 =− 1 =+ 1 =+ 1 des conventions
rapport ω1/0 Z R ω1/0 Z R
Signe et ω2/0 Z12 R12 ω2/0 Z12 R12 Signe dépendant
=− =− =+ =+ des conventions
rapport ω1/0 Z2 R2 ω1/0 Z2 R2
Engrenage roue vis sans fin
Forme générale Axes de rotation Rapport de transmission
Engrenage roue vis sans fin
Forme générale Axes de rotation ωroue
Rapport Zvis
de/0transmission
Perpendiculaires non =
ωvis /0 Z roue
concourants ωroue /0 Z
Perpendiculaires non = vis
avec Zvis leωnombre
vis /0 de filets de la vis
Z roue
concourants
Signe dépendant des conventions
avec Zvis le nombre de filets de la vis
1
0
Signe dépendant
Exemple, visdes
à 3 conventions
filets :
1
0 2
Exemple, vis à 3 filets :
tile 2
de
ile
pour
ne
de
e en
pour Avantages : rapport de réduction important (jusqu’à 150) et irréversibilité si nécessaire(1)
rgie.
e Inconvénients : faible rendement (60%) et forte usure.
en Avantages : rapport de réduction important (jusqu’à 150) et irréversibilité si nécessaire
gie.
Inconvénients : faible rendement (60%) et forte usure.
Les liens flexibles sont particulièrement avantageux lorsqu’il s’agit de transmettre un mouvement de rotation entre deux axes pa-
rallèles distants. Pour une courroie lisse, la transmission est réalisée par adhérence.
C04 Cours - Modéliser le comportement cinématique des transmetteurs linéaires CPGE 1re année
en mouvement de translation.
Dans un système pignon-crémaillère usuel, le pignon est guidé en rotation et la crémaillère est guidée en translation par rapport
à un même bâti.
Théorème 3.7.1. La cinématique d’un système pignon crémaillère est équivalente à celle d’un système « roue-sol » : elle assure le
roulement sans glissement du cercle primitif du pignon sur la ligne de référence de la crémaillère. On admet que la loi entrée-sortie
cinématique d’un système pignon crémaillère s’écrit : ¯ ¯
¯ v 2/0 ¯
¯ω ¯ = R
¯ ¯
1/0
(1)
ω1/0
I (2)
v2/0
La cinématique d’un système pignon crémaillère est équivalente à celle d’un système
Page
« roue-sol » : elle 44/75
assure le roulement sans glissement duPROFS : MED AHMED
cercle primitif & MED
du pignon sur NADI
la ligne de référence de la crémaillère.
Au lieu d’engrènement I : V =0
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
Définition 3.4. Un système vis-écrou permet une bonne précision du mouvement et génère des efforts qui peuvent être très
importants. L’élément d’entrée est généralement la vis, de sortie l’écrou.
Le système vis écrou est caractérisé par :
— un pas p en mm/tour
Théorème 3.7.2. On admet que la loi entré-sortie cinématique d’un système vis-écrou :
R Si le système est à contact direct le système est généralement irréversible : l’entrée est obligatoirement la vis.
Dans un réducteur, pour augmenter le rapport de réduction, on peut associer plusieurs engrenages en série, définissant ainsi un
train d’engrenages.
Lorsque toutes les roues dentées sont en liaison pivot par rapport à un même bâti, on définit un « train simple ».
Définition 3.5. Dans un train d’engrenage, on qualifie de roue menante toute roue motrice lorsque l’entrée est motrice, et de
roue menée toute roue réceptrice.
Théorème 3.8.1. Rapport de transmission d’un train d’engrenages cylindriques : On suppose que l’une des roues d’entrée / sortie est
« menante " et l’autre « menée ".
ωmenée/0 ΠZRouesmenantes
= (−1)n
ωmenante/0 ΠRouesmenées
avec n : nombre d’engrenages à contacts extérieurs.
Si un pignon est à la fois menant et mené, son nombre de dents n’intervient pas dans le rapport de transmission, mais il
peut peut avoir une incidence sur le signe.
ω
A1 - Déterminer le rapport de transmission i = 4/0
ω4/0 ω1/0
Déterminer le rapport de transmission k = .
