Observe Qualitative 2019
Observe Qualitative 2019
Avec le soutien de :
Novembre 2019
Sommaire Partie 1 – L’activité en 2018 et 2019 p. 6
1.1. Orientation de l’activité en 2018 P. 6
1.2. Orientation de l’activité en 2019 P. 9
1.3. Part de l’autoconsommation p. 10
1.4. Perspectives à moyen terme p. 14
Partie 5 – Synthèse p. 62
Préambule
Ce rapport présente les résultats du volet qualitatif du suivi du marché français des systèmes
photovoltaïques dans le résidentiel. Ces résultats viennent compléter ceux de l'étude
quantitative du marché du secteur des installations photovoltaïques individuelles.
Les entretiens ont été menés sur les mois de septembre et octobre 2019. L’ensemble des commentaires
et des analyses porte sur la situation de la filière au moment de la tenue des entretiens.
• Les profils sont plus variés, avec la chute des prix les solutions PV dans le résidentiel se
démocratisent.
Profil des consommateurs
• La filière attend cependant une prise de conscience plus sensible des atouts du PV de la part du
grand public, des collectivités, des politiques.
• Toujours une forte progression avec comme moteur principal des volontés de protection de
L’autoconsommation
l’environnement, d’indépendance et d’anticipation des futures hausses du prix de l’électricité.
• Le dialogue entre les installateurs et les assurances se poursuit mais le blocage persiste. De
Le problème assurantiel nombreux installateurs ont des difficultés à s’assurer pour intervenir sur des installations
intégrées en toiture.
« Globalement sur le segment des installations photovoltaïques pour particuliers, c’est-à-dire jusqu’à 9
kW, le marché n’a pas réellement augmenté entre 2017 et 2018. »
« Il n’y a que 40 000 particuliers qui sont en autoconsommation en France. Ce chiffre est beaucoup trop
petit. Il devrait être au moins au même niveau que celui des Anglais, c’est-à-dire 150 000, et on devrait
viser une situation comme en Allemagne où ils sont 1 000 000. »
Chiffres de marché des applications PV résidentiel de 2015 à 2018 en kW par segment de marché
Consommateurs et
installateurs
• L’étude quantitative sur la filière a identifié que depuis 2015, le marché des installations résidentielles a
Freins et
219 336
200 000
150 000
Puissance en kW
100 000
88 463 87 630
Consommateurs et
72 479 70 105
installateurs
50 000 49 750
43 350 36 470
26 150 32 350 17 900 31 450
9 831 25 966 14 250 15 500
15 960 17 155 6 200 6 500 11 650
0 3 988 2 014 5 000
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
ü Un marché du résidentiel qui reste loin des niveaux atteints il y a une dizaine d’années.
recommandations
« Sur le créneau des installations de 3 kW ou moins, le potentiel est beaucoup plus important que ce
Freins et
que montrent les chiffres actuels. Il y a dix ans, le marché était quasiment dix fois supérieur. Bien sûr
les conditions étaient différentes mais il y a matière à faire bien mieux que les niveaux
d’aujourd’hui. »
opter pour de l’autoconsommation et souvent ils ont installé une puissance moindre à ce qu’ils
songeaient initialement. »
« En 2018, sous l’effet de l’explosion de l’autoconsommation, il y a eu plus d’activité sur le segment de 3
kW que les années passées. Cependant, les puissances moyennes ont été en diminution. Je n’ai pas de
chiffres moyens à donner mais globalement les installations en revente totale de l’électricité sont
souvent plus grandes que celles en autoconsommation. »
Consommateurs et
l’autoconsommation.
« En 2018, la demande pour des installations photovoltaïques en autoconsommation a été très forte.
On est passé à plus de 85 ou 90 % des opérations en autoconsommation alors que les années passées
les installations en revente totale représentaient encore une part significative des ventes. »
« Sur le segment des installations photovoltaïques de moins de 3 kW, l’autoconsommation a fait main
basse sur le marché. Nous avons fait plusieurs dizaines d’installations dans l’année, au moins 9 sur 10
recommandations
étaient en autoconsommation. Cette approche de produire une énergie que l’on va soi-même
consommer plaît beaucoup. »
Freins et
« En 2018, il ne s’est pas fait beaucoup plus d’opérations photovoltaïques dans le résidentiel qu’en 2017
mais celles qui se sont faites ont presque toutes étaient faites en autoconsommation. »
ü Des professionnels qui se désespèrent de ne pas voir le marché français prendre une autre
dimension.
« Le marché reste toujours bien en deçà du gisement potentiel français, qui est énorme. Il y aurait de
quoi viser 1 000 000 installations en France en autoconsommation aux conditions actuelles du marché
et pourtant nous sommes loin du compte. »
recommandations
« Nous avons créé notre structure en 2015 et on pensait que le marché allait s’accélérer fortement en
2017-2018. On attendait beaucoup du décret sur l’autoconsommation mais le marché n’a pas explosé. Il
Freins et
Puissance installée annuellement (en kW) 32 350 14 250 15 500 17 900 31 450
… dont installations en autoconsommation en % 8% 20 % 28 % 40 % 84 %
Puissance des installations en autoconsommation (en kW) 2 590 2 850 4 350 7 160 26 420
• Le suivi d’Observ’ER sur le marché photovoltaïque dans le résidentiel a identifié un ratio de 84 % pour la
Freins et
part des opérations PV réalisées en 2018 sur le segment des installations de 0 à 3 kW. Ce même ratio
n’était que de 20 % en 2015.
C’est devenu la solution de facilité pour les installateurs quand un client vient les voir sur un projet
photovoltaïque, les arguments de l’autoconsommation font souvent mouche. Et puis il y a un
phénomène de bouche-à-oreille qui grossit et qui touche largement en France. »
« Ce qui plaît c’est l’idée de produire sa propre énergie verte. D’avoir une petite part d’autonomie
relative dans sa consommation d’électricité, de contrôler une partie essentielle de la vie de tous les
jours qui est l’énergie consommée, ce qu’il y a derrière la prise. Après, il y a aussi l’aspect économique
car les particuliers sont de plus en plus sensibilisés par l’incertitude de l’avenir. Quel sera le prix de
l’électricité dans 2, 5 ou 10 ans. Tout cela, plus le fait que c’est un mode de production renouvelable qui
Consommateurs et
cela suppose que votre voiture est raccordée dans le garage pendant les période de production, donc
pendant la journée. C’est rarement le cas. »
« Neuf installations sur dix sont en autoconsommation avec revente du surplus. Il faut quand même
savoir qu’il n’y a techniquement aucune différence entre ce type d’installations et une en revente totale.
En termes d’équipements, de raccordement, d’installation c’est la même chose. La seule différence c’est
le tarif qui s’applique à l’électricité qui est vendue au réseau. Je pense que la majorité des
consommateurs n’ont pas réalisés cela. »
Consommateurs et
marché 2018
• L’étude quantitative sur la filière a
5% identifié une part de 80 % des
Source : Observ’ER 2019
installée. Les installations sont à la carte en fonction des besoins et des modes de vie des particuliers qui
vont investir. De toute façon il n’y a pas de suivi de cela. »
« À partir du terrain c’est difficile d’identifier une puissance moyenne pour les installations en
autoconsommation. Si on se base sur les chiffres d’Enedis, sur le créneau des unités de 0 à 3 kW, il y
avait, fin juin 2019, 71 MW de puissance en mode autoconsommation pour 26 000 installations. Si on fait
la division, cela donne une puissance moyenne de 2,7 kW par installation. »
Consommateurs et
installateurs
recommandations
Freins et
ü Globalement, les perspectives à moyen terme, sans être sombres, ne sont pas très
enthousiastes.
