Lignes Directrices ECOS
Lignes Directrices ECOS
L’ÉL ABOR AT I O N d e c a s
D’EXAMEN C L I N I QU E O B J E C T I F
STRUCTU R É ( E C O S )
novembre 2013
2 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
TAB L E D E S M AT I È R E S
Préface 3
Introduction 4
Étape 1 Déterminer le but de l’examen 6
Étape 2 Déterminer ce que vous souhaitez évaluer 7
Étape 3 Établir les consignes à l’intention du candidat 9
Étape 4 Élaborer les outils d’évaluation 11
Étape 5 Élaborer du contenu et des questions relatives à un cas pour la
Composante complémentaire à la rencontre 19
Étape 6 Compiler l’information pour le patient standardisé (PS) et les formateurs 21
Étape 7 Décrire l’aménagement de la salle et les accessoires 25
Étape 8 Vérifier, réviser et mettre à l’essai 26
Remerciements 27
Bibliographie 28
Annexes
a. Exemple de grille de correction 29
b. Exemples d’échelles d’évaluation
i. EACMC, partie II 30
ii. Descripteurs de compétences de la CNE 31
c. Ressources concernant les échelles d’évaluation
i. Critères applicables à l’échelle d’évaluation de la CNE 32
ii. Exemple d’indications générales à l’intention de l’examinateur 33
d. Exemple d’une Composante complémentaire à la rencontre 34
e. Réponses générales du PS dans son rôle 35
f. Exemple d’un cas d’ECOS 36
3 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
PRÉ FAC E
Chers lecteurs,
Le présent guide vise à donner des conseils sur l’élaboration et/ou la révision
de cas d’examen clinique objectif structuré (ECOS) utilisés pour les examens
pratiques du Conseil médical du Canada (CMC). Nous espérons que le guide
aidera nos experts en contenu à être mieux préparés à élaborer des cas qui per-
mettront une évaluation juste et valide des aptitudes des candidats.
Bien que la rédaction de cas soit un processus itératif exigeant plusieurs rondes
de révision, nous avons divisé le processus d’élaboration des cas d’ECOS en
huit étapes devant être accomplies de façon séquentielle.
Le présent guide n’a pas pour but de fournir un examen exhaustif de toutes les
questions relatives à l’élaboration et à l’administration d’un ECOS. Par con-
séquent, certains sujets importants comme les procédés d’établissement des
normes et la formation des évaluateurs n’y sont pas abordés.
novembre 2013
4 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
INT RO D U C T I O N
Contexte
Un examen clinique objectif structuré (ECOS) est un examen pratique qui permet d’évaluer de
façon normalisée des compétences cliniques. Depuis que la formule des ECOS a été décrite pour
la première fois par Harden en 1975 (1), elle a fait l’objet de nombreuses études et a été largement
adoptée par les établissements d’enseignement et les organisations d’évaluation à enjeux importants,
dont le Conseil médical du Canada (CMC) (2-4).
Durant un ECOS, les candidats doivent accomplir diverses tâches cliniques dans un contexte
clinique simulé, tout en étant évalués par des examinateurs à l’aide d’outils d’évaluation normalisés.
Habituellement, les candidats passent d’une station à l’autre dans lesquelles ils interagissent avec un
patient standardisé (PS). On peut aussi utiliser dans ce contexte des mannequins et des modèles de
simulation, mais jusqu’à présent, le CMC n’a pas eu recours à des stations combinant PS et modèles
de simulation.
Pour chaque interaction, on demande aux candidats de faire la démonstration d’aptitudes à effectuer
un examen physique, à recueillir une anamnèse, à interpréter des données ou à prendre en charge un
nouveau problème médical. Une station peut aussi servir à évaluer des aspects d’une communication
efficace ou l’aptitude à faire preuve de professionnalisme. On fait habituellement appel à plusieurs
examinateurs (habituellement un par station) pour l’évaluation du rendement des candidats, laquelle
se fait à l’aide d’une grille de correction ou d’échelles d’évaluation spécifiques à la station.
Voici certains des avantages de cette formule :
• Observation directe des aptitudes cliniques
• Évaluation d’un large éventail d’aptitudes dans un laps de temps relativement court
• Évaluation plus juste fondée sur une méthode normalisée
• Réduction au minimum de tout parti pris de l’évaluation grâce au recours à plusieurs examinateurs
ECOS au CMC
Le CMC offre deux examens pratiques : l’examen d’aptitude du Conseil médical du Canada
(EACMC), partie II (mcc.ca/fr/examens/eacmc-partie-ii/ ), et l’examen de la Collaboration
nationale en matière d’évaluation (CNE) (mcc.ca/fr/examens/survol-cne/ ). On a recours à des PS
5 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
dans la plupart des stations de l’examen de la CNE et de l’EACMC, partie II. Certaines stations
peuvent aussi inclure une infirmière ou un autre professionnel de la santé interprétant un rôle
assigné. Dans les deux cas, des médecins-examinateurs évaluent le rendement des candidats à
l’aide d’outils d’évaluation préétablis.
