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M3 - Approche Énergétique Du Mouvement D'un Point Matériel: Sommaire

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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel

Introduction

La 2e loi de Newton, vue au chap. précédent, est suffisante pour


prévoir l’évolution méca. d’un pt matériel ∀, au cours du temps.

M3 - Approche énergétique Ce chap. aborde une nouvelle notion, introduite en méca. par
du mouvement d’un point matériel Liebnitz (1686) et complétée par Lagrange (1788) : l’énergie,
qui peut apparaître sous 6= formes : P, W , EC , EP , Em .

Christophe VAUBOURG La notion d’énergie présente de nombreux intérêts :


en méca., elle permet de reformuler la loi prévisionnelle de
Classe Supérieure PCSI - Lycée de l’Empéri - Salon de Provence Newton de 6= façons → traitt + simple de certains problèmes.
c’est une notion transversale, bcp + générale que la notion de
force, qui se retrouve dans tous les domaines de la ϕ et qui
intervient chaque fois qu’∃ :
Janvier 2025
une transformation du sys.
un échange entre 2 sys.

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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
Introduction I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
1 ) Puissance d’une force

Sommaire Definition
La puissance P de la force F~ appliquée à un pt
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle matériel M en mouvt à la vitesse ~v / réf d’étude
1 ) Puissance d’une force
2 ) Travail d’une force
ou puissance algébt reçue par le pt matériel M de
3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative f~c la part de la force F~ , vaut, à chaque instant :
4 ) Exemples d’EP def puissance
5 ) Problème inverse : expression de f~c à partir de son EP P = F~ .~v = F .v . cos α
d’une force
6 ) Cas des forces non conservatives f~nc

II - Théorèmes énergétiques en mécanique


1 ) Théorème de la puissance cinétique (TPC). Définition de EC Unité S.I. : P en watt (W)
2 ) Théorème de de l’énergie cinétique (TEC)
3 ) Exemple d’application
P dépend du réf. d’étude, par ~v .
4 ) Théorème de l’énergie mécanique (TEM). Cas de conservation (CEM) P est algébrique
si P > 0, F~ est motrice car elle favorise le mouvt (α < π/2).
III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
1 ) Nature des mouvements possibles
si P < 0, F~ est résistante car elle s’oppose au mouvt.
2 ) Position(s) d’équilibre. Stabilité si ∃ plusieurs forces
P appliquées au même pt M, la puissance
3 ) Petits mouvements autour d’une position d’équilibre stable résultante est la des puissances de chaque force :
 
P = F1 + F2 + ... .~v = F~1 .~v + F~2 .~v + ... = P1 + P2 + ...
~ ~
3 / 40 4 / 40
M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
2 ) Travail d’une force 2 ) Travail d’une force

Pendant l’intervalle de temps ∞al dt, un pt matériel M en mouvt


~ = ~v dt le long de sa trajectoire. Definition
effectue un déplact élémentaire d`
Le travail W de la force F~ ou travail algébt reçu
Definition par le pt matériel M de la part de la force F~ au
Le travail élémentaire δW de la force F~ ou cours de son déplact entre les pts M1 atteint à t1
travail élémentaire algébt reçu par le pt et M2 atteint à t2 , s’obtient en sommant les
matériel M de la part de la force F~ pendant travaux élémentaires le long de la trajectoire :
dt, vaut :
def travail élémentaire def
Z Z t2 Z M2 travail
δW = Pdt W = δW = Pdt = F~ .d`
~
d’une force
d’une force t1 M1
def
δW = F~ .~v dt = F~ .d`
~ (W = work[en]) traj. (W = work[en])

