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Examen d'analyse complexe ENS Mathématiques

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OURO K. A.kabire
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École Normale Supérieure Département de Mathématiques et Applications

Examen d'analyse complexe

Durée : 3h. Aucun document autorisé. On accordera une grande importance à la qualité
de la rédaction.
Exercice 1.
0. estion de cours. Énoncer et démontrer le théorème de Rouché.
1. Soit 𝔻 le disque unité de ℂ, et soit une fonction holomorphe 𝑓 ∶ 𝔻 → 𝔻. On
suppose que l'image de 𝑓 est relativement compacte dans 𝔻. Montrer que 𝑓 admet un
unique point fixe dans 𝔻.
2. La conclusion reste-t-elle vraie sans l'hypothèse que l'image de 𝑓 soit relative-
ment compacte ?
Exercice 2. Soit τ = 𝑖𝑦, où 𝑦 ∈ ℝ∗+ , et ℘ la fonction de Weierstrass associée au réseau
rectangulaire Λ = ℤ ⊕ ℤτ.
1. Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels. Montrer que si 2𝑎 ou 2𝑏 est entier, alors ℘(𝑎 +
𝑏τ) est réel. Étudier les variations des fonctions 𝑥 ↦ ℘(𝑥) et 𝑥 ↦ ℘(𝑖𝑥) sur ℝ.
2. On rappelle l'équation différentielle satisfaite par ℘ :

℘′2 = 4℘3 − 60G2 ℘ − 140G3 .

Montrer que G2 et G3 sont réels et que le polynôme X3 − 15G2 X − 35G3 a trois


racines réelles distinctes.
3. Soient 𝑎 < 𝑏 < 𝑐 ces racines. Identifier 𝑎, 𝑏 et 𝑐 en termes de ℘( 12 ), ℘( τ2 ) et
℘( 1+τ
2
).
+∞ 𝑑𝑥
4. Calculer ∫𝑐 .
√𝑥3 −15G2 𝑥−35G3

Exercice 3.
0. estion de cours. Soit V ⊂ ℂ un ouvert connexe, 𝑧0 ∈ V, et deux nombres
complexes λ ≠ μ. Soit 𝑓𝑛 ∶ V → ℂ ∖ {λ, μ} une suite de fonctions holomorphes
évitant les valeurs λ et μ, telle que la suite (𝑓𝑛 (𝑧0 )) soit bornée. Montrer qu'on peut
extraire de (𝑓𝑛 ) une sous-suite convergeant uniformément sur tout compact.
1. Soit U un ouvert de ℂ, tel que ℂ ∖ U contienne au moins 2 points. Soit 𝑧0 ∈ U
et 𝑓 ∶ U → U holomorphe. On suppose que 𝑓 (𝑧0 ) = 𝑧0 et |𝑓 ′ (𝑧0 )| = 1. Le but de
l'exercice est de montrer que 𝑓 est un automorphisme de U.
On considère la fonction 𝑓 itérée 𝑛 fois, 𝑓𝑛 = 𝑓 ∘ 𝑓 ∘ ⋯ ∘ 𝑓 . Montrer qu'il existe
une sous-suite (𝑓𝑛′ ) qui converge uniformément sur tout compact vers une limite
holomorphe φ ∶ U → U.
2. Dans le cas où 𝑓 ′ (𝑧0 ) = 1, en déduire que 𝑓 (𝑧) = 𝑧 pour tout 𝑧 ∈ U.
3. On revient au cas général où on a seulement |𝑓 ′ (𝑧0 )| = 1. Montrer qu'on peut
extraire la sous-suite (𝑓𝑛′ ) de sorte que la limite φ satisfasse φ′ (𝑧0 ) = 1. 'en déduit-
on sur φ ?
4. Montrer que 𝑓 est un automorphisme de U.
5. Le résultat s'étend-il aux cas de U = ℂ et de U = ℂ∗ ?
6. On revient au cas d'un ouvert U dont le complémentaire contient au moins
2 points. Un automorphisme 𝑓 de U tel que 𝑓 (𝑧0 ) = 𝑧0 satisfait-il nécessairement
|𝑓 ′ (𝑧0 )| = 1 ?
Exercice 4. Si 𝑓 est une fonction définie sur ℝ∗+ , on définit sa transformée de Mellin
𝑓 ∗ par
+∞
𝑓 ∗ (𝑠) = ∫ 𝑓 (𝑥)𝑥𝑠−1 𝑑𝑥.
0
1. Supposons 𝑓 continue, et


{O(𝑥−𝑎 ) quand 𝑥 → 0,
𝑓 (𝑥) = ⎨ −𝑏
(*)
{
⎩O(𝑥 ) quand 𝑥 → +∞.

