Évolution du Droit Administratif des Biens
Thèmes abordés
Évolution du Droit Administratif des Biens
Thèmes abordés
Introduction
I. Naissance de la discipline
La discipline s’est crée le moment où le droit administratif général a eu un volume trop important. Au début
il était lié au droit de la fonction publique, jusqu’au années ’70.
Le droit administratif des biens comporte le domaine des personnes publiques, les travaux publiques et
l’expropriation.
Il y a eu l’adoption d’un code par une ordonnance de 2006 le CGPPP, qui traite de l’acquisition, gestion et
cession des biens des personnes publiques.
Le droit administratif des biens est caractérisé par un critère matériel: c’est à dire l’intérêt général. Gaston
Jèze indique que l’idée dominante c’est l’utilité publique.
L’objet de la matière c’est les biens: ces derniers sont soumis à deux types de droit: le droit administratif en
raison de son but et le droit privé en raison de son objet.
A: Le mouvement de banalisation
Le phénomène de banalisation indique le recul des règles exorbitantes de droit public et de la montée des
techniques inspirées par le code civil.
Le CE adopte cette interprétation: Bernard Chenet en 1944 disait que “le domaine public n’est pas qu’un
objet de police administratif, mais c’est un objet dont l’administration doit assurer la meilleur exploitation
possible.”
CE, 18 novembre 1996, SIEUR FROMENT : le maire de Bordeaux, quand il attribue des emplacements de
foire peut se fonder sur la meilleure utilisation du DP pour choisir le commerçant exploitant ; le motif
traditionnel était le maintien de l’ordre public.
2. Enjeux Économiques.
a) L’État est le plus grand des propriétaire, donc il faut fructifier les propriétés.
b) Les biens publics étant le siège d’activités économiques il s’agit donc de créer une chaine de valeur à
partir des ces biens.
=> Le DAB peut être vu comme faisant partie du droit public économique.
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Les personnes publiques encouragées à créer de la valeur au delà du raisonnable.
a. Département de l’Essonne a considéré que l’occupation par l’état de radar sur les routes constituait une
occupation privative, donc le département exigeait une indemnité. MAIS
=>CE Ministre de l’Intérieur: il y a rejet de cette vision, car cette occupation concoure au service
publique de la sécurité routière, donc il n’y a pas occupation privative
=> J-M SAUVÉ, a averti que le profit ne peut pas constituer le seul horizon de la gestion du DP ; « le CE et
toutes les juridictions admin se dresseraient comme un rempart pour protéger les autres utilités du DP ».
Il y a une volonté aussi de réduire l’exorbitance des règles qui régissent les actions des personnes publiques
relativement à leur patrimoine.
Il y a une réduction du champ du domaine publique, en plus du déclassement (sortit du domaine public) des
immeubles de bureau. Les infrastructures aéroportuaires sortent du domaine publique, mais aussi du
domaine privé.
Jacques Caillosses: le domaine privé et public se confondent afin de donner naissance à un domaine de type
hybride. Les propriétés privée ont des garantie similaire aux propriété de domaine public donc on voit que le
droit public et privée se assemble pour donner naissance à un type de droit hybride.
B. Le Mouvement de Fondamentalisation
La logique des libertés fondamentales: au sein du domaine public beaucoup de liberté sont exercées, pour
cela il faut préserver l’affection domaniale. (HAURIOU)
=> Le domaine public est le lieux d’exercice de libertés fondamentales.
La propriété publique est favorable à l’épanouissement des libertés, cependant il y a un problème car le les
dispositions constitutionnelles et européenne ont été pensée pour protéger les personnes privées du contre la
puissance publique.(YOLKA)
I: La Constitutionnalisation du DAB
CC 16 Janvier 1982, Loi de Nationalisation: Le droit de propriété des personnes privées a une valeur
constitutionnelle.
CC 26 Juin 1986 Loi de Privatisation: Le droit de propriété des personnes publiques a valeur
constitutionnelle. Il y a donc un effacement de frontières entre droit des biens privé et publique.
CE 9 Octobre 2015 Commune de Chamboucry: les personnes publiques peuvent initier un référé liberté
en invoquant leur droit de propriété.
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aujourd'hui de fonder sur l’article 17 de la DDHC. Donc le propriété public et privée ne bénéficie plus de la
même protection à titre égale.
QPC 8 avril 2011: le CC emploie “ les exigée constitutionnelle en matière de propriété des personnes
publiques” . Distinction entre protection de propriété public et privée.
L’alinéa 9 du préambule de 1946 dispose que l’État a une obligation de nationaliser certains biens.
Cependant ce texte ne pose pas une sanction. Le CC exerce un contrôle sur la nationalisation. L’alinéa ne
pose pas de d’obstacle pour la privatisation selon le CC.
art. 1 1er protocole additionnel CEDH : protège le droit de propriété ; « toute personne physique ou morale a
droit au respect de ses biens, et nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et
dans les conditions prévues par la loi et les PGDI ».
- cette article joue de manière asymétrique, car les personnes publiques ne peuvent pas s’en prévaloir. Car
les personnes publiques sont vue comme des organisations gouvernementales avec des prérogatives de
puissance publique.
CE 29 Janvier 2003 Commune d’Annecy: lorsqu’une personne morale de droit publique agit dans un cadre
de ses PPP lié à une mission régalienne, elle ne peut donc, pas se prévaloir des droits titulaires protégés par
la CEUDH.
Mathias GUYOMAR: une personne publique peut se prévaloir de la CEUDH ssi le litige ne se rattache pas à
une activité de puissance publique. Donc impossibilité pour une personne publique d’invoquer l’article 1, si
le litige l’oppose à une autre personne publique concernant la gestion d’un service publique.
CE avis 26 juillet 2005: le CE a exclut l’application de l’art 1 au rapport entre état et ct dès lors qu’il y a un
exerce de PPP.
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Adoption du code civil: il n’aborde pas les biens publics. Cependant il y a des articles qui concernent les
biens publics. Utilisation du terme biens publics au lieu de domaine nationale.
CE, 16 juillet 1909, VILLE DE PARIS : reconnaît le propriété des communes sur les biens de leur DP.
Georges Tessier: l’auteur des conclusions de l’arrêt soutient que la propriété existe pour les personnes
publiques. Pour lui l’affection des dépendances du domaine public à l’utilité publique peut être comparé à
une servitude.
André de Laubadère: critique la thèse de Tessier. En effet, pour lui le système de servitude suppose deux
fonds un fond servant et un fond principale dont les propriétaire ne sont pas les mêmes. Pour le domaine
public il n’y a qu’un seul titulaire. De plus il ajoute que concernant le régime domanial c’est plutôt artificiel
de distinguer ce qui relève de la propriété et de l’affectation.
Hauriou: explique que l’État et les collectivités sont en réalité titulaires d’une personnalité administrative à
double face. Un personnalité privée, lorsqu’elles gèrent une personnalité privée, et une personnalité de
puissance publique. C’est une vision partagée par Philippe Yolka.
La propriété privée se distingue de la propriété publique, car elle n’a pas une vision finaliste. En effet, la
propriété publique n’exclut pas, au contraire elle est altruiste et inclusive. La propriété publique ne peut pas
être saisi et ne peut pas être cédé à vil prix.
A. L’offensive doctrinale
a. L’importance Quantitative: la grande majorité des biens publics revêtent un caractère immobilier.
On a les biens terrestres naturels,(fond de terre, rivage etc) puis les biens artificiels.
b. Seconde Conséquence: importance juridique du patrimoine immobilier public. La CGPPP est un
code du droit public immobilier.
2. L’essor des biens publics mobiliers
La plupart des biens mobiliers relèvent de la catégorie de fongibles, c’est à dire ils peuvent être remplacé par
un équivalent. Les biens non fongibles sont ceux qui ne peuvent pas être remplacés.
=> Les biens publics mobiliers ont une importance de plus en plus grande.
a. Prise de conscience d’une valeur culturelle et sociétale des biens mobiliers.
b. Prise de conscience des enjeux économiques des biens mobiliers.
c. Une mutation de la figure de l’État, car ce dernier tend à déléguer la gestion de ses biens
immobiliers aux personne privée en échange d’une participation majoritaire au capital, donc il y a
un croisement des biens mobiliers (ex action). Les actions sont gérées par l’APE attaché au
ministère de l’économie
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i. La propriété publique intellectuelle: la capacité de exploiter un oeuvre de l’esprit. Cela peut
désigner la littérature, industrielle
CE, Sect., 21 novembre 1972, OFRATEME : principe selon lequel les œuvres créées par les agents de
l’Administration dans le cadre de leurs fonctions sont nécessairement des propriétés publiques incorporelles.
Le Législateur a pris une loi allant à l’encontre de cela.
Cela peut aussi viser la découverte faites par les Agents de L’INSERM ou CNRS (industrielle).
On range dans les biens publics incorporels: le droit de créance, les droits réelles, les servitudes et le droit
d’usage.
CE ass. 13 avril 2018 Commune de Chambord: l’utilisation commerciale de l’image des biens publics est
à la fois libre et gratuite, sauf dispositions contraires.
Le CE se fonde sur l’arrêt de la cour de cassation du 7 mai 2004: le juge reteint que le propriétaire n’a
pas un droit exclusif sur l’image d’un maison.
Une loi de 2006 dispose que les domaines nationaux peuvent soumettre à l’autorisation l’utilisation d’image
et de redevance l’utilisation de l’image de leur biens.
=>L’agent public dispose d’un droit d’auteur. MAIS art L131 -361 du CPI prévoit le transfert de plein droit
du droit d’exploitation de l’oeuvre crée par l’agent. Sauf les universitaires qui conservent u droit de propriété
plein.
=>L’État est le propriétaire monopolistiques des ondes hertzienne.
Cour de Cass Caffè de la Gondré: la cour retient que l’image n’a pas d’existence autonome par rapport au
bien corporelle qu’elles reproduit, donc le propriétaire est seule en droit d’exploiter son bien sous quelque
forme que ce sois.
L’exorbitance des règles peut être moindre. En effet, généralement le consentement de la personne privée est
requis soit avant de manière expresse soit il n’y a pas réellement de propriétaire, dans ce cas c’est à
l’amiable.
