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DROIT DE L’URBANISME

AZZEDDINE HAFIF
Mai 2024
PLAN

I –LE CADRE CONCEPTUEL, JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

• Urbanisme
• Urbanisation
• Territoire
• Espace
• Sol
• Droit de l’urbanisme
I I– LA PLANIFICATION URBAINE

• Schéma directeur d’aménagement urbain,


• Cas spécifique du schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Casablanca .
• Plan de zonage.
• Plan d’aménagement.
• Plan de développement.
• Arrêtés d’alignement.
• Contribution des riverains à la voirie.
• La particularité de l’expropriation en droit d’urbanisme.
PLAN

I I– LES AUTORISATIONS ET PERMIS D’URBANISME

• Autorisation de lotir
• Autorisation de créer un groupe d’habitations
• Autorisation de morceler
• Permis de construire
• Permis de démolir
• Permis de réfection
• Permis de régulariser

III- LE CONTRÔLE DES INFRACTIONS D’URBANISME

▪ Définition
4
5
Définitions
Urbanisme

• Formé du latin urbs=la ville

• Apparait en espagnol sous la plume de


l’ingénieur catalan Ildefonso Cerda (1816-
1876), réorganisateur de la ville de
Barcelone et auteur d’une théorie générale
de l’urbanisation dans laquelle il envisage
d’organiser les villes en grands îlots carrés.

• Le mot est utilisé en français, pour la


première fois, par Paul Clerget en 1910.

• « Théorie de l’organisation rationnelle de


l’espace urbain. Ensemble des activités
d’aménagement de l’espace urbain »
([Link] et [Link], 2005)

• «Science, art et /ou technique de


l’organisation spatiale des établissements
humains » (A.M. Fixot, 1999)

6
Définitionsdes concepts clés
Urbanisme
Définition

D’aucuns le considèrent comme un art, tandis que d’autres jugent qu’il s’agit plutôt
d’une science qui n’a rien à envier à d’autres disciplines faisant partie du monde de la
science.

« L’urbanisme se définit, écrit CHARLES (H), se définit comme l’ensemble des mesures
politiques, administratives ou techniques destinées à assurer la croissance
harmonieuse d’une cité…L’urbanisme est donc la science du développement des
villes »

D’autres hésitent entre les deux et ne se gênent pas de définir l’urbanisme tantôt
comme un art et tantôt comme une science. C’est le cas par exemple de
JACQUIGNON (L) et DANAN (Y.M) pour qui l’urbanisme est « l’art de concevoir,
organiser et réaliser de façon volontaire le développement des villes, en tenant
compte des facteurs géographiques, socio-économiques, esthétiques, institutionnels
et culturels susceptibles de le déterminer » et aussi « la science de l’aménagement
des villes ».

7
Définitions
Définitions
Urbanisme
Pour Pierre MERLIN, il n’est ni art, ni science:

« L’urbanisme ne peut prétendre, écrit-il, au statut de science, revendiqué par la


plupart des théoriciens de l’urbanisme, et en particulier ILDEFONSO CERDA et par Le
CORBUSIER. Il n’a en effet ni les concepts ni les bases théoriques fondées sur ces
concepts qui lui soient propres distincts de ceux des autres sciences. Il est tout aussi
difficile de le considérer comme une technique, car cela supposerait qu’il repose sur
des méthodes, là encore spécifiques et qui soient reconnues. On en est
malheureusement loin. L’urbanisme, enfin, ne saurait prétendre être un art, notion
qui se réfère à un idéal de beauté et aux « règles de l’art ». Or, le premier est
rarement atteint et les secondes, si elles existent, notamment sur le plan juridique,
sont mouvantes ».

L’auteur en conclut qu’il y a lieu de considérer l’urbanisme plutôt « comme une


praxis, c’est-à-dire comme une action, suite d’interventions volontaires sur
l’organisation de l’espace urbain et comme une pratique. On veut dire par ce dernier
terme que c’est un exercice d’application, d’exécution, une manière de faire, une
confrontation aux réalités, d’où naît l’expérience nourrie des hésitations, plus que la
connaissance »

8
Définitions
Définitions
Urbanisme
• «Science, art et /ou technique de l’organisation spatiale des établissements humains »
(A.M. Fixot, 1999) .

• «Science, art et /ou technique d’ordonner l’espace, le disposer avec ordre.

• C’est un acte volontaire qui vise à créer une situation ordonnée jugée préférable à une
situation résultant du jeu spontané des acteurs . Cette action s’exerce dans « l’espace
urbain ou rural » »( Pierre Merlin, Urbanisme, QSJ, p.4).

• La disposition ordonnée de l’espace en recherchant commodité, économie et harmonie


dans leurs fonctions et les relations exercées par les hommes.

• « L’urbanisme ressortit donc à l’art (et à l’architecture qui conçoit les bâtiments
harmonieux) , à l’économie, à la sociologie (« la commodité » et les relations entre les
hommes), à l’histoire ( le temps), à la géographie(l’espace urbain et rural), au droit (les
règles de contrôle de l’utilisation du sol), à l’ingénierie (les réseaux et les techniques de
construction). Bref, c’est un champ d’action, pluridisciplinaire par essence, qui vise à
créer dans le temps une disposition ordonnée de l’espace en recherchant harmonie et
efficacité » (Ibid)

9
DéfinitionDéfinitions
Définitions
Urbanisme des concepts
notions declés
base

• À l’origine, l’urbanisme est marqué par les procédures d’alignement (17ème siècle),
l’hygiénisme (19ème siècle);

• L’urbanisme résulte d’une action volontariste conduite par les pouvoir publics en vue
de canaliser les divers flux, concilier les différents intérêts et fonder un consensus entre
divers acteurs sociaux. Il constitue ce que nous appelons de nos jours une politique
publique

10
Urbanisation

• Le dictionnaire « Le Robert » définit ce terme comme suit : « Action d’urbaniser :


donner le caractère urbain et citadin à un lieu».

• L'urbanisation est également définie comme « l'action d’urbaniser, c'est-à-dire de


favoriser, de promouvoir le développement des villes par la transformation de
l'espace rural en espace urbain. Le terme "urbanisation" désigne aussi le
phénomène historique de transformation de la société qui se manifeste par
une concentration croissante de la population dans des agglomérations urbaines.
L'urbanisation se mesure par le nombre d'habitants dans les villes par rapport à
l'ensemble de la population, la densité de population, l'extension territoriale des
villes et ses conséquences sur le mode de vie ».

Dans le Recueil des termes et concepts en usage au MHUAE, le terme «


urbanisation» est défini comme « l’acte volontaire ou non (planifié ou non) de
développement et d’extension à la manière des villes, comportant voirie et autre
infrastructure ainsi que les bâtiments résidentiels ou de service ».

11
Définitions
Urbanisation
Introduction

Ce qu’il faut surtout retenir de ces définitions, c’est que l’urbanisation peut, en
fonction des situations, s’analyser comme un acte volontaire, généralement planifié,
ou a contrario comme un acte involontaire ou naturel, autrement dit spontané et non
planifié.

Quand elle est volontaire et planifiée, l’urbanisation consiste en l’aménagement d’un


sol, en principe, déclaré ouvert à l’urbanisation à la faveur des documents
d’urbanisme et doté des équipements nécessaires en vue de le rendre apte à
accueillir la population dans des conditions de salubrité : VRD et équipements publics
administratifs, scolaires, sanitaires et sportifs, etc.

Quand il s’agit d’une urbanisation résultant d’une intervention spontanée de la


population, soit elle obéit à des normes coutumières comme dans le cas de douars
ou centres ruraux, soit elle fait fi de toute norme, notamment celles édictées par les
pouvoirs publics pour organiser des opérations de lotissement ou de construction ;
l’inobservation de ces normes donne lieu à une urbanisation irrégulière se
développant souvent dans les marges des villes.

12
Définitions
Urbanisation
Introduction

• L’urbanisation est un phénomène mondial embrasant tous les continents. L’on a même
pu dire que c’est le phénomène le plus important de la seconde moitié du 20ème siècle.

• Les chiffres et les statistiques l’attestent mondialement : plus d’un habitant sur 2 de la
planète est citadin.

• Certains auteurs parlent de « société urbaine » à laquelle correspond de part son


importance, une véritable révolution urbaine équivalant pour le 20ème siècle de la
révolution industrielle du 20ème siècle » (L. Jacquignon et Y. M. Danan, le droit de
l’urbanisme, Paris, Eyrolles, 1978).

13
Définition des concepts clés
Territoire
Le terme apparaît dans la langue française au cours du XIIIe siècle et dont l’usage ne se
généralise qu’au XVIIIe siècle. Pierre Larousse dans son Grand dictionnaire universel du
XIXe siècle (1875), note que le mot vient du latin, territorium, qui dérive de terra,
« terre », qu’il s’agit d’une « étendue de pays qui ressortit à une autorité ou à une
juridiction quelconque ».
Le Robert: « Etendue de la surface terrestre sur laquelle est établi un groupe humain
dépendant d’une autorité ».
« C’est la portion de l'espace terrestre dépendant d'un État, d'une ville, d'une juridiction.
C’est un espace considéré comme un ensemble formant une unité cohérente, physique,
administrative et humaine ».
« Le territoire fait figure de support concret de l’État qu’il revient à ce dernier de
préserver contre toute intrusion étrangère et de développer en l’aménageant » (Denise
PUMAIN, Thierry PAQUOT, Richard KLEINSCHMAGER (Ed.) Dictionnaire, la ville et
l’urbain, Paris, Economica/Anthropos, 2006)
Hiérarchie des territoires
Le territoire national : Le territoire national est la partie sur laquelle un pouvoir
politique exerce son autorité politique et militaire. C’est l’un des attributs d’un Etat .
Un Etat qui exerce sa souveraineté sur son territoire . Un pouvoir politique sans
territoire ne saurait prétendre à une reconnaissance comme Etat. Un Etat qui perd la
• Le territoire pour les géographes:

• Le territoire pour les juristes: Ceux-ci avaient pris l’habitude d’utiliser le


territoire pour désigner une portion terrestre et réservaient la notion d’espace
pour le droit de la mer.
• Le territoire pour les urbanistes : Le territoire est une donnée, l’espace urbain
ne l’est pas forcément, c’est après urbanisation qu’il prend forme. L’espace
urbain est une pure création. Le territoire est durable.
Définition des concepts clés
Aménagement

• L’aménagement « c’est l’ensemble des actions concertées visant à disposer avec


ordre les habitants, les activités, les constructions, les équipements et les moyens de
communication sur l’étendue d’un territoire » (Pierre Merlin et Françoise Choay,
Dictionnaire de l’urbanisme et de l’aménagement , Paris, PUF, 1996).

• L’aménagement du territoire est une action volontaire entreprise par l’Etat ,


généralement, pour rétablir les équilibres socio-économiques entre les différentes
parties du territoire . Il englobe une dimension spatiale (rétablir les équilibres
spatiaux), mais également une dimension prospective (devancer et orienter les
mutations de l’appareil économique et les migrations des hommes).Les problèmes
urbains ne sont qu’un des aspects de l’aménagement du territoire. (Pierre Merlin,
L’urbanisme, Paris, QSJ, PUF, 1996, p.72).

L’expression « aménagement du territoire » est utilisée, pour la première fois, par


d’Eugène Claudius-Petit, ministre de la Reconstruction dans un document officiel,
vraisemblablement en 1947.
Espace

• Etymologiquement, le mot vient du latin spatium, qui a deux significations : il


désigne l'arène, les champs de courses mais aussi une durée. En ancien et moyen
français, espace signifiait plutôt un laps de temps, une durée : le soleil occupait
tout l'espace du jour.
• L’espace est un contenant, un réceptacle d’objets ou d’éléments naturels ou
artificiels, c’est-à-dire le fait de l’homme. Les objets renvoient à la chose inerte ou
en mouvement, et à l’être vivant, homme, animal ou autre et, par conséquent, aux
sens et à la perception.
• L’espace est soit fini et limité, soit infini dont les bords et les limites sont
indéterminés. L’espace est terre, mer, ciel ou air. Il est donc terrestre, marin, aérien
ou atmosphérique et céleste.
• L’espace est aussi la distance entre les points qui s’y trouvent, selon Henri
Bergson.
• L’espace peut être défini aussi comme un milieu physique dans lequel se situent
les corps et les mouvements. Il se caractérise ainsi par son homogénéité, sa
continuité et son infinitude. Il renvoie à des objets adjacents ou voisins.
Espace
L’espace est une notion polysémique
Le sens de l’espace dépend de sa nature physique:
• Espace aérien;
• Espace terrestre;
• Espace maritime…
Le sens dépend aussi du rapport homme/espace:
• Espace perçu, celui qu’on perçoit, qu’on voit, qu’on touche. C’est l’espace sensuel. Les sens
sont ainsi spatialisés.
• Espace vécu, conçu, projeté, imaginé, approprié.
• Espace habité, occupé, libéré, aménagé, construit, détruit.
• Espace social, psychologique, politique, poétique, romantique;
• Espace urbain, espace rural.
Espace
Espace urbain/espace rural
Urbain: Le Robert: «qui est de la ville, des villes (opposé à rural)».
Etymologiquement, le mot provient du latin urbanus, qui signifie la ville »
([Link]

Rural: XIVe siècle. Emprunté du latin ruralis, «des champs, de la campagne»,


lui-même dérivé de rus, ruris, « campagne ; rusticité, grossièreté ».

Relatif à la campagne, souvent par opposition à Urbain, ou relatif au monde agricole.


(Dictionnaire de l’Académie française, [Link]

« L'espace rural se caractérise par une densité de population relativement faible, par
un paysage à couverture végétale prépondérante (champs, prairies, forêts, autres
espaces naturels), par une activité agricole relativement importante, du moins par
les surfaces qu'elle occupe » (INSEE).
Espace
En urbanisme, il est question d’espaces et non d’un seul espace:

• Espace naturel (agricole, forestier, zones de montagne et de littoral non encore


urbanisées)/espace rural/ rural urbain;

• Espace urbain est un espace urbanisé totalement ou partiellement (urbanisation engagée


ou bien entamée);

• Espace restant à urbaniser ou ce qu’un auteur qualifie de « Tiers-espace » qu’il définit


comme étant « l’espace qui, encore non aménagé et non bâti, est susceptible d’être
urbanisé d’un horizon de dix à vingt ans » ([Link] La Rochefoucauld, L’abondance foncière .
Une attitude industrielle appliquée à l’espace. Bordas, Paris, 1982,p.22).

Le tiers-espace est né d’un acte administratif visant une urbanisation organisée et d’un acte
technico-financier qui donne lieu à une production du sol urbain par le biais de la
viabilisation des terrains et la mobilisation des investissements pour assurer le financement
des travaux d’aménagement pour, en fin de compte, répondre à la demande notamment du
sol résidentiel ou d’activités.
Sol

• Le sol est la partie superficielle de la croûte


terrestre, en général plane et horizontale, à
l’état naturel ou artificialisée, c’est-à-dire
aménagé par l’homme.
• Le sol ainsi entendu constitue le milieu naturel
pour la croissance des plantes et des
végétations et des cours d’eau.
• Au sens juridique, le sol est un immeuble par
nature : 2-Les constructions rattachées au sol sont
considérées comme immeuble par nature.
•Le sol ou le fonds de terre qui comprend en
son sous-sol et sa surface d’autres immeubles.
Il s’agit d’immeuble en soi quel que soit son
lieu où el se situe, sa nature urbaine ou rurale,
et quel que soit son usage, agricole ou
industriel, urbanisé ou à urbaniser.
Sol

• Le sol est un bien, une marchandise, en • Le sol agricole est un sol utilisé pour
quantité limitée, mais surtout, c’est un bien la production agricole.
non substituable, c’est-à-dire qu’on ne peut le • Le sol urbain ou urbanisé, c’est le sol
remplacer par un autre produit en cas de utilisé/exploité pour un usage
pénurie par exemple .C’est aussi un bien qui d’habitat, d’activités, d’équipements,
ne s’importe, ni ne s’exporte. etc.
• Les différents sens de la notion de sol : • Le sol urbanisable est celui que les
– Le sol naturel : Dans son état physique ou documents d’urbanisme ouvrent à
naturel, c’est-à-dire brut, le sol est soit l’urbanisation
une montagne, une forêt, un désert, etc.
La couche superficielle est vouée à
l’agriculture, à la sylviculture, etc. La
couche inférieure se présente sous forme
de sous-sol, sous-terrain, sous-terre qui
renferme des minerais (charbon , pétrole,
etc . Le sol, dans son état naturel, est la
matière première nécessaire à la
fabrication du produit final, l’espace
urbain. Le sol exploité : Le sol exploité
produit soit le sol agricole dans le cas
d’un usage agricole, soit un sol urbain
Sol

Avant-projet de la loi n°29-18 relative à la construction ( publié par le site du SGG):

« Construction, l’ensemble d’opérations de construction d’un ouvrage consistant en


l’assemblage, l’intégration et l’agencement ordonné de matériaux de construction
donnant lieu à un clos et couvert, durable et fixe, destiné à répondre à une fonction
déterminée »

« Clos et couvert : l’ensemble des composantes du bâtiment et les éléments qui leur
sont intégrés, concourant à sa stabilité, notamment les fondations, la structure, la
charpente, la toiture, la façade, les escaliers, l’étanchéité et les dallages ».
Définition
Sol des concepts clés
« Le mouvement urbain aspire à la croissance » p,5

Toute production vise à satisfaire un besoin. Le besoin de terrain à bâtir, le sol


urbanisable. De nombreux facteurs influent sur la production, notamment la demande en
terme de logement, d’activités, d’équipements (en France, selon certains auteurs, le
besoin est de 10 m² par habitant de terrains nouveaux aménagés, soit près de 50 000 ha
/an).

Le sol ne se transporte pas, ne s’exploite sur place et n’est pas substituable. Le sol ne se
consomme pas, il se transforme.

L’abondance est généralement perçu comme un fait positif. En revanche, la rareté et la


pénurie s’analysent toujours comme un fait grave qui entraîne des répercussions
économiques et sociales souvent inattendues.

L’abondance et la pénurie dépendent de la qualité de la production/la fabrication du sol


urbanisable et des procédés techniques et juridiques de cette fabrication ainsi que de la
mobilisation des investissements.

Le terrain à bâtir est tributaire de l’acte d’aménager ( VRD), mais en amont et


préalablement de l’acte de planifier (documents d’urbanisme). « La charge foncière est
formée par le coût du sol nu auquel s’ajoute des travaux de voirie et d’assainissement »
Droit Définitions
Définitions
de l’urbanisme

•Une branche de droit public, rattaché au droit administratif, en ce qu’il prescrit des
contraintes d’intérêt général, qui pour un certain nombre d’entre elles, s’apparentent à
des mesures de police administrative;
•Il dépasse le simple cadre urbain pour devenir « le droit commun de l’aménagement de
l’espace » (Philippe Ch.-A. Guillot, 2006).
•Ensemble de règles juridiques régissant les actions et opérations de planification,
d’aménagement et d’utilisation de l’espace.
Principes et méthodes du droit d’urbanisme
•Un droit planificateur maîtrisant l’espace et déterminant les utilisations du sol.
•Un droit qui limite la propriété encadrant très fortement les activités de construction ou
d’occupation du sol.
•Une manifestation de l’interventionnisme public: en plus de l’encadrement normatif, les
personnes publiques s’engagent dans des actions d’aménagement: « Etat propulsif »
(Charles Albert Morand), « le Pygmalion de la société; son sculpteur, son animateur et
son promoteur tout à la fois »([Link] Saab)

25
Définition
Droit de l’urbanisme
des concepts clés

Objet de la règle de droit


En se fondant sur les notions de l’affectation, de l’utilisation et de l’aménagement du
sol, le droit de l'urbanisme aura pour objet de :

• définir l’affectation du sol, en réglementant grâce à l’outil du zonage, l’usage et la


destination des sols ; il déterminera alors les différents types d'occupation du sol
admis ou interdits dans une zone déterminée de l'espace ainsi que les règles et
conditions d'utilisation de ce dernier. C’est ce qui constitue ce qu’on peut appeler un
droit de la planification urbaine ;

• déterminer les conditions permettant aux sols de recevoir les différentes affectations
et utilisations arrêtées ou ce qu’on peut appeler un droit d’aménagement urbain;

• établir un régime de protection des affectations et de l’utilisation du sol, en


instaurant un contrôle a priori (les autorisations individuelles) et également un
contrôle a posteriori (le droit pénal de l’urbanisme) qui prévoit tout un arsenal de
procédures et de sanctions à même de garantir le respect par les propriétaires de
l'affectation du sol.

26
27
Les principaux textes juridiques
Les lois
• Loi 12-90 promulguée par le dahir du 17 juin 1992 relative à l’urbanisme telle qu’elle a été
modifiée par la loi 66-12 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière
d’urbanisme et de construction promulguée par le dahir n°1.16.124 du 21 di kiaada 1437
(25 août 2016).

• Loi 25-90 promulguée par le dahir du 17 juin 1992 relative aux lotissements,
morcellements et création de groupes d’habitation telle qu’elle a été modifiée par la loi 66-
12 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de
construction promulguée par le dahir n°1.16.124 du 21 di kiaada 1437 (25 août 2016).

• Loi 94-12 relative aux bâtiments menaçant ruine et à la gestion des opérations de
rénovation urbaine du 16 mai 2016.

• Loi n° 55-19 promulguée par le dahir n° 1-20-06 du 11 rejeb 1441 (6 mars 2020) relative à
la simplification des procédures et des formalités administratives.

• Loi n° 19-05 modifiant et complétant la loi n° 22-80 relative à la conservation des


monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d'art et d'antiquité,
promulguée par le dahir n° 1-06-102 du 18 joumada I 1427 (15 juin 2006) .

28
Les principaux textes juridiques

Les lois
• Dahir portant loi n°1-60-063 du 30 Hija 1379 (25 juin 1960) relatif au développement des
agglomérations rurales telle qu’elle a été modifiée par la loi 66-12 relative au contrôle et à la
répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction promulguée par le dahir
n°1.16.124 du 21 di kiaada 1437 (25 août 2016).

• Loi n°22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des
inscriptions, des objets d’art et d’antiquité, promulguée par le dahir n°1-80-341 du 17 safar
1401 (25 décembre 1980).

• Dahir portant loi du 25 Janvier 1984 relatif au Schéma Directeur d’Aménagement Urbain de la
Wilaya du Grand Casablanca.

• Dahir portant loi n°1-80-150 du 6 moharram 1405 (2 octobre 1984) relatif aux édifices
affectés au culte musulman.

• Dahir portant loi n°1-84-188 du 9 octobre 1984 portant création de l’Agence Urbaine de
Casablanca.

• Dahir portant loi n°1-93-51 du 22 rebia 1 1414 (10 septembre 1993) instituant les agences
urbaines.

29
Les principaux textes juridiques

Les décrets

• Décret n°2-92-832 du 25 rebia ii 1414 (12 octobre 1993) pris pour l’application de la loi
n°12-90 relative à l’urbanisme;
• Décret n°2-92-833 du 25 rebia ii 1414 (12 octobre 1993) pris pour l’application de la loi
n°25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements;
• Décret n° 2-93-67 du 4 rebia II 1414 ( 21 septembre 1993 ) pris pour l'application du dahir
portant loi n° 1-93-51 du 22 rebia I 1414 ( 10 septembre 1993 ) instituant les agences
urbaines;
• Décret n° 2-17-634 du 11 jomada akhira 1439 (28/02/2018 ) relatif au champ de
compétences des agences urbaines,
• Décret n° 2.17.198 du 28-04-2017 portant les attributions du Ministre de l’Aménagement
du Territoire Natoinal , de l’Urbanisme , de l’Habitat et de la politique de la ville ;
• Décret n° 2-76-69 du 24 chaoual 1397 ( 8 octobre 1977 ) pris pour l'application du dahir
portant loi n° 1-76-258 du 24 chaoual 1397 ( 8 octobre 1977 ) relatif à l'entretien des
immeubles et l'installation de conciergeries dans les immeubles d'habitation;
• Décret n°2-81-25 du 23 hija 1401 (22 octobre 1981) pris pour l’application de la loi n°22-
80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des
objets d’art et d’antiquité .
Les principaux textes juridiques

Les arrêtés

• Arrêté conjoint du ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire et du


ministre de l’intérieur n° 3213-13 du 10 moharrem 1435 (14 novembre 2013)
portant création de guichet unique des autorisations d’urbanisme au niveau des
communes dont la population est supérieure à 50.000 habitants, ainsi qu’au niveau des
arrondissements;
• Arrêté conjoint du ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire et du
ministre de l’intérieur n° 3214-13 du 10 moharrem 1435 ( 14 novembre 2013 ) fixant les
pièces constitutives des dossiers exigibles aux demandes d’autorisation en application
de la législation relative à l’urbanisme et aux lotissements, groupes d’habitations et
morcellements ainsi que les textes pris pour leur application
• Arrêté conjoint de la ministre de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme,
de l’habitat et de la politique de la ville et du ministre de l’intérieur n° 1032-21 du 30
chaabane 1442 (13 avril 2021) modifiant l’arrêté conjoint de la ministre de
l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la
ville et du ministre de l’intérieur n° 337-20 du 25 joumada I 1441 (21 janvier 2020) fixant
les pièces constitutives des dossiers exigibles aux demandes d’autorisation en
application de la législation relative à l’urbanisme et aux lotissements, groupes
d’habitations et morcellements ainsi que des textes pris pour son application.
Les principaux textes juridiques
Les règlements généraux de construction (RGC)
Prévus par l’article 59 de la loi 12-90 relative à l’urbanisme, ils fixent la forme et les conditions de
délivrance des autorisations et de toutes autres pièces exigibles en application des lois relatives à
l’urbanisme et aux lotissements, groupes d'habitations et morcellements ainsi que des décrets pris
pour leur application, ainsi que les règles de sécurité que doivent respecter les constructions et les
conditions auxquelles elles doivent satisfaire dans l'intérêt de l'hygiène, de la circulation, de
l'esthétique et de la commodité publique, notamment :
• les normes de stabilité et de solidité de la construction ;
• la superficie, le volume ou les dimensions des locaux ;
• les conditions d'aération des locaux et, particulièrement, les dimensions et dispositifs
intéressant l'hygiène et la salubrité ;
• les droits de voirie dont peuvent bénéficier les riverains de la voirie publique;
• les matériaux et procédés de construction interdits d'une manière permanente;
• les mesures destinées à prévenir l'incendie ;
• les modes d'assainissement ainsi que les modes d'alimentation en eau potable;
• les obligations d'entretien des propriétés foncières et des constructions.

Ils sont approuvés par décret sur proposition de l’autorité gouvernementale chargée de l’urbanisme
après avis des autorités gouvernementales chargées de l’habitat, des travaux publics et de l’intérieur
et sont applicables à l'ensemble du territoire sauf dispositions contraires contenues soit dans lesdits
règlements soit dans leur acte d'approbation.
Les principaux textes juridiques

Le Règlement Général de Construction (RGC) de 2013

Décret n° 2-13-424 du 13 rejeb 1434 (24 mai 2013) (Bulletin officiel n° 6174 (1er -8-2013), p.2189)
approuvant le règlement général de construction fixant la forme et les conditions de délivrance des
autorisations et des pièces exigibles en application de la législation relative à l'urbanisme et aux
lotissements, groupes d’habitations et morcellements ainsi que des textes pris pour leur application.

Modifié par le décret n°2-18-557 du 12 juin 2019 (BO n°6874 du 16-04-2020) qui définit la forme et
les conditions d’octroi des nouvelles autorisations instituées par la loi n° 12.66 relative au contrôle et à
la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction, et revoit un certain nombre
de mesures ayant montré leurs limites, dans le but de simplifier les procédures et favoriser le respect
des délais impartis, et à faciliter l’accès à l’information et le suivi de l’état d’avancement des demandes
d’autorisations.

Le même texte se propose de promouvoir la gestion dématérialisée des procédures relatives aux
autorisations d’urbanisme et de confier aux gouverneurs des provinces et préfectures la mission de
veiller au bon déroulement des mesures édictées par le règlement général de construction.
Les principaux textes juridiques

Les règlements communaux de construction (RCC)


L’article 61 de la loi 12/90 relative à l’urbanisme habilite le président du conseil communal à fixer,
par arrêtés dits "règlements communaux de construction", celles des dispositions définies à
l'article 59 ci-dessus qui ne sont pas prévues par les règlements généraux de construction ou par
les plans d'aménagement.

Ces règlements sont pris après délibération du conseil communal.

Ils ne doivent pas contredire les dispositions des règlements généraux de construction ou celles
des règlements d'aménagement.

Les dispositions des règlements généraux de construction se substituent de plein droit aux
dispositions contraires ou divergentes des règlements communaux de construction.
Les principaux textes juridiques

Le règlement de construction parasismique (RPS 2000)

• Décret n° 2-02-177 du 9 hija 1422 (22 février 2002) approuvant le règlement de construction
parasismique (R.P.S 2000) applicable aux bâtiments fixant les règles parasismiques et
instituant le Comité national du génie parasismique;

• Décret n° 2-04-267 du 20 rabii I 1425 ( 10 mai 2004) modifiant le décret n° 2-02-177 du 9 hija
1422 ( 22 février 2002 ) approuvant le règlement de construction parasismique ( R.P.S 2000 )
applicable aux bâtiments, fixant les règles parasismiques et instituant le comité national du
génie parasismique;

• Décret n° 2-12-682 du 17 rejeb 1434 ( 28 mai 2013 ) modifiant le décret n° 2-02-177 du 9 hija
1422 ( 22 février 2002 ) approuvant le règlement de construction parasismique ( R.P.S 2000 )
applicable aux bâtiments, fixant les règles parasismiques et instituant le Comité national du
génie parasismique.

• Arrêté du secrétaire d’ Etat auprès du ministre chargé de l’aménagement du territoire, de


l’urbanisme, de l’habitat et de environnement, chargé de habitat n° 1549-02 du 23 rejeb 1423
(2 octobre 2002) fixant la liste des départements universitaires, des instituts scientifiques et
techniques, des écoles supérieures de formation et des organisations professionnelles devant
être représentés au Comité national du génie parasismique.
Les principaux textes juridiques

• Décret n°2-13-874 du 15 octobre 2014 approuvant le règlement général de construction fixant


les règles de performances énergétiques des constructions et instituant le comité national de
l’efficacité énergétique;

• Décret n°2-14-499 du 14 octobre 2014 approuvant le règlement général de construction fixant


les règles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les constructions et
instituant le comité national de prévention risques d’incendie et de panique dans les
constructions ;

• Décret n°2-12-666 du 28 mai 2013 approuvant le règlement parasismique pour les


constructions en terre et instituant le comité national des constructions en terre;

• Décret n°2.22.867 approuvant le règlement général de construction (RGC) fixant les normes de
construction spécifiques aux établissements d’hébergement touristique et instituant le comité
national des normes de construction spécifiques aux établissements d’hébergement
touristiques.
Les principaux textes juridiques

Le règlement d’aménagement
•Selon l’article 20 de la loi sur l’urbanisme, il définit les règles d’utilisation du sol, les servitudes et
autres obligations imposées en vue de la réalisation d’un aménagement ordonné et cohérent, ainsi
que les règles de construction applicables à la zone concernée.

• Il est approuvé, au même titre que les documents graphiques du plan d’aménagement, par décret
et s’impose, dans la hiérarchie des normes juridiques, aux règlements communaux de construction.