Unité S.I. : W en joule (J) → [δW ] = [P] [dt] ↔ J = W . s Cette intégrale, dite «curviligne» car elle se calcule le long d’une
courbe (= la trajectoire de M), est appelée circulation de F~ sur la
Les remarques valables pour P le sont aussi pour W : trajectoire. Elle dépend à priori du chemin suivi entre M1 et M2 .
W dépend t → pour effectuer ce calcul, il faut donc connaitre le «chemin suivi»
P du réf. d’étude. W est définit algéb et peut se calculer
par une de travaux de chaque force appliquée en 1 même pt M. i.e. la trajectoire, sauf dans certains cas particuliers ( Cf. § I 3) ).
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
2 ) Travail d’une force 3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative ~
fc

Cas particulier d’une force constante : Definition


−→ Une force est dite conservative si son travail est indépendant du
Si F~ = cte tout le long de la trajectoire, le calcul de son travail W
chemin suivi et ne dépend que du pt de départ et du pt d’arrivée.
se simplifie :
M2 M2
En pratique, cela se traduit par :
~ = F~ .−−−→ travail d’une
Z Z
W = F~ .d`
~ = F~ . d` M1 M2 le travail élémentaire δW d’une telle force s’écrit sous la forme
M1 M1 force constante −
→ def
d’une différentielle : δW = f~c .d` = −dEP où EP est
→ ce travail ne dépend donc pas du chemin suivi entre M1 et M2 l’énergie potentielle associée à la force conservative f~c ,
mais seult des pts de départ M1 et d’arrivée M2 . fonction uniqut de la position du pt M.
le travail entre 2 instants t1 et t2 , obtenu par intégration de la
Exemple : force de pesanteur m~g
relation précédente, s’exprime par une simple différence :
Z M2 0 dx
Calculons W = ~
m~g .d` avec ~g 0 et ~
d` dy Z t2 Z M2
def
M1 −g dz W = δW = −dEP = EP (M1 ) − EP (M2 )
t1 M1
Z z2
→ W ne dépend que de z1 et z2
W = −mg dz = mg (z1 − z2 )
z1 et pas de la trajectoire suivie.
Unité S.I. : par homogénéité, [EP ] = [W ] → EP en joule (J)
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative ~
fc 3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative ~
fc

Interprétation ϕ de l’EP :
Soit un pt matériel M soumis à une force conservative f~c associée à
une EP ainsi qu’à l’action d’un opérateur exerçant F~op .
Supposons que M évolue entre 2 instants t1 et t2 sans variation
Remarque : notable de son EC (par ex., de façon ∞t lente) :
EP est définie, au choix, par une différentielle ou par une différence
TEC : ∆tt21 EC = W (f~c ) + W (F~op ) (Cf. § II 2))
→ EP s’exprime donc à une constante additive près. | {z } | {z }
Cette constante est arbitraire : elle peut être prise nulle ou à une '0 EP (M1 )−EP (M2 )
valeur permettant à EP −−−→ 0 (convention de l’EP absolue).
r →∞ ainsi : W (F~op ) ' EP (M2 ) − EP (M1 )
Suivant la valeur prise par cette constante, on peut avoir EP > 0
ou EP < 0, alors qu’on a toujours EC > 0.
→ l’énergie fournie par l’opérateur sous forme de travail W est
transformée par le pt matériel M, qui l’emmagasine sous forme
d’EP . Cette énergie est ainsi potentiellt disponible lorsque
l’opérateur n’agit plus : le pt matériel M peut alors restituer cette
énergie, par exemple en revenant seul à sa position de départ.
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative ~
fc 4 ) Exemples d’EP

Principe de détermination de l’expression d’une EP


Remarque 1 : De façon générale, pour exprimer l’EP associée à une force f~c et
∀ le pb où EP varie, c’est qu’au préalable un opérateur a amené le montrer en même temps que cette force est conservative, le +
sys. dans la position initiale, lui permettant d’emmagasiner de l’EP . simple est de calculer son travail élémentaire δW .

