LUX
cahier technique
ÉCLAIRAGE EXTÉRIEUR dans laquelle Fla est le flux nominal de l’en-
semble des lampes utilisées.
Contribution à la formation La méconnaissance des valeurs de ρ1 et ρ2
posait problème, mais cette interrogation a été
du halo lumineux dans le ciel levée puisqu’il existe maintenant des réflecto-
mètres qui permettent de mesurer en laboratoi-
re le facteur de réflexion diffuse de n’importe
nocturne quel échantillon de revêtement, pour des angles
de lumière incidente variant entre 0 et 180° et
pour des angles d’observations variables.
L’état des lieux sur la formation du halo lumineux Ainsi le LCPC (Laboratoire central des
est suivi d’une analyse scientifique de ce phénomène. Ponts et Chaussées), équipé d’un tel appareil,
a pu relever, pour les classes de chaussée de
la CIE R1, R2, R3, le facteur de réflexion
Le halo lumineux représente la zone lumi- DLOR (Downward Light Output Ratio) est diffuse qui s’établit à :
neuse du ciel nocturne, étendue et diffuse, la proportion de flux des lampes de tous les 0,16 pour R1
qui est visible dans la direction des villes, luminaires considérés qui est émise en des- 0,08 pour R2
aéroports, complexes industriels, commer- sous du plan horizontal passant par les lumi- 0,095 pour R3
ciaux et sportifs. Il résulte du rayonnement naires dans leur position d’installation. Il n’y a donc plus d’obstacle pour appliquer
visible et invisible diffusé par les consti- la formule 1 et apprécier l’influence relati-
tuants de l’atmosphère (gaz, molécules, aéro- On remarque que : ve de chaque paramètre dans l’expression du
sols particules polluantes) dans les directions • ULR ne prend en compte que les lumi- flux maximal potentiellement perdu.
d’observation. naires, sans s’intéresser ni aux caractéris-
On distingue les deux composantes du halo tiques dimensionnelles de l’installation, ni Remarque : l’objectif n’est pas de s’intéres-
lumineux nocturne : aux propriétés photométriques des surfaces ser à (UPF) en valeur absolue, mais :
• Le halo naturel, dû au rayonnement des éclairées et en particulier à leurs caractéris- – de comparer les différents (UPF) de plu-
sources célestes et à la luminescence de l’at- tiques de réflexion. sieurs solutions d’un même projet afin de
mosphère supérieure. • Lorsque ULOR = 0, il n’y a aucun moyen sélectionner celle qui diffuse le minimum
• Le halo artificiel dû au rayonnement artifi- d’apprécier les contributions relatives au de lumière vers le ciel ;
ciel des installations d’éclairage, lequel se halo lumineux des différentes solutions, – d’apprécier la valeur de UPF par rapport à
compose : contributions qui ne sont pas nulles pour sa valeur minimale théorique UPFmini.
– du rayonnement direct vers le ciel, des autant.
lampes et des luminaires ; Considérant que la connaissance de ULR C’est pourquoi nous avons tenu à appeler le
– du rayonnement dû à la lumière réfléchie est insuffisante pour connaître la participa- flux perdu dans l’hémisphère supérieur “flux
par les surfaces éclairées et leurs abords. tion d’une installation d’éclairage à la for- maximal potentiellement perdu dans l’hémi-
C’est le halo artificiel qu’il y a lieu d’ana- mation du halo lumineux et que les valeurs sphère supérieur”.
lyser, afin d’en mieux comprendre les méca- respectives de ULR de plusieurs solutions Il est “maximal” parce que l’on ne prend
nismes et d’optimiser les solutions qui per- d’éclairage d’un même projet ne sont pas pas en compte la partie du flux qui serait
mettent de réduire son importance. hiérarchiquement représentatives de la absorbée totalement ou partiellement par des
Le développement tout à fait légitime et contribution à l’importance du halo (voir obstacles tels que des frondaisons, des bâti-
indispensable des installations d’éclairage ne Lux déc. 1998 et déc. 2000. Articles C. ments, des dénivelés, etc.
doit pas rendre impossible la tâche des astro- Remande), nous prolongeons ici les études Il est “potentiellement” perdu et pas forcé-
nomes amateurs dans l’exercice de leur pas- engagées précédemment dans les ment “réellement” perdu, car tout ou partie de
sion. Il n’y a aucune raison de priver l’hom- domaines de : ce flux peut être volontairement affecté, en
me moderne de pouvoir découvrir les • l’éclairage public fonctionnel ; milieu urbain, à la mise en valeur de l’environ-
richesses du ciel nocturne, telles que la ronde • l’éclairage d’ambiance en milieu urbain ; nement de la surface principale éclairée. De
saisonnière des constellations, le ballet des • l’éclairage des installations sportives et des même, il n’est pas forcément gênant lorsque le
planètes, la succession des phases lunaires, grands espaces. milieu atmosphérique est dégagé et non pollué.