• Le règlement d’aménagement constitue la pièce maîtresse du plan d’aménagement du fait qu’il


constitue la traduction juridique des documents graphiques. Sa valeur juridique ne fait donc pas de
doute. Pour AUBY (M) s’exprimant à propos du POS, l’on peut dire que le règlement constitue
« l’élément juridiquement essentiel » du dossier du plan d’aménagement.
38
Une pluralité d’intervenants
1. L’Etat
•L’administration centrale
•L’administration déconcentrée
2. Les collectivities territoriales
•La commune
•La préfecture
•La région
3. Les établissements publics
• L’Agence Urbaine de Casablanca
• le CRI
4. Les services techniques
•Office National de l’Electricité et de l’Eau (ONEE)
• Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec)
•Protection Civile
•Agence du Bassin Hydraulique
• Office National des Aéroports (ONDA)
• Office National des Chemins de Fer (ONCF)
5. Les professionnels
6. Le promoteur immobilier
7. Le citoyen

39
L’Etat

L’administration centrale
•Département ministériel chargé de l’Urbanisme: responsable de la politique générale
en matière d’urbanisme et de l’élaboration des textes législatifs et réglementaires.
•Le ministère de l’Intérieur

Les organismes étatiques nationaux


• ONCF, ONEE,ONDA,ANP…

L’administration déconcentrée
• L’Inspection Régionale de l’Urbanisme.
• Les services extérieurs de l’Etat

40
L’Etat
❑ La wilaya est une entité administrative créée, en juillet 1981, en vue d’assurer la coordination et
la cohésion du territoire casablancais.

❑ Le wali, en même temps gouverneur de la préfecture chef-lieu de la région, assure suite à la


Lettre royale du 9 janvier 2002 et les textes réglementaires pris pour son application, notamment :
•la coordination des activités des organismes administratifs déconcentrés;
•la préservation de l’ordre public, en étroite collaboration avec les institutions préfectorales ;
•le contrôle et la coordination en matière d’investissement et d’aménagement de l’espace
urbain.

Selon l’article 145 de la Constitution de 2011:


•Dans les collectivités territoriales, les walis de régions et les gouverneurs de
provinces et préfectures représentent le pouvoir central.
•Au nom du gouvernement, ils assurent l'application des lois, mettent en œuvre
les règlements et les décisions gouvernementales et exercent le contrôle
administratif.
•Les walis et gouverneurs assistent les présidents des collectivités territoriales et
notamment les présidents des Conseils régionaux dans la mise en œuvre des plans
et des programmes de développement.
•Sous l'autorité des ministres concernés, ils coordonnent les activités des services
déconcentrés de l'administration centrale et veillent à leur bon fonctionnement.
41
L’Etat
La Charte nationale de la déconcentration administrative (décret n°2-17-618 du 18 rabia II 1444 (2
décembre 2018) portant Charte nationale de la déconcentration administrative. B.O 6740 du
2/1/2019) :

• Le wali est le principal acteur de la déconcentration;


• Il supervise l’action des responsables des administrations déconcentrées qui
n’attendront plus l’aval de l’administration centrale pour agir y compris sur le plan
financier car le texte leur confère la qualité d’ordonnateurs.
• Il doit assurer la coordination des activités déconcentrées et leur bon
fonctionnement et de veiller au contrôle sous l’autorité des ministres concernés.
• Une commission régionale de coordination auprès du wali sera créée pour l’aider à
exercer ses missions. Elle devra se réunir une fois par mois.
• Une structure administrative, à savoir «le secrétariat général des affaires
régionales» sera chargée, sous l’autorité du wali, de la coordination et du suivi des
activités des services déconcentrés.
• Le wali supervise la préparation des programmes et des projets qui sont décidés
par les autorités publiques ou ceux ayant fait l’objet de conventions ou de contrats
avec d’autres entités.
• Il prend toutes les mesures nécessaires pour inciter les services déconcentrés à
mettre en œuvre leur mission et engagements. Le wali ou le gouverneur peuvent
conclure des conventions et des contrats relatifs aux programmes publics.
L’Etat
❑ Le gouverneur, organe principal de l’administration territoriale, dispose d’une compétence
générale, ce qui en fait la plus haute autorité au niveau provincial ou préfectoral.

C’est à ce titre qu’il est chargé de coordonner l’action des administrations locales et déconcentrées
en matière d’urbanisme. Une division est créée, à cet effet, au niveau des préfectures et provinces
(la division de l’urbanisme).

Les loi 12-90 et 25-90 impliquent davantage le gouverneur au niveau de la procédure


d’établissement des documents d’urbanisme et du contrôle des infractions.

La loi n°1-84-150 du 2 octobre 1984 relative aux édifices affectés au culte musulman telle qu’elle a
été modifiée et complétée par la loi 29-04 promulguée par le dahir n°1-07-56 du 23 mars [Link]
donne aux walis et gouverneurs le pouvoir d’autorisation de la construction ou l’entretien des
édifices de cultes.

43
L’agence urbaine
1.réaliser les études nécessaires à l’établissement SDAU et suivre l’exécution des
orientations qui y sont définies ;
Mission de planification [Link] les projets d’aménagement inhérents à la réalisation des objectifs des
schémas directeurs ;
urbaine 3. préparer les projets de documents d’urbanisme réglementaires, notamment les plans de
zonage, les plans d’aménagement et les plans de développement ;
[Link] un avis conforme dans un délai maximum de 1 mois sur tous les projets de
lotissements, groupes d’habitations , morcellements et constructions qui doivent lui être
transmis, à cet effet, par les autorités compétentes;
Mission de gestion [Link]ôler la conformité des lotissements, morcellements, groupes d’habitations et
urbaine constructions en cours de réalisation avec les dispositions législatives et réglementaires
en vigueur et avec les autorisations de lotir, de morceler, de créer des groupes
d’habitations ou de construire accordées ;
6.réaliser les études de projets d’aménagement de secteurs particuliers et exécuter tous les
projets de travaux édilitaires ou d’aménagement pour le compte de l’Etat, des collectivités
Mission d’aide à locales ou pour toute autre personne publique ou privée qui en ferait la demande lorsque le
projet est d’utilité publique ;
l’aménagement urbain [Link] et réaliser des opérations de réhabilitation urbaine, de rénovation immobilière
et de restructuration de quartiers dépourvus d’équipements d’infrastructure et à cette fin,
réaliser les études et acquérir les immeubles nécessaires à ces opérations ;
[Link] des participations de toute entreprise dont l’activité correspond aux objectifs et aux
missions qui lui sont assignés ;
9. promouvoir avec l’assistance des corps élus concernés, la constitution et le développement
des groupements de propriétaires en mettant à leur disposition les cadres nécessaires en vue
Mission d’assistance de faciliter la mise en œuvre des documents d’urbanisme et notamment, susciter la création
d’associations syndicales en application de la législation en vigueur en la matière et veiller au
technique suivi des opérations menées par lesdites associations en coordination avec les conseils
communaux précités ;
10. fournir son assistance technique aux collectivités locales en matière d’urbanisme et
d’aménagement ainsi qu’aux opérateurs publics et privés qui en feraient la demande dans
leurs actions d’aménagement ;
11. collecter et diffuser toutes informations relatives au développement urbanistique des
préfectures et /ou provinces situées dans le ressort territorial de l’agence
Les collectivités territoriales

Région

Commune

Préfecture/Province

45
Les collectivités territoriales
Commune Préfecture/Province Région
• Mission de prestation de Le législateur en fait •La région constitue un autre
services de proximité. essentiellement un agent de niveau de décentralisation,
• Dans le domaine de développement social en érigée par la constitution de
l’urbanisme, la Loi milieu rural et aussi dans les 2011 au rang de collectivité
organique n°113.14 espaces urbains. territoriale, à l’instar des
relative aux communes , préfectures, des provinces et
succédant à la charte A cet effet, la préfecture ou la des communes.
communale de 2003, de province œuvre à :
même que la Loi 12/90 sur • Rendre disponible les •Le cadre juridique de la région
l’urbanisme ainsi que la Loi équipements, les services est redéfini par la loi organique
25-90 relative aux de base notamment en n°111.14 relative aux régions
lotissements, groupes milieu rural ; dans la perspective de la mise
d’habitation et • Mettre en œuvre le en place d’une régionalisation
morcellement confient à la principe de mutualité avancée.
commune des entre les communes à
compétences larges en travers la réalisation Pour ce faire, la région voit ses
matière de: d’actions, l’offre de compétences renforcées, tout
• planification urbaine: le
conseil communal est
Préfecture/Province
prestation et la réalisation particulièrement en matière de
développement économique
de projets ou d’activités en
habilité à émettre son avis relation principalement et d’aménagement de
au sujet des documents avec le développement territoire.
d’aménagement du social dans le milieu rural ;
territoire et d’urbanisme • Lutter contre l’exclusion et
conformément aux précarité dans différents
règlements en vigueur. secteurs sociaux. 46
Les collectivités territoriales
Commune Préfecture/Province Région
La loi organique : la préfecture ou la -Comme dans la loi
gestion urbaine: autorisations de province exerce ces missions en
lotir, de morceler et de créer des précédente de 1997,
prenant en compte les politiques et l’urbanisme ne figure pas
groupes d’habitations et les les stratégies de l’Etat dans ces
permis de construire et d’habiter; dans les compétences
domaines. La préfecture ou la propres. Bien plus,
contrôle des chantiers; réception préfecture constitue, de ce fait, le
des travaux des lotissements et contrairement à la loi de
prolongement de l’action étatique 1997, le conseil régional n’est
groupes d’habitation. dans le domaine essentiellement même pas habilité à faire des
social. propositions et des
La commune veille au respect des
choix et des règlements contenus Dans la loi 12-90 sur l’urbanisme, la suggestions et à émettre des
dans les plans d’orientations de préfecture ou province n’a aucune avis au sujet de la politique
l’aménagement de l’urbanisme, les attribution en la matière, sauf celles de l’Etat en matière
schémas d’aménagement et de que reçoit le gouverneur en sa qualité d’urbanisme.
développement, et tous les autres de représentant de l’administration
documents d’aménagement et de territoriale et non en tant qu’exécutif - Le texte ne précise pas non
l’urbanisme. de l’assemblée préfectorale ou plus le rôle de la région en
matière d’élaboration des
Préfecture/Province
provinciale.
documents d’urbanisme,
Les préfectures ou provinces du notamment le SDAU qui peut
Grand Casablanca n’ont pas porter sur une partie du
d’attributions directes, en dehors de territoire régional.
l’approbation du Schéma Directeur
d’Aménagement Urbain (article 3 du
dahir portant loi du 25 Janvier 1984,
relatif au SDAU de la Wilaya du Grand 47
Casablanca);
Les professionnels

•L’architecte

• Son rôle consiste en la conception fonctionnelle (y compris accessibilité aux PMR),


esthétique, bioclimatique (adaptation au climat) et technique (esquisse de la
structure).

•L’architecte est également chargé de veiller à ce que des ingénieurs spécialisés soient
chargés par le maître d’ouvrage de l’établissement des calculs et plans
d’exécution relatifs aux diverses dimensions techniques du projet (règlementation
parasismique, efficacité énergétique…).

•Il doit aussi s’assurer que les autres intervenants techniques (bureaux et laboratoires
de contrôle) accomplissent leurs missions de vérification sur plans et au niveau des
chantiers. Il doit par ailleurs s’assurer de la conformité des plans techniques avec la
conception architecturale.
Les professionnels
•L'ingénieur géomètre-topographe
( Art.1Loi n° 30-93 relative à l'exercice de la profession d'ingénieur géomètre topographe et instituant
l'Ordre national des ingénieurs géomètres topographes promulguée par le Dahir n° 1-94-126 du 14
ramadan 1414 (25 Février 1994) (B.O. 16 mars 1994 et B.O. 6 juillet 1994, rect.).

• L’IGT est chargé, en son propre nom et sous sa responsabilité, de procéder à toutes
études ou opérations, d'établir tous plans et documents y relatifs relevant de la
géodésie, la cartographie topographique, des levés cadastraux à toutes échelles et par
tout procédé, de la délimitation des biens fonciers, de l'expertise foncière, de la
copropriété et des lotissements tels que prévus par les articles 4 1°), 14 et 16 (alinéa 2)
de la loi n° 25- 90 relative aux lotissements, groupes d'habitations et morcellements
promulguée par le dahir n° 1-92-7 du 15 hija 1412 (17 juin 1992).

• Il peut effectuer également et dans les mêmes conditions les études et travaux
topographiques relatifs aux opérations de levés et d'implantation, au remembrement,
à l'aménagement du territoire, au bâtiment et aux travaux publics.
Les professionnels
Les ingénieurs spécialisés
Absence d’une loi réglementant la profession: Quelques textes juridiques encadrent l’action
de l’ingénieur :
•L’article 769 du D.O.C qui traite de la responsabilité civile décennale de l’architecte ou
ingénieur et l’entrepreneur chargé directement par le maître d’ouvrage ;
•Les articles 50 à 54 de la loi 12.90 relative à l’urbanisme imposent le recours à des
ingénieurs spécialisés pour toute construction nouvelle y compris les bâtiments publics
ou à usage public, toute modification apportée à une construction existante qui
nécessite l’obtention du permis de construire ainsi que tous travaux de restauration des
monuments.
•Les articles 15, 17, 24, 67 de la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes
d’habitations et morcellements rendent obligatoire le recours aux ingénieurs spécialisés
pour l’établissement des documents techniques (plans et études) afférents à la
réalisation de la voirie, de l’assainissement, des réseaux d’eau et d’électricité et ce à
plusieurs niveaux d’avancements de ces opérations notamment le suivi des travaux et
les Réceptions provisoires et définitives.
Les professionnels
Au vu de ces dispositions, le rôle des ingénieurs spécialisés consiste en la réalisation des
études et l’établissement des documents techniques nécessaires relatifs à la conception de la
construction et le suivi de la réalisation des travaux se rapportant aux études techniques ainsi
effectuées.

Absence d’un ordre des ingénieurs : « La grande diversité des profils de l’Ingénieur a rendu
caduques les nombreuses tentatives d’unification de l’Ingénierie nationale, qui peine à
atteindre ses objectifs » (Tayeb El Karidi, ingénieur expert assermenté, vice-président de la
Fédération Marocaine d’Essai et de Contrôle (FédEC) et ex-président de l’Association
Marocaine des Laboratoires d’Essais et de Contrôle (AMLEC), Maroc-Hebdo, 14/07/2020).
Le promoteur immobilier:
« Toute personne physique ou morale qui réalise ou fait réaliser, pour son propre
compte ou pour le compte du maître d'ouvrage, des opérations d'aménagement ou de
construction et qui procède à l'exécution des opérations juridiques, administratives et
financières y afférentes, et ce pour la vente ou la location ».( Avant-projet de la loi n°29-
18 relative à la construction ( publié par le SGG sur son site officiel).

Le maître d'ouvrage : toute personne physique ou morale pour le compte de laquelle


sont réalisées les opérateurs construction.

Le maître d'ouvrage délégué : toute personne physique ou morale mandatée par le


maître d'ouvrage pour assurer toute ou partie de ses missions.

L'entrepreneur : toute personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage ou le


promoteur immobilier de procéder aux travaux d'équipements ou de construction.
Les personnes privées
Le citoyen
L’on se réfère au citoyen plutôt qu’à la société civile car celle-ci qu reste à inventer tout
particulièrement dans le domaine de l’urbanisme.

La loi d’urbanisme associe le citoyen à un moment donné de la procédure d’approbation


des plans d’aménagement à travers une enquête publique d’un mois.

Les observations émises au cours de cette enquête sont étudiées par le conseil communal,
lors de l'examen par ses soins du projet de plan d'aménagement avant d’être soumises à
l’agence urbaine, à l'issue d’un délai de deux mois, accompagnées du dossier de l'enquête
publique comprenant notamment les observations formulées par le public au cours de
ladite enquête et les propositions dudit conseil.

Pour le législateur, cette formalité d’enquête publique est fondamentale puisque à


compter de la clôture de l’enquête publique et jusqu'à la parution du texte d'approbation
du projet de plan d'aménagement, ce dernier produira les effets juridiques partiels.

La procédure d’enquête publique est, en outre, une procédure substantielle qui découle du
principe juridique de l’établissement d’une procédure d’information et de réclamation en
cas de limitation au droit de propriété
54
La planification urbaine
Typologie

La planification urbaine peut être scindée en deux


catégories:

•Une planification prospective

•Une planification réglementaire/prescriptive

55
2.1-La planification urbaine prospective
Le schéma directeur d'aménagement urbain
(SDAU) : Le régime général de la loi 12-90
• Instrument de planification spatiale . La durée
Le champ d’application • Le dahir portant loi relatif au
SDAU du Grand Casablanca:
• Un territoire dont le développement doit faire l'objet
aucun horizon temporel ;
d'une étude globale par suite de l’interdépendance
• La loi 12- 90: ne peut excéder 25
sur les plans économique, commercial et social des
ans.
différentes composantes de ce territoire;

• Un territoire formé d’une ou plusieurs communes et


éventuellement une partie ou la totalité des
communes avoisinantes à dominante rurale.

56
2.1-La planification urbaine prospective
L’objet du SDAU (art 4 de la Loi 12-90) :

•déterminer les choix et options d’aménagement qui doivent régir le développement harmonieux
économique et social du territoire concerné.
•déterminer les nouvelles zones d’urbanisation et les dates de leur ouverture à l’urbanisation en
préservant notamment les terres agricoles et forestières dont les limites sont fixées par voie
réglementaire.

•fixer la destination générale des sols en déterminant la localisation des zones agricoles et forestières,
d’habitat et leur densité, industrielles, commerciales, touristiques, des zones grevées de servitudes, des
sites naturels, historiques ou archéologiques à protéger ou à mettre en valeur, des principaux espaces
verts à créer, à protéger et /ou à mettre en valeur, des grands équipements, tels que le réseau principal
de voirie, les installations aéroportuaires et ferroviaires, les principaux établissements sanitaires, sportifs
et d’enseignement.
•déterminer les zones dont l’aménagement fait l’objet d’un régime juridique particulier et les secteurs à
restructurer ou à rénover .

• définir les principes d’assainissement et d’organisation des transports.


•arrêter la programmation des différentes phases de sa mise en œuvre et les actions prioritaires d’ordre
technique, juridique et institutionnel à mener par les différentes administrations concernées.

.
57
2.1-La planification urbaine prospective
Le dossier du SDAU
Comme le précise l’article 5 de la loi 12-90, le SDAU comprend des documents graphiques et un rapport .
•Les documents graphiques sont constitués de cartes d’utilisation des sols qui ont pour but de définir les
zones (agricoles, forestières) et localiser les aires d’extension, de restructuration de l’agglomération, les
principaux espaces libres ou boisés à créer ou à maintenir, les principaux sites urbains ou naturels à
protéger, les grands équipements publics ou d’intérêt général. Il comprend éventuellement un plan de
sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine historique.

La loi ne précise pas l’échelle de ces cartes. C’est là une position que le législateur adopte par rapport à
tous les documents d’urbanisme, qui laisse tout loisir au concepteur d’adopter l’échelle qui lui semble
convenable et à même de traduire graphiquement ses options. En pratique , certains BET n’en fixent pas
d’échelle surtout dans le cas d’agglomérations très vastes, difficiles à faire représenter à une échelle plus
ou moins précise. D’autres optent, par contre, pour le 1/25 000 ou le 1/50 000.

•Le rapport, généralement appelé rapport justificatif, est un document écrit qui se charge de justifier et
d’expliciter le parti d’aménagement choisi et tel qu’il est schématisé par des cartes d’utilisation des sols. Il
détermine aussi les mesures à mettre en œuvre pour la réalisation des objectifs arrêtés ainsi que les
phases d’exécution des orientations prévues et celles relatives à l’ouverture des nouvelles zones
d’urbanisation.

58
2.1-La planification urbaine prospective
L’établissement du SDAU
Initiative: l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme avec la participation des communes
concernées.

Concertation:

Lorsque le département ministériel chargé de l’urbanisme décide d’établir un SDAU, il doit également
conduire la procédure fixée à cet effet par la loi.

Il doit commencer par organiser une large concertation avec les administrations et établissements
publics concernés, qui sont tenus de communiquer, dans un délai maximum de trois mois, tous les
documents relatifs aux projets d'équipement d’intérêt national ou régional qu’ils comptent réaliser
dans le ressort territorial du projet du SDAU.

Ces documents doivent être communiqués à la demande de l’autorité gouvernementale chargée de


l'urbanisme dans un délai maximum de 3 mois courant à compter de la date de ladite demande.

Le cadre de la concertation est institutionnalisé par la loi. Celle-ci institue, en effet, deux structures
chargées aussi bien de l’étude que du suivi des travaux de l’élaboration du projet du SDAU : le comité
central et le comité local.
2.1-La planification urbaine prospective
La concertation: Le comité central
Le comité central est l’instance publique chargé d'examiner et d'orienter les études réalisées dans les
différentes phases d'élaboration du schéma directeur.
• Il est présidé par l'autorité gouvernementale charge de l'urbanisme ou son représentant.
• Il comprend les représentants des ministres chargés respectivement de l’intérieur, des travaux
publics, de l'agriculture, du commerce et de l'industrie, de l'habitat, des affaires culturelles, des
transports, des habous, de la jeunesse et des sports, de l'éducation nationale, de la santé
publique, de la défense nationale, du tourisme, des télécommunications et enfin de l'énergie et
des mines.
• Il compte également parmi ses membres le représentant de l'autorité gouvernementale
chargée des statistiques, ainsi que les walis et gouverneurs des provinces et préfectures
concernées et les présidents des conseils communaux concernés. Dans le cas d’existence d’une
agence urbaine, celle-ci est représentée par son directeur. Le comité peut faire appel à toute
administration ou personne, dont l'avis lui paraît utile.
• Le secrétariat est assuré par le département chargé de l'urbanisme même en cas d’existence
d’une agence urbaine.
• L'ordre du jour est établi par son président.
• Une fois le projet du schéma directeur arrêté par le comité central, il est soumis par l'autorité
gouvernementale chargée de l'urbanisme à l‘examen d'un comité local.
2.1-La planification urbaine prospective
La concertation : Le comité local

Le comité local comprend les représentants des administrations publiques décentralisées et


déconcentrées, à savoir :
• le wali, gouverneur de la préfecture ou de la province concernées qui assure la présidence du
comité;
• les membres du comité technique préfectoral ou provincial intéressé, institué par l'article 5
du dahir portant loi n 1-75-168 du 15 Février 1977 relatif aux attributions du gouverneur ;
• les présidents des conseils communaux concernés .La loi 12/90 évoque la participation, le cas
échéant, du ou des présidents de la communauté urbaine concernée. Seulement, cette
institution a été abandonnée par le législateur, à la faveur de la charte communale de 2003 et
la loi organique relative aux collectivités territoriales, au profit de nouvelles structures de
coopération communale ;
• les présidents des chambres professionnelles.

Le président du comité local peut associer aux travaux dudit comité toutes personnes qualifiées.
L'ordre du jour du comité local est établi par son président.
Le secrétariat est assuré par le représentant des services extérieurs de l'autorité gouvernementale
chargée de l'urbanisme ou par l'agence urbaine, le cas échéant.
La synthèse et le procès-verbal des travaux sont soumis à la décision du comité central 15 jours au
maximum après la fin des travaux.
2.1-La planification urbaine prospective
La consultation des conseils communaux

Préalablement à son approbation par l’administration, le projet du SDAU est soumis à l’examen des
conseils communaux concernés qui peuvent formuler, dans un délai de 3 mois, à compter de la date
à laquelle ils ont été saisis, des propositions qui sont étudiées par l'administration qui pilote le projet
en liaison avec les conseils communaux concernés.

En cas de silence dans ce délai: ils sont considérés n'avoir aucune objection.

L’approbation de l’administration

Le SDAU est soumis à l’approbation du chef du gouvernement, sur proposition de l'autorité


gouvernementale chargée de l'urbanisme après avis du ministre de l'intérieur, du ministre des
finances, du ministre chargé des travaux publics et du ministre chargé de l'agriculture.

Le décret portant approbation est publié au bulletin officiel.

La révision du SDAU

Le SDAU est révisé dans les formes et conditions prévues pour son établissement et son élaboration.

62
2.1-La planification urbaine prospective
Les effets du S. D. A. U
Une fois approuvé et publié au B.O, le SDAU produit ses effets à l’égard des personnes
publiques et aussi des autres documents d’urbanisme :
L’opposabilité du [Link].U. aux personnes publiques
• Les dispositions du [Link].U sont opposables à l'Etat, aux collectivités territoriales, aux établissements
publics et aux personnes morales de droit privé dont le capital est souscrit entièrement par les
personnes publiques précitées.
• Les décisions et mesures prises par toutes les entités publiques doivent être compatibles aux
orientations du SDAU .Cela les oblige à tenir compte du SDAU lors de l’établissement de leur
programme d'action et la réalisation de leurs projets.

Les effets à l'égard des autorisations individuelles

• Les projets de lotissements, de groupes d'habitations ou de constructions, sis dans des territoires non
couverts par un plan d'aménagement ou de zonage, ne pourront en aucun cas être autorisés s'ils ne
sont pas compatibles avec les dispositions du SDAU en ce qui concerne les zones nouvelles
d'urbanisation et la destination générale des sols.
• Dans le cas où les dispositions des PZ ou des PA contrarieraient les orientations du SDAU, une décision
de mise à l'étude est prise par le président du conseil communal afin de définir les zones à doter d'un
nouveau plan d'aménagement.

63
2.1-La planification urbaine prospective
Les effets du S.D.A.U. vis-à-vis des autres documents d'urbanisme

Les plans de zonage, les plans d'aménagement et les plans de développement doivent
respecter, impérativement, les dispositions des SDAU prévues en application des alinéas
1, 2, 3 et 4 de l'article 4 de la loi.

Ces documents sont tenus de respecter :

• les choix et les options d'aménagement régissant le développement


harmonieux du territoire concerné tant au niveau économique que social ;
• l'ouverture des zones nouvelles d'urbanisation, les dates à partir desquelles
elles pourront être ouvertes à l'urbanisation et la préservation notamment des
terres agricoles et des zones forestières ;
• la destination générale des sols ;
• les secteurs restructurer et/ou à rénover.

64
2.1-La planification urbaine prospective
Le suivi de réalisation du S.D.A.U
En dehors des limites d'intervention territoriale des agences urbaines, le décret d’application de la loi
12-90 prévoit, dans son article 10, la mise en place au niveau de la wilaya, la province ou la préfecture,
d’un « comité de suivi de la réalisation du SDAU », chargé de suivre l'exécution des orientations définies
par ce document d’urbanisme et de veiller, particulièrement, à la mise en œuvre de ses phases et
également d'animer, de susciter et de coordonner les actions d'aménagement projetées.

Ce comité, présidé par le wali ou gouverneur, est composé des membres du comité technique
préfectoral ou provincial intéressé, des représentants des conseils communaux intéressés ainsi que des
représentants des chambres professionnelles.
Le président du comité peut faire participer aux travaux dudit comité toute personne dont l'avis lui
paraît utile.
Lorsque les zones, incluses dans le territoire couvert d’un SDAU, concernent deux ou plusieurs
préfectures ou provinces, le comité précité est présidé, à tour de rôle, par les gouverneurs intéressés.
Le comité se réunit sur convocation de son président chaque fois qu'il est jugé nécessaire et au moins
deux fois par an.
Le président du comité tient régulièrement informée l'autorité gouvernementale charge de l'urbanisme,
des différentes phases de réalisation du SDAU.

Lorsque le besoin se fait sentir, le comité peut proposer une révision du SDAU .

65
2.1-La planification urbaine prospective
B- Le SDAU : le régime spécifique du
Grand Casablanca (Dahir portant loi du 25
janvier 1984 relatif au SDAU du Grand
Casablanca)

• Initiative
• Ministère de l’Intérieur

• Suivi des études


• Agence Urbaine de Casablanca (AUC)

• Approbation
• assemblées préfectorales, provinciales
SDAU 1985
et communales;
• décret, après visa du ministère de
l’Equipement, du ministère de l’Habitat
et de l’Urbanisme et du ministère des
Finances.

SDAU 2010
66
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le caractère prescriptif des règles d’urbanisme découle de la forte teneur juridique des documents
d’urbanisme en question (plans d'aménagement, plans de zonage et des plans de développement) qui
se chargent de traduire les orientations du SDAU, générales et imprécises, en prescriptions légales
opposables à l'administration et aux tiers.

On qualifie également ces plans de documents réglementaires.

67
2.2-La planification urbaine prescriptive
C- Le plan de zonage
C’est un document d’urbanisme introduit, pour la première fois, par le dahir du 30 juillet 1952 qui ne
lui donnait pas un statut propre mais l’’insèrait dans le cadre de ses dispositions consacrées au plan
d’aménagement (article 9 du « titre 3 » intitulé « plan d’aménagement »).

Ce qui ouvre à l’administration, avant l’établissement du plan d’aménagement, la possibilité de


délimiter des zones réservées à des modes d’utilisation déterminées.

C’est dans la loi 12-90 que le plan de zonage se trouve , dans un chapitre à part, le chapitre 2, érigé en
document d’urbanisme soumis à un régime juridique spécifique.

Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il obtient une autonomie par rapport au plan d’aménagement.

En effet, le plan de zonage demeure, comme dans la loi de 1952, une mesure conservatoire destinée,
d’une part, à prévenir les réalisations pouvant entraver ou compromettre les orientations du SDAU et,
d’autre part, à combler le vide pouvant exister avant l’établissement du Plan d’aménagement.

68
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le champ d’application du plan de zonage

La loi 12-90 ne définit pas le champ d’application du plan de zonage, comme elle le fait pour les autres
documents d’urbanisme, en l’occurrence le SDAU et le plan d’aménagement.

S’agit-il d’un oubli ou d’un silence volontaire ? En tout cas, le silence de la loi pose le problème du
champ d’application territorial de ce plan. Est-ce celui du plan d’aménagement, tel que défini par
l’article 18 de la loi 12-90 ou bien celui du SDAU ?

Pour répondre à ces questions, il faudrait revenir à la définition donnée par la loi à l’objet d’un plan de
zonage. Celui-ci a, selon l’article 13, pour objet de permettre à l’administration et aux collectivités
territoriales de prendre les mesures conservatoires nécessaires à la préparation du plan
d’aménagement et à préserver les orientations du SDAU. Cela sous-entend que le plan de zonage peut
être établi pour les territoires couverts par un SDAU et pour lesquels un plan d’aménagement- ou des
plans d’aménagement- peut être établi. Il s’agirait ainsi des champs d’application des SDAU et des
plans d’aménagement, tels que définis aux articles 2 et 18 de la loi 12-90.

C’est, semble-t-il, cette interprétation qui a été retenue pour le plan de zonage de Casablanca de 1985
qui couvrait alors toute l’aire du SDAU.

Il a été également question d’un seul plan de zonage et non pas de plus d’un plan de zonage.

69
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le plan de zonage de Casablanca de 1985, le seul élaboré à ce jour, a été mis au point par l’équipe du
SDAU et adopté en même temps que ce dernier.
On peut lire dans le rapport justificatif du SDAU de 1985 (p.105): « Le Plan de Zonage qui accompagne
ici le Schéma Directeur est un plan réglementaire indiquant de façon claire le mode d’occupation des
sols et par conséquent les droits attachés à l’utilisation des terrains . Il permettra d’éviter qu’en
l’attente des Plans d’aménagement , plus longs à élaborer parce que plus complexes, ne subsiste une
réglementation inadaptée au Schéma Directeur ».
Le plan de zonage de 1985 couvrait l’ensemble du territoire du SDAU.
Le zonage se décompose en 6 zones d’habitation:
•La zone centrale ou zone A;
•La zone péricentrale ou zone B;
•La zone résidentielle ou zone C;
•La zone de villa ou zone D;
•La zone d’extension d’habitation individuelle et collectif ou zone E;
•La zone de moyenne propriété ou zone F;
-et 5 zones d’activités: la zone pour industries toutes catégories, la zone pour industries 2ème
catégorie, la zone pour industries 3ème catégorie, la zone artisanale et industrielle de 3ème
catégorie, la zone d’activité tertiaire.