I. Acquisition systématique
Le droit français n’admet pas les choses sans propriétaire. Depuis 2004 la loi désigne les communes comme
propriétaire de ces biens, mais les communes peuvent accepter ou pas d’être propriétaire. Si elle n’acceptent
pas alors l’État devient propriétaire.
L’article 713 du Cciv. prévoit que le bien est transféré à la commune du territoire sur lequel se situe le bien.
La commune peut s’y opposer par une délibération et donc la céder à une EPCI dont elle serait membre.
Cependant lorsque ce dernier s’y oppose aussi il y a deux hypothèse:
i. Si ces biens sont situés sur un littorale ou rivage alors ils reviennent au conservatoire de l’espace
littoral et des rivages lacustres ou au conservatoire régional d’espaces naturels.
ii. Autrement le biens revient à l’État.
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L’État doit:
i. publier une annonce dans le JAL, pour retrouver d’éventuel héritier.
ii. Il y a la saisine du JJ, il doit laisser un délai de 4 quatre mois avant de statuer et délivrer la propriété à
l’État.
=> Cela est attaché à la souveraineté de l’état.
A. La dation en paiement
C’est un mode de paiement des impôt. Rien n’oblige les parties à accepter ce mode. Cependant c’est
intéressant, car il n’engage pas de dépenses publiques. Introduit par la loi Malraux.
Cette procédure n’est possible que si la dette fiscale est supérieur à 10 000 €.
Le contribuable doit formuler sa demande à l’administration fiscale.
=> ce n’est pas exclusif au DAB.
B. Droit de préemption.
Désigne le droit de priorité ou de préférence que bénéficie une personne, en vertu de la loi ou un contrat afin
d’acquérir un bien.
Yves GAUDEMET: un privilège préférentiel accordé à l’État, au CT et aux EP.
a) Droit de préemption immobilière, cela est prévu par le code de l’urbanisme afin de faire face aux pénuries
de logements. Il faut que la CT aie un projet urbain.
(i) CE 7 mars 2008 Commune de Meung sur Loire: le projet n’a pas à être précis et certain, mais il
doit apparaitre réelle pour être légale.
(ii)Une oeuvre différente peut être réalisé que celui du projet
=>Pour que le bien fasse l’objet d’une préemption il faut qu’il se trouve dans une zone de préemption et les
biens susceptible de faire l’objet d’une préemption il faut que le propriétaire manifeste la volonté de se
séparer du bien. Seule les biens immobiliers sont concernés.
Si le droit de préempter n’est pas respecté, alors le propriétaire peut obtenir un droit de rétrocession, donc
obtenir le bien et réparation du préjudice.
Si le bien se trouve dans une zone de préemption alors, le propriétaire doit adresser à la personne publique
son intention d’aliéner, qui doit mentionner le prix, dans l’hypothèse où il souhaite vendre le bien. Autrement
il y a nullité de la cession.
La personne publique dispose de 2 mois pour faire savoir au propriétaire si elle souhaite acquérir le bien
deux hypothèses possibles:
(i) Si elle refuse de préempter le propriétaire peut vendre le bien à qui il souhaite.
(ii)Si elle accepte de préempter: l’acquisition va se faire au prix indiqué, mais la personne publique peut
contester le prix indiqué et le juge de l’expropriation va fixer le prix.
Droit de préemption mobilier: existe en matière mobilière, l’État peut intervenir lors des vente aux enchères
pour préempter des biens qui ont une valeur culturelle ou historique.
Il s’agit d’un transfert forcé de bien dans le patrimoine de la personne publique, car ils sont jugés nécessaire
à une utilité publique.
La Nationalisation suppose donc une loi et elle est réservée à l’Etat, car c’est un acte de souveraineté
économique.
La Nationalisation porte sur les droits incorporels, des parts sociales. Ce sont des biens mobiliers.
=> Application de l’article 17 de la DDHC.
L’indemnisation n’a pas à être versée en numéraire.
l’État se substitue aux actionnaires.
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Conseil Constit 16 janvier 1982: la nationalisation a un caractère autoritaire.
B. Les Régimes de droit pénal
1. Les Confiscations.
Vient de l’adage “nul doit tirer profit de son délit”. Il est prononcé par le juge pénal. Le CGPPP dispose que
les biens confisqués sont dévolus à l’État, mais ils sont gérés par l’AGRASC qui peut aussi les vendre.
La CEUDH retient que le dispositif n’est pas contraire à la convention lorsqu’il poursuit un but légitime. Le
Conseil Constitutionnel aussi considère que cela n’est pas contraire à la Constitution.
A. Le délaissement
Le conseil constitutionnel retient que le droit de délaissement indique “une réquisition d’achat à l’initiative
de propriétaires de terrain”.
Le propriétaire peut mettre en demeure la personne publique afin qu’elle puisse acquérir son bien, dans ce
cas la personne publique est obligé d’acquérir le bien. Cependant la personne publique a un délai pour
négocier le prix du bien. S’il y a désaccord, alors le juge l’expropriation sera saisi.
1. Le transfert de moyen
Lorsqu’il y a une distribution des compétences entre personnes publique l’État va transférer de manière
gratuite les biens qui sont le support de ses compétences (Ex décentralisation). Ces biens peuvent appartenir
au domaine public ou privé des personnes publiques. Le législateur doit poursuivre un but d’intérêt général.
La libre administration des CT peut faire obstacle au transfert de biens, comme le Conseil d’État a fait savoir
dans un avis de 2005.
La Continuité du service publique aussi peut faire obstacle à ce principe. Le conseil constitutionnel retient
que la continuité du service publique peut être un obstacle.
Section II: Prérogatives et sujétions régissant les biens entrés dans les patrimoines publics.
Paragraphe I: Insaisissabilité
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Les biens des personnes publiques ont la même protection que les biens des personnes privés. À cela on
ajoute une protection particulier aux biens des personnes publiques.
A. La valeur du principe
(a) Cass., 1819, Jousselin : pose le principe de l’insaisissabilité pour les biens de l’État.
(b) Cass., 17 décembre 1865, Commune d’Azel-rido : consécration du même principe au sujet des biens
des CT
(c) Cass., 5 mars 1885, Carratier-Terrasson : fait de l’insaisissabilité des biens publics un “principe
absolu du droit”.
(d) TC., 9 décembre 1899, Association syndicale du Canal de Gignac : consacre aussi le principe
d’insaisissabilité des biens des personnes publiques.
=> Aujourd’hui l’insaisissabilité a a une valeur législative, cela est consacré dans le CGPPP.
=> Il y a des voies d’exécution qui sont propres aux personnes publiques.
La loi ELAN du 23 novembre 2018: qui permet aux offices publics d’habitat (EPIC) d’accorder des sûreté
réelles mobilières, donc ces biens pourront être saisis.
Les personne publique bénéficient d’une immunité d’exécution.
L 2311-1 du CGPPP: les biens des personnes publiques sont insaisissables. Mais elle vise à faire obstacle
aux procédure de saisi de droit commun.
B. La Justification du principe
La personne publique ne peut pas être privé de ses biens et ressources qui sont nécessaires à
l’accomplissement de ses missions. Cela est critiquable car:
(i) Il y a des biens et patrimoines qui ne sont pas directement affecté à un service public, mais qui sont
insaisissables.
(ii)Les biens des personnes privées en charge d’une service public sont soumis aux voies d’exécution de
droit commun. Cela met en position de vulnérabilité les personnes privées.
Mais la puissance publique ne peut pas être mis en oeuvre contre la puissance publique. (Delvolvé).
Les personnes publiques sont réputées solvables et de bonne foi.
a. Les personnes publiques ne peuvent pas constituer des sûretés réelles, mais le droit de l’UE a fragilisé
cette conception. Pour lui c’est l’État qui est responsable des dettes des personnes publiques. L’État
français pour ne pas renoncer à l’insaisissabilité des personnes publiques a décidé de transformer en
personnes privées les EPIC.
b. Les débiteurs des personnes publiques ne peuvent pas compenser leur dette, par des créances dont ils
disposent à leur égard.
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Le créancier d’une personne publique ne peut pas agir directement en disposant d’un titre exécutoire et en
s’appuyant sur son huissier. En doit publique la personne qui peut intervenir c’est le comptable public. Le
préfet aussi peut intervenir selon le CGPPP. Le créancier peut donc saisir ce premier afin qu’il puisse inscrire
la dette au budget ou la mandater. Cependant le préfet ne doit pas aller à l’encontre de l’équilibre du budget
local et il peut aussi modifier le budget locale.
CE 17 juin 1904: conclusion du commissaire du gouvernement retient que les procédures applicables se
distinguent du droit privée.
b. Le complément jurisprudentiel
CE, Sect., 18 novembre 2005, STÉ FERMIÈRE DE CAMPOLORO: Cette jurisprudence ne concerne
que les CT et leurs EP. Apports de cette jurisprudence:
(i) Le préfet peut procéder à la vente forcée de certains biens des CT et de leurs EP. Cela était déjà
présent pendant l’Ancien Régime.
(ii)Le préfet peut procéder à la vente forcé lorsqu’il exécute une décision de justice
(iii)Il faut que les biens ne soient pas indispensables au fonctionnement du service publique.
(iv)Il doit déclasser les biens au préalable.
(v) Le préfet peut refuser lorsqu’il y a une insuffisance des garantis ou pour une raison d’intérêt
général, dans ce cas le créancier peut engager la responsabilité de l’État (revêt un caractère
anormal et spécial=> Arrêt COUITÉAS).
D. Avenir du principe
1. La CEUDH
La CEUDH fustige le délai des exécutions administratives (CEUDH CAMPOLORO)
2. La droit de l’UE
Ce principe fausserait la concurrence ( France c/ Commission 20 septembre 2012), car derrière chaque
personne publique se cache l’État.
°Arguments
- Decision CAMPOLORO si la CT ou la personne publiques n’a pas les actifs nécessaire c’est la
responsabilité de l’État qui sera engagé.