L’EACMC, partie II, a été présenté pour la première fois en 1993 et sert à évaluer la compétence
des candidats en fonction des connaissances, des aptitudes et des attitudes jugées essentielles
à l’obtention d’un permis d’exercice de la médecine au Canada, et ce, avant leur entrée en
pratique clinique indépendante. Le contenu de l’examen est fondé sur des tableaux cliniques
courants et/ou très importants. Cet ECOS est actuellement composé d’une série de 12 stations,
dont huit stations de 10 minutes et quatre stations jumelées de cinq minutes. Dans les stations
jumelées, les candidats ont cinq minutes pour la rencontre clinique et cinq minutes pour se
préparer en vue d’une rencontre clinique ou pour répondre par écrit à des questions concernant
cette rencontre. La composante sans le patient de ces stations est appelée Composante
complémentaire à la rencontre.
La CNE est « le fruit d’un partenariat entre des organismes canadiens qui cherchent à simplifier
le processus d’évaluation auquel doit se soumettre un diplômé international en médecine
(DIM) qui souhaite obtenir un permis d’exercice de la médecine au Canada ». Comme première
initiative, la CNE a élaboré un examen pour évaluer la capacité d’un DIM à entreprendre un
programme de résidence canadien. L’ECOS qui en a résulté a été tenu pour la première fois en
2010. À l’heure actuelle, l’examen de la CNE comprend 12 stations (de 11 minutes chacune)
fondées sur des scénarios cliniques. Les scénarios cliniques portent sur un éventail de problèmes
en médecine, en pédiatrie, en obstétrique-gynécologie, en psychiatrie et en chirurgie. Le
rendement pour chaque scénario est évalué en fonction de 10 compétences possibles : anamnèse,
examen physique, organisation, capacité de communiquer, capacité de s’exprimer clairement,
diagnostic, interprétation des données, analyses, prise en charge et traitements.
But
Le présent guide vise à fournir des conseils aux rédacteurs concernant l’élaboration de cas pour
l’un ou l’autre des examens pratiques du CMC. Nous espérons qu’il aidera les rédacteurs à créer
des cas d’ECOS de grande qualité permettant une évaluation juste et valide des aptitudes des
candidats.
La contribution des experts en contenu en tant que rédacteurs est précieuse en regard du travail
que nous faisons au CMC. À titre de cliniciens et d’enseignants, nos rédacteurs offrent non
seulement leur expertise à l’égard du contenu, mais aussi leur dévouement envers l’excellence en
matière d’évaluation.
À cette fin, le processus d’élaboration des cas d’ECOS a été divisé en huit étapes, et nous
recommandons aux rédacteurs de les suivre dans l’ordre. Le fait de suivre ces étapes aidera à faire
en sorte que les questions liées au contenu, à la faisabilité, à la vraisemblance et à la
reproductibilité soient traitées tôt dans le processus d’élaboration de cas.
6 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
ÉTAPE
1
D É T ERMINER LE BUT
D E L’EXAMEN
ÉTAPE
2
D É T ERMINER CE QUE VOUS
S O U HAITEZ ÉVALUER
incidence sur les compétences ou habiletés à évaluer dans le cadre d’un examen
donné, il sera maintenu dans les spécifications. En d’autres termes, l’éventail
des problèmes de santé et de tâches cliniques que le rédacteur d’un examen peut
aborder demeurera large.
De plus, chaque formulaire d’évaluation devrait comprendre diverses tâches à
accomplir et, selon les changements qui pourraient être apportés au format de
l’un ou l’autre des examens au fil du temps, celles-ci pourraient être regroupées
en une station. Les tâches pertinentes peuvent comprendre les aptitudes relatives
à l’anamnèse, à l’examen physique, à la communication et à la prise en charge.
L’examen devrait aussi toucher un vaste échantillon de tableaux cliniques et/ou
de systèmes et appareils de l‘organisme tout en tenant compte des données
démographiques du patient, dont le sexe et le groupe d’âge. Par exemple, on
doit éviter idéalement d’inclure plusieurs cas de diabète dans le cadre d’un même
examen, étant donné que ce genre d’examen se limite habituellement à 10 ou 15 cas.
Le CMC se fonde sur les Objectifs de l’examen d’aptitude pour définir la portée
clinique du domaine abordé dans l’examen d’aptitude, partie II. Les Objectifs
donnent également un aperçu général de la matière d’examen possible qui peut
figurer dans l’examen de la CNE (apps.mcc.ca/Objectives_Online/ ). Les
Objectifs ont été définis en termes comportementaux et sont le reflet des attentes
du CMC en ce qui concerne la compétence des médecins. Ils portent sur la
collecte de données, la résolution de problèmes cliniques et les principes de prise
en charge, lesquels s’appliquent, en totalité ou en partie, à diverses situations
cliniques auxquelles les médecins font habituellement face.
