Introduction aux Probabilités
Introduction aux Probabilités
Abdelghani SALHI
2024 - 2025
I- Notions de probabilités
I- Notions de probabilités
Exemple
Dans le cas du “lancer d’un dé à 6 faces ”, les éventualités sont
1; 2; 3; 4; 5; 6, les événements élémentaires {1}, {2}, {3}, {4}, {5} et
{6}. Les événements sont les parties de Ω, par exemple, l’événement
“obtenir un nombre pair ” peut s’écrire Ap = {2; 4; 6}. Soit AI
l’événement “obtenir un nombre impair ”(AI = {1; 3; 5}). Les
événement AI et AP constituent un système complet d’événements.
2) Axiomatique de Kolmogorov
2) Axiomatique de Kolmogorov
Définition
Soient Ω un univers, T la famille des événements, et P une fonction à
valeurs réelles définie sur T . On dit que P est une fonction de
probabilité et que P (A) est la probabilité de l’événement A, si l’on a les
axiomes suivants :
P1 ) Pour chaque événement A , 0 ≤ P (A) ≤ 1.
P2 ) P (Ω) = 1.
P3 ) Si A et B sont des événements incompatibles (i.e A ∩ B = 0/ ),
alors P (A ∪ B ) = P (A) + P (B ).
P4 ) Si (An )n∈N est une suite d’événements deux à deux
incompatibles, alors
[
P( An ) = ∑ P (An ).
n∈N n∈N
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
1. P (0)
/ = 0.
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
1. P (0)
/ = 0.
2. P (Ā) = 1 − P (A).
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
1. P (0)
/ = 0.
2. P (Ā) = 1 − P (A).
3. si A ⊂ B, alors P (A) ≤ P (B ) et P (B ) = P (A) + P (B /A).
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
1. P (0)
/ = 0.
2. P (Ā) = 1 − P (A).
3. si A ⊂ B, alors P (A) ≤ P (B ) et P (B ) = P (A) + P (B /A).
4. P (B /A) = P (B ) − P (A ∩ B ).
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
1. P (0)
/ = 0.
2. P (Ā) = 1 − P (A).
3. si A ⊂ B, alors P (A) ≤ P (B ) et P (B ) = P (A) + P (B /A).
4. P (B /A) = P (B ) − P (A ∩ B ).
5. P (A ∪ B ) = P (A) + P (B ) − P (A ∩ B ).
Remarque
Quand l’ensemble fondamental Ω est fini, il est clair que les axiome
[P3 ] et [P4 ] sont équivalents.
Proposition
De l’axiomatique de Kolmogorov, on peut déduire les propriétés
suivantes :
1. P (0)
/ = 0.
2. P (Ā) = 1 − P (A).
3. si A ⊂ B, alors P (A) ≤ P (B ) et P (B ) = P (A) + P (B /A).
4. P (B /A) = P (B ) − P (A ∩ B ).
5. P (A ∪ B ) = P (A) + P (B ) − P (A ∩ B ).
6. P ( Ai ) ≤ ∑ P (Ai ).
S
i ∈I i ∈I
II- Comment définir une probabilité ?
II- Comment définir une probabilité ?
1 3 3 1
P (0) = ; P (1) = ; P (2) = et P ( 3) = .
8 8 8 8
Exemple
On jette en l’air trois pièces de monnaie, et l’on observe le nombre de
faces obtenu.
L’ensemble fondamental est Ω = {0, 1, 2, 3}. On obtient une
probabilité en écrivant
1 3 3 1
P (0) = ; P (1) = ; P (2) = et P ( 3) = .
8 8 8 8
puisque chaque probabilité est positive ou nulle et la somme des
probabilités est égale à 1. Soit A l’événement tel qu’on ait au moins
une fois face, et B l’événement qui correspondrait à soit 3 faces soit 3
piles : A = {1, 2, 3} et B = {0, 3}. Alors, par définition
Exemple
On jette en l’air trois pièces de monnaie, et l’on observe le nombre de
faces obtenu.
L’ensemble fondamental est Ω = {0, 1, 2, 3}. On obtient une
probabilité en écrivant
1 3 3 1
P (0) = ; P (1) = ; P (2) = et P ( 3) = .
