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La France et sa place mondiale après 1945

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CHAP 6 : LA FRANCE UNE NOUVELLE PLACE DANS LE MONDE

Décolonisation : processus conduisant à l’indépendance d’une colonie.


Guerre froide : période pendant laquelle les États-Unis et l’URSS s’opposent de façon
idéologique, politique, économique et militaire, sans réel affrontement direct.
Libéralisation : processus de mise en place de dispositifs favorisant les principes du libéralisme
économique.
Régime parlementaire : régime politique dans lequel les pouvoirs exécutif et législatif sont
séparés et dans lequel le gouvernement est responsable devant le Parlement
Poujadisme : mouvement antifiscal d’artisans et commerçants porté par Pierre Poujade entre
1953 et 1958. Il devient antiparlementaire et populiste, et rassemble une partie del ’extrême-
droite.
Scrutin de liste à la proportionnelle : mode de scrutin dans lequel les électeurs votent pour une
des listes de candidats en lice. Le nombre d’élus d’une liste dépend du pourcentage des voix
qu’elle rassemble.
SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) : créé en 1950, il fixe un taux horaire minimum
en dessous duquel un employeur ne peut rémunérer ses employés. Il est remplacé par le SMIC
en 1970.
Suffrage universel : droit de vote accordé à l’ensemble des citoyens majeurs, indépendamment
de toute condition de fortune, de genre, d’hérédité, d’ethnie et de religion.
Troisième Force : coalition de socialistes, centristes et démocrates chrétiens.
Parlement : ensemble constitué de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Pouvoir exécutif : pouvoir chargé de faire appliquer les lois.
Président du Conseil : chef du gouvernement sous la Ive République.
Référendum : question posée aux électeurs qui répondent par « oui » ou par « non ».
Union française : ensemble territorial constitué de la France et de ses colonies sous la IVe
République.
Atlantiste : qui adhère à l’atlantisme, c’est-à-dire participe à l’OTAN et suit la politique étrangère
des États-Unis.
GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) : entité gouvernementale dont
s’est doté le FLN avant l’indépendance de l’Algérie de 1958 à 1962.
Motion de censure : texte de défiance vis-à-vis du gouvernement présenté par au moins 10%
des députés. Si le texte obtient une majorité des votes à l’Assemblée nationale, le gouvernement
doit démissionner.
Question de confiance : texte par lequel le gouvernement engage sa responsabilité devant
l’Assemblée nationale. Si les députés votent majoritairement contre ce texte, le gouvernement doit
démissionner.

Le travail maison :
1. J’apprends régulièrement mon vocabulaire et mes leçons (qcm et mots croisés disponibles)
2. je sais comparer deux documents (révision méthodologique) (travail noté)
3. Je sais travailler sur une vidéo (je retire les infos essentielles) et j’en fais un petit compte
rendu (quand, par qui et quelles informations essentielles peut-on en retirer :
[Link]
60-ans-regardez-comment-charles-de-gaulle-la-defendait-face-aux-francais-en-
1958_2968805.html (travail noté)
ACCROCHE

[Link]
politique-etrangere-de-la-france-depuis-1945-en-deux-minutes_2815999.html

1. Quelle est la préoccupation de la France en 1945 ?


2. Quelle est la position des atlantistes ?
3. Citez trois conséquences de l’atlantisme
4. Quelle est la position du général de Gaulle ?
5. Citez deux moyens utilisés par de Gaulle pour affirmer l’indépendance de la France.