Si 𝑎 < 𝑏, montrer que 𝑓 ∗ est une fonction holomorphe définie sur la région {𝑎 <
Re 𝑠 < 𝑏}, et que |𝑓 ∗ | est majorée sur toute région {𝑎 + ε ⩽ Re 𝑠 ⩽ 𝑏 − ε} pour
𝑑𝑓
ε > 0. Montrer que (𝑥ν 𝑓 )∗ = 𝑓 ∗ (𝑠 + ν). Si 𝑓 est C1 et 𝑥 𝑑𝑥 satisfait aussi (*), montrer
𝑑𝑓
que (𝑥 𝑑𝑥 )∗ = −𝑠𝑓 ∗ (𝑠). elle est la transformée de Mellin de la dérivée 𝑓 ′ ? de la
fonction 𝑒−𝑥 ?
𝑑𝑓
2. Formule d'inversion. On suppose que 𝑓 est de classe C2 et que 𝑓 , 𝑥 𝑑𝑥 et (𝑥 𝑑𝑥
𝑑 )2 𝑓

satisfont (*). Pour 𝑥 ∈ ℝ+ , montrer que l'intégrale
1 𝑐+𝑖∞ ∗
F(𝑥) = ∫ 𝑓 (𝑠)𝑥−𝑠 𝑑𝑠
2𝑖π 𝑐−𝑖∞
ne dépend pas du choix de 𝑐 ∈]𝑎, 𝑏[. Montrer que F = 𝑓 (se ramener à une transfor-
mée de Fourier inverse).
𝑑𝑓
3. Soit 𝑓 de classe C2 , telle que 𝑓 , 𝑥 𝑑𝑥 et (𝑥 𝑑𝑥
𝑑 )2 𝑓 satisfassent (*) avec 𝑏 = 0.

Supposons que pour un B > 0 la fonction 𝑓 s'étende en une fonction méromorphe
pour 𝑎 < Re 𝑠 < B, holomorphe en dehors de 0, et avec un pôle d'ordre 𝑛 en 0.
On suppose qu'on a une majoration |𝑓 ∗ (𝑠)| ⩽ M 2 quand | Im 𝑠| > 1 et Re 𝑠 ∈
| Im 𝑠|
[𝑎 + ε, B − ε]. Montrer que pour tout N < B on a quand 𝑥 → +∞ un développement
𝑛−1
𝑓 (𝑥) = ∑ α𝑘 (Log 𝑥)𝑘 + O(𝑥−N ).
𝑘=0

Exprimer les coefficients α𝑘 en termes des coefficients du développement de 𝑓 ∗ en 0.


∞ − 𝑥
4. Soit Φ(𝑥) = ∑𝑛=0 (1−𝑒 2𝑛 ). Montrer que la transformée de Mellin est définie
Γ(𝑠)
pour −1 < Re 𝑠 < 0, et Φ∗ (𝑠) = − 1−2 𝑠 . Montrer que, quand 𝑥 → +∞, on a pour
tout N > 0 le développement asymptotique
Log 𝑥 γ 1 1 2𝑖𝑘π −2𝑖𝑘π Log 𝑥
Φ(𝑥) = + + + ∑ Γ( )𝑒 Log 2
+ O(𝑥−N ).
Log 2 Log 2 2 Log 2 ℤ∗ Log 2

1 = 𝑒γ𝑧 𝑧 ∏ (1 + 𝑧 )𝑒− 𝑛 . 𝑧
On rappelle la factorisation Γ(𝑧) 1 𝑛
5. Cee question ne fait pas partie de l'examen et ne sera pas notée. Traitez la plus
tard si vous voulez. De manière similaire, en prenant L(𝑥) = ∑∞ 𝑥 𝑥
𝑛=1 Log(1+ 𝑛 )− 𝑛 , montrer
que L∗ (𝑠) = π
𝑠 sin(π𝑠)
ζ(−𝑠), et déduire le développement quand 𝑥 → +∞, pour tout N ⩾ 0 :

N
𝑏2𝑛
Log Γ(𝑥 + 1) = Log(𝑥𝑥 𝑒−𝑥 √2π𝑥) + ∑ 𝑥1−2𝑛 + O(𝑥−1−2N ).
𝑛=1
2𝑛(2𝑛 − 1)

(Le début du développement, en faisant N = 0, redonne la formule de Stirling).

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