On suppose que 1 est menant. Leωrapport
1/0 de transmission est tel que :
ω4/0 Z1 Z2p Z3p 80 × 17 × 30
i= = (−1)2 = , soit i = 0,23
ω1/0 Z2r Z3r Z 4 60 × 50 × 60
L’ensemble d’entrée est la couronne (1), celui de sortie le pignon (4).
Ce réducteur divise la vitesse angulaire quasiment par quatre.
Exercice 1 ⋆⋆⋆⋆
Un train d’engrenages, dans lequel toutes les roues dentées sont en mouvement de rotation par rapport au bâti 0 autour d’axes
parallèles entre eux, est représenté sur la figure ci-dessous.
1. Indiquer, à l’aide de flèches, le sens de rotation de chacune des roues dentées, puis par une croix les contacts extérieurs. Com-
bien ce train comprend-t-il d’engrenages ?
ωs/0
2. Déterminer l’expression du rapport de transmission i = de ce train d’engrenages.
ωe/0
3. Faire l’application numérique. En déduire s’il s’agit d’un réducteur ou d’un multiplicateur de vitesse.
4. La roue 1. Indiquer,
dentée à l’aide
1 possède undepas
flèches,
p 1 = le
1, sens de rotation
57 mm. Quel estdelechacune desde
diamètre roues dentées,
cette roue 1.puis par une
Quelles croixdentées
roues les contacts
doivent avoir
extérieurs. Combien ce train comprend-t-il d’engrenages ?
nécessairement un pas identique à p 1 ?
2. Déterminer l’expression du rapport de transmission i = s /0 de ce train d’engrenages.
e /0
Exercice 2 ⋆⋆⋆⋆
3. Faire l’application numérique. En déduire s’il s’agit d’un réducteur ou d’un multiplicateur de vitesse.
4. La roue dentée 1 possède un pas1.2
Exercice p1 :=1,57 mm. Quel est le diamètre de cette roue 1. Quelles roues dentées doivent
MONTE-CHARGE
avoir nécessairement un pas identique à p1 ?
Le monte-charge représenté ci-contre utilise un moteur (1500tr/min) associé à un réducteur pour enrouler un câble sur un tam-
Numéro Z
bour et faire ainsi monter une charge. 6 16
0 9a 46
Pour obtenir un temps de montée minimal, tout en limitant la norme de l’accélération pendant le démarrage qui pourrait être à
9b 19
l’origine de dégâts sur la charge transportée, on impose le11a
profil de vitesse
59 ci-dessous.
11b 17
Le modèle cinématique du réducteur ainsi que les caractéristiques
16 des85
pignons sont donnés ci-dessous.
Numéro Z
6 16
9a 46
9b 19
11a 59
11b 17
16 85
1. Déterminer le nombre d’étages (nombre de transmetteurs élémentaires) et les roues dentées associées à chaque étage de ré-
duction.
ωs
2. Déterminer l’expression du rapport de réduction i = du réducteur. Faire l’application numérique.
ωe
On fait l’hypothèse que pendant toute la montée de la charge, le diamètre d’enroulement des spires sur le tambour reste
constant et est égal à 20 cm (et qu’il n’y a pas de glissement entre le tambour et le câble).
3. Déterminer la vitesse de rotation du tambour, en tr/min, permettant d’obtenir la vitesse Vz maximale imposée.
Modéliser un système, asservi ou non, par une fonction de transfert dans le domaine de Laplace
Prévoir les performances des SLCI usuels à partir de leur fonction de transfert
Pour prédire les performances d’un système par simulation ou calcul, il faut pouvoir modéliser mathématiquement son comporte-
ment. Le modèle présenté ici est dit Linéaire, Continu, Invariant. Les Systèmes pouvant être modélisés ainsi sont des SLCI.
Des grandeurs temporelles, scalaires, qui dépendent du temps : température, position, vitesse, tension, intensité. . . ;
Des paramètres, physiques ou non, scalaires : dimensions, résistance et inductance électrique, masse. . . Ces paramètres sont
caractéristiques du système étudié.