I. LA IVE REPUBLIQUE, ENTRE DECOLONISATION, GUERRE FROIDE ET CONSTRUCTION


EUROPEENNE
A. LA IVe REPUBLIQUE, UN REGIME PARLEMENTAIRE INSTABLE (DIAPO 3)
- Le 25 août 1944, lors la libération de Paris, de Charles Gaulle ne proclame pas la République,
car, selon lui, elle n'a jamais disparu. Toutefois, la IIIe République est désavouée par les citoyens
lors du référendum du 21 octobre 1945, et il faut organiser un nouveau fonctionnement des
institutions. Les femmes obtiennent le droit de vote en 1944 et l'exercent pour la première fois en
France aux élections municipales d'avril 1945. Une nouvelle Constitution est alors rédigée et
approuvée par référendum le 13 octobre 1946.
- Fondé sur le suffrage universel depuis l'ordonnance du 21 avril 1944, le régime repose sur le
rôle déterminant du Parlement, et en particulier de l'Assemblée nationale. Les 668 députés
détiennent le pouvoir réel, puisqu'ils votent les lois et le budget, investissent ou démettent le
président du Conseil, chef de l'exécutif. Ce régime se distingue du précédent par l'utilisation du
scrutin de liste à la proportionnelle qui permet à tous les partis politiques d'avoir une
représentation parlementaire. Mais elle rend très difficile l'émergence d'une majorité stable et
durable : vingt-quatre gouvernements vont se succéder jusqu'en 1958.
- Entre 1947 et 1948, les difficultés de ravitaillement et l'inflation provoquent un fort
mécontentement ouvrier. De nombreuses grèves éclatent, auxquelles se rallient progressivement
syndicats majoritaires et Parti communiste. La majorité gouvernementale est alors fondée sur le
tripartisme, c'est-à-dire constituée d'une coalition de trois partis (SFIO, MRP, PCF). En mai 1947,
au vu de l'agitation sociale et de la progression des démocraties populaires à l'Est, le président du
Conseil oblige les ministres communistes à démissionner : la politique française semble
influencée par le contexte de guerre froide.

B. GOUVERNER ET RECONSTRUIRE MALGRE LES DIFFICULTES


Point de passage (Pierre Mendes France vs Charles De Gaulle)
- 1948 à 1951, une coalition de socialistes, centristes et démocrates-chrétiens (la Troisième
Force) permet de maintenir une certaine continuité dans l’exercice du pouvoir, malgré les
renversements de gouvernements et l’opposition régulière des députés du PCF et du RPF. De
1951 à 1954, les gouvernements d’Antoine Pinay et de Joseph Laniel signent le retour de la
droite. Mais les questions coloniales déstabilisent de plus en plus le fonctionnement institutionnel
du régime. Le gouvernement de Pierre Mendès France (juin 1954 à février 1955), règle la
question indochinoise et ouvre le processus d’émancipation du Maroc et de la Tunisie. Par
ailleurs, sa personnalité engage la société – et en particulier la jeunesse – à une réflexion politique
à travers ses nombreuses interventions dans les médias. Son exercice du pouvoir est caractérisé
par une grande transparence, qui séduit l’opinion publique. L’expansion de l’insurrection en
Algérie, en 1955, conduit à une nouvelle fragilisation du régime, accentuée par la montée de
mouvements d e contestation parlementaire comme le poujadisme.
- À la fin de la IVe République toutefois, la France est non seulement sortie de la pénurie, mais
connaît de plus une forte croissance économique. L’État est intervenu par le biais des
nationalisations et des planifications pour relancer la production. La création d’un salaire minimum
en 1950, le SMIG, et les aides de la Sécurité sociale, créée en octobre 1945, favorisent la
progression du pouvoir d’achat et le développement d’une société de consommation. Les
exportations sont soutenues par des politiques d’intégration, d’abord mises en œuvre dans le
cadre du plan Marshall, ensuite par les institutions de la CECA puis celles de la CEE. La IVe
République a mené une politique économique de libéralisation des échanges qui s’est appuyée
sur une politique étrangère fondée notamment sur la réconciliation franco-allemande.