8 8 8 8
puisque chaque probabilité est positive ou nulle et la somme des
probabilités est égale à 1. Soit A l’événement tel qu’on ait au moins
une fois face, et B l’événement qui correspondrait à soit 3 faces soit 3
piles : A = {1, 2, 3} et B = {0, 3}. Alors, par définition
3 3 1 7
P (A) = P (1) + P (2) + P (3) = + + = .
8 8 8 8
Exemple
On jette en l’air trois pièces de monnaie, et l’on observe le nombre de
faces obtenu.
L’ensemble fondamental est Ω = {0, 1, 2, 3}. On obtient une
probabilité en écrivant
1 3 3 1
P (0) = ; P (1) = ; P (2) = et P ( 3) = .
8 8 8 8
puisque chaque probabilité est positive ou nulle et la somme des
probabilités est égale à 1. Soit A l’événement tel qu’on ait au moins
une fois face, et B l’événement qui correspondrait à soit 3 faces soit 3
piles : A = {1, 2, 3} et B = {0, 3}. Alors, par définition
3 3 1 7
P (A) = P (1) + P (2) + P (3) = + + = .
8 8 8 8
et
1 1 1
P (B ) = P (0) + P (3) = + = .
8 8 4
2) Sur un univers infini dénombrable
2) Sur un univers infini dénombrable
(∀i ∈ N) P ({ωi }) = pi .
Exemple
Considérons l’ensemble fondamental Ω = {1, 2, 3, . . . } de l’expérience
consistant à jeter une pièce de monnaie jusqu’à ce que face
apparaisse ; n désigne ici le nombre de fois où l’on jette la pièce. Pour
engendrer un espace probabilisé, il suffit de poser
1
(∀n ∈ N) et P (n) = et P (∞) = 0.
2n
III- Analyse combinatoire
III- Analyse combinatoire
Remarque
Si E est un ensemble fini de cardinal card E = n, on note les éléments
de E par
E = {x1 , x2 , . . . , xn } .
Théorème (Théorème de dénombrement)
Soient E un ensemble fini non vide et F un ensemble quelconque. S’il
existe une bijection entre E et F , alors F est un ensemble fini et
card E = card F .
Théorème (Théorème de dénombrement)
Soient E un ensemble fini non vide et F un ensemble quelconque. S’il
existe une bijection entre E et F , alors F est un ensemble fini et
card E = card F .
Le principe le plus élémentaire de dénombrement est le principe de
l’addition qui donne le cardinal de l’union de deux sous-ensembles
disjoints.
Théorème (Théorème de dénombrement)
Soient E un ensemble fini non vide et F un ensemble quelconque. S’il
existe une bijection entre E et F , alors F est un ensemble fini et
card E = card F .
Le principe le plus élémentaire de dénombrement est le principe de
l’addition qui donne le cardinal de l’union de deux sous-ensembles
disjoints.
Théorème
Soient E et F deux ensembles fini disjoints. Alors E ∪ F est un
ensemble fini et on a
n
card E = ∑ card Ei .
i =1
Le résultat reste vrai pour n ensembles E1 , E2 , . . . , En deux à deux
n
disjoints, i.e (∀i , j ∈ J1, nK) Ei ∩ Ej . Si on pose E =
S
Ei , alors
i =1
n
card E = ∑ card Ei .
i =1
Proposition
Soient E un ensemble fini. A, B et C des sous-ensembles de E. Alors
Le résultat reste vrai pour n ensembles E1 , E2 , . . . , En deux à deux
n
disjoints, i.e (∀i , j ∈ J1, nK) Ei ∩ Ej . Si on pose E =
S
Ei , alors
i =1
n
card E = ∑ card Ei .
i =1
Proposition
Soient E un ensemble fini. A, B et C des sous-ensembles de E. Alors
i ) card A\B = card A − card A ∩ B .
Le résultat reste vrai pour n ensembles E1 , E2 , . . . , En deux à deux
n
disjoints, i.e (∀i , j ∈ J1, nK) Ei ∩ Ej . Si on pose E =
S
Ei , alors
i =1
n
card E = ∑ card Ei .
i =1
Proposition
Soient E un ensemble fini. A, B et C des sous-ensembles de E. Alors
i ) card A\B = card A − card A ∩ B .
ii ) card A ∪ B = card A + card B − card A ∩ B .