Idéalement, un rédacteur s’inspirera d’un cas clinique réel pour la rédaction d’un
cas. Les rédacteurs procédant ainsi sont plus susceptibles d’incorporer des détails
pertinents et uniformes pour un tableau clinique donné et d’éviter de créer un
cas théorique. Dans les faits, les rédacteurs combinent généralement plusieurs cas
réels, ce qui aide à créer un tableau clinique précis. Bien que des cas inventés de
toutes pièces puissent être utilisés, c’est, selon notre expérience, la méthode de
rédaction la moins fructueuse pour la création d’une station d’ECOS.
On utilise souvent des accessoires dans les cas d’ECOS. Par exemple, on peut
demander à un candidat de recueillir une anamnèse auprès d’un patient éprouvant
une douleur abdominale, puis lui fournir une radiographie abdominale liée au
cas, ou lui demander d’interpréter un électrocardiogramme pendant la prise en
charge d’un patient gravement malade. Si des accessoires comme une radiographie
ou un électrocardiogramme sont requis, il est préférable de les obtenir avant
l’élaboration du cas, car il peut être difficile de trouver des images pertinentes après
coup. Inévitablement, on laissera tomber le cas parce qu’on ne trouve pas d’image
appropriée ou il faudra réécrire le cas, parfois presque intégralement, pour que
l’image trouvée corresponde.
9 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
ÉTAPE
3
É TA BLIR LES CON SIGNES À
L’ I N TENTION DU CANDIDAT
Le libellé de la « tâche clinique » peut aussi avoir une incidence sur la complexité
du cas. Par exemple, « Effectuez un examen physique ciblé à la recherche de
signes de maladie hépatique » est plus précis et représente donc une tâche
plus simple que « Évaluez et prenez en charge cette patiente », ce qui oblige le
candidat à faire la synthèse de l’information et à poser un jugement clinique.
Le temps alloué pour la tâche doit aussi être pris en considération au moment de
l’élaboration d’un cas. L’EACMC, partie II, est composé de stations de cinq et
de 10 minutes, tandis que l’examen de la CNE est composé de stations de
11 minutes. Il serait déraisonnable de s’attendre à ce qu’un candidat recueille
une anamnèse ciblée et effectue un examen physique d’un patient éprouvant une
fatigue chronique dans une station de cinq minutes. Toutefois, il pourrait très
bien effectuer un examen du genou dans ce délai. La complexité du cas devrait
dépendre de la durée de la station afin que l’on puisse faire une évaluation juste
de l’aptitude d’un candidat.
L’un des aspects pratiques à considérer au moment d’élaborer un cas serait de
s’assurer qu’il est aussi vraisemblable et réaliste que possible. Par exemple, le cas
sera plus réaliste si l’on suppose que c’est la première fois que le candidat évalue
le patient (c.-à-d. à l’urgence ou dans une clinique sans rendez-vous ou encore
en remplacement d’un collègue qui est absent) que si l’on prétend qu’il s’agit
d’un patient que le candidat voit régulièrement à son cabinet. Étant donné
que les examens OSCE peuvent se dérouler sur plusieurs fuseaux horaires et à
diverses périodes de l’année, il importe aussi de s’assurer qu’un cas donné puisse
fonctionner en temps réel (p. ex., il est préférable de dire que les symptômes sont
apparus « il y a trois heures » plutôt que « à 9 h », ou « il y a deux mois » plutôt
que « en janvier »).
11 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
ÉTAPE
4
É L A BORER LES OUTILS
D ’ ÉVALUATION
Une fois que les consignes à l’intention du candidat ont été élaborées, il faut
établir les outils requis pour l’évaluation du rendement. Il peut s’agir d’une grille
de correction ou d’une ou de plusieurs échelles d’évaluation, ou les deux. Dans
le cas de l’EACMC, partie II, on utilise souvent simultanément une grille de
correction et des échelles d’évaluation. L’examen de la CNE se fonde uniquement
sur une série préétablie d’échelles d’évaluation associées à des compétences (p. ex.,
anamnèse, examen physique, aptitudes à communiquer), dont bon nombre
s’appliquent à chaque cas et sont étayées par des indications sur le rendement
propres au cas. Pour chaque cas, le rédacteur peut sélectionner jusqu’à 10 de ces
éléments d’évaluation pour la notation.
Tableau 1 :
Points à considérer par type de station pour la grille de correction
TYPE de STATION POINTS à CONSIDÉRER
Examen physique Certains éléments peuvent indiquer à l’examinateur de fournir des résultats au
candidat (p. ex., « La TA est normale ») si le fait d’entreprendre une action est
suffisant pour que le candidat obtienne les points.
Communication Les éléments peuvent inclure l’information à demander au patient et doivent inclure
(p. ex., counseling ou les éléments indiquant les renseignements et/ou les conseils et/ou le soutien à fournir
information au patient) au patient. Les Consignes à l’intention des PS peuvent comprendre des questions à
poser à tous les candidats (c.-à-d. des indices normalisés permettant l’évaluation de
la capacité de tous les candidats à répondre à des questions précises).
