M3 - Approche Énergétique Du Mouvement D'un Point Matériel: Sommaire
M3 - Approche Énergétique Du Mouvement D'un Point Matériel: Sommaire
Introduction
M3 - Approche énergétique Ce chap. aborde une nouvelle notion, introduite en méca. par
du mouvement d’un point matériel Liebnitz (1686) et complétée par Lagrange (1788) : l’énergie,
qui peut apparaître sous 6= formes : P, W , EC , EP , Em .
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M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
Introduction I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
1 ) Puissance d’une force
Sommaire Definition
La puissance P de la force F~ appliquée à un pt
I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle matériel M en mouvt à la vitesse ~v / réf d’étude
1 ) Puissance d’une force
2 ) Travail d’une force
ou puissance algébt reçue par le pt matériel M de
3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative f~c la part de la force F~ , vaut, à chaque instant :
4 ) Exemples d’EP def puissance
5 ) Problème inverse : expression de f~c à partir de son EP P = F~ .~v = F .v . cos α
d’une force
6 ) Cas des forces non conservatives f~nc
Unité S.I. : W en joule (J) → [δW ] = [P] [dt] ↔ J = W . s Cette intégrale, dite «curviligne» car elle se calcule le long d’une
courbe (= la trajectoire de M), est appelée circulation de F~ sur la
Les remarques valables pour P le sont aussi pour W : trajectoire. Elle dépend à priori du chemin suivi entre M1 et M2 .
W dépend t → pour effectuer ce calcul, il faut donc connaitre le «chemin suivi»
P du réf. d’étude. W est définit algéb et peut se calculer
par une de travaux de chaque force appliquée en 1 même pt M. i.e. la trajectoire, sauf dans certains cas particuliers ( Cf. § I 3) ).
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I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
2 ) Travail d’une force 3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative ~
fc
Interprétation ϕ de l’EP :
Soit un pt matériel M soumis à une force conservative f~c associée à
une EP ainsi qu’à l’action d’un opérateur exerçant F~op .
Supposons que M évolue entre 2 instants t1 et t2 sans variation
Remarque : notable de son EC (par ex., de façon ∞t lente) :
EP est définie, au choix, par une différentielle ou par une différence
TEC : ∆tt21 EC = W (f~c ) + W (F~op ) (Cf. § II 2))
→ EP s’exprime donc à une constante additive près. | {z } | {z }
Cette constante est arbitraire : elle peut être prise nulle ou à une '0 EP (M1 )−EP (M2 )
valeur permettant à EP −−−→ 0 (convention de l’EP absolue).
r →∞ ainsi : W (F~op ) ' EP (M2 ) − EP (M1 )
Suivant la valeur prise par cette constante, on peut avoir EP > 0
ou EP < 0, alors qu’on a toujours EC > 0.
→ l’énergie fournie par l’opérateur sous forme de travail W est
transformée par le pt matériel M, qui l’emmagasine sous forme
d’EP . Cette énergie est ainsi potentiellt disponible lorsque
l’opérateur n’agit plus : le pt matériel M peut alors restituer cette
énergie, par exemple en revenant seul à sa position de départ.
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I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
3 ) Énergie potentielle EP associée à une force conservative ~
fc 4 ) Exemples d’EP
→ EP & lorsque f~c fournit du travail au pt matériel M : soit δW = −mgdz = −d(mgz + cte) = −dEP avec
def
δW (f~c ) = −dEP > 0 ↔
def
W (f~c ) = EP (M1 ) − EP (M2 ) > 0 énergie potentielle
EP = mgz + cte
de pesanteur
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I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
4 ) Exemples d’EP 4 ) Exemples d’EP
Remarque 1 :
Calculons enfin le travail élémentaire de la force de rappel élastique
due à un ressort de la forme F~ = −k(` − `0 )~ ux = −kx u~x où x est Sur chaque exemple précédent, le fait d’avoir pu identifier de façon
l’allongement du ressort / sa longueur au repos. univoque δW à −dEP établit, en même temps que l’expression de
EP , le caractère conservatif de la force F~ mise en œuvre.