- CE avis 8 septembre 2005: la CAMIP a un rôle pour réguler le secteur des assurances, peut-elle
souscrire à une assurance? Le Conseil d’État retient que la CAMIP doit assumer les conséquences
financières des ses fautes.
- La responsabilité de l’État peut être mise en jeux à titre subsidiaire en cas d’insolvabilité.
3. Piste de réflexion
Il y a donc une volonté d’exclure les EPIC des règles de l’insaisissabilité.
Il y a aussi la possibilité de restreindre le principe d’insaisissabilité pour tout les personnes publiques en se
limitant aux seuls biens nécessaire à la continuité du service public.
CE 10 mars 1995 CNE DE DIGNE: cet arrêt tempère le principe de libre disposition.
Interdiction de céder les bois et forêt. En effet, il faut prendre des lois ad hoc.
c. Certains biens sont entourés d’une protection particulière et ne peuvent être cédés que si l’on a la
garantie que ces protections perdureront malgré la cession.
Il y a des consultations qui doivent être faites avant la cession d’un bien public. Les CT doivent saisir le
directeur départementale des finances publiques. L’avis n’a pas une force obligatoire, mais il a aussi pour
objectif de déterminer la valeur du bien destiné à être cédé.
b. La mise en concurrence
Le CGPPP dispose que la cession des biens de l’État doit être précédée par une publicité et une mise en
concurrence. Généralement cela est géré par le préfet. Cela vise à garantir un traitement égalitaire, l’État peut
choisir le meilleur acheteur.
1. Fondement du principe
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CE, 20 juillet 2021, STÉ TECNIMONT SPA ET TCM FR SA : le CE a précisé ce principe est précisé que
c’était une règle d’ordre public, dont la méconnaissance doit être sanctionnée d’office par le JA.
2. Portée du principe
Conseil Constitutionnel “Loi relative au contrat de partenariat”: l’incessibilité à vil prix s’applique aussi
aux cessions de droits sur les biens publics, pour les acheteurs privés.
CE 28 septembre 2011, CCAS DE PAUILLAC: le principe d’incessibilité à vil prix s’applique aussi aux
locations de biens publics.
=>Cependant cela ne s’applique pas aux cessions entre personnes publiques ou si les intérêts de l’activité
satisfont des intérêts publics.
3. Interprétation du principe
Le Conseil d’État retient que c’est possible de céder à vil prix si l’activité satisfait un intérêt général.
=>La loi DUFLOT autorise la cession de terrain publics au rabais dès lors qu’une partie sera constitué de
logement sociaux. Si le projet de logement n’est pas réalisé il peut y avoir résolution du contrat et une
obligation de verser une indemnité à la personne publique.
Il y a une obligation d’entretien au sujet des propriétés publiques. Cela permet la pérennité du patrimoine, la
protection de liberté fondamentales et la sécurité. Il faut préciser que cette obligation est très onéreuse.
A. La jurisprudence
CE sect.12 mai 2004 Commune de la FERTÉ MILON: les dommages causés par les ouvrages publics
engagent la responsabilité de l’administration.
B. Les textes
Le code de la voirie routière, le code forestier, le code du patrimoine, le droit des finances locales imposent
une obligation d’entretient du domaine.
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CE, 4 avril 1962, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS C/ STÉ CHAIS D’ARMAGNAC: l’État doit
entretenir les digues dont il est propriétaire. Cette obligation ne relève pas de la commune où le digue est
installé.
B. Les aménagement
1. Aménagement Jurisprudentiel
Le propriétaire subit les grosses dépenses, mais l’affectataire peut demander le remboursement. Ceci est une
inspiration du code civil.
2. Aménagement légal
Le législateur peut aimer plus loi avec les lois en faisant peser des travaux sur l’affectataire.
3. Aménagement conventionnel
CE 16 1960 BUGUE: le juge administratif est le seul compétence pour prononcer l’étendu et les limites du
domaine public
Il est difficile d’identifier tous les biens du domaine public mais il est possible de les identifier à travers une
série de critères.
A. Le critère organique
1. La propriété publique
Le CGPPP dispose qu’une des premiers conditions est celle de la propriété publique.
Le caractère industriel et commercial d’une personne publique n’est pas une contre indication au fait d’avoir
des biens. Mais la loi peut l’interdire à certaines.
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Art L.2 CGPPP régis les Établissement public sui generis, mais des fois la loi aussi fixe les règles. EX
Banque de France.
Concernant les groupement d’intérêt public: CE, Avis, 15 septembre 2015, MINISTRE DES FINANCES
ET DES COMPTES PUBLICS: le conseil retient que dans le silence des textes le CGPPP est applicable
aux groupement d’intérêt public en leur qualité de personne publique.
=>Mais le CGPPP a apporté une série d’aménagement destiné à tempérer ce principe: le critère de
l’aménagement joue que si on mobilise les critères alternatifs c’est à dire l’affectation à un service public.
MAIS cela ne joue que pour l’avenir donc à partir de 2006 (Arrêt Commue de Porte de Vendre)
Ou domaine public par anticipation consacré par la jurisprudence: CE, 6 mai 1985, ASSOCIATION
EUROLAT: un bien dont l’affectation publique est certaine, mais dont les aménagements nécessaires n’ont
pas encore eu lieu est soumis par anticipation à la domanialité publique. Cela est fait pour empêcher la
constitution de droits réels sur le bien.
=> Risque que l’aménagement ne se fasse pas.
Il faut cependant que la réalisation des aménagements soient nécessaires donc on regarde les actes
administratifs pris, si les contrats ont été conclus et si les travaux ont commencé.
=>Le CE a une vision large du domaine public.
b. La liberté de stationnement
Si le stationnement devient prolongé alors il s’agit d’une occupation privative du domaine public.
CE, 1932, SIEUR LASSERRE : le CE affirme qu’un maire ne pouvait interdire de façon générale et
absolue le stationnement. En revanche, les restrictions sont possibles dès lors que l’autorité établit que la
stationnement gêne la circulation.
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TA, ordonnance, Bastia, 6 septembre 2016, LIGUE DES DROITS DE L’HOMME : cette fois-ci, il
considère qu’une telle interdiction est possible si les troubles à l’ordre public et à la sécurité sont établis
(risque d’altercations entre baigneurs).
CE, 6 novembre 2016, FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DES LIBRES PENSEURS DE SEINE
ET MARNE : concernant l’installation des crèches dans les emplacements publics. Le CE va distinguer
deux hypothèses :
- 1. Le bâtiment public est le siège d’une collectivité publique, ou d’un SP ; dans cette première hypothèse,
le principe de neutralité qui s’impose aux PP implique qu’il n’est pas possible d’installer une crèche de
Noël ; exception dans le cas où l’installation de la crèche présente un simple caractère culturel, artistique
ou festif
- 2. Concernant tous le autres emplacements publics, comme la voie publique, il est possible d’installer
pendant la période de Noël une crèche, dès lors que cet acte ne constitue pas un acte de prosélytisme ou
de revendication d’une opinion religieuse.
=>L’interdiction de placer des signes d’appartenance ne concerne pas seulement les signes religieux ; le
principe de neutralité s’étend aussi aux symboles politiques.
CE, 19 juillet 2011, VAYSSIÈRE : le CE rappelle que la loi de 1905 n’étant qu’une loi, une autre
disposition législative peut y déroger. Or, l’article L. 1311-2 du CGCT a ouvert la possibilité aux CT
d’autoriser un organisme qui veut construire un édifice du culte ouvert au public à occuper pour une longue
durée une dépendance du domaine privé ou du DP dans le cadre d’un bail emphytéotique administratif
(BEA).
CE, 7 mars 2019, CNE de VALBONNE : le CE juge que les CT peuvent louer pour un usage exclusif et
pérenne un local de leur domaine privé à une association cultuelle locale ; ce faisant, il n’y a pas de violation
de la loi de 1905, si les conditions financières de la location excluent toute libéralité.
B. L’égalité des Usagers du domaine public
CE Sect 2 Novembre 1956 BIBERON: le CE consacre une nouvelle déclinaison du principe général
d’égalité, qui découle de l’article 6 de la DDHC.
=> elle ne s’oppose pas à la différence de traitement lorsqu’il y a une différence entre les usagers ou un motif
d’intérêt général ou une loi.
C. Gratuité de l’utilisation du domaine public
=> Principe contesté, mais trois dispositions
i. Article L. 153-1 du Code de la voirie routière : l’usage des ouvrages d’art est en principe gratuit, puis
l’article enchaîne sur tous les motifs qui permettent d’instituer des péages sur les ponts, les tunnels, les
viaducs,
ii. Article L. 122-4 du Code de la voirie routière : l’usage des autoroutes est en principe gratuit ; puis il
prévoit une longue liste d’exceptions.
iii. Article L. 2124-1 CG3P : l’accès des piétons aux plages et leur usage libre est gratuit.
Gratuité du domaine public: champs restreint car:
- il ne peut concerner que les utilisations collectives.
- Les biens qui sont affecté à l’usage directe du public (pas ceux affecté au service public).
CC, 12 juillet 1979, PONTS À PÉAGES : refus de considérer que la gratuité de l’utilisation du DP
constituait un PFRLR
II. Utilisation privative du domaine public
Personne utilisant bien qui pourrait être affecté au service public pour son propre intérêt. C’est une situation
préférentielle, pas exclusive.
- En tout état de cause, a minima, la condition de légalité d’une autorisation privative est qu’elle soit
compatible avec l’affectation de la dépendance domaniale.
A. . Le droit de l’utilisation privative
1. Une utilisation subordonné à autorisation préalable.
L. 2122-1 du CG3P : pose la possibilité d’une utilisation privative du DP ; mais il soumet cette utilisation
privative obligatoire à autorisation préalable.
CE, Sect., 19 juin 2015, STÉ IMMOBILIÈRE DU PORT DE BOULOGNE : Cette autorisation doit
obligatoire et être écrite.
a. Un pouvoir discrétionnaire
Le gestionnaire va être saisi d’une demande de privatisation d’occuper privativement le domaine public, il
devra aussi vérifier la compatibilité de l’utilisation avec l’affectation.
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i. La compatibilité: c’est une limite au pouvoir discrétionnaire de l’administration.