Calculons alors le travail élémentaire de la force de pesanteur m~g ,


Remarque 2 :
en coord. cartésiennes :
L’Interprétation ϕ de l’EP justifie l’utilisation du signe « - » dans


la déf. différentielle de l’EP associée à une force conservative δW = m~g .d` = mg (−~
uz ). (dx.~
ux + dy .~
uy + dz.~
uz )

→ EP & lorsque f~c fournit du travail au pt matériel M : soit δW = −mgdz = −d(mgz + cte) = −dEP avec

def
δW (f~c ) = −dEP > 0 ↔
def
W (f~c ) = EP (M1 ) − EP (M2 ) > 0 énergie potentielle
EP = mgz + cte
de pesanteur

où z est repérée sur la verticale ascendante.


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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
4 ) Exemples d’EP 4 ) Exemples d’EP

Calculons maintenant le travail élémentaire d’une force


k
newtonienne, de la forme F~ = 2 u~r . C’est le cas pour :
Remarque : r
la force de gravitation : k = −Gm1 m2
On choisira cte = 0 au pt de cote z qui simplifie le + le calcul. F~ ↔ attraction (k<0 toujours)
→ suivant la position de l’origine O, l’EP peut être > 0 ou < 0. 1
la force électrostatique : k = q1 q2
4π0
F~ ↔ attraction (k<0) ou répulsion (k>0)
On constate que W (m~g ) ne dépend pas du chemin suivi mais
On se place en coord. sphériques :
uniqut de la cote z des pts de départ et d’arrivée.
k −
→ k
δW = 2 u~r .d` = 2 u~r . (dr .~
ur + rdθ.~
uθ + r sin θdϕ.~
uϕ )
De +, on note que EP % quand z % ce qui est bien dans le sens ϕ r r
 
de l’EP décrit + haut : un opérateur qui amène le pt matériel M k k
soit δW = 2 .dr = −d + cte = −dEP avec
étudié à la cote z, lui permet d’accumuler de l’EP que le pt r r
matériel peut ensuite restituer lorsque seule la force m~g agit sans
opérateur, par ex. au cours d’une chute libre. k énergie potentielle
EP = + cte
r newtonienne

Par convention, on choisi habituelt cte = 0 pour avoir EP −−−→ 0.


13 / 40 r →∞ 14 / 40

M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
4 ) Exemples d’EP 4 ) Exemples d’EP

Remarque 1 :
Calculons enfin le travail élémentaire de la force de rappel élastique
due à un ressort de la forme F~ = −k(` − `0 )~ ux = −kx u~x où x est Sur chaque exemple précédent, le fait d’avoir pu identifier de façon
l’allongement du ressort / sa longueur au repos. univoque δW à −dEP établit, en même temps que l’expression de
EP , le caractère conservatif de la force F~ mise en œuvre.
On se place en coord. en coord. cartésiennes :


δW = −kx u~x .d` = − kx u~x . (dx.~
ux + dy .~
uy + dz.~
uz ) Remarque 2 :
  On constate sur les 3 exemples précédents, que EP dépend uniqut
1 2
soit δW = −kx.dx = −d kx + cte = −dEP avec de la position du point matériel étudié (z, r ou x)
2 → ∀EP , c’est toujours le cas.

1 énergie potentielle
EP = kx 2 + cte
2 élastique due à un ressort Remarque 3 :
On choisi habituelt cte = 0 pour avoir EP = 0 quand x = 0. Une force de travail nul (⊥ à ~v , par ex.) est associée à une
EP = cte indep. de la position du pt matériel étudié.
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I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
5 ) Problème inverse : expression de ~
fc à partir de son EP 5 ) Problème inverse : expression de ~
fc à partir de son EP

Considérons une force conservative dont la direction est constante : Dans le cas général, la force conservative f~c dépend des 3
f~c = fc u~x . coordonnées d’espace, par exemple en coord. cartésiennes :
f~c = fc x u~x + fc y u~y + fc z u~z .
Par définition, cette force est associée à une EP telle que :
→ la relation entre f~c et l’énergie potentielle EP associée se
def −