Le résultat reste vrai pour n ensembles E1 , E2 , . . . , En deux à deux
n
disjoints, i.e (∀i , j ∈ J1, nK) Ei ∩ Ej . Si on pose E =
S
Ei , alors
i =1
n
card E = ∑ card Ei .
i =1
Proposition
Soient E un ensemble fini. A, B et C des sous-ensembles de E. Alors
i ) card A\B = card A − card A ∩ B .
ii ) card A ∪ B = card A + card B − card A ∩ B .
iii ) card A = card E − card A.
Considérons deux ensembles E et F . L’ensemble E × F désigne un
ensemble des couples ordonnés, noté (x , y ), dont le premier élément
est un élément de E et le second est pris dans F . On a
Considérons deux ensembles E et F . L’ensemble E × F désigne un
ensemble des couples ordonnés, noté (x , y ), dont le premier élément
est un élément de E et le second est pris dans F . On a
E × F = {(x , y ) , x ∈ E , y ∈ F } .
Considérons deux ensembles E et F . L’ensemble E × F désigne un
ensemble des couples ordonnés, noté (x , y ), dont le premier élément
est un élément de E et le second est pris dans F . On a
E × F = {(x , y ) , x ∈ E , y ∈ F } .
E × F = {(x , y ) , x ∈ E , y ∈ F } .
plaques différentes.
1) Dénombrements élémentaires
1) Dénombrements élémentaires
i- Notation factorielle
1) Dénombrements élémentaires
i- Notation factorielle
Le produit des entiers positifs de 1 à n inclus intervient très souvent en
mathématiques. On le note par le symbole spécial n! (lire ”factorielle
n”) :
1) Dénombrements élémentaires
i- Notation factorielle
Le produit des entiers positifs de 1 à n inclus intervient très souvent en
mathématiques. On le note par le symbole spécial n! (lire ”factorielle
n”) :
n
n! = ∏ i = 1 × 2 × 3 × · · · × (n − 2)(n − l )n.
i =1
1) Dénombrements élémentaires
i- Notation factorielle
Le produit des entiers positifs de 1 à n inclus intervient très souvent en
mathématiques. On le note par le symbole spécial n! (lire ”factorielle
n”) :
n
n! = ∏ i = 1 × 2 × 3 × · · · × (n − 2)(n − l )n.
i =1
2! = 1 × 2 = 2; 5! = 1 × 2 × 3 × 4 × 5 = 120.
ii- Arrangements et permutations
ii- Arrangements et permutations
a) Sans répétition
ii- Arrangements et permutations
a) Sans répétition
Définition
Soit E un ensemble de cardinal n ∈ N et soit k ∈ N.
▶ On appelle arrangement de k éléments de E un k − uplet
(x1 , x2 , . . . , xk ) ∈ E k tel que
∀(i , j ) ∈ J1, k K2 i ̸= j ⇒ xi ̸= xj .
∀(i , j ) ∈ J1, k K2 i ̸= j ⇒ xi ̸= xj .
Remarque
L’ordre des éléments dans les arrangements est important.
Soit E = {A, B , C , D }. Dénombrer tous les mots formés de 3 lettres
distincts de E. Représentons sur un arbre tous les mots possibles.
Soit E = {A, B , C , D }. Dénombrer tous les mots formés de 3 lettres
distincts de E. Représentons sur un arbre tous les mots possibles.
On aura les mots suivants :
On aura les mots suivants :
ABC ABD ACB ACD ADB ADC BAC BAD BCD BCA BDC BDA
CAD CAB CDA CDB CBA CBD DAC DAB DCA DCB DBA DBC.
On aura les mots suivants :
ABC ABD ACB ACD ADB ADC BAC BAD BCD BCA BDC BDA
CAD CAB CDA CDB CBA CBD DAC DAB DCA DCB DBA DBC.
Finalement, notre arbre comporte 4 × 3 × 2 = 24 mots possibles.
ce résultat se généralise ainsi.
On aura les mots suivants :
ABC ABD ACB ACD ADB ADC BAC BAD BCD BCA BDC BDA
CAD CAB CDA CDB CBA CBD DAC DAB DCA DCB DBA DBC.
Finalement, notre arbre comporte 4 × 3 × 2 = 24 mots possibles.
ce résultat se généralise ainsi.
Théorème
▶ Le nombre d’arrangements de k éléments parmi n d’un ensemble
E, noté Akn est :
0 si k >n
Akn = n!
n.(n − 1).(n − 2). . . . .(n − k + 1) = si k ≤ n.
