Test d’entrée
Compréhension écrite
Durée : 60 minutes
Exercice 1 : Lisez le texte une seule fois en vous concentrant sur les idées importantes.
Par 1 Une récente étude effectuée par l’association Un monde sans voiture pointe du
doigt un véritable paradoxe : alors que la lutte contre la pollution préoccupe neuf
Français sur dix, près des trois quarts de la population continuent de se déplacer
majoritairement en voiture.
Par 2 Certes, les personnes interrogées se disent prêtes à envisager d’autres modes de
transport, mais les habitudes n’évoluent que très lentement, pour des raisons
multiples : confort de la voiture individuelle, insuffisance des transports en
commun, infrastructures jugées inadaptées aux trajets à vélo, etc. Quant au
passage à la voiture hybride, moins polluante, la volonté est bien là, mais le prix
de vente, encore très élevé, dissuade de nombreux acheteurs.
Par 3 À l’occasion de la publication de son rapport d’enquête, Un monde sans voiture
organise également un colloque sur l’évolution de nos mobilités. L’objectif de cet
événement est de sensibiliser les élus locaux qui devront trouver des solutions
pour limiter l’impact environnemental de nos déplacements, tout en tenant
compte des difficultés des zones où la voiture est indispensable. En somme : faire
de l’écologie sans mettre de côté les enjeux sociaux.
Par 4 Pour tenter de faire face à ces problématiques et d’apporter un début de solution,
le gouvernement prévoit, de son côté, de débloquer des aides massives à hauteur
de 15 milliards d’euros, d’ici 2030. Elles devraient servir à développer les
infrastructures et favoriser les circulations douces, partout sur le territoire.
1. Sans relire le texte, entourez le numéro de la phrase qui le résume le mieux.
A. Les Français ne sont pas suffisamment engagés pour changer leurs modes de transports et
manquent encore d’informations à ce sujet.
B. Les Français sont conscients qu’ils doivent changer leurs façons de se déplacer mais les
moyens concrets d’y arriver sont encore limités.
C. Les Français sont déjà très nombreux à avoir abandonné la voiture, mais cela ne suffit pas
pour limiter la pollution.
2. Relisez le texte. Pour chaque paragraphe, écrivez la question à laquelle il permet de
répondre.
- Para 1 : Que montre une récente étude effectuée par Un monde sans voiture?
- Para 2 : Est-ce que les personnes interrogées sont prêts à envisager d’autres modes de
transport?
- Para 3 : Quel est l’objectif de l’événement organisé par Un monde sans voiture?
- Para 4 : Quelle est la solution du gouvernement pour faire face à ces problème?
Exercice 2 : Complétez avec les mots suivants. (Attention, il y a deux connecteurs en trop !)
cependant, donc, dans le but de, du fait de, à tel point que, comme, en effet,
même si, grâce à, faute de
Vers la disparition des pièces et des billets
(1) ___ la demande croissante de rapidité, de confort et de sécurité exprimée par les
consommateurs, les systèmes de paiement vont être amenés à se transformer. (2) ___ l’argent
liquide pourrait même ne plus exister d’ici peu. (3) ___ , certaines grandes entreprises
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américaines affirment qu’elles seront bientôt en mesure de proposer une technologie qui
permettra de payer (4) ___ un scan de la main du client. Et (5) ___ les résultats des premières
expérimentations sont très encourageants, on peut s’attendre à ce que les supermarchés
européens commencent à utiliser ce nouveau mode de paiement d’ici quelques années. (6) ___,
(7) ___ ce système présente de nombreux avantages, une question inquiète encore une grande
partie du public : le paiement par scan de la main offrira-t-il des garanties de sécurité
suffisantes ? Les entreprises qui développent cette technologie vont (8) ___ devoirs s’assurer
qu’elle est bien protégée contre les pirates et surtout viables sur le long terme.
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8.
Du fait À tel En effet comme grâce à Cependant même si donc
de point que
Exercice 3
Une application pour les touristes.
