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Évolution du Droit Administratif des Biens

Fiche droit administratif des biens.

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Thèmes abordés

  • droit de l'architecture,
  • droit de l'occupation des bien…,
  • droit de l'occupation des bien…,
  • droit public,
  • acquisition de biens,
  • indemnisation,
  • droit des contrats,
  • droit de l'occupation des bien…,
  • droit des biens,
  • biens publics
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Évolution du Droit Administratif des Biens

Fiche droit administratif des biens.

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  • droit de l'occupation des bien…,
  • droit des biens,
  • biens publics

Fiche du cours de DAB

Introduction
I. Naissance de la discipline

La discipline s’est crée le moment où le droit administratif général a eu un volume trop important. Au début
il était lié au droit de la fonction publique, jusqu’au années ’70.
Le droit administratif des biens comporte le domaine des personnes publiques, les travaux publiques et
l’expropriation.

Il y a eu l’adoption d’un code par une ordonnance de 2006 le CGPPP, qui traite de l’acquisition, gestion et
cession des biens des personnes publiques.

II: Identification de la discipline

Le droit administratif des biens est caractérisé par un critère matériel: c’est à dire l’intérêt général. Gaston
Jèze indique que l’idée dominante c’est l’utilité publique.

L’objet de la matière c’est les biens: ces derniers sont soumis à deux types de droit: le droit administratif en
raison de son but et le droit privé en raison de son objet.

III: Évolution de la discipline

A: Le mouvement de banalisation
Le phénomène de banalisation indique le recul des règles exorbitantes de droit public et de la montée des
techniques inspirées par le code civil.

1. L’attraction dans le champ de l’économie.


Une volonté de conserver le domaine publique. On considère que la personne publique agit comme un
propriétaire averti sur son domaine publique. Cependant il y a eu une logique de de valorisation qui prend le
pas. Barckhausen et Hauriou pensaient que le domaine public est propriété dont l’administration doit tirer le
maximum. Il s’agit de créer une valeur marchande.

Le CE adopte cette interprétation: Bernard Chenet en 1944 disait que “le domaine public n’est pas qu’un
objet de police administratif, mais c’est un objet dont l’administration doit assurer la meilleur exploitation
possible.”

CE, 18 novembre 1996, SIEUR FROMENT : le maire de Bordeaux, quand il attribue des emplacements de
foire peut se fonder sur la meilleure utilisation du DP pour choisir le commerçant exploitant ; le motif
traditionnel était le maintien de l’ordre public.

2. Enjeux Économiques.
a) L’État est le plus grand des propriétaire, donc il faut fructifier les propriétés.
b) Les biens publics étant le siège d’activités économiques il s’agit donc de créer une chaine de valeur à
partir des ces biens.
=> Le DAB peut être vu comme faisant partie du droit public économique.

Quelques Effets Pervers de cette vision

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Les personnes publiques encouragées à créer de la valeur au delà du raisonnable.
a. Département de l’Essonne a considéré que l’occupation par l’état de radar sur les routes constituait une
occupation privative, donc le département exigeait une indemnité. MAIS
=>CE Ministre de l’Intérieur: il y a rejet de cette vision, car cette occupation concoure au service
publique de la sécurité routière, donc il n’y a pas occupation privative

b. La Commune d’Annecy: l’occupation de distributeurs automatiques de billet constitue une occupation


privative du domaine publique, car les usagers stationnent sur le trottoir le temps de prendre un billet.
Cependant le CE a rejeté cela.
=> CJEU 14 juillet 2016 PROMOIMPRESA: l’occupation du domaine public doit faire l’objet de mesure
de publicité et de mise en concurrence. (Ordonnance de 2017).

=> J-M SAUVÉ, a averti que le profit ne peut pas constituer le seul horizon de la gestion du DP ; « le CE et
toutes les juridictions admin se dresseraient comme un rempart pour protéger les autres utilités du DP ».

3. Le Recul de la domanialité publique

Il y a une volonté aussi de réduire l’exorbitance des règles qui régissent les actions des personnes publiques
relativement à leur patrimoine.
Il y a une réduction du champ du domaine publique, en plus du déclassement (sortit du domaine public) des
immeubles de bureau. Les infrastructures aéroportuaires sortent du domaine publique, mais aussi du
domaine privé.

Jacques Caillosses: le domaine privé et public se confondent afin de donner naissance à un domaine de type
hybride. Les propriétés privée ont des garantie similaire aux propriété de domaine public donc on voit que le
droit public et privée se assemble pour donner naissance à un type de droit hybride.

=>Nouvelle définition du domaine public L2211 du CGPPP.


=>Domaine privée sont des domaine publics.

4. L’aménagement des règles du domaine public.


Il y a une importation des techniques du droit privé, le code autorise aussi des ces cessions de biens sans
déclassement entre les personnes publiques.
=>possibilité de constituer des droit réelle sur le domaine public. Ex les servitudes conventionnelles.
Ex. fond de commerce sur le domaine public.

B. Le Mouvement de Fondamentalisation

La logique des libertés fondamentales: au sein du domaine public beaucoup de liberté sont exercées, pour
cela il faut préserver l’affection domaniale. (HAURIOU)
=> Le domaine public est le lieux d’exercice de libertés fondamentales.

La propriété publique est favorable à l’épanouissement des libertés, cependant il y a un problème car le les
dispositions constitutionnelles et européenne ont été pensée pour protéger les personnes privées du contre la
puissance publique.(YOLKA)

I: La Constitutionnalisation du DAB

CC 16 Janvier 1982, Loi de Nationalisation: Le droit de propriété des personnes privées a une valeur
constitutionnelle.

CC 26 Juin 1986 Loi de Privatisation: Le droit de propriété des personnes publiques a valeur
constitutionnelle. Il y a donc un effacement de frontières entre droit des biens privé et publique.

CE 9 Octobre 2015 Commune de Chamboucry: les personnes publiques peuvent initier un référé liberté
en invoquant leur droit de propriété.

À travers la décision du 3 décembre 2009: Le CC juge conforme à la Constitution les transferts de


propriété forcée et gratuit de dépendance du domaine public entre personne publique. Le CC refuse

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aujourd'hui de fonder sur l’article 17 de la DDHC. Donc le propriété public et privée ne bénéficie plus de la
même protection à titre égale.

QPC 8 avril 2011: le CC emploie “ les exigée constitutionnelle en matière de propriété des personnes
publiques” . Distinction entre protection de propriété public et privée.

L’alinéa 9 du préambule de 1946 dispose que l’État a une obligation de nationaliser certains biens.
Cependant ce texte ne pose pas une sanction. Le CC exerce un contrôle sur la nationalisation. L’alinéa ne
pose pas de d’obstacle pour la privatisation selon le CC.

II: Européisation du DAB

art. 1 1er protocole additionnel CEDH : protège le droit de propriété ; « toute personne physique ou morale a
droit au respect de ses biens, et nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et
dans les conditions prévues par la loi et les PGDI ».
- cette article joue de manière asymétrique, car les personnes publiques ne peuvent pas s’en prévaloir. Car
les personnes publiques sont vue comme des organisations gouvernementales avec des prérogatives de
puissance publique.

Les Personnes Publiques ne peuvent en principe pas se prévaloir de l’article car:


a. Les personnes publiques sont assimilées à des organisations gouvernementales ayant des PPP, donc
ils ne peuvent pas saisir la CEUDH.
CEUDH 26 aout 2003 Breisacher contre France: irrecevable le recours introduit par une Collectivité
Territoriale. En effet, pour que le recours sois recevable il faut que la personne publique n’aie pas de PPP et
qu’elle agit de façon indépendante de l’État.
CE Département des Landes: Le juge administratif rejette l’inviolabilité de cette disposition en droit
interne par les Personnes Publiques.

CE 29 Janvier 2003 Commune d’Annecy: lorsqu’une personne morale de droit publique agit dans un cadre
de ses PPP lié à une mission régalienne, elle ne peut donc, pas se prévaloir des droits titulaires protégés par
la CEUDH.

Mathias GUYOMAR: une personne publique peut se prévaloir de la CEUDH ssi le litige ne se rattache pas à
une activité de puissance publique. Donc impossibilité pour une personne publique d’invoquer l’article 1, si
le litige l’oppose à une autre personne publique concernant la gestion d’un service publique.

CE avis 26 juillet 2005: le CE a exclut l’application de l’art 1 au rapport entre état et ct dès lors qu’il y a un
exerce de PPP.

=> La CEUDH limite l’exorbitance du DAB, donc double mouvement contradictoire.

PARTIE I: Corrélation Bien Public et Droit Administratif


Chapitre I: La Propriété Publique
Section I: Le droit de propriété des personnes publiques
I: La lente reconnaissance d’un droit de propriété des personnes publiques sur leurs biens.

A. La négation du droit de propriété sur les biens publics.

1. La Conception des biens publics sous l’ancien régime


Loysau, Domat ou Potiers: défendent l’idée: il faut distinguer les biens sur lesquels le roi a un droit de
propriété tout à fait ordinaire et les biens qui sont affectés à l’usage de tous. Ces derniers sont de nature placé
sur la souveraineté et n e peuvent pas appartenir à des personnes privée appelée Des Res Nullius.
L’indisponibilité du domaine de la couronne avec l’Édit de Moulin.
2. La Conception du domaine sous le droit intermédiaire
Le décret des 22 novembre et 1 décembre 1790 accorde la propriété des biens publics à la Nation.
Abrogation de la règles de l’inaliénabilité des biens
3. Dualité des biens publics au XIXème siècle

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Adoption du code civil: il n’aborde pas les biens publics. Cependant il y a des articles qui concernent les
biens publics. Utilisation du terme biens publics au lieu de domaine nationale.
CE, 16 juillet 1909, VILLE DE PARIS : reconnaît le propriété des communes sur les biens de leur DP.
Georges Tessier: l’auteur des conclusions de l’arrêt soutient que la propriété existe pour les personnes
publiques. Pour lui l’affection des dépendances du domaine public à l’utilité publique peut être comparé à
une servitude.
André de Laubadère: critique la thèse de Tessier. En effet, pour lui le système de servitude suppose deux
fonds un fond servant et un fond principale dont les propriétaire ne sont pas les mêmes. Pour le domaine
public il n’y a qu’un seul titulaire. De plus il ajoute que concernant le régime domanial c’est plutôt artificiel
de distinguer ce qui relève de la propriété et de l’affectation.
Hauriou: explique que l’État et les collectivités sont en réalité titulaires d’une personnalité administrative à
double face. Un personnalité privée, lorsqu’elles gèrent une personnalité privée, et une personnalité de
puissance publique. C’est une vision partagée par Philippe Yolka.

La propriété privée se distingue de la propriété publique, car elle n’a pas une vision finaliste. En effet, la
propriété publique n’exclut pas, au contraire elle est altruiste et inclusive. La propriété publique ne peut pas
être saisi et ne peut pas être cédé à vil prix.

=> Cette controverse est dénuée d’effet juridique.

II. La consécration du droit de propriété des personnes publiques

Pour Ducrocq et Berthélémy:


- l’état ne détient ni le fructus ni l’abusus ni l’usus.
- Léon Duguit et Gaston Jèze soutiennent cette thèse, pour eux il n’y a pas de sujet de droit, de droit
subjectives et donc pas de propriété.

A. L’offensive doctrinale

=> Pour Hauriou


- État personne morale
- Donc il a un patrimoine.
- Le droit de propriété de l’état ne se limite pas aux biens du domaine privé, mais aussi au domaine public.
=> Arguments
- il faut prêter attention au caractère temporelle de la domanialité publique d’un bien. (Désaffectation et
reclassement). La propriété de la personne publique existe constamment.
- Les attributs classiques de la propriété (usus, abusus, fructus) sont sans doute altérés quand on regarde les
biens du DP, mais enfin ils demeurent
- L’article 538 n’exclut pas que ces biens soient l’objet d’une propriété publique.
B. La conquête du droit positif
- CE, 16 juillet 1909, VILLE DE PARIS : reconnaît le propriété des communes sur les biens de leur
Domaine public
- CE, 17 janvier 1923, PICCEOLI : droit de propriété de l’État sur ces domaines publics.
- CC, 26 juin 1986, « Privatisations » : non seulement évoque le droit de propriété des PP, mais il le
rattache aux articles 2 et 17 de la DDHC, comme pour les propriétaires privés
- CG3P en 2008, dont l’article L.1 : « le code s’applique aux biens et aux droits appartenant aux PP » ; L.
2011-1 : énonce les critères du DP « il faut que ce biens soit affecté à un SP ou à l’usage du public, et il
faut que le bien appartienne à une personne publique ».

II. La nature du droit de propriété des personnes publiques

A. L’assimilation au droit de propriété privée


Georges Tessier: il y a une servitude d’intérêt général, c’est un élement distinct du droit de propriété en lui
même. Tout le particularisme de la propriété des biens du domaine public s’explique en réalité par la
servitude d’affectation, extérieure au droit de propriété.
=> Cette thèse va être repris par des personnes comme René Capitant.
=> André de Laubadère s’élève contre cette théorie
- lorsqu’il y a une servitude on un fond servant et un fond principal. Les propriétaires ne sont pas les
mêmes.
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- Propriété et affectation sont étroitement entremêlé. L’affectation est une prérogative qu’on peut rattacher
au droit de propriété.

B. Autonomie du droit de propriété public

=> Maurice Hauriou


- il emprunt des instruments au droit privée, ces règles sont ensuite adaptés au droit public.
- Personnalité publique à double face: personnalité de prérogatives de puissances publique et une
personnalité privée

Section II: Catégorie de biens publics


.Art 714 CC: Il y a deux types de biens: des biens qui ont des propriétaire et des biens qui n’appartiennent à
personnes.
Les biens communs leur utilisation ne doit pas être contraire à l’intérêt général. Ces choses communes sont :
- la lumière
- l’atmosphère,
- l’eau de pluie,
- l’eau des lacs
- l’eau de mer
Paragraphe I: Les Biens Mobiliers et Immobiliers

1. L’importance primordiale des biens publics immobiliers


Fondement article 516 du Code Civil “tous les biens sont meubles ou immeubles.”
CE, 26 septembre 2001, DÉPARTEMENT DU BAS-RHIN : a jugé qu’un banc qui n’était pas fixé au sol
constituait un meuble.
CE, 11 juin 1931, COMMUNE DE FOURQUES : qualifie de meuble les tribunes ou les gradins que les
communes montent ou démontent au gré des manifestations.
=> Adopte un raisonnement de droit privée
=>Art 531 du CC: range les bacs dans la catégorie de bien mobiliers par nature. Le CE n’adopte pas ce
raisonnement.
Mais le Conseil d’État ne suit pas les mêmes raisonnement qu’en droit privé. En effet, le CE se fonde sur les
aménagements etc.

a. L’importance Quantitative: la grande majorité des biens publics revêtent un caractère immobilier.
On a les biens terrestres naturels,(fond de terre, rivage etc) puis les biens artificiels.
b. Seconde Conséquence: importance juridique du patrimoine immobilier public. La CGPPP est un
code du droit public immobilier.
2. L’essor des biens publics mobiliers
La plupart des biens mobiliers relèvent de la catégorie de fongibles, c’est à dire ils peuvent être remplacé par
un équivalent. Les biens non fongibles sont ceux qui ne peuvent pas être remplacés.
=> Les biens publics mobiliers ont une importance de plus en plus grande.
a. Prise de conscience d’une valeur culturelle et sociétale des biens mobiliers.
b. Prise de conscience des enjeux économiques des biens mobiliers.
c. Une mutation de la figure de l’État, car ce dernier tend à déléguer la gestion de ses biens
immobiliers aux personne privée en échange d’une participation majoritaire au capital, donc il y a
un croisement des biens mobiliers (ex action). Les actions sont gérées par l’APE attaché au
ministère de l’économie

Paragraphe II: Les biens publics corporels et incorporels.