En complément de ce zonage, le plan indiquait un certain nombre de points importants:


la protection architecturale de grands axes de circulation, la protection de site s’appliquant
principalement au littoral, les réserves pour espaces ou équipements publics ou encore les grandes
70
réserves d’extension de Casablanca.
2.2-La planification urbaine prescriptive
L’objet du plan de zonage
Aux termes de l’article 13 précité, le plan de zonage:
•définit l’affectation des différentes zones (zone d’habitat, zone industrielle, zone
commerciale, zone touristique, zone agricole, zone forestière) .
• localise également l’emplacement réservé aux « équipements principaux et
sociaux ».Pour préciser cette formulation peu claire et rarement utilisée dans cette loi,
le texte cite en exemple les voies principales, les dispensaires, écoles et espaces verts.
L’on comprend donc qu’il peut s’agir aussi bien d’équipements publics d’infrastructure
que des équipements socio-collectifs.
•définit les zones à l’intérieur desquelles l’autorité chargée de la délivrance des
autorisations de construire ou de lotir, en l’occurrence le président de la commune,
peut opposer un sursis à statuer à toute demande d’autorisation de lotir, de créer un
groupe d’habitation ou toute demande de permis de construire.
Le plan de zonage comprend un document graphique et un règlement définissant les
règles d’utilisation du sol.
Aucune définition de l’échelle du document graphique, ni de la forme du règlement n’est
donnée par la loi, ce qui confirme que le législateur laisse sciemment au concepteur et à
l’administration le soin de régler ces aspects.

71
2.2-La planification urbaine prescriptive
L’établissement du plan de zonage
L’étude et l’adoption du plan de zonage nécessitent l’intervention de l’administration, au niveau de sa
préparation et des collectivités territoriales (conseils communaux).
Le projet de plan de zonage est établi à l'initiative de l'administration chargée de l'urbanisme en
participation avec les communes concernées, sous réserve des attributions dévolues en la matière aux
agences urbaines par la législation en vigueur
La question se pose de savoir si le recours au plan de zonage est une obligation pour l’administration ou
si celle-ci dispose ici d’un pouvoir discrétionnaire.
Il semble que l’administration jouit à cet égard d’un large pouvoir d’appréciation et peut, par
conséquent, y recourir ou s’y abstenir, car par son essence même le plan de zonage est une simple
mesure conservatoire prise en attendant la préparation du plan d’aménagement.

Si l’administration estime que cette préparation peut intervenir dans des délais raisonnables et que rien
ne justifie l’adoption de mesures transitoires de précaution, elle peut donc se passer de l’établissement
du plan de zonage et se pencher plutôt sur la sortie du plan d’aménagement dans les délais les
meilleurs.
En revanche, si elle estime que l’élaboration des plans d’aménagement risque d’être longue compte
tenu de la complexité de ces plans, il aurait intérêt à établir un plan de zonage, un document « léger»,
en principe, réalisable dans des délais très courts puisque son approbation ne donne pas lieu à enquête
publique et se limite à un examen de 2 mois par le conseil communal avant son approbation par simple
arrêté ministériel.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Une fois arrêté, le projet de plan de zonage est soumis par le département chargé de l'urbanisme ou, le
cas échéant, par l'agence urbaine, à l'avis d'une commission locale composée et fonctionnant comme
celle prévue pour l'examen du SDAU.

La synthèse des travaux de la commission locale, appuyée d'un procès-verbal desdits travaux, doit
parvenir au département chargé de l'urbanisme ou, le cas échéant, au directeur de l'agence urbaine, 15
jours au maximum après la fin des travaux, pour décision.

Le projet du plan de zonage est soumis avant son approbation par l'autorité gouvernementale chargée
de l'urbanisme ou le directeur de l'agence urbaine, selon le cas, à l'appréciation des conseils
communaux concernés aux fins d'examen et d'étude.

Ces derniers doivent de se prononcer dans un délai de 2 mois, déclenché à compter de la date de leur
saisine. Si pendant ce délai, lesdits conseils ne prennent pas expressément position, leur silence vaut
acquiescement. Dans le cas contraire, ils doivent transmettre leurs propositions à l'une des autorités
précitées, selon le cas, qui les étudie.
.
Ensuite, le plan de zonage est approuvé par arrêté, publié au bulletin officiel, de l'autorité
gouvernementale chargée de l'urbanisme, au lieu d’un décret comme dans l’ancienne loi de 1952.

73
2.2-La planification urbaine prescriptive

Les effets du plan de zonage

Dès son approbation, le plan de zonage produit des effets pendant une période ne devant pas
dépasser 2 ans, délai qui court à compter de la date de publication du texte d'approbation au
bulletin officiel.

Passé ce délai, les dispositions du plan de zonage deviennent caduques de plein droit.

Durant les deux années de son application, le plan de zonage est opposable à l'administration et
aux tiers.

Par ce caractère de double opposabilité, le plan de zonage se rapproche du plan d’aménagement.


2.2-La planification urbaine prescriptive

E- Le plan d’aménagement

Plans d’aménagement de Casablanca, 1989

75
2.2-La planification urbaine prescriptive
E-Le plan d'aménagement
C’est le document prescriptif et réglementaire par excellence et qui, pour cette propriété particulière,
se place au centre d’intérêt des différents acteurs publics et privés:

• l’Etat: le plan d’aménagement constitue le tableau de bord (par exemple, localisation des
équipements publics, plate-forme pour la confection des cartes scolaires et sanitaires).

•les collectivités territoriales: c’est un élément majeur dont l’importance se vérifie, au vu de la


localisation des équipements socio-collectifs relevant de leurs compétences. Mais il leur offre
encore un avantage beaucoup plus pertinent car il permet une lecture aisée du territoire et met à
leur disposition une banque de projets ainsi qu’une vision prospective de développement.

•les notaires: mus par un souci de sécurité et de stabilité juridique, le plan d’aménagement
représente une garantie pour les transactions foncières et immobilières qu’ils sont appelées à
authentifier.

76
2.2-La planification urbaine prescriptive
•les professionnels (architectes et topographes ): c’est un outil de travail indispensable, les guidant
dans l’élaboration de leur plan de lotissement ou de construction.

•les promoteurs et investisseurs: c’est un guide qui éclaire sur les opportunités d’investissement et
apporte une certaine visibilité pour s’engager en connaissance de cause dans une entreprise
d’investissement.

• les propriétaires fonciers, le PA leur précise leurs droit d’utilisation de leurs terrains. C’est aussi une
aubaine puisque l’introduction des terrains dans une zone urbaine, procure à leurs propriétés
initialement agricoles une plus-value, source d’enrichissement. Malheureusement, ce n’est pas
toujours le cas parce que le plan d’aménagement est aussi une source d’injustice sociale : s’il enrichit
certains, il peut en appauvrir d’autres pouvant se retrouver, du jour au lendemain, en possession de
terrains totalement ou partiellement grevés de servitudes et, de fait, dénués de toute valeur sur le
marché foncier.

77
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le champ d'application du plan d’aménagement

Le plan d'aménagement peut être établi pour :


•tout ou partie du territoire d’une commune urbaine, d’un centre délimité, une zone
périphérique des communes urbaines et des centres délimités, d’un groupement d'urbanisme.
Pour ce dernier, la loi précise qu'un plan d'aménagement ne peut être établi que si ledit
groupement est doté d'un schéma directeur d'aménagement urbain.
•tout ou partie du territoire d'une ou plusieurs communes rurales, ayant une vocation spécifique
(touristique, industrielle ou minière) et dont le développement urbain prévisible justifie un
aménagement contrôlé par l'administration.

Il convient de rappeler que le dahir n°1-15-85 en date du 7 juillet 2015 portant promulgation de la loi
organique n°113.14 relative aux communes abolit la distinction entre commune urbaine et commune
rurale.

Selon l’article 18 de la loi 12-90, les zones à vocation spécifique sont délimitées par l'administration
chargée de l'urbanisme, sur proposition des conseils communaux intéressés ou à défaut, à la
demande du gouverneur de la préfecture ou de la province concernée.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le PA a pour objet de définir notamment:
• L'affectation des différentes zones suivant l'usage principal qui doit en être fait ou la nature des
activités dominantes qui peuvent y être exercées telles que les zones d'habitat, industrielle,
touristique, maraîchère, agricole, commerciale et forestière.;
• Les zones non aedificandi;
• Les limites de la voirie à conserver, à modifier ou à créer;
• Les limites des espaces verts publics et les autres espaces libres à conserver, à modifier ou à
créer ;
• Les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer;
• L'emplacement des équipements collectifs et installation d'intérêts général dont la réalisation
relève du secteur privé (centres commerciaux, centres de loisirs) ;
• Les quartiers, monuments, sites historiques ou archéologiques... à protéger ou à mettre en
valeur;
• Les règles d'utilisation des sols et les règles applicables à la construction;
• Les servitudes établies dans l'intérêt de l'hygiène, circulation, esthétique et de la sécurité et
salubrité publique...
• Les zones à ouvrir à l'urbanisation suivant une périodicité déterminée ;
• Les périmètres des secteurs à restructurer ou à rénover.

79
2.2-La planification urbaine prescriptive
L’objet du plan d'aménagement

•les zones dans lesquelles toute construction est interdite, les limites de la voirie (voies,
places, parkings) à conserver, à modifier ou à créer,
• les limites des espaces verts publics (boisements, parcs, jardins), des terrains de jeux et
des espaces libres divers tels que les espaces destinés aux manifestations culturelles et
folkloriques, à conserver, à modifier ou à créer,
•les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer conformément aux
dispositions de l'article 61 de la loi n° 06-87 relative l'éducation physique et aux sports et
les limites des mêmes espaces à conserver ou à modifier,
•les emplacements réservés aux équipements publics tels que les équipements
administratifs, scolaires, sanitaires, culturels,
•les emplacements réservés aux équipements collectifs et installations d'intérêt général
dont la réalisation incombe au secteur privé tels que les centres commerciaux, les centres
de loisirs,
•les quartiers, monuments, les sites historiques ou archéologiques, les sites et zones
naturels telles que les zones vertes publiques ou privées à protéger ou à mettre en
valeur pour des motifs d'ordre esthétique, historique, culturel, et éventuellement les
règles qui leur sont applicables.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le plan d’aménagement précise aussi les règles d'utilisation des sols et celles applicables à la
construction, notamment :
•les normes de hauteur minima ou maxima des constructions à édifier,
• les conditions d'implantation et d'orientation des immeubles,
•les surfaces de stationnement,
•les prospects,
•le COS et le CUS,
•les servitudes architecturales,
•les servitudes établies dans l'intérêt de l'hygiène, de la circulation, de l'esthétique, de la sécurité
et de la salubrité publique et éventuellement les servitudes découlant de législations
particulières.

L’énumération opérée par l’article 19 suscité n’est qu’indicative, ce qui laisse au concepteur du plan
d’aménagement de de prévoir l’ensemble de ces éléments énumérés ou seulement une partie de ces
éléments. Il n’en demeure pas moins qu’un socle reste indispensable, à savoir le zonage, la voirie, les
règles de construction, les équipements publics.

Le plan d’aménagement indique, en outre, les zones à ouvrir à l'urbanisation suivant une périodicité
déterminée, les périmètres des secteurs à restructurer et des secteurs à rénover, les zones dont
l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.

La loi ne donne pas de précision sur ce régime juridique et se contente d’une formulation générale.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le dossier du plan d’aménagement
Le plan d’aménagement regroupe des documents graphiques et des documents écrits, à savoir :

Le rapport justificatif :Il est devenu d’usage de faire accompagner le plan d’un rapport baptisé « rapport
justificatif », pourtant non prévu par la loi 12-90. C’est un document contractuel, puisqu’il est généralement
prévu par les termes de références des marchés d’études des plans d’aménagement.

Il se propose d’exposer la situation démographique, économique, sociale et spatiale du territoire objet du


plan d’aménagement. Il essaie aussi d’analyser, d’une part, la situation en matière d’habitat, des activités et
des équipements publics et, d’autre part, le parti d’aménagement adopté par le concepteur.

C’est justement pour toutes ces raisons qu’il ne revêt pas de valeur juridique.

Les documents graphiques: Le parti d’aménagement ainsi que les différentes projections en matière
d’équipements ou de zonage sont représentés sur des cartes. Celles-ci ont aussi pour fonction de localiser
les limites et emprises des voies , les emplacements réservés aux équipements publics ainsi que les
servitudes (non aedificandi, d’isolement des cimetières…).
Comme dans le cas du SDAU et du plan de zonage, la loi ne précise pas l’échelle de ces cartes. Néanmoins,
force est de constater qu’en pratique, il est fait recours à l’échelle 1/20 000 ou 1/50 000 pour les plans
d’ensemble et aux 1/2000 ou 1/5000 pour le plan d’aménagement proprement dit, une échelle
généralement jugée suffisamment valable pour que le fonds de plan soit clair et lisible.

82
2.2-La planification urbaine prescriptive
Il convient de signaler que les sigles et initiales, utilisées aussi bien par les documents graphiques que
par le règlement, ne sont pas normalisées ou officialisées par un texte législatif, comme en France.

Ce qui crée une grande confusion étant donné la diversité des symboles utilisées par les différents
bureaux d’études chargés de l’élaboration des plans d’aménagement qui souvent appartiennent à des
pays différents (France, Bulgarie, etc.) et partant à des cultures (urbanistiques) différentes.

Quelle est la valeur juridique des documents graphiques ? Ces derniers trouvent leur fondement
juridique dans l’article 20 de la loi 90, selon lequel le plan d’aménagement comprend un ou plusieurs
documents graphiques et un règlement. Mais le législateur marocain ne se prononce pas
expressément sur leur teneur juridique. Son homologue français en fait de même, mais la doctrine et
la jurisprudence françaises ne reconnaissent pas de valeur juridique aux documents graphiques
considérant que ces derniers n’ont de valeur juridique que par le règlement du P.O.S aujourd’hui
supplanté par le PLU.

Aussi s’il est concevable de considérer le règlement comme ayant une valeur juridique en soi, il l’est
difficilement pour la représentation graphique qui ne peut avoir de valeur indépendamment du
règlement, puisque ce dernier est la traduction juridique des prévisions graphiques.

Une question se pose cependant : Qu’en est-il lorsque le règlement est muet sur une servitude, par
exemple, pourtant prévue par le document graphique ? Dans ce cas, le document graphique produit
des effets juridiques intrinsèques et peut servir de preuve en cas de litige.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le règlement

C’est la pièce maîtresse du plan d’aménagement qui, selon l’article 20 de la loi sur l’urbanisme,
définit les règles d’utilisation du sol, les servitudes et autres obligations imposées en vue de la
réalisation d’un aménagement ordonné et cohérent, ainsi que les règles de construction applicables
à la zone concernée.

L’importance du règlement provient du fait qu’il constitue la traduction juridique des documents
graphiques. Sa valeur juridique ne fait donc pas de doute. Pour paraphraser AUBY (M) s’exprimant à
propos du POS, l’on peut dire que le règlement constitue « l’élément juridiquement essentiel » [1]du
dossier du plan d’aménagement.

Comment se présente la forme du règlement ? Quel est son contenu ?

Le règlement-type qu’on trouve appliqué aux plans d’aménagement s’inspire du règlement du POS
français avec quelques adaptations rendues nécessaires par les spécificités des communes
concernées .
2.2-La planification urbaine prescriptive

L’on relève que ce règlement-type se compose de trois titres :


•le premier comporte des dispositions générales qui définissant le champ d’application territoriale
du plan d’aménagement, déterminant les coordonnées qui délimitent le territoire couvert par ledit
plan, des dispositions applicables à toutes les zones en matière de desserte des terrains,
accessibilité et stationnement ;
•le deuxième titre est consacré aux zones urbaines ;
• le troisième aux zones naturelles et rurales.

Le règlement est donc un document juridique qui se fonde sur un ensemble de prescriptions et
d’ « obligations négatives » qui qui font du plan d’aménagement un « ensemble de périmètre
d’interdits ou, au mieux, de limitation » pour reprendre les termes utilisés par CHAPUISAT (J) à
propos du POS en France.

L’auteur regrette que « cette conception régulatrice est au fond proche d’une conception presque
policière de l’urbanisme réglementaire » et « délaisse en tout cas trop systématiquement une
conception plus élastique ».

En outre, ce trait fortement réglementaire relègue au second plan les aspects de mise en œuvre,
telles que la programmation des actions projetées par le plan et l’estimation financière de ces
actions ainsi que leur échéance de réalisation.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le règlement d’aménagement obéit à la structuration suivante :
Titre 1-Dispositions générales
o Chapitre 1-Application et division territoriale
o Chapitre 2-Dispositions applicables à toutes les zones
Titre 2-Dispositions applicables aux zones urbaines
o Chapitre 1- Dispositions applicables à la zone A
o Chapitre 2- Dispositions applicables à la zone B
o Chapitre 3-Dispositions applicables à la zone C
o Chapitre 4- Dispositions applicables à la zone D
o Chapitre 5- Dispositions applicables à la zone E
o Chapitre 6- Dispositions applicables à la zone I
Titre 3-Dispositions applicables aux zones naturelles et rurales

Chaque chapitre est structuré comme suit :


•Article 1-Définition de la zone.
•Article 2-Occupation et utilisations du sol interdites.
•Article 3-Constructibilité des parcelles.
•Article 4-Hauteur maximale des constructions.
•Article 5- Implantation des constructions par rapport aux voies.
•Article 6 -Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives.
•Article 7- Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur un même terrain.
2.2-La planification urbaine prescriptive
A chaque zone correspond un règlement particulier qui définit la zone, le type d’utilisation du sol
permise ou interdite, les règles d’implantation et de volume (l’implantation par rapport à la voirie et
aux mitoyens), les règles relatives à l’emprise au sol (CUS) et à la densité (COS), les règles de hauteur,
de stationnement et le cas échéant, les servitudes architecturales à observer. Le règlement se termine
généralement par une nomenclature des équipements publics, qui énumère les différents
équipements publics existants ou projetés par le plan d’aménagement.

Le règlement est donc un document juridique qui se fonde sur un ensemble de prescriptions et
d’ « obligations négatives » qui qui font du plan d’aménagement un « ensemble de périmètre
d’interdits ou, au mieux, de limitation » pour reprendre les termes utilisés par CHAPUISAT (J) à propos
du POS en France.

L’auteur regrette que « cette conception régulatrice est au fond proche d’une conception presque
policière de l’urbanisme réglementaire » et « délaisse en tout cas trop systématiquement une
conception plus élastique ».

En outre, ce trait fortement réglementaire relègue au second plan les aspects de mise en œuvre,
telles que la programmation des actions projetées par le plan et l’estimation financière de ces actions
ainsi que leur échéance de réalisation.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Le planning

La circulaire préconise les mesures suivantes :

•Établir un calendrier des réalisations: au niveau de la concertation préalable à toute étude


d’aménagement, le concepteur sera chargé de recueillir en particulier auprès de chaque administration
des précisions quant au calendrier de réalisation à entreprendre en priorité dans les 5 ans à venir,
assorti dans toute la mesure du possible de son estimation. Sur cette base sera établi un planning des
opérations à réaliser avec le programme de leur financement ;

• Joindre le planning au projet du plan d’aménagement: le planning des réalisations accompagnera le


plan et le règlement d’aménagement lors de l’enquête interservices et de la consultation à l’échelon
local des conseils communaux. Il sera considéré, dans un premier temps, comme un document indicatif
formulant les intentions des administrations quant à la réalisation des équipements les concernant ;

• Suivre le planning au niveau de la réalisation: le plan d’aménagement une fois approuvé, le conseil
communal devra suivre les différentes étapes de sa réalisation pour cerner éventuellement les
difficultés et proposer des solutions.

88
2.2-La planification urbaine prescriptive

Le planning

Il s’agit d’un autre document constituant le dossier du plan d’aménagement qui n’est pas prévu par la
loi, mais qui a été proposé par une circulaire ministérielle aux administrations publiques.

Cette circulaire exhorte ces dernières, notamment celles concernées par les équipements publics ou
par des opérations du plan d’aménagement de joindre au plan d’aménagement, un planning fixant
l’échéance et les moyens de mise en œuvre des équipements et opérations programmés.

La circulaire considère qu’il est important d’introduire dans le modus faciendi actuel et
progressivement une nouvelle phase au niveau même de l’étude d’aménagement, la « phase
opérationnelle », afin d’aborder le plan d’aménagement, non pas en un simple document coercitif
susceptible de paraître aux yeux du citoyen comme destiné à imposer des règles sévères de
constructions ou entraîner une immobilisation paralysante de leurs terrains, mais avant tout sous
l’angle de son opérationnalité.

89
2.2-La planification urbaine prescriptive
L’établissement du plan d’aménagement

La loi 12/90, dans son article 23, laisse entendre que le projet du plan d’aménagement est établi à
l’initiative de l’administration avec la participation des collectivités territoriales.

Le décret d’application de cette loi précise, pour sa part, à l’article 19, que le projet de plan
d’aménagement est établi à l’initiative du département chargé de l’urbanisme en participation avec
les communes concernées, sous réserve des attributions dévolues en la matière aux agences
urbaines.

L’établissement du plan d’aménagement est un processus long et jalonné par plusieurs étapes
amorcées par la prise de décision d’établir le plan et couronnées par la publication au bulletin officiel
du texte d’approbation de ce dernier.
2.2-La planification urbaine prescriptive
L’établissement du plan d’aménagement

L’initiative
La loi confie le pouvoir d’initiative au département ministériel chargé de l’urbanisme.

Le législateur demeure à ce niveau attaché au centralisme. La lecture des termes de l’article 23 du


décret d’application fait néanmoins croire à une déconcentration de la décision dans ce domaine
au profit des agences urbaines. Mais il n’en est rien puisque le texte relatif aux agences urbaines
comme d’ailleurs celui relatif à l’agence urbaine de Casablanca limite les pouvoirs de ces dernières
à l’élaboration de ces documents.

Une fois prise la décision d’établir un projet de plan d’aménagement, l’élaboration dudit projet
doit se faire par l’agence urbaine avec la participation des communes concernées.
2.2-La planification urbaine prescriptive
L’établissement du plan d’aménagement
La participation

Cette notion de participation reste floue puisque le texte n’en précise ni le la portée, ni les
modalités de mise en œuvre. Il va sans dire que l’introduction dans la loi 12-90 de ce principe
de participation des communes constitue une innovation de ce texte, introduite sous l’exigence
du parlement puisque le projet de loi présenté, initialement, par le gouvernement devant cette
instance ne faisait pas mention de cette participation des communes.

Cette ouverture sur les communes est d’un intérêt incontestable puisqu’il est irréaliste de
concevoir des documents d’urbanisme sans la participation effective des communes, principaux
destinataires de ces documents.

Toutefois, la loi ne précise pas les formes et modalités de mise en œuvre de cette participation.
Elle n’institutionnalise pas non plus cette participation. Elle laisse alors à l’administration et à la
commune la liberté de définir et d’organiser, selon leur convenance, la mise en œuvre de cette
participation.

Etant donné que les premières phases de l’élaboration du plan d’aménagement revêtent un
caractère essentiellement technique, on peut imaginer que la participation se déroule au sein
de comités techniques ou à l’intérieur de la commission spécialisée de la commune.
2.2-La planification urbaine prescriptive

La procédure d’élaboration du plan d'aménagement

L’élaboration du plan d'aménagement peut être précédée par l’adoption d’un arrêté de mise à
l’étude qui constitue une mesure conservatoire à l’instar du plan de zonage.

L'arrêté de mise à l’étude

L’ancien dahir du 30 juin 1952 relève qu’« antérieurement à la mise à l’enquête du plan, des
arrêtés de pachas et caïds dits « arrêtés de mise à l’étude du plan» peuvent définir des zones
dont l’aménagement est prévu et à l’intérieur desquelles il n’est délivré aucun permis de
construire sauf dérogation exceptionnelle accordée par l’administration. Ces arrêtés ont effets
pendant six mois et peuvent être renouvelés pour une période d’égale durée ».

La loi de 1992 reconduit ces dispositions en les précisant. Ainsi, préalablement à


l’établissement du plan d'aménagement, un arrêté de mise à l’étude du plan d'aménagement
peut être pris en vue de fixer les limites du territoire pour lequel l'étude de ce plan est
envisagée afin que des opérations d'aménagement ou de construction ne viennent
compromettre les prévisions du plan en cours d’étude.
2.2-La planification urbaine prescriptive
• La consultation administrative

Cette consultation est essentiellement administrative car elle vise à recueillir, à l’échelon
préfectoral ou provincial, l’avis de toutes les administrations publiques . Les chambres
professionnelles sont également associées à cette consultation.

Celle-ci est institutionnalisée par la loi puisque le projet de plan arrêté est soumis, selon le cas,
par le département chargé de l'urbanisme ou l'agence urbaine à l'avis d'une commission locale,
la même que celle prévue dans le cas du SDAU (art.5).

Cette commission comprend les représentants des administrations décentralisées et


déconcentrées, à savoir : le wali, gouverneur de la préfecture ou de la province concerne, les
membres du comité technique préfectoral ou provincial intéressé, institué par l'article 5 du dahir
portant loi relatif aux attributions du gouverneur , les présidents des conseils communaux et des
chambres professionnelles.

Le président de la commission locale, en l’occurrence le wali ou le gouverneur, peut associer aux


travaux de ladite commission toutes personnes qualifiées.

Le président établit l'ordre du jour de la commission, dont le secrétariat est assuré par le
représentant des services extérieurs du département ministériel chargé de l'urbanisme ou, le cas
échéant, par l'agence urbaine.
2.2-La planification urbaine prescriptive
• La consultation administrative

Préalablement à la réunion, le dossier du projet du plan d’aménagement est transmis à chaque


membre de la commission par son président afin de faire valoir leurs observations soit au cours
de la réunion de ladite commission soit par écrit avant la tenue de cette réunion. Tout membre,
dont l’avis n’est pas parvenu dans le délai imparti est réputé avoir donné un avis favorable.

A l’issue des travaux de la commission locale, le président se charge de transmettre, pour


décision, une synthèse des travaux ainsi qu’un procès-verbal, dûment signé par les membres de la
commission, au département chargé de l’urbanisme ou au directeur de l’agence 15 jours au
maximum après la fin des travaux de la commission.

Le directeur de l’agence ou à défaut le ministre chargé de l’urbanisme soumet, ensuite, le projet


du plan d’aménagement finalisé au conseil communal concerné afin d’engager la procédure de
délibération et d’enquête publique.
2.2-La planification urbaine prescriptive
• La délibération du conseil communal

Le projet de plan d'aménagement est soumis à l'appréciation du conseil communal concerné ou,
lorsque ledit projet touche plus d’une commune, aux conseils communaux concernés.

En réaction au régime de 1952 et afin d’éviter les atermoiements et le veto du conseil communal qui
avaient empêché la sortie de plus d’un plan d’aménagement, la loi 12-90 enlève ce pouvoir au
conseil communal et oblige ce dernier à délibérer dans un délai de rigueur.

Le conseil communal doit, en effet, se prononcer expressément avant l'expiration d’un délai de 2
mois qui court à compter de la date de saisine du conseil.

Le silence du conseil dans le délai prescrit vaut assentiment et n’est plus considéré comme un refus.

Le conseil doit se limiter à émettre des propositions qui sont étudiées, en général, dans le cadre de
commissions tripartites regroupant notamment la commune, la préfecture et l’agence urbaine ou en
l’absence de celle-ci du département chargé de l’urbanisme.

Il y a lieu de signaler que durant les deux mois accordés au conseil communal pour délibérer, une
enquête publique est ouverte, pendant un mois, pour accueillir les observations des citoyens.
2.2-La planification urbaine prescriptive
• L'enquête publique

L’objectif de l’enquête publique est de permettre aux citoyens de prendre connaissance du projet du
plan d’aménagement et de formuler leurs éventuelles observations . Une façon de faire participer les
destinataires de la règle d’urbanisme à la phase d’élaboration des plans d’aménagement.

Afin de réduire les délais exigés pour le déroulement des procédures et contrairement au régime du
dahir de 1952, la durée de l'enquête publique est ramenée de 2 à 1 mois, durée qui est comprise
dans le délai de 2 mois imparti aux conseils communaux pour délibérer.

A cet effet, le projet du plan d'aménagement fait l'objet d'une publication et d'une publicité.

Le président du conseil communal fixe selon les convenances du conseil concerné, la date d’ouverture
de l’enquête publique ; il ne doit toutefois pas perdre de vue que le conseil communal doit disposer
d’un laps de temps assez suffisant pour examiner les éventuelles observations du public.

Le président du conseil communal est tenu, avant l'ouverture de l'enquête publique, de procéder à
l’affichage au siège de la commune d’un avis précisant les dates d'ouverture et de clôture de ladite
enquête et mentionnant le dépôt du projet de plan d'aménagement au siège de la commune.

Cet avis est, également et impérativement, publié à 8 jours d'intervalles dans deux quotidiens
nationaux autorisés à recevoir les annonces légales.
2.2-La planification urbaine prescriptive
• L'enquête publique

Le président du conseil communal peut, en outre, recourir à tout autre moyen approprié de publicité,
tels que la radio et le crieur public.

Durant cette enquête, le public pourra prendre connaissance du projet et formuler, sur un registre
mis à sa disposition au siège de la commune, ses observations au sujet du projet du plan
d’aménagement, ou les adresser sous pli recommandé avec accusé de réception au président du
conseil communal compétent. Les requêtes transmises par voie postale doivent être collées sur une
page du registre.

Les observations émises au cours de cette enquête sont étudiées par le conseil communal, à
l’occasion de l'examen par ses soins du projet de plan d'aménagement avant d'être soumises à
l'administration chargée de l'urbanisme pour décision.
2.2-La planification urbaine prescriptive
• L'enquête publique

Les requêtes sont étudiées par le conseil communal lors de sa session d’examen du projet du plan
d’aménagement.

A l'issue de cette procédure, le président du conseil communal transmet à l'autorité


gouvernementale chargée de l'urbanisme les propositions et observations dudit conseil
accompagnées du dossier de l'enquête publique.

L'autorité gouvernementale chargé de l’urbanisme étudie ces propositions en liaison avec l'agence
urbaine, le cas échéant.

En pratique, une commission dite centrale est mise en place, sous l’égide du ministère de l’urbanisme
regroupant les représentants du conseil communal concerné, de la préfecture ou la province, de
l’agence urbaine et parfois de représentants des départements ministériels concernés par les
requêtes formulées.