δW (f~c ) = −dEP avec δW (f~c ) = f~c .d` = fc u~x .(dx.~
ux ) = fc .dx généralise à 3D sous forme vectorielle, par :
 
~ dEP dEP dEP
fc = − .~
ux + .~
uy + .~
uz
dEP dx dy dz
ainsi : fc = −
dx
−−→ →

ou encore f~c = −gradEP = − O EP
→ on peut donc déterminer l’expression de f~c connaissant l’EP
associée : c’est le pb inverse du § I 3). →

où l’opérateur vectoriel gradient (ou nabla : O ) généralise la
Definition notion de dérivée à 3D et s’écrit en coord. cartésiennes :
−−→ →
− d♦ d♦ d♦
On dit qu’une force conservative f~c dérive de l’énergie grad♦ = O ♦ = .~
ux + .~
uy + .~
uz
potentielle EP à laquelle elle est associée. dx dy dz

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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
6 ) Cas des forces non conservatives ~
fnc 6 ) Cas des forces non conservatives ~
fnc

Exprimons le travail élémentaire de la force de frottt fluide linéaire


F~fr = −α~v


δW (F~fr ) = −α~v .d` = −α~v .~v dt = −αv 2 dt < 0 dans tous les cas. Remarque :
Si la force de frottt F~fr était conservative, on pourrait écrire : Le fait que certaines forces soient non conservatives empêche
d’écrire en général le travail élémentaire sous la forme d’une
Z B
différentielle.
WA→B = δW = −WB→A → c’est pour cela qu’on note
A
avec un « δ » le travail élémentaire, caractérisant une forme
ce qui permettrait de dire que W est indép. du chemin suivi.
différentielle, dont l’intégration dépend du chemin suivi.
Or ∀ le sens de parcours, on a toujours W (F~fr ) < 0 avec un « d » une différentielle dite totale exacte (DTE),
→ la relation précédente n’est donc pas vérifiée. dont l’intégration ne dépend que des pts de départ et d’arrivée.

Ainsi, en généralisant :

Toutes les forces de frottt sont des forces non conservatives.


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II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
1 ) Théorème de la puissance cinétique (TPC). Définition de EC 1 ) Théorème de la puissance cinétique (TPC). Définition de EC

Soit un pt matériel M, en mouvt à la vitesse ~v / réf. galiléen Ainsi, la projection du PFD sur l’axe de ~v conduit à :
d’étude et soumis à une résultante des forces F~ .
Théorème de la puissance cinétique (TPC) :
Une formulation scalaire du PFD consiste, non pas à le projeter sur Dans un réf. galiléen, la dérivée / temps de l’énergie cinétique d’un
un sys. de 3 axes ⊥, mais plutôt  sur l’axe de ~v : ! pt matériel M est égale à la puissance de la résultante des forces
 d 1 2 qui lui sont appliquées :
d (m~v )  à gauche : m~v + |{z}
cte
.~v = F~ .~v on reconnait dt 2
dt  =0
dEC T.P.C.
à droite : P = F~ .~v =P

dt en réf. galiléen
Definition
On appelle énergie cinétique d’un pt matériel M de masse m, en
mouvt à la vitesse ~v /réf. d’étude, le scalaire : EC dépend de v 2 , donc du réf. d’étude où est définie ~v
(comme P et W ).
def 1
EC = mv 2 énergie cinétique
2 cas particulier : si F~ ⊥ ~v → P = 0 donc EC = cte
ts
Par convention, EC = 0 lorsque le pt matériel est immobile : v = 0. → c’est le cas des mouv circulaires à force centrale.

