0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues7 pages

1.la Strangulation

كتاب فرنسي

Transféré par

marouaward2008
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues7 pages

1.la Strangulation

كتاب فرنسي

Transféré par

marouaward2008
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La strangulation :

Plan :

I. Introduction / définition
II. Strangulation à la main

A. Circonstances médico-légales
B. Mécanisme de la mort
C. Expertise médicolégale

III. Strangulation au lien

A. Circonstances médico-légale
B. Mécanisme de la mort
C. Expertise médicolégale
D. Eléments de diagnostic différentiel
I. Introduction / définition :
La strangulation est une forme médico-légale d’asphyxie mécanique très
importante car son origine est habituellement criminelle et son diagnostic parfois
délicat si les traces sont discrètes.
La strangulation accidentelle est la strangulation suicide sont assez rares, elles ne
sont réalisables qu’avec un lien.
Enfin la strangulation se définit comme suit :
TARDIEU : c’est un acte de violence consistant en une constriction exercée
directement soit autour du cou, soit au devant du cou et ayant pour effet, par une
action mécanique, de s’opposer au libre passage de l’air et parfois de la circulation
cérébrale.
On distingue deux grands types de strangulation:
1. Strangulation complète : au lieu
2. Strangulation incomplète : à la main

II. Strangulation à la main :


A. Circonstances médico-légales :
1) Crime :
1. La strangulation à la main est presque toujours criminelle.
2. Difficile chez l’adulte robuste contrairement au vieillard, l’individu ivre ou
débile où la strangulation à la main est facile.
3. Chez le jeune enfant, ou le nouveau-né la difficulté est nulle et s’était jadis
un mode d’infanticide très fréquent.
2) Accident : il s’agit surtout de l’étranglement au judo, des violences laryngées
peuvent entraîner la mort par inhibition.
3) Suicide : la strangulation à la main suicidaire n’existe pas dans la mesure où la
syncope provoquée par la compression entraînerait inéluctablement le
relâchement des mains.
B. Mécanisme de la mort :
❖ La mort peut survenir soit :
1. Par asphyxie.
2. Par inhibition.
1) Asphyxie par obturation du conduit aérien :
1. Une pression de 12 à 15 kg suffit à aplatir la trachée contre le plan vertébral.
2. l’acte criminel entraîne le plus souvent l’obturation par lésions du larynx et le
refoulement de la paroi postérieure du larynx contre la base de la langue.
3. La durée de survie (15 – 20 min chez l'adulte) est variable en fonction de la
strangulation.
2) L’inhibition et syncopes:
1. La syncope est liée à une chue du débit sanguin cérébral temporaire, liée a une
action vaso-vagale qui se présente comme l’exagération d’un réflexe sympatho-
parasympathique normale.
2. Le résultat est une anoxie cérébrale transitoire d'abord de l'étage cortico-
thalamique, puis du mésencéphale.
3. Si la strangulation est maintenue, on voit s'installer des syncopes mortelles :
coma avec mydriase.
4. Si le sujet est réanimé à temps il persiste souvent des troubles psychiques avec
amnésie rétrograde.
B. Expertise médicolégale :
1) Examen des lieux:
1. La levée du corps doit être minutieuse, précisant la position du corps, l'état des
vêtements et les éventuels désordres
2. Il fait prélever toutes traces ou taches suspectes:
2) Examen externe du cadavre: Minutieux, descriptif et précis
a) Signes de lutte:
1. Existence de pétéchies sclérales et conjonctivales ainsi qu’au niveau des
téguments faciaux ; en régions périorbitaires et jugales.
2. Cyanose avec ecchymoses et excoriations en rapport avec les tentatives de
suffocation pour étouffer les cris (ecchymoses et excoriations siégeant au niveau
de la bouche et le nez)
3. Tête : des plais contuses de la tête au niveau occipitale (coup d’assommoir
réaliser par des chocs répétés de la tête sur le sol)
4. Les membres et l’occiput : lésions de chute
5. Bras ; avant- bras et des mains : lésions de défenses (érosion ; ecchymose)
b) l’existence de stigmates unguéaux au niveau du cou :
1. Il s'agit d'empreinte semi-lunaire ou allongées, de dimensions centimétriques
correspond à l’application avec force d’ongles sous la peau produit une petite
section de l’épiderme.