Les biens corporels: ils ont une consistance matérielle
Les biens incorporels: sont perceptible uniquement par l’esprit, ce sont des meubles. Ils relèvent du domaine
privé.
Le CGPPP n’aborde pas les biens incorporels
A. Les Biens Publics insuffisamment pris en compte

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i. La propriété publique intellectuelle: la capacité de exploiter un oeuvre de l’esprit. Cela peut
désigner la littérature, industrielle
CE, Sect., 21 novembre 1972, OFRATEME : principe selon lequel les œuvres créées par les agents de
l’Administration dans le cadre de leurs fonctions sont nécessairement des propriétés publiques incorporelles.
Le Législateur a pris une loi allant à l’encontre de cela.
Cela peut aussi viser la découverte faites par les Agents de L’INSERM ou CNRS (industrielle).
On range dans les biens publics incorporels: le droit de créance, les droits réelles, les servitudes et le droit
d’usage.
CE ass. 13 avril 2018 Commune de Chambord: l’utilisation commerciale de l’image des biens publics est
à la fois libre et gratuite, sauf dispositions contraires.
Le CE se fonde sur l’arrêt de la cour de cassation du 7 mai 2004: le juge reteint que le propriétaire n’a
pas un droit exclusif sur l’image d’un maison.
Une loi de 2006 dispose que les domaines nationaux peuvent soumettre à l’autorisation l’utilisation d’image
et de redevance l’utilisation de l’image de leur biens.

=>L’agent public dispose d’un droit d’auteur. MAIS art L131 -361 du CPI prévoit le transfert de plein droit
du droit d’exploitation de l’oeuvre crée par l’agent. Sauf les universitaires qui conservent u droit de propriété
plein.
=>L’État est le propriétaire monopolistiques des ondes hertzienne.

Cour de Cass Caffè de la Gondré: la cour retient que l’image n’a pas d’existence autonome par rapport au
bien corporelle qu’elles reproduit, donc le propriétaire est seule en droit d’exploiter son bien sous quelque
forme que ce sois.

Chapitre II: La spécificité du régime


Section I: Prérogative et sujétions d’acquisition des biens publics.
Rivero: le droit administratif n’est pas seulement un droit de privilège, mais aussi un droit de sujétion. Cette
phrase est aussi valable pour le droit de la propriété publique.

Paragraphe I: Les acquisitions amiables propres aux personnes publiques.

L’exorbitance des règles peut être moindre. En effet, généralement le consentement de la personne privée est
requis soit avant de manière expresse soit il n’y a pas réellement de propriétaire, dans ce cas c’est à
l’amiable.

I. Acquisition systématique
Le droit français n’admet pas les choses sans propriétaire. Depuis 2004 la loi désigne les communes comme
propriétaire de ces biens, mais les communes peuvent accepter ou pas d’être propriétaire. Si elle n’acceptent
pas alors l’État devient propriétaire.

L’article 713 du Cciv. prévoit que le bien est transféré à la commune du territoire sur lequel se situe le bien.
La commune peut s’y opposer par une délibération et donc la céder à une EPCI dont elle serait membre.
Cependant lorsque ce dernier s’y oppose aussi il y a deux hypothèse:
i. Si ces biens sont situés sur un littorale ou rivage alors ils reviennent au conservatoire de l’espace
littoral et des rivages lacustres ou au conservatoire régional d’espaces naturels.
ii. Autrement le biens revient à l’État.

A. Bien sans maitre.


Selon l’article L.1123-1 du CGPPP les biens sans maitres sont:
i. Ceux qui relèvent d’une succession ouverte depuis 30 et depuis 10 par exception. Aucun héritier a
revendiqué le bien.
ii. Les Immeubles sans propriétaire connu depuis 3 ans, donc la taxe foncière n’a pas été acquitté pendant
la même durée.

B. Les successions en déshérence


Lorsqu’une personne décède sans héritier, il y a une obligation pour l’État d’intégrer le bien dans son
patrimoine. Généralement soit la personne n’a pas d’héritier soit les héritiers refusent la succession. (Article
539 du CC et Article L. 1122-1 du CGPPP).

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L’État doit:
i. publier une annonce dans le JAL, pour retrouver d’éventuel héritier.
ii. Il y a la saisine du JJ, il doit laisser un délai de 4 quatre mois avant de statuer et délivrer la propriété à
l’État.
=> Cela est attaché à la souveraineté de l’état.

II. Les acquisition préférentielles.

A. La dation en paiement
C’est un mode de paiement des impôt. Rien n’oblige les parties à accepter ce mode. Cependant c’est
intéressant, car il n’engage pas de dépenses publiques. Introduit par la loi Malraux.
Cette procédure n’est possible que si la dette fiscale est supérieur à 10 000 €.
Le contribuable doit formuler sa demande à l’administration fiscale.
=> ce n’est pas exclusif au DAB.

B. Droit de préemption.

Désigne le droit de priorité ou de préférence que bénéficie une personne, en vertu de la loi ou un contrat afin
d’acquérir un bien.
Yves GAUDEMET: un privilège préférentiel accordé à l’État, au CT et aux EP.

a) Droit de préemption immobilière, cela est prévu par le code de l’urbanisme afin de faire face aux pénuries
de logements. Il faut que la CT aie un projet urbain.
(i) CE 7 mars 2008 Commune de Meung sur Loire: le projet n’a pas à être précis et certain, mais il
doit apparaitre réelle pour être légale.
(ii)Une oeuvre différente peut être réalisé que celui du projet
=>Pour que le bien fasse l’objet d’une préemption il faut qu’il se trouve dans une zone de préemption et les
biens susceptible de faire l’objet d’une préemption il faut que le propriétaire manifeste la volonté de se
séparer du bien. Seule les biens immobiliers sont concernés.
Si le droit de préempter n’est pas respecté, alors le propriétaire peut obtenir un droit de rétrocession, donc
obtenir le bien et réparation du préjudice.
Si le bien se trouve dans une zone de préemption alors, le propriétaire doit adresser à la personne publique
son intention d’aliéner, qui doit mentionner le prix, dans l’hypothèse où il souhaite vendre le bien. Autrement
il y a nullité de la cession.

La personne publique dispose de 2 mois pour faire savoir au propriétaire si elle souhaite acquérir le bien
deux hypothèses possibles:
(i) Si elle refuse de préempter le propriétaire peut vendre le bien à qui il souhaite.
(ii)Si elle accepte de préempter: l’acquisition va se faire au prix indiqué, mais la personne publique peut
contester le prix indiqué et le juge de l’expropriation va fixer le prix.
Droit de préemption mobilier: existe en matière mobilière, l’État peut intervenir lors des vente aux enchères
pour préempter des biens qui ont une valeur culturelle ou historique.

Paragraphe II: Les modes d’acquisition selon des procédés de contrainte.


I. Les transfert de propriété au moyen de prérogatives de puissance publique.
A. Nationalisation

Il s’agit d’un transfert forcé de bien dans le patrimoine de la personne publique, car ils sont jugés nécessaire
à une utilité publique.
La Nationalisation suppose donc une loi et elle est réservée à l’Etat, car c’est un acte de souveraineté
économique.
La Nationalisation porte sur les droits incorporels, des parts sociales. Ce sont des biens mobiliers.
=> Application de l’article 17 de la DDHC.
L’indemnisation n’a pas à être versée en numéraire.
l’État se substitue aux actionnaires.
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Conseil Constit 16 janvier 1982: la nationalisation a un caractère autoritaire.
B. Les Régimes de droit pénal

1. Les Confiscations.
Vient de l’adage “nul doit tirer profit de son délit”. Il est prononcé par le juge pénal. Le CGPPP dispose que
les biens confisqués sont dévolus à l’État, mais ils sont gérés par l’AGRASC qui peut aussi les vendre.
La CEUDH retient que le dispositif n’est pas contraire à la convention lorsqu’il poursuit un but légitime. Le
Conseil Constitutionnel aussi considère que cela n’est pas contraire à la Constitution.

2. Les biens placés sous main de justice.


Ce sont les biens scellés et placés provisoirement sous l’autorité de la justice. En principe ces biens seront
restitué à leurs propriétaires, mais il y a un exception lorsqu’après 6 mois les biens ne font pas l’objet d’une
demande de restitution, alors ils deviennent propriété de l’État. Le Conseil Constitutionnelle retient que le
dispositif n’est pas contraire à la Constitution.

II. Les transferts de propriété au moyens de sujétions de puissance publique.

Imposent un transfert de propriété aux personnes publiques.

A. Le délaissement

Le conseil constitutionnel retient que le droit de délaissement indique “une réquisition d’achat à l’initiative
de propriétaires de terrain”.
Le propriétaire peut mettre en demeure la personne publique afin qu’elle puisse acquérir son bien, dans ce
cas la personne publique est obligé d’acquérir le bien. Cependant la personne publique a un délai pour
négocier le prix du bien. S’il y a désaccord, alors le juge l’expropriation sera saisi.

B. Le transfert de propriété entre personnes publiques.

1. Le transfert de moyen

Lorsqu’il y a une distribution des compétences entre personnes publique l’État va transférer de manière
gratuite les biens qui sont le support de ses compétences (Ex décentralisation). Ces biens peuvent appartenir
au domaine public ou privé des personnes publiques. Le législateur doit poursuivre un but d’intérêt général.

La libre administration des CT peut faire obstacle au transfert de biens, comme le Conseil d’État a fait savoir
dans un avis de 2005.

La Continuité du service publique aussi peut faire obstacle à ce principe. Le conseil constitutionnel retient
que la continuité du service publique peut être un obstacle.

2. Les transfert de collection


Une personne publique a la possibilité de transférer à titre gratuit vers une autre personne publique des biens
culturels mobiliers qui relèvent du domaine publique.

Section II: Prérogatives et sujétions régissant les biens entrés dans les patrimoines publics.

Paragraphe I: Insaisissabilité

=>Fait obstacle aux suretés réelles: impossibilité de donner des garantis.


Une partie de la doctrine est déçu que le code ne réserve pas un régime particulier aux biens des EPIC.

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Les biens des personnes publiques ont la même protection que les biens des personnes privés. À cela on
ajoute une protection particulier aux biens des personnes publiques.
A. La valeur du principe

(a) Cass., 1819, Jousselin : pose le principe de l’insaisissabilité pour les biens de l’État.

(b) Cass., 17 décembre 1865, Commune d’Azel-rido : consécration du même principe au sujet des biens
des CT
(c) Cass., 5 mars 1885, Carratier-Terrasson : fait de l’insaisissabilité des biens publics un “principe
absolu du droit”.
(d) TC., 9 décembre 1899, Association syndicale du Canal de Gignac : consacre aussi le principe
d’insaisissabilité des biens des personnes publiques.
=> Aujourd’hui l’insaisissabilité a a une valeur législative, cela est consacré dans le CGPPP.

=> Il y a des voies d’exécution qui sont propres aux personnes publiques.

La loi ELAN du 23 novembre 2018: qui permet aux offices publics d’habitat (EPIC) d’accorder des sûreté
réelles mobilières, donc ces biens pourront être saisis.
Les personne publique bénéficient d’une immunité d’exécution.
L 2311-1 du CGPPP: les biens des personnes publiques sont insaisissables. Mais elle vise à faire obstacle
aux procédure de saisi de droit commun.

B. La Justification du principe

La personne publique ne peut pas être privé de ses biens et ressources qui sont nécessaires à
l’accomplissement de ses missions. Cela est critiquable car:

(i) Il y a des biens et patrimoines qui ne sont pas directement affecté à un service public, mais qui sont
insaisissables.
(ii)Les biens des personnes privées en charge d’une service public sont soumis aux voies d’exécution de
droit commun. Cela met en position de vulnérabilité les personnes privées.
Mais la puissance publique ne peut pas être mis en oeuvre contre la puissance publique. (Delvolvé).
Les personnes publiques sont réputées solvables et de bonne foi.

C. Les implications du principe

1. Interdiction des techniques de droit privé


L’exclusion des procédures civiles d’exécution, les personnes publiques échappent aux saisies et aux
procédure collectives.

a. Les personnes publiques ne peuvent pas constituer des sûretés réelles, mais le droit de l’UE a fragilisé
cette conception. Pour lui c’est l’État qui est responsable des dettes des personnes publiques. L’État
français pour ne pas renoncer à l’insaisissabilité des personnes publiques a décidé de transformer en
personnes privées les EPIC.

b. Les débiteurs des personnes publiques ne peuvent pas compenser leur dette, par des créances dont ils
disposent à leur égard.

2. Les voies d’exécution administratives.

a. Les dispositifs législatives

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Le créancier d’une personne publique ne peut pas agir directement en disposant d’un titre exécutoire et en
s’appuyant sur son huissier. En doit publique la personne qui peut intervenir c’est le comptable public. Le
préfet aussi peut intervenir selon le CGPPP. Le créancier peut donc saisir ce premier afin qu’il puisse inscrire
la dette au budget ou la mandater. Cependant le préfet ne doit pas aller à l’encontre de l’équilibre du budget
local et il peut aussi modifier le budget locale.

CE 17 juin 1904: conclusion du commissaire du gouvernement retient que les procédures applicables se
distinguent du droit privée.
b. Le complément jurisprudentiel

CE, Sect., 18 novembre 2005, STÉ FERMIÈRE DE CAMPOLORO: Cette jurisprudence ne concerne
que les CT et leurs EP. Apports de cette jurisprudence:

(i) Le préfet peut procéder à la vente forcée de certains biens des CT et de leurs EP. Cela était déjà
présent pendant l’Ancien Régime.
(ii)Le préfet peut procéder à la vente forcé lorsqu’il exécute une décision de justice
(iii)Il faut que les biens ne soient pas indispensables au fonctionnement du service publique.
(iv)Il doit déclasser les biens au préalable.
(v) Le préfet peut refuser lorsqu’il y a une insuffisance des garantis ou pour une raison d’intérêt
général, dans ce cas le créancier peut engager la responsabilité de l’État (revêt un caractère
anormal et spécial=> Arrêt COUITÉAS).

D. Avenir du principe

1. La CEUDH
La CEUDH fustige le délai des exécutions administratives (CEUDH CAMPOLORO)

2. La droit de l’UE
Ce principe fausserait la concurrence ( France c/ Commission 20 septembre 2012), car derrière chaque
personne publique se cache l’État.
°Arguments
- Decision CAMPOLORO si la CT ou la personne publiques n’a pas les actifs nécessaire c’est la
responsabilité de l’État qui sera engagé.
- CE avis 8 septembre 2005: la CAMIP a un rôle pour réguler le secteur des assurances, peut-elle
souscrire à une assurance? Le Conseil d’État retient que la CAMIP doit assumer les conséquences
financières des ses fautes.

- La responsabilité de l’État peut être mise en jeux à titre subsidiaire en cas d’insolvabilité.

3. Piste de réflexion
Il y a donc une volonté d’exclure les EPIC des règles de l’insaisissabilité.
Il y a aussi la possibilité de restreindre le principe d’insaisissabilité pour tout les personnes publiques en se
limitant aux seuls biens nécessaire à la continuité du service public.

II. La cessibilité encadrée des biens publics.

A. Les règles législatives et réglementaires


Sous réserve qu’ils ne relève pas du domaine publique les biens publics ne sont pas incessibles par principe.
Les propriétaire publics peuvent discrétionnairement décider de conserver ou non un bien.