« C’est difficile de se projeter. Je ne vois pas de signe qui annoncerait une croissance importante de
l’activité. J’ai peur que la sous-exploitation du potentiel du marché français du photovoltaïque dans
Structuration filière
le résidentiel ne perdure. »
« On attendait beaucoup de l’arrêté tarifaire de 2017 sur les installations en autoconsommation,
mais le montage était trop complexe et il a perdu les gens. Il n’y a pas eu de gros impacts sur le
marché en termes de volume total dans le résidentiel. Si la situation reste la même dans deux ans, le
marché sera toujours à un niveau sensiblement proche de celui de 2018 ou 2019. »
« Depuis quatre ans nous attendons une prise de conscience de la part des populations, des élus ou
des éléments déclencheurs forts de la part de l’État, qui permettraient au marché de réellement
Consommateurs et
prendre sa dimension. Nous ne voyons rien venir et donc à l’horizon 2020-2021, nous nous attendons
installateurs
« Je pense que nous allons avoir une croissance portée par l’autoconsommation et une volonté
Freins et
croissante des particuliers de partager l’énergie. La future RE 2020 devait, elle aussi, inciter à faire
davantage du photovoltaïque dans le résidentiel, tout comme le développement des véhicules
électriques et les objets connectés ou la domotique. »
ü Sur les segments des technologies les plus récentes, l‘avenir est conditionné au maintien
des aides à la filière.
« Pour notre secteur, les appels d’offres innovation de la CRE sont très importants, on espère donc
Structuration filière
qu’il y aura une continuité dans ces appels d’offres et qu’il n’y aura pas d’arrêt prolongé. Mais si
nous avons des projets retenus dans les appels d’offres, il faudra qu’il y ait derrière un soutien à la
réalisation de type NTE (Nouvelles Technologies Émergentes), sinon on ne pourra pas réaliser le
projet. »
« Le marché sera fortement impacté par la RE 2020. Il faut que la réglementation aille le plus
installateurs
possible vers le 3e niveau énergétique tel que testé dans le label E+C-. Je pense que cela dépendra du
dynamisme du secteur du bâtiment au moment de la sortie du décret. Si l’activité est moyenne, il y a
un risque qu’on ne relève pas les exigences énergétiques. En revanche, si le bâtiment se porte bien,
on pourrait avoir des seuils énergétiques de référence élevés. Ce sera une décision politique. »
« L’évolution du prix de l’électricité en France est également un facteur central. Beaucoup de
particuliers veulent se prémunir contre les hausses annoncées. Si les prix continuent de progresser,
ce sera une bonne chose pour le photovoltaïque. »
recommandations
Freins et
Sur le plan des types d’installations, les opérations en autoconsommation se sont largement
imposées au point de représenter plus de 80 % des nouvelles réalisations faites en 2018.
Toutefois, malgré des volumes en hausse sur le segment de 0 à 3 kW, les professionnels
Structuration filière
Les six premiers mois de 2019 se sont inscrits dans la même tendance que ceux de 2018 et à
l’horizon 2021, les professionnels ne voient pas d’annonces ou d’évènements susceptibles
de venir modifier la tendance actuelle. La majorité des personnes interrogées pense que les
volumes du marché du photovoltaïque dans le résidentiel ne vont pas significativement
progresser à moyen terme.
recommandations
Freins et
ü Les acteurs du secteur notent une augmentation des intermédiaires sur le marché des
Structuration filière
démarchent les particuliers en proposant des kits photovoltaïques, pour ensuite les renvoyer vers leur
installateurs
réseau d’installateurs. »
« Nous avons été démarchés par plusieurs entreprises qui voulaient nous intégrer dans leur réseau
d’installateurs, pour relayer leurs offres faites aux particuliers. Cela peut être intéressant car certains ont
de gros moyens en force commerciale et ils peuvent amener pas mal de clients nouveaux. »
« La multiplication des intermédiaires a été l’une des principales évolutions observées sur le segment du
résidentiel ces dernières années. On y trouve de tout : des indépendants, des grands énergéticiens, des
start-up. Certains se déclarent courtiers en énergie, d’autres davantage fournisseurs d’énergie. On va
recommandations
voir comment cela va évoluer. Est-ce que cela va permettre au marché de prendre une nouvelle
Freins et
dimension ? Je ne sais pas mais je pense que parfois le particulier a du mal à bien comprendre qui il a
exactement au bout du fil. »
ü Un acteur spécialisé dans la mise en relation entre installateurs et particuliers inclut les
installateurs
collectivités achètent une cartographie, des capacités de traitement de la donnée et obtiennent un bon
référencement Internet. Cela leur permet d’atteindre leurs objectifs qu’elles ont en termes de production
Freins et
d’énergies renouvelables. Globalement, les collectivités apprécient notre capacité à accompagner les
gens et à leur montrer pourquoi c’est intéressant pour eux. »
« Faire des offres qui touchent le grand public, c’est bien, mais je pense qu’il faudrait un minimum
d’encadrement. Quand je vois la société Oscaro, spécialisée à la base dans la fourniture de pièces
détachées pour automobiles, proposer des kits photovoltaïques, je trouve qu’il y a un mélange des
genres qui peut ouvrir à des dérapages. »
« C’est la brèche qu’utilisent le plus souvent les écodélinquants pour approcher les particuliers. Ils se
présentent comme représentant un grand fournisseur et cela peut impressionner ou endormir la
vigilance des personnes. »
recommandations
« Le message que nous passons aux particuliers face au démarchage est de rester très prudents. De
Freins et
bien vérifier les informations avancées, de toujours faire plusieurs devis comparatifs et surtout de ne
jamais rien signer dès la première visite. »
qui avaient accentué la baisse des prix mais depuis six mois la situation semble s’être un peu calmée. »
« Nous observons une stabilité des prix des modules sur les premiers mois 2019. Le photovoltaïque va
continuer de voir ses coûts diminuer à l’avenir mais les derniers mois il y avait une pause. »
ü Sur les prix des équipements, plusieurs acteurs interrogés rappellent le manque
d’indicateurs de suivi.
Consommateurs et
« L’évolution du prix des modules ou des kits photovoltaïques sur le marché repose sur l’expérience et
installateurs
les observations sur le terrain. Il n’y a pas vraiment d’indicateurs de suivi régulier. Ce serait quand
même une bonne chose que cela soit diffusé. »
« Observ’ER réalise un indicateur sur le prix des kits dans le résidentiel. C’est le seul indicateur que je
connaisse. Il n’y en a pas à ma connaissance d’autres avec lesquels on puisse croiser les résultats. On
sait que le prix des équipements photovoltaïques a beaucoup diminué au cours des dernières années
mais pouvoir quantifier précisément cette évolution pour notamment communiquer dessus, c’est une
chose qui manque. On sait que le prix des équipements est un point important de la prise de décision
recommandations
2,90
0,80 2,70
2,40 2,30
0,70
0,60
0,50 0,50
3,90
3,15
2,65
2,20 2,10 1,90 1,80
Le graphique issu de l’étude annuelle 2018 d’Observ’ER du marché des applications photovoltaïques dans le
résidentiel montre que le rythme de baisse du prix des installations a été fort de 2012 à 2015, avant de ralentir.