On se place en coord. en coord. cartésiennes :
−
→
δW = −kx u~x .d` = − kx u~x . (dx.~
ux + dy .~
uy + dz.~
uz ) Remarque 2 :
On constate sur les 3 exemples précédents, que EP dépend uniqut
1 2
soit δW = −kx.dx = −d kx + cte = −dEP avec de la position du point matériel étudié (z, r ou x)
2 → ∀EP , c’est toujours le cas.
1 énergie potentielle
EP = kx 2 + cte
2 élastique due à un ressort Remarque 3 :
On choisi habituelt cte = 0 pour avoir EP = 0 quand x = 0. Une force de travail nul (⊥ à ~v , par ex.) est associée à une
EP = cte indep. de la position du pt matériel étudié.
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I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
5 ) Problème inverse : expression de ~
fc à partir de son EP 5 ) Problème inverse : expression de ~
fc à partir de son EP
Considérons une force conservative dont la direction est constante : Dans le cas général, la force conservative f~c dépend des 3
f~c = fc u~x . coordonnées d’espace, par exemple en coord. cartésiennes :
f~c = fc x u~x + fc y u~y + fc z u~z .
Par définition, cette force est associée à une EP telle que :
→ la relation entre f~c et l’énergie potentielle EP associée se
def −
→
δW (f~c ) = −dEP avec δW (f~c ) = f~c .d` = fc u~x .(dx.~
ux ) = fc .dx généralise à 3D sous forme vectorielle, par :
~ dEP dEP dEP
fc = − .~
ux + .~
uy + .~
uz
dEP dx dy dz
ainsi : fc = −
dx
−−→ →
−
ou encore f~c = −gradEP = − O EP
→ on peut donc déterminer l’expression de f~c connaissant l’EP
associée : c’est le pb inverse du § I 3). →
−
où l’opérateur vectoriel gradient (ou nabla : O ) généralise la
Definition notion de dérivée à 3D et s’écrit en coord. cartésiennes :
−−→ →
− d♦ d♦ d♦
On dit qu’une force conservative f~c dérive de l’énergie grad♦ = O ♦ = .~
ux + .~
uy + .~
uz
potentielle EP à laquelle elle est associée. dx dy dz
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I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle I - Puissance et travail d’une force. Énergie potentielle
6 ) Cas des forces non conservatives ~
fnc 6 ) Cas des forces non conservatives ~
fnc
Ainsi, en généralisant :
Soit un pt matériel M, en mouvt à la vitesse ~v / réf. galiléen Ainsi, la projection du PFD sur l’axe de ~v conduit à :
d’étude et soumis à une résultante des forces F~ .
Théorème de la puissance cinétique (TPC) :
Une formulation scalaire du PFD consiste, non pas à le projeter sur Dans un réf. galiléen, la dérivée / temps de l’énergie cinétique d’un
un sys. de 3 axes ⊥, mais plutôt sur l’axe de ~v : ! pt matériel M est égale à la puissance de la résultante des forces
d 1 2 qui lui sont appliquées :
d (m~v ) à gauche : m~v + |{z}
cte
.~v = F~ .~v on reconnait dt 2
dt =0
dEC T.P.C.
à droite : P = F~ .~v =P
dt en réf. galiléen
Definition
On appelle énergie cinétique d’un pt matériel M de masse m, en
mouvt à la vitesse ~v /réf. d’étude, le scalaire : EC dépend de v 2 , donc du réf. d’étude où est définie ~v
(comme P et W ).
def 1
EC = mv 2 énergie cinétique
2 cas particulier : si F~ ⊥ ~v → P = 0 donc EC = cte
ts
Par convention, EC = 0 lorsque le pt matériel est immobile : v = 0. → c’est le cas des mouv circulaires à force centrale.