Les travaux de cette commission sont sanctionnés par un procès-verbal qui fait partie du dossier du
plan d’aménagement à transmettre au SGG pour préparer le décret d’approbation du chef du
gouvernement et sa publication au bulletin officiel.
2.2-La planification urbaine prescriptive
1. Réalisation des prises de vue aériennes et restitutions ;
2. Réalisation du mode d’occupation des sols (MOS) ;
3. Désignation d’un bureau d’études (Appel d’offres);
4. Recueil des données des différents intervenants techniques et institutionnels;
5. Réalisation des études générales (transport, activités…) ;
6. Réalisation de l’enquête ménage ;
7. Réalisation des études démographiques et socioéconomiques ;
8. Elaboration du diagnostic ;
9. Etablissement des variantes d’aménagement (parti d’aménagement);
10. Validation de la variante d’aménagement retenue ;
11. Réunions de concertation avec les différents ministères, notamment de l’éducation nationale, de
l’agriculture et de l’équipement ;
12. Etablissement du projet de plan et du règlement d’aménagement;
13. Tenue du comité local ;
14. Correction du projet du plan en tenant compte des remarques éventuelles du comité local ;
15. Envoi du projet de plan d’aménagement à l’enquête publique (1 mois) et délibération communale
pour une durée (2 mois);
16. Tenue de la commission centrale d’arbitrage en vue de l’examen des remarques et observations des
citoyens et élus locaux ;
17. Correction du projet du plan d’aménagement à la lumière des décisions de la commission centrale ;
18. Envoi du dossier complet au service central ( Direction de l’Urbanisme).
19. Envoi du dossier complet par le ministère de l’urbanisme au SGG ( contrôle de conformité avec la loi
et proposition du projet de décret à la signature du chef du gouvernement);
20. Publication du décret au B.O.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Les effets du plan d'aménagement
Ce sont sans doute les effets juridiques du plan d’aménagement qui font la spécificité de ce
document, dans la mesure où il peut produire des conséquences juridiques avant même son
approbation.

Aux termes de l’article 27 de la loi 12-90, le projet du plan d’aménagement commence à produire
ses effets à compter de la date de clôture de l’enquête publique, aucune autorisation de construire
de lotir ou de créer un groupe d’habitation ne peut être délivrée si elle est incompatible avec les
dispositions dudit projet de plan.

A partir de la même date, les dispositions du plan d'aménagement ou du plan de zonage couvrant
la zone considérée deviennent caduques de plein droit.

Toutefois, si la publication du texte d'approbation du nouveau plan d'aménagement n'intervient pas


dans le délai de 12 mois à compter de la date de clôture de l'enquête publique, le projet de plan
cesse d'être opposable (Article 27).

101
2.2-La planification urbaine prescriptive
L ’approbation du plan d’aménagement
Le dossier est transmis à l’administration centrale compétente (actuellement la direction générale de
l’urbanisme du ministère de l’urbanisme) comprenant :
•Les documents attestant de la régularité de la procédure ;
•Le registre des observations ;
•Les conclusions de l’autorité communale ;
•Les observations dégagées de l’enquête publique et de l’examen du projet par le conseil communal
peuvent déboucher sur des modifications du plan.
Le plan d’aménagement est approuvé par décret pris sur proposition de l’autorité gouvernementale
chargée de l’urbanisme et éventuellement après avis conforme de l’autorité gouvernementale chargée
de la culture dans le cas où le plan apporte des modifications aux servitudes résultant d’un classement.

Le décret d’approbation est publié au bulletin officiel.

La modification du plan d’aménagement


La loi évoque la modification (art.28) et non la révision comme dans le cas du SDAU(art.8).
La modification obéit à la même procédure ayant été suivie pour son établissement et son approbation .
2.2-La planification urbaine prescriptive
La mise en œuvre du plan d’aménagement
Article 31 L
• Les conseils communaux et, le cas échéant, le conseil de la communauté urbaine prennent
toutes mesures nécessaires en concertation avec l'administration pour la réalisation et le respect
de dispositions du plan d'aménagement.

Article 27 R
• Les conseils communaux et, le cas échéant, le conseil de la communauté urbaine prennent toutes
mesures nécessaires pour la réalisation et le respect des dispositions du plan d’aménagement en
concertation avec les services extérieurs relevant de l’autorité gouvernementale chargée de
l’urbanisme, ou l’agence urbaine selon le cas.

A cet effet, ils sont habilités à :


• programmer en liaison avec les administrations concernées les projets d’aménagement
inhérents à la réalisation des objectifs du plan d’aménagement ;
• faire régulièrement le point de l’avancement de l’exécution des prévisions du plan
d’aménagement et, notamment, de la réalisation des travaux et opérations publics.
2.2-La planification urbaine prescriptive
•Les besoins en matière de réalisation de documents d'urbanisme sont importants et en augmentation
constante.

•L’une des principales lacunes des documents d’urbanisme réside dans:


• le manque de leur communication et diffusion, fait préjudiciable à leur réalisation et leur
efficacité.
•La faible participation des commune et du citoyen, principaux acteurs de la mise en œuvre des
documents d’urbanisme.
•Les longs délais retardant leur approbation tout au long de la procédure.
•La rigidité des documents d'urbanisme tels qu'actuellement conçus, interprétés et appliqués
constitue un facteur de blocage supplémentaire.
•ne répondent pas à une logique économique ni à une certaine flexibilité.

•Le cadre de la planification urbaine marocaine reste marqué par:


• l’absence d’une gouvernance de la mise en œuvre;
•la capacité communale de gestion et de réalisation de la planification urbaine encore très
limitée.
2.2-La planification urbaine prescriptive
F- Le plan de développement
Dans les années 60, c’est-à-dire quelques années après l’indépendance, l’Etat a ressenti la nécessité
d’agir sur le monde rural pour faire face au développement anarchique de ses agglomérations
rurales.
Le législateur a décidé de reprendre en la simplifiant la réglementation relative au plan
d’aménagement, pour donner naissance à un nouveau document d’urbanisme adapté à la spécificité
des monde rural.
En effet, le dahir n°1.60.063 du 25 juin 1960 relatif au développement des agglomérations rurales
institue le « plan de développement ».
Le champ d’application du plan de développement
Ce document est applicable aux agglomérations situées en dehors des périmètres dotés d’un plan
d’aménagement, en l’occurrence les périmètres des municipalités, des centres délimités, des zones
périphériques, des groupements d’urbanisme et des zones rurales à vocation spécifique.

105
2.2-La planification urbaine prescriptive
Elaboration du plan de développement
La Circulaire du ministère de l’urbanisme, du tourisme et de l’environnement en date du 29 mars
1979 définit les critères que l’administration peut utiliser pour la définition d’une agglomération rurale
pouvant être couverte en plan de développement:
• Les centres limitrophes à une route principale qui connaît un développement urbain aux
abords de ladite route, doit être doté d’un plan de développement pour éviter que
l’urbanisation ne gène la circulation;
• Les centre ruraux qui connaissent une croissance démographique sensible due à leur position
géographique ou à la nature de leurs activités;
• Les zones naturelles qui attirent les touristes et les visiteurs et qui sont supposées bénéficier
d’une protection et d’un entretien.
Il faut noter que l’aire territoriale soumise au plan de développement s’amenuise au fur et à mesure de
l’avancée de la ville et l’élévation des agglomérations rurales au rang de centres délimités et centres
urbains.
Le dossier du plan de développement
Aucune indication n’est donnée par le dahir de [Link], on estime que par analogie au plan
d’aménagement, le plan de développement comportera un document graphique et un règlement.
2.2-La planification urbaine prescriptive

L’objet du plan de développement

Le plan de développement a pour objet de délimiter notamment :

1° Les zones réservées à l'habitat des agriculteurs comportant l'installation de bâtiments


d'exploitation agricole ;

2° Les zones réservées à l'habitat de type non agricole, au commerce, à l'artisanat et à l'industrie;

3° Les zones dans lesquelles toute construction est interdite ;

4° Le tracé des principales voies de circulation ;

5° Les emplacements réservés aux places publiques, aux espaces libres et aux plantations ;

6° Les emplacements réservés aux édifices et services publics ainsi qu'aux installations de la vie
sociale et notamment au souk et à ses annexes.
2.2-La planification urbaine prescriptive
L‘élaboration du plan de développement

Aux termes de l’article 3 du texte du 25 juin 1960, les plans de développement sont étudiés à la
diligence des services compétents du ministère des travaux publics (service de l'urbanisme) et du
ministère de l'agriculture (division de la mise en valeur et du génie rural).

Après accord du chef de la circonscription du génie rural, le projet établi par le service de l'urbanisme
est présenté au conseil rural, qui doit donner son avis dans le délai d'un mois.

Le projet de plan est ensuite soumis à une enquête d'une durée d'un mois, au cours de laquelle le
public peut en prendre connaissance et consigner ses observations.

Ce dépôt est annoncé par des avis affichés au siège de l'autorité locale intéressée.

Le conseil rural est de nouveau consulté lorsque des observations ont été présentées au cours de
l'enquête.

Le plan est ensuite homologué par arrêté du gouverneur.

Cet arrêté, approuvé par le ministre de l'intérieur, est publié au Bulletin officiel et au siège de
l'autorité locale et vaut déclaration d'utilité publique des travaux et opérations publiques nécessaires à
la réalisation du plan.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Effets du plan de développement
•Une fois approuvé, le plan de développement produit des effets à l’égard des administrations et des
tiers semblables à ceux du plan d’aménagement.

•Le plan vaut, dès son approbation, déclaration d’utilité publique des travaux et opérations nécessaires
à sa réalisation.
•Les administrations doivent alors réaliser les équipements publics, aménager les espaces verts et la
voirie prévus par le plan dans un délai de 10 ans, sous peine de perdre, au-delà de ce délai, le privilège
de l’effet déclaratif d’utilité publique qu’offre le plan de développement.

•Quant aux particuliers, toute opération de construire est préalablement soumise à autorisation et doit
se réaliser conformément au plan de développement.
Toutefois, les servitudes instituées par l'article 2 dans ses paragraphes 1° (les zones réservées à l'habitat
des agriculteurs comportant l'installation de bâtiments d'exploitation agricole), 2° (les zones réservées
à l'habitat de type non agricole, au commerce, à l'artisanat et à l'industrie) et 3° (les zones non
aedificandi ) ont effet sans limitation de durée, sauf modifications du plan auxquelles il est procédé
dans les formes prescrites à l'article 3 ci-dessus.
Prorogation du plan de développement: Le plan peut être prorogé pour une période d'égale durée (10
ans), après une enquête d'un mois effectuée dans les conditions précédemment rappelées .

109
2.2-La planification urbaine prescriptive
Pour les rédacteurs du dahir de 1914, il ne suffit pas que l’administration puisse réaliser par voie
d’arrêté d’alignement des modifications partielles de la voirie d’une ville.

« Il est essentiel qu’elle puisse accomplir des mesures d’ensemble, à longue portée, et, dans ce but,
poursuivre l’exécution méthodique, non seulement d’un plan d’aménagement de la ville actuelle,
adaptant dans la mesure du possible le réseau des voies existantes aux nécessités de l’hygiène
publique, aux commodités de la circulation, aux exigences de l’esthétique, mais aussi d’un plan
d’extension , ou plan anticipé de la ville future, permettant de devancer, en quelque sorte, son
développement et de l’ordonner par avance », peut-on lire dans l’exposé des motif du dahir de 1914.

Ce texte réagit ainsi à ce que son exposé des motifs appelle la « servitude de ruine », désignant par-là
la servitude d’alignement pratiquée à l’époque en France.

Celle-ci revêtait, en effet, en droit français un caractère de perpétuité, jugé « en contradiction avec les
règles d’hygiène et les exigences de l’esthétique et considéré comme incompatible avec les nécessités
de développement rapide des villes du Maroc » .

C’est la raison invoquée pour instituer une servitude d’alignement, s’inspirant du droit suisse, limité à
une durée de vingt ans renouvelable en cas de besoin.
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE
G-Les arrêtés d’alignement
L’alignement
L’alignement peut être défini comme la délimitation par l’administration de la voirie publique
au droit des propriétés riveraines.
L’alignement permet de fixer les limites du domaine public artificiel constitué par les routes,
rues et places publiques.

Les types d’alignements

L’alignement est introduit pour la première fois au Maroc par le dahir de 1914, qui institue deux
types d’alignement :
• un alignement partiel : Le premier vise une modification partielle de la voirie sous forme
d’élargissement ou de redressement d’une voie existante ainsi que l’ouverture d’une nouvelle
voie; dans ce cas, l’alignement est fixé par voie d’arrêté d’alignement, régi par le titre 1 dudit
dahir.
• un alignement d’ensemble: il s’agit d’un plan général d’alignement appelé aussi plan
d’aménagement et d’extension, « fixant la largeur, la direction et le profil des voies existantes et
des voies nouvelles, l’emplacement, l’étendue et la disposition des jardins ou parcs, réserves
boisées et espaces libres à créer, les servitudes à établir dans l’intérêt de la sécurité publique,
de l’hygiène, de la circulation ou de l’esthétique »,comme le prévoit l’article 6 du dahir de 1914.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Dans le régime de 1914, dès qu’un alignement ou un ensemble d’alignement formant plan
d’aménagement a été approuvé et rendu public, les propriétés que le plan englobe sont figées
dans leur état actuel pour une durée de vingt ans, délai au cours duquel l’administration est tenue,
pour réaliser son plan, d’exproprier terrains et maisons, d’après leur valeur au jour de la
déclaration d’utilité publique.
Force est de constater aussi que le régime des alignements, défini par le dahir de 1914, demeure
valable dans ses grandes lignes, bien qu’il ait subi certains aménagements suite au dahir de 1952
et à la loi 12-92 sur l’urbanisme.

Cette dernière maintient, en effet, le distinguo entre les alignements partiels pris par voie
d’arrêtés d’alignement et les alignements d’ensemble dans le cadre d’un plan d’aménagement.

Les alignements d’ensemble dans le cadre d’un plan d’aménagement : Le plan d’aménagement
permet à l’administration de fixer les limites de la voirie et de déclarer celle-ci d’utilité publique,
dispensant ainsi du recours à l’arrêté d’alignement.

Autrement dit, en cas de présence d’un plan d’aménagement approuvé, il n’y a pas lieu de prendre
un arrêté d’alignement, mais plutôt un arrêté de cessibilité conformément à la procédure fixée par
la loi 7/81 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et à l’occupation temporaire.
L’arrêté de cessibilité intervient dans le délai de 10 ans fixé par la loi 12-90 relative à l’urbanisme
comme durée de validité de la voirie prévue par un plan d’aménagement.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Pour les rédacteurs du dahir de 1914, il ne suffit pas que l’administration puisse réaliser par voie d’arrêté
d’alignement des modifications partielles de la voirie d’une ville.

« Il est essentiel qu’elle puisse accomplir des mesures d’ensemble, à longue portée, et, dans ce but,
poursuivre l’exécution méthodique, non seulement d’un plan d’aménagement de la ville actuelle, adaptant
dans la mesure du possible le réseau des voies existantes aux nécessités de l’hygiène publique, aux
commodités de la circulation, aux exigences de l’esthétique, mais aussi d’un plan d’extension , ou plan
anticipé de la ville future, permettant de devancer, en quelque sorte, son développement et de l’ordonner
par avance », peut-on lire dans l’exposé des motif du dahir de 1914.

Ce texte réagit ainsi à ce que son exposé des motifs appelle la « servitude de ruine », désignant par-là la
servitude d’alignement pratiquée à l’époque en France.

Celle-ci revêtait, en effet, en droit français un caractère de perpétuité, jugé « en contradiction avec les
règles d’hygiène et les exigences de l’esthétique et considéré comme incompatible avec les nécessités de
développement rapide des villes du Maroc » .

C’est la raison invoquée pour instituer une servitude d’alignement, s’inspirant du droit suisse, limité à une
durée de vingt ans renouvelable en cas de besoin.
2.2-La planification urbaine prescriptive
Les arrêtés d'alignement
Les présidents des conseils communaux peuvent décider de la création des voies, places et parking ou
la modification de leur tracé ou leur largeur ou encore leur suppression, totale ou partielle, par des
arrêtés d’alignement.
Ils sont assortis d'un plan indiquant les limites de ladite voirie.
Ces arrêtés peuvent également valoir actes de cessibilité des terrains nécessaires à la réalisation des
opérations qu'ils fixent.

A cette fin ils désignent les propriétés frappées de cessibilité en mentionnant leur consistance, leur
superficie et le nom des propriétaires présumés.
Ces arrêtés sont pris après avis de l'agence urbaine, ils doivent recueillir les visas prévus par la
réglementation en vigueur, préalablement à l'ouverture d'une enquête publique lorsqu’il s’agit d’arrêté
emportant cessibilité.

La durée de cette enquête est fixée à 1 mois pour les arrêtés d'alignement et à 2 mois pour les arrêtés
d'alignement portant cessibilité.
Les arrêtés pris valent déclaration d'utilité publique pendant une durée de 10 ans.

Cette durée est ramenée à 2 ans pour les arrêtés portant cessibilité.

114
2.2-La planification urbaine prescriptive
Initiative :
• La loi n°12-90 reconnaît au président du conseil communal, après délibération de celui-ci, le droit
de décider par arrêtés la création des voies communales, de places et parkings communaux ou de
procéder à la modification de leur tracé ou leur suppression totale ou partielle. Ces arrêtés sont
assortis d’un plan indiquant les limites de cette voirie (article 32) ;
• Un arrêté d’alignement est généralement pris à l’initiative du président du conseil communal
concerné. Toutefois, l’agence urbaine peut demander l’élaboration d’un arrêté s’il entre dans le
cadre de la mise en œuvre d’un document d’urbanisme ou s’il est nécessaire pour la
restructuration d’un quartier d’habitat insalubre exigeant l’ouverture d’une ou plusieurs voies.
Avis des administrations concernées
• Les arrêtés d’alignement et ceux emportant cessibilité doivent être soumis, préalablement, à
l’autorité gouvernementale chargé de l’urbanisme, pour avis conforme aux fins de vérification de la
compatibilité du projet du plan d’alignement avec les dispositions des documents d’urbanisme en
vigueur (art. 33, alinéa 1 de la loi 12-90).
• En plus des visas prévus par la réglementation en vigueur, les arrêtés d’alignement et ceux
emportant cessibilité doivent également obtenir l’avis du:
– Ministère de l’Equipement lorsque l’arrêté d’alignement concerne un immeuble qui fait partie
ou qui est riverain du domaine public de l’Etat ;
– Ministère de la Culture lorsque l’arrêté d’alignement apporte des modifications aux servitudes
instituées par un texte de classement d’un site ou d’un monument historique (art. 31 du
décret d’application de la loi n°22-80 relative à la conservation des monuments historiques et
des sites).
2.2-La planification urbaine prescriptive
Pendant toute la durée de l'enquête et jusqu'à la publication de l'arrêté au "Bulletin officiel ", aucune
autorisation de construire ne sera accordée sur les terrains frappés d'alignement ou d'alignement et
de cessibilité. Cette interdiction ne peut dépasser une durée de 6 mois.
Les arrêtés pris valent déclaration d'utilité publique pendant une durée de 10 ans.
Cette durée est ramenée à 2 ans pour les arrêtés emportant cessibilité.
A dater de la publication d'un arrêté d'alignement ou d'un arrêté d'alignement emportant cessibilité,
aucune construction nouvelle ne peut être élevée, aucun abaissement ni exhaussement du sol de
nature à modifier l'état des lieux ne peuvent être effectués sur les terrains englobés dans la voirie
publique en vertu du plan prévu à l'article 32 ci-dessus et il ne peut être fait aux constructions
existantes sur les mêmes terrains que les réparations d'entretien autorisées par le président du conseil
communal selon les formes et les conditions prescrites par la loi.

Toutefois, les terrains frappés uniquement d'alignement peuvent recevoir à titre provisoire une
destination autre que celle prévue par l'arrêté d'alignement après autorisation du président du conseil
communal.
Cette autorisation n'est délivrée que si l'affectation provisoire ne compromet pas la réalisation de
l'équipement prévu par le plan.

Dans tous les cas, le propriétaire a l’obligation de remettre les lieux en état au moment de la
réalisation dudit équipement.
2.2-La planification urbaine prescriptive

La modification de l'arrêté d'alignement et de l'arrêté d'alignement emportant cessibilité

Elle est effectuée dans les mêmes formes qui ont présidé à leur établissement.

La durée de validité de tout arrêté portant modification d'un arrêté d'alignement ou d'un arrête
d'alignement emportant cessibilité est celle de l'arrêté objet de ladite modification.

Dans les agglomérations rurales (visées à l'article 1er du dahir de 1960), des arrêtés de caïds peuvent
décider l'élargissement, le redressement ou le déclassement total ou partiel des voies et places
publiques existantes ou prescrire l'ouverture de voies ou places publiques nouvelles.(Article 6 du dahir
de 1960)
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE
Contribution gratuite et solidaire des riverains à la réalisation d’une voie communale projetée en respect de la
règle du quart, c-à-d que la valeur de contribution ne doit pas dépasser 25% de la parcelle.
Article 37: La commune procède soit à l'amiable, soit par voie d'expropriation à l'acquisition des immeubles
tombant dans les emprises de la voirie communale en faisant application des règles particulières suivantes :
• le propriétaire de toute parcelle devenant ou demeurant riveraine de la voirie communale projetée, est tenu
de contribuer gratuitement à la création de cette voirie jusqu'à concurrence de la valeur d'une portion de son
terrain équivalente à un rectangle d'une largeur de dix mètres et d'une longueur égale à la longueur de
façade dont disposera la parcelle sur ladite voirie. Cette contribution ne saurait toutefois dépasser la valeur
du quart de la parcelle ;
• sur la demande du propriétaire, toute portion de terrain laissée hors des emprises de la voirie communale,
mais devenant inconstructible au regard des règlements en vigueur, est obligatoirement acquise par la
commune ;
• le propriétaire de chaque parcelle est en conséquence, après prélèvement sur la parcelle des emprises de la
voirie et en outre, s'il y a lieu, des portions inconstructibles, soit créancier, soit redevable d'une indemnité
différentielle, selon que la valeur des surfaces prélevées sera supérieure ou inférieure à la contribution ci-
dessus définie qui lui est imposée.

Article 38: L'indemnité due aux riverains en vertu de l'article 37 ci-dessus est fixée conformément aux
dispositions de la loi précitée n° 7-81 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et sur l'occupation
temporaire, en tenant compte des limites qu'avait l'immeuble au moment de l'ouverture de l'enquête préalable
à l'acte déclaratif d'utilité publique.

En aucun cas , il ne sera tenu compte pour la fixation de l'indemnité des dépenses afférentes aux travaux qui
auraient pu être autorisés en application des dispositions du troisième alinéa de l'article 34 ci-dessus.
Le recouvrement des sommes dues par les propriétaires est poursuivi comme en matière d'impôts directs, l'état
de recouvrement est établi par l'ordonnateur concerné..
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE

VRD

Le terme V.R.D. regroupe


• la voirie: le domaine public affecté à la circulation des véhicules et des piétons ainsi que les aires de
stationnement.
• l'assainissement ,
• l’électricité,
• l'adduction en eau potable;
• l’éclairage public;
• le téléphone .

C’est l’ensemble des installations permettant le raccordement d’un lotissement ou une construction au réseau de la
ville.
Les travaux VRD portent sur les travaux relatifs à:
• la réalisation et à l'aménagement des voies d'accès et de circulation;
• la réalisation d'adduction, de canalisations et d'évacuations des eaux, reliant la construction au réseau
communal.

La viabilisation: les travaux VRD permettent d’assurer la viabilité des terrains sur lesquels doivent être édifiés les
constructions . Ces travaux commencent depuis la mise en forme du terrain jusqu’au raccordement des
constructions au réseau urbain ,
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE
La voirie
A- Les voies de communication
(Décret n°2-83 du 1er février 1990 relatif aux voies de communication)

• Les routes nationales relient les principaux centres du pays et donnent accès aux pays voisins.
• Les routes régionales relient les centres de moyenne importance au réseau national et le complètent en reliant entre
elles les différentes mailles du réseau.
• Les routes provinciales relient les petits centres aux réseaux national et régional.
• La voie communale

B-La voie publique


Elle désigne la partie de l’emprise affectée à une route ou autoroute ou à tout chemin ouvert à la circulation publique. La
voie publique comprend :
• la chaussée, les accotements, les trottoirs, les fossés, les plantations et les terres pleins s’ils existent ;
• tous les ouvrages routiers ;
• les aires publiques de stationnement ouvertes à la circulation publique ;
• tous les équipements routiers, tels que bornes kilométriques, balises, barrières, poteaux, glissières de sécurité,
dispositifs de signalisation horizontale et verticale, ne limitant pas pour autant la voie publique.
La voie publique est fait partie du domaine public.

C- L'emprise de la voie
C’est la surface totale du terrain affectée à la voie publique ainsi qu’à ses dépendances.
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE
La voirie
A- La voirie communale

• La voie d’aménagement est une voie projetée par le plan d’aménagement;


• La voie publique communale est une voie existante qui fait partie du domaine public de facto ou de
jure.
• La voie de lotissement, c’est la voirie interne au lotissement, c’est ce que la loi 25/90 désigne aussi
sous le terme de voie de desserte. Elle est réalisée par le promoteur dans le cadre d’une opération
de lotissement ou de groupe d’habitation et qui est intégré au patrimoine public communal à la
réception provisoire de es travaux d’équipement,
CONTRIBUTION
Il ressort de l’article 37 qu’il doit s’agir de : DES RIVERAINS A LA VOIRIE
• Une voie communale projetée et non une voie nationale ou autre. Il s’agit donc d’une nouvelle création et non de
modification ou d’extension.
• La contribution gratuite s’applique uniquement aux voies publiques situées à l’intérieur du périmètre urbain et
ne s’étend pas aux terrains en dehors dudit périmètre tant que cela n’a pas été expressément prévu par le
décret d’expropriation ou en l’existence d’une réserve de l’administration expropriante » (CAA Rabat n°7 du
10/01/2007 , publié par majalat al houkouk al maghribya , n°4, p.297 et sv, Ibid,, p.58).
• ([Link]: la loi d’urbanisme ne s’est pas limitée à l’organisation des voies communales projetées par
décision du conseil communal, mais elle a également organisé les voies de communication générale créées par
décret visé à l’ article 81 et a rendu les dispositions de sa section 2 applicables à ce type de voirie et a élargi
également le champ d’application de l’article 37 pour y inclure lesdites voies de communication s’agissant de la
contribution gratuite des propriétaires dont les terrains expropriés sont riverains aux voies en cause en
référence à l’article 82 de la même loi. Etant donné que la parcelle a été expropriée pour la création d’une
voie publique, ses propriétaires sont régis par les dispositions de l’article 37 de la loi précitée, à condition le
reste de la parcelle soit riverain à la voie publique et qu’ils participent gratuitement à sa création selon les
modalités définies par cet article. Par conséquent, le jugement en appel est non fondé à partir du moment où
il n’a pas pris en considération, lors de la fixation de l’indemnisation, la contribution gratuite ». (Arrêt de la
cour suprême, n°483 du 12/07/2006, publié par Majalat al Qadaa al Idari, n°1, p.190 et suivants, cité par
Mohamed Lafqir, droit de l’urbanisme et l’action judiciaire marocaine, imprimerie Annajah al Jadida,
Casablanca, 2023, p.56).
• L’article évoque les décrets de reconnaissance de voies utilisées et non de création de nouvelles voies . La
reconnaissance permet de « confirmer leur domanialité publique et de fixer leur limite». L’article 82 énonce qu « les
dispositions de la section 2 sont applicables pour la réalisation des voies de communication routière ».
• La pratique judiciaire considère qu’il n’y a pas lieu de ne pas déduire la contribution gratuite imposée aux
propriétaires des terrains comme le prévoit l’article 82 de la loi d’urbanisme qui renvoie à l’article 37 de la même loi,
et ce chaque fois qu’il est question d’une autoroute. CAA Rabat n°132 du 27/01/2009 , ibid, p.58)
• Le maître d’ouvrage/l’acquéreur est la commune.
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE

• Des immeubles tombant dans les emprises de la voirie communale/ toute parcelle devenant ou demeurant
riveraine de la voirie communale projetée;

• Un élément social: la participation citoyenne à la réalisation de la voie (conciliation entre l’intérêt privé et l’intérêt
général);

• Une contribution gratuite . Elle ne l’est plus si la commune procède à la réalisation de la voie en faisant fi du
formalisme juridique. On se trouverait alors devant une voie de fait et le propriétaire a droit à indemnisation.

• Les éléments de calcul :


• un rectangle/une donnée fixe: une largeur de 10 m.
• La longueur dépend de la largeur de la façade de la parcelle concernée et n’est pas fixée par la loi.

• Cette contribution ne saurait dépasser la valeur du quart de la parcelle ;

• Toute portion de terrain laissée hors des emprises de la voirie communale, mais devenant inconstructible au
regard des règlements en vigueur, est obligatoirement acquise par la commune. Cela signifie aussi que la parcelle se
trouvant totalement comprise dans l’emprise de la voie, elle devient inconstructible et son propriétaire doit être
indemnisé pour l’intégralité de la parcelle dont il est dépossédé . Dans ce cas, il n’est ni riverain ni associé à la
réalisation d’une voie dont il ne tire aucun bénéfice.
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE

Présentation d’un cas


CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE
CONTRIBUTION DES RIVERAINS A LA VOIRIE
La voie : Emprise de 20 m, largeur du triangle : 10 m, la contribution gratuite: une parcelle d’une surface de 100 m²,
Ex1:
A-B:Les propriétaires des parcelles A (larg: 10 m X long 10 m) et B (larg: 10 m X long 10 m) ne sont ni créanciers, ni
débiteurs envers la commune, soit 10X10=100 m²,Les parcelles:400 m², 400/4=100 m²;
Ex 2:
C: le propriétaire de la parcelle C contribue avec 15 m au lieu de 10 m, il a donc droit à indemnisation par la commune
des 5 m supplémentaires à multiplier avec la longueur de la parcelle (5X10=50) , 400-150=250;

D: le propriétaire contribue avec 5 m au lieu de 10 m, il est débiteur envers la commune: il doit lui payer la valeur des 5
m supplémentaires à multiplier avec la largeur de la parcelle (5 m X 10 m = 50 m²) soit 30 m² x…….. Dh);
Ex3:

E: le propriétaire de la parcelle E contribue avec les 10 m nécessaires. A supposer que la superficie de son terrain est de
280 m² et la contribution de 100 m² :
280/4=70 m, 100-70=30

Alors la commune doit lui verser la valeur des 30 m² (30 m² x….. Dh)

F: la superficie de la parcelle : 160 m², soit 100 m²-160/4-60 m²

Si pour construire, le propriétaire de cette parcelle doit disposer d’un minimum parcellaire de 120 m² alors son terrain
après contribution à la voirie est de seulement 60 m² et donc inconstructible, il doit, dans ce cas, demander
expressément à la commune, dans le délai de l’enquête publique de l’acte de cessibilité, d’acquérir la totalité de la
parcelle .
PARTICULARITES DE L’EXPROPRIATION EN DROIT DE L’URBANISME

I- La déclaration d’utilité publique


[Link] phase antérieure à l’approbation des documents d’urbanisme
• Initiative en concertation avec la commune ou les communes concernées
• Elaboration du projet du document d’urbanisme
• Examen par l’administration
• Examen par le conseil communal
• Approbation par l’administration

A-Le Plan d’aménagement


• Enquête publique: 1 mois
• Durée de validité: 10 ans
• Les effets:Art.27 L 12/90 : la clôture de l’enquête publique

B-Le Plan de développement


• Enquête publique: 1 mois
• Durée de validité: 10 ans reconductible
• Les effets:Art.7 Dah/1960 : de l’enquête publique à la publication de l’AA

C-L’arrêté d’alignement
• L’alignement
• Enquête publique: 1 mois
• Durée de validité: 2 ans
• Les effets:Art.33 L 12/90 : de l’enquête publique à la publication de l’AA
PARTICULARITES DE L’EXPROPRIATION EN DROIT DE L’URBANISME
[Link] phase postérieure à l’approbation

A- Le Plan d’aménagement
• Approbation par Décret
• Publication au B.O
• Art.27: opposabilité du PA à la clôture de l’enquête publique
• Les effets:Art.28 L 12/90 :DUP/Durée de validité: 10 ans
• L’utilisation:
• avant les 10 ans: à titre dérogatoire, les terrains peuvent recevoir provisoirement une
destination autre que celle prévue par le plan , après autorisation de la commune et à la
condition que l’affectation provisoire ne compromet pas la réalisation de l’équipement et de
la remise des lieux en état au moment de la réalisation de l’équipement.
• Après l’expiration du délai de 10 ans: Art. 28: « Les effets de la déclaration d'utilité publique
cessent à l'expiration d'un délai de 10 ans à compter de la date de publication au " Bulletin
officiel " du texte d'approbation du plan d'aménagement et aucune nouvelle déclaration
d'utilité publique poursuivant le même objet ne peut intervenir sur les zones réservées
auxdits équipements avant un délai de 10 ans. Lorsque les propriétaires reprennent la
disposition de leurs terrains à la cessation des effets de la déclaration d'utilité publique,
l'utilisation desdits terrains doit alors être conforme à l'affectation de la zone dans laquelle ils
sont situés ».
PARTICULARITES DE L’EXPROPRIATION EN DROIT DE L’URBANISME
B- Le Plan de développement
• Approbation du plan par Arrêté du gouverneur après accord du ministre de l’intérieur
• Publication de l’arrêté du gouverneur au B.O
• Art.3 du dah/1960 : l’arrêté vaut DUP des travaux et opérations publiques d’intérêt général nécessaires à la
réalisation du plan .
• Durée de validité: 10 ans renouvelable pour une durée équivalente de 10 ans après une enquête d’un mois
• Art.4: Le zonage et les servitudes restent en vigueur sans limitation de durée sauf si le plan fait l’objet de
modifications réalisées dans les conditions de son établissement.
• Art.5: Le zonage et les servitudes ne donne droit à aucune indemnisation.
• Les effets : Art. 7 Dah/1960 :Interdiction de construire sans autorisation .