On distingue aussi, parmi les grandeurs temporelles, une ou plusieurs entrées et une sortie. pour un moteur électrique, les para-
mètres sont généralement la résistance électrique et l’inductance du bobinage, l’inertie des pièces en mouvement. . .
Exemple : moteur a courant continu (MCC)
49
MPSI SCIENCES INDUSTRIELLES 2024 - 2025
Définition 4.1. On appelle réponse, l’évolution temporelle de la grandeur de sortie pour des fonctions d’entrée (signaux) don-
nées. Lorsque le comportement est linéaire, la réponse dépend linéairement des signaux d’entrée.
s(t ) = s 1 (t ) + k × s 2 (t )
le modèle est invariant ; les paramètres physiques sont supposés constants durant la période d’étude ;
Théorème 4.1.1. On admet qu’un SLCI est caractérisé par un système d’équations différentielles linéaires à coefficients constants
de la forme :
dns d n−1 s dme d m−1 e
an + a n−1 + . . . + a 0 s(t ) = b m + b m−1 + . . . + b 0 e(t )
dtn d t n−1 dtm d t m−1
R les systèmes réels étudiés imposent m ≤ n. Cette propriété permet de définir, à priori, l’entrée et la sortie.
Le modèle peut être obtenu par application des lois de la physique ou expérimentalement.
Un modèle de connaissance est un modèle déterminé par application de lois et principes de la physique.
Un modèle de comportement est déterminé à partir de réponses à des signaux tests obtenus expérimentalement ou par simu-
lation.
R La résolution des équations différentielles nécessite aussi de connaître les signaux d’entrée, e(t ) , ainsi que n conditions
initiales pour une équation d’ordre n.
Considérons un moteur à courant continu. La grandeur d’entrée est une tension d’alimentation du moteur. La grandeur de
sortie est la vitesse angulaire de l’axe du moteur.
u(t) (t)
?
Les équations (3) et (4) permettent d’obtenir l’intensité en fonction de la vitesse angulaire du moteur :
J d (t ) di (t) J d 2 (t )
i (t ) = . Le modèle étant invariant, J et kc sont des constantes, et en dérivant : = .
kc dt dt kc dt 2
En remplaçant l’intensité et e(t ) dans l’équation (1), on obtient une équation différentielle (du second ordre),
caractéristique du moteur :
JR d (t) JL d 2 (t )
ke (t ) + + = u(t ) .
kc dt kc dt 2
La résolution nécessite de connaitre la fonction u(t) ainsi que 2 conditions initiales : vitesse angulaire (t) et
d (t )
accélération angulaire à un instant donnée t0 = 0 , par exemple.
dt
L’équation différentielle caractérise le comportement du composant. Cependant, on recherche une
représentation indépendante de u(t) et de (t) .
La résolution nécessite de connaitre la fonction u(t ) ainsi que deux conditions initiales : vitesse angulaire ω(t ) et accélération
d ω(t )
angulaire à un instant donnée t 0 = 0, par exemple. L’équation différentielle caractérise le comportement du composant.
dt
Cependant, on recherche une représentation indépendante de u(t ) et de ω(t ).
Définition 4.3. Une fonction temporelle f (t ) vérifie les conditions de Heaviside lorsque les dérivées successives nécessaires à
la résolution de l’équation différentielle sont nulles pour t = 0+ :
d f 0+ d 2 f 0+ d n−1 f 0+
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢
f 0+ = 0, = 0, 0 . . . =0
¡ ¢
=
dt dt2 d t n−1
0+
d f (t ) d 2 f (t ) d n f (t )
· ¸ · ¸ · ¸
L = pF (p) ; L = p 2 F (p) ; L = p n F (p)
dt dt2 dtn
En dehors des conditions de Heaviside, la transformée de Laplace d’une dérivée première est donnée par :
d f (t )
· ¸
L = pF (p) − f 0+
¡ ¢
dt
Domaine temporel f (t ) Domaine de Laplace F (p) Domaine temporel f (t ) Domaine de Laplace F (p)
k
Dirac δ(t ) F(p) = 1 Échelon u(t ) = k U(p) =
p
1 n!