comme nous l’explique si bien Gilles
Adams, astronome du centre de recherche Évaluation du flux maximal
astronomique de Lyon. potentiellement perdu Formulation
Il est indispensable de prendre en compte du flux perdu UPF
ce paramètre dans les nouvelles études UPF (UPward Flux)
d’éclairage. De la même manière que dans les études L’éclairement moyen E (en lux) reçu par
précédemment citées, nous considérons que une surface S (en m2) à la mise en service
d’une installation d’éclairage, s’exprime en
État des lieux le flux lumineux alimentant le halo est
fonction du flux lumineux Fla (en lumens)
constitué de trois apports de lumière tous
Les publications n° 126 puis n° 150 (de des lampes et du facteur d’utilisation u de
dirigés dans l’hémisphère supérieur :
2003) de la Commission internationale de l’installation d’éclairage, sous la forme :
1. Le flux directement émis par les lumi-
l’éclairage (CIE), faisant suite aux travaux des u.Fla
naires (ULOR). E=
comités techniques T.C. 4.21 et T.C 5.12, S
2.Le flux réfléchi par la surface principale S
définissent par la relation suivante la contribu- L’éclairement E est défini à partir de
(m2) qui reçoit un éclairement de E (lux).
tion de l’éclairage au halo lumineux : l’éclairement requis E’ exigé par le cahier
3.Le flux réfléchi par la surface des abords
ULR = ULOR des charges.
de la surface principale.
ULOR + DLOR E’ représente l’éclairement moyen à main-
ULR (Upward Light Ratio) représente le Si l’on désigne par : tenir (voir chapitre 12 des Recommandations
rapport du flux sortant des luminaires qui est • ρ1, le facteur de réflexion diffuse de la sur- AFE relatives à l’éclairage des voies
émis dans l’hémisphère supérieur au flux face (S) à éclairer ; publiques) et du facteur de maintenance M
total sortant des luminaires, lesquels étant • ρ 2 , le facteur de réflexion diffuse des de l’installation, suivant la relation :
dans leur position d’installation. abords ; E’
E=
ULOR (Upward Light Output Ratio) est la et si l’on prend en considération le facteur M
proportion de flux des lampes de tous les d’utilisation (u) de l’installation d’éclairage D’autre part, lorsqu’un éclairement requis
luminaires considérés qui est émis au-dessus étudiée, on exprime le flux potentiellement est signifié, le choix des lampes et les para-
du plan horizontal passant par les luminaires perdu UPF par la relation : mètres de l’installation ne permettent que
dans leur position d’installation. UPF = Fla [ULOR + ρ1.u + ρ2 (DLOR – u)] 1 rarement d’obtenir la valeur exacte E’.
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cahier technique
On obtient généralement à la mise en service • l’éclairage public d’ambiance (voies pié- potentiellement perdu varie dans le rapport
E” tonnes, promenades, parcs, etc.) ; de 1 à 2,25 en fonction des différentes
E= • l’éclairage par projecteurs (grands espaces valeurs aux limites données à ρ1 et ρ2 et ce
M
avec E” ≥ E’. Par souci de simplification routiers, sportifs, commerciaux). pour chaque valeur donnée à ULOR.
dans les calculs qui suivent, on ne s’intéres- – Lorsque ULOR varie entre 0 et 3 % dans
sera qu’à la valeur E définie comme l’éclai- I. Éclairage public fonctionnel
les plages choisies pour DLOR et u, le
rement réel à la mise en service, pour évaluer • Facteur de réflexion diffuse de la surface flux maximal potentiellement perdu varie
le flux maximal potentiellement perdu UPF. éclairée : 0,08 ≤ ρ1 ≤ 0,16, allant de l’enro- entre 12 % et 50 % de E.S lorsque les
bé R2 peu spéculaire au béton clair. valeurs données aux facteurs de réflexion
On peut alors écrire : • Facteur de réflexion diffuse équivalent des ρ 1 et ρ 2 passent des valeurs minimales
abords : 0,05 ≤ ρ2 ≤ 0,15, allant de la terre
[
UPF = E.S . ULOR + ρ1.u + ρ2. DLOR–u
u u ( )] battue au béton sale en passant par la pelouse.
choisies aux valeurs maximales, ainsi UPF
varie dans le rapport de 1 à 4 en fonction
• Facteur d’utilisation : 0,03 ≤ u ≤ 0,45, des valeurs des sept paramètres concernés.
[
UPF = E.S . ULOR + ρ1 + ρ2. (DLOR–u)
u
2
] allant d’installations anciennes utilisant des
lampes à vapeur de mercure à ballon fluo-
• Tableau II
– Ce tableau exprime le pourcentage de Fla
rescent, aux installations modernes rou- qui caractérise le flux perdu. Il a pour seul
Lorsque ULOR = 0 et dans le cas théorique tières et autoroutières utilisant des lampes à
où tout le flux émis serait contenu dans la sur- intérêt de montrer la relation entre le flux
vapeur de sodium haute pression tubulaires. direct et le flux maximal potentiel perdu
face S (DLOR= u), on aurait alors la valeur
minimale irréductible de UPF à savoir : • ULOR : en éclairage public fonctionnel, dans l’hémisphère supérieur, au cas par
UPF min = ρ1.E.S 3 tous les luminaires performants fermés sont cas. Il ne permet pas de comparer entre eux
Nous avons considéré qu’il était intéressant caractérisés par des valeurs de ULOR telles les différents pourcentages proposés, car
d’exprimer le rapport que : 0 % ≤ ULOR ≤ 3 %. chacune de ces valeurs est associée à une
UPF Ces écarts sont généralement dus aux valeur particulière de F la , laquelle est
caractéristiques des vasques de fermeture. inversement proportionnelle au facteur
UPF min
qui représente le niveau de nuisance. Nous • DLOR : en éclairage public fonctionnel, le d’utilisation correspondant.