C- L’arrêté d’alignement

• Les alignements prévus par le PA et le PD sont régis par la loi 12/90 telle qu’elle a été modifiée par la loi 66/12
du 25/8/2016.
• Les arrêtés d’alignement emportant cessibilité: Art.32
• Durée de validité: 2 ans
• Interdictions prévues par l’art.33:pendant toute la durée de l’enquête publique et jusqu’à la publication
de l’arrêté au BO, aucune construction ne peut être autorisée pendant une durée de 6 mois.
• Interdictions prévues par l’art.34:
• à compter de la date de publication de l’arrêté, il est interdit de procéder de construire ou
d’abaisser ou rehausser le sol de nature à modifier l’état des lieux, sauf réparation d’entretien des
constructions existantes après autorisation du président du conseil communal.
• Les terrains frappés uniquement d’alignement peuvent recevoir à titre provisoire une destination
autre que celle prévue par l’arrêté d’alignement dans les mêmes conditions prévues par l’article 28
pour les équipements publics.
PARTICULARITES DE L’EXPROPRIATION EN DROIT DE L’URBANISME
II-La cessibilité
Il s’agit de l’une des innovations du dahir 30 juillet 1952 par rapport à la législation antérieure. Dans son exposé des
motifs, ce texte précise que « deux mesures nouvelles garantiront mieux que par le passé les droits des particuliers;
les plans d’aménagement , comme les arrêtés d’alignement ne seront déclaratifs de cessibilité que s’ils désignent les
immeubles atteints en mentionnant leur superficie, leurs limites et les noms des propriétaires présumés , alors que
dans la législation actuelle ils valent dans tous les cas et à défaut même de ces précisions, déclaration d’utilité
publique et arrêté de cessibilité ».

C’est ce qui ramené le législateur à introduire le plan d’aménagement valant cessibilité et l’arrêté d’alignement
emportant cessibilité.

A- Le plan d’aménagement valant cessibilité

a) Le PA ne désigne pas les propriétés


• L’acte de cessibilité est pris indépendamment du PA. Il répond aux formalités prévues par la loi
d’expropriation art.8: publication intégrale au B.O (1ère partie), insertion d’un avis dans un ou plusieurs
journaux et affichage intégral dans les locaux de la commune concernée/Art.2 du décret
d’application de la loi 7/81: l’acte de cessibilité est pris selon le cas par le président de la commune/ le
gouverneur lorsque l’expropriant est une préfecture ou une province/ le ministre intéressé après avis
du ministre de l’Intérieur
• Sa durée de validité: 10 ans.
b) Le PA désigne les propriétés
• Le PA vaut cessibilité.
• Art 29 : PA désigne les propriétés foncières frappées de cessibilité/ acte de cessibilité intégré au PA/ Le
décret d’approbation a valeur d’acte de cessibilité / l’enquête administrative: 1 mois par dérogation à
l’article 10 de loi 7/81/Durée: 2 ans
• A l’expiration des 2 ans: forclusion/ renouveler la DUP par décret comme le prévoit l’art.7 de la loi
7/81 impossible au vu des dispositions de l’ar.28.
PARTICULARITES DE L’EXPROPRIATION EN DROIT DE L’URBANISME
B- Le plan de développement

• Publication de l’arrêté du gouverneur au B.O


• Art.3 du dahir 1960 : l’arrêté vaut DUP des travaux et opérations publiques d’intérêt général nécessaires à
la réalisation du plan .
• Silence du texte sur la cessibilité.
• Le plan ne vaut pas cessibilité et il est, par conséquent, fait application des dispositions de la loi 7/81 et
son décret d’application concernant l’acte de cessibilité.
PARTICULARITES DE L’EXPROPRIATION EN DROIT DE L’URBANISME

C- L’arrêté d’alignement emportant cessibilité

• L’arrêté d’alignement désigne les propriétés foncières frappées de cessibilité .Art. 32 : « Des arrêtés des
présidents des conseils communaux après délibération desdits conseils peuvent décider des voies
communales, places et parkings publics communaux, la modification de leur tracé ou de leur largeur ou
leur suppression totale ou partielle. Ils sont assortis d'un plan indiquant de ladite voirie. Ces arrêtés
peuvent également valoir actes de cessibilité des terrains nécessaires à la réalisation des opérations qu'ils
fixent. A cette fin ils désignent les propriétés frappées de cessibilité en mentionnant leur consistance, leur
superficie et le nom des propriétaires présumés ».
• Enquête publique: 2 mois
• Publication au BO : DUP
• Durée de validité: 2 ans à compter de la date de publication
• Interdictions prévues par l’art.33: pendant toute la durée de l’enquête publique et jusqu’à la publication
de l’arrêté au BO, aucune construction ne peut être autorisée pendant une durée de 6 mois.
• Interdictions prévues par l’art.34:
• à compter de la date de publication de l’arrêté, il est interdit de procéder de construire ou d’abaisser
ou rehausser le sol de nature à modifier l’état des lieux, sauf réparation d’entretien des constructions
existantes après autorisation du président du conseil communal.
• Toutefois, les terrains frappés uniquement d’alignement- c-à-d sans cessibilité, peuvent recevoir
à titre provisoire une destination autre que celle prévue par l’arrêté d’alignement dans les mêmes
conditions prévues par l’article 28 pour les équipements publics.
• La valeur de l’indemnité de l’expropriation sera déterminée à la date de publication de l’AAEC par
dérogation au principe de la fixation de l’indemnité à la date de la DUP,
LES AUTORISATIONS ET LES PERMIS D’URBANISME

133
III- LES AUTORISATIONS ET LES PERMIS EN MATIÈRE D’URBANISME

▪ Référentiel juridique régissant les permis et les autorisations en matière d’urbanisme.

▪ Présentation détaillée des différents permis et autorisations :


▪ autorisation de lotir
▪ autorisation de créer un groupe d’habitations,
▪ autorisation de morceler,
▪ permis de construire,
▪ permis de démolir,
▪ permis de réfection
▪ permis de régulariser.
Le lotissement et le groupe d’habitations

 Loi 12-90 relative à l’urbanisme et son décret d’application ;


 Loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements et son décret d’application ;
 Loi 66-12 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière d'urbanisme et de
construction ;
 Le décret n°2.18.577 du 12 Juin 2019 approuvant le règlement général de construction fixant la forme et
les conditions de délivrance des autorisations et des pièces exigibles en application de la législation
relative à l’urbanisme et aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements ainsi que des textes
pris pour son application ;
 Arrêté conjoint de la ministre de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de
la politique de la ville et du ministre de l’intérieur n° 337-20 du 21 janvier 2020 fixant les pièces
constitutives des dossiers exigibles aux demandes d’autorisation en application de la législation relative
à l’urbanisme et aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements ainsi que des textes pris pour
son application, tel qu’il a été modifié par l’arrêté conjoint de la ministre de l'aménagement du territoire
national, de l'urbanisme, de l'habitat et de la politique de la ville et du ministre de l'intérieur n° 1032-21
du 13 avril 2021 ;
 Arrêté conjoint du ministre de l’intérieur, de la ministre de l’aménagement du territoire national, de
l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville et du ministre de l’industrie, du commerce et de
l’économie verte et numérique n° 338-20 du 21 janvier 2020 portant mise en œuvre des procédures de
la gestion dématérialisée relatives au dépôt et à l’instruction des demandes des autorisations, des
permis d’habiter et des certificats de conformité et à leur délivrance ;
Le lotissement et le groupe d’habitations

A- Le lotissement
Texte de base
•Loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements promulguée
par le dahir n°1-92-7 du 17 juin 1992 et son décret d’application.

Définition: Le lotissement est toute division par vente, location partage d'une propriété
foncière en deux ou plusieurs lots destinés à la construction d'immeubles à usage d'habitation,
ou à usage industriel ou touristique, ou encore commercial ou artisanal.

La loi 25-90 innove par rapport aux textes antérieurs, notamment le dahir du 30 Septembre 1953
relatif aux lotissements et morcellements, en prenant en considération le critère de partage
considéré comme une division de la propriété foncière, tout en abandonnant celui de superficie
des lots et en étendant la destination des lots aux usages artisanal et touristique.

Cette opération est soumis à une obligation d’obtenir une autorisation de lotir.

136
Le lotissement et le groupe d’habitations
La demande
C’est l’acte qui enclenche le processus de l’autorisation de lotir, au moment du dépôt par le
pétitionnaire d’une demande d’autorisation de lotir auprès de l’autorité communale compétente.
Le pétitionnaire
La loi 25-90 est muette sur la qualité du demandeur de l’autorisation de lotir. Une situation à laquelle
les circulaires ministérielles ont tenté de faire face, en exigeant à ce que le demandeur de
l’autorisation de lotir soit le propriétaire lui-même ou son mandataire.
Le Règlement général de construction (RGC) abandonne cette conduite en allant dans le sens de loi
sans pour autant prendre une position tranchée et claire à cet égard. Le RGC n’évoque d’ailleurs la
qualité du demandeur qu’au moment où, définissant le modèle de la demande, il précise que le
maître d’ouvrage doit mentionner sa qualité soit de propriétaire, locataire ou gérant de la société
présentant la demande.

Mais dans aucun texte législatif ou réglementaire, il n’est expressément dit que le demandeur doit
être propriétaire.
Le juge administratif a pris position à ce propos estimant que le demandeur doit nécessairement être
propriétaire même si le terrain à lotir est cours d’immatriculation. C’est notamment le cas de l’affaire
directeur des Domaines de l’Etat contre le président du conseil municipal de Larache.
Le lotissement et le groupe d’habitations
L’autorité compétente

•le président du conseil communal concerné, lorsque le lotissement relève d’une même
commune;

•le ministre de l‘Intérieur ou sur délégation par le wali ou gouverneur concerné quand le
lotissement relève de plus d'une commune, le projet est à cheval de deux communes
appartenant à la même préfecture ou province ou de deux communes situées dans deux
préfectures ou provinces.

138
Le lotissement et le groupe d’habitations

La décision expresse
• l’autorisation retardée: le sursis à statuer
•Lorsque l'affectation des terrains n'est pas définie par un PZ ou un PA, l'autorité compétente
peut soit surseoir à statuer sur les demandes d'autorisation de lotir soit délivrer l'autorisation
de lotir si le lotissement projeté est compatible avec le SDAU ou à défaut avec la vocation de fait
du secteur concerné. Cela concerne surtout les projets situés dans les périmètres des
communes urbaines, des centres délimités et des zones à vocation spécifique.
•En dehors de ces périmètres, l'autorité compétente peut délivrer l'autorisation de lotir, si le
lotissement est réservé à des constructions destinées à l'habitat dispersé, aux activités
touristiques ou agricoles à condition que chaque lot ait une surface minimale d'un hectare.

139
Le lotissement et le groupe d’habitations

La décision expresse
La décision positive

L’autorisation est octroyée lorsque le lotissement projeté est reconnu satisfaire aux
dispositions législatives et réglementaires en vigueur notamment aux dispositions
des s de zonages et des plans d'aménagement.

La décision négative
• la demande est irrecevable si :
•le terrain n'est pas immatriculé ou en cours d'immatriculation, dans ce cas (en cours
d'immatriculation) pour que la demande soit acceptée, le délai fixé pour le dépôt des
oppositions doit être expiré sans formulation d'opposition ;

•le dossier qui l'accompagne est incomplet ;

• l’autorisation est refusée si le lotissement n'est pas raccordé aux réseaux V.R.D sauf, dans
deux cas prévus par l’article 20 de la loi 25-90: si ces réseaux n'existent pas ou que l'exécution
des travaux de raccordement ne se justifie pas par la destination ou la situation du lotissement .
Le refus doit être motivé.

140
Le lotissement et le groupe d’habitations
La décision tacite
• Lorsque l'affectation des terrains est définie par un PZ ou un PA, le silence de l'administration vaut
autorisation de lotir après 3 mois de la date de dépôt de la demande.
•Le cours de ce délai est interrompu par toute demande de modification formée par l’administration .
• En cas de silence, le demandeur doit aviser par lettre recommandée avec accusé de réception
l'autorité dépositaire de sa demande, du commencement des travaux.
•Le lotissement à réaliser dans ces conditions doit satisfaire aux réglementations en vigueur
notamment aux dispositions des plans de zonage et des plans d'aménagement.

La péremption de l’autorisation
•L'autorisation de lotir expresse ou tacite est périmée si le lotisseur n'a pas réalisé les travaux
d'équipements à l'expiration d'un délai de 3 ans à partir de la date de délivrance de l'autorisation ou
de celle de 3 mois de silence de l’administration.

141
Le lotissement et le groupe d’habitations
Les délais maximums pour le traitement des actes administratifs
La loi 55.19 relative à la simplification des procédures administratives a fixé des délais maximums de :
•30 jours pour le traitement des dossiers d’actes administratifs nécessaires pour la réalisation des
projets d’investissement;
•60 jours pour les autres actes administratifs.
La loi donne la possibilité de proroger une seule fois ledit délai lorsque le traitement de la demande de
l’usager nécessite une expertise technique ou une enquête publique, la liste des actes concernée par
cette disposition sera fixée par un texte réglementaire.
Le silence vaut accord
La loi considère que le silence gardé par l’administration à l’expiration des délais prévus, sur une demande
de l’usager, vaut décision d’acceptation, et dans ce cas, le responsable hiérarchique de l’administration,
est tenu, à la demande de l’usager concerné, de lui délivrer l’acte administratif objet de la demande dans
un délai maximum de 7 jours à compter de la date du dépôt de la demande.
Le droit de recours
La loi accorde aux usagers un droit de recours, en cas de silence de l’administration dans les délais
impartis ou de réponse défavorable de celle-ci. Dans ce cas, l’usager peut introduire son recours devant
le responsable hiérarchique de l’administration, dans un délai maximum de 30 jours à compter de
l’expiration des délais fixés pour la délivrance de l’acte ou de la date de réception de la réponse
défavorable.
142
Le lotissement et le groupe d’habitations
Article 7 de la loi 55-19:
« Nonobstant toutes dispositions législatives ou réglementaires contraires, les administrations sont
tenues, lors de la formalisation et de la transcription des actes administratifs, d’observer les règles
suivantes :
1. ne pas demander à l’usager plus d’un exemplaire du dossier de la demande relative à l’acte
administratif et des documents et pièces constitutifs dudit dossier ;
2. ne pas demander à l’usager la légalisation de la signature sur les documents et pièces
constitutifs du dossier de la demande ;
3. ne pas demander à l’usager de fournir des documents et des pièces administratifs dont
l’accès est ouvert au public et qui ne le concernent pas personnellement ;
4. ne pas demander à l’usager de fournir des copies conformes aux documents et pièces
constitutifs du dossier de la demande
Toutefois, l’administration peut en cas de doute dans l’authenticité des copies produites, demander
à l’usager, une seule fois, par tous moyens de communication appropriés, en motivant sa demande,
de présenter les originaux des documents et pièces concernés ou des copies conformes aux
originaux pour les consulter et ce lors du dépôt du dossier ou au plus tard au cours de la première
moitié du délai fixé pour l’instruction de la demande.
Dans ce cas, le délai fixé pour l’instruction de la demande est suspendu jusqu’à la présentation des
documents et pièces requis .»
Le lotissement et le groupe d’habitations
Les obligations et droits du lotisseur
Dès l'obtention de l'autorisation de lotir, le lotisseur doit déposer un exemplaire du dossier objet de
ladite autorisation à la conservation foncière (Art.12 L).
Le lotisseur doit recourir à :
• un architecte pour la conception urbanistique du projet de lotissement et pour l'établissement des
documents relevant de la conception architecturale (Art.14 L) ;
• un géomètre pour l'établissement du plan topographique sur la base duquel l’architecte doit
concevoir le projet de lotissement (Art.14 L);
• des ingénieurs spécialisés pour l'établissement des documents techniques (Art.15 L) .
Le lotisseur est tenu de désigner un coordonnateur chargé de veiller à la bonne exécution des travaux
(Art.16 L) .
Le lotisseur doit prévoir les travaux d'équipement d’infrastructure (VRD) et de superstructure ( les
espaces destinés aux équipements collectifs et installations d'intérêt général) énumérés par l’article 18
L.
Le lotisseur qui se substitue à la commune pour la réalisation des réseaux principaux de voirie et
d'assainissement peut sur la base d'un accord avec la commune, percevoir des propriétaires de terrains
bénéficiant de ces nouveaux réseaux une indemnité recouvrée par la commune auprès des propriétaires
et reversée au lotisseur à concurrence du montant des travaux effectués à la place de la commune.

144
Le lotissement et le groupe d’habitations
Le lotisseur doit obligatoirement déclarer l'achèvement des travaux d'équipement prévus par le projet
de lotissement.
La réception provisoire se fait alors dans les 45 jours suivant la déclaration d'achèvement des travaux.
Un an après la date de l'établissement du procès-verbal de réception provisoire des travaux
d'équipement, il est procédé à la réception définitive. Cette réception définitive a pour objet de
déterminer si la voirie et les réseaux divers ne présentent aucune malfaçon.
Elle donne lieu à la délivrance par le président du conseil communal d'un certificat attestant que les
V.R.D sont en état.

Les servitudes imposées au lotisseur par l’administration ouvrent droit à indemnité à partir d'une
certaine superficie et selon la taille du lotissement (Art. 31 L).
• Le lotisseur est tenu de borner les différents lots et de requérir auprès de la conservation foncière la
création d'un titre foncier par lot.

• Le lotisseur peut recevoir une autorisation de construire avant l'achèvement des travaux
d'équipement s'il réalise les constructions lui-même.

• Le lotisseur est tenu d'établir, pour les parties communes du lotissement, un règlement de
copropriété.

145
Le lotissement et le groupe d’habitations
Dispositions spéciales applicables aux lotissements réalisés par tranches

Le lotisseur peut être autorisé à réaliser l'équipement du lotissement par tranches successives en
fournissant un dossier comprenant, en plus des pièces demandées (par l'article 4) :
• Un programme d'échelonnement des travaux assortis de leur estimation et désignant les lots
pour lesquels l'autorisation de vente ou de location sera demandé ;
• Une déclaration légalisée fournissant les renseignements sur les modalités de financement des
tranches successives des travaux et sur les garanties pour assurer ledit financement (caution
personnelle, caution bancaire, et nantissement).

La garantie doit couvrir le montant prévisible du coût des travaux d'équipement non réalisés au
moment de la vente des premiers lots. Si les travaux n'ont pas été exécutés dans les délais, la commune
se servira de la garantie pour achever les travaux.

La réception provisoire des travaux est opérée à l'achèvement de chaque tranche. Le PV de réception
provisoire est alors accompagné d'une attestation du président du conseil communal désignant les lots
dont la vente ou location peut être effectuée.

La réception définitive intervient un an après la réception provisoire de la dernière tranche.

146
Le lotissement et le groupe d’habitations
La commission de réception des travaux
Article 16 du décret d'application de la loi n° 25.90

La commission est composée notamment:


• le représentant du conseil communal, président ;
• l'architecte en fonction dans la commune ou à défaut, l'architecte préfectoral ou provincial;
• l'ingénieur en fonction dans la commune ou à défaut, l'ingénieur préfectoral ou provincial ;
• le représentant de l'autorité administrative locale ;
• le représentant de l’agence urbaine;

Lorsque le lotissement est situé dans deux ou plusieurs communes, la commission comprend:
• le représentant de chacun des conseils communaux intéressés ainsi que l'architecte et l'ingénieur
préfectoraux ou provinciaux ;
• le cas échéant, l'architecte et l'ingénieur en fonction dans chacune de ces communes. Dans ce
cas, la présidence de la commission de réception des travaux est assurée par le représentant de
l'autorité administrative ayant délivré l'autorisation de lotir.

147
Le lotissement irrégulier
Le lotissement irrégulier
Texte de base
•Articles 49 à 55 de la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements
promulguée par le dahir n°1-92-7 du 17 juin 1992 et 18 et 19 de son décret d’application.
Définition
Est considéré comme lotissement irrégulier tout lotissement réalisé sans l'obtention de l'autorisation
administrative préalable ou, qui bien qu'autorisé, n'a pas été exécuté conformément aux dispositions
des documents qui ont fait l'objet de l'autorisation, en ce sens que les travaux n'ont pas été réalisés en
tout ou en partie ou l'ont été d'une manière différente de celle projetée et autorisée. (Art. 49 L).

Cette définition apporte des restrictions à la notion de lotissement irrégulier et tranche nettement avec
celle qui avait cours sous le régime du dahir du 30 septembre [Link] législateur se propose ainsi de
guider les collectivités publiques dans leur action dans le domaine de la restructuration de l'habitat non
réglementaire, en leur permettant par là même de faire respecter partout les prescriptions légales et de
veiller à l'harmonie urbaine.
2-Restructuration des lotissements irréguliers
Il s’agit de l’opération de régularisation de la situation d’un lotissement ou un groupe d’habitation ne
remplissant pas les conditions d’un lotissement ou un groupe d’habitation régulièrement autorisés,
notamment au niveau des équipements de viabilité. Il ne s’agit pas d’une régularisation foncière ou
juridique, mais, peut-on dire, réelle et technique, dans la mesure où elle porte sur les travaux
d’équipement. En dehors de ce cas, la restructuration fait intervenir les pouvoirs publics, le lotisseur
148
irrégulier ainsi que les acquéreurs de lots dans le lotissement à restructurer.
Le lotissement et le groupe d’habitations

B- Le groupe d’habitations
Texte de base
•Articles 56 et 57 de la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements
promulguée par le dahir n°1-92-7 du 17 juin 1992 et son décret d’application.

Définition
(Art,56 L)

C’est une opération immobilière répondant aux critères suivants :

• la construction d'immeubles individuels ou collectifs à usage d'habitation ;


• sur des parcelles contiguës ou voisines ;
• les immeubles sont édifiés simultanément ou successivement.

• la construction de deux ou plusieurs immeubles, et non d'un seul immeuble,


comportant plusieurs habitations ;
• les habitations sont destinées à la vente ou à la location;
• les immeubles sont réalisés par un propriétaire ou des copropriétaires en indivision.
149
Le morcellement
C- Le morcellement

Texte de base
•Article 58 à 62 de la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et
morcellements promulguée par le dahir n°1-92-7 du 17 juin 1992 et son décret
d’application.

Définition
Dans les communes urbaines et toute autre partie du territoire couverte par un document
d'urbanisme approuvé tel que le SDAU et le plan de développement , est soumise à autorisation
préalable de morcellement :

•Toute opération de vente ou de partage ayant pour objet ou effet la division d'une propriété
foncière en plus d'un lot non destinés à la construction;

•Toute vente en indivision d'une propriété foncière qui aurait pour effet d'attribuer à l'un au
moins des acquéreurs des droits de copropriétés dont la superficie serait inférieure à la
superficie prévue par les documents d'urbanisme (2500 m par défaut).

150
Le permis de construire

• Définition
Le permis de construire peut se définir comme l’autorisation délivrée
par l’administration à une personne physique ou morale manifestant la
volonté d’entreprendre un projet de construction, de reconstruction ou
de modification d’une construction réalisée ou en cours de réalisation.
C’est le moyen par lequel l’administration s’assure de la conformité dudit
projet à la réglementation d’urbanisme en vigueur.

L’autorisation de construire est une manifestation des prérogatives de


puissance publique et répond à une mission de police administrative.
(MORAND-DEVILLER (J), Le permis de construire, Dalloz, Paris, 1997, p.1.L’auteur
souligne : … le permis de construire est le résultat d’un acte d’autorité, même s’il participe à la
gestion de cet espace. »

L’administration exerce ainsi un contrôle a priori visant à vérifier le


respect des règles d’utilisation du sol applicables.

151
Le permis de construire

La loi 12/90 est muette sur les personnes soumises à l’autorisation de construire. Ce silence ne saurait
s’interpréter comme une négligence du législateur si l’on tient compte de la philosophie générale qui
sous-tend cette loi. Celle-ci se préoccupe davantage de l’acte, c’est-à-dire de la construction, que de
l’identité de celui qui construit. A aucun moment ni dans cette loi, ni d’ailleurs dans celle 25-90, le
législateur n’évoque le demandeur ni n’en précise la qualité.

Il n’est pas dit non plus, de manière expresse, qu’il doit être propriétaire.

Ce sont les différentes circulaires émanant du ministère de l’intérieur dans les années 1980 qui ont exigé
à ce que le demandeur dans le cas de l’autorisation de construire ou de lotir, d’être le propriétaire du
terrain objet du projet ou le mandataire de ce dernier ou enfin l’expropriant en cas de procédure
d’expropriation pour cause d’utilité publique.

La position du législateur est cohérente dans la mesure où l’autorisation de construire est, comme l’écrit
LABETOUTLE (D), une « procédure de droit administratif intéressant les rapports de la puissance
publique et le constructeur, fait abstraction des règles de pur de droit privé régissant les rapports de
personne privée à personnes privée ».Selon une formule consacrée et employée par les tribunaux, « le
permis n’est délivré que sous réserve des droits des tiers ».Lorsqu’elle délivre une autorisation de
construire, l’autorité compétente ne prend nullement parti dans les rapports de droit privé que le
constructeur peut avoir avec les propriétaires des terrains voisins, ni même sur la portée exacte du titre
de propriété invoqué par lui.
Le permis de construire
Le droit de l’urbanisme tient, de manière générale, à marquer une frontière entre les règles
qu’il édicte-qui relèvent du droit administratif- et les règles du droit privé ; cette démarcation
se ressent bien au niveau du permis de construire.

Par conséquent, le permis de construire s’impose aux personnes physiques comme aux
personnes morales, publiques ou privées. Le règlement général de construction met fin à toute
polémique sur cette question, en précisant, à l’occasion de la définition de la notion de projet,
que celui-ci signifie « tous projets de constructions … entrepris par toute personne physique ou
morale, privée ou publique».

De même, lors de son énumération des « grands projets », le règlement général de


construction laisse entendre que ceux-ci incluent «les projets à réaliser par ou pour les
administrations, les collectivités locales ». Aucune différentiation sur la base de la qualité du
constructeur n’est alors énoncée par la législation en vigueur et, par conséquent, aucune des
personnes morales susmentionnées, publiques ou privées, n’échappe à l’obligation du permis
de construire à l’exception de celles découlant du régime dérogatoire dont bénéficie les
agences d’aménagement et de mise en valeur de la vallée de Bouregrag et de la lagune de
Marchica.
Le permis de construire

« Pétitionnaire » : toute personne physique ou morale ayant présenté une demande


d’autorisation afférente à un projet . Ladite demande ne peut être présentée que par le
propriétaire concerné ou par toute personne présentant l’accord de ce dernier ou
présentant un document la justifiant, tel qu’un acte déclaratif d’utilité publique »
(Règlement général de construction fixant la forme et les conditions de délivrance des
autorisations et des pièces exigibles en application de la législation relative à
l’urbanisme et aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements ainsi que des
textes pris pour son application, Bulletin Officiel Nº 6874 – 22 chaabane 1441 (16-4-
2020), p,654)
Le permis de construire
Les territoires soumis à l’obligation du permis de construire

Article 40
(Complété par l’article premier de la loi n° 66-12 promulguée par le dahir n°1-16-124 du 21 Kaada 1437 (25 Août 2016)
relative au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction (B.O.n°6770 du 18
Avril 2019).

Il est interdit de procéder à aucune construction sans qu'ait été obtenu un permis de
construire :
• dans les périmètres désignés à l'article premier ci-dessus et dans les zones à vocation
spécifique justifiant un aménagement contrôlé, visées au b) de l'article 18 de la présente
loi
«a) Pour tout ou partie d'un des territoires désignés au premier alinéa de l'article premier
ci-dessus. Toutefois un plan d'aménagement ne pourra être établi pour partie d'un groupement
d'urbanisme que si ledit groupement est doté d'un schéma directeur d'aménagement urbain.
b) Pour tout ou partie du territoire d'une ou plusieurs communes rurales, ayant une vocation
spécifique telle que touristique, industrielle ou minière et dont le développement urbain
prévisible justifie un aménagement contrôlé par l'administration; ces zones sont délimitées par
l'administration sur proposition des conseils communaux compétents ou à défaut à la demande du
gouverneur de la préfecture ou de la province concernée » (Art.18 L).
Le permis de construire
Les territoires soumis à l’obligation du permis de construire

Article Premier de la loi 12/90:

Pour l'application des dispositions de la présente loi et des textes pris pour son application, on entend par:

• "Communes urbaines " : les municipalités et centres dotés de la personnalité morale et de l'autonomie
financière dits " centres autonomes " ;
• "Centres délimités": une partie du territoire d'une commune rurale, dont les limites sont fixées par voie
réglementaire ;
• "Zones périphériques des communes urbaines et des centres délimités " : des territoires ruraux
avoisinant ces agglomérations. Les zones périphériques des villes s'étendent sur quinze kilomètres à
compter du périmètre municipal ; celles des centres délimités sont définies dans chaque cas par l'acte
réglementaire qui fixe le périmètre du centre.
• Dans le cas de chevauchement de deux zones périphériques, le décret qui les institue ou à défaut un
décret spécial fixe la limite de chacune d'elles ;
• "Groupement d'urbanisme" : un ensemble territorial comprenant en tout ou en partie une ou plusieurs
communes urbaines ou centres délimités, leur zone périphérique et éventuellement des territoires ruraux
avoisinants en étroite relation économique avec lesdits communes ou centres et dont le développement
rationnel est lié à la réalisation d'un aménagement d'ensemble et/ou à la réalisation d'équipements
communs. Les limites du groupement d'urbanisme sont fixées par voie réglementaire.
Le permis de construire
Les territoires soumis à l’obligation du permis de construire

• à l'extérieur des périmètres visés au paragraphe qui précède et des agglomérations rurales dotées
d'un plan de développement : le long des voies de communication ferroviaires et routières autres
que les communales, sur une profondeur de un kilomètre à compter de l'axe desdites voies, et le
long des limites du domaine public maritime sur une profondeur de cinq kilomètres;

Chambre des appels du tribunal de 1ère instance de Tinghir n°24/2801/2020 du 11/03/2020: Considérant qu’en
se référant à la loi 12/90 relative à l’urbanisme notamment son article 40 qui rend obligatoire l’obtention d’un
permis de construire, nous constatons que cet article n’a pas exclu de cette obligation les périmètres non
couverts par un plan de développement. Par conséquent, l’absence d’un plan de développement n’exclut pas
l’obligation de la demande du permis de construire et, il s’en suit qu’il se confirme que le contrevenant est
accusé d’une infraction de construction sans autorisation.
C’est la lecture adoptée par la circulaire ministérielle MHPV n°21536 en date du 25 décembre 2012 relative à la
simplification des procédures de construction de logement dans le monde rural.
Le Tribunal de 1ère instance de Fès décide d’innocenter une personne mise en cause de réalisation d’une
construction sans autorisation dans une commune (Ain Baida) non dotée d’un plan de développement
.L’élément juridique fait défaut en l’espèce.( Jugement n°2273/2102/16 du 12/05/2016.