2. Sur le cadavre : il y’a par cheminement, consécutif à une déshydratation rapide
prenant un teint jaunâtre Si on fait des incisions on trouve en profondeur une
petite suffisions sanguine traduisant l’ecchymose provoquée par la pression des
doigts.
3. Ces signes sont inconstants, ils sont en fonction de la force mise en œuvre, de la
dureté des ongles, de leur longueur, de leur coupe.
4. Ces érosions ne sont pas toujours faciles à constater immédiatement après la mort,
mais 10 à 12 heures après le décès elles sont bien visibles, jaunâtres et
parcheminées souvent ecchymotiques.
5. Parfois ces stigmates unguéaux sont remplacés par des zones d’abrasion ou
d’empreintes réalisées par la pression de doigts et surtout le pouce sur le cou de la
victime.
6. Parfois, on peut reconnaître les empreinte d'une main: quatres doigts d'un coté, le
pouce de l'autre coté, mais souvent les changements de la position de main crée de
multiple érosions, des excoriations en bandes
3) Autopsie:
L’autopsie cervicale met en évidence des lésions cervicales profondes, beaucoup
plus importante que celles observées dans les autres types d'asphyxie parfois
considérables.
❖ La dissection plan par plan montre :
1. des infiltrations hémorragiques du tissu cellulaire sous-cutané, des gaines
musculaires, du corps thyroïdien et des glandes salivaires.
2. Un manchon ecchymotique péri-carotidien et souvent constaté, une ecchymose
rétro-pharyngée existe parfois sous l’aponévrose pré-vertébrale.
3. les lésions du larynx sont constantes, souvent assez limitées, une congestion
hémorragique qui aggrave l’obstruction lors de la strangulation, des lésions du
larynx comprenant des fractures, des fissures et des luxations. Les fractures
concernant le bord distal de la corne supérieure, sa base, la base de la corne
inférieure, avec un hématome péri fracturaire traduisant une fracture vitale.
4. Les fissures concernent le cartilage thyroïdien: souvent médianes ou latérale,
prédominent à droite.
5. Les fractures du cartilage cricoïde sont mois fréquentes et mal-visibles.
6. Les luxations concernent l’articulation crico – thyroïdienne
7. Des fractures ou des luxations l’os hyoïde présentes dans 1/3 des strangulations
manuelles.
8. Des lésions des carotides : manchon ecchymotique péri vasculaire, déchirures
transversales de la tunique interne, moins élastique que la tunique externe.
9. Notons que des lésions du pharynx peuvent exister sans lésions visibles des
téguments du cou, c’est le cas de mort par inhibition consécutive à un choc
violent porté par le bord cubital de la main, c’est en faite une fausse
strangulation.
❖ L’autopsie met en évidence, d’autre part, les signes habituels des asphyxies
mécaniques :
1. Taches de Tardieu
2. Trachée congestive et œdémateuse, bronches et parenchyme pulmonaire.
3. une hyperhémie de l’encéphale.
❖ D’autres signes de violences sont quelques fois observés
1. Fractures de cotes
2. Eclatement du foie
3. Rupture de la rate.
❖ En cas de suspicion de viol ou d’attentat pédérastique des prélèvements sont
effectués.
4) Examens complémentaires:
1. Examen radiologique: à la recherche de signes infra cliniques
2. Examen toxicologique: préciser le type de prélèvement
3. Expertise psychiatrique de la maman (infanticide)
III. Strangulation au lien :
A. Circonstances médico-légales :
1) Crime :
✓ La strangulation au lien est d’observation fréquente accompagnant en
particulier des viols ou alors terminant les effets d’une strangulation à la main.
✓ Difficultés rencontrées : c’est le cas du camouflage :
1. Par tentative de destruction du corps
2. Par évacuation du cadavre (inhumation ; transport dans les bois et
dégradation…)
3. Par pendaison secondaire ajoutant ainsi un sillon post mortem au sillon
meurtrier.
2) Accident : sont rares, il s’agit le plus souvent de nourrissons attachées à l’aide
des ceintures qui glissent jusqu’au cou, Des ouvriers dont les vêtements sont
pris dans les engrenages des machines.
3) Suicide : relativement fréquent notamment chez les prisonniers et les malades
mentaux, c’est le cas de la strangulation suicide par le tourniquet.
4) Strangulation supplice : strangulation au garrot ayant servi de méthode
d’exécution des condamnés à mort.
B. Mécanisme de la mort :
