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2020 Compo5

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PHYSIQUE-CHIMIE Compo 5

Compo de Physique
4 heures - Calculatrice interdite

Tous les problèmes sont indépendants. Certaines questions sont aussi indépendantes et peuvent être traitées
séparément.

— Lisez le sujet en intégralité avant de commencer.


— Tout résultat fourni dans l’énoncé peut-être utilisé pour des questions ultérieures, même s’il n’a pas été
démontré.
— Encadrez vos résultats, et soulignez les applications numériques en couleur.
Consignes

— Tout résultat non homogène entraînera un retrait de point.


— Tout schéma plus petit que votre carte d’étudiant sera invisible.
— Scannez vos copies dans l’ordre !

Lycée Sainte-Geneviève 2019/2020 page 1/9


PHYSIQUE-CHIMIE Compo 5

Problème 1 : Piège de Penning durée conseillée : 1h à 1h30

On chercher à piéger un électron dans le vide en lui appliquant une champ électromagnétique. Ce confinement est
obtenu au moyen d’un dispositif nommé piège de Penning.

Ce dispositif permet de confiner une particule chargée


dans un espace réduit au moyen des actions conjuguées
d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Il est Electrode Négative
particulièrement adapté à la mesure précise des propriétés
des ions et des particules subatomiques stables possédant
une charge électrique. C’est le physicien F.M. Penning −

qui en eu l’idée originale en 1936, mais le mérite de sa B0
mise en œuvre concrète revient au physicien Hans Dehmelt.
Electrode
Données numériques : Positive
— Masse de l’électron : me = 9, 1.10−31 kg. e−
— charge élémentaire : e = 1, 6.10−19 C.

Le référentiel d’étude est celui du laboratoire supposé ga-


liléen. On utilisera un repère cartésien orthonormé direct
(0, x, y, z) muni de sa base (O, −
→, −
u → − →
x uy , uz ). L’origine O du
repère est fixée au centre du dispositif.

Partie n◦ 1: Rôle des électrodes

On admet que les électrodes (voir schéma) produisent un potentiel électrique V (x, y, z) dit quadrupolaire et d’expres-
sion :
V0  2 2 2

V (x, y, z) = x + y − 2z où V0 = 6, 0 V et d = 5, 0 mm.
2 d2



Le champ électrique E est produit par deux coupelles chargées négativement et par une électrode circulaire chargée
positivement.
−→
Le champ magnétique uniforme B0 est produit par un électro-aimant toroïdal non représenté sur la figure.


La direction de B0 correspond à l’axe (Oz).



1. Le champ électrique E produit par ce système d’électrode est relié au potentiel électrique par :

→ ∂V −
→ − ∂V −
→ − ∂V −

E =− ux uy uz
∂x ∂y ∂z

L’opérateur symbolise la dérivation partielle par rapport à la variable x. Cette opération consiste à dériver une
∂x
fonction de plusieurs variables (x, y, z) en considérant que seule x est variable, les deux autres quantités y et z étant
∂ ∂
considérées comme constantes. La définition des opérateurs et est évidemment analogue.
∂y ∂z
Déterminer la force électrique s’appliquant à l’électron quand il occupe une position M (x, y, z) en montrant qu’elle
s’écrit sous la forme


F = A.x − → + A.y −
ux
→ − 2A.z −
uy

uz

où A est une grandeur constante positive que l’on exprimera en fonction de me , V0 et d.


2. Quelle sera la position d’équilibre de cet électron ? Discuter la stabilité de cet équilibre en distinguant les mouvements
selon les 3 axes (Ox), (Oy) et (Oz) en l’absence de champ magnétique.

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PHYSIQUE-CHIMIE Compo 5

Partie n◦ 2: Mouvement longitudinal et mouvement transverse

On nomme désormais mouvement longitudinal le mouvement projeté sur l’axe (Oz) et mouvement transverse le
mouvement projeté dans le plan (Oxy). On considère pour l’instant une situation où le champ magnétique n’est pas
activé.
3. Montrer que le mouvement longitudinal selon l’axe (Oz) est décrit par une équation de forme :

z̈ + ωL2 z = 0.
Identifier et calculer numériquement la quantité ωL . Montrer que le mouvement ainsi décrit est périodique et donner
sa fréquence.
4. Exprimer de même les équations décrivant le mouvement
r transverse. Ce mouvement est-il borné ? Quelle forme de
eV0
solution aurait-on pour x(t) et y(t) ? On notera Ω = .
md2
Partie n◦ 3: Confinement magnétique