Prise en charge Il peut s’agir de soins aigus (p. ex., à l’urgence) ou de décisions à prendre au sujet
de la prise en charge d’un patient (p. ex., régler un problème lié à la prise de
plusieurs médicaments). Les éléments peuvent comprendre une anamnèse, un
examen physique et/ou la communication d’informations, mais doivent inclure certains
éléments concernant les décisions, les ordonnances, les plans de traitement, etc.
14 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
Réponses invalidantes
Il arrive que des candidats posent des gestes considérés comme dangereux ou
complètement erronés pendant un examen pratique. Ce type d’information
peut être difficile à saisir à l’aide d’une méthode normalisée. Comme méthode
permettant de repérer les candidats vraiment incompétents, on peut prévoir des
« réponses invalidantes » dans un cas donné (en d’autres termes, si un candidat
commet une erreur fatale, il n’obtiendra aucun point pour cette station même
s’il a obtenu un rendement satisfaisant pour d’autres éléments). Par exemple,
un candidat n’obtiendrait pas de point s’il ne saisissait pas qu’un patient est
en état de choc ou s’il administrait de l’insuline à un patient hypoglycémique.
Les ramifications de ces éléments dans un ECOS sont importantes, et le CMC
n’a pas actuellement recours à ce mode de notation. On demande plutôt aux
examinateurs de signaler et de décrire de tels actes dans un espace prévu à cette fin
sur toutes les feuilles de notation. Si l’on signale un acte dangereux ou qui manque
de professionnalisme de la part d’un candidat, on réexaminera ses résultats
d’examen et on pourra remettre en question le verdict de réussite à l’examen.
Questions orales
Dans toute station, un rédacteur peut inclure une ou plusieurs questions orales
que l’examinateur doit poser à tous les candidats dans les dernières minutes de
la station. Les questions peuvent aussi être posées par le PS ou l’infirmière (le cas
échéant) pendant la rencontre.
On peut ajouter des questions orales lorsque la tâche à accomplir prend légèrement
moins de temps que le temps alloué pour la station et lorsqu’on peut poser
des questions qui permettent davantage d’évaluer les compétences cliniques
concernant un tableau clinique particulier; par exemple, demander au candidat
son diagnostic provisoire ou un plan de traitement initial. Les questions devraient
être directement liées au scénario clinique et peuvent porter sur la résolution de
problèmes ou la synthèse de données (p. ex., poser un diagnostic ou établir un
plan de prise en charge) ou encore sur des aptitudes non cliniques (p. ex., dire la
vérité au patient).
L’aspect le plus difficile de l’ajout d’une question orale est l’élaboration d’une
clé de correction qui comprenne toutes les réponses correctes acceptables, car le
rédacteur doit alors anticiper les réponses des candidats. Les questions orales sont
le plus efficaces lorsque le nombre de réponses correctes possibles est limité.
En général, pour la grille de correction des EACMC, partie II, la réponse exacte
est indiquée en premier, suivie d’une liste d’options possibles. D’autres options
peuvent ne donner aucun point, mais aident l’examinateur à consigner la réponse
du candidat. La dernière option est toujours « autre réponse ou aucune réponse
donnée ».
15 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
Toutefois, dans le cas d’un diagnostic à poser, il peut s’avérer impossible de demander
une seule réponse si l’on ne fournit pas suffisamment d’information pour que le
candidat soit aussi précis. L’examinateur pourrait alors fournir plus d’information.
Exemple: « Les examens initiaux révèlent les résultats suivants : TSH < 0,01 mU/L et
T4 libres de 28,99 pmol/L. Quelle serait la prochaine étape de la prise en
charge? »
Commencer un traitement au propylthiouracile ou
au méthimazole (1)
Commencer un traitement au propranolol (0)
Prescrire de l’iode radioactif (131-I) (0)
Administrer une solution de Lugol (0)
Autre réponse ou aucune réponse donnée (0)
Il pourrait également y avoir plusieurs réponses équivalentes, ce qui peut être indiqué
dans la question et la clé de correction.
Exemple: « Quel est votre diagnostic différentiel? Indiquez jusqu’à trois réponses. »
Trouble dépressif majeur (1)
Trouble bipolaire (1)
Trouble dépressif non spécifié (1)
Autre réponse ou aucune réponse donnée (0)
On peut aussi utiliser des questions orales pour poser des questions d’ordre juridique
ou déontologique relativement au cas.