(n − k )!
▶ Le nombre de permutation d’un ensemble E de n éléments est n!.
Remarque
▶ Akn est le nombre d’applications injectives d’un ensemble de k
éléments vers un ensemble de n éléments.
▶ n! est le nombre de bijections d’un ensemble de E de n éléments
dans lui même.
Remarque
▶ Akn est le nombre d’applications injectives d’un ensemble de k
éléments vers un ensemble de n éléments.
▶ n! est le nombre de bijections d’un ensemble de E de n éléments
dans lui même.
b) Avec répétition
On désire très souvent connaı̂tre le nombre de permutations qu’il y a
parmi des objets dont certains sont semblables. La formule générale
donnant ce résultat est la suivante.
Théorème
Le nombre de permutations de n objets dont n1 sont semblables, n2
sont semblables, . . . , nk sont semblables est
n!
.
n1 !.n2 ! . . . nk !
Exemple
Déterminons le nombre d’anagrammes du mot MATHEMATIQUES. En
procédant comme précédemment, on obtient
13!
anagrammes.
2!2!2!2!
iii- Coefficients binomiaux
iii- Coefficients binomiaux
Définition
Soient E un ensemble de cardinal n > 0 et k un entier naturel. On
appelle combinaison de k éléments de E tout sous-ensemble de E qui
contient k éléments.
iii- Coefficients binomiaux
Définition
Soient E un ensemble de cardinal n > 0 et k un entier naturel. On
appelle combinaison de k éléments de E tout sous-ensemble de E qui
contient k éléments.
Remarque
L’ordre de choix des éléments des combinaison est sans importance.
iii- Coefficients binomiaux
Définition
Soient E un ensemble de cardinal n > 0 et k un entier naturel. On
appelle combinaison de k éléments de E tout sous-ensemble de E qui
contient k éléments.
Remarque
L’ordre de choix des éléments des combinaison est sans importance.
Á partir d’une combinaison de k éléments, on trouve k ! arrangements
composés de mêmes éléments de cette combinaison. Le théorème
suivant généralise ce résultat.
iii- Coefficients binomiaux
Définition
Soient E un ensemble de cardinal n > 0 et k un entier naturel. On
appelle combinaison de k éléments de E tout sous-ensemble de E qui
contient k éléments.
Remarque
L’ordre de choix des éléments des combinaison est sans importance.
Á partir d’une combinaison de k éléments, on trouve k ! arrangements
composés de mêmes éléments de cette combinaison. Le théorème
suivant généralise ce résultat.
Théorème
Le nombre de combinaisons de k élements parmi n > 0 d’un
ensemble E est :
n n!
Cnk = = si k ≤n
k k !(n − k )!
0 si k > n.
Exemple
i ) Combien de couleurs peut-on obtenir en mélangeant deux couleurs
non identiques des trois couleurs : Rouge, Bleu, Jaune ? On considère
des échantillons non ordonnés : Rouge + Bleu = Bleu + rouge. Il n’y
a pas répétition : Jaune + Jaune ne convient pas. La réponse est
donc : C32 = 3.
Exemple
i ) Combien de couleurs peut-on obtenir en mélangeant deux couleurs
non identiques des trois couleurs : Rouge, Bleu, Jaune ? On considère
des échantillons non ordonnés : Rouge + Bleu = Bleu + rouge. Il n’y
a pas répétition : Jaune + Jaune ne convient pas. La réponse est
donc : C32 = 3.
ii ) Nombre de tirages du Loto. Les boules sont numérotées de 1 à 49.
On tire 6 boules. Un tirage de 6 numéros parmi 49, est une
combinaison de 6 parmi 49. Le nombre de tirages possibles vaut donc
6 49 × 48 × 47 × 46 × 45 × 44
C49 = = 13983816
6×5×4×3×2×1
Propriétés
Soient k et n deux entiers tels que n > 0.
Propriétés
Soient k et n deux entiers tels que n > 0.
(i ) Symétrie
n n
= .
k n−k
Propriétés
Soient k et n deux entiers tels que n > 0.
(i ) Symétrie
n n
= .
k n−k
(ii )
n n−1
k =n .
k k −1
Propriétés
Soient k et n deux entiers tels que n > 0.
(i ) Symétrie
n n
= .
k n−k
(ii )
n n−1
k =n .
k k −1
(ii )
n n−1
k =n .
k k −1
n.n . . . n= nk .
z }| {
n.n . . . n= nk .
z }| {
n!