C. LA IVE REPUBLIQUE ET LA DECOLONISATION


- La IVe République a imposé dans la Constitution la reconsidération du statut de la métropole et
de ses colonies ou protectorats. L’Union française, née en 1946, rassemble toutes les
communautés qui composent la France et ses territoires d’outre-mer dans une seule entité
politique, économique et sociale. Les droits et libertés de chacun y sont garantis. Mais au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les colonies revendiquent leur indépendance. Le 2
septembre 1945, Hô Chi Minh, chef du Parti communiste vietnamien, déclare l’indépendance de
l’Indochine. La guerre devient rapidement un conflit de la guerre froide, dans lequel interviennent
les États-Unis et la Chine. Le 7 mai 1954, la défaite française à Diên Biên Phu convainc de la
nécessité de clore l’affrontement : ce seront les accords de Genève.
- La question coloniale se pose aussi vis-à-vis des pays arabes : les relations avec la Palestine, la
Libye, le Maroc et la Tunisie sont gérées au quai d’Orsay par une direction « Afrique-Levant ». En
Afrique noire française, le processus d’émancipation s’amorce également, favorisé par un corps
électoral en croissance et l’émergence d’une classe politique : une trentaine de députés d’outre-
mer siègent à l’Assemblée nationale et pèsent dans les votes. Le Togo et le Cameroun sont les
premiers promis à l’indépendance. Ainsi les questions coloniales obligent la France à trouver une
nouvelle place à différentes échelles : dans l’Union française, dans l’alliance atlantiste, à l’ONU
(Organisation d es Nations unies).

II. LA CRISE ALGERIENNE ET LA NAISSANCE DE LA VE REPUBLIQUE


A. UN REGIME PARLEMENTAIRE A L’EXECUTIF RENFORCE
Quelles caractéristiques du pouvoir, mis en place par de Gaulle, sont dénoncées dans les
documents ?
- Les événements de mai 1958 sont le signe de l’épuisement de la IVe République et conduisent,
le 2 juin 1958, l’Assemblée nationale à donner à de Ch de Gaulle les pleins pouvoirs. Celui-ci doit
résoudre la crise algérienne et mettre en place une nouvelle Constitution. Présentée par de Gaulle
et son garde des Sceaux, Michel Debré, elle est acceptée lors du référendum du 28 septembre
1958 par 82,6% des suffrages exprimés. Le 21 décembre, un collège de 81.700 grands électeurs
élit le général de Gaulle président de la nouvelle République avec 78,5% des suffrages exprimés.
- Les institutions de la Ve République correspondent au projet gaulliste présenté dès1946 dans le
discours de Bayeux. Le président de la République dispose désormais de prérogatives qui lui
donnent un pouvoir fort. Il nomme le Premier ministre et peut dissoudre l’Assemblée nationale.
L’article 16 lui donne des pouvoirs exceptionnels en cas de menaces sur la nation. Il est le garant
de « l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des accords de Communauté
et des traités ». Son rôle est renforcé par son élection au suffrage universel, amendement
constitutionnel approuvé par les Français lors du référendum du 28 octobre 1962. Le
gouvernement « détermine et conduit la politique de la nation », dans le cadre du projet politique
déterminé par le président.
- Le Parlement reste composé de deux Chambres. L’Assemblée nationale peut renverser le
gouvernement par une motion de censure, tandis que le gouvernement peut engager sa
responsabilité par la question de confiance. La création du Conseil constitutionnel apparaît
comme un élément d’équilibrage supplémentaire des pouvoirs. Le régime est donc parlementaire,
mais semi-présidentiel à partir de l’élection au suffrage universel direct du président (1962).
L’adoption du scrutin uninominal à deux tours, dès les élections législatives de novembre 1958,
entraîne la disparition des petits partis à l’Assemblée. La majorité parlementaire, stable, forte et
favorable au président entérine ses décisions politiques : le fonctionnement de la Ve République
entraîne une présidentialisation du régime.