CE, 22 janvier 2007, ASSOCIATION LES AMIS DES TUILERIES:
- 1. Restriction de temps
- 2. Restriction de lieu
• Le caractère compatible s’apprécie au regard de l’activité au regard du bien public et au regard de la
gêne qui causent concrètement l’occupation privative à l’affectation du bien.
=> CE, 21 octobre 1983, BRICARD : « nul n’a de droit à l’obtention d’un titre d’occupation du DP »
L’administration n’est pas tenu de délivrer un titre. MAIS elle doit examiner et motiver son refus. (L.211-2
du CRPA)=> Donc le gestionnaire a une manoeuvre très large.
ii. La contrainte concurrentielles.
b. L’encadrement procédural
CE, 20 mars 1996, VEBERT : affirmait cette liberté procédurale ; « aucun principe n’impose à l’autorité
gestionnaire du DP de respecter une procédure contradictoire lorsqu’elle refuse un titre d’occupation du DP,
dès lors que cette mesure n’est pas une sanction »
MAIS CJUE, 14 juillet 2016, PROMOIMPRESA : exige une procédure de sélection entre les candidats
potentiels, qui implique de respecter les garanties d’impartialité et de transparence pour octroyer un certain
nombre d’autorisations.
=> l’article L. 2122-1-1 du CGPPP: Il faut une procédure de sélection préalable lorsqu’il y a en projet une
exploitation économique.
=> le conseil d’état retient que l’administrateur doit assurer une libre accès au domaine publique
=> L’administration doit suivre l’ordre public
=>le CE considère que l’accostage simultané de plusieurs bateaux apprenante un danger, donc le droit de
stationnement prolongé se justifie au regard des impérative d’ordre public.
=> Arrêt CE RATP du 23 mai 2012: le CE décide de rompre le lien entre le liberté du commerce et
industrie et le droit de la concurrence. Le CE envisage seulement la liberté de la concurrence.
Précisions importantes :
1) Cette procédure de sélection concerne que le domaine public.
2) Lorsque la demande concerne une demande d’exploitation économique
3) Cette procédure peut être écarté par d’autres dispositions législatives.
- il faut organiser des mesures de publicité
- Critères de sélections objectives et non discriminatoires
- Les exigences de transparence et d’égalité doivent être respectées
c. Choix de la nature de l’acte d’autorisation
Choix de l’acte administrative au moyen duquel, l’administration confère l’autorisation:
• Acte administratif unilatéral: autorisation d’occupation temporaire. Il faut un REP
• Contrat: convention d’occupation domaniale (L.2331-1 CGPPP) RPC pour le juge compétent. Le
contrat risque une requalification. Beaucoup de contrats supposent une occupation domaniale.
Ordonnance du 23 juillet 2015 sur les marchés publics et du 29 janvier 2016 sur les concessions:
- le contrat ne doit pas abriter d’autres clauses avec un objet autre que l’occupation domaniale.
- Si l’objet contractuelle est pluriel alors la qualification de convention domaniale est exclue.
1. Une utilisation précaire
Article L. 2122-3 du CG3P : précise que l’autorisation délivrée à l’occupant privatif présente un caractère
précaire et révocable.
a. Le Caractère temporaire
CE, 8 novembre 2018, CLUB SEYNOIS MULTISPORTS : le CE a affirmé qu’un droit d’utilisation
privative perpétuelle est incompatible avec le régime de la domanialité publique.
Ordonnance du 19 avril 2017: une mise en concurrence périodique des titres permettant l’exploitation
économique.
CE, 5 février 2009, ASSOCIATION STÉ CENTRALE D’AGRICULTURE et autres: la non présence,
dans un titre d’occupation privative, de la durée n’entache pas ce dernier de nullité dès lors qu’il est précaire.
L’administration peut mettre fin au titre avant son écoulement. Nul n’a droit au renouvellement ni à son
maintien.
CE, 6 mai 1985, ASSOCIATION EUROLAT : le CE précise aussi que le gestionnaire du DP ne peut pas,
par contrat, renoncer à son pouvoir de révoquer les titres d’occupation du DP.
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CE, 27 janvier 2017, CNE DE PORT-VENDRES: le CE précise que le gestionnaire doit apprécier les
demandes de renouvellement en tenant compte des contraintes particulières qui pèsent sur l’activité de
l’occupant, notamment de celles qui peuvent résulter du principe de continuité du SP.
b. Caractère révocable
L’administration a le pouvoir de révoquer les autorisations d’utilisation privative avant même l’expiration de
la durée prévue.
(i) Hypothèse de l’acte unilatéral: la révocation du titre prend la forme d’une abrogation et qui n’ouvre
droit à aucune indemnité. Cependant l’art R.2125-5 du CGPPP redonnait une indemnité pour les biens
non amortis.
(ii) Hypothèse du contrat: Prend la forme d’une résiliation elle peut intervenir pour un motif d’intérêt
général. Elle peut intervenir pour un motif d’intérêt général, mais dans ce cas il faut indemniser
intégralement le contractant de ses préjudices.
3. Le caractère onéreux
L’utilisateur du domaine public doit payer une redevance.
L’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 : interdit de subventionner les cultes.
CE, 18 mars 1921, CNE DE MONT-L’ÉVÊQUE : la location d’un presbytère suppose de respecter la
valeur du marché.
Le droit de la concurrence interdit de fixer une redevance trop basse ou élevé.
CE, 12 octobre 1994, VISCONTI : a affirmé que la convention d’occupation domaniale déroge à la théorie
générale des contrats administratifs sur ce point, donc pendant la durée du titre le gestionnaire peut réviser la
redevance.
l’article L. 2125-1 du CG3P, qui pose le principe de la redevance, dresse une liste de 7 exonérations qui
permettent la gratuité de l’utilisation privative du DP.
B. Les droits de l’utilisateur privatif
1. Les droits à l’égard des personnes
a. Les droits vis-à-vis des tiers
Le titulaire d’une autorisation apparait en situation de quasi-propriétaire
L’utilisateur privatif peut accorder des titres de sous occupation, mais il faut que les textes le permettent.
C’es une partie du titre qui concédé et pas la totalité du titre, autrement il y aurait la cession de titre
Pour accorder une sous concession il faut obtenir l’accord du gestionnaire.
b. La sous concession du titre
Cela existe dans deux hypothèses:
i. Le titre d’occupation principale le prévoit lui même
ii. Les textes le prévoient (la cession du titre).
Une seule partie du titre fait l’objet d’une sous concession, mais si tout le titre est cédé alors on parle de
cession de titre. Il faut l’accord préalable de l’autorité gestionnaire du domaine public.
2 possibilités distinctes:
• Si la concession a été conclue par un concessionnaire du service public, c’est à dire l’occupant du
service public a été chargé en parallèle par la personne publique. Dans ce cas la concession relève de
la juridiction administrative. Même si le contrat a été conclu entre deux personnes privée.
l’article L. 2331-1 précise que « sont portés devant les juridictions administratives les litiges qui concernent
les autorisations ou les contrats comportant occupation du DP, que ceux-ci soient conclus par des personnes
publiques ou par leurs concessionnaires ».
4/05/2012 TC Mme Gilles: le concessionnaire ici indique le concessionnaire public.
• Si la sous concession est octroyé par un occupant privatif du domaine public qui ne gère pas de
service public dans ce cas le contrat est de droit privée.
ii. La cession du titre
L’occupant privatif dispose du droit de céder son titre.
CE, 18 septembre 2015, SOCIÉTÉ PREST’AIR : permet la cessibilité des titres d’occupation du DP. Sous
conditions:
1. Aucune stipulation ne doit prévoir l’incessibilité du titre.
2. L’autorité gestionnaire doit le prévoir de manière exprès et écrit. Peut refuser pour motif d’intérêt
général, ou tiré de l’incompatibilité avec l’affectation, ou de l’intérêt du domaine.
3. Elle ne peut pas porter atteinte à l’obligation de remise en concurrence périodique des titres pour
exploitation économique.
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iii. La constitution d’un fond de commerce
L’occupant privatif peut constituer un fond de commerce.
l’article L. 2124-3-1 du CG3P : « un fonds de commerce peut être exploité sur le domaine public, sous
réserve de l’existence d’une clientèle propre »
• Il n’est pas applicable au domaine public naturelle
• clientèle ne doit pas résulter exclusivement de l’attractivité du domaine public.
CE11/03/2022: une convention domaniale peut exclure la possibilité de constituer un fond de commerce sur
le domaine public.
Dispositifs législatifs :
1. Loi du 5 janvier 1988 : elle créé la possibilité pour les CT d’accorder, en faveur d’une
personne publique ou d’une personne privée, un bail emphytéotique (article L. 451-1 du Code
rural). Il confère au preneur un droit réel susceptible d’hypothèque et cessible.
Comparaison avec un bail emphytéotique classique:
• Elle conclu pour une durée entre 18 ans et 99 ans. L’organisme de financement à qui le droit réelle a
été transféré sera le titulaire du bail.
• Le BEA est soumis au juge administrative
• Il ne peut être cédé qu’avec l’accord du gestionnaire.
• l’hypothèque n’est pas libre, car elle garanti que certains emprunts qui permettent d’améliorer les
construction sur le domaine public. Il nécessite l’accord du gestionnaire public.
Les bailleurs:
• Les collectivité territoriales avec leurs groupement et établissement public locaux: peuvent conclure
un BA de droit commun.
• l’État peut conclure des BEA dans un champ restreint.
Le preneur va être choisi après une mise en concurrence.
L. 2122-6 et suivants du CG3P. Cette loi permet de délivrer des autorisations d’occuper le DP constitutives
de droit réels (AOTDR). Favoriser les investissement.
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Hypothèse 1 : l’occupant privatif n’était pas chargé d’un SP.le gestionnaire du DP peut exiger de l’occupant
qu’il remette le DP en état = imposer de détruire les ouvrages construits / il peut aussi préférer devenir
propriétaire des ouvrages construits, gratuitement.
Partie II: intersection: bien publics et bien privée à la confluence des droits
Le droit administratif est dit autonome: C’est davantage la liberté de choisir les règles qui vont être
applicables à l’administration.