Akn =
(n − k )!
échantillons exhaustifs de taille k .
Exemple
De combien de manières peut-on tirer l’une après l’autre, trois cartes
d’un jeu de 52 cartes,
(i ) le tirage étant non exhaustif ?
(ii ) le tirage étant exhaustif ?
Exemple
De combien de manières peut-on tirer l’une après l’autre, trois cartes
d’un jeu de 52 cartes,
(i ) le tirage étant non exhaustif ?
(ii ) le tirage étant exhaustif ?
Si chaque carte est remise dans le jeu, avant de tirer la carte suivante,
on peut tirer chaque carte de 52 manières différentes. Par suite, il y a
52 × 52 × 52 = 523 = 140608
52 × 52 × 52 = 523 = 140608
52.51.50 = 132600
1 1
(∀ω ∈ Ω) P ({ω}) = = .
n Card (Ω)
2) Équiprobabilité
On dit qu’il y a équiprobabilité lorsque Ω est fini, de cardinal n, et tous
les événements simples sont de même probabilité c’est à dire elles ont
la même chance de se réaliser (équiprobables). Dans ce cas :
1 1
(∀ω ∈ Ω) P ({ω}) = = .
n Card (Ω)
1 1
(∀ω ∈ Ω) P ({ω}) = = .
n Card (Ω)
P (A ∩ B )
PB (A) = P (A\B ) = .
P (B )
Définition
Soit B un événement de probabilité non nulle (P (B ) ̸= 0). On appelle
probabilité conditionnelle de A sachant B (ou encore de A si B) le
rapport noté P (A\B ) ou PB (A) :
P (A ∩ B )
PB (A) = P (A\B ) = .
P (B )
Proposition
La probabilité conditionnelle définit une probabilité sur Ω.
Définition
Soit B un événement de probabilité non nulle (P (B ) ̸= 0). On appelle
probabilité conditionnelle de A sachant B (ou encore de A si B) le
rapport noté P (A\B ) ou PB (A) :
P (A ∩ B )
PB (A) = P (A\B ) = .
P (B )
Proposition
La probabilité conditionnelle définit une probabilité sur Ω.
Remarque
Si A et B deux événements de probabilités non nulles, on a
Ω = {(1, 1), (1, 2), (1, 3), (1, 4), (1, 5), (1, 6), (2, 1), . . . , (6, 5), (6, 6)}
Card(Ω) = 62 = 36
A : l’événement ”obtenir 2 au premier jet”
A = {(2, 1), (2, 2), (2, 3), (2, 4), (2, 5), (2, 6)}, Card(A) = 6 et
Card(A) 6 1
P (A) = = =
Card(Ω) 36 6
B = {(1, 1), (1, 2), (1, 3), (2, 1), (2, 2), (3, 1)}, B ∩ A = {(2, 1), (2, 2)}, Card(A ∩ B ) =
Card(A ∩ B ) 2 1
P (A ∩ B ) = = =
Card(Ω) 36 18
P (A ∩ B ) = P (A)P (B )
2) Événements indépendants
Définition
Deux événements A et B sont indépendants si et seulement si
P (A ∩ B ) = P (A)P (B )
Remarque
Si P (B ) ̸= 0, alors A est indépendant de B si
PB (A) = P (A\B ) = P (A).
Définition
Soit (Ai )i ∈N une famille d’événements de Ω.
▶ Les événements (Ai )i ∈N sont deux à deux indépendants si et
seulement si
∀(i , j ) ∈ N2
P (Ai ∩ Aj ) = P (Ai ) P (Aj ) .
1 1 1
P (A ∩ B ∩ C ) = P (∅) = 0 ̸= × × = P (A) × P (B ) × P (C ).
2 2 2
Donc, A, B et C ne sont pas indépendants.
3) Formules essentielles
3) Formules essentielles
a) Formules de probabilités composées
3) Formules essentielles
a) Formules de probabilités composées
Théorème
−1
nT
Soit (Ai )i ∈J1,nK une famille telle que P Ai ̸= 0. On a
i =1
Remarque
Cette formule permet de calculer la probabilité d’un scénario qui une
succession d’étapes.
Exemple
10 garçons et 15 filles descendent de manière désordonnée d’un bus.