1. Les règles de fond


Il y a le principe de libre disposition, mais qui connait des tempérament.
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Les personnes publiques peuvent librement se défaire des propriétés privés.
L3221-2- L3211-13 CGPPP: la cession d’un immeuble publique n’est possible que si le bien n’est pas utilisé
pour un service civil ou militaire.
Il ya interdiction de cession des forêt et bois de l’état. Pour les vendre il faut adopter une loi.

CE 10 mars 1995 CNE DE DIGNE: cet arrêt tempère le principe de libre disposition.

a. L’affectation à l’utilité publique


La cession d’un immeuble n’est possible que si le bien n’est pas utilisé par un service civil ou militaire.
Cependant il est possible de contourner l’interdiction de cession en incluant dans le contrat une clause de
continuité du service public.

b. Certaines catégories de biens spécifiques ne sont pas librement cessible

Interdiction de céder les bois et forêt. En effet, il faut prendre des lois ad hoc.

c. Certains biens sont entourés d’une protection particulière et ne peuvent être cédés que si l’on a la
garantie que ces protections perdureront malgré la cession.

2. Les règles procédurales


a. Les offres d’achat et les consultations préalables
Ici le vendeur s’engage à proposer obligatoirement son bien à une personne avant de le proposer à autrui.
Les principaux droit de priorité:
- Les communes et EPCI
- Les propriétaire d’une parcelle contiguë à une parcelle d’au moins 4 hectares.
- Les propriétaires riverains du domaine public routier.

Il y a des consultations qui doivent être faites avant la cession d’un bien public. Les CT doivent saisir le
directeur départementale des finances publiques. L’avis n’a pas une force obligatoire, mais il a aussi pour
objectif de déterminer la valeur du bien destiné à être cédé.

b. La mise en concurrence

Le CGPPP dispose que la cession des biens de l’État doit être précédée par une publicité et une mise en
concurrence. Généralement cela est géré par le préfet. Cela vise à garantir un traitement égalitaire, l’État peut
choisir le meilleur acheteur.

Ce principe de mise en concurrence a des exceptions:


- Les CT peuvent choisir la procédure et l’instrument contractuel.
- CE 27 mars 2017 STÉ PROCEDIM ET SINFIMMO: la personne morale de droit public, peut, même
en l’absence de texte, choisir une mise en concurrence. Il doit toujours respecter le principe d’égalité.
- La plupart des contrats de vente sont de droit privé, mais le contrat peut être re-qualifié d’ administratif.
Le juge administratif est compétent pour le contentieux des cessions des immeubles de l’État.

B. Le principe constitutionnel d’incessibilité à vil prix.

1. Fondement du principe

CE, 17 mars 1893, CHEMINS DE FER DE L’EST, réitéré


CE, 19 mars 1971, MERGUI : « une personne publique ne peut être condamnée à payer une somme qu’elle
ne doit pas ».

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CE, 20 juillet 2021, STÉ TECNIMONT SPA ET TCM FR SA : le CE a précisé ce principe est précisé que
c’était une règle d’ordre public, dont la méconnaissance doit être sanctionnée d’office par le JA.

Ce principe est encadré par le Conseil Constitutionnel.


CC, 1986, « PRIVATISATIONS » : on ne peut pas céder des biens appartenant au patrimoine public pour
un prix inférieur à sa valeur. Cela se justifie avec le droit de propriété et le principe d’égalité. Dilapidation du
patrimoine/faveurs.

Ce principe est aussi protégé par le droit de l’Union européenne.

2. Portée du principe
Conseil Constitutionnel “Loi relative au contrat de partenariat”: l’incessibilité à vil prix s’applique aussi
aux cessions de droits sur les biens publics, pour les acheteurs privés.

CE 28 septembre 2011, CCAS DE PAUILLAC: le principe d’incessibilité à vil prix s’applique aussi aux
locations de biens publics.

=>Cependant cela ne s’applique pas aux cessions entre personnes publiques ou si les intérêts de l’activité
satisfont des intérêts publics.
3. Interprétation du principe
Le Conseil d’État retient que c’est possible de céder à vil prix si l’activité satisfait un intérêt général.

CE 3 novembre 1997 Commune de FOUGEROLLES: qu’une cession ne méconnait pas le principe


d’incessibilité à vil prix lorsqu’elle est justifiée par des motifs d’intérêt général et comporte des contreparties
suffisantes.

=>La loi DUFLOT autorise la cession de terrain publics au rabais dès lors qu’une partie sera constitué de
logement sociaux. Si le projet de logement n’est pas réalisé il peut y avoir résolution du contrat et une
obligation de verser une indemnité à la personne publique.

Paragraphe II: Sujétion d’entretien

Il y a une obligation d’entretien au sujet des propriétés publiques. Cela permet la pérennité du patrimoine, la
protection de liberté fondamentales et la sécurité. Il faut préciser que cette obligation est très onéreuse.

I. Les fondements fragiles d’une obligation général d’entretien

A. La jurisprudence

CE sect.12 mai 2004 Commune de la FERTÉ MILON: les dommages causés par les ouvrages publics
engagent la responsabilité de l’administration.

B. Les textes
Le code de la voirie routière, le code forestier, le code du patrimoine, le droit des finances locales imposent
une obligation d’entretient du domaine.

II. Le sujet de l’obligation d’entretien.

A. Le principe: l’obligation pesant sur le propriétaire du bien public.

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CE, 4 avril 1962, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS C/ STÉ CHAIS D’ARMAGNAC: l’État doit
entretenir les digues dont il est propriétaire. Cette obligation ne relève pas de la commune où le digue est
installé.

B. Les aménagement

1. Aménagement Jurisprudentiel

Le propriétaire subit les grosses dépenses, mais l’affectataire peut demander le remboursement. Ceci est une
inspiration du code civil.

2. Aménagement légal

Le législateur peut aimer plus loi avec les lois en faisant peser des travaux sur l’affectataire.

3. Aménagement conventionnel

L’obligation d’entretien peut être aménagé par voie conventionnel.

Chapitre III: L’exorbitance du régime de la domanialité publique.

Les biens du domaine publics sont régis par le droit public.

CE 16 1960 BUGUE: le juge administratif est le seul compétence pour prononcer l’étendu et les limites du
domaine public

Section I: Les biens soumis aux règles de la domanialité publique

Il est difficile d’identifier tous les biens du domaine public mais il est possible de les identifier à travers une
série de critères.

Paragraphe I: L’identification par critère

I. Les critères principaux d’identification

A. Le critère organique

1. La propriété publique
Le CGPPP dispose qu’une des premiers conditions est celle de la propriété publique.

Cela a donc des conséquences négatives:


- la propreté d’une personne privé ne peut pas relever du domaine public,
- les choses commune ne sont susceptible d’appropriation et ils n’appartienne pas au domaine public.
CE 23 octobre 1998 EDF: tout les établissements publics peuvent disposer d’un domaine public sauf texte
contraire.

Les conséquences positives:


- Tout les personnes publiques peuvent disposer d’un domaine public. :

Le caractère industriel et commercial d’une personne publique n’est pas une contre indication au fait d’avoir
des biens. Mais la loi peut l’interdire à certaines.

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Art L.2 CGPPP régis les Établissement public sui generis, mais des fois la loi aussi fixe les règles. EX
Banque de France.
Concernant les groupement d’intérêt public: CE, Avis, 15 septembre 2015, MINISTRE DES FINANCES
ET DES COMPTES PUBLICS: le conseil retient que dans le silence des textes le CGPPP est applicable
aux groupement d’intérêt public en leur qualité de personne publique.

2. Une propriété publique exclusive


Pour que l’immeuble sois perçu comme bien publique il faut qu’elle fasse l’objet d’une propriété pleine,
entière et exclusive.
CE, 19 mars 1965, STÉ LYONNAISE DES EAUX ET DE L’ÉCLAIRAGE + CE, 11 février 1994,
CNIE D’ASSURANCE PRÉSERVATRICE FONCIÈRE: la domanialité est exclue pour tout bien en
copropriété, car la personne publique doit conserver une compétence exclusive pour déterminer l’utilisation
de son domaine public.
Civ.1, 25 février 2009, CNE DE SOSPEL: la copropriété est exclue de la domanialité publique si elle
préexiste.
CE, 11 juin 2014, M. BRAS: la jurisprudence est la même pour les biens en indivision et pour ceux qui
relève du régime de la

B. Le dédoublement du critère fonctionnel


l’article L. 2111-1 du CG3P: pose un critère fonctionnel, c’est à dire le but. Il faut que le bien sois affecté à
une affectation d’utilité publique pour que le bien sois considéré comme un bien public.
1. L ‘affectation à l’usage direct du public
Le domaine public est un espace d’exercice des libertés publiques.
CE, 28 juin 1935, MARÉCAR: le cimetière est affecté à l’usage directe du public, donc toute personne
peut y accéder.
=> cela vaut pour les parcs, jardins et les parcs de stationnement.
Pour qu’il y ait usage du public il faut il que l’accès à la dépendance soit libre et direct.
CE, 15 février 2016, STÉ LA CATHÉDRALE D’IMAGES: l’ouverture périodique d’un espace n’est pas
suffisant pour conclure que la dépendance relève du domaine public. MAIS l’ouverture n’a pas à être
continu.
Il y’a usage directe du public que lorsque le public utilise directement le bien pour lui même.

2. L’affectation à un service public


L’École de Bordeaux ou l’école du service public, le domaine public doit être sous un régime particulier, car
il permet la réalisation du service public.
Cela a été consacré par le Conseil d’État: CE, 19 octobre 1956, STÉ LE BÉTON: l’affectation au service
public est une des critère pour déterminer le domaine public.
CE, 19 décembre 2007, CNE DE MERCY LE BAS: un bien peut appartenir au domaine public d’une
personne public en étant affecté à un service public d’une autre personne publique.

II: L’incidence des critères complémentaire

A. La compression du domaine public: le critère de l’aménagement


CE, 11 mai 1959, DAUPHIN: mis en avant du critère d’aménagement.
L’aménagement: installation spécifique et artificiel qui permettent d’adapter la dépendance domaniale à son
affectation utilisé par le public.
=> cela donne une grande liberté au juge administratif de classer ou non des bien dans le domaine public.
LABETOULLE, conclusions sur l’arrêt CE, 3 mars 1978, LECOQ: « votre conception du DP est très
largement finaliste, et empiriste. Vous souhaitez conserver une marge d’appréciation ; la notion
d’aménagement spécial vous en fournit les moyens ».

=>Mais le CGPPP a apporté une série d’aménagement destiné à tempérer ce principe: le critère de
l’aménagement joue que si on mobilise les critères alternatifs c’est à dire l’affectation à un service public.
MAIS cela ne joue que pour l’avenir donc à partir de 2006 (Arrêt Commue de Porte de Vendre)

B. L’expansion du domaine public


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1. La domanialité publique virtuelle

Ou domaine public par anticipation consacré par la jurisprudence: CE, 6 mai 1985, ASSOCIATION
EUROLAT: un bien dont l’affectation publique est certaine, mais dont les aménagements nécessaires n’ont
pas encore eu lieu est soumis par anticipation à la domanialité publique. Cela est fait pour empêcher la
constitution de droits réels sur le bien.
=> Risque que l’aménagement ne se fasse pas.
Il faut cependant que la réalisation des aménagements soient nécessaires donc on regarde les actes
administratifs pris, si les contrats ont été conclus et si les travaux ont commencé.
=>Le CE a une vision large du domaine public.

2. Le domaine public par accessoire


Il y a deux biens: le premier appelé bien principal relève du domaine public, mais le second dit bien
secondaire ne relèverait pas du domaine public. Cependant vu la relation étroite entre les deux le second bien
va intégrer le domaine public.
=> L’accessoire suit le sort du principal. L’article L. 2111-2 du CG3P.
Le critère de l’accessoire obéit à des conditions:
- il faut que le bien secondaire sois lui même un bien public
- Il doit être physiquement indissociable du bien principal
- Il doit présenter une utilité pour le bien principal.
3. La domanialité publique globale
Le but du juge administratif est d’éviter la parcellisation des propriétés publiques et de réintroduire de la
cohérence dans le domaine public.
Christine MAUGÜE: « la théorie de l’accessoire concerne les différents éléments verticaux qui composent
un immeuble alors que la Domanialité Publique globale est une domanialité horizontale, qui joue pour des
grands ensembles comme les gares, les aéroports ou les ports ».
CE, 1988, DEMEREAU : le CE a en effet rattaché au DP un bar restaurent qui était établi sur le terrain d’un
aéroport.
CE, 19 novembre 2014, RÉGIE MUNICIPALE ESPACES CAUTERETES : c’est la DP globale qui a
été appliquée pour justifier l’appartenance au DP d’un bar restaurant construit dans l’immeuble même d’une
gare de téléphérique.
=> Nobert Foulquier: émergence d’une domanialité publique globale verticale.
Paragraphe II: L’identification par énumération
I: Le domaine public naturel
A. Le domaine public maritime naturel
L’objectif militaire, commercial et la protection de l’environnement a conduit à considérer que le domaine
maritime appartient à l’État (L. 2111-4 du CG3P) :
- le rivage de la mer: les terres couvertes et découvertes par la haute marée, c’est l’administration qui
établie cette limite.
- Le sol et le sous sol de la mer territorial: portions de 12 mile marin à partir du rivage.
- Les lais( alluvions, galets, sable etc)
- Les terrains réservés en vue de la satisfaction de besoin d’intérêt publics d’ordre maritime, balnéaire ou
touristique => critère finaliste.
- Terrain exondés soustrait artificiellement à l’action des flots.
=> L’eau de la mer c’est une chose commune qui n’appartient à personne.
B. Le domaine fluvial naturel
l’article L. 2111-7 du CG3P : « le DP fluvial naturel est constitué des cours d’eaux et des lacs qui
appartiennent à l’État, aux CT ou à leurs groupements, ET qui sont classés dans le DP fluvial ».
1. Le domaine public fluvial n’est pas le monopole de l’État, car il y a une pluralité de propriétaire
potentiels
2. Le bien doit être classé, cette décision sera pris par le préfet. Il faut notamment qu’il y a un motif d’intérêt
général (cette liste est fixé à L.2111-12 du CGPPP).
II. Le domaine public artificiel
A. Les dépendances artificielles du domaine public naturel
l’article L. 211-6 du CG3P: cela concerne principalement les constructions qui sont destinées à la sécurité,
et à faciliter la navigation maritime.
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l’article L. 2111-10 du CG3P ; cela concerne les canaux et plans d’eaux, les bases de loisirs, les ouvrages
liés à la navigation ou destinés à alimenter en eau les canaux et plans d’eau.
=> Le législateur se base sur un critère fonctionnel.
B. Le domaine public routier
L’article L. 2111-4 du CG3P: « l’ensemble des biens qui appartiennent aux PP et qui sont affectés aux
besoins de la circulation terrestre, à l’exception des voies ferrées »
Les chemins ruraux ne font pas partie du domaine public des personnes publiques, mais ils font partie du
domaine privé des PP.
C. Le domaine public ferroviaire
L’article L. 2111-15 du CG3P: biens publics immobiliers affectés exclusivement au service de transport
public par rail.
D. Le domaine public aéronautique
En doctrine , 3 thèses en présence :
1. L’espace atmosphérique au-dessus du territoire est une res nullius ou communes.
2. L’espace atmosphérique au-dessus du territoire est un élément du DP de l’État.
3. Il y a une domanialité publique pour cet espace, mais elle se réduit aux routes aériennes empruntées par
les avions.
CE, 6 février 1948, STÉ RADIO ATLANTIQUE : semblait admettre l’existence d’un DP aérien.
article L. 2111-16 du CG3P: consécration d’un domaine public aéronautique.
III. Les nouvelles dépendances du domaine public
A. Le domaine public hertzien
l’article L. 2111-17 du CG3P : « les fréquences radioélectriques disponibles sur le territoire de la
république relèvent du domaine public de l’État »
CG3P : L. 2124-26 : « L’utilisation des fréquences est un mode d’occupation privatif du DP de l’État »
1. L’état est propriétaire de ces dépendances
2. Cela permet à l’État d’exiger des redevances pour l’utilisation des fréquences.
L’utilisation privative du domaine hertzien requière des autorisations d’occupation domaniale qui ne sont pas
précaires.
=> elles font partie du domaine public immobilier.
B. Le domaine public mobilier
Léon DUGUIT: tout les biens qui relèvent d’un service public doivent relever du domaine public.
Cass., 10 août 1841 : qui avait jugé que certains meubles étaient incorporés au domaine public.
CE, 29 novembre 1996, SYNDICAT GÉNÉRAL DES AFFAIRES CULTURELLES CFDT : consacre
explicitement l’idée qu’un bien meuble peut appartenir au domaine public.
l’article L. 2112-1 : « Font partie du DP mobilier de la PP propriétaire, les biens présentant un intérêt public
du point de vue de l’histoire, de l’art, de l’archéologie, de la science, ou de la technique »
=> c’est un cas de domaine public par détermination de la loi.
TC, 18 mars 2013, CONSORTS ORCIÈRES: l’eau d’une fontaine public relève du domaine public
mobilier.
=> susceptible d’évolution (brevet, porte avion, équipement médicaux).