2. L’idée qu’un PP se comporte comme une personne privée: théorie de la personnalité à double-face.
un contrat de location ; une PP peut utiliser le bien d’autrui pour remplir ses missions grâce à un contrat de
location = bail de droit privé (§2). Mais si les PP souhaite un transfert de propriété, acquérir un bien, les
techniques du droit privé trouve aussi à s’appliquer (§1).
Article L. 1111-1 du CCG3P : pose comme principe que « les PP acquièrent à l’amiable des biens et des
droits à caractère mobilier ou immobilier». « Les acquisitions de biens et droits à caractère immobilier
s’opèrent selon les règles du droit civil ».
TC, 30 juin 1930, BOYER ET JULLIAN c/ MINISTRE DE LA GUERRE : le TC avait déjà jugé que les
PP concluent leur contrat immobilier dans les conditions du droit privé ; cela veut dire 1. Que le droit des
obligations s’appliquent / 2. Le contrat conclu est un contrat de droit privé relevant de la compétence du JJ.
Le CGPPP ne procède pas à une qualification des contrats d’acquisitions. Il y a une présomption du caractère
privée du contrat.
Cette présomption sera renversée si le convention :
1. Comporte une clause exorbitante du droit commun
2. Est concurrencée par une autre présomption
=> Au nive&au étatique les acquisitions sont faites par les ministre au niveau local par les préfets. Il faut une
consolation obligatoire à une autorité, puis les personnes publiques ont la possibilité de remplacer l’acte
notarié par un « acte en la forme administrative »
B. L’échange
Article 1111-2 à 1111-4 : les PP peuvent aussi recourir à l’échange, définit à 1702 du Code civil: c’est un
contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose contre une autre. Cela vaut que pour les
immeubles.
1. Les libéralités simples : sans charge ; la PP bénéficiaire a seule compétence pour accepter la libéralité.
2. Les libéralités avec charge ; la compétence est comme doublée
B. L’usucapion
Civ.3, 4 janvier 2023: l’usucapion profite aux PP comme aux personnes privées.
Cass, 14 février 1900 : les PP peuvent profiter de toutes les servitudes du Code civil.
Elles ont été conçues comme un instrument de substitution aux servitudes de droit privé.
Elles garantissent aux propriétaires privés qui sont riverains des voies de circulation comprises dans le DP
des droits d’accès à leur propriété, de vue et d’égout.
Ces droits ne sont pas des droits réels, on n’est pas dans la logique des servitudes. Mais le bénéficiaire peut
les faire valoir devant le JA en cas de besoin.
Le droit de vue : permet aux riverains de bénéficier d’ouvertures et de fenêtres sur la voie publique, sans
subir ici les restrictions du Code civil qui protègent l’intimité entre les voisins, ce qui pourrait empêcher ces
ouvertures.
Le droit d’accès : permet aux riverains et à ses visiteurs d’entrer et de sortir de la propriété sur la voie
publique, à pied ou en voiture, et qui leur permet aussi de charger et décharger un véhicule sur la voie
publique devant chez eux.
Le droit d’égout : permet aux riverains de se raccorder aux réseaux d’eaux usées, et de laisser s’écouler sur
la voie publique les eaux de pluie.
B. Les servitudes administrative
1. Les servitudes d’utilité publique
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Ce sont des charges instaurées par le législateur pour garantir l’affectation à l’utilité publique des
dépendances du DP. Il s’agit donc de protéger, conserver ou permettre l’utilisation du DP.
CE, Sect., 14 mars 1986, CNE DE GAP ET ROMETTE : le CE juge que le préjudice né de l’institution
d’une servitude administrative ne peut ouvrir droit à réparation que si le législateur n’a pas entendu exclure
toute indemnisation, et dans la mesure où le préjudice présente un caractère certain, grave et spécial.
2. Les servitudes d’urbanisme.
Elles se distinguent des précédentes sur plusieurs points :
1. Elles sont plus récentes
2. Ce sont des charges imposées à un propriétaire mais uniquement dans un but d’urbanisme
3. Elles sont nécessairement prévues par des documents d’urbanisme dits les PLU (Plan Locaux
d’Urbanisme)
4. Parce qu’elles sont prévues par les PLU établis dans chaque commune, ces servitudes sont d’application
locale et non nationale
L’article 105-1 précise que ces servitudes n’ouvrent droit à aucune indemnisation.
Constitutionnalité : Cette disposition est compatible avec la constitution car ce n’est pas une privation.
CE, 16 JUILLET 2010, SCI LA SAULAIE : le CE refuse de transmettre la QPC soulevée devant lui au
sujet de la constitutionnalité de cet article du code de l’urbanisme.
CE, Sect., 3 juillet 1998, BITOUZET : affirme que l’article L. 105-1 du Code de l’urbanisme doit être lu
comme conforme à la CESDH car :
1. L’article lui-même, tout en posant le principe de non indemnisation, pose 2 exceptions : 1° Si la servitude
touche aux droits acquis des propriétaires / 2° Si la servitude entraîne une modification de l’état antérieur des
lieux. Mais en réalité, ces deux hypothèses ne jouent jamais.
2. Le CE créé de lui-même une nouvelle exception : l’indemnisation est due dans des cas exceptionnels où
l’instauration d’une servitude a pour conséquence de faire peser sur les propriétaires une charge spéciale et
exorbitante, hors de proportion avec l’objectif d’intérêt général. Cette construction jurisprudentielle suffit
pour le CE pour déclarer la disposition conforme.
le domaine privé est nécessaire aussi affecté à l’intérêt général, mais d’une manière moins visible et moins
immédiate, car l’intérêt immédiat mis en avant est l’intérêt financier du propriétaire public, qui va valoriser
économiquement les biens de son domaine privé.
Pour HAURIOU, les biens publics sont certes répartis en deux ensemble (domaine public/domaine privé),
mais il faut les concevoir comme 2 vases communicants, car l’essentiel des biens publics peuvent circuler
d’un domaine à l’autre, soit au gré de la volonté du propriétaire, soit au gré des choix faits par le législateur.
Rappel 1 : le domaine privé fait l’objet d’une définition négative, car tous les biens publics qui ne sont pas
intégrés dans le domaine public appartiennent automatiquement au domaine privé. Ceux qui sortent du
domaine public intègrent automatiquement le domaine privé.
Rappel 2 : le CG3P a affiché l’ambition de réduire l’étendue du domaine public, ce qui a pour corollaire
l’extension du domaine privé. Ce phénomène est notamment passé par la consécration de dispositions
législatives affirmant que certaines biens relèvent du domaine privé, si bien que pour l’identifier, il faut
conjuguer deux méthodes : l’identification négative et la délimitation législative.
I. Identification juridique
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A. Le domaine privé général
C’est ici la définition négative qui délimite le domaine privé général : il renvoie à tous les biens publics qui
ne remplissent pas les critères posés par l’article L. 2111-1 du CG3P. Cela concerne donc :
Hypothèse 1 : les biens qui ne sont pas l’objet d’une propriété publique exclusive ; biens détenus en
copropriété ou en division de propriété -> CE, Set., 11 février 1994, CNIE D’ASSURANCE
PRÉSERVATRICE FONCIÈRE.
Hypothèse 2 : les biens publics qui ne sont pas affectés directement à l’usage du public.
Hypothèse 3 : les biens publics qui ne sont pas affectés à un SP
Hypothèse 4 : les biens publics affectés à un SP qui n’ont pas fait l’objet d’un aménagement indispensable
Hypothèse 5 : les biens et droits immatériels sont par principe en dehors du domaine public.
Il a déjà jugé, d’une part, que des biens immatériels peuvent constituer des biens de retours, dans le cadre
d’une concession de SP ; or, un bien de retour est indispensable et nécessaire au SP (CE, 21 décembre 2012,
CNE DE DOUAI) / d’autre part, il a jugé que des droits d’administration de pages de réseaux sociaux qui
permettent l’activité de communication de monuments ou sites touristiques sont nécessaires au
fonctionnement du SP (CE, 16 mai 2022, CNE DE NÎMES). Bref, il reconnait de plus en plus que des biens
immatériels sont nécessaires au SP, et on peut imaginer qu’ils soient bientôt qualifiés comme des biens du
DP.
B. Les domaines privés spéciaux
1. Les chemins ruraux : voies de circulation qui appartiennent aux communes et qui permettent aux
agriculteurs d’accéder à leurs terres
2. Les forêts domaniales : les bois et forêts appartenant aux personnes publiques et qui sont soumises
au régime forestier (article L. 2212-1).
*Les réserves foncières : biens immo acquis par une PP par voie d’expropriation ou par l’ex d’un dt de
préemption en vue de permettre de réaliser à l’avenir une action ou une opération d’aménagement.
Exceptions : terrains réservés en vue de la satisfaction des besoins d’îPub d’ordre maritime.
Les biens de collection des bibliothèques des CT relèvent du domaine privé, en vertu de la loi du 21
décembre 2021, sous réserve des exceptions prévues dans le CG3P.
Les biens des EPIC. le législateur a décidé que l’ensemble de son patrimoine relevait du domaine privé,
afin de faciliter la gestion de son patrimoine et pour la placer dans une situation proche de celle des
entreprises privées.
La nature patrimoniale du domaine privé se manifeste à travers la liberté du gestionnaire du domaine privé.
Cette liberté se traduit notamment par le choix laissé au gestionnaire d’exercer lui-même la gestion, ou de
l’externaliser en la confiant à une personne privée, en vertu d’une convention de gestion.
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TC, 1894, LOISELLEUR : la convention de gestion du domaine privé est une activité purement
patrimoniale, qui ne concerne absolument pas un service public, qu’il soit un SPA ou un SPIC ; effet = cette
convention de gestion relève du droit privé`
Limites :
1. La gestion du domaine privé ne s’étend pas aux actes de disposition du domaine privé, qui continuent de
relever de la compétence du JA
2. Tous les actes réglementaires portant sur l’utilisation du domaine privé sont par nature des actes
administratifs relevant de la compétence du JA
3. La JP SARL BRASSERIE DU THÉÂTRE ne vise que les recours des parties au contrat ; le JA demeure
donc compétent s’il est saisi par un tiers au contrat de gestion du domaine privé. Dans un premier temps,
la JP l’admet pour le tiers évincé.