Fonction linéaire f (t ) = t F(p) = 2 Puissances f (t ) = t n F (p) =
p p n+1
ω0 p
f (t ) = sin (ω0 t ) F (p) = f (t ) = cos (ω0 t ) F (p) =
p + ω20
2 p 2 + ω20
1 ω0
f (t ) = e −at F (p) = f (t ) = e −at sin (ω0 t ) F (p) = ¡ ¢2
p +a p + a + ω20
n!
f (t ) = t n e −at F (p) = ¡ ¢n+1
p +a
Application 4.2
1. Déterminer, dans les conditions de Heaviside, la transformée de Laplace de l’équation suivante ainsi que les conditions
initiales.
d 2 x(t ) d x(t )
5 +3 + 2x(t ) = v (t )
dt2 dt
Application 4.3
Soit le moteur à courant continue de l’application 4.1. En appliquant la transformé de Laplace montrer que :
1
Ω(p) = U (p)
JR JL 2
ke + p+ p
kC kc
Le terme reliant la sortie à l’entrée est caractéristique du comportement du système et de ses équations différentielles. Il s’exprime
uniquement en fonction de la variable symbolique p et des paramètres du système. Ce terme est la fonction de transfert du moteur
à courant continu.
.
1
1 U (p) H (p) = Ω(p)
H (p) = JR JL 2
JR JL 2 ke + p+ p
ke + p+ p kc kc
kc kc
Définition 4.5. Soit un système linéaire continu linéaire invariant dont on note le signal d’entrée e(t ) et le signal de sortie s(t ),
régit par une équation différentielle à coefficient constants de la forme :
Dans le domaine de Laplace et sous les conditions de Heaviside, on définit la fonction de transfert du système par la fonction
H (p) telle que :
m
bi p i
P
S(p) i =0 N (p)
H (p) = = n =
E (p) D(p)
ai p i
P
i =0
La fonction de transfert est une fraction de deux polynômes de la variable p. Elle caractérise un SLCI de façon indépendante de l’en-
trée qui lui est appliquée. Elle ne dépend que de la variable symbolique p et des paramètres physiques du système. Elle représente
l’équation différentielle reliant l’entrée et la sortie.
Si H (p) est une fonction de transfert alors : S(p) = H (p)E (p). et on peut représenter le système avec la représentation suivante :
E (p) S(p)
H (p)
Définition 4.6. En factorisant chaque polynôme par le terme de plus petit degré on obtient la forme canonique :
Avec :
Application 4.4
1. Pour le moteur à courant continue déjà étudié, déterminer la forme canonique de sa fonction de transfert ainsi que l’ordre ,
classe et le gain statique.
2 + 3p + 5p 2
2. Soit la fonction de transfert suivante : H (p) = . répondre à la même question précédente.
3p 2 + 4p 3 + 7p 5
Des composants sont en série lorsque la sortie d’un composant est l’entrée du suivant.
La fonction de transfert équivalente de composants en série est égale au produit des fonctions de transfert de chacun des compo-
sants.
L’étude des solutions des équations différentielles à coefficients constants permet de montrer que la stabilité est assurée si les
racines du dénominateur D(p) de la fonction de transfert sont à partie réelle strictement négative. Les coefficients du dénomi-
nateur sont alors tous de même signe.
Théorème 4.7.1. Un modèle stable est nécessairement de classe ≤ 0 avec des coefficients au dénominateur strictement de même
signe (pas de termes nuls).
Ces conditions sont suffisantes pour des modèles d’ordre 1 et 2. Pour des modèles d’ordre 3 ou supérieur, il existe des conditions
supplémentaires sur les coefficients.
4.7.1 Critère de Routh simplifié
s(t ) 12
s(t )
8
6 8
1ér ordre Stable
1ér ordre instable
t (s) t (s)
Dans les conditions de Heaviside et le domaine de Laplace, la réponse s’écrit : S(p) = H (p)E (p) . Il est donc nécessaire de connaître
la transformée de l’entrée pour déterminer celle de la réponse.
E0
R On rappelle que la transformée de Laplace d’un échelon d’amplitude E 0 est .
p
Théorème 4.8.1. Si la valeur finale d’une fonction s(t ) existe, le théorème de la valeur finale permet de la calculer à partir de sa
transformée de Laplace :
s(+∞) = lim s(t ) = lim pS(p) avec S(p) = H (p)E (p)
t →+∞ p→0+
Application 4.5
1
Soit un moteur électrique soumis à un échelon de tension d’amplitude U0 = 12 V avec H (p) = RJ
. Montrer
ke + kC p + kL J p 2
C
que les système est stable et calculer sa valeur finale.