On considère dans cette partie le cas d’un électron qui ne serait soumis qu’au seul champ magnétique B0 = B0 − →.
uz
L’électron est supposé introduit dans ce champ avec une vitesse initiale de norme v0 , de direction orthogonale à (Oz).
5. Montrer que la vitesse de l’électron va se conserver sur ce mouvement.
6. On admet que la trajectoire suivie par l’électron dans ces conditions est une trajectoire circulaire, dans le plan
(Oxy). On pourra introduire une base cylindro-polaire (−
→, −
u → − →
r uθ , uz ). Représenter la situation en indiquant clairement le
sens du champ magnétique B0 ainsi que le sens de rotation de l’électron sur sa trajectoire.

Etablir l’expression du rayon R de cette trajectoire en fonction de m, e, v0 et B0 .

7. On nomme pulsation cyclotron la quantité ωc = eB me . Que représente cette quantité vis à vis du mouvement circu-
0

laire envisagé ? Calculer numériquement ωc pour B0 = 6, 0 T.


Quelle sera la vitesse de l’électron si le rayon de la trajectoire vaut R = 10 µm ? Commenter.

8. Ce mouvement circulaire peut être décrit dans le système de coordonnées cartésiennes par les équations paramétrées
x(t) = R. cos (ωc t) et y(t) = R. sin (ωc t) (en choisissant une origine des temps convenable).

En introduisant le plan complexe tel que l’axe réel se confonde avec l’axe (Ox) et l’axe imaginaire avec l’axe (Oy), la
position M de l’électron peut aussi être repérée par son affixe u(t) = x(t) + iy(t). Exprimer u(t).

Partie n◦ 4: Mouvement dans le piège de Penning

On considère dans cette partie un électron soumis à la fois au champ électrique quadrupolaire des parties 1 et 2 et au
champ magnétique envisagé dans la partie 3.
9. Quel sera le mouvement longitudinal ?
10. Ecrire les équations différentielles du mouvement transverse portant sur les variables x(t) et y(t) en utilisant les
paramètres ωL et ωc introduits précédemment.
11. En introduisant l’affixe u(t) = x(t) + iy(t), montrer qu’elle est solution de l’équation différentielle :

ωL2
ü − iωc u̇ − u = 0.
2
Résoudre l’équation différentielle, en tenant compte des valeurs numériques fournies. Interpréter les termes solution en
utilisant les résultats de la question 8.
12. Le mouvement transverse est alors composé de deux mouvements périodiques de pulsations ωc′ et ωM avec
ωM ≪ ωc′ . Exprimer ωc′ et ωM sous√forme approchée compte-tenu des valeurs numériques précédentes. On rappelle la
formule approchée quand ε ≪ 1 : 1 + ε ≃ 1 + ε/2. Calculer numériquement ωc′ et ωM .

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PHYSIQUE-CHIMIE Compo 5

13. Montrer que la champ magnétique n’amène un confinement de la particule dans le piège que pour une valeur
minimale B0 min de B0 que l’on évaluera.
14. Décrire le mouvement transverse de l’électron à l’échelle de temps Tc′ = 2π
ωc′ . Comment évolue ce mouvement

à l’échelle de temps TM = ωM ? Tracer une allure du mouvement projeté dans le plan Oxy. Commenter l’image
ci-dessous.

Problème 2 : Satellite de télédétection terrestre


durée conseillée : 1h à 1h30

La télédétection par satellite est utilisée en météorologie, cli-


matologie et cartographie. Nous étudions dans ce problème
un satellite de télédétection assimilé à un point matériel M
de masse m = 4, 0.103 kg en orbite autour de la Terre de
centre O et de rayon RT = 6, 4.103 km.
L’étude est réalisée dans le référentiel géocentrique Rg sup-
posé galiléen.

Partie n◦ 1: Préliminaires


On rappelle que l’interaction F exercée par la Terre sur le
−−→

→ OM
satellite peut s’écrire F = −K .
OM 3
Dans la suite, sauf indication contraire, on supposera que


le satellite est soumis uniquement à la force F .