Quelle est la probabilité que les trois premiers à descendre soient des
garçons et la quatrième soit une fille ?
On note Gi l’événement ” la i i ème personne à descendre
soit un
garçon”, alors on cherche P G1 ∩ G2 ∩ G3 ∩ Ḡ4 .
Comme cette probabilité est non nulle, on peut utiliser la formules de
probabilités composées.
P G1 ∩ G2 ∩ G3 ∩ Ḡ4 = P (G1 ).PG1 (G2 ).PG1 ∩G2 (G3 ).PG1 ∩G2 ∩G3 (Ḡ4 ).
10 2
En faisant l’hypothèse de l’équiprobabilité, P (G1 ) = = . On
25 5
trouve aussi que
3 8 15
PG1 (G2 ) = , PG1 ∩G2 (G3 ) = et PG1 ∩G2 ∩G3 (Ḡ4 ) = .
8 23 22
D’où
2 3 8 15 45
P G1 ∩ G2 ∩ G3 ∩ Ḡ4 = . . . = .
5 8 23 22 1265
b) Arbre de probabilités
b) Arbre de probabilités
Définition
un arbre de probabilités est un schéma qui représente des probabilités
conditionnelles.
b) Arbre de probabilités
Définition
un arbre de probabilités est un schéma qui représente des probabilités
conditionnelles.
Exemple
On donne trois boı̂tes telles que :
▶ La boı̂te I contient 10 ampoules électriques dont 4 sont
défectueuses.
▶ La boı̂te II contient 6 ampoules électriques dont 1 est
défectueuse.
▶ La boı̂te III contient 8 ampoules électriques dont 3 sont
défectueuses.
On choisit une boı̂te au hasard et l’on en extrait une ampoule au
hasard. Quelle est la probabilité pour que l’ampoule soit défectueuse ?
On représente ici le phénomène par deux expériences :
(i) on tire l’une des trois boı̂tes ;
(ii) on tire une ampoule qui est soit défectueuse (D)), soit en bon état
(N).
Le diagramme en arbre suivant décrit le processus et donne la
probabilité de chaque branche de l’arbre. La probabilité pour qu’un
chemin particulier de l’arbre se réalise est, d’après le théorème de la
formule des probabilités composées, le produit des probabilités de
chaque branche du chemin.
Figure – Arbre de probabilités
Figure – Arbre de probabilités
1 2 1 1 1 3 113
P (D ) = . + . + . = .
3 5 3 6 3 8 360
c) Formule des probabilités totales
c) Formule des probabilités totales
Théorème
Soient n un entier non nul et (Ai )i ∈J1,nK un système complet
d’événements. Pour tout événement B, on a
n n
P (B ) = ∑ P (Ai ∩ B ) = ∑ PA (B) P (Ai ).
i
i =1 i =1
c) Formule des probabilités totales
Théorème
Soient n un entier non nul et (Ai )i ∈J1,nK un système complet
d’événements. Pour tout événement B, on a
n n
P (B ) = ∑ P (Ai ∩ B ) = ∑ PA (B) P (Ai ).
i
i =1 i =1
Exemple
Dans une population le nombre de châtains est de 50% et les
nombres de blonds, de noirs ou rouge sont égaux. La génétique nous
apprend que les probabilités conditionnelles pour qu’un enfant soit
châtain (événement A) sachant que son père est blond (événement B)
est P (A\B ) = 0, 2, et que de même avec des notations évidentes
P (A\C ) = 0, 7, P (A\N ) = 0, 6 et P (A\R ) = 0, 1.
Calculons P (A).
Calculons P (A).
Calculons P (A).
P (A)
PB (A) = .PA (B ).
P (B )
d) Formules de Bayes
Elle relie les deux probabilités conditionnelles PA (B ) et PB (A).
Théorème (1i ère version)
Soient A et B événements de probabilités non nulles. On a
P (A)
PB (A) = .PA (B ).
P (B )
Exemple
Dans l’exemple précédant, on a PB (A) = 0, 2, alors
1
P (B ) 6 1
PA ( B ) = PB (A) = 1
× 0, 2 = .
P (A) 2
15
Le théorème suivant relie les formules des probabilités totales et de
Bayes.
Le théorème suivant relie les formules des probabilités totales et de
Bayes.
Théorème (2i ème version)
Soient (Ai )i ∈J1,nK un système complet d’événements et B un
événement de probabilités non nulles. On a