B. LA GUERRE EN ALGERIE
La guerre d’indépendance algérienne est une guerre d’une grande violence : touchant à la fois le
territoire algérien et celui de la métropole, elle prend pour cible les populations civiles. L’armée et
la police française ont recours à la torture et à d’autres violences illégales face à la guérilla. Et les
attentats menés par le FLN et son bras armé, l’ALN. Le conflit s’enlise. À partir de 1954, le
gouvernement décide d’envoyer un nombre grandissant d’appelés du contingent: les opinions se
radicalisent jusqu’au 13 mai 1958.
Le discours du 4 juin 1958 de Charles de Gaulle à Alger a laissé penser aux pieds-noirs que
l’Algérie resterait française. De Gaulle met en place différentes actions destinées à apaiser la
situation : sociales (le plan de « Constantine »), politiques (la création d’un collège électoral
unique pour les Européens et les Algériens). Le16 septembre 1959, de Gaulle propose
l’autodétermination des Algériens et ouvre des négociations avec le GPRA et son président,
Ferhat Abbas. En décembre 1960 ont lieu en Algérie de nouvelles manifestations, organisées en
soutien au FLN. Elles trouvent écho dans un élan mondial de décolonisation soutenu par l’ONU,
dont de Gaulle a conscience
- L’opinion française se radicalise, en faveur ou en défaveur de cette nouvelle politique. Ainsi
l’OAS, créée en février 1961 refuse l’indépendance algérienne et organise des attentats en Algérie
ou en métropole. Le 21 avril 1961, des généraux de l’armée française organisent un coup d’État à
Alger et s’opposent de fait à la politique gaulliste. En métropole, des manifestations connaissent
une répression meurtrière : ainsi le17 octobre 1961.
- 1962 à Paris. Le référendum du 8 janvier 1961 montre qu’une majorité des électeurs est en
faveur de l’autodétermination des populations algériennes. Le 18 mars 1962 sont signés, entre la
France et le FLN, les accords d’Évian qui conduisent à l’indépendance de l’Algérie le 1 er juillet
1962.

C. FONDER UN NOUVEAU TERRITOIRE SANS LES COLONIES


- La Constitution de 1958 crée une Communauté qui remplace l’Union française de 1946. Si rien
n’est prévu pour l’Algérie, considérée comme un département français, le nouveau texte
constitutionnel prévoit en revanche pour les États membres de la Communauté, c’est-à-dire les
pays d’Afrique noire, l’accès à l’indépendance. Le vote de la Constitution par référendum
détermine le maintien des pays africains dans la République et par conséquent dans la
Communauté : ainsi la Guinée vote massivement « non » et devient immédiatement un État
indépendant.
- Le Mali et Madagascar suivent l’exemple guinéen en 1959. À la fin de l’année 1960, les
anciennes colonies françaises d’Afrique noire ont toutes accédé à la souveraineté, sans conflit
majeur. Exceptée la Guinée, les nouveaux États gardent un lien fort de coopération, négociée,
avec leur ancienne métropole. La Communauté devient alors caduque et disparaît, de fait. Avec
l’indépendance de l’Algérie en 1962, la décolonisation des anciennes colonies françaises est
achevée : la Ve République est véritablement fondée.

III. L’AFFIRMATION DE LA PUISSANCE FRANÇAISE DANS LES ANNÉES 60


A. UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE IMPULSÉE PAR LE PRÉSIDENT
- À partir de 1962 la politique étrangère de la France prend une ampleur nouvelle. Le Parlement
ne prend désormais plus part aux questions extérieures et le président impose ses décisions en
multipliant les voyages officiels à l’étranger. Pour de Gaulle, « la France n’est réellement elle-
même qu’au premier rang ».
Le général de Gaulle cherche à affirmer l’indépendance nationale de la France, ce que confirme
sa décision de quitter, tout en restant membre de l’OTAN, le commandement intégré de l’Alliance
atlantique en 1966. Les visites qu’il effectue en Amérique latine entre 1962 et 1964 ou la
reconnaissance de la Chine populaire en 1964 servent au rayonnement de la France. La détente
entre les deux blocs issus de la guerre froide et l’émergence politique du tiers-monde donnent à la
France la possibilité de se démarquer des États-Unis mais aussi de créer de nouvelles
coopérations en Asie, en Amérique ou en Afrique. De Gaulle tisse en particulier des liens
diplomatiques avec les anciennes colonies africaines, en valorisant la francophonie. En juin 1966,
la visite d’une dizaine de jours du président en URSS ou, en 1967, le positionnement français
dans la guerre opposant Israël aux pays arabes indiquent la volonté gaullienne de se démarquer
de la politique étatsunienne.