Ces indicateurs reposent sur l’interrogation d’un panel d’installateurs opérant en France sur la vente et la pose
d’un kit standard de 3 kW installé en surimposition de toit.
Les prix du matériel portent sur les éléments suivants : les panneaux photovoltaïques, 1 onduleur, 1 coffret AC/
DC, câbles et connexion.
recommandations
Les prix de la pose portent sur les opérations suivantes : livraison et pose du système en surimposition de
toiture, câblage électrique. La garantie matériel constructeur de 10 ans sur l'onduleur et les panneaux ainsi que
Freins et
la garantie de production sur 25 ans sur les panneaux sont incluses. En revanche, le raccordement au réseau
n’est pas compris.
ü Au-delà des baisses de coût, les professionnels insistent sur la qualité des équipements
et sur l’avantage des circuits plus courts pour les modules assemblés en France.
« Quand les clients viennent nous voir en espérant toujours un prix plus bas, on leur explique que nous
Structuration filière
ü Plusieurs personnes interrogées ont rappelé que la fin de l’intégré au bâti avait
également permis de faire baisser les prix.
Consommateurs et
installateurs
« Depuis au moins deux ans, les installateurs font majoritairement des installations en surimposé. Cela a
également participé à faire baisser les coûts de manière significative. Il y a moins de temps de mise en
œuvre et moins de matériaux et composants utilisés. »
« La baisse des tarifs d’achat pour tout ce qui est intégré au bâti a été une très bonne chose et on aurait
dû le faire plus rapidement. On aurait dû mieux s’inspirer de ce que font les autres pays européens.
Aujourd’hui, on ne fait plus que du surimposé en toiture et le prix des installations a diminué de 10 à
15 %. »
recommandations
Freins et
ü À l’instar de ce qui avait été relevé au cours des dernières années, la qualité des
panneaux reste bonne.
« Il n’y a plus de problème de matériel comme on pouvait en rencontrer il y a trois ou quatre ans. Quelle
Structuration filière
que soit l’origine des panneaux, asiatiques, américains ou européens, il est maintenant rare d’avoir des
soucis en série sur des équipements, y compris les onduleurs. Les panneaux sont fiables et il n’y a plus de
souci là-dessus. »
« C’est de plus en plus difficile de dire que les panneaux chinois ont des performances et une qualité
moindre que les panneaux allemands ou européens. Pas mal de fabricants allemands qui mettaient en
avant la qualité de leurs panneaux par rapport aux produits chinois pour espérer emporter une vente
n’existent plus. »
Consommateurs et
ü Plusieurs acteurs insistent sur le fait que la qualité d’une installation vient en grande
installateurs
partie des autres éléments que les seuls panneaux ou des services proposés en
complément.
« Dernièrement, il n’y a pas eu d’évolution majeure dans la qualité des panneaux et il est difficile de
valoriser un panneau par rapport à un autre sur ses seules performances. Dans un kit photovoltaïque, ce
qui fait la différence c’est la batterie, l’onduleur, ou la qualité du câblage. Cela peut aussi être le service
après-vente ou le monitoring de l’installation. Ce sont essentiellement ces points qui font la différence. »
recommandations
« Nous avons une offre qualitative avec un suivi à distance des équipements. Nous proposons la
possibilité de dialoguer avec trois équipements pour les optimiser ou les faire démarrer tout seuls, type
Freins et
Au niveau de la structuration de l’offre, l’une des principales évolutions observées ces dernières
années a été l’arrivé d’intermédiaires se plaçant entre l’installateur et le client final. Pour la
Structuration filière
majorité des personnes interrogées ce phénomène est un signe plutôt positif qui dénote de
l’attrait du secteur du photovoltaïque dans le résidentiel. Ces intermédiaires, qui sont pour partie
issus de distributeurs d’énergie, sont perçus comme pouvant apporter des garanties de qualité sur
la réalisation des opérations, notamment en cherchant à constituer des réseaux d’installateurs
qualifiés et fiables pour structurer leurs offres commerciales. Il n’en reste pas moins que certains
professionnels recommandent d’encadrer cette activité, ou tout du moins de bien l’observer, afin
d’éviter de faciliter l’arriver d’écodélinquants supplémentaires.
Sur les prix, les professionnels mettent en avant un net ralentissement, voire une stagnation, des
Consommateurs et
baisses qui avaient été observées depuis le début des années 2010. La provenance des
installateurs
équipements et les circuits courts sont des arguments que les entreprises mettent en avant et qui
semblent compter pour les consommateurs. Autre point notable, comme l’an passé les acteurs de
la filière insistent sur le fait que la valeur ajoutée des installations se fait de plus en plus sur les
options et les services qui accompagnent l’opération que sur les seules performances des
panneaux ou des onduleurs.
recommandations
Freins et
ü Les capteurs PV/T eau, un marché structuré autour d’un nombre restreint d’entreprises
mais qui représenteraient plus de la moitié des installations solaires thermiques
individuelles faites en 2018.
« Autour de DualSun qui est le principal acteur de cette filière, il existe d’autres entreprises. Au global le
Structuration filière
marché se compose de cinq ou six acteurs pour un volume qui a dû atteindre faire environ 10 000 m2 en
2018. Ce chiffres représente plus de la moitié des installations de CESI (chauffe-eau solaire individuels)
en 2018. »
Chiffres de marché des applications solaires thermiques individuelles en 2018 (en m2)
Consommateurs et
70 % de l’activité. Le profil type sont des maisons qui ont un bon rendement énergétique et qui
cherchent des solutions complètes. Jusqu’à présent il n’y a à déplorer aucune installation à problème et
ce point est important pour une filière qui est en phase de croissance et de reconnaissance de la part
des consommateurs. C’est une technologie qui convainc les consommateurs et pratiquement 95 % des
installations sont faites en autoconsommation sur la partie électrique. Les régions principales sont les
plus ensoleillées, notamment Auvergne – Rhône-Alpes et PACA, mais la solution reste pertinente pour
toutes les régions françaises. Le prix moyen est aux alentours de 10 000 € pour une installation de 3
kW. »
Consommateurs et
installateurs
chaudière bois. »
Freins et
ü Soutenue au niveau de la R&D, l’industrie des capteurs hybrides PV/T eau estime être
oubliée de la plupart des aides au marché.
