TD 1 : Réseau mobile GSM
Réseaux Mobiles et Réseaux sans fil
Exercice 1.1 : Performances des services de télécoms
La variation du trafic au cours de la journée complique encore les études
d’implantation des BTS. Le nombre d’abonnés qu’un opérateur peut supporter
dépend du nombre de BTS. En outre, si un abonné est à proximité d’une BTS
sans utiliser son téléphone, il n’utilise pas la bande passante de la BTS : le
problème est alors de savoir combien d’abonnés une BTS peut avoir à proximité
en offrant toujours la possibilité d’entamer une conversation. On introduit
alors la notion d’erlang : unité de trafic correspondant à 1 heure de
communication. Par exemple, si un abonné a passé 3 communications d’une durée
moyenne de 2 minutes pendant la dernière heure, l’intensité du trafic généré
par l’abonné sur une BTS est de 0,1 erlang :
2
3 0,1
60
Sachant que dans le cas des réseaux GSM, le trafic moyen par abonné est
d’environ 0,025 Erlangs.
o Calculer le nombre d’abonnés que peut assurer une BTS supportant 700
Erlangs
Les modèles d’erlang veulent être représentatifs des appels qu’une BTS subit
tout au long de son exploitation. Mais plus la recherche est approfondie, plus
les modèles sont complexes et leur maniement difficiles. En admettant que
lorsqu’une BTS est saturée, l’appel est rejeté et que les tentatives d’appels
arrivent suivant une loi de poisson sur la BTS, on peut évaluer la quantité
d’abonnés qu’une BTS peut supporter. En premier lieu, on définit les dimensions
utiles à l’étude :
- soit r le taux d’arrivé des appels (arrivés/s.)
- Soit m le temps moyen d’un appel (temps moyen d’activité d’un des C canaux de
la BTS)
- Soit A le trafic théorique offert (en Erlang)
- Soit P[Blocking], la probabilité qu’un appel soit rejeté. Cette probabilité est
définie par la relation suivante :
AC
P[ Blocking] C CA! k
k 0 k!
On considère X=600, le nombre d’abonnés qui se trouvent dans la même
cellule. Chaque abonné a passé 5 communications pendant l’heure chargée.
o Calculer r, le taux d’arrivées des appels (arrivées/s.)
o Calculer A, le trafic théorique, sachant que m=2 minutes.
En pratique, la probabilité de rejet P[Blocking] est un indicateur de performance du
réseau. Quelles sont, à votre avis, les solutions envisageables afin d’améliorer les
performances d’un tel réseau.
Exercice 1.2 :
Un réseau GSM dispose d’un spectre de 33 MHz. Le procédé FDMA utilisé
défini un canal de communication comme deux voies simplex une montante et une
autre descendante. Chacune nécessite une largeur de bande égale à 25 kHz.
o Calculer le nombre de canal possible dans le cas où le réseau utilise 4
fréquences pour ses différentes cellules. (N=4)
o Même question pour 7 fréquences (N=7)
o Même question pour 12 fréquences (N=12)
Calculer la distance de réutilisation pour chaque cas. Que remarquez-vous.
TD 2: Réseau mobile GSM
Réseaux Mobiles et Réseaux sans fil
Exercice 2.1 : Schéma de réutilisation des fréquences
o Un système de téléphonie cellulaire dispose de 240
fréquences, sachant que les cellules ont un profil
hexagonal et qu’une même fréquence ne peut être
réutilisée dans une cellule adjacente, quel est le nombre
de fréquences disponibles pour une cellule (accès
FDMA)? Calculer la distance réutilisation de fréquence
et le SINR d’une MS se trouvant à la frontière d’une
cellule en milieu rural.
Exercice 2.2 : L'impact de la taille des clusters sur ce SNR
Pour un réseau 2G (GSM), on considère que les performances d’un lien
descendant sont satisfaisantes si son SNR est supérieur à 15 dB. En considérant
un ensemble de 7 cellules…(six encerclant la septième ; toutes de tailles
identiques)
o Quel doit être le profil de réutilisation des fréquences ainsi que la taille du
cluster afin d’assurer un lien descendant satisfaisant ?
Note : nous étudierons en premier le cas ou l’indice de perte du milieu est égal à
4 (n=4) puis 3 (n=3).
Dans le cas où le seuil est franchi. Dans quel sens faut-il faire évoluer le réseau
cellulaire ?