Section II: Les règles de la domanialité publique


Paragraphe I: La protection du domaine public
I. La protection de la consistance du domaine public
L’aliénabilité et imprescriptibilité => Indisponibilité. Se sont des obligations qui pèsent sur le propriétaire
qui ne peut disposer des biens comme un propriétaire ordinaire.
QPC, 26 octobre 2018, BRIMO DE LAROUSSILHE : a jugé que l’inaliénabilité et l’imprescriptibilité ne
contrevenaient pas aux dispositions constitutionnelles.
A. La protection contre le propriétaire public: l’inaliénabilité
Article L. 3111-1 du CG3P: inaliénabilité des dépendances publiques.
Affectation: décision qui revient au propriétaire du bien public. MAIS exception
- Les Églises pour qu’elles soient désaffectées du culte il faut une loi ou un décret en Conseil d’État.
- Par une loi ou un acte administratif si le bien est affecté à un service public. CE, 19 décembre 2007,
CNE DE MERCY-LE-BAS: une commune ne peut pas décider de l’affection d’un bien si ce dernier est
affecté à un service public géré par une EPCI.
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2. Le Classement
Un acte de classement établi qu’un bien appartient au domaine public.
Actes Récognitifs: ils ne modifient pas l’état du droit, mais ils constatent une qualification juridique.
Cependant ce n’est pas un acte nécessaire, pour incorporer un bien dans le service public. D’ailleurs ce n’est
pas un acte suffisant pour emporter incorporation dans le service public.
CE, 21 décembre 1956, SNCF c/ ÉPOUX GIRAUD: si il ne remplie pas les critères, le classement sera
rejeté par le juge administratif.
CE, 22 avril 1977, MICHAUD: si un acte classe un bien dans le domaine privé, alors que celui ci ne répond
pas aux critères, il sera annulé par le juge administratif.
B. L’incorporation automatique.
Appartenance au domaine public en vertu de la loi.
- Pour les biens du domaine public légal artificiel: il y a une présomption d’appartenance dès que ce bien
artificiel est réalisé, mais elle n’est pas irréfragable.
- Pour les biens du domaine public légal naturel et les biens mobiliers du domaine public: il y a une
présomption irréfragable d’appartenance au domaine public.
1. La reconnaissance du domaine public mobilier
article L. 2112-1: pose une présomption irréfragable des biens visé par cet article, mais les critères qu’il pose
ont un problème de qualification. Donc on va se fier à des experts scientifiques. Ex Commission nationale
du patrimoine et de l’architecture.
2. La délimitation du domaine public naturel
La délimitation est un processus exorbitant du droit commun car:
- Elle emprunte une voie unilatéral
- La délimitation est une sujétion pour les personnes publiques.
- L’administration ne peut pas se dessaisir de l’acte de délimitation au profit du juge administratif. Ceci
peut être comparé avec le privilège du préalable.
CE, Ass., 12 octobre 1973, KREITMANN: le CE fixe la limite du domaine publique maritime « au point
jusqu’où les plus hautes mers peuvent s’étendre en l’absence de perturbations météorologiques
exceptionnelles » Pour domaine public maritime.
=> Problème avec la monté des eaux.
- QPC, 24 mai 2013, SCI PASCAL: l’article 2211-4 du CGPPP est conforme à la constitution car elle se
fonde sur des critères objectifs.
- CE, 22 septembre 2017, SCI APS: la perte de propriété n’est nullement protégés par les juges.
Concernant le domaine public fluvial: il faut un acte de classement pour qu’un fleuve intègre le domaine
public fluvial.
L’article L. 2111-9 du CG3P: fixe la limite du domaine public fluvial. Cela est conduit par le préfet ou par
une autorité locale compétente pour le domaine public fluvial.
3. L’alignement
L’alignement permet d’identifier les voies affectées à la circulation terrestre et qui peuvent intégrer le
domaine routier. Durant la procédure l’administration peut décider d’élargir ou rétrécir les routes, donc c’est
un exorbitant du droit commun. Cet alignement peut être réalisé soit par un:
- plan d’alignement il est arrêté après une enquête publique
- Arrêté d’alignement: qui concerne une seule propriété privée déterminée. Il est délivré par le représentant
à un propriétaire public déterminé.
=> Susceptible d’un recours pour excès de pouvoir.
=> Cette procédure est étendu pour le domaine public ferroviaire
Dans ce cas il y a une indemnité à faire
- le propriétaire privé et le gestionnaire du domaine public se mettent d’accord sur le montant de
l’indemnité
- À défaut on applique la procédure d’indemnisation prévue dans le cadre de l’expropriation.
Paragraphe 4: L’utilisation du domaine public
L’utilisation commune ≠ Utilisation privative qui va être identifié part le juge en recherchant si l’utilisation
du domaine public dépasse le droit appartenant à tous.
CE 2014 Commune d’Avignon: Pas d’utilisation privative du domaine public si l’occupation est
temporaire.
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CE Ass. 13 avril 2018 EP du domaine de chambord : La prise de vue des biens du domaine public n’est
pas une occupation privative de cette dernière.
CE 12 Mars 2021 Société Hôtelière d’exploitation de la presqu’île: Le fait de mettre à disposition aux
clients des parasols installé sur la plage est une utilisation privative du domaine public.
CE 2021 Conseil national des greffiers des Tribunaux de commerce: La tenue de RCS lorsqu’ils sont
réalisé dans des locaux judiciaires sont une utilisation privative du domaine public, donc les greffiers doivent
s’acquitter d’une redevance. Lorsqu’il exercent une activité détachable de leur fonctions juridictionnelle ils
doivent payer une redevance, car il s’agit d’ l’exercice privative du domaine public.
I. L’utilisation collective du domaine public
A. Le domaine public, siège des libertés publiques
Le GCPPP dispose que le droit d’usage du domaine public appartient à tous dès lors il ne peut il n’y a pas
besoin d’autorisations préalable. Cependant cet usage n’est pas collectif.
1. La liberté d’aller et venir
C’est la liberté pour chaque individu de se déplacer dans l’espace public. La liberté d’aller se compose de
deux facettes: circulation et stationnement.
Chambre Crim 1956: la Cour de cass retient que la voie publique est le lieu d’exercice de la liberté d’aller
et de venir.
La liberté d’aller et venir se décompose en deux mode:
- la liberté de circulation ex la mairie de paris a interdit à titre permanent la circulation des voiture sur la
rive droite de la Seine elle poursuit un but esthétique etc
- La liberté de stationnement: il faut que le stationnement sois prolongé pour qu’ils se traduisent en
occupation privative du domaine public.
a. La liberté de circulation
Elle est limité dans le cadre:
- de pouvoir de police administratif: afin de prévenir des troubles à l’ordre public
- Pourvoir de gestion: la liberté de circuler peut être aussi limitée dans l’intérêt du domaine.

b. La liberté de stationnement
Si le stationnement devient prolongé alors il s’agit d’une occupation privative du domaine public.
CE, 1932, SIEUR LASSERRE : le CE affirme qu’un maire ne pouvait interdire de façon générale et
absolue le stationnement. En revanche, les restrictions sont possibles dès lors que l’autorité établit que la
stationnement gêne la circulation.

2. La liberté du commerce et d’industrie


Associé aux libertés d’aller et de venir, car elle concerne le commerce ambulant.
CE, Ass., 22 juin 1951, DAUDIGNAC: « toute entreprise est libre d’exercer son activité commerciale ou
professionnelle sur le domaine public, à la condition qu’elle n’occupe pas privativement ce domaine public,
mais qu’elle ne fasse que passer sur celui-ci »
Cette liberté peut être restreinte pour prévenir des troubles à la sécurité de la circulation ou garantir la
tranquillité des habitants. La mesure de restriction doit être nécessaire, proportionnée au but poursuivi et
adaptée
CAA, Marseille 9 avril 2013 Commune du Lavandou: le maire ne peut interdire le commerce ambulant
de snacks sur la plage que s’il justifie de dangers pour l’ordre public.
Free floating: le législateur y vu une utilisation privative du domaine public, donc il y a une obligation de
solliciter une autorisation
3. La liberté d’expression et la liberté religieuse
Le principe de laïcité suppose le respect des convictions sur le domaine public.
CE , 19 février 1909, ABBÉ OLIVIER : Il juge entaché d’excès de pouvoir l’interdiction par un maire au
cortège funéraire de circuler en compagnie de membres du clergé, si ceux-ci étaient revêtus de leurs habits
sacerdotaux. Il prend la défense de l’expression du catholicisme.
•CE, ordonnance, 26 août 2016, LIGUE DES DROITS DE L’HOMME : il a censuré l’interdiction du
port du burkini sur une plage.

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TA, ordonnance, Bastia, 6 septembre 2016, LIGUE DES DROITS DE L’HOMME : cette fois-ci, il
considère qu’une telle interdiction est possible si les troubles à l’ordre public et à la sécurité sont établis
(risque d’altercations entre baigneurs).
CE, 6 novembre 2016, FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DES LIBRES PENSEURS DE SEINE
ET MARNE : concernant l’installation des crèches dans les emplacements publics. Le CE va distinguer
deux hypothèses :
- 1. Le bâtiment public est le siège d’une collectivité publique, ou d’un SP ; dans cette première hypothèse,
le principe de neutralité qui s’impose aux PP implique qu’il n’est pas possible d’installer une crèche de
Noël ; exception dans le cas où l’installation de la crèche présente un simple caractère culturel, artistique
ou festif
- 2. Concernant tous le autres emplacements publics, comme la voie publique, il est possible d’installer
pendant la période de Noël une crèche, dès lors que cet acte ne constitue pas un acte de prosélytisme ou
de revendication d’une opinion religieuse.
=>L’interdiction de placer des signes d’appartenance ne concerne pas seulement les signes religieux ; le
principe de neutralité s’étend aussi aux symboles politiques.
CE, 19 juillet 2011, VAYSSIÈRE : le CE rappelle que la loi de 1905 n’étant qu’une loi, une autre
disposition législative peut y déroger. Or, l’article L. 1311-2 du CGCT a ouvert la possibilité aux CT
d’autoriser un organisme qui veut construire un édifice du culte ouvert au public à occuper pour une longue
durée une dépendance du domaine privé ou du DP dans le cadre d’un bail emphytéotique administratif
(BEA).
CE, 7 mars 2019, CNE de VALBONNE : le CE juge que les CT peuvent louer pour un usage exclusif et
pérenne un local de leur domaine privé à une association cultuelle locale ; ce faisant, il n’y a pas de violation
de la loi de 1905, si les conditions financières de la location excluent toute libéralité.
B. L’égalité des Usagers du domaine public
CE Sect 2 Novembre 1956 BIBERON: le CE consacre une nouvelle déclinaison du principe général
d’égalité, qui découle de l’article 6 de la DDHC.
=> elle ne s’oppose pas à la différence de traitement lorsqu’il y a une différence entre les usagers ou un motif
d’intérêt général ou une loi.
C. Gratuité de l’utilisation du domaine public
=> Principe contesté, mais trois dispositions
i. Article L. 153-1 du Code de la voirie routière : l’usage des ouvrages d’art est en principe gratuit, puis
l’article enchaîne sur tous les motifs qui permettent d’instituer des péages sur les ponts, les tunnels, les
viaducs,
ii. Article L. 122-4 du Code de la voirie routière : l’usage des autoroutes est en principe gratuit ; puis il
prévoit une longue liste d’exceptions.
iii. Article L. 2124-1 CG3P : l’accès des piétons aux plages et leur usage libre est gratuit.
Gratuité du domaine public: champs restreint car:
- il ne peut concerner que les utilisations collectives.
- Les biens qui sont affecté à l’usage directe du public (pas ceux affecté au service public).
CC, 12 juillet 1979, PONTS À PÉAGES : refus de considérer que la gratuité de l’utilisation du DP
constituait un PFRLR
II. Utilisation privative du domaine public
Personne utilisant bien qui pourrait être affecté au service public pour son propre intérêt. C’est une situation
préférentielle, pas exclusive.
- En tout état de cause, a minima, la condition de légalité d’une autorisation privative est qu’elle soit
compatible avec l’affectation de la dépendance domaniale.
A. . Le droit de l’utilisation privative
1. Une utilisation subordonné à autorisation préalable.
L. 2122-1 du CG3P : pose la possibilité d’une utilisation privative du DP ; mais il soumet cette utilisation
privative obligatoire à autorisation préalable.
CE, Sect., 19 juin 2015, STÉ IMMOBILIÈRE DU PORT DE BOULOGNE : Cette autorisation doit
obligatoire et être écrite.
a. Un pouvoir discrétionnaire
Le gestionnaire va être saisi d’une demande de privatisation d’occuper privativement le domaine public, il
devra aussi vérifier la compatibilité de l’utilisation avec l’affectation.
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i. La compatibilité: c’est une limite au pouvoir discrétionnaire de l’administration.
CE, 22 janvier 2007, ASSOCIATION LES AMIS DES TUILERIES:
- 1. Restriction de temps
- 2. Restriction de lieu
• Le caractère compatible s’apprécie au regard de l’activité au regard du bien public et au regard de la
gêne qui causent concrètement l’occupation privative à l’affectation du bien.
=> CE, 21 octobre 1983, BRICARD : « nul n’a de droit à l’obtention d’un titre d’occupation du DP »
L’administration n’est pas tenu de délivrer un titre. MAIS elle doit examiner et motiver son refus. (L.211-2
du CRPA)=> Donc le gestionnaire a une manoeuvre très large.
ii. La contrainte concurrentielles.
b. L’encadrement procédural
CE, 20 mars 1996, VEBERT : affirmait cette liberté procédurale ; « aucun principe n’impose à l’autorité
gestionnaire du DP de respecter une procédure contradictoire lorsqu’elle refuse un titre d’occupation du DP,
dès lors que cette mesure n’est pas une sanction »
MAIS CJUE, 14 juillet 2016, PROMOIMPRESA : exige une procédure de sélection entre les candidats
potentiels, qui implique de respecter les garanties d’impartialité et de transparence pour octroyer un certain
nombre d’autorisations.
=> l’article L. 2122-1-1 du CGPPP: Il faut une procédure de sélection préalable lorsqu’il y a en projet une
exploitation économique.
=> le conseil d’état retient que l’administrateur doit assurer une libre accès au domaine publique
=> L’administration doit suivre l’ordre public
=>le CE considère que l’accostage simultané de plusieurs bateaux apprenante un danger, donc le droit de
stationnement prolongé se justifie au regard des impérative d’ordre public.
=> Arrêt CE RATP du 23 mai 2012: le CE décide de rompre le lien entre le liberté du commerce et
industrie et le droit de la concurrence. Le CE envisage seulement la liberté de la concurrence.
Précisions importantes :
1) Cette procédure de sélection concerne que le domaine public.
2) Lorsque la demande concerne une demande d’exploitation économique
3) Cette procédure peut être écarté par d’autres dispositions législatives.
- il faut organiser des mesures de publicité
- Critères de sélections objectives et non discriminatoires
- Les exigences de transparence et d’égalité doivent être respectées
c. Choix de la nature de l’acte d’autorisation
Choix de l’acte administrative au moyen duquel, l’administration confère l’autorisation:
• Acte administratif unilatéral: autorisation d’occupation temporaire. Il faut un REP
• Contrat: convention d’occupation domaniale (L.2331-1 CGPPP) RPC pour le juge compétent. Le
contrat risque une requalification. Beaucoup de contrats supposent une occupation domaniale.
Ordonnance du 23 juillet 2015 sur les marchés publics et du 29 janvier 2016 sur les concessions:
- le contrat ne doit pas abriter d’autres clauses avec un objet autre que l’occupation domaniale.
- Si l’objet contractuelle est pluriel alors la qualification de convention domaniale est exclue.
1. Une utilisation précaire
Article L. 2122-3 du CG3P : précise que l’autorisation délivrée à l’occupant privatif présente un caractère
précaire et révocable.
a. Le Caractère temporaire
CE, 8 novembre 2018, CLUB SEYNOIS MULTISPORTS : le CE a affirmé qu’un droit d’utilisation
privative perpétuelle est incompatible avec le régime de la domanialité publique.
Ordonnance du 19 avril 2017: une mise en concurrence périodique des titres permettant l’exploitation
économique.
CE, 5 février 2009, ASSOCIATION STÉ CENTRALE D’AGRICULTURE et autres: la non présence,
dans un titre d’occupation privative, de la durée n’entache pas ce dernier de nullité dès lors qu’il est précaire.
L’administration peut mettre fin au titre avant son écoulement. Nul n’a droit au renouvellement ni à son
maintien.
CE, 6 mai 1985, ASSOCIATION EUROLAT : le CE précise aussi que le gestionnaire du DP ne peut pas,
par contrat, renoncer à son pouvoir de révoquer les titres d’occupation du DP.