Exemple: « L’employeur de la patiente communique avec votre cabinet pour demander
de l’information au sujet de la maladie de la patiente, car il soupçonne qu’elle
simule la maladie. Comment répondrez-vous à ses préoccupations? »
Informer l’employeur que vous ne pouvez pas donner de
commentaires sur l’état de santé de son employée (1)
Le rassurer en lui disant que vous ne croyez pas qu’elle
simule la maladie (0)
Lui confirmer que la patiente simule la maladie (0)
Autre réponse ou aucune réponse donnée (0)
16 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
Échelles d’évaluation
Par rapport aux grilles de correction, les échelles d’évaluation sont utiles dans
les ECOS du CMC pour l’évaluation des comportements sur un continuum
(p. ex., organisation de l’approche) ou l’évaluation de l’aptitude à accomplir
une tâche plutôt que la démarche détaillée (p. ex., on utilise une échelle
d’évaluation pour l’aptitude à recueillir une anamnèse et une grille de correction
pour les questions posées au patient). Les échelles d’évaluation permettent
aux experts d’utiliser leur jugement pour évaluer divers éléments d’une tâche
à effectuer et sont donc idéales pour l’évaluation de tâches et d’aptitudes plus
complexes comme les aptitudes organisationnelles, l’établissement d’un lien
avec le patient et l’attention portée aux indices verbaux et non verbaux. Un
jugement plus holistique sera aussi plus juste lorsque le candidat dans toute
cohorte possède une vaste expérience et une grande expertise. Pour ces raisons,
l’examen de la CNE se fonde sur des échelles d’évaluation et permet d’évaluer
des compétences précises, comme l’anamnèse, l’examen physique, les examens,
l’interprétation des données et la prise en charge.
18 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
Total de la station 20
ÉTAPE
5
É L A BORER du CONTENU et des QUESTIONS
R E L ATIVES à un CAS pour la COMPOSANTE
C O MPLÉMENTAIRE à la RENCONTRE (s’il y a lieu)
Comme dans le cas de questions orales qui peuvent être intégrées à un ECOS et
évaluées à l’aide d’une grille de correction, des questions peuvent être posées après
la rencontre avec le PS. L’EACMC, partie II, utilise quatre de ces stations dans
lesquelles sont jumelées une rencontre avec un patient et des tâches à accomplir
avant ou après la rencontre (p. ex., rédiger une ordonnance d’hospitalisation ou
une tâche écrite). Il s’agit des questionnaires après rencontre. Ces questionnaires,
comme les questions orales, visent à évaluer plus à fond la compétence clinique
Exemple de relative à un tableau clinique en particulier.
questions pour
la composante Q1 Une paracentèse révèle une différence de 12 g/L entre l’albumine
complémentaire à la sérique et l’albumine ascite. Compte tenu de l’anamnèse du patient,
rencontre : quelle est la cause la plus probable?
Note
R1 Cirrhose 4
Maladie hépatique alcoolique ou hépatite alcoolique 2
Insuffisance cardiaque/insuffisance cardiaque congestive/péricardite 0
Métastases hépatiques/cancer/carcinome hépatocellulaire 0
Syndrome de Budd-Chiari 0
Maximum 4
Q2 Quelle serait la meilleure prise en charge des symptômes de ce
patient à long terme?
Note
R2 Diurétique 2
Diminution de l’apport en sodium 2
Paracentèse 1
Restriction des liquides 0
Greffe du foie 0
Maximum 5
Voir l’Annexe d pour d’autres exemples de questionnaires.
21 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
Les questionnaires remis aux candidats pour qu’ils effectuent une tâche avant
de voir un patient ne sont pas notés directement. Par exemple, le candidat
pourrait devoir examiner le dossier d’un patient avant sa rencontre. Dans cet
exemple, le rédacteur crée le dossier du patient. Idéalement, le dossier comprend
de l’information qui aidera le candidat à accomplir la tâche assignée. D’autres
renseignements qui ne sont pas immédiatement pertinents pour la rencontre avec
le patient devraient être ajoutés, car le candidat doit entre autres choses être en
mesure de relever et d’utiliser l’information pertinente dans le délai alloué.
Voici les principes généraux à prendre en considération lorsqu’on rédige la partie
écrite (p. ex., Composante complémentaire à la rencontre) d’une station ECOS :
1. Les questions doivent être inextricablement liées au problème
particulier du patient. On ne peut utiliser des questions génériques
qui peuvent être évaluées au moyen d’un examen à choix multiples.
Il ne faut pas oublier que le contenu générique est évalué de façon
beaucoup plus efficace et moins coûteuse à l’aide d’autres méthodes
et ne devrait pas être intégré à un cas d’ECOS.
ÉTAPE
6
C O MPILER L’INFORMATION pour le
PAT IENT STANDARDISÉ (PS) et les FORMATEU R S
Données démographiques
Il faut préciser les données démographiques à l’intention de ceux qui
recrutent les PS. L’âge (qu’il est préférable de fournir par tranche, p. ex.,
35-40 ans), le sexe et d’autres caractéristiques spécifiques (p. ex., pas obèse,
aucune cicatrice chirurgicale sur l’abdomen) devraient être indiqués. Il
faut prendre en considération la difficulté du recrutement lorsque des
caractéristiques distinctives sont exigées (p. ex., appartenance à une ethnie
particulière).