avons désigné ce rapport par UFR (Upward rendement des luminaires étant de l’ordre de – Lorsque ULOR = 0, le flux réfléchi dans
Flux Ratio). 75 %, nous avons considéré que, compte l’hémisphère supérieur peut représenter jus-
tenu des valeurs de ULOR et de l’écart entre qu’à 13 % du flux des lampes correspondant.
Il résulte des équations 2 et 3 : les performances des luminaires, DLOR Ce tableau ne permet pas de démontrer l’in-
pouvait évoluer dans les limites suivantes : fluence du facteur d’utilisation de l’installa-
67 % ≤ DLOR ≤ 81 %.
UFR = 1 + ULOR + ρ2 . DLOR – u
tion, mais si l’on se rapporte à la formule
ρ1.u ρ1 u ( ) Le fait d’adapter DLOR à la valeur choisie
pour ULOR, justifie l’existence dans les
du flux maximal potentiel perdu 1 , on
voit que le rapport ULOR est d’autant plus
La valeur minimale théorique de UFR est 1 tableaux I et II des trois colonnes de résultats. u
lorsque ULOR = 0 et que DLOR= u De toute évidence, ces tableaux représen- petit que u est grand, de même
On en déduit la valeur de UPF en propor- tent la synthèse de l’ensemble des cas ren- (DLOR – u) qui s’écrit aussi (DLOR – 1)
tion du produit E.S ou de Fla contrés en éclairage public fonctionnel, mais u u
le programme de calcul permet de traiter tous sera minimum pour le plus petit rapport
UPF = UFR.ρ1.E.S. les cas possibles en affectant des valeurs par- DLOR
UPF = ρ .UFR 4 ticulières aux sept paramètres considérés. u
1
E.S
UPF = ρ .u.UFR 5 Tableau I
1
Fla UPF EXPRIMÉ EN % DU PRODUIT E.S
Les équations 4 et 5 sont directement Eclairage public 0,7 ≤ DLOR ≤ 0,81 0,69 ≤ DLOR ≤ 0,80 0,67 ≤ DLOR ≤ 0,78
calculables par le programme informatique fonctionnel 0,30 ≤ u ≤ 0,45 0,30 ≤ u ≤ 0,45 0,30 ≤ u ≤ 0,45
développé pour cette étude. ρ1 ρ2 ULOR = 0 % ULOR = 1 % ULOR = 3 %
Elles sont toutes les deux intéressantes à 8% 5% 12 à 17 14 à 20 18 à 26
des titres divers. 15 % 20 à 33 22 à 36 26 à 42
L’équation 4 exprime UPF en proportion
16 % 5% 20 à 24 22 à 27 26 à 34
du produit E.S., c’est-à-dire des valeurs 15 % 27 à 42 29 à 45 34 à 50
imposées par le maître d’ouvrage, lequel
peut ainsi apprécier le coût en “nuisances” Tableau II
du choix de E et de S.
Dans cette équation, il ne faut pas retran- UPF EXPRIMÉ EN % DU FLUX TOTAL DES LAMPES Fla
cher de la valeur trouvée pour UPF, la valeur Eclairage public 0,7 ≤ DLOR ≤ 0,81 0,69 ≤ DLOR ≤ 0,80 0,67 ≤ DLOR ≤ 0,78
de ULOR, en pensant évaluer par soustrac- fonctionnel 0,30 ≤ u ≤ 0,45 0,30 ≤ u ≤ 0,45 0,30 ≤ u ≤ 0,45
tion la valeur du flux réfléchi, car les deux ρ1 ρ2 ULOR = 0 % ULOR = 1 % ULOR = 3 %
termes ne sont pas exprimés pour une valeur 8% 5% 4à5 5à6 7à8
commune de Fla. 15 % 8à9 9 à 11 10 à 13
La formule 5 exprime UPF en proportion de 16 % 5% 7à9 8 à 10 10 à 12
Fla, cette formule permet d’apprécier l’impor- 15 % 11 à 13 12 à 13 13 à 15
tance relative du flux directement émis par les
luminaires vers le ciel (ULOR) et de l’ensemble Résultats Cela montre clairement que, dans toute ins-
du flux réfléchi par la surface (S) et ses abords. Les tableaux I et II expriment UPF en fonc- tallation, il y a intérêt à avoir le facteur
tion des facteurs de réflexion choisis et des dif- d’utilisation le plus élevé possible et
Applications férentes valeurs de ULOR 0 % - 1 % - 3 %, le simultanément le plus petit rapport DLOR .