Pour résumer toutes ces solutions jurisprudentielles :
La première question à se pose est de savoir s’il s’agit d’un acte unilatéral :
- si oui, il faut se demander quel est l’objet de cet acte ;
- si c’est un acte de disposition ou acte réglementaire, c’est le JA qui sera compétent
- si c’est un acte de gestion qui relève des rapports de voisinage, alors il faut se demander quelle est
la qualité du requérant :
- si c’est la personne visée par l’acte, la compétence sera celle du JJ
- si c’est un tiers par rapport à cet acte, c’est le JA qui sera compétent.
- si on est face à un contrat :
- le réflexe est de se demander s’il y a une qualification législative pour ce contrat, qui en ferait un
contrat administratif ; à défaut, peut-on faire jouer les critères jurisprudentiels du contrat admin
- si non, c’est un contrat de droit privé qui relève de la compétence du juge judiciaire. Mais
attention, pour les tiers, joue la théorie de l’acte administratif détachable.
L’utilisation privative du domaine privé est marqué par une grande liberté. En témoigne notamment l’article
L. 2144-3 du CG3P, qui reconnaît qu’un local du domaine privé peut être affecté durablement à l’exercice
d’un culte, avec pour seule limite la condition que cette mise à disposition ne s’analyse pas comme une
libéralité ni comme un financement d’un culte (loi de 1905).
1. L’occupant privatif doit disposer d’un titre autorisant cette utilisation privative
- on retrouve des contrats qui, en revanche sont de droit privé en principe, constitutifs de droit réels
- on retrouve des conventions qui ne sont pas constitutives de droits réels
2. L’occupant privatif doit s’acquitter d’une contrepartie financière, appelée ici « loyer » et non
« redevance ».
Derrière ces ressemblances se dissimulent d’importantes différences :
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1. L’occupant privatif n’est pas ici soumis au principe de précarité, qui régit les autorisations d’occuper le
domaine public.
2. Le titre d’autorisation n’a pas nécessairement à être exprès et écrit, ce qui suppose une grande vigilance
de la part du propriétaire public, pour que l’occupant ne soit pas mis en situation d’acquérir la propriété
du bien du domaine privé, par le jeu de la prescription.
3. La PP peut ici choisir en toute liberté son occupant, car la procédure de sélection préalable qui
s’applique à certaines utilisations privatives du domaine public ne s’appliquent pas au domaine privé.
La CJUE affirme que les autorités publiques sont tenues lorsqu’elles envisagent d’attribuer une concession
qui n’entrent pas dans le champ d’application des directives relatives aux différentes catégories de contrat de
la commande publique ; elles sont tenues de respecter les règles fondamentales du TFUE, et plus
précisément le principe de non-discrimination.
Il n’est pas possible de concilier le régime des baux commerciaux ou ruraux avec une obligation de remise
en concurrence périodique.
Tout repose sur une interprétation restrictive de la notion de régime d’autorisation. En effet, la CJUE exige à
minima que l’on respecte les principes fondamentaux du TFUE, et surtout le principe de non-discrimination,
pour les autorisations qui permettent l’accès à une activité de services.
L’argument du CE est de dire que la dépendance du domaine privé ne conditionne pas l’accès à l’activité
économique, de sorte qu’il n’y a pas lieu d’appliquer les exigences de publicité et de mise en concurrence.
Cette interprétation du CE est très critiquée par les commentateurs :
1. Ils considèrent que le CE interprète l’ordonnance de 2017 contre la volonté de ses auteurs; cette
ordonnance ne distingue absolument pas deux catégories de titre, les titres nécessaires à l’exercice
d’une activité et les titres qui facilitent seulement l’exercice d’une activité
2. Ils rappellent aussi que le domaine privé est déjà partiellement soumis à une mise en concurrence ;
c’est le cas pour les cessions de biens du domaine privé.
3. Ils avertissent du risque de l’instrumentalisation des qualifications, soit par le législateur ou les PP,
qui vont présenter des biens comme des dépendances du domaine privé pour échapper à
l’application du droit de l’UE.
Par exception :
- Le JA demeure compétent si le titre d’autorisation du domaine privé a un caractère administrati
- Le JA demeure compétent si l’occupation sans titre du domaine privé menace la continuité d’un SP
administratif
- Enfin, dans des cas exceptionnels, la PP peut déployer la procédure d’exécution d’office (TC, 2 février
1902, STÉ IMMOBILIÈRE DE SAINT-JUST) pour expulser un occupant sans titre du domaine privé.
Chapitre 2 : L’uniformisation des biens publics et privés par les régimes spéciaux
=>L’expropriation est un mode d’acquisition forcée de la propriété, puisqu’il s’agit d’opérer un transfert de
la propriété d’un bien sans le consentement du propriétaire.
- la première est celle où l’acquisition forcée de la propriété concernait les biens privés (nationalisations,
confiscations)
- le deuxième est celle où l’acquisition forcée ne jouait qu’au détriment des personnes publiques (transfert
de collections).
Dès la loi de 1810, le préfet est érigé en clé de voûte de l’expropriation, symbolisant la compétence de l’État en la
matière.
Code de l’expropriation, car l’article L. 121-1 précise que « l’utilité publique est déclarée par l’autorité compétence de
l’État »
Dans l’exercice de cette compétence exclusive, les autorités de l’État jouissent d’un pouvoir discrétionnaire,
qui se traduit :
- par la possibilité de refuser l’expropriation sollicitée, pour tout motif, y compris pour un motif
d’opportunité ;
- par la possibilité de mettre un terme à tout moment à une opération d’expropriation qui est déjà engagée.
B. La diversité des expropriants a des bénéficiaire
1. Les expropriants
Expropriant = initiateurs d’un projet d’expropriation. Ce n’est pas le titulaire du droit d’expropriation,
qui est l’État. Ce sont eux qui sollicitent l’État pour qu’il prenne les mesures nécessaires à la réalisation de
l’opération d’expropriation.
D’abord au sujet des communes : pour qu’une commune mette en œuvre sa qualité d’expropriant, elle doit
mettre en avant un intérêt public local; cette notion revoie à la fameuse clause générale de compétence dont
bénéficient les communes. Mais en matière d’expropriation, cette notion d’intérêt public local est appréciée
de façon extrêmement souple.
1er élément de souplesse : une expropriation peut-être sollicitée par une commune pour implanter sur son
territoire un SP national ; le CE juge dans cette hypothèse que la présence sur le territoire d’une commune
d’une antenne d’un SP national, pour les administrés, cela représente quand même un intérêt public local.
2ème élément de souplesse : installer des équipements publics qui relèvent d’une autre collectivité
territoriale.
3ème élément de souplesse : l’intérêt public local ne s’apprécie pas uniquement sur l’assise géographique
de la commune. Le CE a considéré qu’une commune pouvait engager une expropriation d’un terrain situé
sur le territoire d’une autre commune
La législation en la matière est très contraignant depuis une loi de l’an XII ; depuis cette loi, il est interdit de
construite un cimetière à moins de 35m d’un point d’eau public, pour des raisons de salubrité.
- ensuite au sujet des départements et des régions : ils ne bénéficient pas d’une clause générale de
compétence ; l’expropriation qu’ils vont engager doit absolument entrer dans le champ des compétences
qui leur sont confiées par la loi.
- enfin au sujet des EP : il peut, car c’est une PP, avoir la qualité d’expropriant. Elle a été expressément
reconnue.
CE, Ass., 17 mars 1972, MINISTRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE c/
SŒURS LEVESQUE : reconnait expressément aux EP la qualité. En l’espèce il s’agissait d’un hôpital ; le
CE reconnait que « en sa qualité de PMDP, il peut engager une procédure d’expropriation concernant le
terrain d’un particulier »
La qualité d’expropriant peut être reconnue à des personnes privées ; il y a toutefois une grande différence ;
la qualité d’expropriant n’est pas une faculté de principe pour les personnes privées, elle n’est pas inhérente
à leur nature. C’est une faculté d’attribution qui doit être expressément reconnue par la loi ;
- d’abord, cette faculté peut être reconnue à certaines personnes qui agissent ANPC d’une PP. Hypothèse
dans laquelle une personne privée a temporairement la qualité de concessionnaire d’aménagement,
concessionnaire de service public ; ces personnes privées vont pouvoir avoir la qualité d’expropriant car
agissent ANPC d’une PP (par contrat).
- ensuite, cette faculté peut être reconnue à certaines personnes privées qui sont chargées d’un SP, non par
contrat, mais soit par la loi soit par un acte réglementaire.
- enfin, la faculté d’exproprier peut être reconnue à des personnes privées directement par la loi, qui va
viser toute une catégorie de personnes privées.
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2. Les bénéficiaire
Bénéficiaire: la ou les personnes qui vont in fine tirer profit de la procédure d’expropriation, en devenant les
nouveaux propriétaires des biens expropriés.
CE, Ass., 20 décembre 1935, ÉTABLISSEMENT VÉZIA : des stés privées peuvent bénéficier
d’expropriations pour réaliser leurs actions d’intérêt général.
En revanche, les immeubles du domaine public sont soustraits à l’expropriation, car ici le principe
d’inaliénabilité joue à plein, et s’oppose à toutes les sorties du domaine public, qu’elles soient volontaires ou
forcées. CE, 20 juillet 1930, SIEUR KERSAO : le CE explique que le principe d’inaliénabilité empêche
l’expropriation des dépendances du DP.
La théorie des mutations domaniales (cf pouvoir de gestion du DP) : elle permet un changement autoritaire
de l’affectation d’une dépendance du DP.
Mais cette solution est loin d’être idéale, car cette théorie ne suppose pas d’indemnisation de la collectivité.
On arrive dont à une situation paradoxale que le bien du domaine privé est mieux protégé que le bien du
domaine public, car s’il y a expropriation du domaine privé, il y a indemnisation.
la loi du 11 août 1936 permet d’exproprier les approvisionnements indispensables aux usines de guerre
nationalisées.