E0
s(+∞) = lim s(t ) = lim pS(p) = lim p H (p) = lim H (p)E 0 = K E 0
t →+∞ p→0+ p→0+ p p→0+
Théorème 4.8.2. Pour un système stable de classe 0, de gain statique K , la variation finale pour une entrée en échelon d’amplitude
E 0 est K E 0 .
4.8.3 Variation finale d’un système stable de classe négative soumis à un échelon
1 + b1 p + · · ·
Si le système est de classe négative : H (p) = K p −α
1 + a1 p + · · ·
d’où : s(+∞) = limp→0+ H (p)E 0 = 0.
Théorème 4.8.3. Pour un système stable de classe négative (dit aussi avec dérivateurs) la variation finale pour une entrée en
échelon est nulle.
Considérons un système à deux entrées, notées E (p) et P (p) dans le domaine de Laplace. Si le modèle est linéaire alors :
Avec : ¯ ¯
S(p) ¯¯ S(p) ¯¯
H1 (p) = (définie avec P (p) = 0 H2 (p) = (définie avec E (p) = 0 )
¢
E (p) ¯P (p)=0 P (p) ¯E (p)=0
Théorème 4.9.1. Considérons un système asservi stable et les performances pour des entrées en échelon :
le système est précis en poursuite pour une entrée en échelon si la fonction associée est de classe 0 et de gain statique unitaire (
K = 1 );
le système est insensible aux perturbations pour une entrée en échelon si les fonctions associées sont de classes négatives.
Définir un modèle de comportement consiste à identifier un modèle à partir de la réponse du système à un signal d’entrée test, un
échelon dans notre cas. La démarche est la suivante :
le système est considéré comme une « boite noire ». À partir d’un état stabilisé, il est soumis à un échelon d’amplitude connue
sur une unique entrée ;
la réponse obtenue expérimentalement est comparée à un catalogue de réponses types de façon à choisir un modèle de com-
portement (gain, intégrateur, premier ordre, 2ème ordre. . .)
Nous allons nous intéresser à des réponses assimilables à celles d’un gain, d’un intégrateur, d’un dérivateur, d’un premier ordre ou
d’un deuxième ordre.
Définition 4.8. Les systèmes du premier ordre sont régis par une équation différentielle de la forme suivante :
d s(t )
τ + s(t ) = K e(t ).
dt
Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert de ce système est donc donnée par :
S(p) K E (p) K S(p)
H (p) = = H (p) =
E (p) 1 + τp 1 + τp
On note :
Théorème 4.11.1. On appelle réponse à un échelon, l’expression de la sortie s(t ) lorsque on soumet le système à un échelon d’am-
plitude E 0 . Lorsque E 0 = 1 (1/p dans le domaine de Laplace) on parle de réponse indicielle. Ainsi, dans le domaine de Laplace :
E0 K
S(p) = E (p)H (p) = .
p 1 + τp
Application 4.6
a réponse
MPSI d’un premier ordre à un échelon d’amplitude
SCIENCES E0 a les propriétés suivantes
INDUSTRIELLES : - 2025
2024
s(t ) Tangente
à l’origine
0,95 × s(+ )
s(+ ) = K E0
0,63 × s(+ )
K >0
t
3
Variation finale : K E 0
énieur Page 12 sur 19
Durée pour atteindre 63% de la variation totale = constante de temps τ
R On observe que :
✓ la constante de temps τ caractérise le comportement du système en régime transitoire (temps pour atteindre 63% puis
95% de la variation finale) ;
✓ le gain statique K caractérise le comportement du système en régime permanent : variation finale atteinte = K E 0
Méthode 4.13.1. Conditions pour que la réponse à un échelon s’apparente à celle d’un premier ordre :
Existence valeur finale ; Pas de dépassement ; Pente à l’origine non Pas de point d’in-
nulle ; flexion.