Nous calculons, à partir des équations 4 pourcentage du produit E.S et le pourcentage u
et 5 , les niveaux de nuisance UFR d’ins- du flux lampe Fla pour des valeurs compa- Ce résultat conforte les recherches faites
tallations caractéristiques de l’éclairage exté- tibles de DLOR et de u. par les constructeurs éclairagistes qui, en
rieur et représentatives de la majorité des cas • Tableau I. permanence, recherchent les photométries
rencontrés dans les domaines de : – Pour une valeur constante du produit E.S les plus efficaces conduisant simultané-
• l’éclairage public fonctionnel (autoroutes, dans les plages choisies pour DLOR, ment à des économies de coût, d’énergie
routes, voiries urbaines, etc.) ; ULOR et u, la plage de flux maximal et de nuisances dues à la lumière.
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Tableau III • Facteur de réflexion diffuse de la surface
UPF EXPRIMÉ EN % DU PRODUIT E.S éclairée : 0,04 ≤ ρ1 ≤ 0,24, allant de la cen-
drée au béton ou autres surfaces claires
Eclairage 0,3 ≤ DLOR ≤ 0,6 0,3 ≤ DLOR ≤ 0,5 DLOR = 0,30 (peintes ou synthétiques).
d’ambiance 0,15 ≤ u ≤ 0,30 u = 0,15
ρ1 ρ2 • Facteur de réflexion diffuse équivalent
ULOR = 5 % ULOR = 10 % ULOR = 15 % ULOR = 30 %
des abords : 0,05 ≤ ρ2 ≤ 0,15, allant de la
8% 5% 30 à 50 45 à 80 61 à 113 terre battue au béton sale en passant par la
15 % 40 à 66 51 à 90 68 à 123 pelouse.
210 à 230
16 % 5% 38 à 66 53 à 88 69 à 121
• Facteur d’utilisation : 0,25 ≤ u ≤ 0,45,
15 % 48 à 74 59 à 98 77 à 131
allant des projecteurs utilisant des réflec-
Tableau IV teurs cylindro-paraboliques symétriques
aux réflecteurs asymétriques ou de révolu-
UPF EXPRIMÉ EN % DU PRODUIT Fla tion ou encore symétriques utilisant des
Eclairage 0,3 ≤ DLOR ≤ 0,6 0,3 ≤ DLOR ≤ 0,5 DLOR = 0,30 déflecteurs ou des dispositifs de défile-
d’ambiance 0,15 ≤ u ≤ 0,30 u = 0,15 ment. L’inclinaison des projecteurs déter-
ρ1 ρ2 ULOR = 5 % ULOR = 10 % ULOR = 15 % ULOR = 30 % mine la valeur du facteur d’utilisation en
8% 5% 7à9 12 à 14 17 à 18 même temps que ULOR et DLOR pour les
15 % 8 à 12 13 à 17 18 à 22 luminaires installés. C’est une caractéris-
32 à 35 tique actuellement typique de ce type
16 % 5% 8 à 11 13 à 16 18 à 21
15 % 10 à 14 15 à 19 20 à 24 d’éclairage.
• ULOR : les projecteurs performants
II. Éclairage d’ambiance urbaine constate que le flux perdu global UPF expri- d’éclairage extérieur d’installations spor-
Le même travail que pour l’éclairage fonc- mé en pourcentage du produit constant E.S tives sont étudiés pour limiter les intensités
tionnel a été réalisé, mais en adaptant la valeur évolue entre 30 % et 131 % de E.S, c’est-à- lumineuses au-dessus de l’axe optique. Ils
des paramètres aux caractéristiques des lumi- dire dans le rapport de 1 à 4. Dans le cas des sont caractérisés par des valeurs de ULOR
naires utilisés dans ce type d’éclairage. diffuseurs intégraux, le flux perdu dans l’hé- telles que : 0 % ≤ ULOR ≤ 3 %
• Facteurs de réflexion diffuse de la surfa- misphère supérieur représente jusqu’à 230 % Les distributions lumineuses moins défi-
ce éclairée et de ses abords. Nous considé- du produit E.S, et, dans ce cas (E.S = 0,15 lées, voire non défilées, des projecteurs
rons les mêmes valeurs de ρ1 et ρ2 que Fla), le flux maximal potentiellement perdu symétriques conduisent à une fourchette de
pour l’éclairage fonctionnel. dans l’hémisphère supérieur représente valeurs également liée à leur inclinaison :
34,5 % du flux nominal des lampes, ce qui 5 % ≤ ULOR ≤ 15 %
• Facteur d’utilisation : 0,15 ≤ u ≤ 0,30, est considérable.