- article L. 532-11 Code du patrimoine : permet l’expropriation de biens culturels maritimes.
Dans ces hypothèses, quand on fait jouer le régime de l’expropriation, celui-ci en réalité s’applique avec des
déviations. En effet :
1. L’expropriation va être justifiée par un besoin public et non pas par une utilité publique = exigence
moindre.
2. La procédure d’expropriation est allégée ; le juge compétent sera le juge judiciaire de droit commun et
non pas le juge de l’expropriation.
En réalité, ces procédures jouent très peu pour les biens meubles, car on préfère appliquer une autre
procédure de transfert forcé de la propriété : la réquisition mobilière.
B. Le but de l’expropriation
Article 17 DDHC ; article L.1 code de l’expropriation ; article 545 code civil.
- l’expropriation est justifié par l’utilité public.
Au XIXème siècle, on utilise l’expropriation principalement pour réaliser des travaux publics et plus
spécialement pour réorganiser les grandes villes avec des artères imposantes et de nouveaux monuments. On
exproprie aussi pour développer les réseaux ferrés.
Au début du XXème, on exproprie surtout pour développer les services publics. Puis l’expropriation va
servir progressivement à développer l’action publique bien au-delà de la notion de service public.
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1. La détermination de l’utilité publique
a. La détermination législative
Loi du 30 mars 1887 sur les monuments historiques : elle permet d’exproprier un immeuble dont le
propriétaire refuse qu’il soit classé au titre des monuments historiques.
b. La détermination administrative
L’administration peut déterminer que l’expropriation revêt d’utilité public.
CE, 1938, SIEUR CAMBIERY : l’utilité publique n’est pas réductible aux seuls besoins du service public,
elle est plus large que cela ; elle peut être présente pour répondre à de simples besoins administratifs,
sanitaires ou sociaux, touristiques
théorie de l’utilité publique globale qui permet de considérer que l’utilité publique d’un projet va s’étendre
par globalité à un autre projet, qui, si on le prenait isolément, ne répondrait pas aux critères de l’utilité
publique. Cette théorie est illustrée par CE, 12 avril 1967, STÉ NOUVELLE DES ENTREPRISES
D’HÔTELS.
l’intérêt général est compatible avec la satisfaction d’intérêts privés. L’idée générale est la suivante : si
l’intérêt général demeure la motivation principale d’un projet, peu importe qu’il serve en parallèle des
intérêts privés -> CE, 20 juillet 1971, VILLE DE SAUCHAUX
c. Les limites
Si l’utilité publique est extensive, elle a des limites :
Première limite : l’intérêt purement privé
Deuxième limite : si l’expropriation s’éloigne finalement de son but initial d’utilité publique. Dans ce cas,
l’article L. 421-1 du Code de l’expropriation permet à l’exproprié à demander à l’expropriant de lui restituer
son bien = droit de rétrocession, qui joue :
Hypothèse 1 : lorsque le bien de l’exproprié n’a pas été affecté à l’utilité publique projetée dans un délai de
5 ans.
Hypothèse 2 : lorsque le bien de l’exproprié est affecté à une autre utilité publique que celle visée dans la
DUP.
Hypothèse 3 : lorsque le bien de l’exproprié cesse d’être affecté à l’utilité publique avant l’expiration d’un
délai de 30 ans.
- 1° Il doit s’assurer que l’expropriation réponde bien à une finalité d’intérêt général (renvoi 1.).
- 2° Il doit s’assurer que l’expropriant n’était pas en mesure de réaliser l’opération dans des conditions
équivalentes sans recourir à l’expropriation = sous-entend que l’expropriant aurait pu tout autant
utiliser ses propres biens
- 3° Il doit s’assurer que les atteintes à la propriété privée, le coût financier et les inconvénients d’ordre
social ou économique, que comporte l’opération, ne sont pas excessifs eu égard de l’intérêt qu’elle
présente.
a. La nécessité (deuxième temps du contrôle)
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Aussi dit « contrôle de l’équivalence ». Appliqué pour la première fois dans CE, Sect., 29 juin 1976,
MINISTRE DE L’INTÉRIEUR c/ MALARDEL.
=> le JA ne peut pas, à l’occasion du contrôle de la nécessité, regarder si le projet retenu par la PP est
meilleur qu’un autre
b. Le bilan coût-avantages (troisième temps du contrôle)
Le juge va mettre en balance, d’un côté, l’avantage retiré de l’opération, et ses coûts
=>La doctrine aujourd’hui est bcp plus circonspecte, car :
1. Très faible nombre de DUP censurées ; cette théorie du bien n’a pas été si révolutionnaire.
2. Les DUP censurées concernent des projets portés par des PP autres que l’État .
3. Les projets de grande envergure échappent à la censure du JA, si bien que les auteurs évoquent une
quasi-présomption irréfragable d’utilité publique pour les projets de grande envergure. Autrement dit, il
semble que l’intérêt économique d’une opération prime tout le reste.
=>la doctrine soutient que la théorie du bilan, loin de traduire un contrôle approfondi de la part du JA,
dissimule en réalité un contrôle restreint = qui se limite à censurer les erreurs manifestes d’appréciation
CE, Ass., 28 mai 1971, VILLE NOUVELLE-EST : consacre la théorie du bilan coûts-avantages : le CE
affirme qu’une opération ne peut être déclarée d’utilité publique que si les atteintes à la propriété privée, le
coût financier, et éventuellement les inconvénients d’ordre social qu’elle comporte, ne sont pas excessifs eu
égard à l’intérêt qu’elle présente.
L’expropriation a été un terreau de la démocratie administrative, car elle suppose à la fois : l’information du
public, sa consultation, et sa participation. Cette réflexion collective s’appuie sur l’enquête publique, qui
marque le commencement de la procédure d’expropriation.
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2. La procédure d’enquête publique
Le dossier est constitué par l’expropriant, puis remis au préfet, qui est le seul compétent pour décider, en
toute opportunité, d’ouvrir une enquête publique. Le préfet peut donc décider d’ouvrir cette enquête ; dans
cette hypothèse,
1. Un commissaire enquêteur va être désigné par le président du tribunal administratif dans le ressort
duquel se situe l’opération projetée ; cette désignation doit être faite dans un délai de 15 jours à compter
de la saisine préfectorale.
2. Si le préfet accepte, c’est lui qui décide des conditions de l’enquête publique : date d’ouverture, durée
(min 15 jours), modalités de consultation du dossier d’enquête publique, ainsi que les modalités de dépôt
des observations par le public.
3. Il doit encore assurer la publicité de l’ouverture de l’enquête.
Ils seront envoyés au commissaire enquêteur, qui dispose d’1 mois pour rédiger un rapport :
1. Décrit de déroulement de l’enquête
2. . Conclusions motivées du commissaire. Rien ne l’oblige à suivre l’opinion publique ; la seule chose
qu’on exige de lui, c’est récapituler les objections formulées par le public, et il doit examiner les
solutions alternatives proposées, sans qu’il soit nécessaire qu’il donne son avis personnel sur chacune
d’entre elles
3. Ce rapport se termine par un avis, qui est soit favorable, défavorable ou favorable sous réserve ; cet avis
concerne l’utilité publique du projet.
Cet avis est important en cas de contentieux futur car :
1. Le JA de l’excès de pouvoir pourra tout à fait tenir compte de cet avis défavorable lorsqu’il contrôlera
l’utilité publique du projet, à l'occasion d’un REP contre la DUP
2. Le JA des référés accorde facilement la suspension d’une DUP lorsque l’avis était défavorable, car dans
cette hypothèse, le requérant n’a pas à prouver l’urgence qui existe à suspendre la décision.
B. La déclaration d’utilité publique
1. La déclaration d’intérêt général
Mais depuis une loi du 22 février 2002, on exige dans certains cas que la déclaration d’intérêt général soit
précédée d’une déclaration d’intérêt général.
Elle doit être adoptée dans un délai de 6 mois pour les CT, 1 an pour l’État, après la clôture de l’enquête
publique.
Elle doit être motivée = elle doit exposer les motifs qui justifient l’intérêt général de l’opération au regard de
l’étude d’impact réalisée, et des débats publics qui ont eu lieu.
=> Elle peut faire l’objet d’un REP ; dès lors, elle est susceptible de faire l’objet d’un référé-suspension,
mais la déclaration d’utilité publique ne doit pas être encore adopté
b. L’objet de la DUP
S’agissant de l’objet de la DUP, il est double :
1. D’abord, elle a pour objet d’affirmer l’utilité publique du projet
2. Ensuite, elle autorise l’acquisition des immeubles concernés
c. La nature de la DUP
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En principe, elle n’a pas d’effet car elle se borne à constater une situation qui préexiste = ce n’est donc pas
un acte administratif unilatéral, ni a fortiori un acte réglementaire ; ce n’est pas non plus un acte individuel,
car es destinataires sont indéterminés.
Il y a des avantages à être une décision d’espèce :
1. On les soustrait à des règles du régime des actes réglementaires : elle n’a pas à être motivée / elle ne peut
être regardée comme une décision créatrice de droits.
2. On leur applique des règles du régime des actes réglementaires : le régime de l’abrogation et le régime
de publicité. Sur le plan de l’analyse de la nature de la DUP, elle présente une autre particularité, car elle
est partiellement déclarative.
d. La contestation de la DUP
Par voie d’action :
Elle peut faire l’objet d’un REP qui sera introduit devant le TA si la DUP prend la forme d’un arrêté
préfectoral ; le recours sera introduit directement devant le CE si la DUP a été adoptée par décret.
- on peut contester légalité des actes préparatoires de cette DUP en application de la théorie des opérations
complexes.
Par voie d’exception :
Elle pourra aussi être contestée par la voie de l’exception d’illégalité, à l’occasion d’un REP dirigé contre un
acte postérieur à la DUP, tel que l’arrêté de cessibilité.