B. LES ASPECTS DE LA PUISSANCE


- Cette indépendance nationale repose sur des éléments de puissance, que les gouvernements
successifs de la IVe République ont engagés et développés. Ainsi la création du Comité pour
l’énergie atomique dès 1945 a permis la mise en place progressive d’une industrie nucléaire,
d’abord militaire puis civile. La France produit la bombe A en 1960 et la bombe H en 1968. Les
premiers essais nucléaires commencent en Algérie en 1961, puis en Polynésie. Le premier sous-
marin nucléaire est lancé en 1967.
- La puissance française est aussi économique. La croissance pendant la Ve République est forte
(5 % par an en moyenne) et soutenue par des mesures interventionnistes: la création du «
nouveau franc » et la réforme monétaire de 1960 stabilisent la monnaie, une politique budgétaire
stricte réduit le déficit. En 1962, la France connaît une situation de quasi plein emploi. Le pouvoir
d’achat des foyers augmente, transformant les pratiques de consommation : ce sont les « Trente
Glorieuses », (Jean Fourastié). La recherche technologique profite de la croissance et du soutien
de l’État dans des programmes innovants et ambitieux comme la conception du Concorde, le
creusement du tunnel du Mont-Blanc, le lancement du paquebot transatlantique France ou la
naissance d’un programme spatial.
- La puissance française s’exprime également à l’échelle de l’intégration européenne. De Gaulle
poursuit l’œuvre de la IVe République, en consolidant la CEE par l’installation d’une politique
agricole commune. En revanche, le président cherche, sans y parvenir, à placer la France à la
tête de la CEE et à imposer sa vision de la construction européenne : cette volonté explique son
veto à l’égard de l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE ou sa politique de la « chaise vide ».
Enfin, la puissance française sur un fort rayonnement culturel : la littérature, les variétés
françaises ou le cinéma français de la Nouvelle Vague connaissent des succès à l’échelle
mondiale, dont le festival de Cannes, par exemple, est un symbole. À la tête du ministère des
Affaires culturelles, créé en 1959, André Malraux conduit une politique très dynamique (création
des maisons de la culture).
C. DES DIFFICULTÉS INTERNES
- À partir de 1965, les oppositions à de Gaulle se renforcent en France. Le caractère dirigiste des
pratiques politiques du Président et sa politique étrangère considérée par certains comme «
arrogante » créent de vives critiques. Par ailleurs, dans un contexte de ralentissement de la
croissance, les difficultés sociales sont de plus en plus présentes. Ainsi le monde agricole, en
pleine mutation, ne profite pas des « fruits » de la croissance, ni le secteur du charbon, en grande
difficulté face à l’essor du secteur des hydrocarbures. Dans le monde ouvrier, comme dans la
fonction publique, les salaires sont peu élevés par rapport à l’inflation : si cette dernière est
stoppée en 1965, c’est au détriment de l’emploi.
- Le mécontentement prend forme dans des grèves longues dès 1967 et prend une ampleur
inédite au printemps 1968. Les événements de « mai 68 » trouvent leur origine dans des
contestations étudiantes, auxquels les ouvriers se joignent. A cela s’ajoutent des revendications
sociales. Dix millions de salariés font grève : le pays est paralysé. Les accords de Grenelle signés
le 27 mai 1968 entérinent un certain nombre d’avancées sociales, mais ne résolvent pas la crise
politique. De Gaulle dissout alors l’Assemblée : la perspective de nouvelles élections législatives
éteint petit à petit la contestation. Aux élections, de Gaulle retrouve une forte majorité, mais son
autorité est atteinte. Lorsque, en 1969, sa réforme régionale soumise au référendum est refusée
par les Français, de Gaulle démissionne.
Partie 1 : la violence d’une guerre d’indépendance
[Link]

1. Docs 1 et 3. Identifiez la manière dont se déroule la guerre en Algérie


2. Doc4. Montrez comment de Gaulle cherche à rassurer toutes les populations vivant en Algérie.
3. Docs 2,5 et 6. Quelles formes prennent les violences durant la guerre d’Algérie ?

Partie 2 : Des mémoires plurielles et douloureuses


1. Doc. 2 Décrivez la photographie et commentez les conditions de vie des harkis à leur arrivée en
France.
2. Doc. 3 Quelle mémoire de la guerre garde l’auteur ? Aide Expliquez l’expression « la valise ou
le cercueil ».
3. Doc. 5 et 6 Pourquoi les mémoires de la guerre restent-elles vives ?
4. Doc.1, 4 et 6. Comment s’expriment les mémoires o fficielles de la guerre en Algérie et en
France ?
[Link]
[Link]

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