Position de départ du PS
Il faut préciser l’endroit où a lieu la rencontre : au cabinet du médecin, à
l’urgence, à une clinique médicale ou ailleurs et la façon dont le patient
devrait être installé au début de la station (p. ex., à l’urgence, couché sur le
dos sur une civière les jambes fléchies).
Apparence
Le PS devrait obtenir de l’information précise sur sa tenue vestimentaire
selon le problème présenté et les données démographiques du patient. Le
patient doit-il avoir une tenue professionnelle, décontractée ou négligée? Le
PS devrait-il porter une chemise d’hôpital et avoir un drap à sa disposition?
Si la poitrine doit être exposée, vous pouvez demander aux femmes PS de
23 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
ÉTAPE
7
D É CRIRE L’AMÉNAGEMENT
d e l a SALLE et les ACCESSOIRES
Par exemple, on peut préciser si une table d’examen est exigée (et s’il faut que
le candidat y ait accès du côté droit du patient; ou que la tête du lit soit ou non
relevée), le nombre de chaises nécessaires (en prévoir une pour l’examinateur),
les accessoires à utiliser (comme un électrocardiogramme ou une radiographie)
et tout matériel spécial (comme un sphygmomanomètre ou un marteau à
réflexes). On peut aussi inclure des accessoires qui rendent la station plus
réaliste, comme un support pour intraveineuse, une sonde urinaire ou des
lunettes nasales.
ÉTAPE
8
V É R IFIER, RÉVISER et MET TRE à L’ESSAI
L’élaboration de cas est un processus itératif qui exige une mûre réflexion, une
vérification et une révision. Même après avoir investi son temps et ses efforts
dans un cas, il est important de rester ouvert à une rétroaction. Les commentaires
de confrères cliniques ou de collègues ne peuvent qu’améliorer la qualité du cas
et peuvent permettre de déceler tout problème éventuel tôt dans le processus.
Par exemple, on peut répéter le scénario avec un collègue pour déterminer s’il y
manque des éléments. Et n’oubliez pas que même après toutes ces vérifications, on
peut toujours mettre à l’essai le cas dans le cadre d’un examen réel pour voir s’il
fonctionne bien d’un point de vue logistique et psychométrique.
Conclusion
Nous espérons que le présent guide a permis de rendre une tâche qui pourrait être
difficile et prendre beaucoup de temps en un processus significatif qui facilitera
l’élaboration de cas d’ECOS de grande qualité.
Bi b l iographie
Façon de citer le présent document en référence :
Pugh, D., et S. Smee, 2013, Lignes directrices sur l’élaboration de cas d’examen clinique
objectif structuré (ECOS), Ottawa, Conseil médical du Canada.
REMERCIEMENTS
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31 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
A N N E XE
A N N E XE
Aptitude à questionner
0 1 2 3 4 5
Performance Performance
Maladroit; Un peu maladroit;
limite/insatisfaisante; limite/satisfaisante; À l’aise; questions
uniquement des emploie des termes Pose les questions
relativement à l’aise; relativement à l’aise; précises; bon
questions fermées inappropriés; avec assurance et
utilise un langage utilise un langage emploi de questions
ou tendancieuses; quelques questions savoir-faire
approprié/différents approprié/différents ouvertes/fermées
emploi de jargon ouvertes
types de questions types de questions
Performance Performance
Ne fait pas d’examen Manoeuvres trop limite/satisfaisante;
limite/insatisfaisante; Aptitudes constantes; Aptitudes constantes;
ou aucune aptitude; rapides ou maladroites; quelques aptitudes;
quelques aptitudes; manoeuvres devraient manoeuvres fourniront
manoeuvres ne peu susceptibles de probable d’obtenir
peu probable d’obtenir fournir de l’information de l’information
fournissent pas de fournir de l’information quelques résultats
des résultats fiable/utile fiable/utile
l’information fiable/utile fiable/utile fiables/utiles
fiables/utiles
Condescendant,
Courtoisie minimale Performance Performance Chaleureux,
blessant; porte des Poli et intéressé
seulement limite/insatisfaisante limite/satisfaisante empathique
jugements
Renseignements fournis
0 1 2 3 4 5
A N N E XE
PRISE D’ANAMNÈSE
Attentes : Obtient auprès du patient, d’un membre de la famille ou d’une autre personne une description des événements
pertinents qui est logique sur le plan médical et chronologique. Obtient de l’information suffisamment détaillée pour définir
clairement le ou les problèmes du patient.
EXAMEN PHYSIQUE
Attentes : Procède à un examen physique dans une séquence logique efficace qui permet de déterminer la présence ou
l’absence d’anomalies et qui appuie la description du problème du patient. Se soucie du confort et respecte la pudeur du
patient; explique ses gestes au patient.
ORGANISATION
Attentes : L’approche est cohérente et concise.