1. On note g0 = 10 m/s2 la norme du champ de gravitation à la surface de la Terre. Rappeler l’expression de la




constante K en fonction de g0 , m, et RT . Cette force F est-elle attractive ou répulsive ?
2. Montrer que cette force est conservative et exprimer son énergie potentielle Ep (r) avec r = OM .


3. Montrer que le moment cinétique en O noté L 0 est une constante du mouvement. En déduire que le mouvement
du satellite est plan.

Dans toute la suite, les grandeurs vectorielles seront exprimées dans la base cylindrique (− → −
→, −
u

r uθ , k ).

4. Déterminer l’expression du moment cinétique par rapport à O dans la base cylindrique en fonction de r, θ̇ et m.
5. Justifier que l’énergie mécanique du satellite est constante au cours du mouvement et montrer qu’elle se met sous
la forme :
1
Em = mṙ 2 + Ep eff (r)
2
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où Ep eff (r) est l’énergie potentielle effective à exprimer en fonction de L0 = kL0 k, m, g0 , RT et r.

Le graphe Ep eff (r) pour une valeur donnée de L0 est représenté


ci-contre. On admet que la trajectoire est nécessairement
conique : circulaire, elliptique, parabolique ou hyperbolique.

A quelle énergie Em1 ou Em2 peut correspondre une trajectoire


elliptique ? une trajectoire hyperbolique ? Justifier.

Pour quelle valeur particulière de l’énergie mécanique Em la tra-


jectoire est-elle circulaire ?

Partie n◦ 2: Mise en orbite circulaire du satellite

La mise en orbite du satellite se fait en deux étapes :


— phase balistique : la satellite s’éloigne de la Terre sur une ellipse de foyer le centre de la Terre jusqu’à l’apogée,
— phase de satellisation : la satellite accélère pour obtenir une trajectoire circulaire autour de la Terre
On considère que le satellite est placé en orbite circulaire de rayon r constant autour de la Terre.
6. Montrer que le mouvement circulaire est uniforme et exprimer v 2 en fonction de g0 , RT et r.
7. En déduire l’expression de l’énergie cinétique Ec , de l’énergie mécanique Em du satellite en fonction de m, g0 , RT
et r. Justifier le signe de Em .
8. Application numérique : calculer l’énergie mécanique du satellite pour une trajectoire circulaire de rayon rb =
8, 0.103 km puis pour un rayon rh = 40.103 km.

Partie n◦ 3: Mise en orbite haute du satellite

Pour atteindre des trajectoires de très hautes altitudes, le satellite


est dans un premier temps placé sur une trajectoire circulaire
basse (rb = 8, 0.103 km) puis dans un deuxième temps, sur une
trajectoire circulaire haute (rh = 40.103 km) comme illustré sur
la figure ci-contre.
Pour passer de la trajectoire basse à la trajectoire haute, on
utilise une trajectoire de transfert elliptique dont l’un des foyers
est le centre de la Terre O : son périgée P est situé sur l’orbite
basse et son apogée A sur l’orbite haute.

Le changement d’orbite s’effectue en réalisant des variations brutales de vitesse du satellite à l’aide des moteurs qui
correspondent à des variations d’énergie mécanique que l’on cherche à déterminer. On considère désormais que le
satellite parcourt la trajectoire elliptique de transfert.
9. Que peut-on dire des valeurs de ṙ lorsque le satellite est en A (r = rh ) ou en P (r = rb ) ? Comment s’exprime le
demi-grand axe a de l’ellipse de transfert en fonction de rb et rh ?
10. Montrer que l’énergie mécanique sur l’orbite de transfert s’exprime simplement en fonction de K et a uniquement.
Donner cette expression.
11. Relever sur la figure ci-dessous la valeur de l’énergie mécanique Em t du satellite sur la trajectoire de transfert
elliptique. Justifier.

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PHYSIQUE-CHIMIE Compo 5

12. Pour changer le satellite de trajectoire, il faut


modifier la valeur de son énergie mécanique. Durant
cette phase, le principe de conservation de l’énergie
n’est plus vérifié. Ce sont les moteurs du satellite qui
vont permettre d’accélérer ou de ralentir le satellite.
Relever sur la figure ci-contre la valeur de l’énergie
mécanique Em b du satellite sur l’orbite circulaire basse
de rayon rb = 8, 0.103 km.
De même relever la valeur de l’énergie mécanique
Em h du satellite sur l’orbite circulaire haute rh =
40.103 km.