« Il y a un point crucial qui doit être mis en avant : DualSun a été soutenu dans ses actions de R&D mais
Structuration filière
ensuite plus du tout au niveau du marché. Nous avons obtenu des soutiens de la part de l’ADEME pour
le développement technique de notre offre mais aujourd’hui nos capteurs sont totalement absents du
dispositif Coup de pouce Chauffage, nous ne sommes pas éligibles au fonds chaleur et d’après les
informations que nous avons sur la future prime qui va succéder au crédit d’impôt en 2020, l’aide pour
le PVT/eau a été divisée par trois. Nous ne comprenons pas pourquoi on nous aide dans la R&D pour
ensuite nous laisser totalement seuls sur le marché. Nous sommes une industrie sur une technologie
nouvelle d’avenir, nous créons des emplois et nous exportons mais nous sommes oubliés des dispositifs
de soutien au marché ! »
Consommateurs et
installateurs
français à plus de 430 000 m2 à fin 2018, soit de très loin le plus gros marché au sein de l’Union
Freins et
européenne ! »
une tuile à l’aspect totalement standard qui pouvait produire de l’énergie ! Beaucoup de distributeurs
s’étaient renseignés et cela avait pas mal agité le Landerneau. Mais aujourd’hui le soufflé est
grandement retombé. Personnellement, je n’en ai pas vu sur le marché et je crois que même Tesla a
reporté la sortie sur ce marché de ce projet. »
« Les annonces de Tesla faites en 2016 étaient trop prématurées. Le produit n’était pas prêt. Il y avait eu
tout un concept autour des tuiles solaires en autoconsommation avec un stockage dans une voiture
électrique. C’était trop tôt. »
Consommateurs et
« Je ne sais même pas s’il y a une vraie offre aujourd’hui sur le marché. La seule que je connaisse ce sont
installateurs
les tuiles Imerys mais leur aspect est celui de cellules photovoltaïques. Elles sont différentes des tuiles
Tesla qui avaient totalement la forme et l’aspect de tuiles classiques pour une toiture. »
recommandations
Freins et
ü Les installations avec stockage concernent une minorité des opérations faites en France
mais le phénomène prend de l’ampleur.
« Les installations en autoconsommation avec stockage représentaient moins de 5 % du marché l’an
passé mais je remarque qu’il y a de plus en plus d’opérations faites avec batteries. Il y a un nombre
Structuration filière
grandissant de particuliers qui veulent maximiser leur autonomie et qui associent des batteries à leur
installation, même si financièrement l’option est encore un peu chère. »
« J’ai un retour d’installateurs situés dans le sud de la France qui me disent que le modèle avec stockage
sur batterie commence à avoir une rentabilité intéressante. De plus, il y a des produits de type onduleur
+ batterie, le tout intégré dans un même boîtier qui devrait séduire des consommateurs. C’est un produit
qui semble moins cher et évolutif. »
« Les batteries font de vrais progrès en termes de performance et de prix. Il y a un mouvement de
Consommateurs et
est une idée qui actuellement est assez forte et elle fait bouger le marché. »
ü Les solutions associant solaires photovoltaïques et stockage sous forme d’ECS sont
également rares.
« Techniquement il est possible de stocker de l’énergie en utilisant la production électrique
photovoltaïque non consommée pour chauffer de l’eau chaude dans un ballon ECS. Maintenant sur le
terrain, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’installations de ce genre. De mon côté, je n’ai pas beaucoup
recommandations
« Il y a une entreprise française qui propose cette solution. Je crois qu’ils ont lancé l’offre cette année (en
2019). Je ne sais pas si ça marche. Avec les augmentations annoncées du prix de l’électricité, cela va
devenir de plus en plus intéressant. »
ü Le couplage PV – véhicule électrique interpelle les particuliers mais les réalisations sont
encore très rares.
« On a de l’intérêt pour ce couplage de la part de nos clients. On nous pose des questions.
Structuration filière
Intellectuellement, l’association est astucieuse mais dans les faits, on doit stocker un surplus de
production, cela arrive en journée et la plupart du temps, la voiture n’est pas dans le garage à ce
moment. »
recharge, il y a moyen de proposer de la recharge rapide ou semi rapide, sans avoir besoin de renforcer
installateurs
démesurément le réseau. »
« Le PV et l’autoconsommation sont désormais acquis. Maintenant c’est sur la voiture électrique qu’il
faut un progrès. Tout le monde est d’accord pour dire que photovoltaïque et mobilité vont de pair. Mais
les voitures électriques sont faites pour ceux qui sont en ville ou se déplacent très peu. Or, la France est
un pays rural où la voiture électrique n’a pas toujours sa place. Et les technologies de voitures
électriques ne sont pas encore toutes au rendez-vous. »
recommandations
« Nous voyons aussi, dans les projections, le déploiement des batteries des véhicules électriques. Avant,
le véhicule électrique paraissait lointain mais maintenant ça y est, il y a 100 000 véhicules qui roulent en
Freins et
France. Ça va faire des batteries qui vont pouvoir être utilisées pour faire du stockage à coût réduit. Le
stockage pour la maison et la voiture électrique, nous croyons beaucoup à cet avenir-là. »
Les capteurs solaires hybrides PV/T eau poursuivent leur progression avec un marché national
évalué à 10 000 m2 en 2018. A l’instar des installations photovoltaïques à partir de panneaux
standard, la très grande majorité des opérations faites avec des panneaux hybrides dans le
Structuration filière
résidentiel sont en mode autoconsommation. Sur cette technologie, l’acteur principal français
déclare faire des volumes à l’export équivalents à ceux de son activité sur le territoire nationale.
Les volumes de l’activité des capteurs PV/T air est moins nettement identifiée mais ils
représenteraient des surfaces nettement plus importantes puisque le parc français est évalué à
430 000 m2.
L’un des principaux messages des professionnels engagés sur des technologies innovantes est de
mettre en avant que des nouveaux équipements ou procédés, après avoir été aidés dans leur mise
au point, ne doivent pas être exclus des aides au marché sans quoi les efforts faits en amont
Consommateurs et
s’élargir.
« Initialement, nos clients étaient surtout des CSP+ ou des gens plutôt aisés. Avec la diminution des prix et
l’effet de bouche-à-oreille, la clientèle tend à évoluer. Le profil des clients change et cela se démocratise un
peu plus. On voit de plus en plus de personnes qui ont un projet de rénovation énergétique de leur bâtiment
et qui en profitent pour y intégrer une installation photovoltaïque. »
« Avec l’aide sur l’autoconsommation et les fortes diminutions de prix des équipements, le client type
change un peu. C’est un peu caricatural car il n’y a pas vraiment de client type, c’est vraiment hétérogène
car en fonction que l’on soit dans une zone urbaine ou périurbaine, dans le nord de la France ou au sud il y
Consommateurs et
a déjà des différences. Mais disons que l’on a peut-être un peu plus de familles standards et un peu moins
installateurs
« On observe que nos clients, en plus de l’aspect énergétique, sont de plus en plus sensibles au fait que nos
panneaux sont fabriqués en France et que nous faisons travailler des personnes en difficulté. Cela parle de
plus en plus aux gens. »
premier lieu le fait d’avoir une certaine indépendance de la part du réseau pour sa propre électricité,
avoir la satisfaction de faire sa propre énergie et d’une façon qui respecte l’environnement. Il y a
également le choix d’investir dans une installation qui produira pendant les 20 ans à venir à un coût qui
ne changera pas et ainsi de se prémunir contre les augmentations du prix de l’électricité. »
« Installer du photovoltaïque permet de participer à la lutte contre le réchauffement climatique. Ce
point est important pour de nombreux particuliers. Il y a une volonté de porter sa propre action, sa
propre pierre aux actions de lutte contre l’effet de serre. Pour cela, le photovoltaïque est bien adapté
Consommateurs et
car c’est une installation souple qui peut s’installer partout. Ensuite, le choix d’autoconsommer arrive
installateurs
ü Une certaine défiance envers les principaux fournisseurs d’énergie est également
observée.