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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
2 ) Théorème de de l’énergie cinétique (TEC) 2 ) Théorème de de l’énergie cinétique (TEC)

Si on × le TPC par dt, il vient : Commentaires :

dEC dEC = δW Le TPC et le TEC ne sont qu’un réécriture scalaire du PFD :


.dt = P.dt = δW soit
dt T.E.C. forme différentielle PFD = 1 équa. vectorielle → TPC ou TEC = 1 équa. scalaire
1 seule équa. est suffisante pour un pb à 1 seul paramètre (=
Intégrons / temps, entre les instants t1 et t2 : 1 seul degré de liberté) : c’est le cas le + utile d’application du
TPC ou TEC.
Z t2 Z t2
EC (t2 ) − EC (t1 ) = Wt1 →t2 le nb d’équa. & mais le TPC ou TEC permet d’éliminer les
dEC = δW soit
t1 t1 T.E.C. forme intégrale F~ ⊥ ~v car dans ce cas, P ou δW sont automatiqut nuls.
le TPC ou TEC permet d’écrire une loi prévisionnelle, sans se
Théorème de l’énergie cinétique (TEC) : soucier de la direction des 6= F~ : il suffit juste d’en connaitre la
puissance associée P
Dans un réf. galiléen, la variation d’énergie cinétique d’un pt
matériel M entre 2 instants t1 et t2 est égale aux travaux de toutes le TEC permet d’accéder directt à v 2 , sans intégrer le PFD
les forces appliquées au cours de son déplact entre M1 et M2 . → on dit que le TEC est une intégrale première du mouvt :
il est particult bien adapté à une application entre 2 instants t1
Unité S.I. : par homogénéité, [EC ] = [W ] → EC en joule (J) et t2 bien identifiés où l’on cherche à exprimer la vitesse.
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II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
3 ) Exemple d’application 3 ) Exemple d’application

1 système : un enfant E, de masse  


m, glissant sur le toit d’un igloo TEC entre t = 0 et t courant : EC (t)−EC (0) = W (m~g )+W R~N
hémisphérique de rayon R, depuis
| {z } | {z }
=0
=0
son sommet S, où sa vitesse
initiale ~v0 = ~0. 1 1

 EC (t) = mv 2 = m(R θ̇)2
 mouvt circulaire de E
→ quand décolle-t-il de l’igloo ? avec 2 2
2 référentiel : l’igloo (= réf. terrestre), supposé galiléen 
W (m~g ) = mg (z(0) − z(t)) = mgR (1 − cos θ)

3 coord. : ∃ pt privilégié autour duquel E tourne : le pt O
→ coord. polaires (r = R = cte, θ) : θ = le seul paramètre 1 2g
ainsi mR 2 θ̇2 = mgR (1 − cos θ) soit θ̇2 = (1 − cos θ)
4 bilan des forces : 2 R
acteur force
Terre → pesanteur m~g
igloo → réaction du support R~N ⊥ igloo donc radiale PFD sur u~r , pour expliciter RN :
~T légitimt négligeable sur la glace.
R  
~N
m~a = m~g + R soit m −R θ̇2 = −mg cos θ + RN
air → frottt fluide, négligeable, vu la faible vitesse de E
5 méthode de résolution : le TEC fourni la loi θ̇2 (t)
 
et le PFD sur u~r fourni RN où θ̇(t) est repris du TEC. soit RN = m g cos θ − R θ̇2
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
3 ) Exemple d’application 4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM)

Appliquons le TEC au pt matériel M étudié au cours d’un déplact


élémentaire, en distingant les forces conservatives f~c des forces non
Remplaçons θ̇2 dans l’expression de RN : conservatives f~nc
 
2g TEC : dEC = δW (f~c ) +δW (f~nc )
RN = m g cos θ − R (1 − cos θ)
R | {z }
−dEP

soit RN = mg (3 cos θ − 2) En regroupant les énergies EC et EP propres au sys. dans son


environt, on définit :
Le contact entre l’enfant E et l’igloo est rompu lorsque RN = 0,
def
Em = EC + EP dEm = δW (f~nc )
 