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CE, 27 janvier 2017, CNE DE PORT-VENDRES: le CE précise que le gestionnaire doit apprécier les
demandes de renouvellement en tenant compte des contraintes particulières qui pèsent sur l’activité de
l’occupant, notamment de celles qui peuvent résulter du principe de continuité du SP.
b. Caractère révocable
L’administration a le pouvoir de révoquer les autorisations d’utilisation privative avant même l’expiration de
la durée prévue.
(i) Hypothèse de l’acte unilatéral: la révocation du titre prend la forme d’une abrogation et qui n’ouvre
droit à aucune indemnité. Cependant l’art R.2125-5 du CGPPP redonnait une indemnité pour les biens
non amortis.
(ii) Hypothèse du contrat: Prend la forme d’une résiliation elle peut intervenir pour un motif d’intérêt
général. Elle peut intervenir pour un motif d’intérêt général, mais dans ce cas il faut indemniser
intégralement le contractant de ses préjudices.
3. Le caractère onéreux
L’utilisateur du domaine public doit payer une redevance.
L’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 : interdit de subventionner les cultes.
CE, 18 mars 1921, CNE DE MONT-L’ÉVÊQUE : la location d’un presbytère suppose de respecter la
valeur du marché.
Le droit de la concurrence interdit de fixer une redevance trop basse ou élevé.
CE, 12 octobre 1994, VISCONTI : a affirmé que la convention d’occupation domaniale déroge à la théorie
générale des contrats administratifs sur ce point, donc pendant la durée du titre le gestionnaire peut réviser la
redevance.
l’article L. 2125-1 du CG3P, qui pose le principe de la redevance, dresse une liste de 7 exonérations qui
permettent la gratuité de l’utilisation privative du DP.
B. Les droits de l’utilisateur privatif
1. Les droits à l’égard des personnes
a. Les droits vis-à-vis des tiers
Le titulaire d’une autorisation apparait en situation de quasi-propriétaire
L’utilisateur privatif peut accorder des titres de sous occupation, mais il faut que les textes le permettent.
C’es une partie du titre qui concédé et pas la totalité du titre, autrement il y aurait la cession de titre
Pour accorder une sous concession il faut obtenir l’accord du gestionnaire.
b. La sous concession du titre
Cela existe dans deux hypothèses:
i. Le titre d’occupation principale le prévoit lui même
ii. Les textes le prévoient (la cession du titre).
Une seule partie du titre fait l’objet d’une sous concession, mais si tout le titre est cédé alors on parle de
cession de titre. Il faut l’accord préalable de l’autorité gestionnaire du domaine public.
2 possibilités distinctes:
• Si la concession a été conclue par un concessionnaire du service public, c’est à dire l’occupant du
service public a été chargé en parallèle par la personne publique. Dans ce cas la concession relève de
la juridiction administrative. Même si le contrat a été conclu entre deux personnes privée.
l’article L. 2331-1 précise que « sont portés devant les juridictions administratives les litiges qui concernent
les autorisations ou les contrats comportant occupation du DP, que ceux-ci soient conclus par des personnes
publiques ou par leurs concessionnaires ».
4/05/2012 TC Mme Gilles: le concessionnaire ici indique le concessionnaire public.
• Si la sous concession est octroyé par un occupant privatif du domaine public qui ne gère pas de
service public dans ce cas le contrat est de droit privée.
ii. La cession du titre
L’occupant privatif dispose du droit de céder son titre.
CE, 18 septembre 2015, SOCIÉTÉ PREST’AIR : permet la cessibilité des titres d’occupation du DP. Sous
conditions:
1. Aucune stipulation ne doit prévoir l’incessibilité du titre.
2. L’autorité gestionnaire doit le prévoir de manière exprès et écrit. Peut refuser pour motif d’intérêt
général, ou tiré de l’incompatibilité avec l’affectation, ou de l’intérêt du domaine.
3. Elle ne peut pas porter atteinte à l’obligation de remise en concurrence périodique des titres pour
exploitation économique.

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iii. La constitution d’un fond de commerce
L’occupant privatif peut constituer un fond de commerce.
l’article L. 2124-3-1 du CG3P : « un fonds de commerce peut être exploité sur le domaine public, sous
réserve de l’existence d’une clientèle propre »
• Il n’est pas applicable au domaine public naturelle
• clientèle ne doit pas résulter exclusivement de l’attractivité du domaine public.
CE11/03/2022: une convention domaniale peut exclure la possibilité de constituer un fond de commerce sur
le domaine public.

b. Les droits vis à vis du gestionnaire


l’administration doit respecter les termes du titre délivré aussi longtemps qu’elle n’a pas usé de son pouvoir
de révocation.
Pendant cette duré possibilité d’exécuter des travaux publics. Possibilité d’indemnisation.
• Si les travaux sont exécuté dans l’intérêt du domaine, l’occupant privatif n’est pas d’indemnisation.
• Si les travaux visent à satisfaire un autre intérêt dans ce cas il y a droit à indemnisation.

2. Les droits de l’occupant privatif à l’égard des biens.


a. Les droit sur les biens pendant l’autorisation
Le triture accordé ne confère pas un droit sur la dépendance en elle même.
Les droit qui peuvent être concédé sont des droits personnelles. (inaliénabilités).
- Sur la superficie des constructions: l’occupant est en principe le propriétaire des installation à caractère
immobilier qu’il réalise sur le domaine public. Cette propriété est particulière, car c’est une propriété qui
est temporaire parce que elle cesse à l’expiration du titre. De plus cette propriété est amputé parce que
l’occupant exploite le bien dont il est propriétaire, mais on reconnait pas certaines droit réel ex garanti.
=> cela est pour favoriser la valorisation du domaine public.
Cependant il faut sécuriser les investissements, donc le législateur peut conférer des droits réelle sur le titre.
le droit réel ne porte JAMAIS SUR LA PARCELLE DOMANIALE, mais SUR L’IMMEUBLE
CONSTRUIT SUR LA DÉPENDANCE DU DP. C’est l’immeuble qui constitue la garantie.
CC, 21 juillet 1994 :
1. Le droit réel conféré portera sur l’immeuble et jamais sur la dépendance domaniale
2. Le droit réel conféré soit nécessairement être limité dans le temps
3. Le droit réel conféré s’accompagne d’un pouvoir de libre disposition du bien qui est forcément limité par
l’affectation même au service public.

Dispositifs législatifs :

1. Loi du 5 janvier 1988 : elle créé la possibilité pour les CT d’accorder, en faveur d’une
personne publique ou d’une personne privée, un bail emphytéotique (article L. 451-1 du Code
rural). Il confère au preneur un droit réel susceptible d’hypothèque et cessible.
Comparaison avec un bail emphytéotique classique:
• Elle conclu pour une durée entre 18 ans et 99 ans. L’organisme de financement à qui le droit réelle a
été transféré sera le titulaire du bail.
• Le BEA est soumis au juge administrative
• Il ne peut être cédé qu’avec l’accord du gestionnaire.
• l’hypothèque n’est pas libre, car elle garanti que certains emprunts qui permettent d’améliorer les
construction sur le domaine public. Il nécessite l’accord du gestionnaire public.
Les bailleurs:
• Les collectivité territoriales avec leurs groupement et établissement public locaux: peuvent conclure
un BA de droit commun.
• l’État peut conclure des BEA dans un champ restreint.
Le preneur va être choisi après une mise en concurrence.
L. 2122-6 et suivants du CG3P. Cette loi permet de délivrer des autorisations d’occuper le DP constitutives
de droit réels (AOTDR). Favoriser les investissement.

b. Les droit sur les biens à l’expiration du titre d’autorisation.

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Hypothèse 1 : l’occupant privatif n’était pas chargé d’un SP.le gestionnaire du DP peut exiger de l’occupant
qu’il remette le DP en état = imposer de détruire les ouvrages construits / il peut aussi préférer devenir
propriétaire des ouvrages construits, gratuitement.

Hypothèse 2 : l’occupant privatif était délégataire du SP. CE Commune de Douai: il y a un triptyque:


- les biens de retour: nécessaire au bon fonctionnement du service public. Ils doivent revenir à personne
publique. Même si ils ont été construit par la personne privé ils doivent revenir à la personne public (ab
initio). C’est la personne public qui est retable pour l’impôt foncier.
- Les biens de reprise: biens utiles au service public, donc la personne publique peut acquérir ces biens à la
conclusion du contrat.
- Les biens propres: ils ne servent pas à l’activité du service public donc ils restent de la propriété de
l’occupant privatif.

Partie II: intersection: bien publics et bien privée à la confluence des droits

Le droit administratif est dit autonome: C’est davantage la liberté de choisir les règles qui vont être
applicables à l’administration.
2. L’idée qu’un PP se comporte comme une personne privée: théorie de la personnalité à double-face.

Chapitre I: Bien publics et droit privé

Section I: L’utilisation de technique civilistes

un contrat de location ; une PP peut utiliser le bien d’autrui pour remplir ses missions grâce à un contrat de
location = bail de droit privé (§2). Mais si les PP souhaite un transfert de propriété, acquérir un bien, les
techniques du droit privé trouve aussi à s’appliquer (§1).

Paragraphe I: les techniques civilistes d’acquisition


Paragraphe I: les acquisitions à titre onéreux
A. L’achat

Article L. 1111-1 du CCG3P : pose comme principe que « les PP acquièrent à l’amiable des biens et des
droits à caractère mobilier ou immobilier». « Les acquisitions de biens et droits à caractère immobilier
s’opèrent selon les règles du droit civil ».

TC, 30 juin 1930, BOYER ET JULLIAN c/ MINISTRE DE LA GUERRE : le TC avait déjà jugé que les
PP concluent leur contrat immobilier dans les conditions du droit privé ; cela veut dire 1. Que le droit des
obligations s’appliquent / 2. Le contrat conclu est un contrat de droit privé relevant de la compétence du JJ.

Le CGPPP ne procède pas à une qualification des contrats d’acquisitions. Il y a une présomption du caractère
privée du contrat.
Cette présomption sera renversée si le convention :
1. Comporte une clause exorbitante du droit commun
2. Est concurrencée par une autre présomption
=> Au nive&au étatique les acquisitions sont faites par les ministre au niveau local par les préfets. Il faut une
consolation obligatoire à une autorité, puis les personnes publiques ont la possibilité de remplacer l’acte
notarié par un « acte en la forme administrative »
B. L’échange

Article 1111-2 à 1111-4 : les PP peuvent aussi recourir à l’échange, définit à 1702 du Code civil: c’est un
contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose contre une autre. Cela vaut que pour les
immeubles.

II. Les acquisitions à titre gratuit


A. Les dons et legs
Ils sont acceptés ou refusés librement par les collectivités. Le refus est susceptible d’un recours en excès de
pouvoir.
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Les dons et legs sont des libéralités que l’article 893 du Code civil définit comme l’acte par lequel une
personne dispose à titre gratuit de tout ou partie de ces biens ou de ces droits au profit d’une autre personne.

1. Les libéralités simples : sans charge ; la PP bénéficiaire a seule compétence pour accepter la libéralité.
2. Les libéralités avec charge ; la compétence est comme doublée

B. L’usucapion
Civ.3, 4 janvier 2023: l’usucapion profite aux PP comme aux personnes privées.

Paragraphe II: les servitudes


La servitude est une technique de droit privé qui se définit comme une charge qui pèse sur un immeuble pour
l’usage et l’utilité d’un autre immeuble appartenant à un autre propriété (article 637 Code civil).

I. Les servitudes de droit civil


Servitudes de droit commun qui bénéficient aux propriétés publiques. Les voisins des propriétés publiques
doivent supporter des servitudes, de la même façon qu’ils supportent les servitudes qui servent une propriété
privée.

Cass, 14 février 1900 : les PP peuvent profiter de toutes les servitudes du Code civil.

Ces servitudes, le Code civil les répartir en 3 catégories :


1ère catégorie : les servitudes qui dérivent de la situation naturelle des lieux
2ème catégorie : les servitudes imposées par la loi
3ème catégorie : les servitudes issues de conventions entre les propriétaires voisins, « servitudes
conventionnelles ».
Les servitudes s’opposent au régime de la domanialité publique. C’est ce qu’ont affirmé le CE, 10
décembre 1954, CNE DE CHAMPIGNY-SUR-MARNE et le TC, 1980, STÉ CIVILE IMMOBILIÈRE
ET FONCIÈRE, RÉSIDENCE DES PERRIERS.
Depuis 2006, article L. 2122-4 du CG3P reconnaît qu’il est possible de créer une servitude conventionnelle
prévue à l’article 639 du Code civil.

On assiste à un rapprochement de la domanialité publique et de la domanialité privée, car la contrainte du


respect de l’affectation s’applique aussi pour le
.