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II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
2 ) Théorème de de l’énergie cinétique (TEC) 2 ) Théorème de de l’énergie cinétique (TEC)
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II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
3 ) Exemple d’application 4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM)
le mouvt ultérieur est alors un mouvt balistique dans ~g uniforme Intégrons / temps, entre les instants t1 et t2 :
→ l’enfant arrivera au sol en avant de l’igloo. t2 t2
Em (t2 ) − Em (t1 ) = Wt1 →t2 (f~nc )
Z Z
dEm = δW (f~nc ) soit
t1 t1 T.E.M. forme intégrale
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II - Théorèmes énergétiques en mécanique II - Théorèmes énergétiques en mécanique
4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM) 4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM)
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II - Théorèmes énergétiques en mécanique III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
4 ) Théorème de l’énergie méca. (TEM). Cas de conservation (CEM) 1 ) Nature des mouvements possibles
Remarque 1 :
Soit un pt matériel M dont le mouvt est repéré par un seul
La valeur et le signe de Em dépendent du choix de la constante paramètre x et soumis à une seule force conservative f~c dérivant de
arbitraire intervennant dans la déf. de EP : l’énergie potentielle EP (x).
→ on peut donc avoir tout aussi bien Em > 0 que Em < 0. → l’utilisation de la C.E.M. permet une description qualitative
du mouvt de M, souvent suffisante.
Remarque 2 :
Em = EC + Ep = cte C.E.M. En effet, pour avoir des mouvts possibles, il faut que :
def 1
EC = Em − Ep = mv 2 > 0 soit
→ la constante cte est déterminée par les conditions initiales (C.I.) : 2
cte = EC (t = 0) + EP (t = 0) souvent très facile à exprimer.
condition
Em > EP
Remarque 3 : pour mouvts possibles
L’équation issue du T.E.M. ou de la C.E.M. n’est qu’une 3e
réécriture du PFD (après le T.P.C. et le T.E.C.), dont elle constitue → Exploitons cette condition sur le graphe représentant EP (x),
une intégrale première : c’est une équa. diff. du 1er ordre / temps, suivant la valeur de Em = cte.
donnant directt et facilt accès à v 2 (x).
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III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
1 ) Nature des mouvements possibles 1 ) Nature des mouvements possibles
Pour Em = Em1 :
Pour Em = Em2 :
Suivant la condition Em1 > EP , les
Suivant la valeur initiale de x, les mouvts
mouvts ne sont possibles que pour
sont possibles, de façon univoque, pour
x ∈ [x1 , ∞[
x ∈ [x2 , x20 ] ou x ∈ [x200 , ∞[
→ le pt M peut s’éloigner à l’∞ du
centre de force placé en x = 0 et ne
→ dans le 1er cas, le pt M est contraint
peut pas s’en approcher + près que x1 .
dans un puit de potentiel : il peut s’y
On parle d’état libre ou d’état de
déplacer sans pouvoir en sortir, en
diffusion.
réalisant des oscillations entre x2 et x20 .
On parle d’état lié.
Si x = x1 , Em1 = Ep (x1 ) donc
EC (x1 ) = 0 : le pt M est immobile en x1
→ dans le 2e cas, le pt M se retrouve dans un état libre au delà de
→ c’est un pt d’arrêt.
x200 .
Si x %, Em1 = cte et Ep & donc EC %
Entre x20 et x200 , le pt M rencontre une barrière de potentiel.
→ il y a conversion d’EP en EC .
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III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
1 ) Nature des mouvements possibles 2 ) Position(s) d’équilibre. Stabilité
M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel M3 - Approche énergétique du mouvement d’un point matériel
III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension III - Description qualitative de mouvements conservatifs à une dimension
3 ) Petits mouvements autour d’une position d’équilibre stable 3 ) Petits mouvements autour d’une position d’équilibre stable
1
soit EP (x) ∼ k(x − x0 )2 + cte
2
→ autour d’une position d’équilibre stable, les petits mouvts du pt
M sont des oscillations identiques à celles d’un oscillateur
→ on retrouve l’expression de l’EP de rappel d’un ressort. harmoniques.
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