1. Le mécanisme de la mort dans la strangulation au lien est l’anoxie cérébrale,
2. Des morts par inhibition sont cependant probables dans ces conditions.
3. Dans la pendaison, la force constrictive est passive et produite par le poids du
corps, tandis que dans la strangulation au lien elle est active est dépend de
l’effort musculaire qui ne peut donc jamais chez l’adulte atteindre l’intensité
de la force mise en jeu dans la pendaison.
C. Expertise médicolégale :
1) Etat des lieux: Il faudra étudier:
1. La situation et la nature du lien.
2. Son mode d'enroulement, le tourniquet éventuel.
2) Examen externe :
✓ Signes de lutte: de même que la strangulation manuelle. Mais si l’agresseur
agit par surprise en jetant par derrière un lien autour du cou de la victime ;
les lésions de lutte font défaut (elles seront absentes).
✓ Cyanose de la face, du cou et de la partie supérieure du thorax avec des
ecchymoses ponctuée et petites hémorragies sous conjonctivale.
✓ Présence d'une spume rosées faisant issue hors de la bouche avec une
langue serrée entre les dents.
✓ examen du cou : Présence d'un sillon cervical:
1. Qui est bas située (au dessous du larynx ou à son niveau).
2. Horizontal par rapport à l'axe du cou.
3. Complet (circonférentiel).
4. Profond.
5. l'empreinte du lien varie selon les qualités physiques de celui-ci :
✓ Sillon creux en "rigole" et parcheminé : lien étroits et muqueux
(cordelette).
✓ Sillon mou: large et imprécis: liens souple (bas de soie).
✓ Sillons multiples : lien à fait plusieurs tonus, présence de composition de
la peau dans les espaces de séparation.
✓ Sillon interrompu par l'interposition de vêtements.
✓ Sillon a peine visible: lien souple, n'a pas été laissée en place.
3) Autopsie :
❖ L’autopsie du cou découvre des lésions moins nombreuses et moins
caractéristiques que dans la strangulation à la main, il existe sur le même
plan que le sillon :
1. Des ecchymoses et hématomes des muscles antérolatéraux du cou ;
2. Un manchon ecchymotique adventitiel d’un ou des carotides est possible.
3. Une vasodilatation avec décollement partielle de l’intima de la carotide
(lésions de FRISBERG) serait plus possible que dans la pendaison.
4. L’ecchymose rétro-pharyngée est plus rare.
5. Des lésions de l’appareil laryngé sont moins fréquentes que dans la
strangulation à la main.
6. Enfin l’autopsie met en évidence les mêmes signes asphyxiques à ceux de la
strangulation à la main, les mêmes lésions de violences peuvent exister.
7. Un crime par strangulation peut être maquillé en accident de la voie
publique, une autopsie incomplète risque de le méconnaître.
8. La dissection systématique plan par plan de la région du cou permettra de
découvrir le crime.
9. Les lésions externes (sillon) et les lésions profondes doivent être situées
sur le même plan.
4) Examens complémentaires:
1. Examen radiologique: Toujours utile, pourra révéler des lésions que la
dissection n'a pas permis de déceler.
2. Examen toxicologique.
D. Eléments de diagnostic différentiel :
❖ Le diagnostic différentiel avec les faux sillons :
• Naturels : simples replis de la peau ; mous ; blanchâtres ; avec épiderme
intact.
• Artificiels : plis s’adaptant a la cravate, au col, à un cordon ; l’épiderme est
intact.
• Putréfactifs : boursouflure au-dessous et au-dessus d’un col ; d’une cravate ;
d’un lien.
• Faux sillons du Nouveau né:
1. Traumatismes obstétricaux (hématome unilatéral du SCM)
2. Gestes d'auto délivrance
3. Strangulation par un circulaire du cordon: sillon circonférentiel sa
longueurs est de 07-08 mm , se prolongeant vers l'ombilic
❖ le diagnostic différentiel avec la pendaison :

Strangulation au lien Pendaison


1. Sillon généralement horizontal, 1. Sillon en général oblique, le plus
placé le plus souvent au dessous du souvent unique, profond,
larynx, complètement circulaire, parcheminé, plus marqué au niveau
souvent multiple, uniformément du plein de l’anse, situé à la partie
marqué. supérieure du cou
2. Signes marqués d’asphyxie 2. Syndrome asphyxique souvent
3. Lésions traumatiques du cou plus discret.
importantes 3. Lésions agoniques (érosions aux
4. Traces de lutte et de violence mains)
- désordres et déchirures des 4. Lividités localisées au membre
vêtements inférieur.

Vous aimerez peut-être aussi