II. Les techniques administrative


A. Les aisances de voirie

Elles ont été conçues comme un instrument de substitution aux servitudes de droit privé.
Elles garantissent aux propriétaires privés qui sont riverains des voies de circulation comprises dans le DP
des droits d’accès à leur propriété, de vue et d’égout.
Ces droits ne sont pas des droits réels, on n’est pas dans la logique des servitudes. Mais le bénéficiaire peut
les faire valoir devant le JA en cas de besoin.
Le droit de vue : permet aux riverains de bénéficier d’ouvertures et de fenêtres sur la voie publique, sans
subir ici les restrictions du Code civil qui protègent l’intimité entre les voisins, ce qui pourrait empêcher ces
ouvertures.
Le droit d’accès : permet aux riverains et à ses visiteurs d’entrer et de sortir de la propriété sur la voie
publique, à pied ou en voiture, et qui leur permet aussi de charger et décharger un véhicule sur la voie
publique devant chez eux.
Le droit d’égout : permet aux riverains de se raccorder aux réseaux d’eaux usées, et de laisser s’écouler sur
la voie publique les eaux de pluie.
B. Les servitudes administrative
1. Les servitudes d’utilité publique

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Ce sont des charges instaurées par le législateur pour garantir l’affectation à l’utilité publique des
dépendances du DP. Il s’agit donc de protéger, conserver ou permettre l’utilisation du DP.
CE, Sect., 14 mars 1986, CNE DE GAP ET ROMETTE : le CE juge que le préjudice né de l’institution
d’une servitude administrative ne peut ouvrir droit à réparation que si le législateur n’a pas entendu exclure
toute indemnisation, et dans la mesure où le préjudice présente un caractère certain, grave et spécial.
2. Les servitudes d’urbanisme.
Elles se distinguent des précédentes sur plusieurs points :
1. Elles sont plus récentes
2. Ce sont des charges imposées à un propriétaire mais uniquement dans un but d’urbanisme
3. Elles sont nécessairement prévues par des documents d’urbanisme dits les PLU (Plan Locaux
d’Urbanisme)
4. Parce qu’elles sont prévues par les PLU établis dans chaque commune, ces servitudes sont d’application
locale et non nationale

L’article 105-1 précise que ces servitudes n’ouvrent droit à aucune indemnisation.
Constitutionnalité : Cette disposition est compatible avec la constitution car ce n’est pas une privation.
CE, 16 JUILLET 2010, SCI LA SAULAIE : le CE refuse de transmettre la QPC soulevée devant lui au
sujet de la constitutionnalité de cet article du code de l’urbanisme.
CE, Sect., 3 juillet 1998, BITOUZET : affirme que l’article L. 105-1 du Code de l’urbanisme doit être lu
comme conforme à la CESDH car :
1. L’article lui-même, tout en posant le principe de non indemnisation, pose 2 exceptions : 1° Si la servitude
touche aux droits acquis des propriétaires / 2° Si la servitude entraîne une modification de l’état antérieur des
lieux. Mais en réalité, ces deux hypothèses ne jouent jamais.
2. Le CE créé de lui-même une nouvelle exception : l’indemnisation est due dans des cas exceptionnels où
l’instauration d’une servitude a pour conséquence de faire peser sur les propriétaires une charge spéciale et
exorbitante, hors de proportion avec l’objectif d’intérêt général. Cette construction jurisprudentielle suffit
pour le CE pour déclarer la disposition conforme.

Section II: le domaine privé


Cette soumission au droit privé découle de l’idée que le domaine privé est une sorte de propriétaire ordinaire,
que l’on peut comparer à celle des propriétaires privés.

le domaine privé est nécessaire aussi affecté à l’intérêt général, mais d’une manière moins visible et moins
immédiate, car l’intérêt immédiat mis en avant est l’intérêt financier du propriétaire public, qui va valoriser
économiquement les biens de son domaine privé.

Pour HAURIOU, les biens publics sont certes répartis en deux ensemble (domaine public/domaine privé),
mais il faut les concevoir comme 2 vases communicants, car l’essentiel des biens publics peuvent circuler
d’un domaine à l’autre, soit au gré de la volonté du propriétaire, soit au gré des choix faits par le législateur.

Paragraphe I: identification du domaine privé

Rappel 1 : le domaine privé fait l’objet d’une définition négative, car tous les biens publics qui ne sont pas
intégrés dans le domaine public appartiennent automatiquement au domaine privé. Ceux qui sortent du
domaine public intègrent automatiquement le domaine privé.
Rappel 2 : le CG3P a affiché l’ambition de réduire l’étendue du domaine public, ce qui a pour corollaire
l’extension du domaine privé. Ce phénomène est notamment passé par la consécration de dispositions
législatives affirmant que certaines biens relèvent du domaine privé, si bien que pour l’identifier, il faut
conjuguer deux méthodes : l’identification négative et la délimitation législative.

I. Identification juridique

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A. Le domaine privé général
C’est ici la définition négative qui délimite le domaine privé général : il renvoie à tous les biens publics qui
ne remplissent pas les critères posés par l’article L. 2111-1 du CG3P. Cela concerne donc :
Hypothèse 1 : les biens qui ne sont pas l’objet d’une propriété publique exclusive ; biens détenus en
copropriété ou en division de propriété -> CE, Set., 11 février 1994, CNIE D’ASSURANCE
PRÉSERVATRICE FONCIÈRE.

Hypothèse 2 : les biens publics qui ne sont pas affectés directement à l’usage du public.
Hypothèse 3 : les biens publics qui ne sont pas affectés à un SP
Hypothèse 4 : les biens publics affectés à un SP qui n’ont pas fait l’objet d’un aménagement indispensable
Hypothèse 5 : les biens et droits immatériels sont par principe en dehors du domaine public.
Il a déjà jugé, d’une part, que des biens immatériels peuvent constituer des biens de retours, dans le cadre
d’une concession de SP ; or, un bien de retour est indispensable et nécessaire au SP (CE, 21 décembre 2012,
CNE DE DOUAI) / d’autre part, il a jugé que des droits d’administration de pages de réseaux sociaux qui
permettent l’activité de communication de monuments ou sites touristiques sont nécessaires au
fonctionnement du SP (CE, 16 mai 2022, CNE DE NÎMES). Bref, il reconnait de plus en plus que des biens
immatériels sont nécessaires au SP, et on peut imaginer qu’ils soient bientôt qualifiés comme des biens du
DP.
B. Les domaines privés spéciaux
1. Les chemins ruraux : voies de circulation qui appartiennent aux communes et qui permettent aux
agriculteurs d’accéder à leurs terres
2. Les forêts domaniales : les bois et forêts appartenant aux personnes publiques et qui sont soumises
au régime forestier (article L. 2212-1).
*Les réserves foncières : biens immo acquis par une PP par voie d’expropriation ou par l’ex d’un dt de
préemption en vue de permettre de réaliser à l’avenir une action ou une opération d’aménagement.
Exceptions : terrains réservés en vue de la satisfaction des besoins d’îPub d’ordre maritime.
Les biens de collection des bibliothèques des CT relèvent du domaine privé, en vertu de la loi du 21
décembre 2021, sous réserve des exceptions prévues dans le CG3P.
Les biens des EPIC. le législateur a décidé que l’ensemble de son patrimoine relevait du domaine privé,
afin de faciliter la gestion de son patrimoine et pour la placer dans une situation proche de celle des
entreprises privées.

II. L’identification concrète du domaine privé


Il existe un moyen qui consiste en un inventaire des biens de l’État tenu à jour ; mais cet inventaire ne
concerne pas les collectivités territoriales. Il est utile plutôt pour l’État et les autres PP. Il comprend surtout
les biens immeubles, les biens les plus coûteux et les biens les plus rares.

Paragraphe II. Le régime du domaine privé


Plutôt qu’une distinction imperméable entre 2 masses dichotomisées de biens publics (domaine privé/
domaine public), il faudrait plutôt opérer une gradation des biens publics. DUGUIT et AUBY suggèrent une
présentation du régime des biens publics par pallier d’exorbitance : c’est la théorie de l’échelle de
domanialité. L’avantage est que cela permettrait de maintenir l’unité des biens publics sans les fractionner
par une distinction binaire.

I. La gestion du domaine privé


A. La nature patrimoniale du domaine privé

La nature patrimoniale du domaine privé se manifeste à travers la liberté du gestionnaire du domaine privé.
Cette liberté se traduit notamment par le choix laissé au gestionnaire d’exercer lui-même la gestion, ou de
l’externaliser en la confiant à une personne privée, en vertu d’une convention de gestion.

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TC, 1894, LOISELLEUR : la convention de gestion du domaine privé est une activité purement
patrimoniale, qui ne concerne absolument pas un service public, qu’il soit un SPA ou un SPIC ; effet = cette
convention de gestion relève du droit privé`

B. La nature ambivalente des actes de gestion du domaine privé.


Dans le cas d’un contrat de gestion : c’est en principe un contrat de droit privé. Ainsi, la personne publique
ne dispose pas ici des prérogatives contractuelles exorbitantes que lui offre l’administrativité du contrat. Par
exception, la convention peut être un contrat administratif :
- en vertu de la loi : il y a des cas de qualification législative administrativiste
- en vertu des critères du juge du contrat administratif : si le contrat comporte une clause exorbitante du
droit commun ou a pour objet la gestion d’un service public.
TC, 2010, SARL BRASSERIE DU THÉÂTRE : revirement d’une jurisprudence très extensive et très
favorable à la compétence du JA : désormais, l’acte par lequel une commune gestionnaire du domaine privé
initie, conduit, ou termine une relation contractuelle dont l’objet est la VALORISATION ou la
PROTECTION du domaine privé, et qui n’affecte ni son PÉRIMÈTRE ni sa COMPÉTENCE ; cet acte, ne
mettant en cause que des rapports de droit privé, relève dont de la compétence du juge judiciaire.

Limites :
1. La gestion du domaine privé ne s’étend pas aux actes de disposition du domaine privé, qui continuent de
relever de la compétence du JA
2. Tous les actes réglementaires portant sur l’utilisation du domaine privé sont par nature des actes
administratifs relevant de la compétence du JA
3. La JP SARL BRASSERIE DU THÉÂTRE ne vise que les recours des parties au contrat ; le JA demeure
donc compétent s’il est saisi par un tiers au contrat de gestion du domaine privé. Dans un premier temps,
la JP l’admet pour le tiers évincé.
Pour résumer toutes ces solutions jurisprudentielles :
La première question à se pose est de savoir s’il s’agit d’un acte unilatéral :
- si oui, il faut se demander quel est l’objet de cet acte ;
- si c’est un acte de disposition ou acte réglementaire, c’est le JA qui sera compétent
- si c’est un acte de gestion qui relève des rapports de voisinage, alors il faut se demander quelle est
la qualité du requérant :
- si c’est la personne visée par l’acte, la compétence sera celle du JJ
- si c’est un tiers par rapport à cet acte, c’est le JA qui sera compétent.
- si on est face à un contrat :
- le réflexe est de se demander s’il y a une qualification législative pour ce contrat, qui en ferait un
contrat administratif ; à défaut, peut-on faire jouer les critères jurisprudentiels du contrat admin
- si non, c’est un contrat de droit privé qui relève de la compétence du juge judiciaire. Mais
attention, pour les tiers, joue la théorie de l’acte administratif détachable.

II. L’utilisation privative du domaine privé.


A. Les conditions d’une utilisation licite

L’utilisation privative du domaine privé est marqué par une grande liberté. En témoigne notamment l’article
L. 2144-3 du CG3P, qui reconnaît qu’un local du domaine privé peut être affecté durablement à l’exercice
d’un culte, avec pour seule limite la condition que cette mise à disposition ne s’analyse pas comme une
libéralité ni comme un financement d’un culte (loi de 1905).

1. L’occupant privatif doit disposer d’un titre autorisant cette utilisation privative
- on retrouve des contrats qui, en revanche sont de droit privé en principe, constitutifs de droit réels
- on retrouve des conventions qui ne sont pas constitutives de droits réels
2. L’occupant privatif doit s’acquitter d’une contrepartie financière, appelée ici « loyer » et non
« redevance ».
Derrière ces ressemblances se dissimulent d’importantes différences :

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1. L’occupant privatif n’est pas ici soumis au principe de précarité, qui régit les autorisations d’occuper le
domaine public.
2. Le titre d’autorisation n’a pas nécessairement à être exprès et écrit, ce qui suppose une grande vigilance
de la part du propriétaire public, pour que l’occupant ne soit pas mis en situation d’acquérir la propriété
du bien du domaine privé, par le jeu de la prescription.
3. La PP peut ici choisir en toute liberté son occupant, car la procédure de sélection préalable qui
s’applique à certaines utilisations privatives du domaine public ne s’appliquent pas au domaine privé.

La CJUE affirme que les autorités publiques sont tenues lorsqu’elles envisagent d’attribuer une concession
qui n’entrent pas dans le champ d’application des directives relatives aux différentes catégories de contrat de
la commande publique ; elles sont tenues de respecter les règles fondamentales du TFUE, et plus
précisément le principe de non-discrimination.

Il n’est pas possible de concilier le régime des baux commerciaux ou ruraux avec une obligation de remise
en concurrence périodique.
Tout repose sur une interprétation restrictive de la notion de régime d’autorisation. En effet, la CJUE exige à
minima que l’on respecte les principes fondamentaux du TFUE, et surtout le principe de non-discrimination,
pour les autorisations qui permettent l’accès à une activité de services.
L’argument du CE est de dire que la dépendance du domaine privé ne conditionne pas l’accès à l’activité
économique, de sorte qu’il n’y a pas lieu d’appliquer les exigences de publicité et de mise en concurrence.
Cette interprétation du CE est très critiquée par les commentateurs :
1. Ils considèrent que le CE interprète l’ordonnance de 2017 contre la volonté de ses auteurs; cette
ordonnance ne distingue absolument pas deux catégories de titre, les titres nécessaires à l’exercice
d’une activité et les titres qui facilitent seulement l’exercice d’une activité
2. Ils rappellent aussi que le domaine privé est déjà partiellement soumis à une mise en concurrence ;
c’est le cas pour les cessions de biens du domaine privé.
3. Ils avertissent du risque de l’instrumentalisation des qualifications, soit par le législateur ou les PP,
qui vont présenter des biens comme des dépendances du domaine privé pour échapper à
l’application du droit de l’UE.

Par exception :
- Le JA demeure compétent si le titre d’autorisation du domaine privé a un caractère administrati
- Le JA demeure compétent si l’occupation sans titre du domaine privé menace la continuité d’un SP
administratif
- Enfin, dans des cas exceptionnels, la PP peut déployer la procédure d’exécution d’office (TC, 2 février
1902, STÉ IMMOBILIÈRE DE SAINT-JUST) pour expulser un occupant sans titre du domaine privé.

Chapitre 2 : L’uniformisation des biens publics et privés par les régimes spéciaux

Section 1 : Le prisme unificateur du droit de l’expropriation

=>L’expropriation est un mode d’acquisition forcée de la propriété, puisqu’il s’agit d’opérer un transfert de
la propriété d’un bien sans le consentement du propriétaire.

- la première est celle où l’acquisition forcée de la propriété concernait les biens privés (nationalisations,
confiscations)
- le deuxième est celle où l’acquisition forcée ne jouait qu’au détriment des personnes publiques (transfert
de collections).

=>importance qualitative : article 17 DDHC.


- importance quantitative : loi du 8 mars 1810 sur l’expropriation
- Cette loi a été modernisée avec un ordonnance du 23 octobre 1958 qui créé une procédure bipartite, càd
une procédure à la fois administrative et judiciaire.