allant du diffuseur intégral sans optique au • DLOR : le rendement des projecteurs étant
Dans ce cas extrême, ULOR représente à
luminaire moderne équipé d’une optique de l’ordre de 75 %, nous avons considéré
lui seul 30 % du flux des lampes et le flux
performante pour ce type d’éclairage, mais que, compte tenu des valeurs de ULOR et
réfléchi par les surfaces éclairées n’est plus
n’utilisant pas les caractéristiques des de l’inclinaison qui est souvent déterminan-
significatif, quels que soient les facteurs de
optiques éclairage public fonctionnel, les- te, DLOR pouvait évoluer dans les limites
réflexion de ces surfaces.
quelles doivent être classées dans la catégo- suivantes : 65 % ≤ DLOR ≤ 75 %
rie luminaires fonctionnels. Les facteurs • Tableau IV Ces tableaux représentent la synthèse des
d’utilisation sont plus faibles que précédem- UFP est exprimé en pourcentage de Fla. Ce combinaisons rencontrées dans une installation,
ment, compte tenu des répartitions plus dis- tableau ne sert qu’à comparer les proportions mais le programme de calcul permet de traiter
persives du flux lumineux de ces luminaires. de flux directs et totaux dirigés dans l’hémi- chaque cas particulier, en affectant des valeurs
• ULOR : en éclairage d’ambiance, les lumi- sphère supérieur, solution par solution, sans adéquates aux sept paramètres considérés.
naires, pour des raisons de qualité d’ambian- comparaison possible entre les solutions.
Résultats
ce, de diffusion de la lumière et d’aspect
sécurisant, ne doivent pas rabattre toute la • Tableau V
III. Éclairage par projecteurs La première colonne du tableau correspond
lumière sur la seule surface à éclairer et doi- des installations sportives
vent avoir une certaine brillance perceptible, aux luminaires performants pour lesquels
et des grands espaces extérieurs ULOR est inférieur à 3 %. Cette limitation
sans pour autant éblouir. Pour cela, malheu-
reusement, la valeur de ULOR augmente et Là encore, un travail similaire aux deux est liée à une distribution lumineuse volon-
peut atteindre des valeurs critiquables voire précédents a été réalisé, en adaptant la valeur tairement défilée au-dessus de l’axe optique
condamnables (boules diffusantes). des paramètres aux caractéristiques des lumi- des projecteurs, garante de la limitation de
Nous avons considéré les cas limites sui- naires utilisés dans ce type d’éclairage. l’éblouissement sur l’aire sportive, mais aus-
vants : 0,05 ≤ ULOR ≤ 0,30, sachant que
bon nombre de luminaires actuels ont des Tableau V
valeurs de ULOR voisines de 0,10.
UPF EXPRIMÉ EN % DU PRODUIT E.S
• DLOR : en éclairage d’ambiance, ces
valeurs sont très différentes suivant les Eclairage DLOR = 0,72 DLOR= 0,75 DLOR = 0,70 DLOR = 0,65
matériels, lesquels sont soumis à des consi- par projecteurs 0,35 ≤ u ≤ 0,45 0,35 ≤ u ≤ 0,4 0,30 ≤ u ≤ 0,35 0,25 ≤ u ≤ 0,30
dérations esthétiques plus ou moins contrai- ρ1 ρ2 ULOR = 0 % ULOR = 5 % ULOR = 10 % ULOR = 15 %
gnantes. Les luminaires d’ambiance urbaine 4% 5% 7à9 21 à 24 38 à 44 60 à 72
produisent des éclairements verticaux plus 15 % 13 à 20 30 à 35 48 à 57 72 à 88
élevés favorisant une meilleure perception 24 % 5% 27 à 30 41 à 44 58 à 64 80 à 92
des obstacles urbains sur un fond éclairé. 15 % 33 à 40 50 à 55 68 à 77 92 à 108
Nous avons considéré : 0,3 ≤ DLOR ≤ 0,6
Les tableaux III et IV expriment les valeurs Tableau VI
de UPF en fonction des facteurs de réflexion UPF EXPRIMÉ EN % DU PRODUIT FLA
choisis et des différentes valeurs de ULOR,
Eclairage DLOR = 0,72 DLOR= 0,75 DLOR = 0,70 DLOR = 0,65
DLOR et u compatibles entre elles.
par projecteurs 0,35 ≤ u ≤ 0,45 0,35 ≤ u ≤ 0,45 0,30 ≤ u ≤ 0,35 0,25 ≤ u ≤ 0,30
ρ1 ρ2 ULOR = 0 % ULOR = 5 % ULOR = 10 % ULOR = 15 %
Résultats
• Tableau III 4% 5% 3 8 13 18
En se limitant aux luminaires ayant une 15 % 6à7 12 17 22
valeur de ULOR ≤ 15 %, représentative de la 24 % 5% 10 à 12 16 20 24
majorité des luminaires performants, on 15 % 14 à 15 20 23 27
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cahier technique
si d’une limitation de la lumière indésirable,
au-delà des limites d’emprise horizontale de UPF/E.S (%) ρ1 = 8 % UPF/E.S (%) ρ1 = 16 %
l’installation. Les résultats sont alors compa- 60 60
rables à ceux des installations d’éclairage
public fonctionnel.