13. En déduire la variation d’énergie mécanique ∆Em p à communiquer au satellite pour passer en P de l’orbite
circulaire basse à l’orbite elliptique de transfert.
Sachant que le pouvoir calorifique du carburant est d’environ 50 MJ/kg, déterminer la masse mc de carburant néces-
saire. Faire l’application numérique.

Partie n◦ 4: Chute du satellite

Les satellites d’observation retombent inéluctablement sur la Terre. Lors des chocs avec les molécules contenues dans

→ −→
les couches supérieures de l’atmosphère, le satellite est soumis à une force de frottement Ff de type Ff = −h− →v.
On suppose que le satellite est au départ en orbite circulaire. La force de frottement étant très faible à haute altitude,
on peut considérer que le mouvement reste quasiment circulaire à l’échelle d’une révolution. Toutefois son altitude,
sa vitesse et donc son énergie dépendent maintenant du temps. Ainsi on peut considérer que les expressions suivantes
pour l’énergie mécanique et la vitesse restent valables :

K K
Em (t) = − et v 2 (t) = .
2r(t) mr(t)

14. Retrouver en fonction de r l’expression de la durée T nécessaire au satellite pour effectuer un tour de l’orbite
circulaire de rayon r. Quel est le nom de cette relation ?
A l’aide du théorème de l’énergie mécanique, montrer que le rayon r(t) est solution de l’équation différentielle :

dr 1
+ r(t) = 0
dt τ
où τ est une constante que l’on exprimera en fonction de h et m. Montrer que τ est bien homogène à un temps.
15. En déduire l’expression de r(t). On supposera que le satellite est à l’instant t = 0 sur une orbite circulaire de rayon
r0 .
16. Représenter graphiquement sur votre copie l’évolution de r(t) . On fera apparaître notamment les grandeurs r0
et τ .

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Problème 3 : Petit déj et tartine beurrée


durée conseillée : 40-60 min

Ce problème propose une étude simplifiée de la chute d’une tartine beurrée posée sur le bord d’une table afin de
déterminer la face qui rencontre le sol. Pourquoi est-ce toujours la face beurrée ?
Partie n◦ 1: Préliminaires

La tartine est modélisée par un parallélépipède rectangle droit, homo-


gène, de dimensions 2a, 2b et 2c, de centre d’inertie C, de masse m.
Elle est posée sur le bord d’une table dans la position de la figure (C à
la verticale de I).
Dans cette position instable, elle subit une action très faible qui provoque son basculement autour de I, sans lui donner
de vitesse initiale. A ce moment-là, la tartine amorce une rotation autour de ∆ axe parallèle au coin de la table passant
et par I.

On admettra qu’au début du mouvement il n’y a pas glissement en I, l’action de la table sera représentée par une


force R = T −

u θ + N−→u r , orthogonale à l’arête du coin, dans le plan contenant
 C.
m a2 + b2
Le moment d’inertie de la tartine par rapport à l’axe ∆ est I∆ = .
3

1. Expliquer qualitativement pourquoi la tartine commence à basculer.


2. Justifier pourquoi la tartine peut être considérée comme un système conservatif.
3. En appliquant le théorème de l’énergie mécanique, déterminer θ̇ en fonction de θ. En déduire θ̈ en fonction de θ.
Partie n◦ 2: Discussion sur le glissement de la tartine

4. On suppose toujours que la tartine est en rotation autour de ∆.


Ecrire le théorème du centre d’inertie ; en déduire T et N en fonction
de θ.
b2
5. On donne a = 4 cm et b = 0, 4 cm. Calculer le coefficient .
a2 + b2
En déduire une expression approchée de T et de N .
|T | N
Représenter et en fonction de θ .
mg mg
6. La tartine peut-elle quitter le coin de la table sans glisser ?

7. La tartine commence à glisser pour θ0 = π/4 . Evaluer le coefficient de frottement f .

Partie n◦ 3: Chute de la tartine

On s’intéresse maintenant à la chute de la tartine. A partir du moment où elle commence à glisser, la tartine quitte
très rapidement la table et se trouve en chute libre à partir de θ0 = π/4 . On néglige les frottements de l’air.
8. Déterminer θ̇0 (vitesse angulaire à l’instant où la tartine quitte la table).
On admet dans la suite du problème que la tartine tombe en continuant de tourner autour de son centre de gravité
avec la même vitesse angulaire.
9. Déterminer l’équation du mouvement vertical de C en fonction du temps. En déduire le temps de chute si la hauteur
de la table est h. Faire l’application numérique pour h = 70 cm.
10. Quel est l’angle dont a tourné la tartine lorsqu’elle heurte le sol ? Evaluer cet angle et conclure.
11. Pour quelle hauteur h la tartine ne tombe-t-elle plus sur le côté beurré ?