Ce matin, Grégoire, étudiant marseillais, a rendez-vous avec quatre touristes américains qui
souhaitent visiter la ville à pied avec habitant pendant trois heures, plutôt que de se joindre à un
tour organisé par une agence traditionnelle. Selon Daniel Corto, spécialiste de l’économie des
loisirs, ce tourisme dit « participatif » est en pleine croissance : « Il est devenu courant de passer
par des particuliers pour se loger, partager un trajet en voiture ou déguster un repas fait maison.
Le mouvement est né à New York, sous l’impulsion d’un groupe de jeunes qui tenaient à faire
découvrir les quartiers du centre aux touristes étrangers pour leur donner la vision la plus
positive possible de la ville. »
Céline Pralou a fondé l’application numérique GlobalVoyage, qui met en relation des touristes et
des habitants de Marseille. Elle exlique : « La démarche que nous proposions était nouvelle,
nous étions les premiers sur ce marché, il adonc fallu attendre quelques mois avant que
suffisamment de Marseillais nous connaissent et veuillent tenter l’expérience. Mais tout a bien
fonctionné et nous avons même eu l’appui du conseil municipal. Étonnamment, alors que nous
visions la clientèle des jeunes hyperconnectés et des familles à petit budget, nous devons
reconnaître que les retraités représentent nos clients les plus nombreux. Nous travaillons
maintenant avec 200 habitants, que nous recrutons sur la base de leur capacité à communiquer
avec enthousiaste que nous rémunérons et que nous tenons à faire évaluer systématiquement par
les touristes. Ils proposent toutes sortes d’activités : des balades en villes, des sorties en bateau,
etc. À l’avenir, nous proposerons des rencontres avec pêcheurs ou des artisans qui présenteront
leur métier. Les voyageurs – surtout les étrangers – apprécient particulièrement d’être au contact
de Marseillais typiques, ils ont l’impression de découvrir des choses qu’ils n’auraient pas pu
apprendre dans un guide de voyage. En revanche, ce que nous ne comptons pas proposer, ce sont
les repas chez les particuliers : comme le disent les professionnels de la restauration, même chez
des personnes qui ont un véritable talent pour la cuisine et pour l’accueil, on ne peut jamais être
aussi certain de la fraîcheur des plats qu’au restaurant, où tout est rigoureusement contrôlé. Il ne
faut pas prendre de risques. »
Aujourd’hui, Global Voyage est l’une des applications préférées des touristes à Marseilles, ce
qui ne manque pas de faire réagir Paule Cozan, professeure de sociologie à l’université de la
ville : « Je me remets pas en cause la valeur des prestations proposées, le succès est mérité, mais
ce qui est dérangeant, c’est que GlobalVoyage se présente comme un digne représentant du
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tourisme participatif, alors que son approche consiste à vendre des services qui devraient, en
principe, relever de la bonne volonté des habitants. »
Répondez aux questions en cochant la bonne réponse.
1. D’après Daniel Corto, quel était l’objectif des premiers acteurs du tourisme participatif
?
A. Faire de la promotion de leur lieu de vie.
B. Rencontrer des gens du monde entier.
C. Développer les voyages éco-responsables.
2. Quelle difficulté Céline Pralou a-t-elle rencontrée initialement ?
A. Le marché était concurrentiel.
B. La mairie se montrait méfiante.
C. La population ignorait le concept.
3. Qui utilise le plus GlobalVoyage ?
A. Les seniors.
B. Les étudiants.
C. Les professionnels.
4. Quel est le principal critère de GlobalVoyage pour sélectionner des habitants ?
A. Ils doivent être passionnés.
B. Ils doivent bien connaître la ville.
C. Ils doivent avoir l’habitude de voyager.
5. Qu’est-ce qui importe particulièrement aux yeux des touristes de GlobalVoyage ?
A. La qualité des explications.
B. La gentillesse des habitants.
C. L’authenticité des expériences.
6. Qu’est-ce qui amène Céline Pralou à recommander de manger au restaurant ?
A. La variété des plats proposés.
B. Le respect des règles d’hygiène.
C. Le professionnalisme des serveurs.
7. Qu’est-ce que Paul Cozan reproche à l’entreprise GlobalVoyage ?
A. La qualité de ses visites reste à prouver.
B. L’image qu’elle veut donner est discutable.
C. Elle empêche la concurrence de se développer.