En revanche, les autres colonnes du tableau
50 50
montrent une gradation croissante de la
lumière indésirable avec ULOR en relation
avec l’inclinaison de projecteurs “symé-
triques”. Toutefois, ces résultats restent glo- ρ2 = 15 %
40 40
balement inférieurs en contribution au halo
lumineux à ceux obtenus avec des luminaires
d’ambiance urbaine. ρ2 = 15 %
30 30
• Tableau VI ρ2 = 5 %
Comme pour les autres types d’éclairage,
ce tableau exprime le pourcentage de Fla
qui caractérise le flux perdu. Il a pour seul ρ2 = 5 %
intérêt de montrer la relation entre le flux 20 20
direct et le flux maximal potentiellement UPF min
perdu dans l’hémisphère supérieur, cas par
cas. Il ne permet pas de comparer entre eux
10 10
les différents pourcentages proposés, car UPF min
chacune de ces valeurs est associée à une
valeur particulière de Fla, laquelle est inver-
sement proportionnelle au facteur d’utilisa-
tion correspondant. 0 1 2 3 0 1 2 3
Lorsque ULOR = 0, le flux réfléchi dans ULOR (%) ULOR (%)
l’hémisphère supérieur peut représenter Diagramme VII. Cas de l’éclairage public fonctionnel
jusqu’à 15 % du flux des lampes corres-
pondant.
Le ratio UFR = UPF facile à calculer, Exemple d’application
UPF min
Conclusions communes permet d’apprécier rapidement les solutions à l’éclairage d’ambiance
aux trois types d’éclairage les plus performantes. L’idéal étant que ce Eclairage d’ambiance
rapport, toujours supérieur à 1, prenne des d’une voie piétonne
De ces études d’éclairage public fonction-
valeurs les plus voisines de l’unité.
nel, d’éclairage d’ambiance et enfin d’éclai- • Longueur : 200 m.
rage des grands espaces à l’aide de projec- • Largeur de voie : 5,80 m.
teurs, on retiendra : Représentation graphique • Implantation axiale ; espacement : 20 m ;
1. que le critère ULR proposé par la CIE A titre d’exemple, dans le cas de l’éclaira- hauteur de feu : 4,50 m.
n’est pas significatif pour classer les ge public fonctionnel, nous avons tracé le • Eclairement requis : 10 lux.
meilleures solutions lorsque ULR est diagramme VII, correspondant au tableau I. • Luminaires d’ambiance – lampes halogé-
faible ou nul, c’est-à-dire lorsque ULOR Il exprime le flux maximal potentiellement nures métalliques ; 70 W ; 6 300 lumens.
est voisin de 0, ce qui est le cas des ins- perdu, en pourcentage du produit éclaire- • Facteur d’utilisation : 0,25.
tallations d’éclairage public fonctionnel ment surface, E.S, pour tous les paramètres • Facteur de réflexion de la voie : 16 % (béton).
et de certaines installations d’éclairage considérés. • Facteur de réflexion des abords : 5 % (enro-
“sportif” ou de grands espaces utilisant Les plages de couleur crême représentent bé noir).
des projecteurs défilés ou peu, voire pas, les flux perdus lorsque ρ2 = 5 %. Les plages • Facteur de maintenance : 0,8.
inclinés ; de couleur orange concernent les flux perdus • ULOR = 5 %.
2. que ce critère ULR est significatif pour lorsque ρ2 = 15 %. • DLOR = 50 %.
les valeurs élevées de ULOR, valeurs On peut ainsi lire sur le graphique l’impor- • Nombre de luminaires : N = 10.
que nous estimons égales ou supérieures tance relative du flux maximal dirigé dans A partir des valeurs de ULOR, DLOR et u,
à 5 % pour les revêtements à faible fac- l’hémisphère supérieur, pour les différentes le programme de calcul fournit toutes les
teur de réflexion et à 10 % et plus pour situations analysées. Les meilleures solutions valeurs prises par le ratio UFR en fonction
les revêtements dont le facteur de étant celles qui se situent le plus bas possible des valeurs de ρ1 et ρ2 .