§1. Les règles de fond


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I. Les règles organiques
A. Le titulaire exclusif du droit d’expropriation

Dès la loi de 1810, le préfet est érigé en clé de voûte de l’expropriation, symbolisant la compétence de l’État en la
matière.
Code de l’expropriation, car l’article L. 121-1 précise que « l’utilité publique est déclarée par l’autorité compétence de
l’État »

Dans l’exercice de cette compétence exclusive, les autorités de l’État jouissent d’un pouvoir discrétionnaire,
qui se traduit :
- par la possibilité de refuser l’expropriation sollicitée, pour tout motif, y compris pour un motif
d’opportunité ;
- par la possibilité de mettre un terme à tout moment à une opération d’expropriation qui est déjà engagée.
B. La diversité des expropriants a des bénéficiaire
1. Les expropriants
Expropriant = initiateurs d’un projet d’expropriation. Ce n’est pas le titulaire du droit d’expropriation,
qui est l’État. Ce sont eux qui sollicitent l’État pour qu’il prenne les mesures nécessaires à la réalisation de
l’opération d’expropriation.
D’abord au sujet des communes : pour qu’une commune mette en œuvre sa qualité d’expropriant, elle doit
mettre en avant un intérêt public local; cette notion revoie à la fameuse clause générale de compétence dont
bénéficient les communes. Mais en matière d’expropriation, cette notion d’intérêt public local est appréciée
de façon extrêmement souple.
1er élément de souplesse : une expropriation peut-être sollicitée par une commune pour implanter sur son
territoire un SP national ; le CE juge dans cette hypothèse que la présence sur le territoire d’une commune
d’une antenne d’un SP national, pour les administrés, cela représente quand même un intérêt public local.
2ème élément de souplesse : installer des équipements publics qui relèvent d’une autre collectivité
territoriale.
3ème élément de souplesse : l’intérêt public local ne s’apprécie pas uniquement sur l’assise géographique
de la commune. Le CE a considéré qu’une commune pouvait engager une expropriation d’un terrain situé
sur le territoire d’une autre commune

La législation en la matière est très contraignant depuis une loi de l’an XII ; depuis cette loi, il est interdit de
construite un cimetière à moins de 35m d’un point d’eau public, pour des raisons de salubrité.
- ensuite au sujet des départements et des régions : ils ne bénéficient pas d’une clause générale de
compétence ; l’expropriation qu’ils vont engager doit absolument entrer dans le champ des compétences
qui leur sont confiées par la loi.
- enfin au sujet des EP : il peut, car c’est une PP, avoir la qualité d’expropriant. Elle a été expressément
reconnue.
CE, Ass., 17 mars 1972, MINISTRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE c/
SŒURS LEVESQUE : reconnait expressément aux EP la qualité. En l’espèce il s’agissait d’un hôpital ; le
CE reconnait que « en sa qualité de PMDP, il peut engager une procédure d’expropriation concernant le
terrain d’un particulier »

La qualité d’expropriant peut être reconnue à des personnes privées ; il y a toutefois une grande différence ;
la qualité d’expropriant n’est pas une faculté de principe pour les personnes privées, elle n’est pas inhérente
à leur nature. C’est une faculté d’attribution qui doit être expressément reconnue par la loi ;
- d’abord, cette faculté peut être reconnue à certaines personnes qui agissent ANPC d’une PP. Hypothèse
dans laquelle une personne privée a temporairement la qualité de concessionnaire d’aménagement,
concessionnaire de service public ; ces personnes privées vont pouvoir avoir la qualité d’expropriant car
agissent ANPC d’une PP (par contrat).
- ensuite, cette faculté peut être reconnue à certaines personnes privées qui sont chargées d’un SP, non par
contrat, mais soit par la loi soit par un acte réglementaire.
- enfin, la faculté d’exproprier peut être reconnue à des personnes privées directement par la loi, qui va
viser toute une catégorie de personnes privées.

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2. Les bénéficiaire
Bénéficiaire: la ou les personnes qui vont in fine tirer profit de la procédure d’expropriation, en devenant les
nouveaux propriétaires des biens expropriés.
CE, Ass., 20 décembre 1935, ÉTABLISSEMENT VÉZIA : des stés privées peuvent bénéficier
d’expropriations pour réaliser leurs actions d’intérêt général.

II. Les règles matérielles


A. L’objet de l’expropriation

1. Les biens immobiliers


Elle concerne avant tout et presque exclusivement les biens immobiliers ; c’est ce qu’affirme l’article L.1 du
code de l’expropriation qui désigne l’expropriation comme s’appliquant en tout ou partie à des
immeubles ou des droits réels immobiliers.
L’expropriation peut concerner les immeubles des personnes publiques ; la condition est toutefois que cet
immeuble relève bien du domaine privé de la PP.

En revanche, les immeubles du domaine public sont soustraits à l’expropriation, car ici le principe
d’inaliénabilité joue à plein, et s’oppose à toutes les sorties du domaine public, qu’elles soient volontaires ou
forcées. CE, 20 juillet 1930, SIEUR KERSAO : le CE explique que le principe d’inaliénabilité empêche
l’expropriation des dépendances du DP.
La théorie des mutations domaniales (cf pouvoir de gestion du DP) : elle permet un changement autoritaire
de l’affectation d’une dépendance du DP.
Mais cette solution est loin d’être idéale, car cette théorie ne suppose pas d’indemnisation de la collectivité.
On arrive dont à une situation paradoxale que le bien du domaine privé est mieux protégé que le bien du
domaine public, car s’il y a expropriation du domaine privé, il y a indemnisation.

2. Les biens mobiliers

la loi du 11 août 1936 permet d’exproprier les approvisionnements indispensables aux usines de guerre
nationalisées.
- article L. 532-11 Code du patrimoine : permet l’expropriation de biens culturels maritimes.
Dans ces hypothèses, quand on fait jouer le régime de l’expropriation, celui-ci en réalité s’applique avec des
déviations. En effet :
1. L’expropriation va être justifiée par un besoin public et non pas par une utilité publique = exigence
moindre.
2. La procédure d’expropriation est allégée ; le juge compétent sera le juge judiciaire de droit commun et
non pas le juge de l’expropriation.
En réalité, ces procédures jouent très peu pour les biens meubles, car on préfère appliquer une autre
procédure de transfert forcé de la propriété : la réquisition mobilière.

B. Le but de l’expropriation
Article 17 DDHC ; article L.1 code de l’expropriation ; article 545 code civil.
- l’expropriation est justifié par l’utilité public.
Au XIXème siècle, on utilise l’expropriation principalement pour réaliser des travaux publics et plus
spécialement pour réorganiser les grandes villes avec des artères imposantes et de nouveaux monuments. On
exproprie aussi pour développer les réseaux ferrés.
Au début du XXème, on exproprie surtout pour développer les services publics. Puis l’expropriation va
servir progressivement à développer l’action publique bien au-delà de la notion de service public.

L’utilité publique, concrètement, est déterminée de 2 manières :


- soit par le législateur
- soit par l’administration qui, dans ce cas-là, est guidée par la JP du CE.

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1. La détermination de l’utilité publique
a. La détermination législative

Loi du 30 mars 1887 sur les monuments historiques : elle permet d’exproprier un immeuble dont le
propriétaire refuse qu’il soit classé au titre des monuments historiques.

1- Le régime appliqué : souvent, cette consécration législative s’accompagne d’une procédure


d’expropriation particulière, différente de la procédure de droit commun. Elle peut être plus rigoureuse (par
exemple régie par le code de l’expropriation et le code de l’environnement = multiplication des règles) mais
aussi plus souple, notamment quand l’urgence le justifie.
2. Le contrôle opéré par le JA : dans cette hypothèse où le législateur a décidé que tel but était d’utilité
publique, le JA se borne à un contrôle de la qualification juridique des faits ; il vérifie que les faits retenus en
l’espèce correspondent bien à la qualification législative de l’utilité publique

b. La détermination administrative
L’administration peut déterminer que l’expropriation revêt d’utilité public.
CE, 1938, SIEUR CAMBIERY : l’utilité publique n’est pas réductible aux seuls besoins du service public,
elle est plus large que cela ; elle peut être présente pour répondre à de simples besoins administratifs,
sanitaires ou sociaux, touristiques
théorie de l’utilité publique globale qui permet de considérer que l’utilité publique d’un projet va s’étendre
par globalité à un autre projet, qui, si on le prenait isolément, ne répondrait pas aux critères de l’utilité
publique. Cette théorie est illustrée par CE, 12 avril 1967, STÉ NOUVELLE DES ENTREPRISES
D’HÔTELS.
l’intérêt général est compatible avec la satisfaction d’intérêts privés. L’idée générale est la suivante : si
l’intérêt général demeure la motivation principale d’un projet, peu importe qu’il serve en parallèle des
intérêts privés -> CE, 20 juillet 1971, VILLE DE SAUCHAUX

c. Les limites
Si l’utilité publique est extensive, elle a des limites :
Première limite : l’intérêt purement privé
Deuxième limite : si l’expropriation s’éloigne finalement de son but initial d’utilité publique. Dans ce cas,
l’article L. 421-1 du Code de l’expropriation permet à l’exproprié à demander à l’expropriant de lui restituer
son bien = droit de rétrocession, qui joue :
Hypothèse 1 : lorsque le bien de l’exproprié n’a pas été affecté à l’utilité publique projetée dans un délai de
5 ans.
Hypothèse 2 : lorsque le bien de l’exproprié est affecté à une autre utilité publique que celle visée dans la
DUP.
Hypothèse 3 : lorsque le bien de l’exproprié cesse d’être affecté à l’utilité publique avant l’expiration d’un
délai de 30 ans.

2. Le contrôle de l’utilité publique


Ce contrôle par le JA en cas de contentieux est très poussé. Ce contrôle est opéré à partir de la DUP. Dans
son état actuel, ce contrôle a été fixé par CE, 19 octobre 2012, COMMUNE DE LEVALLOIS-PERRET :
le CE fixe le mode d’emploi du contrôle :
Pour se prononcer sur le caractère d’utilité publique d’une opération nécessitant l’expropriation, le JA doit
contrôler successivement 3 points :

- 1° Il doit s’assurer que l’expropriation réponde bien à une finalité d’intérêt général (renvoi 1.).
- 2° Il doit s’assurer que l’expropriant n’était pas en mesure de réaliser l’opération dans des conditions
équivalentes sans recourir à l’expropriation = sous-entend que l’expropriant aurait pu tout autant
utiliser ses propres biens
- 3° Il doit s’assurer que les atteintes à la propriété privée, le coût financier et les inconvénients d’ordre
social ou économique, que comporte l’opération, ne sont pas excessifs eu égard de l’intérêt qu’elle
présente.
a. La nécessité (deuxième temps du contrôle)
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Aussi dit « contrôle de l’équivalence ». Appliqué pour la première fois dans CE, Sect., 29 juin 1976,
MINISTRE DE L’INTÉRIEUR c/ MALARDEL.

=> le JA ne peut pas, à l’occasion du contrôle de la nécessité, regarder si le projet retenu par la PP est
meilleur qu’un autre
b. Le bilan coût-avantages (troisième temps du contrôle)
Le juge va mettre en balance, d’un côté, l’avantage retiré de l’opération, et ses coûts
=>La doctrine aujourd’hui est bcp plus circonspecte, car :
1. Très faible nombre de DUP censurées ; cette théorie du bien n’a pas été si révolutionnaire.
2. Les DUP censurées concernent des projets portés par des PP autres que l’État .
3. Les projets de grande envergure échappent à la censure du JA, si bien que les auteurs évoquent une
quasi-présomption irréfragable d’utilité publique pour les projets de grande envergure. Autrement dit, il
semble que l’intérêt économique d’une opération prime tout le reste.
=>la doctrine soutient que la théorie du bilan, loin de traduire un contrôle approfondi de la part du JA,
dissimule en réalité un contrôle restreint = qui se limite à censurer les erreurs manifestes d’appréciation
CE, Ass., 28 mai 1971, VILLE NOUVELLE-EST : consacre la théorie du bilan coûts-avantages : le CE
affirme qu’une opération ne peut être déclarée d’utilité publique que si les atteintes à la propriété privée, le
coût financier, et éventuellement les inconvénients d’ordre social qu’elle comporte, ne sont pas excessifs eu
égard à l’intérêt qu’elle présente.

Précisions sur la notion de coût/inconvénient :


1. Les atteintes à la propriété privée : elles sont inévitables, mais le CE exige qu’elles ne soient pas
excessives.
2. Le coût financier de l’opération : le JA va analyser les dépenses liées à l’opération d’expropriation. Elles
correspondent aux indemnisations, au coût des constructions.
3. Les inconvénients d’ordre social : cela résultait de la décision de 1971. Mais cette catégorie a été élargie
par CE, 20 octobre 1972, STÉ CIVILE SAINTE-MARIE DE L’ASSOMPTION : le CE fait
référence aux inconvénients d’ordre social, ainsi qu’à l’atteinte à d’autres intérêts publics.

§2. Les règles procédurales


I. La phase administrative
A. L’enquête publique

L’expropriation a été un terreau de la démocratie administrative, car elle suppose à la fois : l’information du
public, sa consultation, et sa participation. Cette réflexion collective s’appuie sur l’enquête publique, qui
marque le commencement de la procédure d’expropriation.

1. Le dossier soumis à enquête publique

Il incombe à l’expropriant de constituer un dossier:


1. Une note explicative qui expose à la fois l’objet de l’opération projetée, et ses motifs, ainsi que les
alternatives envisagées, mais qui n’ont pas été retenues. Il faut mentionner à ce titre les avantages et les
inconvénients des autres projets non-retenus. `
2. Un plan de situation, qui indique les immeubles à exproprier, et la localisation des ouvrages que l’on
entend construire.
3. Le plan général des travaux et les caractéristiques les plus importantes des ouvrages qui seront réalisés.
4. L’appréciation des dépenses, qui comprend les indemnités à verser, et le coût des constructions à réaliser
= présentation des modalités concrètes de financement, et recettes pouvant être attendues de l’opération.
- une évaluation socio-économique et environnementale : c’est le cas lorsque le projet porte sur une grande
infrastructure de transports (voies routières, voies navigables ou aérodromes).
- une étude d’impact : elle est requise pour les projets qui sont susceptibles d’avoir des incidences notables
sur l’environnement ou la santé humaine (installation nucléaire ou installation classées).