• dans les lotissements autorisés en application de la législation relative aux lotissements,


morcellements et groupes d'habitations;

• Dans tout le royaume, pour la construction ou l’extension des mosquées ou au culte musulman ou
lorsqu’il s’agit des travaux visés par la loi 22/80 relative à la conservation des monuments
historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquité.
Le permis de construire
Les territoires soumis à l’obligation du permis de construire

Article 42:

En dehors des périmètres visés à l'article 40 ci dessus, le permis de construire peut être rendu
obligatoire pour tout ou partie du Royaume ou pour certaines catégories de constructions
définies par décret qui fixe également les règles et servitudes notamment d'implantation
auxquelles devront satisfaire les constructions dans l'intérêt de la salubrité, de la commodité,
de la circulation, de la sécurité et de l'esthétique.
Le permis de construire
Les travaux soumis à autorisation

La loi ne procède pas à une énumération des travaux soumis à autorisation, ni ceux qui
le sont pas.

Elle se contente d’interdire toute construction dans les périmètres rappelés


précédemment, sans pour autant définir ce qu’elle entend par construction.

Les travaux soumis à permis de construire peuvent concerner la réalisation d’une


construction nouvelle ou une reconstruction. Il peut s’agir aussi de travaux portant sur une
construction existante en vue de la réparer, la conforter ou changer sa destination.

Les travaux n’entrant pas dans ces catégories sont assujettis à une « permis de réfection »
un permis de régularisation .Ce dernier peut être délivré au demandeur par le président du
conseil communal après accord de l’agence urbaine concernée, suivant les procédures et
modalités définies par voie réglementaire . On doit noter que le législateur évoque
l’accord de l’agence urbaine et non seulement son avis.
Le permis de construire
La construction : un ensemble de matériaux imbriqués et rattachés de manière stable et
durable au sol en surface ou en sous terre.

La construction est donc supposée être fixée au sol de telle sorte que celles réalisées sans
fondations ou poteaux comme les tentes, les baraques en matériaux légers sont des objets
mobiles.

La construction nouvelle

La construction existante:
• Modification;
• Reconstruction;
• Changement d’affectation,
Le permis de construire
•La demande: Le propriétaire ou une personne ayant l’accord de celui-ci.

•Le dépôt de la demande : Selon l’article 30 du règlement général de construction (RGC), le dépôt
des dossiers de demande d’autorisation est effectué au bureau d’ordre de la commune, contre
accusé de réception, numéroté et daté qui a valeur d’attestation de recevabilité du dossier.
Celle-ci reste, toutefois, conditionnée par la présentation des documents principaux visés à l’article
33 du RGC. Le dépôt peut se faire par le pétitionnaire, par le concepteur du projet ou toute autre
personne dûment mandatée à cet effet.

En cas d’existence d’un guichet unique des autorisations d’urbanisme, le dépôt des dossiers
s’effectue au bureau d’ordre dudit guichet. Dans ce cas, l’accusé de réception mentionne la date de
la réunion de la commission d’instruction prévue à l’article 20 du RGC.

•L’instruction: Le RGC met fin aux procédures d’instruction mises en place par les circulaires
ministérielles et instaure une nouvelle procédure instituant un guichet unique dans les communes
dont la population est supérieure à 50.000 habitants, ainsi qu’au niveau des arrondissements et un
comité préfectoral ou provincial d’urbanisme dans les communes, dont la population est inférieure
ou égale à 50.000 habitants.

161
Le permis de construire
La délivrance du permis de construire
Les autorités compétentes
• Le président du conseil communal où se situe le projet à réaliser (art. 41 Loi 12-90) .
• Le ministre de l'intérieur ou sur délégation par le Wali ou le Gouverneur concerné, après avis des
présidents des conseils communaux concernés, lorsque l'immeuble concerné se situe dans deux ou
plusieurs communes.
• Le wali et le gouverneur lorsqu’il s’agit d’édifices affectés au culte musulman (la loi n° 29-04
:modifiant et complétant le dahir portant loi n° 1-84-150 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984) °
• Les édifices concernés : les mosquées, Zaouias, « sanctuaires et tous lieux où les musulmans
pratiquent leur culte ».
• Les travaux : construction ou extension.
• Le permis est délivré par le wali ou le gouverneur après avis d'une commission composée des
représentants des départements ministériels concernés, du président du conseil provincial
concerné ou son représentant, du président du conseil communal concerné ou son
représentant, du président du conseil des ouléma concerné ou son représentant, ainsi que de
trois personnalités connues au niveau de la préfecture ou de la province concernées par leur
action dans le domaine caritatif et de bienfaisance au profit des musulmans et désignées par le
ministère des habous et des affaires islamiques.
Cette commission est présidée par le président du conseil des ouléma ou « son représentant
membre dudit conseil ».
Le permis de construire
La délivrance du permis de construire
Les autorités compétentes

• Dans le cas de la commune de Rabat-Hassan, le permis est délivré par le gouverneur de la préfecture
de Rabat ou par l’autorité administrative déléguée par lui;

• Dans la commune de Méchouar de Casablanca, c’est plutôt au pacha du Méchouar, assisté d’un
adjoint nommé par décret, que revient la prérogative de délivrer le permis de construire.

• Les directeurs des agences d’aménagement de :


• la vallée du Bouregreg ( art.27 de la loi n° 16-04 relative à l'aménagement et à la mise en valeur
de la vallée du Bouregreg promulguée par le dahir n° 1-05-70 du 20 chaoual 1426 (23
novembre 2005);

• de la lagune de Marchica (art.27 de la loi n° 25-10 relative à l'aménagement et la mise en valeur


du site de la lagune de Marchica promulguée par le dahir n° 1-10-144 du 3 chaabane 1431 (16
juillet 2010).
Le permis de construire

Liste des « grands projets »


• Les projets de lotissements et de groupes d’habitations ;
• Les projets de morcellements ;
• Les projets de construction à réaliser par ou pour les administrations, les collectivités, les
établissements et les entreprises publiques, qu'il s'agisse de projets destinés à l'exercice de leurs
activités principales ou de projets à caractère secondaire par rapport à leurs activités principales.
Entrent dans cette rubrique, à titre indicatif et non limitatif, les projets de construction suivants :
• Les bâtiments administratifs affectés à l'exercice d’activité du service public ;
• Les bâtiments affectés à l'exercice d'activité des établissements dans lesquels l'Etat détient
directement ou indirectement une participation ou sur lesquels exerce un contrôle quelconque.
• Les projets de construction d'établissements privés à usage du public ou recevant du public tels :
• Les établissements et équipements touristiques ;
• Les équipements sportifs et de loisirs ;
• Les établissements d'enseignement, de santés, sociales et culturelles,…
• Les projets de construction de bâtiments destinés aux diverses activités économiques (commerciales,
de services, industrielles, logistiques,…) ;
• Les projets de construction de bâtiments dont la hauteur est supérieure à 15.50 m et dont les niveaux
dépassent (R+3), toute superstructure confondue, et toute opération de surélévation d’un bâtiment
existant qui permet d’atteindre la hauteur et les niveaux susmentionnés
Le permis de construire

Par ailleurs, s’inscrit également dans ladite liste, les projets de construction situés dans des
lotissements dont les travaux d’équipement sont réceptionnés ou dans un lotissement non
réglementaire ayant fait l’objet de restructuration, conformément aux dispositions du chapitre II de la
loi n° 25-90 relative aux lotissements, groupes d'habitations et morcellements, dont la hauteur est
supérieure à 18.50m et dont les niveaux dépassent (R+4), toute superstructure confondue, et toute
opération de surélévation d’un bâtiment existant qui permet d’atteindre la hauteur et les niveaux
susmentionnés.
• Les projets de construction situés en dehors d'un lotissement dont les travaux d’équipement sont
réceptionnés et en dehors d’un lotissement non réglementaire ayant fait l’objet de restructuration
conformément aux dispositions du chapitre II de la loi n° 25-90 susmentionnée, lorsque l’affectation
des terrains n’est pas définie par le plan d’aménagement ou le plan de zonage ou le plan de
développement de l'agglomération rurale ;
• Les projets de construction situés dans des tissus anciens (médinas intra-muros, ksour et kasbahs)
ainsi que les bâtiments objet d’inscription ou de classement, conformément à la réglementation en
vigueur ;
• Les modifications portant sur des constructions existantes entrant dans la catégorie des projets
mentionnés ci- dessus ;
• Les projets de régularisation de bâtiments non réglementaires, quelle que soit leur nature, dont les
travaux sont effectués sans l’obtention préalable du permis de construire ou sans respect des
documents servant de base pour sa délivrance;
• Les opérations de démolition relatives aux projets soumis à la procédure « des grands projets »
mentionnés ci-dessus ;
• Et de manière générale, tous les projets non soumis à la procédure des « petits projets ».
Le permis de construire
Liste des « petits projets »
• Les projets de construction de bâtiments affectés à l’habitation dont la hauteur est
inférieure ou égale à 15.50 m et dont les niveaux sont inférieurs ou égaux à (R+3),
toute superstructure confondue, et toute opération de surélévation d’un bâtiment
existant qui permet d’atteindre la hauteur et les niveaux susmentionnés.

Par ailleurs, s’inscrit également dans ladite liste, les projets de construction situés
dans des lotissements dont les travaux d’équipement sont réceptionnés ou dans un
lotissement non réglementaire ayant fait l’objet de restructuration, conformément
aux dispositions du chapitre II de la loi n° 25-90 relative aux lotissements, groupes
d'habitations et morcellements, dont la hauteur inférieure ou égale à 18.50m et dont
les niveaux sont inférieurs ou égaux à (R+4), toute superstructure confondue, et
toute opération de surélévation d’un bâtiment existant qui permet d’atteindre la
hauteur et les niveaux susmentionnés ;

• Les modifications portant sur des constructions existantes entrant dans la catégorie
des projets mentionnés ci- dessus ;

• Les opérations de démolition portant sur les projets figurant au 1 er paragraphe ci-
dessus.
Le permis de construire

Surface Hors Œuvre


Surface Hors Œuvre Brute (SHOB)

Elle représente la totalité de la surface construite y compris les


surfaces couvertes, closes ou non-closes (balcons, toitures-terrasses,
loggias…), aménageables ou pas (sous-sols, combles), ainsi que l’épaisseur des
murs (mesure dite « au nu extérieur »).
L’épaisseur des murs est toujours comprise dans la SHON.
Seules sont exclues les parties (de terrasse par exemple) qui ne sont pas couvertes par la
toiture, ou encore les trémies (vides servant à l’arrivée d’un escalier ou d’un ascenseur).

Surface Hors Œuvre Nette (SHON)

Elle correspond à la surface du SHOB de laquelle sont retranchées certaines surfaces: les
parties closes, couvertes et aménageables, de plus de 1,80m de hauteur de plafond, les
surfaces utilisées pour le stationnement (garage), les sous-sols lorsqu’il n’y a pas
d’ouverture extérieure ou encore les locaux agricoles.
Le permis de construire +6

La « surface de plancher ».

Comme la SHON, la surface de plancher ne comprend que les


surfaces closes et couvertes.

L’épaisseur des murs extérieurs (façades) est déduite.

En revanche, les cloisons intérieures sont comptées dans la surface de plancher.

En contrepartie, les caves des maisons individuelles sont incluses dans la surface de
plancher.
Le permis de construire
Des commissions d’instruction des dossiers de demandes d’autorisation

L’instruction des dossiers de demandes d’autorisation, au sein des guichets uniques des autorisations
d’urbanisme et des comités préfectoraux et provinciaux d’urbanisme est confiée à des commissions
d’instruction.

Les commissions d’instruction sont composées de membres permanents visés à l’article 22 ci-après et
de membres non permanents visés à l’article 26 ci-dessous.(Article 21 Loi 12-90)

Les commissions d’instruction se composent des membres représentant :


• la préfecture ou la province ;
• la commune ;
• l’agence urbaine. (Article 22 )

Dans le cas de l’instruction des dossiers de demandes d’autorisation relevant de la procédure des «
grands projets », les membres permanents précités s’adjoignent les représentants des services
compétents en matière de réseaux de télécommunications et des organismes chargés de la gestion
des réseaux divers. Les membres dont les domaines d’intervention sont régis par des textes
réglementaires ne sont associés aux travaux de la commission, que sur demande expresse du
président du conseil de la commune, en cas de difficulté de compréhension ou de divergence d’avis
quant aux modalités d’application desdites réglementations (Article 22 ).
Le permis de construire

Grands projets Petits projets Décision

1. Dépôt du dossier au 1. Dépôt du dossier au 1. Rejet motivé


Bureau d’ordre : 3 jours Bureau d’ordre 2. Rectifications
(dispatching) 2. Commission parl’architecte: 2 jours à
2. Commission d’instruction : séance compter de la réception
d’instruction : 15 jours tenante du PV
3. PV au président: 3 jours 3. PV au président 3jours
3. Complément
maximum. maximum
d’informations ou levée
4. Décision du président 4. Décision du président
des réserves de la
5. Notification au 5. Notification au
pétitionnaire: 2 jours. pétitionnaire 2j commission : 5 jours.
Le permis de construire

Pétitionnaire

Bureau d'ordre
Président de la
commune Commune ou
Guichet Unique

Procès Verbal
Avis favorable/ Commission
Avis défavorable
Le permis de construire

Les membres permanents des commissions d’instruction des demandes d’autorisation de


morcellement sont les représentants de :
• la préfecture ou de la province ;
• la commune ;
• l’agence urbaine ;
• l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie
Article 23

Les membres permanents des commissions d’instruction des dossiers de demandes des
permis de démolition des constructions sont les représentants de :
- La préfecture ou la province ;
- La commune ( Article 24 )
Le permis de construire
Le permis expresse
• La décision positive
•Une autorisation écrite signée par l’autorité compétent;
•le permis de construire est accordé par le ministre de l'intérieur ou sur délégation par le Wali ou le
Gouverneur lorsque le projet est à cheval entre deux communes;
• lorsqu’il s’agit d’un édifice de culte musulman, le permis est délivré par le wali ou le gouverneur.
• La décision négative
• si le projet n’est pas conforme aux documents d’urbanisme;
• si le projet ne prévoit pas l'installation des lignes nécessaires au raccordement desdits
immeubles au réseau de télécommunication, dans le cas d'immeuble de 3 ou 4 niveaux
comportant 6 logements, ou tout immeuble à usage commercial ou industriel d'une surface au
sol supérieur à 500 m, situé dans le territoire d’une communes urbaine;
• si le terrain concerné n'est pas raccordé à un réseau d'assainissement ou de distribution d'eau
potable (des dérogations peuvent être accordées après avis des services compétents en la matière).

Le permis tacite
• Dans le cas de silence du président du conseil communal, le permis de construction est
accordé à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date du dépôt de la demande.

173
Le permis de construire
• La péremption du permis de construire

Le permis de construire est périmé si les travaux de fondations ne sont pas entrepris après un an de
sa délivrance.
• La loi ne prévoit pas la prorogation du permis de construire.

• Le retrait du permis de construire: « droit de repentir» sur une « erreur de droit », deux
conditions:

•La décision doit être illégale: un vice affectant la légalité interne ou externe de la décision;

•L’administration doit réagir dans le délai du recours pour excès de pouvoir: 60 jours.

174
Le permis de construire
La conformité des travaux au plan autorisé: le permis d’habiter et le certificat de
conformité
Le propriétaire ne peut utiliser la construction une fois les travaux achevés, que s'il obtient le permis
d'habiter s'il s'agit d'immeuble à usage d’habitation ou un certificat de conformité lorsqu’il s’agit
d’immeuble à usage d’activité.

• Autorités compétentes
•le président du conseil communal;
•le président du conseil d’arrondissement

Chacun dans sa sphère de compétence, sur demande du propriétaire qui doit obligatoirement
déclarer l'achèvement de la construction.
• Pouvoir de substitution: A défaut de permis d’habiter ou de certificat de conformité dans le délai
de trois mois: substitution de l’autorité locale à la demande du pétitionnaire.

• Le permis d'habiter des immeubles ne peut être délivré qu'après vérification par les services
compétents en matière de télécommunication, de l'existence des lignes dont l'installation est
obligatoire.

• Lorsque dans un lotissement, les constructions sont réalisées par le lotisseur, le permis
d'habiter et le certificat de conformité ne peuvent être délivrés avant la réception provisoire du
lotissement.
175
Le permis de construire

Le changement d’affectation
• L'affectation de toute construction qui a donné lieu à la délivrance du permis de construire et du
permis d'habiter ne peut être changée;

• Le président du conseil communal peut autoriser un changement si le changement est conforme avec
la vocation du secteur concerné.

176
Le permis de réfection

•Définition des travaux de réfection

Il s’agit de travaux de réparation d’une construction existante qui


ne nécessitent pas l’obtention d’un permis de construire (Article 1
du décret n°2.18.457 du 12 juin 2019).

Ce sont des travaux légers qui n’emportent pas changement de


destination de la construction ou des éléments structuraux de la
construction , notamment les parties indivises , les poteaux, les
façades, la distribution interne de la construction ou les travaux
visant à des installations saisonnières et passagères.

•La demande

Le dossier de la demande du permis de réfection est déposé par le


pétitionnaire ou son mandataire au bureau d’ordre de la commune
ou au guichet unique s’il existe.

177
Le permis de réfection
Les pièces principales exigibles au dépôt du dossier
• Une demande signée par le pétitionnaire ou par toute autre personne dûment mandatée à
cet effet ;
• Tout titre justifiant la propriété ou permettant au pétitionnaire de procéder aux travaux de
réfection projetés ;
• Le cas échéant, une attestation administrative délivrée par les services déconcentrés relevant
de l’autorité gouvernementale chargée de la culture.

La délivrance du permis
Le permis est délivré par le président de la commune concernée dans un délai de 10 jours
ouvrables ; ce délai commence à courir à compter de la date de dépôt du dossier de la
demande.
Le président transmet une copie du permis à l’autorité administrative locale et à l’agence
urbaine dans un délai de 3 jours ouvrables à partir de la date de délivrance du permis.

La durée de validité du permis


Le permis est valable pour 6 mois non renouvelable.
178
Le permis de régularisation
•Objet
Les travaux visant le régularisation de la situation de constructions
irrégulières à l’intérieur des périmètres soumis à l’obligation du
permis de construire (Article 5 du décret n°2.18.457 du 12 juin 2019);

•Définition de la notion de régularisation


Il s’agit de la régularisation de la situation de toute construction dont
les travaux ont été réalisés sans avoir obtenu préalablement un
permis de construire ou toute construction réalisée après obtention
du permis de construire sans être conforme au contenu et
documents qui ont servi de base pour le permis de construire .

•La demande
Le dossier est déposé par le pétitionnaire ou son mandataire dans un
délai maximum de 2 ans, à partir de l’entrée en vigueur du décret
n°2.23.103 du 8 mai 2023 (B.O n°7194 du 11 mai 2023), au bureau
d’ordre de la commune concernée ou au guichet unique des
autorisations d’urbanisme.

La demande est irrecevable si la construction concernée a fait l’objet


d’un PV d’infraction d’urbanisme (art.7), dispositions abrogées par le
décret du 8 mai 2023 de l’article 7 du décret de 2019 .
Le permis de régularisation

• L’autorité compétente

Le permis est délivré par le président de la commune après accord de l’agence urbaine dans un délai
ne dépassant pas 60 jours qui commence à courir à compter de la date du dépôt du dossier.

Le président transmet une copie du permis à l’autorité administrative locale et à l’agence urbaine dans
un délai de 2 jours ouvrables à partir de la date de délivrance du permis.

•La délivrance du permis


Le permis est délivré si la construction répond aux normes de sécurité et d’hygiène et aux exigences
de circulation, d’esthétique, de commodité publiques et obéit aux dispositions des règlements
d’aménagement et de construction régissant la hauteur autorisée, les sites autorisés à la construction,
la surface autorisée et la destination de la construction. Il faut enfin que la zone où se situe la
construction soit ouverte à l’urbanisation.

Dans le cas où la construction ne satisfait pas à ces exigences, le pétitionnaire doit introduire une
demande de permis de construire en vue de réaliser les modifications souhaitées. Après achèvement
des travaux modificatifs, le permis de régularisation lui est délivré et fait en même temps fonction de
permis d’habiter ou de certificat de conformité.

La régularisation des constructions d’un lotissement irrégulier ne peut avoir lieu qu’après avoir
soumis ledit lotissement à l’opération de restructuration prévue par la loi 25/90. 180
Le permis de démolition
La notion de démolition

La loi 66-12 : « toute démolition totale ou partielle d’une construction


donnée » est soumise à l’obligation d’obtention d’un permis de démolir.

Ce texte ne définit la notion de démolition:

Celle-ci n’est pas non plus définie par la loi relative aux bâtiments
menaçant ruine et organisation des opérations de rénovation urbaine.

On peut toutefois déduire des dispositions de ce dernier texte que la


démolition d’un bâtiment menaçant ruine échappe à l’application de la
loi 66-12 et obéit aux règles spécifiques découlant de ce nouveau texte.

Le permis de démolir ne concerne pas, par ailleurs, la démolition d’une


construction réalisée en infraction. La démolition dans ce cas obéit aux
règles de la loi 12/90 relative à l’urbanisme et de la loi 25-90 relative aux
lotissement, groupe d’habitations et morcellement, notamment leurs
dispositions régissant les infractions d’urbanisme.
Le permis de démolition
La notion de démolition
Il faut entendre par démolition, l’acte par lequel une personne morale ou physique
procède à un démantèlement d’une construction existante, totalement ou
partiellement.
La jurisprudence égyptienne a défini la démolition comme étant l’acte d’enlever la
totalité ou une partie d’une construction de telle sorte que la partie démolie devient
inutilisable. Elle précise aussi que la démolition partielle consiste à enlever une partie
seulement de la construction de telle façon que la partie démolie ne serve plus à
l’objet pour lequel elle a été réalisée.

Les termes utilisés ici par le juge égyptien rappellent ceux employés par le législateur
français, dans l’article 421-3 du code de l’urbanisme, selon lequel «les travaux ayant
pour objet de démolir ou rendre inutilisable tout ou partie d’une construction ».

La démolition constitue une atteinte à des éléments structurels de la construction.


Elle est soit intégrale, ce qui équivaut à une remise du terrain en son état primitif qui
prévalait avant construction, soit partielle si la partie concernée est de dimension
raisonnable.
Le permis de démolition

La demande
Le dossier est déposé par le pétitionnaire ou son mandataire au bureau d’ordre de la commune
concernée ou au guichet unique destiné des autorisations d’urbanisme.
Le dossier comprend obligatoirement une étude technique réalisée par un ingénieur spécialisé portant
sur l’état de la construction à démolir et les mesures à suivre avant et après l’opération de démolition
et ce suivant les dispositions du RGC définissant la forme et conditions de délivrance des autorisations
d’urbanisme.

L’autorité compétente
Le permis de démolir est délivré par le président de la commune dans un délai d’un mois qui
commence à partir de la date du dépôt du dossier .
Le président transmet une copie du permis à l’autorité administrative locale et à la protection civile
dans un délai de 2 jours ouvrables à partir de la date de délivrance du permis

La durée de validité du permis


Elle est fixée à 6 mois non renouvelable.

Toutefois, lorsqu’il s’agit de construction relevant des administrations de l’Etat ou des établissements
publics, la durée est de 12 mois non renouvelable.
Le permis de démolition
.
Les principales pièces exigibles au dépôt du dossier

[Link] demande signée par le pétitionnaire ou par toute autre personne dûment mandatée à cet
effet ;

[Link] titre justifiant la propriété ou permettant au pétitionnaire de procéder à la démolition


projetée ;

[Link] copie du contrat conclu avec une entreprise spécialisée en matière de démolition ;

[Link] copie du contrat conclu avec un ingénieur spécialisé ;

[Link] photographies du bâtiment à démolir et, le cas échéant, celles des bâtiments avoisinants ;

[Link] étude technique réalisée par un ingénieur spécialisé, présentant un diagnostic de l’état du
bâtiment ;

[Link] calendrier des étapes d’exécution de la démolition ;

[Link] cas échéant, une attestation administrative délivrée par les services déconcentrés relevant
de l’autorité gouvernementale chargée de la culture.
LES ACTES ADMINISTRATIFS EN MATIÈRE D’URBANISME
À LA LUMIÈRE DE LA LOI 55/19 PORTANT SUR LA
SIMPLIFICATION DES PROCÉDURES ADMINISTRATIVES

‫القرارات اإلدارية في مجال التعمير‬


‫ بتبسيط املساطر‬55- 19 ‫على ضوء مقتضيات القانون رقم‬
‫واإلجراءات اإلدارية‬

185
La loi 55-19 relative à la simplification des procédures administratives promulguée par le
dahir du 6 mars 2020 constitue un pas important sur la voie de la bonne gouvernance ,
l’amélioration des services publics, le renforcement de la transparence des relations
entre l’administration et les usagers ainsi que l’amélioration du climat des affaires.

Champ d’application:

▪ Les actes administratifs: tout document délivré à l’usager par l’administration suite à sa
demande, conformément à la législation et la réglementation en vigueur, notamment les
permis, les licences, les autorisations, les attestations, les agréments et les décisions ;

▪Les administrations chargées de l’examen des demandes portant sur des décisions
administratives requises par les usagers, à savoir:
• les administrations publiques;
•les collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs instances,
• les établissements publics;
• toute personne morales de droit public;
• les organismes chargés de mission de service public.
La motivation des
réponses
défavorables

187
L’amélioration de la
La demande une
qualité des services
seule fois de tout
et digitalisation des
complément de
procédures
dossier
administratives

Le silence de
Le rapprochement La confiance entre
des administrations l’administration
l’administration et l’usager
aux usagers vaut accord

Transparence des procédures


La motivation des La proportionnalité
réponses entre les ‫ا‬administratives
défavorables formalités exigées
et l’objet de l’acte
administratif
concerné
Simplification des
Prorogation des délais procédures et
d’examen et de formalités
traitement des réponses administratives
aux demandes
‫مستجدات القانون رقم ‪55-19‬‬
‫منح وصل للمرتفقين مقابل‬ ‫تحديد آجال لإلدارة للرد على‬
‫اعتماد التبادل الرقمي‬
‫إيداع طلبات الحصول على‬ ‫جميع طلبات المرتفقين المتعلقة‬
‫بالقرارات اإلدارية‬ ‫للوثائق بين اإلدارات‬
‫القرارات اإلدارية‬

‫اعتبار سكوت اإلدارة‬ ‫تمكين اإلدارة من أجل أقصاه ‪5‬‬


‫إرساء آليات مبسطة‬ ‫سنوات لرقمنة المساطر‬
‫بعد انقضاء اآلجال‪،‬‬
‫لتقديم الطعون اإلدارية‬ ‫واإلجراءات التي تدخل في‬
‫بمثابة موافقة‬ ‫اختصاصها‬

‫إلزام اإلدارات بعدم مطالبة المرتفقين‬ ‫إلزام اإلدارات بجرد وتصنيف‬


‫إال بالقرارات اإلدارية والوثائق‬
‫تقيد اإلدارات عند إعداد مصنفات‬
‫قراراتها بإمكانية تعويض بعض‬ ‫وتدوين جميع القرارات اإلدارية‬
‫والمستندات التي تنص عليها النصوص‬
‫التشريعية والتي تم نشرها بالبوابة‬ ‫الوثائق بتصريح بالشرف‬ ‫التي تدخل في مجال اختصاصها‬
‫الوطنية‬

‫إحداث بوابة وطنية‬


‫موحدة للمساطر‬
‫واإلجراءات اإلدارية‬
‫‪189‬‬
‫رخصة البناء‬ ‫‪1‬‬
‫رخصة البناء‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المرجع‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة بالقرار اإلداري‬ ‫نوعية المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫القانوني‬
‫‪85 - 92 - 101- 103- 115 - 116 -235-‬‬
‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪237‬‬
‫‪40-27-22-13-10 -42-41 - 43 - 44 -‬‬ ‫القانون المتعلق بالتعمير‪ ،‬كما تم تغييره‬
‫‪12.90‬‬ ‫قانون‬
‫‪45 -46 - 47 - 48 - 49‬‬ ‫وتتميمه‬
‫القانون المتعلق بالتجزئات العقارية‬
‫‪43 -44 -56‬‬ ‫‪25.90‬‬ ‫قانون‬ ‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات‪ ،‬كما تم‬
‫تغييره وتتميمه‬
‫الظهير الشريف المتعلق بتوسيع نطاق‬
‫‪11-8-7‬‬ ‫‪1.60.063‬‬ ‫ظهير‬
‫العمارات القروية‪ ،‬كما تم تغييره وتتميمه‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫‪50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56‬‬ ‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪9-4 - 10‬‬ ‫‪10.03‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالولوجيات‬
‫‪49 - 50‬‬ ‫‪30.09‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالتربية البدنية والرياضة‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني‬
‫‪23‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬ ‫التاريخية والمناظر والكتابات المنقوشة‬
‫والتحف الفنية والعاديات‬
‫القانون المتعلق بإصالح المراكز الجهوية‬
‫‪191‬‬
‫‪29- 30‬‬ ‫‪47.18‬‬ ‫قانون‬ ‫لالستثمار وبإحداث اللجان الجهوية الموحدة‬
‫رخصة البناء‬
‫رقم المرجع‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة بالقرار اإلداري‬ ‫نوعية المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫القانوني‬
‫الظهير الشريف بتنفيذ القانون المتعلق‬
‫‪2 - 3 -7‬‬ ‫‪1.03.60‬‬ ‫ظهير‬
‫بدراسات التأثير على البيئة‬
‫القانون المتعلق بتعهد البنايات وتخصيص‬
‫‪1- 3 - 4 -9- 10‬‬ ‫‪1.76.258‬‬ ‫ظهير‬
‫مساكن للبوابين في البنايات المعدة للسكنى‬
‫‪16-15-11-8‬‬ ‫‪81.12‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالساحل‬
‫القانون المتعلق باألماكن المخصصة إلقامة‬
‫‪1-2-3-4‬‬ ‫‪1.84.150‬‬ ‫ظهير‬ ‫شعائر الدين اإلسالمي فيها كما تم تغييره‬
‫وتتميمه‬
‫‪32 -34-33- 35 -38‬‬ ‫‪2.92.832‬‬ ‫مرسوم‬ ‫المرسوم لتطبيق القانون المتعلق بالتعمير‬
‫المرسوم لتطبيق القانون رقم ‪ 25.90‬المتعلق‬
‫‪18‬‬ ‫‪2.92.833‬‬ ‫مرسوم‬ ‫بالتجزئات العقارية والمجموعات السكنية‬
‫وتقسيم العقارات‬
‫‪4-9‬‬ ‫‪2.11.246‬‬ ‫مرسوم‬ ‫المرسوم المتعلق بالولوجيات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء‬
‫المضاد للزلزال المسمى « »‪R.P.S.2000‬‬
‫‪1-3‬‬ ‫‪2.02.177‬‬ ‫مرسوم‬ ‫المطبق على المباني المحددة فيه قواعد الوقاية‬
‫من الزالزل وبإحداث اللجنة الوطنية لهندسة‬
‫الوقاية من الزالزل‬
‫‪ 192‬المتعلق بالموافقة على ضابط البناء‬ ‫المرسوم‬
‫رخصة البناء‬
‫رقم المرجع‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة بالقرار اإلداري‬ ‫نوعية المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫القانوني‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام‬
‫المحدد لقواعد الوقاية من أخطار الحريق والهلع‬
‫‪1‬‬ ‫‪2-14-499‬‬ ‫مرسوم‬
‫في البنايات وبإحداث اللجنة الوطنية للوقاية من‬
‫أخطار الحريق والهلع في البنايات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام‬
‫المحدد لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق‬
‫المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬
‫بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات‬
‫السكنية وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة‬
‫لتطبيقها؛‬
‫المرسوم المتعلق بتحديد إجراءات وكيفيات منح‬
‫‪9‬‬ ‫‪2.18.475‬‬ ‫مرسوم‬
‫رخص اإلصالح والتسوية والهدم‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫الالمادي المتعلقة بإيداع ودراسة طلبات الرخص‬
‫ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها‬
‫قرار مشترك تحدد بموجبه الخاصيات التقنية‬
‫‪1‬‬ ‫‪3146.18‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫المتعلقة بالولوجيات المعمارية‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫التعمير على مستوى الجماعات التي يفوق عدد‬
‫‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا المقاطعات‬‫سكانها ‪193‬‬
‫رخصة البناء‬
‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة أو عامل العمالة أو اإلقليم ‪ ،‬الغاية‬
‫منه تتجلى‪ ،‬أساسا‪ ،‬في ‪:‬‬
‫* احترام تطبيق النصوص التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل؛‬
‫*محاربة البناء غير القانوني؛‬ ‫الغاية من المسطرة‬
‫* تنظيم المجال؛‬
‫* تمكين اإلدارة من فرض رقابتها على البناء‪.‬‬