CAPACITÉ DE COMMUNIQUER
Attentes : Adopte une approche axée sur le patient. Témoigne du respect et inspire confiance; se soucie du confort du
patient, respecte sa pudeur et la confidentialité de ses renseignements et lui donne l’information dont il a besoin. Fournit de
l’information claire et pertinente et s’assure de la compréhension du patient tout le long de la rencontre. Utilise la répétition pour
confirmer et/ou renforcer l’information et encourage le patient à poser des questions. Communique ses réflexions lorsque c’est
approprié. S’informe du réseau de soutien du patient, s’il y a lieu. Convient avec le patient, s’il y a lieu, d’un plan de prise en
charge et de traitement. Tient un langage non verbal approprié (p. ex., contact visuel, gestuelle, posture et moments de silence).
MAÎTRISE DE LA LANGUE
Attentes : Veuillez noter les aptitudes globales à communiquer et la qualité du français.
Parle clairement (volume et débit appropriés) avec une bonne prononciation; l’accent ne nuisait pas à l’échange. Parle
directement à la personne et établi un bon contact visuel. Fournit des instructions et des commentaires et pose des questions
dans un langage facile à comprendre. Utilise des termes faciles à comprendre pour les parties du corps et les fonctions. Utilise
le bon choix de mots et d’expressions pour le contexte (p. ex., donner une mauvaise nouvelle). Évite l’utilisation du jargon ou
de termes trop familiers. Utilise une suite logique de mots et de phrases ainsi que les temps de verbe appropriés pour faire
passer le message souhaité.
DIAGNOSTIC
Attentes : Est capable de discerner l’information importante de l’information secondaire et de parvenir à un diagnostic
différentiel raisonnable et/ou un diagnostic.
ANALYSES
Attentes : Choisit les analyses de laboratoire et les examens diagnostics appropriés pour poser ou confirmer le diagnostic;
tient compte des risques et des bienfaits.
A N N E XE
Ressources concernant
c (i) l e s é c h e l l e s d’évaluation CRITÈRES APPLICABLES À
L’ÉCHELLE D’ÉVALUATION
Cr i t è re s a p p l i c a b l e s à l’ é c h e l l e d’ é va l u a t i o n d e l a C N E
CAS LIMITE CAS LIMITE
INACCEPTABLE INACCEPTABLE ACCEPTABLE ACCEPTABLE SUPÉRIEUR
comparativement à un comparativement à un comparativement à un comparativement à un au niveau attendu d’un
récent diplômé d’une récent diplômé d’une récent diplômé d’une récent diplômé d’une récent diplômé d’une
faculté de médecine faculté de médecine faculté de médecine faculté de médecine faculté de médecine
canadienne canadienne canadienne canadienne canadienne
Les critères ci-dessous visent à aider l’examinateur à bien comprendre les différences entre les diverses
désignations de rendement (p. ex., entre CAS LIMITE ACCEPTABLE ET ACCEPTABLE).
INACCEPTABLE
comparativement à un récent diplômé d’une faculté de médecine canadienne
• L’anamnèse recueillie (s’il y a lieu) est incomplète et désorganisée
• L’examen physique (s’il y a lieu) est incomplet et désorganisé
• La capacité de gérer son temps et le sens de l’organisation sont nettement déficients
• Les aptitudes à communiquer et la maîtrise de la langue sont nettement déficientes
• Le diagnostic/diagnostic différentiel (s’il y a lieu) est inexact
• L’interprétation des données (s’il y a lieu) est inexacte
• Les examens envisagés (s’il y a lieu) sont inadéquats
• Les priorités liées à la thérapeutique et à la prise en charge sont inadéquates pour le patient et le tableau clinique
CAS LIMITE/ACCEPTABLE
comparativement à un récent diplômé d’une faculté de médecine canadienne
• L’anamnèse recueillie (s’il y a lieu) est raisonnablement organisée et comprend certains éléments essentiels
• L’examen physique (s’il y a lieu) est raisonnablement organisé et comprend certains éléments essentiels
• La capacité de gérer son temps et le sens de l’organisation sont plutôt adéquats
• Les aptitudes à communiquer et la maîtrise de la langue sont plutôt adéquates
• Le diagnostic/diagnostic différentiel (s’il y a lieu) est plutôt adéquat et formulé de façon plutôt logique
• L’interprétation des données (s’il y a lieu) est plutôt correcte et suffisante
• Les examens envisagés (s’il y a lieu) sont plutôt adéquats
• Les priorités liées à la thérapeutique et à la prise en charge sont plutôt appropriées pour le patient et le tableau clinique
ACCEPTABLE
comparativement à un récent diplômé d’une faculté de médecine canadienne
• L’anamnèse recueillie (s’il y a lieu) comprend la plupart des éléments essentiels
• L’examen physique (s’il y a lieu) comprend la plupart des éléments essentiels
• La capacité de gérer son temps et le sens de l’organisation sont bons
• Les aptitudes à communiquer et la maîtrise de la langue sont bonnes
• Le diagnostic/diagnostic différentiel (s’il y a lieu) est logique et démontre une bonne compréhension du cas
• L’interprétation des données (s’il y a lieu) est brève et correcte
• Les examens envisagés (s’il y a lieu) sont appropriés et démontrent un choix judicieux des ressources
• Les priorités liées à la thérapeutique et à la prise en charge sont appropriées pour le patient et le tableau clinique
SUPÉRIEUR
au niveau attendu d’un récent diplômé d’une faculté de médecine canadienne
• Les connaissances, aptitudes et jugement clinique dépassent nettement les critères susmentionnés d’un candidat
ACCEPTABLE
CMC | CRITÈRES - ÉVALUATION - CNE | p2
35 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
A N N E XE
Ressources concernant
c (ii) l e s é c h e l l e s d’évaluation
Exemple d’indications générales à l’intention de l’examinateur de la CNE
STATION 99
RENSEIGNEMENTS SUR LE CAS À L’INTENTION DE L’EXAMINATEUR
ANAMNÈSE
(Un candidat de niveau ACCEPTABLE devrait s’informer de la majorité des éléments suivants.)