Application 4.7
8
s(t )
1
0.040 0.044 0.048 0.052 0.056
t (s)
Définition 4.9. Les systèmes du second ordre sont régis par une équation différentielle de la forme suivante :
1 d 2 s(t ) 2ξ d s(t )
+ + s(t ) = K e(t )
ω20 d t 2 ω0 d t
Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert de ce système est donc donnée par :
S(p) K K
H (p) = = E (p) S(p)
E (p) 2ξ p2 2ξ p2
1+ p+ 2 1+ p+ 2
ω0 ω0 ω0 ω0
On note :
Comme pour l’équation du premier degré, la solution de l’équation différentielle du second degré est un résultat classique démontré
en physique et mathématiques. La recherche de la solution conduit à déterminer les racines d’une équation du second degré de
déterminant ∆ = 4ω20 ξ2 − 1 donnant des réponses différentes suivant la valeur du facteur d’amortissement ξ. Si ξ ≥ 1 les racines
¡ ¢
sont réelles, complexes sinon. Les équations temporelles sont données pour information.
Théorème 4.14.1. Si ξ > 1, un second ordre s’écrit aussi comme un produit de deux premiers ordres :
K 2ξ 1
H (p) = ¡ avec τ 1 + τ2 = et τ1 τ2 =
1 + τ1 p 1 + τ2 p ω0 ω0
¢¡ ¢
Si ξ > 1, 1 la réponse est proche de celle d’un premier ordre de constante de temps τ2 retardée de τ1 .
Les équations des réponses temporelles sont :
1
· ¸
Si ξ>1: s(t ) = K E 0 1 + τ1 e −t /τ1 − τ2 e −t /τ2 pour t ≥0
¡ ¢
τ 2 − τ1
t −t /τ
µ µ ¶ ¶
1
Si ξ=1: s(t ) = K E 0 1 − 1 + e pour t ≥0 avec τ= ω0
τ
1 − ξ2
p q
Avec ϕ = arctan et ω a = ω0 1 − ξ2
ξ
La forme générale d’une réponse oscillatoire amortie est une sinusoïde, de pulsation amortie
q
ω a = ω0 1 − ξ2
Centrée sur la valeur finale et comprise entre deux exponentielles. textbfLa pseudo-période est la durée entre deux oscillations :
2π
Ta =
ωa
Théorème 4.15.1. La réponse d’un deuxième ordre à un échelon d’amplitude E 0 a les propriétés suivantes :
s(t )
z < 0,69
z = 0,69 avec D1% = 5%
Tube à 5%
z =1 z >1
s(+ ) = K E0
Ta / 2 K >0
t
Ta / 2
Ta
Variation totale : s(+ ) = K E0
4.16 Abaque des dépassements
Pente à l'origine nulle
Pas
1
de dépassement pour z 1. Dépassements en nombre infini pour z<1
D k%
0.8
Pour z=0,69 : un seul dépassement >1% qui vaut 5% et temps de réponse minima
D1
D2
0.5 D3
0.4
D4
0.3
La valeur du kième dépassement relatif est donnée par l’abaque en annexe ou une formu
D5
D6
0.2
D7
D8
Pour certains systèmes, il est impératif que le temps de réponse du système soit faible.
À condition que le système soit stable, la rapidité est caractérisée, pour une entrée en échelon, par la durée que met le système pour
que la sortie soit suffisamment proche de sa valeur finale et ne plus s’en éloigner.
Définition 4.10. Par convention, le critère caractérisant la rapidité d’un système stable est le temps de réponse à 5% noté t r 5% .
On définit la bande des 5% par l’intervalle :
[s ∞ − 0, 05∆s ∞ , s ∞ + 0, 05∆s ∞ ]
Le temps de réponse à 5% est la durée mise par la grandeur de sortie pour rentrer dans la bande des 5% et ne plus en sortir.
Il n’existe pas d’expression simple (comme dans le cas d’un premier ordre) qui permet de calculer tr5% .