‫* استيفاء الوثائق المكونة لملف طلب رخصة البناء؛‬


‫* مراعاة حقوق الغير وشريطة الحصول على الرخص المنصوص عليها في‬ ‫شروط الحصول على‬
‫تشريعات خاصة وبعد أخذ اآلراء والحصول على التأشيرات المقررة بموجب‬ ‫القرار اإلداري‬
‫األنظمة الجاري بها العمل‪.‬‬

‫الجماعة المعنية ‪ /‬المقاطعة‪ /‬باشوية المشور بالنسبة لمشاريع البناء المتواجدة‬


‫بمشاور القصر الملكي (المادة ‪ 113‬من القانون التنظيمي رقم ‪ 113.14‬المتعلق‬ ‫اإلدارة المعنية بتلقي‬
‫الطلب و بتسليم القرار بالجماعات) ‪.‬‬
‫العمالة أو اإلقليم ‪ :‬بالنسبة للمشاريع المخصصة إلقامة الشعائر الدينية‪ ،‬أوبالنسبة‬ ‫‪194‬‬
‫رخصة البناء‬
‫الوثائق المكونة للملف ‪:‬‬
‫تم اعتماد ‪:‬‬
‫• المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد‬
‫لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها (المادتين ‪)37-36‬؛‬
‫• القرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫السكني‪-‬ة وتقسيم‬
‫رقم ‪19‬‬ ‫مقتضيات القانون‬
‫والمجموعات‬ ‫بالتعميرإطار تفعيل‬
‫والتجزئات العقارية‬ ‫في‬
‫العقارات فقد تم ‪:‬‬
‫والنصوص الصادرة لتطبيقها‪.‬‬ ‫‪،55‬‬
‫• االكتفاء بنسخة واحدة من كل وثيقة‬
‫مطلوبة في تكوين ملفات الحصول على‬
‫رخص التعمير؛‬
‫• سحب وإلغاء كل ما يتعلق بضرورة‬
‫تصحيح اإلمضاء على بعض الوثائق‬ ‫‪195‬‬
‫رخصة البناء‬ ‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬
‫اإلدارة المكلفة‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬
‫يفرض هذا الرسم على عمليات البناء‬
‫واعادة البناء وتوسيع المباني كيفما كان‬
‫نوعها وعمليات الترميم التي تستوجب‬
‫‪ -‬من ‪ 10‬إلى ‪ 20‬درهم الحصول على رخصة البناء‪.‬‬
‫يحتسب الرسم على عمليات البناء على‬ ‫للمتر المربع المغطى‬
‫‪:‬عمارات السكن الجماعية أساس المساحة المغطاة بالمتر المربع‪،‬‬
‫أو المجموعات العقارية ويعد كل جزء من المتر المربع مترا مربعا‬
‫القانون رقم ‪ 47.06‬المتعلق بجبايات‬
‫والعقارات المعدة لغرض كامال‪.‬‬
‫الجماعات الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫فيما يتعلق بالبنايات المتوفرة على بروزات‬ ‫صناعي أو تجاري‬
‫الجماعة‬ ‫الرسم على عمليات البناء الظهير الشريف رقم ‪1.07.195‬‬
‫واقعة بالملك العام الجماعي‪ ،‬فان مساحة‬ ‫أومهني أو إداري؛‬
‫الصادر في ‪ 19‬من ذي القعدة‬
‫‪ -‬من ‪ 20‬إلى ‪ 30‬درهم هذه البروزات تعد مضاعفة في احتساب‬
‫‪ 30( 1428‬نونبر ‪)2007‬‬
‫للمتر المربع المغطى‪ :‬الرسم‪.‬‬
‫ويؤدى الرسم على عمليات البناء مرة‬ ‫المساكن الفردية‪.‬‬
‫واحدة وذلك أثناء تسليم رخصة البناء‪.‬‬ ‫يحدد سعر الرسم في‬
‫القرار الجبائي للجماعة وعند إدخال تعديالت على عمليات البناء‬
‫موضوع رخصة البناء والتي تستوجب‬ ‫المعنية‪.‬‬
‫الحصول على رخصة جديدة فإن الرسم في‬
‫هذه الحالة يؤدى في حدود االمتار الزائدة‪.‬‬
‫الرسم على االحتالل المؤقت القانون رقم ‪ 47.06‬المتعلق بجبايات‬
‫للملك العمومي من أجل الجماعات الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫الجماعة‬ ‫الظهير الشريف رقم ‪1.07.195‬‬ ‫‪ 196‬البناء‬
‫الصادر في ‪ 19‬من ذي القعدة‬ ‫( هذا الرسم موضوع قرار‬
‫رخصة البناء‬
‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬

‫دراسة ملف طلب الرخصة من طرف لجنة الدراسة‪:‬‬ ‫•‬


‫▪ في الحين بالنسبة للمشاريع الصغرى‬
‫▪ خمسة عشر يوما مفتوحة تحتسب من تاريخ تسلم ملف طلب الرخصة بالنسبة للمشاريع‬
‫الكبرى؛‬
‫توجيه محضر أشغال لجنة الدراسة داخل أجل ال يتعدى ثالثة أيام مفتوحة تحتسب من تاريخ انعقاد‬ ‫•‬
‫اللجنة السالفة الذكر إلى رئيس مجلس الجماعة المعنية التخاذ القرار؛‬
‫اتخاذ القرار من طرف رئيس مجلس الجماعة المعنية ‪:‬لم يحدد اإلطار القانوني األجل األقصى‬ ‫•‬
‫لالتخاذ القرار من طرف رئيس الجماعة المعنية؛‬
‫تبليغ قرار تسليم الرخصة لصاحب الشأن ‪:‬يومين مفتوحين من تاريخ إصدار القرار‪.‬‬ ‫•‬

‫وتجدر اإلشارة إلى أنه وفقا لمقتضيات القانون ‪ 55-19‬فإن المدة القصوى لمعالجة طلب‬
‫رخصة البناء حددت في ‪ 60‬يوما‪.‬‬

‫‪197‬‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬ ‫‪2‬‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫رقم المادة أو المواد المتعلقة بالقرار‬ ‫نوعية المرجع‬


‫رقم المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫اإلداري‬ ‫القانوني‬
‫‪85- 92 - 100 - 101 -103- 115-‬‬
‫‪113.14‬‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪116 -117‬‬ ‫قانون تنظيمي‬
‫القانون المتعلق بالتجزئات العقارية‬
‫‪2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 -‬‬
‫‪25.90‬‬ ‫قانون‬ ‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات كما‬
‫‪27-22-13‬‬
‫تم تغييره وتتميمه‬
‫الظهير الشريف المتعلق بتوسيع نطاق‬
‫‪9 - 10 -11 -12‬‬ ‫‪1.60.063‬‬ ‫ظهير‬
‫العمارات القروية‪ ،‬كما تم تغييره وتتميمه‬

‫‪57 -58 - 59 - 60 - 61 - 62 - 63‬‬ ‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫‪6‬‬ ‫‪10.03‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالولوجيات‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني‬
‫‪23‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬ ‫التاريخية والمناظر والكتابات المنقوشة‬
‫والتحف الفنية والعاديات‬
‫القانون المتعلق بإصالح المراكز الجهوية‬
‫‪35-30‬‬ ‫‪47.18‬‬ ‫قانون‬ ‫لالستثمار وبإحداث اللجان الجهوية الموحدة‬
‫لالستثمار‬
‫‪7‬‬ ‫‪12.03‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بدراسات التأثير على البيئة‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫رقم المادة أو المواد المتعلقة بالقرار‬ ‫نوعية المرجع‬


‫رقم المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫اإلداري‬ ‫القانوني‬
‫‪15-8‬‬ ‫‪81.12‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالساحل‬
‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬
‫الحضرية‬
‫المرسوم لتطبيق القانون رقم ‪25-90‬‬
‫‪15-14-13-12-11-10-9-8-6-5-4-3-‬‬ ‫‪2.92.833‬‬ ‫مرسوم‬ ‫المتعلق بالتجزئات العقارية‬
‫‪2-1‬‬ ‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط‬
‫البناء العام المحدد لقواعد الوقاية من‬
‫‪1‬‬ ‫‪2-14-499‬‬ ‫مرسوم‬ ‫أخطار الحريق والهلع في البنايات‬
‫وبإحداث اللجنة الوطنية للوقاية من‬
‫أخطار الحريق والهلع في البنايات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط‬
‫البناء العام المحدد لشكل وشروط تسليم‬
‫الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬ ‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير‬
‫والتجزئات العقارية والمجموعات‬
‫السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها‬
‫المرسوم المتعلق بتحديد إجراءات‬
‫‪10‬‬ ‫‪2.18.475‬‬ ‫مرسوم‬ ‫وكيفيات منح رخص اإلصالح‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫رقم المادة أو‬


‫نوعية المرجع‬
‫المواد المتعلقة‬ ‫رقم المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫القانوني‬
‫بالقرار اإلداري‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫على مستوى الجماعات التي يفوق عدد سكانها‬
‫‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا المقاطعات‬

‫قرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات‬


‫طلبات الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية‬
‫‪1‬‬ ‫‪337.20‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات‬
‫السكنية وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة لتطبيقها‬

‫‪2-1‬‬ ‫‪683.03‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫قرار وزير الداخلية المتعلق بتفويض االختصاص‬

‫دورية مشتركة (وزارة إعداد التراب الوطني و‬


‫التعمير و االسكان وسياسة المدينة و وزارة الداخلية‬
‫‪2760/1205‬‬ ‫دورية‬ ‫) رقم ‪ 2760/1205‬صادرة في ‪ 18‬يونيو ‪2020‬‬
‫بخصوص أشغال تجهيز التجزئات العقارية و‬
‫المجموعات السكنية و اجال إنجازها‪.‬‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة‪ ( ،‬أو عن عامل العمالة أو اإلقليم إذا كانت التجزئة‬
‫المراد إحداثها تقع باثنين أو أكثر من الجماعات) الغاية منه تتجلى‪ ،‬أساسا‪ ،‬في ‪:‬‬
‫* تقسيم عقار من العقارات عن طريق البيع أو اإليجار أو القسمة إلى بقعتين أو أكثر لتشييد مبان‬
‫للسكنى أو لغرض صناعي أو سياحي أو تجاري أو حرفي مهما كانت مساحة البقع التي يتكون منها‬
‫العقار المراد تجزئته؛‬ ‫الغاية من المسطرة‬
‫* تنظيم المجال والمشهد العمراني‪.‬‬

‫* اسيفاء الوثائق المكونة لملف طلب اإلذن بإحداث تجزئة؛‬


‫* احترام النصوص القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل ذات الصلة بالتعمير والبناء؛‬
‫* توفر الشروط المقررة في األحكام التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل‪ ،‬خصوصا األحكام التي‬
‫تتضمنها وثائق التعمير؛‬
‫شروط الحصول على‬
‫*الحصول على التأشيرات المقررة بموجب األنظمة الجاري بها العمل؛‬
‫القرار اإلداري‬
‫* ال يقبل طلب التجزئة إذا كانت األرض المراد تجزئتها ليست محفظة وال بصدد التحفيظ‪ ،‬وال يكون‬
‫الطلب مقبوال إذا تعلق األمر بأرض بصدد التحفيظ إال إذا كان األجل المحدد لتقديم التعرضات على‬
‫التحفيظ قد انصرم دون تقديم أي تعرض على تحفيظ العقار المراد تجزئتها‪.‬‬

‫* الجماعة المعنية؛‬ ‫اإلدارة المعنية بتلقي‬


‫* العمالة أو اإلقليم إذا كانت التجزئة تقع باثنين أو أكثر من الجماعات‪.‬‬ ‫الطلب و بتسليم القرار‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫الوثائق المكونة للملف ‪:‬‬


‫تم اعتماد ‪:‬‬
‫• المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد‬
‫لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها (المادتين ‪)37-36‬؛‬
‫• القرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫السكني‪-‬ة وتقسيم‬
‫رقم ‪19‬‬ ‫مقتضيات القانون‬
‫والمجموعات‬ ‫بالتعميرإطار تفعيل‬
‫والتجزئات العقارية‬ ‫في‬
‫العقارات فقد تم ‪:‬‬
‫والنصوص الصادرة لتطبيقها‪.‬‬ ‫‪،55‬‬
‫• االكتفاء بنسخة واحدة من كل وثيقة‬
‫مطلوبة في تكوين ملفات الحصول على‬
‫رخص التعمير؛‬
‫• سحب وإلغاء كل ما يتعلق بضرورة‬
‫تصحيح اإلمضاء على بعض الوثائق‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف‬


‫المرتفق‬
‫اإلدارة المكلفة‬ ‫المراجع‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬ ‫القانونية‬
‫القانون رقم‬
‫‪ 47.06‬المتعلق‬
‫بجبايات‬
‫ما بين ‪% 3‬و ‪5‬‬
‫يحتسب هذا الرسم على أساس‬ ‫الجماعات‬
‫‪ %‬من التكلفة‬
‫مجموع تكلفة األشغال التي‬ ‫الترابية الصادر‬
‫اإلجمالية التي‬
‫يتطلبها التجهيز المتعلق‬ ‫بتنفيذه الظهير‬ ‫الرسم على عمليات‬
‫الجماعة‬ ‫يتطلبها التجهيز‬
‫بالتجزئة دون احتساب الضريبة‬ ‫الشريف رقم‬ ‫التجزيء‬
‫المتعلق بالتجزئة‪.‬‬
‫على القيمة المضافة‪.‬‬ ‫‪1.07.195‬‬
‫يحدد سعر الرسم‬
‫الصادر في ‪19‬‬
‫في القرار الجبائي‬
‫من ذي القعدة‬
‫للجماعة المعنية‪.‬‬
‫‪30( 1428‬‬
‫نونبر ‪)2007‬‬
‫ظهير شريف‬ ‫المقابل المترتب عن‬
‫يحتسب للمتر المربع دون‬
‫الخدمات التي تؤديها الوكالة رقم ‪ 1.93.51‬يحدد بقرار الوكالة‬
‫احتساب الرسوم ( ‪dhs/m2‬‬
‫صادر في ‪ 22‬الحضرية المعنية بعد‬ ‫الحضرية لدراسة طلبات‬
‫الوكالة الحضرية‬ ‫)‪hors taxes‬بالنسبة للمساحة‬
‫وتجزيء العقارات وإبدائها من ربيع األول موافقة مجلس‬
‫المهيئة للبيع بخصوص‬
‫اإلذن بإحداث تجزئة عقارية‬

‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‪:‬‬


‫دراسة ملف طلب اإلذن بالتجزئ‪:‬خمسة عشر يوما مفتوحة تحتسب من تاريخ تسلم ملف طلب اإلذن بإحداث‬
‫تجزئة من طرف الجماعة المعنية أو العمالة أو اإلقليم؛‬
‫توجيه محضر أشغال لجنة الدراسة داخل أجل ال يتعدى ثالثة أيام مفتوحة تحتسب من تاريخ انعقاد اللجنة‬
‫السالفة الذكر إلى رئيس مجلس الجماعة المعنية التخاذ القرار؛‬
‫اتخاذ القرار من طرف رئيس مجلس الجماعة المعنية أو العامل ‪ :‬لم يحدد اإلطار القانوني األجل األقصى‬
‫لالتخاذ القرار من طرف رئيس الجماعة تبليغ قرار تسليم اإلذن بالتجزئ لصاحب الشأن‪ :‬يومين مفتوحين من‬
‫تاريخ إصدار القرار‪.‬‬

‫وتجدر اإلشارة إلى أنه وفقا لمقتضيات القانون ‪ 55-19‬فإن المدة القصوى لمعالجة طلب اإلذن بالتجزئ‬
‫حددت في ‪ 60‬يوما‪.‬‬
‫اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬ ‫‪3‬‬
‫اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة بالقرار‬ ‫نوعية المرجع‬
‫رقم المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫اإلداري‬ ‫القانوني‬
‫‪85 - 92 - 100 - 101- 103- 115 -‬‬
‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪116‬‬
‫القانون المتعلق بالتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم‬
‫‪56 - 57‬‬ ‫‪25.90‬‬ ‫قانون‬
‫العقارات كما تم تتميمه وتغييره‬
‫‪57-40-27-22-13-10‬‬ ‫‪12.90‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالتعمير كما تم تتميمه وتغييره‬
‫الظهير الشريف المتعلق بتوسيع نطاق العمارات القروية‪ ،‬كما تم‬
‫‪12-11-10-9‬‬ ‫‪1.60.063‬‬ ‫ظهير‬
‫تغييره وتتميمه‬
‫‪50- 51- 52- 53- 54- 55- 56- 57-‬‬
‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪59-58 -62-61-60‬‬
‫‪7-6‬‬
‫‪10.03‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالولوجيات‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني التاريخية والمناظر‬
‫‪23‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬
‫والكتابات المنقوشة والتحف الفنية والعاديات‬
‫القانون المتعلق بإصالح المراكز الجهوية لالستثمار وبإحداث‬
‫‪29‬‬ ‫‪47.18‬‬ ‫قانون‬
‫اللجان الجهوية الموحدة لالستثمار‬
‫‪6‬‬ ‫‪11.03‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بحماية واستصالح البيئة‬
‫‪16-15-8‬‬ ‫‪81.12‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالساحل‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫الظهير الشريف المتعلق بتعهد البنايات وتخصيص مساكن للبوابين‬
‫‪1-3-4‬‬ ‫‪1.76.258‬‬ ‫ظهير‬
‫في البنايات المعدة للسكنى‬
‫اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة‬ ‫نوعية المرجع رقم المرجع‬
‫اسم المرجع القانوني‬
‫بالقرار اإلداري‬ ‫القانوني‬ ‫القانوني‬
‫المرسوم لتطبيق القانون رقم ‪ 25-90‬المتعلق بالتجزئات العقارية والمجموعات‬
‫‪19-18‬‬ ‫‪2.92.833‬‬ ‫مرسوم‬
‫السكنية وتقسيم العقارات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء المضاد للزلزال المسمى‬
‫‪1-3‬‬ ‫‪2.02.177‬‬ ‫مرسوم‬ ‫« »‪ R.P.S.2000‬المطبق على المباني المحددة فيه قواعد الوقاية من الزالزل‬
‫وبإحداث اللجنة الوطنية لهندسة الوقاية من الزالزل‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لقواعد األداء الطاقي‬
‫‪1‬‬ ‫‪2-13-874‬‬ ‫مرسوم‬
‫للمباني وبإحداث اللجنة الوطنية للنجاعة الطاقية في المباني‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لقواعد الوقاية من‬
‫‪1‬‬ ‫‪2-14-499‬‬ ‫مرسوم‬ ‫أخطار الحريق والهلع في البنايات وبإحداث اللجنة الوطنية للوقاية من أخطار‬
‫الحريق والهلع في البنايات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لشكل وشروط تسليم‬
‫الرخص والوثائق المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬
‫والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها؛‬
‫المرسوم المتعلق بتحديد إجراءات وكيفيات منح رخص اإلصالح والتسوية‬
‫‪10‬‬ ‫‪2.18.475‬‬ ‫مرسوم‬
‫والهدم‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير الالمادي المتعلقة بإيداع‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫ودراسة طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها‬
‫‪1‬‬ ‫‪3146.18‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫قرار مشترك تحدد بموجبه الخاصيات التقنية المتعلقة بالولوجيات المعمارية‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير على مستوى الجماعات‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫التي يفوق عدد سكانها ‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا المقاطعات‬
‫اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬

‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة (أو عن عامل العمالة أو اإلقليم إذا كانت‬
‫المجموعة السكنية المراد إحداثها تقع باثنين أو أكثر من الجماعات) الغاية منه تتجلى‪ ،‬أساسا‪،‬‬
‫في ‪:‬‬
‫•‬
‫الغاية من المسطرة‬
‫تشييد مجموعات سكنية بصورة متزامنة أو متتالية على بقعة أرضية واحدة أو عدة بقع‬
‫أرضية من طرف مالك أو مالكو البقعة أو البقع المقامة عليها المباني؛‬
‫• تنظيم المجال وضبط المشهد العمراني‪.‬‬

‫• اسيفاء الوثائق المكونة لملف طلب اإلذن بإحداث مجموعة سكنية؛‬


‫شروط الحصول على‬
‫• احترام النصوص القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل ذات الصلة بالتعمير والبناء؛‬
‫القرار اإلداري‬
‫• الحصول على التأشيرات المقررة بموجب األنظمة الجاري بها العمل‪.‬‬

‫• الجماعة المعنية؛‬ ‫اإلدارة المعنية بتلقي‬


‫الطلب و بتسليم القرار • العمالة أو اإلقليم إذا كانت االمجموعة السكنية تقع باثنين أو أكثر من الجماعات‪.‬‬
‫اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬

‫الوثائق المكونة للملف ‪:‬‬


‫تم اعتماد ‪:‬‬
‫• المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد‬
‫لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها (المادتين ‪)37-36‬؛‬
‫• القرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫السكني‪-‬ة وتقسيم‬
‫رقم ‪19‬‬ ‫مقتضيات القانون‬
‫والمجموعات‬ ‫بالتعميرإطار تفعيل‬
‫والتجزئات العقارية‬ ‫في‬
‫العقارات فقد تم ‪:‬‬
‫والنصوص الصادرة لتطبيقها‪.‬‬ ‫‪،55‬‬
‫• االكتفاء بنسخة واحدة من كل وثيقة‬
‫مطلوبة في تكوين ملفات الحصول على‬
‫رخص التعمير؛‬
‫• سحب وإلغاء كل ما يتعلق بضرورة‬
‫تصحيح اإلمضاء على بعض الوثائق‬
‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬
‫المكلفة‬ ‫اإلدارة‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫التسمية المراجع القانونية‬
‫بالتحصيل‬
‫في حالة إحداث تجزئة ومجموعة سكنية‪:‬‬
‫يحتسب هذا الرسم على أساس مجموع تكلفة‬ ‫القانون رقم ‪ 47.06‬المتعلق بجبايات‬
‫ما بين ‪% 3‬و ‪ % 5‬من التكلفة اإلجمالية التي األشغال التي يتطلبها التجهيز المتعلق‬ ‫الجماعات الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫بالتجزئة دون احتساب الضريبة على القيمة‬ ‫يتطلبها التجهيز المتعلق بالتجزئة‪.‬‬ ‫الظهير الشريف رقم ‪1.07.195‬‬ ‫الرسم على عمليات التجزئ‬
‫الصادر في ‪ 19‬من ذي القعدة ‪ 1428‬يحدد سعر الرسم في القرار الجبائي للجماعة المضافة‪.‬‬
‫المعنية‪.‬‬ ‫(‪ 30‬نونبر ‪)2007‬‬

‫يحتسب الرسم على عمليات البناء على‬


‫الجماعة المعنية‬ ‫‪ -‬من ‪ 10‬إلى ‪ 20‬درهم للمتر المربع المغطى أساس المساحة المغطاة بالمتر المربع‪ ،‬ويعد‬
‫القانون رقم ‪ 47.06‬المتعلق بجبايات‬
‫كل جزء من المتر المربع مترا مربعا كامال‪.‬‬ ‫‪:‬عمارات السكن الجماعية أو المجموعات‬
‫الجماعات الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫العقارية والعقارات المعدة لغرض صناعي أو فيما يتعلق بالبنايات المتوفرة على بروزات‬
‫الظهير الشريف رقم ‪1.07.195‬‬ ‫الرسم على عمليات البناء‬
‫واقعة بالملك العام الجماعي‪ ،‬فان مساحة هذه‬ ‫تجاري أومهني أو إداري؛‬
‫الصادر في ‪ 19‬من ذي القعدة ‪1428‬‬
‫‪ -‬من ‪ 20‬إلى ‪ 30‬درهم للمتر المربع المغطى‪ :‬البروزات تعد مضاعفة في احتساب الرسم‪.‬‬
‫(‪ 30‬نونبر ‪)2007‬‬
‫المساكن الفردية‪.‬‬
‫يحدد سعر الرسم في القرار الجبائي للجماعة‬
‫المعنية‪.‬‬
‫يحتسب للمتر المربع دون احتساب الرسوم (‬
‫)‪dhs/m2 hors taxes‬بالنسبة للمساحة‬ ‫المقابل المترتب عن الخدمات التي تؤديها الوكالة‬
‫ظهير شريف رقم ‪ 1.93.51‬صادر‬
‫يحدد بقرار الوكالة الحضرية المعنية بعد موافقة المهيئة الستقبال المجموعة السكنية؛‬ ‫الحضرية لدراسة طلبات الترخيص بالبناء‬
‫الوكالة الحضرية‬ ‫في ‪ 22‬من ربيع األول ‪10( 1414‬‬
‫يحتسب للمتر المربع دون احتساب الرسوم (‬ ‫مجلس اإلدارة‬ ‫والمجموعات السكنية وإبدائها للرأي الموافق على‬
‫سبتمبر ‪)1993‬‬
‫)‪dhs/m2 hors taxes‬بالنسبة للمساحة‬ ‫المشروع‬
‫المبنية المغطاة؛‬
‫في حالة إنجاز مجموعة سكنية داخل تجزئة مرخصة‪:‬‬

‫يحتسب الرسم على عمليات البناء على‬


‫‪ -‬من ‪ 10‬إلى ‪ 20‬درهم للمتر المربع‬
‫أساس المساحة المغطاة بالمتر المربع‪ ،‬ويعد‬
‫المغطى ‪:‬عمارات السكن الجماعية أو‬ ‫القانون رقم ‪ 47.06‬المتعلق بجبايات‬
‫كل جزء من المتر المربع مترا مربعا كامال‪.‬‬
‫الجماعات الترابية الصادر بتنفيذه الظهير المجموعات العقارية والعقارات المعدة‬
‫فيما يتعلق بالبنايات المتوفرة على بروزات‬
‫الجماعة المعنية‬ ‫الشريف رقم ‪ 1.07.195‬الصادر في لغرض صناعي أو تجاري أومهني أو‬ ‫الرسم على عمليات البناء‬
‫واقعة بالملك العام الجماعي‪ ،‬فان مساحة هذه‬
‫‪ 19‬من ذي القعدة ‪ 30( 1428‬نونبر إداري؛‬
‫البروزات تعد مضاعفة في احتساب الرسم‪.‬‬
‫‪ -‬من ‪ 20‬إلى ‪ 30‬درهم للمتر المربع‬ ‫‪)2007‬‬
‫‪.‬‬
‫المغطى‪ :‬المساكن الفردية‪.‬‬
‫يحدد سعر الرسم في القرار الجبائي‬
‫اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬

‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬


‫• دراسة ملف طلب اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‪:‬خمسة عشر يوما مفتوحة تحتسب من تاريخ تسلم ملف طلب اإلذن بإحداث‬
‫مجموعة سكنية من طرف الجماعة المعنية أو العمالة أو اإلقليم ‪ ،‬وتوجيه محضر أشغال لجنة الدراسة داخل أجل ال يتعدى ثالثة‬
‫أيام مفتوحة تحتسب من تاريخ انعقاد اللجنة السالفة الذكر إلى رئيس مجلس الجماعة المعنية التخاذ القرار؛‬
‫• اتخاذ القرار من طرف رئيس مجلس الجماعة المعنية أو العامل ‪ :‬لم يحدد اإلطار القانوني األجل األقصى لالتخاذ القرار من‬
‫طرف رئيس الجماعة المعنية؛‬
‫• تبليغ قرار تسليم اإلذن بإحداث مجموعة سكنية لصاحب الشأن‪ :‬يومين مفتوحين من تاريخ إصدار القرار‪.‬‬

‫وتجدر اإلشارة إلى أنه وفقا لمقتضيات القانون ‪ 55-19‬فإن المدة القصوى لمعالجة طلب اإلذن بإحداث‬
‫مجموعة سكنية حددت في ‪ 60‬يوما‪.‬‬
‫اإلذن بالتقسيم‬ ‫‪4‬‬
‫اإلذن بالتقسيم‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة‬ ‫رقم المرجع‬ ‫نوعية المرجع‬
‫اسم المرجع القانوني‬
‫بالقرار اإلداري‬ ‫القانوني‬ ‫القانوني‬
‫‪85 - 92- 100 - 101 -103-‬‬
‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪115 - 116‬‬
‫القانون المتعلق بالتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات كما‬
‫‪58 - 59 - 60 - 61 - 62‬‬ ‫‪25.90‬‬ ‫قانون‬
‫تم تغييره وتتميمه‬
‫الظهير الشريف المتعلق بتوسيع نطاق العمارات القروية‪ ،‬كما تم تغييره‬
‫‪10‬‬ ‫‪1.60.063‬‬ ‫ظهير‬
‫وتتميمه‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني التاريخية والمناظر والكتابات المنقوشة‬
‫‪23‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬
‫والتحف الفنية والعاديات‬
‫القانون المتعلق بإصالح المراكز الجهوية لالستثمار وبإحداث اللجان الجهوية‬
‫‪29‬‬ ‫‪47.18‬‬ ‫قانون‬
‫الموحدة لالستثمار‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫المرسوم لتطبيق القانون المتعلق بالتجزئات العقارية والمجموعات السكنية‬
‫‪20- 21- 22‬‬ ‫‪2-92-833‬‬ ‫مرسوم‬
‫وتقسيم العقارات‪ ،‬كما تم تغييره وتتميمه‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لشكل وشروط تسليم‬
‫الرخص والوثائق المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬
‫والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها؛‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير الالمادي المتعلقة بإيداع‬
‫‪1‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫ودراسة طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير على مستوى الجماعات‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫التي يفوق عدد سكانها ‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا المقاطعات‬
‫اإلذن بالتقسيم‬

‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة‪ ،‬تتجلى الغاية منه أساسا‪ ،‬في ‪:‬‬
‫* كل بيع أو قسمة يكون هدفهما أو يترتب عليهما تقسيم عقار إلى بقعتين أو أكثر غير معدة القامة بناء‬
‫عليها ؛‬
‫* بيع عقار لعدة اشخاص على ان يكون شائعا بينهم اذا كان من شأن ذلك أن يحصل أحد المشترين على‬
‫الغاية من المسطرة‬
‫االقل على نصيب شائع تكون المساحة المطابقة له دون المساحة التي يجب أال تقل عنها مساحة البقع‬
‫االرضية بمقتضى وثيقة من وثائق التعمير أو دون ‪ 2.500‬متر مربع إذا لم ينص على مساحة من هذا‬
‫القبيل‪.‬‬
‫* عدم تفتيت الملكية العقارية وتفاذي ظهور أنوية عقارية صغيرة تضر بالمشهد العمراني‪.‬‬
‫• اسيفاء الوثائق المكونة لملف طلب اإلذن بالتقسيم؛‬
‫• احترام النصوص القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل ذات الصلة بالتعمير والبناء؛‬ ‫شروط الحصول على‬
‫• الحصول على التأشيرات المقررة بموجب األنظمة الجاري بها العمل‪.‬‬ ‫القرار اإلداري‬

‫اإلدارة المعنية بتلقي‬


‫الجماعة المعنية؛‬
‫الطلب و بتسليم القرار‬
‫العمالة أو اإلقليم إذا كانت األرض مراد تقسيمها تقع باثنين أو أكثر من الجماعات‪.‬‬
‫اإلذن بالتقسيم‬

‫الوثائق المكونة للملف ‪:‬‬


‫تم اعتماد ‪:‬‬
‫• المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد‬
‫لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها (المادتين ‪)37-36‬؛‬
‫• القرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم‬
‫القانون رقم ‪-19‬‬
‫مقتضياتلتطبيقها‪.‬‬ ‫العقاراتإطار تفعيل‬
‫والنصوص الصادرة‬ ‫في‬
‫‪ ،55‬فقد تم ‪:‬‬
‫• االكتفاء بنسخة واحدة من كل وثيقة‬
‫مطلوبة في تكوين ملفات الحصول على‬
‫اإلذن بالتقسم‪.‬‬
‫اإلذن بالتقسيم‬

‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬


‫اإلدارة المكلفة‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬
‫القانون التنظيمي‬
‫يحتسب للمتر المربع‪ /‬هكتار‬ ‫يحدد في القرار‬ ‫رقم ‪113-14‬‬
‫الجماعة‬ ‫أجرة عن خدمات‬
‫المتعلق بالجماعات الجبائي للجماعة‬

‫ظهير شريف رقم‬


‫المقابل المترتب عن الخدمات‬
‫‪ 1.93.51‬صادر‬
‫يحدد بقرار الوكالة‬ ‫التي تؤديها الوكالة الحضرية‬
‫الوكالة‬ ‫في ‪ 22‬من ربيع‬
‫يحتسب للمتر المربع‪ /‬هكتار‬ ‫الحضرية المعنية بعد‬ ‫لدراسة طلبات اإلذن بالتقسيم‬
‫الحضرية‬ ‫األول ‪1414‬‬
‫موافقة مجلس اإلدارة‬ ‫وإبدائها للرأي الموافق على‬
‫(‪ 10‬سبتمبر‬
‫المشروع‬
‫‪)1993‬‬
‫اإلذن بالتقسيم‬

‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬


‫• دراسة ملف طلب اإلذن بالتقسيم ‪:‬خمسة عشر يوما مفتوحة تحتسب من تاريخ تسلم ملف طلب اإلذن بإحداث مجموعة سكنية‬
‫من طرف الجماعة المعنية أو العمالة أو اإلقليم ‪ ،‬وتوجيه محضر أشغال لجنة الدراسة داخل أجل ال يتعدى ثالثة أيام مفتوحة‬
‫تحتسب من تاريخ انعقاد اللجنة السالفة الذكر إلى رئيس مجلس الجماعة المعنية التخاذ القرار؛‬
‫• اتخاذ القرار من طرف رئيس مجلس الجماعة المعنية أو العامل ‪ :‬لم يحدد اإلطار القانوني األجل األقصى لالتخاذ القرار من‬
‫طرف رئيس الجماعة المعنية؛‬
‫• تبليغ قرار تسليم اإلذن بإحداث مجموعة سكنية لصاحب الشأن‪ :‬يومين مفتوحين من تاريخ إصدار القرار‪.‬‬

‫وتجدر اإلشارة إلى أنه وفقا لمقتضيات القانون ‪ 55-19‬فإن المدة القصوى لمعالجة طلب اإلذن بالتقسيم‬
‫حددت في ‪ 60‬يوما‪.‬‬
‫غي‬
‫رخصة تسوية البنايات ر‬ ‫‪5‬‬
‫القانونية‬
‫رخصة تسوية البنايات غير القانونية‬

‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬


‫رقم المادة أو المواد المتعلقة‬
‫رقم المرجع القانوني‬ ‫نوعية المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫بالقرار اإلداري‬
‫‪103-101-92‬‬ ‫‪113,14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪40 -55‬‬ ‫‪12.90‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالتعميركما تم تغييره وتتميمه‬
‫‪50 - 51 - 52 - 53 - 54 -‬‬
‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪55‬‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني التاريخية والمناظر‬
‫‪6 - 7 - 21 - 22‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬
‫والكتابات المنقوشة والتحف الفنية والعاديات‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لشكل‬
‫وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب النصوص‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬
‫التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات‬
‫السكنية وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة لتطبيقها؛‬
‫المرسوم المتعلق بتحديد إجراءات وكيفيات منح رخص اإلصالح‬
‫‪5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 16-10‬‬ ‫‪2.18.475‬‬ ‫مرسوم‬
‫والتسوية والهدم‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير الالمادي المتعلقة‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫بإيداع ودراسة طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة‬
‫وتسليمها‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير على مستوى‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫الجماعات التي يفوق عدد سكانها ‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا المقاطعات‬
‫قرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات الرخص‬
‫المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات‬
‫رخصة تسوية البنايات غير القانونية‬

‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة الغاية منه ‪:‬‬


‫‪ -‬تسوية البنايات غير القانونية المنجزة أشغالها دون الحصول مسبقا على رخصة البناء‪ ،‬أو‬
‫المنجزة بعد الحصول على رخصة البناء دون التقيد بمضمون الوثائق التي سلمت على أساسها‬
‫الغاية من المسطرة‬
‫هذه الرخصة‪.‬؛‬
‫‪ -‬احترام الضوابط القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل؛‬
‫‪ -‬الحفاظ على سالمة المباني والمواطنين‪.‬‬
‫‪ -‬ال يقبل طلب الحصول على رخصة تسوية إذا كانت البناية المعنية موضوع محضر مخالفة؛‬
‫‪ -‬عدم إمكانية تسوية البنايات القائمة بالتجزئات غير القانونية إال بعد خضوع هذه التجزئات إلى‬
‫عملية إعادة الهيكلة المنصوص عليها في القانون ‪ 25.90‬المتعلق بالتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات كما تم تغييره وتتميم مقتضياته؛‬
‫‪ -‬ضرورة توفر البناية على المعايير التالية ‪:‬‬
‫* ضوابط السالمة الواجب مراعاتها في المباني؛‬ ‫شروط الحصول على‬
‫* متطلبات الصحة والمرور والجمالية ومقتضيات الراحة العامة؛‬ ‫القرار اإلداري‬
‫* التقيد بالمقتضيات المضمنة في وثائق التعمير؛‬
‫* أن تكون المنطقة التي تقع فيها البناية موضوع طلب رخصة التسوية معدة للتعمير‪.‬‬
‫* احترام أجل إيداع ملف طلب الرخصة والمحدد في سنتين يبتدأ من تاريخ ‪ 08‬يناير ‪2020‬؛‬
‫* اسيفاء الوثائق المكونة لملف طلب رخصة التسوية‪.‬‬

‫اإلدارة المعنية بتلقي‬


‫رخصة تسوية البنايات غير القانونية‬

‫الوثائق المكونة للملف ‪:‬‬


‫تم اعتماد ‪:‬‬
‫• المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد‬
‫لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها (المادتين ‪)37-36‬؛‬
‫• القرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم‬
‫في إطار تفعيل مقتضيات القانون رقم ‪-19‬‬
‫العقارات والنصوص الصادرة لتطبيقها‪.‬‬
‫‪ ،55‬فقد تم ‪:‬‬
‫• االكتفاء بنسخة واحدة من كل وثيقة‬
‫مطلوبة في تكوين ملفات الحصول على‬
‫رخصة تسوية المباني غير القانونية؛‬
‫• سحب وإلغاء كل ما يتعلق بضرورة‬
‫تصحيح اإلمضاء على جذاذة التعريف‪.‬‬
‫رخصة تسوية البنايات غير القانونية‬

‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬


‫اإلدارة المكلفة‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬
‫يحتسب الرسم على عمليات البناء موضوع رخصة‬
‫تسوية البنايات على أساس المساحة المغطاة بالمتر‬
‫‪ -‬من ‪ 10‬إلى ‪ 20‬درهم‬
‫المربع‪ ،‬ويعد كل جزء من المتر المربع مترا مربعا‬
‫للمتر المربع المغطى‬
‫كامال‪.‬‬
‫‪:‬عمارات السكن الجماعية‬
‫فيما يتعلق بالبنايات المتوفرة على بروزات واقعة‬ ‫القانون رقم ‪47.06‬‬
‫أو المجموعات العقارية‬
‫بالملك العام الجماعي‪ ،‬فان مساحة هذه البروزات‬ ‫المتعلق بجبايات الجماعات‬
‫والعقارات المعدة لغرض‬
‫تعد مضاعفة في احتساب الرسم‪.‬‬ ‫الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫صناعي أو تجاري‬ ‫الرسم على‬
‫الجماعة‬ ‫ويؤدى الرسم على عمليات البناء مرة واحدة وذلك‬ ‫الظهير الشريف رقم‬
‫أومهني أو إداري؛‬ ‫عمليات التسوية‬
‫أثناء تسليم رخصة تسوية البنايات غير القانونية‪.‬‬ ‫‪ 1.07.195‬الصادر في‬
‫‪ -‬من ‪ 20‬إلى ‪ 30‬درهم‬
‫وعند إدخال تعديالت على عمليات البناء موضوع‬ ‫‪ 19‬من ذي القعدة ‪1428‬‬
‫للمتر المربع المغطى‪:‬‬
‫رخصة تسوية البنايات غير القانونية والتي‬ ‫(‪ 30‬نونبر ‪)2007‬‬
‫المساكن الفردية‪.‬‬
‫تستوجب الحصول على رخصة جديدة فإن الرسم‬
‫يحدد سعر الرسم في‬
‫في هذه الحالة يؤدى في حدود االمتار الزائدة‪.‬‬
‫القرار الجبائي للجماعة‬
‫في جميع الحاالت ال يمكن أن يقل مبلغ الرسم عن‬
‫المعنية‪.‬‬
‫‪ 1000‬درهم‪.‬‬
‫المقابل المترتب‬
‫عن الخدمات‬
‫التي تؤديها‬
‫ظهير شريف رقم‬
‫يحتسب للمتر المربع دون احتساب الرسوم (‬ ‫يحدد بقرار الوكالة‬ ‫الوكالة الحضرية‬
‫الوكالة‬ ‫‪ 1.93.51‬صادر في ‪22‬‬
‫رخصة تسوية البنايات غير القانونية‬

‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬


‫تسلم رخصة التسوية من طرف رئيس مجلس الجماعة بعد موافقة الوكالة الحضرية داخل أجل أقصاه‬
‫ستون يوما يبتدأ من تاريخ إيداع ملف الطلب‪.‬‬
‫رخصة الهدم‬ ‫‪6‬‬
‫رخصة الهدم‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المادة أو المواد‬
‫رقم المرجع‬ ‫نوعية المرجع‬
‫المتعلقة بالقرار‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫القانوني‬ ‫القانوني‬
‫اإلداري‬
‫‪103-101-92‬‬ ‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪1-63‬‬ ‫‪12.90‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالتعمير كما تم تغييره وتتميمه‬
‫‪4‬‬ ‫‪94.12‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالمباني اآليلة للسقوط وتنظيم عمليات التجديد الحضري‬
‫‪50 - 51 - 52 - 53 -‬‬
‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪54 - 55‬‬
‫‪12-8‬‬ ‫‪1.60.063‬‬ ‫ظهير‬ ‫الظهير الشريف المتعلق بتوسيع نطاق العمارات القروية‪ ،‬كما تم تغييره وتتميمه‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني التاريخية والمناظر والكتابات المنقوشة‬
‫‪20 - 34‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬
‫والتحف الفنية والعاديات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لشكل وشروط تسليم‬
‫الرخص والوثائق المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬
‫والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة‬
‫لتطبيقها؛‬
‫‪11 - 12 - 13 - 14 -‬‬
‫‪2.18.475‬‬ ‫مرسوم‬ ‫المرسوم المتعلق بتحديد إجراءات وكيفيات منح رخص اإلصالح والتسوية والهدم‬
‫‪16-15‬‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير الالمادي المتعلقة بإيداع ودراسة‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير على مستوى الجماعات التي‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫رخصة الهدم‬

‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة ‪ ،‬تتجلى الغاية منه أساسا في ‪:‬‬
‫* القيام بكل هدم كلي أو جزئي للبنايات المتواجدة داخل المناطق الخاضعة لرخصة البناء؛‬
‫الغاية من المسطرة‬
‫* الحرص على سالمة أرواح وممتلكات المواطنين؛‬
‫* تنظيم عملية الهدم ‪.‬‬
‫* اسيفاء الوثائق المكونة لملف طلب رخصة الهدم؛‬
‫*إنجاز دراسة تقنية منجزة من طرف مهندس مختص؛‬
‫* احترام الضوابط التقنية المعمول بها عند القيام بعملية الهدم؛‬
‫شروط الحصول على القرار‬
‫* احترام الضوابط القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل‪.‬‬
‫اإلداري‬

‫اإلدارة المعنية بتلقي الطلب‬


‫الجماعة المعنية‬ ‫و بتسليم القرار‬
‫رخصة الهدم‬

‫الوثائق المكونة للملف ‪:‬‬


‫تم اعتماد ‪:‬‬
‫• المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد‬
‫لشكل وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية‬
‫والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص‬
‫الصادرة لتطبيقها (المادتين ‪)37-36‬؛‬
‫• القرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة‬
‫بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم‬
‫العقارات والنصوص الصادرة لتطبيقها‪.‬‬
‫في إطار تفعيل مقتضيات القانون رقم ‪-19‬‬
‫‪ ،55‬فقد تم ‪:‬‬
‫• االكتفاء بنسخة واحدة من كل وثيقة‬
‫مطلوبة في تكوين ملفات الحصول على‬
‫رخصة الهدم‪.‬‬
‫رخصة الهدم‬

‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬


‫اإلدارة المكلفة‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬
‫القانون رقم ‪47.06‬‬
‫المتعلق بجبايات الجماعات‬
‫مبلغ من خمسمائة‬
‫يحدد في القرار‬ ‫الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫(‪ )500‬درهم إلى‬
‫الجماعة‬ ‫الجبائي للجماعة‬ ‫الظهير الشريف رقم‬ ‫الرسم على عمليات الهدم‬
‫ألف (‪ )1000‬درهم‬
‫المعنية‬ ‫‪ 1.07.195‬الصادر في‬
‫‪ 19‬من ذي القعدة ‪1428‬‬
‫(‪ 30‬نونبر ‪)2007‬‬
‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬
‫شهر واحد (‪ 30‬يوما)‪.‬‬
‫المبان القائمة‬
‫ي‬ ‫إصالح‬ ‫رخصة‬ ‫‪7‬‬
‫رخصة إصالح المباني القائمة‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المادة أو‬
‫رقم المرجع‬ ‫نوعية المرجع‬
‫المواد المتعلقة‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫القانوني‬ ‫القانوني‬
‫بالقرار اإلداري‬
‫‪103-101-92‬‬ ‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫‪40‬‬ ‫‪12.90‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بالتعمير كما تم تغييره وتتميمه‬
‫‪50 - 51 - 52 -‬‬
‫‪53 - 54 - 55‬‬
‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون رقم المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫القانون المتعلق بالمحافظة على المباني التاريخية والمناظر والكتابات المنقوشة‬
‫‪6 - 7 - 21 - 23‬‬ ‫‪22.80‬‬ ‫قانون‬
‫والتحف الفنية والعاديات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لشكل وشروط تسليم‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬ ‫الرخص والوثائق المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات‬
‫العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة لتطبيقها؛‬
‫‪1 - 2- 3 -4 -16‬‬ ‫‪2.18.475‬‬ ‫مرسوم‬ ‫المرسوم المتعلق بتحديد إجراءات وكيفيات منح رخص اإلصالح والتسوية والهدم‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير الالمادي المتعلقة بإيداع ودراسة‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير على مستوى الجماعات التي‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫يفوق عدد سكانها ‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا المقاطعات‬
‫قرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات الرخص المقررة بموجب‬
‫‪1‬‬ ‫‪337.20‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية‬
‫رخصة إصالح المباني القائمة‬

‫قرار إداري صادر عن رئيس مجلس الجماعة ‪ ،‬تتجلى الغاية منه أساسا في ‪:‬‬
‫* القيام يأشغال الطفيفة على المباني‪ ،‬التي ال تستوجب الحصول على رخصة‬
‫البناء؛‬
‫* إصالح البنايات القائمة والتي ال يترتب عنها تحويل الغرض المعد له المبنى‬
‫أو إدخال تغييرات تنصب على العناصر المنصوص عليها في األنظمة الجاري‬
‫الغاية من المسطرة‬
‫بها العمل؛‬
‫* تنظيم عملية اإلصالح بشكل سليم وفقا للضوابط القانونية والتقنية المعمول‬
‫بها في هذا المجال؛‬
‫* الحفاظ على سالمة المباني والمواطنين‪.‬‬

‫* احترام الضوابط القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل؛‬


‫شروط الحصول على * عدم المس باألجزاء المشتركة واألعمدة والواجهات والتوزيع الداخلي للبناء‬
‫أو إقامة منشآت موسمية أو عرضية‪.‬‬ ‫القرار اإلداري‬

‫اإلدارة المعنية بتلقي‬


‫الطلب و بتسليم‬
‫الجماعة المعنية‬
‫القرار‬
‫رخصة إصالح المباني القائمة‬

‫الوثائق المكونة لطلب رخصة اإلصالح‪ :‬لم يطرأ أي تغيير عليها‪.‬‬


‫طلب يحمل توقيع صاحب الشأن أو كل شخص تم انتدابه لهذا الغرض‪ ،‬وفق النموذج رقم ‪ 5‬الملحق بالمرسوم‬ ‫•‬
‫رقم ‪.2.18.577‬‬
‫كل وثيقة تثبت الملكية أو تخول لصاحب الشأن حق القيام باإلصالح المزمع إنجازه‬ ‫•‬

‫شهادة إدارية مسلمة من طرف المصالح الالممركزة للسلطة الحكومية المكلفة بالثقافة ‪ ،‬عند االقتضاء‪ ،‬تثبت فيها‬ ‫•‬
‫‪ 22 -80‬المتعلق‬ ‫أن البناية موضوع أشغال اإلصالح ليست موضوع تقييد أو ترتيب طبقا للقانون رقم‬
‫بالمحافظة على المباني التاريخية والمناظر والكتابات المنقوشة والتحف الفنية والعاديات الصادر بتنفيذ الظهير‬
‫الشريف رقم ‪ 1.80.341‬بتاريخ ‪ 17‬من صفر ‪ 25( 1401‬دجنبر ‪)1980‬‬
‫رخصة إصالح المباني القائمة‬

‫التكلفة‬
‫اإلدارة المكلفة‬ ‫عناصر‬
‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬ ‫االحتساب‬

‫القانون رقم ‪ 47.06‬المتعلق‬


‫بجبايات الجماعات المحلية الصادر‬
‫من ‪200‬‬ ‫يحدد في القرار‬
‫الرسم على عمليات بتنفيذه الظهير الشريف رقم‬
‫الجماعة‬ ‫درهم إلى‬ ‫الجبائي للجماعة‬
‫‪ 1.07.195‬الصادر في ‪ 19‬من‬ ‫اإلصالح‬
‫‪ 500‬درهم‪.‬‬ ‫المعنية‬
‫ذي القعدة ‪ 30( 1428‬نونبر‬
‫‪)2007‬‬

‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬


‫يسلم رئيس مجلس الجماعة الرخصة داخل أجل ‪ 10‬يوما مفتوحة يبتدئ من تاريخ إيداع ملف الطلب‪.‬‬
‫رخ ـص ـ ــة الس ـكــن و ش ـه ـ ــادة‬ ‫‪8‬‬
‫المط ــابـ ـقـ ـ ــة‬
‫رخ ـص ـ ــة الس ـكــن و ش ـه ـ ــادة‬
‫المط ــابـ ـقـ ـ ــة‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المادة أو المواد‬
‫المتعلقة بالقرار‬ ‫رقم المرجع القانوني‬ ‫نوعية المرجع القانوني‬ ‫اسم المرجع القانوني‬
‫اإلداري‬
‫‪103-101-92‬‬ ‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫القانون المتعلق بالتعمير كما تم تغييره‬
‫‪55 - 56 - 57 - 58‬‬ ‫‪12.90‬‬ ‫قانون‬
‫وتتميمه‬
‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬
‫الحضرية‬
‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات‬
‫‪62‬‬ ‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬
‫الترابية‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط‬
‫البناء العام المحدد لشكل وشروط تسليم‬
‫الرخص والوثائق المقررة بموجب‬
‫‪48 - 49 - 50 - 51‬‬
‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬ ‫النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير‬
‫‪- 52‬‬
‫والتجزئات العقارية والمجموعات السكنية‬
‫وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة‬
‫لتطبيقها؛‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر‬
‫التدبير الالمادي المتعلقة بإيداع ودراسة‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬
‫رخ ـصـ ــة الس ـكــن و ش ـهـ ــادة‬
‫المط ــاب ـق ـ ــة‬
‫* رخصة السكن‪ :‬وثيقة تمكن اإلدارة من التأكد من أن أشغال بناء مخصص للسكن قد تمت في احترام‬
‫تام للقواعد والشروط المنصوص عليها في رخصة البناء‪.‬‬
‫* شهادة المطابقة‪ :‬وثيقة تمكن اإلدارة من التأكد من أن أشغال بناء مخصص لغرض آخر غير السكن‬
‫(حرفي أو تجاري أو صناعي خاص بالصناعة التقليدية ……‪ )..‬قد تمت في احترام للقواعد والشروط‬
‫المنصوص عليها في رخصة البناء‪.‬‬ ‫الغاية من المسطرة‬
‫تهدف رخصة السكن و شهادة المطابقة إلى التأكد من أن تموضع البنايات و األغراض المخصصة لها‬
‫وطبيعتها ومنظرها الخارجي و أحجامها وتهيئة جوانبها قد تم كما هو منصوص عليه في رخصة البناء‬
‫المسلمة‪ ،‬كما تمكن صاحب الطلب من استغالل محله‪.‬‬

‫شروط الحصول على القرار * احترام الضوابط القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل؛‬
‫* إنجاز البنايات وفقا لما هو مرخص له‪ ،‬واحترام الضوابط القانونية والتنظيمية الجاري بها العمل‪.‬‬ ‫اإلداري‬

‫اإلدارة المعنية بتلقي الطلب‬


‫و بتسليم القرار‬
‫الجماعة‪ /‬المقاطعة؛‬
‫العمالة أو اإلقليم بالنسبة للمشاريع المتواجدة بين جماعتين أو أكثر‪.‬‬
‫رخ ـصـ ــة الس ـكــن و ش ـهـ ــادة‬
‫المط ــاب ـق ـ ــة‬
‫الوثائق المكونة لملف طلب رخصة السكن وشهادة المطابقة‪:‬‬
‫• طلب بمثابة تصريح بانتهاء األشغال موجه إلى رئيس مجلس الجماعة‬
‫• شهادة مطابقة األشغال‬
‫• شهادة المهندس المعماري عند توليه إدارة أشغال البناء‪.‬‬

‫المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬


‫اإلدارة المكلفة‬ ‫عناصر‬
‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬ ‫االحتساب‬
‫القانون التنظيمي رقم ‪ -14‬يحد في القرار الجبائي‬ ‫أجرة عن خدمات‬
‫للجماعة‬ ‫‪ 113‬المتعلق بالجماعات‬

‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب المرتفق‬

‫يسلم رئيس مجلس الجماعة الرخصة داخل أجل ‪ 12‬يوما مفتوحة نبتدئ من تاريخ إيداع ملف الطلب ‪.‬‬
‫محض التسلم المؤقت ألشغال‬ ‫‪9‬‬
‫ان‬
‫ي‬ ‫النه‬ ‫التسلم‬ ‫شهادة‬ ‫‪/‬‬ ‫التجزئة‬
‫محض التسلم المؤقت ألشغال‬
‫هان‬
‫التجزئة ‪ /‬شهادة التسلم الن ي‬
‫المراجع القانونية للقرار اإلداري‬
‫رقم المادة أو المواد المتعلقة‬ ‫رقم المرجع‬ ‫نوعية المرجع‬
‫اسم المرجع القانوني‬
‫بالقرار اإلداري‬ ‫القانوني‬ ‫القانوني‬
‫‪103-101-92‬‬ ‫‪113.14‬‬ ‫قانون تنظيمي‬ ‫القانون التنظيمي المتعلق بالجماعات‬
‫القانون المتعلق بالتجزئات العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم‬
‫‪22 - 23 - 24 - 25 -27-26- 41‬‬ ‫‪25.90‬‬ ‫قانون‬
‫العقارات كما تم تغييره وتميمه‬
‫‪57 - 58 - 59 - 60 - 61‬‬ ‫‪47.06‬‬ ‫قانون‬ ‫القانون المتعلق بجبايات الجماعات الترابية‬
‫‪3‬‬ ‫‪1.93.51‬‬ ‫ظهير‬ ‫القانون المتعلق بإحداث الوكاالت الحضرية‬
‫المرسوم لتطبيق القانون رقم ‪ 25.90‬المتعلق بالتجزئات‬
‫‪17-16-15‬‬ ‫‪2.92.833‬‬ ‫مرسوم‬
‫العقارية والمجموعات السكنية وتقسيم العقارات‬
‫المرسوم المتعلق بالموافقة على ضابط البناء العام المحدد لشكل‬
‫وشروط تسليم الرخص والوثائق المقررة بموجب النصوص‬
‫‪1‬‬ ‫‪2.18.577‬‬ ‫مرسوم‬
‫التشريعية المتعلقة بالتعمير والتجزئات العقارية والمجموعات‬
‫السكنية وتقسيم العقارات والنصوص الصادرة لتطبيقها؛‬
‫قرار مشترك بتحديد كيفيات تفعيل مساطر التدبير الالمادي‬
‫‪1-2‬‬ ‫‪338.20‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫المتعلقة بإيداع ودراسة طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد‬
‫المطابقة وتسليمها‬
‫قرار مشترك بإحداث الشباك الوحيد لرخص التعمير على‬
‫‪1‬‬ ‫‪2164.16‬‬ ‫قرار الوزير‬ ‫مستوى الجماعات التي يفوق عدد سكانها ‪ 50.000‬نسمة‪ ،‬وكذا‬
‫المقاطعات‬
‫قرار مشترك تحدد بموجبه الوثائق الالزمة لملفات طلبات‬
‫الرخص المقررة بموجب النصوص التشريعية المتعلقة بالتعمير‬
‫محض التسلم المؤقت ألشغال‬
‫هان‬
‫التجزئة ‪ /‬شهادة التسلم الن ي‬

‫* التحقق من أن جميع أشغال التجزئ قد تمت وفق المعايير التقنية المعمول بها ووفق ما ينص‬
‫عليه المشروع الذي صدر اإلذن بشأنه‪.‬‬
‫* يعد التسلم المؤقت بمثابة ترخيص لمباشرة التصرفات القانونية على التجزئة العقارية ‪.‬‬ ‫الغاية من المسطرة‬

‫سالمة أشغال التجهيز والتهيئة ومختلف الشبكات من أي عيب‪ ،‬واحترامها للقواعد القانونية‬ ‫شروط الحصول على‬
‫والتنظيمية الجاري بها العمل‪ ،‬وكذا لما هو مرخص‪.‬‬ ‫القرار اإلداري‬
‫* الجماعة المعنية؛‬ ‫اإلدارة المعنية بتلقي‬
‫* العمالة أو اإلقليم إذا كانت التجزئة تقع باثنين أو أكثر من‬ ‫الطلب و بتسليم القرار‬
‫الجماعات‪.‬‬
‫محض التسلم المؤقت ألشغال‬
‫هان‬
‫التجزئة ‪ /‬شهادة التسلم الن ي‬
‫الوثائق والمستندات المطلوبة‬

‫تصريح بانتهاءاألشغال‬

‫‪ .‬المصاريف والرسوم واألتاوى الواجب أداؤها من طرف المرتفق‬


‫اإلدارة المكلفة‬
‫عناصر االحتساب‬ ‫المبلغ‬ ‫المراجع القانونية‬ ‫التسمية‬
‫بالتحصيل‬
‫القانون رقم ‪47.06‬‬
‫في حالة التسلم المؤقت حين انتهاء‬
‫المتعلق بجبايات الجماعات‬
‫األشغال ‪ :‬الرصيد المتبقي من مبلغ‬
‫الرصيد المتبقي من الرسم على الترابية الصادر بتنفيذه‬
‫الرسم المستحق الذي يصفي باعتبار‬
‫الجماعة‬ ‫الظهير الشريف رقم‬ ‫عمليات تجزئة األراضي‬
‫مجموع التكلفة الحقيقية ألشغال‬
‫‪ 1.07.195‬الصادر في‬ ‫بالنسبة للتسلم المؤقت‬
‫التجزئة‪ ،‬دون احتساب الضريبة على‬
‫‪ 19‬من ذي القعدة ‪1428‬‬
‫القيمة المضافة‪.‬‬
‫نونبر‪)2007 :‬‬ ‫األجل المحدد لرد اإلدارة على طلب(‪30‬‬
‫المرتفق‬
‫التسلم المؤقت ألشغال التجزئة‪ 45 :‬يوما كأجل أقصى من تاريخ إيداع الطلب انعقاد لجنة التسلم المؤقت ؛‬
‫التسلم النهائي ألشغال التجزئ‪ :‬بعد مرورسنة من التسلم المؤقت‪.‬‬
Merci
‫شكرا‬

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