2 conduisant à :
soit pour θrup = arccos = 48,2 ° énergie mécanique T.E.M. forme différentielle
3

le mouvt ultérieur est alors un mouvt balistique dans ~g uniforme Intégrons / temps, entre les instants t1 et t2 :
→ l’enfant arrivera au sol en avant de l’igloo. t2 t2
Em (t2 ) − Em (t1 ) = Wt1 →t2 (f~nc )
Z Z
dEm = δW (f~nc ) soit
t1 t1 T.E.M. forme intégrale
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM) 4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM)

Dans le cas général où ∃ des f~nc : δW (f~nc ) < 0 → Em &


Théorème de l’énergie mécanique (TEM) :
Dans un réf. galiléen, la variation d’énergie mécanique d’un pt → en général, Em n’est pas une grandeur conservative.
matériel M entre 2 instants t1 et t2 est égale aux travaux des forces
non conservatives qui lui sont appliquées au cours de son déplact
entre M1 et M2 . Dans les cas particuliers où les seules forces qui travaillent dérivent
d’une EP : δW (f~nc ) = 0 → Em = cte C.E.M.
Unité S.I. : par homogénéité, [Em ] = [EC ] = [EP ] = [W ]
→ Em en joule (J) Conservation de l’énergie mécanique (CEM)
Dans un réf. galiléen, l’énergie mécanique Em d’un syst. se conserve
Interprétation ϕ de l’Em : lorsque les seules forces qui travaillent sont conservatives.
def
Par déf., Em = EC + EP avec
EC dépendant de la vitesse, par v 2 Definition
EP dépendant de la position Une force conservative permet de conserver l’Em du syst. étudié :
c’est d’ailleurs ce qui donne leur nom à ces forces !
→ Em est appelée fonction d’état du sys. méca. étudié, car elle
À l’6=, une force non conservative dissipe l’Em du sys. étudié.
suffit à caractériser complt l’état mécanique du système.
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
II - Théorèmes énergétiques en mécanique III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM) 1 ) Nature des mouvements possibles

Remarque 1 :
Soit un pt matériel M dont le mouvt est repéré par un seul
La valeur et le signe de Em dépendent du choix de la constante paramètre x et soumis à une seule force conservative f~c dérivant de
arbitraire intervennant dans la déf. de EP : l’énergie potentielle EP (x).
→ on peut donc avoir tout aussi bien Em > 0 que Em < 0. → l’utilisation de la C.E.M. permet une description qualitative
du mouvt de M, souvent suffisante.
Remarque 2 :

Em = EC + Ep = cte C.E.M. En effet, pour avoir des mouvts possibles, il faut que :
def 1
EC = Em − Ep = mv 2 > 0 soit
→ la constante cte est déterminée par les conditions initiales (C.I.) : 2
cte = EC (t = 0) + EP (t = 0) souvent très facile à exprimer.
condition
Em > EP
Remarque 3 : pour mouvts possibles
L’équation issue du T.E.M. ou de la C.E.M. n’est qu’une 3e
réécriture du PFD (après le T.P.C. et le T.E.C.), dont elle constitue → Exploitons cette condition sur le graphe représentant EP (x),
une intégrale première : c’est une équa. diff. du 1er ordre / temps, suivant la valeur de Em = cte.
donnant directt et facilt accès à v 2 (x).
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
1 ) Nature des mouvements possibles 1 ) Nature des mouvements possibles