• apparition des symptômes, mécanisme de la blessure • antécédents de problèmes/symptômes au genou
• siège de la blessure • antécédents de traumatisme
• facteurs aggravants/atténuants • profession
• irradiation de la douleur • style de vie (c.-à-d. niveau d’activité physique)
EXAMEN PHYSIQUE
(Un candidat de niveau ACCEPTABLE devrait effectuer la majorité des vérifications suivantes.)
Inspection
• compare le genou gauche au genou droit
• observe la patiente debout, les pieds nus
• évalue sa démarche
Palpation à la recherche
• d’un épanchement du genou (des deux côtés)
• d’une douleur le long de la ligne articulaire
Évaluation de l’amplitude des mouvements
• actifs
• passifs
Évaluation de la force
Évaluation de la stabilité
• ligament croisé antérieur : manoeuvre du tiroir antérieur (genou fléchi à 90 degrés, le pied immobilisé)
• ET/OU manoeuvre de Lachman (genou fléchi à 15 degrés, la cuisse immobilisée)
• ET/OU manoeuvre de McIntosh (extension puis flexion du genou tout en exerçant une tension en valgus)
• ligament croisé postérieur : manoeuvre du tiroir postérieur
• ligaments latéraux, épreuve de tension en valgus et en varus
Évaluation du ménisque
• manoeuvre de compression d’Apley OU manoeuvre de McMurray
CAPACITÉ DE COMMUNIQUER
• Voir les DESCRIPTEURS DES COMPÉTENCES sur la CAPACITÉ DE COMMUNIQUER
36 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
A N N E XE
Q1 L’examen abdominal de Luc Léger n’a révélé aucune hypertrophie d’un organe,
aucune masse ni aucune douleur. Quel examen radiologique demanderiez-vous en
premier lieu pour déterminer la cause de la jaunisse?
Note
Maximum 4
Q2 Si les examens ont révélé que ce patient est susceptible d’avoir une occlusion post-
hépatique, que seraient les deux diagnostics à envisager?
Note
Maximum 4
Q3 Quel examen radiologique envisageriez-vous pour déterminer l’ampleur et la nature
de l’occlusion?
Note
Maximum 4
Q4 Si on décèle chez ce patient un cancer localisé dans l’ampoule de Vater, quel
traitement unique recommanderiez-vous?
Note
Maximum 4
37 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
A N N E XE
N ational
ssessment
La ollaboration
nationale en matière
ollaboration d’ valuation
Réponses générales du PS dans son rôle
Si le cas ne prévoit PAS de réponses à certaines questions, voici des réponses à des
questions générales. Toutes les réponses sont neutres.
• Alimentation : Normale (selon le Guide alimentaire canadien).
• Exercice physique : Modéré (promenade à pied de 30 minutes 3-4 fois par
semaine).
• Médicaments : Non (jamais).
• Tabagisme : Non (jamais).
• Consommation d’alcool : Sociale (p. ex., du vin au restaurant une fois par
semaine, 1- 2 verres).
• Consommation de drogues : Non (jamais).
• Caféine : Un café par jour le matin.
• Dernier examen général : Il y a un an (normal).
• Antécédents médicaux : Normaux (en bonne santé).
• Antécédents familiaux : Normaux (aucun problème de santé).
• Parents : En bonne santé ou décédés à un vieil âge (selon l’âge du PS).
• Frères et soeurs : En bonne santé.
Réponse à toute question qui ne touche pas l’information fournie pendant la formation :
• « Non, je n’ai pas ce symptôme. »
• « Non, personne dans ma famille n’a cette maladie. »
• « Non. »
38 L E C O N S EIL MÉDICAL DU CANADA
A N N E XE
Rédacteur du cas :
Titre du cas :