réflexion est élevé ; dans les plages considérées. L’éclairement à la mise en service
3. qu’il est en conséquence souhaitable de Sur le graphique, les deux points rouges F .N.u 6300 x 10 x 0,25
retenir les équations proposées dans cet représentent les valeurs minimales irréduc- E = la = = 13,6 lux
exposé pour apprécier les meilleures solu- tibles du flux dirigé dans l’hémisphère S 1 160
tions d’un projet. supérieur. UPFmini = 0,16 x 13,6 x 1160 = 2 524 lumens
Tableau VIII. Valeurs de UFR Tableau IX. Valeurs de UFR
E/Er ρ1 ρ2 ULOR DLOR u ULOR/u DLOR/u UFR E/Er ρ1 ρ2 ULOR DLOR u ULOR/u DLOR/u UFR
1.00 0.24 0.05 0.05 0.50 0.25 0.20 2.00 2.04 1.00 0.24 0.05 0.03 0.67 0.35 0.09 1.91 1.55
1.00 0.04 0.30 0.05 0.50 0.25 0.20 2.00 13.50 1.00 0.04 0.30 0.03 0.67 0.35 0.09 1.91 10.00
ρ1 ρ2 0.05 0.10 0.15 0.20 0.25 0.30 ρ1 ρ2 0.05 0.10 0.15 0.20 0.25 0.30
0.04 7.3 8.5 9.8 11.0 12.3 13.5 0.04 4.3 5.4 6.6 7.7 8.9 10.0
0.08 4.1 4.8 5.4 6.0 6.6 7.3 0.08 2.6 3.2 3.8 4.4 4.9 5.5
0.12 3.1 3.5 3.9 4.3 4.8 5.2 0.12 2.1 2.5 2.9 3.2 3.6 4.0
0.16 2.6 2.9 3.2 3.5 3.8 4.1 0.16 1.8 2.1 2.4 2.7 3.0 3.3
0.20 2.3 2.5 2.8 3.0 3.3 3.5 0.20 1.7 1.9 2.1 2.3 2.6 2.8
0.24 2.0 2.3 2.5 2.7 2.9 3.1 0.24 1.5 1.7 1.9 2.1 2.3 2.5
48 LUX n° 223 - Mai/Juin 2003
LUX
cahier technique
Tableau X. Valeurs de UFR Tableau XI. Exigence UFRmax en fonction de ρ1 (surface de référence)
E/Er ρ1 ρ2 ULOR DLOR u ULOR/u DLOR/u UFR
et de ρ2 (abords)
1.00 0.24 0.05 0.30 0.30 0.15 2.00 2.00 9.54 ρ1 ρ2 0.05 0.10 0.15 0.20 0.25 0.30
1.00 0.04 0.30 0.30 0.30 0.15 2.00 2.00 58.50 0,05 4 5,3 6,4 7,6 8,8 10,1
ρ1 ρ2 0.05 0.10 0.15 0.20 0.25 0.30 0,1 2,5 3,1 3,8 4,3 4,9 5,5
0.04 52.3 53.5 54.8 56.0 57.3 58.5 0,15 2 2,4 2,8 3,2 3,6 4
0.08 26.6 27.3 27.9 28.5 29.1 29.8 0,2 1,8 2,1 2,4 2,7 3 3,3
0.12 18.1 18.5 18.9 19.3 19.8 20.2 0,25 1,6 1,9 2,1 2,4 2,6 2,8
0.16 13.8 14.1 14.4 14.8 15.1 15.4 0,3 1,5 1,7 1,9 2,1 2,3 2,5
0.20 11.3 11.5 11.8 12.0 12.3 12.5
0.24 9.5
0.25
0.26 9.8 10.0 10.2 10.4 10.6
Pour ρ1 = 16 % et _ ρ2 = 5 %, on lit sur le Cas de l’éclairage la relation E” > E’ mentionnée au début de
tableau VIII : UFR = 2,6. On en déduit : cet article.
UPF = 2,6 x 2 524 = 6 563 lumens, soit des grands espaces Dans le dimensionnement de l’installation,
10,4 % du flux nominal total des lampes. Jusqu’à présent, l’expérience a montré que on fixe donc les valeurs de facteurs de
l’utilisation de projecteurs nécessite généra- réflexion diffuse déterminées in situ ou choi-
Pour améliorer ce résultat, il faudrait envi- lement de prévoir leur inclinaison pour opti- sies par le maître d’ouvrage. Il résulte du
sager des optiques de type éclairage public, miser l’obtention des critères classiques de tableau XI une valeur unique UFR max qui
ce qui permettrait d’obtenir au mieux une niveau d’éclairement et d’uniformité. Le permettra d’optimiser le projet à l’aide de
valeur de UFR de 1,8 (tableau IX). Mais il seul compromis qui s’oppose à une inclinai- distributions lumineuses “concurrentielles”,
faudrait des espacements entre luminaires de son excessive des projecteurs est la limita- compatibles avec les paramètres retenus, et
4 fois la hauteur de feu, ce qui conduirait ici tion de l’éblouissement par le biais du cal- par conséquent comparatives en termes de
à utiliser 11 luminaires produisant un éclaire- cul de GR (Glare Rating : voir les contribution au halo lumineux.