« On voit monter un mouvement de particuliers qui n’ont pas confiance en EDF ou Engie pour leur
fourniture d’électricité. Ce n’est pas une défiance d’un point de vue technique mais sur l’aspect prix de
recommandations
vente et lutte contre le réchauffement. Certains l’expriment clairement. Ils préfèrent prendre les devants
plutôt que s’en remettre à une offre d’électricité verte proposée par les fournisseurs d’énergie. »
Freins et
l’Union européenne et c’est très loin de ce que l’on observe en Allemagne. Les consommateurs n’ont pas
confiance dans ces offres, ils ne les comprennent pas. Quand les médias expliquent que souvent ces
offres consistent à verdir avec de la garantie d’origine de l’électricité qui est en fait nucléaire ou fossile,
on comprend que les consommateurs ne suivent pas. Il y a l’offre Enercoop qui apparaît comme la plus
vertueuse mais le kWh est de 10 % plus cher que les tarifs réglementés. Donc, dans ce contexte une
installation photovoltaïque en autoconsommation apparaît comme beaucoup plus directe et simple
pour être sûr de consommer de l’électricité renouvelable. En plus, les prix on beaucoup diminué et il y a
une aide de 1 000 euros en moyenne. Donc pour 3 500 ou 4 000 euros, vous avez pour les 20 ou 25 ans à
Consommateurs et
ü Pour plusieurs professionnels interrogés, le marché devrait être plus équilibré entre
installations en autoconsommation et revente totale de la production.
« Aujourd’hui, la très grande majorité des opérations sont en autoconsommation alors qu’on pourrait
être davantage en revente totale. Ce dernier segment profite encore d’un tarif d’achat intéressant et
techniquement c’est le même montage qu’une installation en autoconsommation. Il y a une prime à
recommandations
l’autoconsommation qui fait un peu poudre aux yeux, mais ensuite quand on regarde les tarifs, on
Freins et
s’aperçoit qu’il y a une différence importante. Si on fait un calcul en détail sur la durée de vie de
l’installation, c’est beaucoup plus intéressant de faire de la revente totale. Les particuliers ne font pas ce
calcul et les installateurs proposent de l’autoconsommation car c’est très facile à placer. »
« L’autoconsommation ne s’inscrit pas dans la même démarche, celle de la vente totale d’électricité.
Avant, nous vendions au consommateur un tableau financier basé sur la rentabilité financière de
Structuration filière
l’opération. Aujourd’hui, nous vendons une démarche environnementale basée sur une économie
d’énergie qui va évoluer dans le temps à mesure que le prix de l’électricité va augmenter. »
« Avec l’autoconsommation, les consommateurs sont réellement devenus des consomm’acteurs. Au-
delà de l’investissement, de son achat, le particulier fait passer un message : il veut une énergie plus
propre, qu’elle soit locale, et il est prêt pour cela à installer sa propre unité de production. »
« Il y a désormais plus de demandes en autoconsommation que de vente en totalité, bien que cette
dernière bénéficie encore de tarifs d’achat intéressants. Mais les gens ont décidé de franchir le pas, au
Consommateurs et
détriment de toutes les idées que nous avions. On ne pensait pas que ça serait aussi rapide. Ce sont les
installateurs
particuliers qui ont impulsé leur propre tempo pour faire de l’autoconsommation. »
recommandations
Freins et
physiquement se diriger vers le point de consommation le plus proche. Cela signifie que quand vous
avez une installation photovoltaïque sur votre toit et que vous êtes en revente totale de votre
production. Eh bien les électrons que vous injectez vont être consommés par votre habitation, si leur
période de production correspond à un moment où vous allez également consommer de l’électricité.
Autrement dit, il y a de l’autoconsommation pour toutes les installations photovoltaïques. D’ailleurs,
techniquement, dans leur montage et leurs équipements, une installation en revente totale et une unité
en autoconsommation sont identiques. Je pense que la plupart des consommateurs qui investissent
dans une unité photovoltaïque ne le savent pas. La seule différence entre les deux formules c’est le tarif
d’achat de l’électricité. Dans le cas de la revente du surplus, le tarif est de 10 centimes d’euros le kWh
Consommateurs et
installateurs
contre 18 centimes si vous êtes en revente totale. Dans ces conditions, on voit donc que le calcul
rationnel devrait amener les consommateurs à plutôt choisir la revente totale et pourtant le marché est
à plus de 80 % en autoconsommation. »
« L’autoconsommation c’est la solution de facilité pour vendre une installation photovoltaïque. C’est ce
que veulent les consommateurs. Pourtant, une telle installation doit forcément impliquer le fait que l’on
change ses habitudes de consommation pour que les résultats soient au rendez-vous. Cela signifie de
modifier les horaires d’utilisation de certains appareils et de pousser la démarche d’économie d’énergie.
recommandations
Cependant, par manque de temps, rares sont les installateurs qui font l’effort de pédagogie et de
sensibilisation à leurs clients. De ce fait, il arrive fréquemment que des clients soient déçus. Une
Freins et
association, comme le GPPEP (Groupement des Petits Producteurs d’Électricité Photovoltaïque), essaie
d’accompagner les particuliers sur ces questions mais les moyens sont très limités. »
ü Plusieurs professionnels incitent les particuliers à choisir l’option qui est la plus
intéressante financièrement : la revente totale.
« Notre association préconise que les particuliers fassent un calcul sur l’ensemble de la durée de vie de
l’installation, mettent bien en correspondance les aides disponibles et les tarifs d’achat appliqués et que
Structuration filière
soit choisie en définitive l’option la plus intéressante financièrement. Sur le créneau des installations de
moins de 3 kW, il y a une différence de 80 % des tarifs entre les deux modes de valorisation. Le taux
d’autoconsommation est généralement de l’ordre de 30 % car les particuliers sont rarement chez eux
dans la journée. Donc 30 % de l’électricité produite par les panneaux sera consommée par des besoins
de l’habitation. Même en prenant des hypothèses de croissance des prix de l’électricité important au
cours des prochaines années, la solution d’autoconsommation et de revente du surplus n’est pas
financièrement la plus intéressante. Il faudrait pour cela atteindre un taux d’autoconsommation d’au
moins 60 %. »
Consommateurs et
installateurs
Le Centre de ressources national sur le Photovoltaïque, porté par l’association Hespul, a développé un
outil de comparaison économique des différents modes de valorisation de l’électricité photovoltaïque.
Le but de l’outil est de permettre à tout porteur de projet d’évaluer le devis qui lui a été fait : est-ce que la
production annoncée est la bonne, est-ce que les recettes annoncées sont cohérentes…? Le but premier
est d’éviter les arnaques et les offres commerciales déloyales. Il permet aussi aux porteurs de projets
(surtout non-sachants : particuliers ou collectivités) d’avoir toutes les informations nécessaires pour
recommandations
Pour les professionnels interrogés, la montée de l’autoconsommation est allée de pair avec
l’avènement de la notion de consomm’acteur. Le consommateur cherche de plus en plus à
s'émanciper des modes de production et de consommation de l’énergie que propose le marché
Structuration filière
pour devenir de plus en plus autonome dans ses choix. Les motivations perçues de l’engouement
pour l’autoconsommation sont une recherche d’autonomie énergétique associée à une
démarche qui protège l’environnement ou qui intègre des éléments sociétaux (circuit court, le
fait de faire travailler des personnes handicapées…). Cependant l’aspect économique n’est pas
totalement mis de côté puisque le fait d’autoproduire une partie de son électricité est également
vu comme un moyen de se prémunir contre les hausses annoncées du prix du courant vendu sur
le réseau.