C. L’arrêté de cessibilité
1. L’enquête parcellaire
Avant d’adopter cet arrêté, il faut réaliser une nouvelle enquête dite « enquête parcellaire » qui permet de
déterminer avec précision les biens qui vont être expropriés, ainsi que les propriétaires de ces biens. Là
encore, c’est le préfet qui est compétent pour ouvrir cette nouvelle enquête, avec le choix de poursuivre ou
non l’expropriation en opportunité.
Si l’enquête est ouverte, elle doit durer au moins 15 jours.
Elle permet aux personnes intéressées (les propriétaires expropriés mais aussi les voisins) de présenter leurs
observations écrites.
À l’issue de l’enquête, un commissaire enquêteur désigné par le préfet dispose d’un délai d’1 mois pour
rédiger ses conclusions au sujet des parcelle qui vont être expropriées, et au sujet de l’emprise du projet.
2. L’arrêté de cessibilité
Une fois que cet avis est rendu, le préfet peut édicter l’arrêté de cessibilité. Il marque la fin de la phase
administrative de l’expropriation ; il désigne avec précision les propriétés qu’il déclare cessibles, et l’identité
des propriétaires.
Comme pour la DUP, il constitue un acte particulier : c’est un acte collectif = collection d’actes individuels.
Cet arrêté de cessibilité n’est pas créateur de droits, et peut réserver quelques surprises car le préfet dispose
jusqu’au bout d’un pouvoir discrétionnaire ; à ce stade, il peut encore modifier le projet, et inclure dans
l’arrêté de nouvelles parcelles, qu’il déclare cessibles alors qu’elles n’étaient pas incluses dans la DUP ; il
peut le faire si cette cessibilité apparait comme la condition nécessaire du projet. À l’inverse, il peut à ce
stade aussi retirer certaines parcelles pourtant visées par la DUP.
II. La phase judiciaire
C’est en 1810 qu’on prévoit l’intervention du JJ dans la procédure d’expropriation. Elle est pour beaucoup
dans la formulation et pérennisation de l’adage selon lequel le JJ serait le gardien naturel de la propriété
privée.
A. Le transfert de propriété
Le transfert de propriété se fait par une ordonnance d’expropriation, laquelle ne peut faire l’objet que d’un
recours directement en cassation.
B. L’indemnisation
- Concernant les personnes pouvant demander l’indemnisation :
Elle concerne toutes les personnes lésées par l’expropriation. Il peut s’agir des propriétaires expropriés, mais
également des personnes détenant un droit sur le bien exproprié, ou encore le titulaire d’un bail sur ce bien.
- Concernant les modalités de fixation de l’indemnisation :
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1. L’administration émet une offre indemnitaire.
2. Une contre-proposition doit être présentée par les particuliers dans un délai d’un mois
3. Un accord amiable doit alors être trouvé sous un certain délai
Cette procédure fait l’objet de nouvelles règles procédurales :
- respect du contradictoire
- soumission au principe de l’égalité des armes, ce qui suppose que toutes les données que l’expropriant
détient pour fixer le montant de l’indemnisation doivent être communiquées aux parties.
=>Si aucun accord amiable n’est conclu pour l’indemnité, le juge de l’expropriation est saisi.
En raison de la défiance du législateur français à l’égard du juge de l’expropriation
=>Il lui a adjoint un commissaire au gouvernement qui l’assiste : c’est le directeur des finances publiques
=>La pratique montre que le montant proposé par le commissaire du gouvernement est souvent celui qui est
retenu par le juge de l’expropriation
• Concernant le moment de référence pour l’indemnisation :
En principe, le code de l’expropriation à l’article L. 322-1 : précise que le juge fixe le montant des
indemnités d’après la consistance des biens à la date où il rend l’ordonnance de transfert de propriété.
Toutefois, L. 322-2 : permet de reculer dans le temps la date de référence.
=>Cette disposition est destinée à lutter contre la spéculation foncière, car un bien peut soudainement
prendre de la valeur, au moment de l’annonce d’un futur projet d’aménagement. Mais cette disposition peut
conduire à des solutions injustes.
=>Concernant le contenu de l’indemnisation :
- Elle couvre le dommage principal
La limite de l’indemnisation est le préjudice moral : il n’est pas indemnisé
=>Enjeux de détermination :
1. La compétence est celle du JA : c’est une compétence très ancienne, reconnue par la loi du 28 pluviôse an
VIII
2. Le droit applicable est le DA, quand bien même on est face à des personnes privées.
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- e JA retient une conception souple des TP sur le plan temporel : cette notion va recouvrir aussi bien des
interventions antérieurs au chantier proprement dit, que des interventions postérieures au chantier lui-
même.
- Dernière précision : l’ampleur de l’opération est tout à fait indifférente ; on parle de TP aussi bien
lorsqu’il s’agit de construire une autoroute que lorsqu’il s’agit du nettoyage des voies publiques.
B. L’alternative fonctionnelle
1ère branche : le travail public est d’abord celui qui est accompli, pour le compte d’une PP dans un but
d’intérêt général.
2ème branche : le travail public peut aussi être celui accompli par une personne publique dans l’exercice
d’une mission de service public.
1. Un travail accompli pour le compte d’une personne publique dans un but d’intérêt général
On commence par cette branche car elle fut la première dégagée par le JA.
La condition est donc celle de l’intérêt général, condition souple car bcp de travaux immobiliers peuvent,
avec ce critère, être considérés comme des TP.
La seule limite à cette notion extensive de l’intérêt général est le travail d’intérêt privé et le travail réalisé
dans un but purement financier ou patrimonial par les PP.
En outre, ces travaux doivent être accomplis pour le compte d’une PP. En réalité, ces travaux peuvent être
réalisés par la PP elle-même.
2. Un travail accompli par une personne publique pour la réalisation d’une mission de service public
Cette seconde branche de l’alternative a été consacrée par le TC dans TC, 28 mars 1955, EFFINIEFF :
dans cette décision, le TC qualifie de TP des TP réalisés par un EP sur des immeubles privés, consistant en la
reconstruction de ces immeubles, dans le cadre du service public de la reconstruction (réparer les immeubles
après la guerre).
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The integration of fundamental liberties into public domain management enhances individual rights by ensuring that public spaces serve as platforms for exercising freedoms, such as speech and assembly. By embedding these liberties within public domain policies, government entities acknowledge the constitutional importance of maintaining spaces that support societal functions beyond administrative or economic purposes. This creates a legal architecture that protects individual rights within public areas, reinforcing the notion that these spaces are not solely for administrative or commercial use, but also platforms for democratic engagement and personal freedom .
The procedural steps in an expropriation investigation include an initial public inquiry to gather data on the specific parcels and identify impacted owners. This step is crucial as it enables stakeholders, including property owners and neighboring parties, to present their observations, ensuring transparency and community involvement. Following this, the investigation's conclusions guide the administrative decree of cessibility, marking which properties can be expropriated. These procedures are significant as they provide a structured and legally compliant framework that assures due diligence, mitigating arbitrary property seizures and safeguarding owners’ rights .
The concept of hybridity challenges the traditional distinction between public and private domains by blurring the strict separation that has historically defined public and private properties. The notion that private properties can have protections similar to public domains suggests a merging of legal frameworks, indicating the birth of a hybrid domain. This reflects the evolving nature of property law where public and private rights and interests are increasingly interwoven, potentially leading to a legal framework that accommodates elements of both public utility and private rights .
Georges Tessier distinguishes the legal nature of public property from private property by introducing the concept of a servitude of general interest, which is distinct from the property right itself. This servitude implies certain obligations or uses tied to the property that are geared towards public benefit. In contrast, André de Laubadère argues against this by stating that ownership and allocation are closely intertwined, and the allocation is a prerogative linked to property rights, emphasizing a more integrated view of public property's legal nature with its function .
Maurice Hauriou's view suggests that public property management can benefit from adapting private law tools by borrowing and adjusting them to fit the requirements of public law. This adaptation allows public entities to exercise control and administration of public properties with enhanced flexibility and efficiency, leveraging private law's established mechanisms for dealings and negotiations while ensuring public interests are safeguarded. Hauriou advocates for a balance where public entities maintain their authoritative role while embracing private law strategies to improve governance and utility of public assets .
The declaration of public utility (DUP) entails several administrative burdens and limitations. Administratively, the DUP requires comprehensive justification for public interest, often preceded by a detailed public inquiry, impacting both local governments and state bodies. The complexity is heightened by obligations to ensure transparency and legal compliance throughout the process. Limitations arise from the necessity to observe procedural deadlines and jurisdictional authorizations, such as varying requirements for multi-departmental projects or central government involvements, often necessitating higher-level approvals like inter-prefectoral orders or ministerial decrees .
The CJEU decision in the Promoimpresa case highlighted that the occupation of the public domain must be subject to public notice and competition measures. This decision emphasizes the need for transparency and fair access, preventing arbitrary occupation of public spaces for private profit. Furthermore, it implies that such occupations should not merely consider profit as the sole objective, underscoring the protection of various utilitarian benefits of the public domain .
The administrative engagement with the delimitation process of public domains exhibits distinctiveness due to its unilateral nature and inherent complexities that diverge from common law procedures. This process obliges public entities to determine boundaries of the public domain, such as maritime or fluvial areas, without judicial intervention. The administrative privilege evident here, known as the privilege of the preliminary ruling, showcases the unique legal mechanisms in public domain management that prioritize public interest over administrative convenience, reflecting a system where public domain classification is both strategic and highly regulated .
Individuals have legal protections against expropriation under circumstances where the declared public utility shifts from its original purpose. These protections include the right of retrocession, which allows expropriated individuals to request the return of their property if it is not used for the intended public purpose within a specific timeframe or if it is repurposed for a different public utility not originally declared. For instance, if a property is not utilized for the declared utility within five years or changes purpose without fulfilling the original intent, the former owner can demand retrocession .
The constitutional values attributed to public property rights, particularly in the context of laws on privatizations, indicate an alignment between public property rights and the constitutional protections traditionally reserved for private property. This alignment, as seen in the 1986 decision, elevates public property rights by connecting them to constitutional articles that protect property rights in general, such as Article 2 and 17 of the DDHC. This perspective not only enhances the legal protection of public property but also implies a deliberate effort to balance public and private interests, thus reshaping the legal landscape concerning public assets and their potential privatization .