ment moyen à la mise en service de 18 lux Recommandations AFE relatives à l’éclaira-
(valeur trop élevée). Ces nouvelles caracté- ge des voies publiques, § 9.16). La limita- Conclusion
ristiques donneraient UPFmin = 3 340 lumens tion de la contribution au halo lumineux
et : UPF = 1,8 x 3 340 = 6 012 lumens, nocturne se présente aujourd’hui comme un Cet article constitue une information sur le
valeur très voisine du résultat précédent. critère complémentaire : une condition point de vue des éclairagistes dans le travail
Seule une variation de puissance permettrait nécessaire mais non suffisante, comme nous de la commission AFE traitant des “nui-
de ramener l’éclairement moyen à 12,5 lux et le verrons en conclusion. sances lumineuses”. Mais le halo lumineux
UPF à 4 175 lm. Le coût global serait plus Il existe à la Commission internationale de nocturne n’est pas la seule nuisance due à la
élevé et l’ambiance lumineuse serait proba- l’éclairage un comité technique, TC 5.20, lumière indésirable d’une installation d’éclai-
blement dégradée (diminution de l’éclaire- dont les travaux actuels concernent l’éclaira- rage. En même temps que nous avons propo-
ment vertical, de l’éclairage des abords et ge des installations sportives. La France par- sé au TC 520 de la CIE, cité précédemment,
suppression de l’aspect agréable dû à la ticipe de façon active à ce comité qui per- une alternative au facteur ULR, nous avons
luminosité apparente des luminaires). mettra d’introduire la prise en compte de la également proposé une approche pragma-
En revanche, une installation réalisée avec lumière indésirable précisément pour en tique pour l’évaluation de la lumière émise
des diffuseurs genre “boule opale” conduirait réduire les effets. Nous avons proposé la dans l’hémisphère inférieur en dehors de la
aux résultats suivants : rédaction du chapitre “Obtrusive Light” surface utile. Il s’agit, d’après la publication
12,5 x 1160 pour la future publication. Il s’agit d’un plus CIE n° 150, de respecter aussi des éclaire-
Nombre de luminaires : = 15,3, ments verticaux limités sur les façades, des
6300 x 0,15 par rapport à la norme européenne EN
soit 16 luminaires. 12193 traitant de l’éclairage des installations intensités lumineuses limitées, elles aussi,
sportives puisque le futur document inclura dans des directions précisées et également
Eclairement moyen à la mise en service : des valeurs d’éblouissement d’incapacité,
16 x 6 300 x 0,15 cette notion de contribution de la lumière au
= 13 lux halo lumineux nocturne en proposant une prônées par le biais du TI (Threshold
1 160 Increment) pour les usagers routiers soumis à
méthode de limitation du flux maximal
Flux total Fla = 16 x 6 300 = 100 800 lumens. potentiellement perdu qui fixe des valeurs l’éclairage parasite d’une installation sporti-
maximales de UFR. C’est en effet ce dernier ve, en l’occurrence. Notre approche combine
La sortie informatique correspondante don- ces différents paramètres par le calcul de la
ne : UFR = 13,8 (tableau X). Sachant que paramètre qui permet de bien dissocier la
part de lumière indésirable qui incombe à la luminance de voile que perçoivent les rive-
UPFmin = 0,16 x 13 x 1 160 = 2 413 lumens, rains de l’installation qui sont placés systé-
on en déduit UPF = 13,8 x 2 413 = 33 299 distribution lumineuse des luminaires de cel-
le qui provient des caractéristiques de matiquement sur des cercles concentriques à
lumens. distance et hauteur variables, mais définies,
Cette dernière valeur représente 33 % du réflexion des surfaces éclairées. C’est donc
un outil de projet assez commode pour le cas de l’aire de jeu.
flux total des lampes, soit 5 fois plus de flux Il est clair, en effet, que la limitation de la
perdu dans l’hémisphère supérieur que dans la de l’éclairage obtenu par des projecteurs
dont l’inclinaison joue un rôle photomé- contribution au halo lumineux est une condi-
première solution, sans oublier une consom- tion nécessaire à la limitation de la lumière
mation électrique de 60 % supérieure, pour un trique déterminant.
Le tableau suivant donne l’exemple que indésirable. Elle n’est pas suffisante pour les
même éclairement sur la chaussée. installations fonctionnelles, celles utilisant
Ces exemples mettent en évidence l’intérêt nous avons proposé pour les valeurs de
UFR max (tableau XI). des projecteurs en particulier, si elle n’est pas
pour le maître d’ouvrage : complétée par le souci de réduire la lumière
1. de n’imposer que la seule lumière nécessaire Ce tableau a été obtenu en choisissant qui s’étend, dans l’hémisphère inférieur, au-
et suffisante à la tâche visuelle à accomplir ; pour les installations sportives les para- delà des limites des surfaces volontairement
2. d’en exiger la valeur tout au long de la mètres suivants : éclairées. ■
durée de vie de l’installation (éclairement E / Er = 1,05 ULOR = 0,03 DLOR = 0,75
requis à maintenir) ; u = 0,35 CHRISTIAN REMANDE
3. de demander aux éclairagistes consultés qui correspondent donc à une installation PRÉSIDENT DU GROUPE DE TRAVAIL
les justificatifs concernant l’optimisation fonctionnelle basique, dans laquelle est “NUISANCES LUMINEUSES” ET EXPERT AFE
des paramètres photométriques qu’ils ont introduite la valeur E / Er. Cette dernière JACQUES LECOCQ
choisis ou calculés (ULOR – DLOR – u – permet d’inclure une marge d’adaptation du DIRECTEUR DE LA DIVISION V DU CNFE
UPF - UFR). projet par rapport à l’exigence requise dans R & D ÉCLAIRAGISME (THORN)
LUX n° 223 - Mai/Juin 2003 49