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2. La procédure d’enquête publique
Le dossier est constitué par l’expropriant, puis remis au préfet, qui est le seul compétent pour décider, en
toute opportunité, d’ouvrir une enquête publique. Le préfet peut donc décider d’ouvrir cette enquête ; dans
cette hypothèse,
1. Un commissaire enquêteur va être désigné par le président du tribunal administratif dans le ressort
duquel se situe l’opération projetée ; cette désignation doit être faite dans un délai de 15 jours à compter
de la saisine préfectorale.
2. Si le préfet accepte, c’est lui qui décide des conditions de l’enquête publique : date d’ouverture, durée
(min 15 jours), modalités de consultation du dossier d’enquête publique, ainsi que les modalités de dépôt
des observations par le public.
3. Il doit encore assurer la publicité de l’ouverture de l’enquête.
Ils seront envoyés au commissaire enquêteur, qui dispose d’1 mois pour rédiger un rapport :
1. Décrit de déroulement de l’enquête
2. . Conclusions motivées du commissaire. Rien ne l’oblige à suivre l’opinion publique ; la seule chose
qu’on exige de lui, c’est récapituler les objections formulées par le public, et il doit examiner les
solutions alternatives proposées, sans qu’il soit nécessaire qu’il donne son avis personnel sur chacune
d’entre elles
3. Ce rapport se termine par un avis, qui est soit favorable, défavorable ou favorable sous réserve ; cet avis
concerne l’utilité publique du projet.
Cet avis est important en cas de contentieux futur car :
1. Le JA de l’excès de pouvoir pourra tout à fait tenir compte de cet avis défavorable lorsqu’il contrôlera
l’utilité publique du projet, à l'occasion d’un REP contre la DUP
2. Le JA des référés accorde facilement la suspension d’une DUP lorsque l’avis était défavorable, car dans
cette hypothèse, le requérant n’a pas à prouver l’urgence qui existe à suspendre la décision.
B. La déclaration d’utilité publique
1. La déclaration d’intérêt général
Mais depuis une loi du 22 février 2002, on exige dans certains cas que la déclaration d’intérêt général soit
précédée d’une déclaration d’intérêt général.
Elle doit être adoptée dans un délai de 6 mois pour les CT, 1 an pour l’État, après la clôture de l’enquête
publique.
Elle doit être motivée = elle doit exposer les motifs qui justifient l’intérêt général de l’opération au regard de
l’étude d’impact réalisée, et des débats publics qui ont eu lieu.
=> Elle peut faire l’objet d’un REP ; dès lors, elle est susceptible de faire l’objet d’un référé-suspension,
mais la déclaration d’utilité publique ne doit pas être encore adopté

2. L’acte déclaratif d’utilité publique


a. L’autorité compétence pour déclarer l’utilité publique
En principe, la DUP doit être adoptée dans un délai d’1 an qui suit la clôture de l’enquête publique. Le préfet
est en principe compétent, et agit une fois de plus en tout opportunité.
Exception 1 : on va exiger un arrêt inter préfectoral (2 ou 3 préfets) lorsque les immeubles concernés sont
situés sur le territoire de plusieurs départements.
Exception 2 : lorsque l’opération tend à installer les immeubles des administrations centrales de l’État, il
s’agira d’un arrêté ministériel.
Exception 3 : pour un certain nombre d’opérations visées limitativement par l’article R. 121-2 du Code de
l’expropriation, comme les autoroutes, les voies fluviales, les aérodromes, on exige un décret pris en CE. Le
délai pour l’adopter est alors allongé à 18 mois.

b. L’objet de la DUP
S’agissant de l’objet de la DUP, il est double :
1. D’abord, elle a pour objet d’affirmer l’utilité publique du projet
2. Ensuite, elle autorise l’acquisition des immeubles concernés

c. La nature de la DUP

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En principe, elle n’a pas d’effet car elle se borne à constater une situation qui préexiste = ce n’est donc pas
un acte administratif unilatéral, ni a fortiori un acte réglementaire ; ce n’est pas non plus un acte individuel,
car es destinataires sont indéterminés.
Il y a des avantages à être une décision d’espèce :
1. On les soustrait à des règles du régime des actes réglementaires : elle n’a pas à être motivée / elle ne peut
être regardée comme une décision créatrice de droits.
2. On leur applique des règles du régime des actes réglementaires : le régime de l’abrogation et le régime
de publicité. Sur le plan de l’analyse de la nature de la DUP, elle présente une autre particularité, car elle
est partiellement déclarative.

d. La contestation de la DUP
Par voie d’action :
Elle peut faire l’objet d’un REP qui sera introduit devant le TA si la DUP prend la forme d’un arrêté
préfectoral ; le recours sera introduit directement devant le CE si la DUP a été adoptée par décret.
- on peut contester légalité des actes préparatoires de cette DUP en application de la théorie des opérations
complexes.
Par voie d’exception :
Elle pourra aussi être contestée par la voie de l’exception d’illégalité, à l’occasion d’un REP dirigé contre un
acte postérieur à la DUP, tel que l’arrêté de cessibilité.

C. L’arrêté de cessibilité
1. L’enquête parcellaire
Avant d’adopter cet arrêté, il faut réaliser une nouvelle enquête dite « enquête parcellaire » qui permet de
déterminer avec précision les biens qui vont être expropriés, ainsi que les propriétaires de ces biens. Là
encore, c’est le préfet qui est compétent pour ouvrir cette nouvelle enquête, avec le choix de poursuivre ou
non l’expropriation en opportunité.
Si l’enquête est ouverte, elle doit durer au moins 15 jours.
Elle permet aux personnes intéressées (les propriétaires expropriés mais aussi les voisins) de présenter leurs
observations écrites.
À l’issue de l’enquête, un commissaire enquêteur désigné par le préfet dispose d’un délai d’1 mois pour
rédiger ses conclusions au sujet des parcelle qui vont être expropriées, et au sujet de l’emprise du projet.

2. L’arrêté de cessibilité
Une fois que cet avis est rendu, le préfet peut édicter l’arrêté de cessibilité. Il marque la fin de la phase
administrative de l’expropriation ; il désigne avec précision les propriétés qu’il déclare cessibles, et l’identité
des propriétaires.
Comme pour la DUP, il constitue un acte particulier : c’est un acte collectif = collection d’actes individuels.
Cet arrêté de cessibilité n’est pas créateur de droits, et peut réserver quelques surprises car le préfet dispose
jusqu’au bout d’un pouvoir discrétionnaire ; à ce stade, il peut encore modifier le projet, et inclure dans
l’arrêté de nouvelles parcelles, qu’il déclare cessibles alors qu’elles n’étaient pas incluses dans la DUP ; il
peut le faire si cette cessibilité apparait comme la condition nécessaire du projet. À l’inverse, il peut à ce
stade aussi retirer certaines parcelles pourtant visées par la DUP.
II. La phase judiciaire
C’est en 1810 qu’on prévoit l’intervention du JJ dans la procédure d’expropriation. Elle est pour beaucoup
dans la formulation et pérennisation de l’adage selon lequel le JJ serait le gardien naturel de la propriété
privée.

A. Le transfert de propriété
Le transfert de propriété se fait par une ordonnance d’expropriation, laquelle ne peut faire l’objet que d’un
recours directement en cassation.
B. L’indemnisation
- Concernant les personnes pouvant demander l’indemnisation :
Elle concerne toutes les personnes lésées par l’expropriation. Il peut s’agir des propriétaires expropriés, mais
également des personnes détenant un droit sur le bien exproprié, ou encore le titulaire d’un bail sur ce bien.
- Concernant les modalités de fixation de l’indemnisation :
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1. L’administration émet une offre indemnitaire.
2. Une contre-proposition doit être présentée par les particuliers dans un délai d’un mois
3. Un accord amiable doit alors être trouvé sous un certain délai
Cette procédure fait l’objet de nouvelles règles procédurales :
- respect du contradictoire
- soumission au principe de l’égalité des armes, ce qui suppose que toutes les données que l’expropriant
détient pour fixer le montant de l’indemnisation doivent être communiquées aux parties.
=>Si aucun accord amiable n’est conclu pour l’indemnité, le juge de l’expropriation est saisi.
En raison de la défiance du législateur français à l’égard du juge de l’expropriation
=>Il lui a adjoint un commissaire au gouvernement qui l’assiste : c’est le directeur des finances publiques
=>La pratique montre que le montant proposé par le commissaire du gouvernement est souvent celui qui est
retenu par le juge de l’expropriation
• Concernant le moment de référence pour l’indemnisation :
En principe, le code de l’expropriation à l’article L. 322-1 : précise que le juge fixe le montant des
indemnités d’après la consistance des biens à la date où il rend l’ordonnance de transfert de propriété.
Toutefois, L. 322-2 : permet de reculer dans le temps la date de référence.
=>Cette disposition est destinée à lutter contre la spéculation foncière, car un bien peut soudainement
prendre de la valeur, au moment de l’annonce d’un futur projet d’aménagement. Mais cette disposition peut
conduire à des solutions injustes.
=>Concernant le contenu de l’indemnisation :
- Elle couvre le dommage principal
La limite de l’indemnisation est le préjudice moral : il n’est pas indemnisé

Section 2 : Le prisme modérateur du droit des travaux publics


Attention : travaux publics est une notion piège ; derrière cette expression unique se dissimule deux réalités
qui ne coïncident pas nécessairement :
- d’une part, ce sont des opérations matérielles de travaux
- d’autre, ce sont les résultats ou l’objet de ces travaux = ouvrages publics
Cette dualité a été mise en avant par René CAPITANT dans la revue de DP en 1829 : « cette notion est
irriguée par une dimension active.

=>Enjeux de détermination :
1. La compétence est celle du JA : c’est une compétence très ancienne, reconnue par la loi du 28 pluviôse an
VIII
2. Le droit applicable est le DA, quand bien même on est face à des personnes privées.

§1. La double notion de travail public


I. La dimension active
Il peut y avoir des hypothèses de qualification législative de TP
En dehors de ces hypothèses, il faut appliquer des critères jurisprudentiels. Ce sont les juges qui ont dégagé
ces critères.
A. L’invariant : un travail immobilier
Pour parler d’un TP, il faut impérativement qu’il y ait
- un travail de l’homme
- un travail matériel, càd non intellectuel, comma la construction, la transformation, la démolition,
l’extension, l’entretien. À ce titre, le JA en retient une conception large.
- un travail sur un immeuble
- La JA retient aussi une conception extensive de la notion d’immeuble d’abord en utilisant les dispositions
du Code civil qui évoque le immeubles par incorporation (article 517 et 524) ainsi que les immeubles par
destination (article 525)
- ensuite, le JA privilégie une analyse globale des travaux réalisés ; il peut tout à fait reconnaître la qualité
de TP à une opération qui porte simultanément sur des biens immobiliers et mobiliers.

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- e JA retient une conception souple des TP sur le plan temporel : cette notion va recouvrir aussi bien des
interventions antérieurs au chantier proprement dit, que des interventions postérieures au chantier lui-
même.
- Dernière précision : l’ampleur de l’opération est tout à fait indifférente ; on parle de TP aussi bien
lorsqu’il s’agit de construire une autoroute que lorsqu’il s’agit du nettoyage des voies publiques.

B. L’alternative fonctionnelle
1ère branche : le travail public est d’abord celui qui est accompli, pour le compte d’une PP dans un but
d’intérêt général.
2ème branche : le travail public peut aussi être celui accompli par une personne publique dans l’exercice
d’une mission de service public.
1. Un travail accompli pour le compte d’une personne publique dans un but d’intérêt général
On commence par cette branche car elle fut la première dégagée par le JA.
La condition est donc celle de l’intérêt général, condition souple car bcp de travaux immobiliers peuvent,
avec ce critère, être considérés comme des TP.
La seule limite à cette notion extensive de l’intérêt général est le travail d’intérêt privé et le travail réalisé
dans un but purement financier ou patrimonial par les PP.
En outre, ces travaux doivent être accomplis pour le compte d’une PP. En réalité, ces travaux peuvent être
réalisés par la PP elle-même.

2. Un travail accompli par une personne publique pour la réalisation d’une mission de service public

Cette seconde branche de l’alternative a été consacrée par le TC dans TC, 28 mars 1955, EFFINIEFF :
dans cette décision, le TC qualifie de TP des TP réalisés par un EP sur des immeubles privés, consistant en la
reconstruction de ces immeubles, dans le cadre du service public de la reconstruction (réparer les immeubles
après la guerre).

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Common questions

Alimenté par l’IA

The integration of fundamental liberties into public domain management enhances individual rights by ensuring that public spaces serve as platforms for exercising freedoms, such as speech and assembly. By embedding these liberties within public domain policies, government entities acknowledge the constitutional importance of maintaining spaces that support societal functions beyond administrative or economic purposes. This creates a legal architecture that protects individual rights within public areas, reinforcing the notion that these spaces are not solely for administrative or commercial use, but also platforms for democratic engagement and personal freedom .

The procedural steps in an expropriation investigation include an initial public inquiry to gather data on the specific parcels and identify impacted owners. This step is crucial as it enables stakeholders, including property owners and neighboring parties, to present their observations, ensuring transparency and community involvement. Following this, the investigation's conclusions guide the administrative decree of cessibility, marking which properties can be expropriated. These procedures are significant as they provide a structured and legally compliant framework that assures due diligence, mitigating arbitrary property seizures and safeguarding owners’ rights .

The concept of hybridity challenges the traditional distinction between public and private domains by blurring the strict separation that has historically defined public and private properties. The notion that private properties can have protections similar to public domains suggests a merging of legal frameworks, indicating the birth of a hybrid domain. This reflects the evolving nature of property law where public and private rights and interests are increasingly interwoven, potentially leading to a legal framework that accommodates elements of both public utility and private rights .

Georges Tessier distinguishes the legal nature of public property from private property by introducing the concept of a servitude of general interest, which is distinct from the property right itself. This servitude implies certain obligations or uses tied to the property that are geared towards public benefit. In contrast, André de Laubadère argues against this by stating that ownership and allocation are closely intertwined, and the allocation is a prerogative linked to property rights, emphasizing a more integrated view of public property's legal nature with its function .

Maurice Hauriou's view suggests that public property management can benefit from adapting private law tools by borrowing and adjusting them to fit the requirements of public law. This adaptation allows public entities to exercise control and administration of public properties with enhanced flexibility and efficiency, leveraging private law's established mechanisms for dealings and negotiations while ensuring public interests are safeguarded. Hauriou advocates for a balance where public entities maintain their authoritative role while embracing private law strategies to improve governance and utility of public assets .

The declaration of public utility (DUP) entails several administrative burdens and limitations. Administratively, the DUP requires comprehensive justification for public interest, often preceded by a detailed public inquiry, impacting both local governments and state bodies. The complexity is heightened by obligations to ensure transparency and legal compliance throughout the process. Limitations arise from the necessity to observe procedural deadlines and jurisdictional authorizations, such as varying requirements for multi-departmental projects or central government involvements, often necessitating higher-level approvals like inter-prefectoral orders or ministerial decrees .

The CJEU decision in the Promoimpresa case highlighted that the occupation of the public domain must be subject to public notice and competition measures. This decision emphasizes the need for transparency and fair access, preventing arbitrary occupation of public spaces for private profit. Furthermore, it implies that such occupations should not merely consider profit as the sole objective, underscoring the protection of various utilitarian benefits of the public domain .

The administrative engagement with the delimitation process of public domains exhibits distinctiveness due to its unilateral nature and inherent complexities that diverge from common law procedures. This process obliges public entities to determine boundaries of the public domain, such as maritime or fluvial areas, without judicial intervention. The administrative privilege evident here, known as the privilege of the preliminary ruling, showcases the unique legal mechanisms in public domain management that prioritize public interest over administrative convenience, reflecting a system where public domain classification is both strategic and highly regulated .

Individuals have legal protections against expropriation under circumstances where the declared public utility shifts from its original purpose. These protections include the right of retrocession, which allows expropriated individuals to request the return of their property if it is not used for the intended public purpose within a specific timeframe or if it is repurposed for a different public utility not originally declared. For instance, if a property is not utilized for the declared utility within five years or changes purpose without fulfilling the original intent, the former owner can demand retrocession .

The constitutional values attributed to public property rights, particularly in the context of laws on privatizations, indicate an alignment between public property rights and the constitutional protections traditionally reserved for private property. This alignment, as seen in the 1986 decision, elevates public property rights by connecting them to constitutional articles that protect property rights in general, such as Article 2 and 17 of the DDHC. This perspective not only enhances the legal protection of public property but also implies a deliberate effort to balance public and private interests, thus reshaping the legal landscape concerning public assets and their potential privatization .

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