On utilise l’abaque 4.4 qui nous donne la valeur du temps de réponse réduit (= t r 5% ω0 ) en fonction du facteur d’amortissement ξ.
t r 5 % · ω0
300
100
50
30
10
ξ
1
0.01 0.05 0.1 0.5 0.7 1 5 10 50
Théorème 4.17.1. Le temps de réponse réduit t r 5% · ω0 , sans unité, ne dépend que du facteur d’amortissement ξ :
Lorsque ξ = 0, 69 alors t r 5% · ω0 ≈ 3 ;
L orsque ξ = 1 alors t r 5% · ω0 ≈ 5 ;
Application 4.8
3. Sur une réponse à un échelon obtenue expérimentalement, on relève un premier dépassement relatif de 25%. Quel est le
facteur d’amortissement si le système est modélisé par un 2ème ordre ?
4. Que vaut le temps de réponse réduit pour ce facteur d’amortissement ? Indiquer approximativement le point d’entrée dans
le tube.
Méthode 4.18.1. Conditions pour que la réponse à un échelon s’apparente à celle d’un deuxième ordre : existence valeur finale ;
Avec réponse oscillatoire amorti (ξ < 1), s’il existe des dépassements ;
Méthode 4.18.2. Pour un modèle du deuxième ordre avec dépassements, sont identifiés :
1 − ξ2 .
p
ω0 à partir de la durée entre deux extrémums. On en déduit la pseudo période T a puis ω0 par la relation ωa = ω0
R La valeur de t r 5% et l’abaque du temps de réponse réduit 4.4 sont utilisés lorsque la valeur du premier dépassement n’est
pas mesurable avec précision.
Méthode 4.18.3. Pour un modèle du deuxième ordre sans dépassements, on suppose la courbe assimilable à un premier ordre
de constante de temps τ2 ayant un retard τ1 ; hypothèse valable si τ2 /τ1 > 3 (à vérifier). Les caractéristiques sont alors détermi-
nées ainsi :
1 2ξ
ξ et ω0 sont déterminés par identification : = τ1 τ2 et = τ 1 + τ2 .
ω20 ω0
Application 4.9
Considérons un système dont la fonction de transfert est inconnue. Sa réponse expérimentale à un échelon d’amplitude
E 0 = 2 , est donnée ci-dessous.
60
s(t )
50
40
30
20
10
0.05 0.10 0.15 0.20 0.25
t (s)
Application 4.10
considérons un système dont la fonction de transfert est inconnue. Sa réponse expérimentale à un échelon d’amplitude
E 0 = 2 , est donnée ci-dessous.
14
s(t )
12
10
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
t (s)
1. Déterminer sous forme canonique, les fonctions de transfert des systèmes modélisés par les équaticns différentielles ci-dessous.
En déduire pour chacune le gain statique, la classe et l’ordre du système. Indiquer si le modèle est stable.
d s(t )
(a) 7 + 3s(t ) = 5e(t )
dt
d 2 s(t ) d s(t )
(d) M = −f + i e(t )
dt2 dt
Exercice 2 ⋆⋆⋆⋆
La modélisation (équation thermique) d’un four thermique est décrite par l’équation différentielle suivante :
d 2 θ(t ) d θ(t )
2 + 6α + 4α2 θ(t ) = K u(t )
dt2 dt
avec : u(t) tension d’alimentation de la résistance et θ(t) température du four. α et K constantes réelles, positive pour K .
On suppose les conditions de Heaviside.
1. Déterminer la fonction de transfert H (p) du système sous forme canonique. Sous quelle condition le modèle est-il stable ?
2. Sachant que u(t ) est un échelon d’amplitude U0 , donner l’expression de u(t ) puis U (p)
Exercice 3 ⋆⋆⋆⋆
La camera PTZ est une caméra étanche, dotée d’un socle aimanté permettant de la positionnée sur un véhicule. Voir vidéo suivant
pour mieux comprendre le fonctionnement du système.
Elle est asservie en position angulaire à l’aide de deux moteurs à courant continu. Le comportement du moteur permettant
l’orientation suivant l’axe vertical, est modélisé par la fonction de transfert :
Θ(p) 9800
=
Θc (p) 10000 + 600p + 35p 2
Avec :
2. En déduire, si sa réponse à un échelon est non oscillatoire ou oscillatoire amortie. Si elle est définie, indiquer la valeur de la
pseudo-période notée T a .