Consommateurs et
Cependant, même si les professionnels comprennent la démarche des consommateurs, ils sont
installateurs
plusieurs à penser que les particuliers ne sont pas assez informés sur ce qu’implique une
installation en autoconsommation notamment en termes d’aménagement des habitudes de
consommation pour que les résultats soient optimaux. Il en va de même avec le calcul de
rentabilité économique de l’investissement qui sur le long terme resterait nettement en faveur
de la revente totale au réseau. Les installateurs, principaux prescripteurs auprès des particuliers
pour le choix des modalités d’une l’installation seraient trop souvent tentée par la facilité de faire
de l’autoconsommation sans informer et sensibiliser les particuliers au préalable.
recommandations
Plusieurs acteurs pensent ainsi que le marché devrait être plus équilibré entre opérations faites
en revente totale de l’électricité sur le réseau et autoconsommation.
Freins et
ne progressant pas, le réseau des installateurs français ne bouge pas non plus. On ne peut pas dire que
l’on manque sévèrement d’installateurs photovoltaïques en France. Il y a peut-être des tensions sur
certains territoires ou départements mais globalement le nombre d’installateurs est en phase avec
l’activité du segment. »
« Le volume d’activité du photovoltaïque dans le résidentiel est faible en France, donc les bons
installateurs peuvent absorber le marché actuel. La question est de savoir qu’est-ce qui se passerait si le
marché se développe rapidement. »
Consommateurs et
installateurs
maîtrisent pas bien la technologie, qui vont vendre bien trop chère une installation, ou qui vont chercher
à abuser le client, il y peut y en avoir mais les écodélinquants ne sont pas principalement au niveau des
installateurs. C’est plutôt au niveau des entreprises qui démarchent les particuliers que l’on va surtout
rencontrer les entreprises à problèmes. »
« L’écodéliquance dans le photovoltaïque aujourd’hui est surtout observée sur des actions commerciales
plutôt que sur des cas d’installations totalement défectueuses. Typiquement ce sera le commercial qui va
vous vendre une installation 3 fois son prix lors d’une foire sans possibilité de rétractation. »
Consommateurs et
« Les qualifications RGE font désormais bien partie du paysage. Les consommateurs les ont identifiées et
le dispositif est globalement sérieux. Dans le cas du photovoltaïque, même si une partie des installations
se font sans qu’aucune aide financière ne demande expressément un installateur qualifié RGE, je pense
que la grande majorité des particuliers choisissent quand même un professionnel qualifié. »
par le passé des entreprises se faire radier auprès d’un organisme de qualification puis aller se qualifier
Freins et
chez un autre organisme équivalent sans qu’elle ne rencontre le moindre obstacle. C’est choquant parce
qu’on a l’impression que cela ne sert à rien. Il faudrait plus d’échanges entre les organismes de
qualification RGE pour que la chasse aux écodélinquants soit efficace. »
En mars 2017, suite à des séries de sinistres déclarés d'incendie ou de problèmes d'étanchéité sur des
installations photovoltaïques chez des particuliers, l’Agence Qualité Construction a mis sous
observation des produits PV intégrés au bâti. Suite à cette décision, les assureurs ont immédiatement
appliqué un principe de précaution maximum en refusant d’assurer les installateurs utilisant les
produits et/ou procédés pointés par l’AQC.
En janvier 2018, la Commission Prévention Produits (C2P) de l’AQC a publié une liste verte des produits
photovoltaïques intégrés au bâti, qui n’étaient pas soumis à la mise en observation par la C2P et
pouvant donc considérer comme technique courante par les assureurs. Cependant, certains produits
Consommateurs et
et/ou procédés bénéficiant d'un Avis Technique (ATec) du CSTB ou d'un Document Technique
installateurs
d'Application (DTA) en cours se sont retrouvés exclus de la liste verte de l’AQC. Cette liste verte est
destinée à évoluer périodiquement, intégrant ainsi de nouveaux équipements validés et soustraits à la
procédure de mise en observation, mais l’évolution simultanée des critères de validité de la liste verte
par la C2P ajoute un niveau supplémentaire de complexité. Cette situation a grandement troublé les
industriels et les installateurs de la filière qui sont entrés en discussion avec l’AQC et les réseaux des
assureurs par le biais du syndicat professionnel Enerplan, afin de trouver une solution à la situation.
recommandations
Freins et
faites en intégration au bâti car c’était l’option qui profitait alors des tarifs d’achat les plus rentables.
C’est vrai qu’il y a eu un certain nombre de problèmes et il y a eu des installations défectueuses. Mis à
part le non-fonctionnement des modules, plutôt lié à leur qualité, le reste des problèmes venait du
procédé d'intégration lui-même. Les normes pour l'installation électrique sont prévues pour des
centrales au sol et la température acceptée est de 85 °C. Or, en intégration au bâti, l'installation est
moins ventilée et la température peut monter à plus de 120 °C, ce qui entraîne un vieillissement
prématuré des composants. Les assureurs ont réellement vu une augmentation importante des sinistres
et ils ont tiré la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, la situation a peu évolué et les assureurs sont toujours
Consommateurs et
très rétifs à couvrir les professionnels pour leurs opérations sur des installations intégrées au bâti.
installateurs
Aujourd’hui, même si on ne fait plus beaucoup d’intégrés au bâti, le blocage assurantiel est un problème
pour toutes les opérations de dépannage ou de maintenance sur d’anciennes installations en intégré. »
ü La situation serait surtout difficile pour les installateurs arrivés nouvellement sur le
segment.
« Les professionnels les plus anciens ont trouvé des arrangements avec les assureurs pour régulariser
leur situation. Le plus difficile c’est pour les installateurs qui arrivent et qui ont beaucoup de mal à
recommandations
trouver un assureur qui les couvre pour les interventions sur des installations en intégré bâti. »
Freins et
bien assurés ou pas. Cette situation fragilise des entreprises : plusieurs centaines d'installateurs de
photovoltaïque se trouvent sans police d'assurance décennale. »
« Avec la mise en observation, les installateurs ont le sentiment qu’on vient encore embêter le
photovoltaïque, que la filière est à nouveau discréditée. Eux ont l’impression de faire de la qualité et
d’installer des produits dans lesquels on peut avoir confiance et en plus ces installateurs sont très
souvent qualifiés RGE. Il y a une incompréhension entre la perception technique de l’installateur qui se
dit qu’il fait tout pour faire bien, qui a des clients contents, et entre la mise en observation et les
problématiques assurantielles qui s’en sont suivies. »
Consommateurs et
installateurs
pas faire l’impasse sur le photovoltaïque. Ils s’adaptent pour mettre petit à petit des conditions d’accès
aux garanties décennales pour les installateurs car ils ne peuvent pas se couper de ce marché qui va
Freins et
Si le réseau des installateurs photovoltaïque évolue lentement, son ampleur est jugée comme
suffisante pour absorber l’activité actuelle du secteur. Les professionnels ne décrivent pas de
situation de pénurie d’installateurs qui ralentirait le marché.
Autre information à noter, les principales fraudes ne seraient pas le fait des installateurs mais
plutôt d’entreprises commerciales. Sur le plan de la lutte contre l’écodélinquance, les qualifications
RGE ont une action qui est jugée positive.