Pour Em = Em1 :
Pour Em = Em2 :
Suivant la condition Em1 > EP , les
Suivant la valeur initiale de x, les mouvts
mouvts ne sont possibles que pour
sont possibles, de façon univoque, pour
x ∈ [x1 , ∞[
x ∈ [x2 , x20 ] ou x ∈ [x200 , ∞[
→ le pt M peut s’éloigner à l’∞ du
centre de force placé en x = 0 et ne
→ dans le 1er cas, le pt M est contraint
peut pas s’en approcher + près que x1 .
dans un puit de potentiel : il peut s’y
On parle d’état libre ou d’état de
déplacer sans pouvoir en sortir, en
diffusion.
réalisant des oscillations entre x2 et x20 .
On parle d’état lié.
Si x = x1 , Em1 = Ep (x1 ) donc
EC (x1 ) = 0 : le pt M est immobile en x1
→ dans le 2e cas, le pt M se retrouve dans un état libre au delà de
→ c’est un pt d’arrêt.
x200 .
Si x %, Em1 = cte et Ep & donc EC %
Entre x20 et x200 , le pt M rencontre une barrière de potentiel.
→ il y a conversion d’EP en EC .
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
1 ) Nature des mouvements possibles 2 ) Position(s) d’équilibre. Stabilité

Remarque 1 : On remarque 2 positions particulières


sur la courbe EP (x) précédente :
En méca classique, il est impossible de franchir cette barrière
de potentiel, car Em2 = cte n’est pas suffisante. le fond du puit de potentiel, en x0 ,
où EP = EPmin est minimum localt.
En méca quantique, la fluctuation Q de Em2 peut permettre de
franchir cette barrière : c’est l’effet tunnel. le sommet de la barrière de
potentiel, en x00 , où EP = EPmax est
Remarque 2 : maximum localt.
Les positions x2 , x20 et x200 sont encore des pts d’arrêt : on y trouve → ce sont en fait 2 positions d’équilibre.
Em2 = Ep (x) donc EC = 0.
En effet, sur ces positions x0 et x00 , l’EP est extrémale et comme
 
dEP x0  dEP
fc (x) = − (Cf. § I 5), on a fc x0 = − 0 =0
dx dx x00
x0
Pour Em = Em3 :
La condition Em3 > EP , n’est vérifiée Propriété :
pour aucune valeur de x Sur une position d’équilibre, l’EP est extrémale (mini ou maxi).
→ tout mouvt est impossible.
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III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
2 ) Position(s) d’équilibre. Stabilité 2 ) Position(s) d’équilibre. Stabilité

Précisons la stabilité de ces 2 équilibres.


Definition
On dit qu’un équilibre est stable, si lorsqu’on écarte le pt M de sa
position d’équilibre, il y revient. Propriété :
À l’6=, tout écartt à partir d’une position d’équilibre instable l’en
Sur une position d’équilibre stable, l’EP est minimale :
éloigne encore +.
d 2 EP
 
En x0 , en écartant le pt M de sa >0
dx 2
position, avec Em qui % (car ∃ un x0
opérateur) on se retrouve dans un
état lié : le pt M oscille autour de
x0 . → l’équilibre est stable.
En x00 , en écartant le pt M de sa
position, on se retrouve dans un
état libre avec EC % de + en + en
s’éloignant de x00 → l’équilibre est
instable. 37 / 40 38 / 40

M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
3 ) Petits mouvements autour d’une position d’équilibre stable 3 ) Petits mouvements autour d’une position d’équilibre stable

En fait, on peut tjrs modéliser les petits déplacts autour d’une


L’étude des petits mouvts autour de la position d’équilibre stable position d’équilibre stable par un modèle parabolique d’EP :
peut être décrite par un D.L. de Taylor de l’EP au 2e ordre autour
de cette position d’équilibre x0 :
   2 
dEP 1 2 d EP
EP (x) ∼ EP (x0 ) + (x − x0 ) + (x − x0 )
dx 2 dx 2
| {z x}0 | {z x}0
| {z }
=cte
=0 =k>0
équilibre équilibre stable

1
soit EP (x) ∼ k(x − x0 )2 + cte
2
→ autour d’une position d’équilibre stable, les petits mouvts du pt
M sont des oscillations identiques à celles d’un oscillateur
→ on retrouve l’expression de l’EP de rappel d’un ressort. harmoniques.

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