4. Donner, dans ce cas, le nombre de dépassements d’amplitude supérieure à 1% de la réponse θ(t ). Indiquer, pour chacun d’eux,
leur valeur relative et leur valeur absolue.
Exercice 4 ⋆⋆⋆⋆
X (p) 90
=
X c (p) 100 + p
Exercice 5 ⋆⋆⋆⋆
Fairphone est un fabriquant de smartphones né en 2013 et qui s’engage dans le développement durable et le respect des droits de
l’Homme. L’entreprise produit un smartphone qui peut être facilement réparé ou amélioré et dont les composants sont fabriqués
dans des usines gérées de façon transparente et avec des matières premières recyclées (si possible) ou du moins issues de mines
La capacité de la batterie du dernier modèle, le Fairphone 2, produit depuis fin 2015, est de 2420 milliampères-heures (mAh)
d’après le fabriquant. Le smartphone se charge sur secteur via un chargeur dont la tension de sortie est de 9V . On suppose que la
charge de la batterie suit le comportement suivant :
d c(t )
+ 6, 9 × 10−4 c(t ) = 1, 9 × 10−1 u(t )
dt
où c(t ) est la charge du téléphone (en mAh) et u(t ) la tension d’alimentation de la batterie (V).
4. Tracez l’allure de la charge du Fairphone c(t ) au cours du temps lorsqu’il est branché au chargeur en précisant clairement les
points caractéristiques
Une fois le chargeur débranché, le comportement de la charge de la batterie ne peut plus être représenté par la même équation
différentielle. La décharge de la batterie n’est alors due qu’à la consommation énergétique du smartphone. On peut alors écrire :
d c(t )
= −p c (t ) où p c (t ) est la puissance consommée
dt
7. Déterminez et tracez la charge du Fairphone au cours du temps lorsqu’il consomme 2, 5 × 10−4 mAh/s (consommation en veille
avec réception de la 4G).
Exercice 6 ⋆⋆⋆⋆
Des colis livrés par une entreprise sont protégés à l’aide d’un film transparent mis en place par une banderoleuse à plateau
tournant. Pour limiter les effets dynamiques qui pourraient endommager le contenu des colis, on désire contrôler l’accélération
γ(t ) d’un point situé sur la périphérie du plateau tournant, à partir d’une consigne d’accélération γc (t ).
On pose Γ(p) la transformée de Laplace de l’accélération γ(t ). On modélise le système par la fonction de transfert en poursuite
H (p) :
Γc (p) Γ(p)
H (p)
On suppose que : γc (0) = γ(0) = 0 m · s−2 . À t = 0 s, on soumet le modèle à une consigne en échelon d’amplitude +200 m · s−2 .
Premier réglage
Deuxième réglage
Troisième réglage
Γ(p) a3
= avec a 3 = 1 ; b 3 = 0, 62 s et c 3 = 0, 2 s2
Γc (p) 1 + b 3 p + c 3 p 2
Exercice 7 ⋆⋆⋆⋆
Des essais sont réalisés sur un système de portes en verre rétractables permettant de filtrer et sécuriser, à l’aide de badge, l’accès
aux bureaux d’une administration ou d’une entreprise.
Le système, encore en phase de validation, est soumis à différents essais correspondant à différents réglages. Pour chacun d’entre
eux, l’évolution de la distance parcourue latéralement par la porte par rapport à la position de départ (0m) est mesurée en fonction
du temps (en seconde).
Pour chacun de ces essais, la consigne de déplacement latéral imposée est de 1 m. Les résultats obtenus sont présentés ci-après.
Sur le logiciel utilisé pour réaliser les essais, l’axe des abscisses est en seconde, l’axe des ordonnées est en mètres.
(c) Évaluer la performance de précision en calculant l’erreur statique ϵr et dire si le système est précis à 100% ou non.
(d) Calculer le premier dépassement absolue et relatif (s’il existe bien sur).
2. Parmi les quatre réglages suivantes préciser le réglage qui respecte mieux le cahier de charges.
1.5
1
Premier réglage
1
Troisième réglage
0.5
0.5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 2
Page 75/75
0.8
SCIENCES INDUSTRIELLES
1.5
Quatrième réglage
PROFS
0.4
0.5
0.2