Les problèmes assurantiels observés ces dernières années ne sont pas résorbés. Malgré le dialogue
Consommateurs et
qui s’est instauré entre les partenaires (assureurs, syndicats professionnels, organismes RGE,
installateurs
4.1. L’écodélinquance
« L’un des terreaux du phénomène est le manque d’information de base des particuliers sur le
photovoltaïque et notamment sur les prix. La plupart des personnes n’ont pas de références de prix pour
une installation et peuvent donc se faire manipuler par un professionnel peu scrupuleux. »
« Malgré le fait que ce problème ait été identifié depuis des années, le secteur a du mal à l’endiguer. Les
écodélinquants sont souvent des personnes qui bougent vite, changent le nom des entreprises, peuvent
faire des dégâts importants suite à des salons ou des foires commerciales et disparaître rapidement
dans la nature quand elles se sentent trop cernées. »
Consommateurs et
installateurs
bénéficier de la prime qui existe, donc cela a déjà participé à faire fuir une partie des écodélinquants car
Freins et
avant cette prime, il n’y avait pas d’aide et donc les particuliers pouvaient passer par des installateurs
non qualifiés. »
« Les clients ont cette image du photovoltaïque en tête. C’est un frein car des particuliers ont peur de se
faire avoir et ne sautent pas le pas de l’investissement. »
ü Les acteurs réclament davantage d’actions et de coordination dans la lutte contre les
écodélinquants.
« C’est un mouvement très difficile à contrer. Nous sommes au contact des particuliers et quand on
Consommateurs et
protection des populations (DDPP). Par ailleurs, nous travaillons à la formation des conseillers énergie
des Espaces info énergie (EIE) sur la thématique du photovoltaïque, et il y a un volet spécifique sur la
prévention face aux écodélinquants. »
« Il faut que les écodélinquants aient le moins possible accès au marché. Quand un arnaqueur est
identifié et radié d’un organisme de qualification RGE, il faut que les autres organismes soient au
courant pour ne pas l’accepter. La mutualisation des informations est essentielle dans ce domaine. »
recommandations
Freins et
Consommateurs et l’INC (Institut National de la Consommation). Le problème est que l’État ne nous suit
pas sur ce point. »
Des propositions devraient être remises aux professionnels courant novembre auxquelles il leur sera
demandé de réagir. Le gouvernement aurait également déclaré s'interroger sur la création d'un
médiateur de la rénovation énergétique, et sur la limitation, voire l'interdiction du démarchage
téléphonique et à domicile. Il plancherait également sur l'approfondissement de l'écoconditionnalité
des aides publiques, ainsi que sur le renforcement des contrôles sur site.
recommandations
Freins et
plus réactif possible quand un écodélinquant est identifié. Souvent le business plan de ces entreprises
dure deux ans, le temps de s’implanter dans un territoire faire un maximum de contrats et ensuite de
disparaître dans la nature. Il faut donc être très rapide. Quand une entreprise est radiée par un
organisme de qualification les autres organismes ont l’information et les raisons de la radiation. Ainsi ils
peuvent opposer à l’entreprise radiée, si celle-ci essaye de se qualifier auprès d’un autre organisme, le
fait qu’elle a été reconnue coupable d’avoir fait un usage frauduleux de la marque, ou autre et ainsi de
justifier le refus de la qualifier.
Consommateurs et
Parmi les actions mises en place, il y a également la mise en ligne par l’ADEME d’un formulaire de
installateurs
réclamation qui peut être rempli par des particuliers ou des organismes du réseau FAIRE (réseau
d’information sur la rénovation énergétique) tels que des EIE pour faire des signalements sur un
installateur douteux. Si l’installateur est qualifié, le signalement remonte directement à l’organisme
qualificateur. Si l’installateur n’est pas qualifiée, le signalement remonte à la DDPP (directions
départementales de la protection des populations ). La prochaine étape sera la mise en place d’un
« Cloud des réclamations ». Une base de données qui pourra être alimentée par plusieurs instances sur
des réclamations ou des signalements sur des entreprises soupçonnées d’écodélinquance. Cette
mutualisation des informations sera un autre moyen d’aller plus vite. »
recommandations
Freins et
bornés. Des problèmes de raccordement qui ont du retard. Cependant, nous sentons qu’auprès d’Enedis,
il y a un effort de leur part. Même s’il faut noter des améliorations comme notamment le fait d’être
passé sur une structure de coût unique à 49 euros pour le raccordement. Même s’il y a toujours du
retard dans le traitement des dossiers. »
« Il y a toujours de la complexité dans les demandes de permis de construire. Il y a des lenteurs et des
municipalités qui bloquent des projets sans que les motivations soient très claires. »
Consommateurs et
installateurs
recommandations
Freins et
La prime à l’autoconsommation
En 2017, une prime à l’autoconsommation photovoltaïque a été mise en place. Trois critères sont
nécessaires pour obtenir la prime :
• Les panneaux solaires photovoltaïques doivent être installés principalement pour une
démarche d’autoconsommation et par un installateur qualifié RGE.
• Les surplus d’électricité non autoconsommés doivent être vendus à un fournisseur d’énergie.
• Les installations doivent avoir une puissance inférieure ou égale à 100 kWc.
Consommateurs et
installateurs
Le montant de la prime est fonction de la puissance de l’installation, et son versement est échelonné
sur 5 ans :
• 390 €/kWc pour une puissance inférieure ou égale à 3 kWc
• 290 €/kWc pour une puissance entre 3 et 9 kWc
• 190 €/kWc pour une puissance entre 9 et 36 kWc
• 90 €/kWc pour une puissance entre 36 et 100 kWc
recommandations
Freins et
Ainsi, une installation d’une puissance de 4 kWc permettra de toucher : 290 * 4 = 1 160 € sur 5 ans, soit
232 € par an.
Les niveaux de ces tarifs ont pour but de permettre de couvrir les coûts d’installation ainsi que d’assurer
une rentabilité normale d’un projet sur une période comprise entre 10 et 20 ans.
Ces tarifs sont fixés par l’État, ils sont formulés afin de diminuer chaque trimestre à un rythme variable. Ils
sont indexés annuellement durant tout le durée du contrat d’achat.
Les chiffres du tableaux suivant indiques les tarifs en vigueur pour le deuxième trimestre 2019
induire en erreur les particuliers : une partie en tarif d’achat et une partie en prime versée sur 5 ans,
l’autre est donnée sous la forme d’un tarif d’achat. Les gens ne comprennent pas. Dans la tête des gens,
l’aide c’est seulement 1 200 euros, c’est-à-dire la prime et ils oublient la partie qui vient des tarifs. À
montant égal distribué par Bercy, l’impact serait bien plus efficace si l’aide était donnée en une seule
fois d’une façon simple. »
ü Un tarif d’achat pour la vente des surplus jugés trop peu attractifs.
Consommateurs et
« Pour l’injection du surplus, le tarif est trop peu cher. Le particulier achète son électricité sur le réseau à
installateurs
17 centimes, alors le tarif d’achat des surplus en autoconsommation est à 10 centimes le kWh. Il devrait
y avoir l’alignement des deux niveaux de prix. »
recommandations
Freins et
« Plus qu’à travers des aides financières, le développement du photovoltaïque dans le résidentiel
passera par la prise de conscience de la part du grand public, de la population au sens large, de la
nécessiter de faire évoluer notre façon de produire et de consommer de l’énergie. Les vertus du
photovoltaïque d’un point de vue environnemental mais aussi économique ou d’action citoyenne
doivent être davantage expliquées et mises en avant. Il faut donner des réponses aux questions
légitimes des consommateurs qui portent le plus souvent sur la production moyenne en fonction de
l’emplacement, le recyclage des panneaux, les émissions de CO2 sur l’ensemble de la durée de vie des
équipements. Je crois sincèrement que les particuliers citoyens prendront conscience d’eux-mêmes de
l’intérêt du photovoltaïque mais il faut que les informations soient plus largement diffusées que ce qui
Consommateurs et
existe aujourd’hui. La communication repose trop sur des petites structures, comme le GPPEP
installateurs
(Groupement des Particuliers Producteurs d'Electricité Photovoltaïque), qui n’ont pas les moyens de
faire ces actions de communication sur l’ensemble du territoire. »
« La prise de conscience des consommateurs, des territoires, des localités et même des décideurs
politiques est une étape cruciale. Elle est actuellement en cours mais c’est trop lent. Il faut accélérer ce
mouvement. Pour les particuliers, des points comme les Espaces info énergie sont des relais précieux
mais il faut mieux les former. Je crois qu’il y a une action qui est actuellement en cours pour les aider à
recommandations
guider plus précisément les particuliers sur la question du PV avec les bons arguments. C’est une bonne
chose. »
Freins et
« Il faudrait qu’une autre communication se fasse sur l’autoconsommation. Il y a trop de personnes qui
vont vers une installation en autoconsommation, alors que ce n’est pas le plus indiqué pour eux.
Consommateurs et
Actuellement, la communication passe essentiellement par les installateurs qui pensent surtout à faire
installateurs
du chiffre. Généralement, ce ne sont pas eux qui vont orienter correctement un client et lui dire que le
mieux c’est de la revente totale si c’est effectivement la meilleure chose au vu du profil du
consommateur. »
que cela dure. Il faut un message qui soit centré sur les atouts du photovoltaïque. Il faut du positif. »
Freins et
ü Les acteurs ont hâte de voir ce qu’il sortira du groupe de travail sur la lutte contre la
fraude.
« Je suis persuadé que si on résout le problème des écodéliquants dans le photovoltaïque, l’activité de la
filière va véritablement prendre une autre dimension, et que l’on pourra viser un nombre d’installations
Structuration filière
efficaces. La question à se poser c’est comment savoir comment renforcer les contrôles sur les
installateurs
entreprises suspectes et de ne pas alourdir les procédures pour l’ensemble des autres entreprises qui
représentent 90 % des acteurs du marché. »
« Depuis avril 2019, nous faisons une campagne pour que l’État impose des délais de rétractation sur
les ventes faites sur foire ou salon. Nous sommes soutenus sur cette action par 60 Millions de
Consommateurs et l’INC (Institut National de la Consommation). Le problème est que l’État ne nous suit
pas sur ce point. »
recommandations
ü Une communication sur des prix de référence aiderait à combattre les fraudes.
Freins et
« Si les particuliers avaient des fourchettes de prix de référence au moment de l’achat, cela les aiderait
à ne pas se faire arnaquer par ceux qui vendent des kits PV trois ou quatre fois leur prix. Ce type
d’information pourrait circuler au travers des EIE, les ADIL ou les associations de consommateurs. »
peu longue mais elle passera par le dialogue avec les assurances, les acteurs du bâtiment et l’AQC.
Chacun de son côté est persuadé de faire de la qualité et de travailler au mieux mais il y a des
problèmes à régler sur le terrain. De toute façon, le photovoltaïque devient une énergie
incontournable et il n’est pas possible de faire l’impasse dessus. »
« Il faut continuer le dialogue avec les assurances pour faire en sorte que la confiance soit
totalement revenue. Les installateurs ne travaillent plus comme il y a 5 ans et les équipements ont
beaucoup évolué. »
Consommateurs et
« Le blocage assurantiel porte sur les installations en intégré toiture. Il ne s’en fait plus beaucoup
aujourd’hui mais il y a tous de nombreuses opérations faites au cours des dernières années sur
lesquels la maintenance est compliquée car les installateurs doivent être sûrs d’être assurés. La
solution pourrait alors être d’avoir l’autorisation de démonter ces installations et de les remonter en
surimposition, tout en continuant de bénéficier d’un tarif d’achat en surimposition. Nous avons déjà
proposé cette solution mais la DGEC et la CRE ne veulent pas en entendre parler. »
recommandations
Freins et
1 voir page 42
sur 5 ans. Il faut quelque chose de plus direct comme, par exemple, l’avait été la formule du crédit
d’impôt. L’impact serait bien plus efficace si l’aide était donnée en une seule fois, d’une façon
simple. »
atteindre, notamment dans le nord de la France. Il faudrait un niveau plus important, par exemple
installateurs
ü Que ce soit par des actions de communication ou des soutiens financiers, l’innovation
technologique doit être soutenue.
« Un axe important pour l’avenir du photovoltaïque dans le résidentiel est la question du stockage. Avant
Structuration filière
d’aller vers des solutions de couplage avec des voitures électriques, il faut développer les équipements de
stockage individuel. Il y a de nouvelles choses qui sortent sur le marché et dans le sud de la France, les
solutions PV + batteries commencent à devenir rentables. Il faut soutenir cela en aidant les acteurs à se
mettre en relation ou en communiquant pour faire savoir que les choses avancent . »
« Les appels d’offres de la CRE sur les opérations innovantes font avancer le marché dans son ensemble.
Cela permet de valider des technologies qui ensuite vont se diffuser sur l’ensemble des segments. Il est
important que ces soutiens à l’innovation se poursuivent tout comme les actions que peut mener
l’ADEME sur les soutiens en recherche et développement. »
Consommateurs et
installateurs
ü Un acteur insiste sur le fait que les nouvelles technologies doivent être ensuite
soutenues sur le marché.
« Les aides au développement de nouvelles technologies ou équipements doivent être complétées par
des aides pour ces produits sur le marché. Ce n’est pas possible de soutenir la mise au point de nouveaux
équipements pour ensuite les écarter des dispositifs d’aide de type crédit d’impôt, l’offre « coup de
pouce » ou le fonds NTE. »
recommandations
Freins et
collectivité, une agglomération encourage une action, cela renforce la crédibilité de cette action. Pour
l’instant, on voit peu de choses de ce type en France. Ce serait quand même une vraie bonne piste à
suivre. »
« Certaines villes ont établi des cadastres solaires qui sont une première étape pour accompagner les
particuliers dans la démarche d’un projet photovoltaïque. Certaines passent des accords avec des
professionnels pour que les gens soient ensuite conseillés et guidés dans leurs démarches et surtout
orientés vers des installateurs fiables. C’est un point important. »
Consommateurs et
« Il faut que les territoires soient des relais actifs dans le photovoltaïque résidentiel. Que ce soit à travers
installateurs
des aides financières, des actions de communication, de la mise en relation professionnels-clients, leur
participation est primordiale. Les régions veulent aujourd’hui piloter leur politique énergétique et
environnementale, elles veulent fixer eux-mêmes leurs propres objectifs. Il faut donc qu’elles aident
également leurs propres actions et outils de soutien. »
recommandations
Freins et
• Actions d’information et de
• Simplifier le dispositif en
Un dispositif d’aides en pédagogie réalisées par des
introduisant le fait que la prime soit
autoconsommation jugé organismes ou associations à
versée en une seule fois et non pas
recommandations
Tel. : + 33 (0)1 44 18 00 80
[Link]