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Problème 4 : Sonde à effet Hall : Mesure de champs


magnétiques durée conseillée : 40-60 min
Une plaquette conductrice parallélépipédique de longueur L, de largeur a et d’épaisseur b, est traversée dans le sens
de la longueur par un courant continu d’intensité I (I > 0). Les dimensions de la plaquette sont telles que b ≪ a.
On note e la charge électrique élémentaire (e > 0).
On suppose que les porteurs de charge présents dans la plaquette sont des électrons, qu’ils ont tous la même vitesse


v et qu’ils sont régulièrement répartis dans le conducteur.
−→ −→
On notera FB la composante magnétique de la force de Lorentz, et FE la composante électrique.



ez


e→ →

x ey


B I

M N
L
P



La plaquette est plongée dans un champ magnétique B = B − →
ez (avec B > 0) uniforme et permanent, orthogonal à la
direction du courant et dirigé selon l’axe des z.
Avant que le régime permanent ne soit atteint, les électrons de conduction dans la plaquette sont soumis une force
due à la présence du champ magnétique.
1. Justifier qualitativement et en s’appuyant sur un schéma le fait que l’une des faces de la plaquette se chargera
négativement alors que l’autre accusera un défaut électronique et aura donc une charge positive. On mentionnera en
particulier sur le schéma les charges qui apparaissent sur les faces concernées.
2. Du fait de ces charges surfaciques, apparaît alors à l’intérieur de la plaquette un champ électrique appelé champ
−−−→
de Hall et noté EHall et qui agit à son tour sur les électrons de conduction. Représenter sur le schéma précédent la
direction et le sens de ce champ électrique.

3. Le régime permanent étant atteint, la plaquette plongée dans ce champ magnétique est parcourue à nouveau par
un courant continu d’intensité I dirigé selon − →
ex . Les électrons de conduction sont alors soumis en régime permanent


à la force magnétique due au champ B et à une force électrique due au champ électrique de Hall. Que peut-on dire
de la résultante de ces deux forces ? Justifier.

L’intensité I traversant une surface (S) est donnée par :


→ −
− → −

¨ ¨
I= j · dS = nq −

v · dS = n|q|v ab
(S) (S)


où q est la charge des porteurs de charge, n le nombre de porteurs de charge par unité de volume et j le vecteur
densité volumique de courant.
4. Vérifier l’homogénéité de cette expression.
5. Exprimer, en régime permanent, la valeur du champ électrique de Hall EHall en fonction de I, B, b, a, de la valeur
absolue de la charge de l’électron e et de n.

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6. On mesure la différence de potentiel Hall UHall = UN M = VN − VM (tension de Hall) entre deux points M et N
situés sur les bords de la plaquette et sur une même perpendiculaire à Ox.
Déduire de la question précédente la valeur de UHall en fonction de B, I, n, e et b.

7. Etude de l’influence de la direction du champ magnétique étudié


On se place maintenant entre les points M et N du schéma, mais le champ magnétique n’est plus dirigé suivant −

ez .
a) Que devient l’expression de la tension de Hall (question 4) lorsque le champ magnétique est dirigé suivant l’axe


Oy : B = B − →
ey ?


b) Que devient la tension de Hall lorsque le champ magnétique est dirigé suivant l’axe Ox : B = B − →ex ?
c) En déduire comment positionner la plaquette à effet Hall pour que l’on mesure effectivement et précisément
l’intensité du champ B.

8. Erreur de positionnement des soudures




On considère à nouveau que le champ B est dirigé suivant − →
ez .
On commet une erreur de positionnement du contact N lors de la mesure de la différence de potentiel. On mesure en
fait la différence de potentiel UP M = VP − VM entre les points M et P tels que N P = d (voir schéma).

→ −

On suppose que le matériau possède une conductivité γ et obéit à la loi d’Ohm locale j = γ E .
9. Déterminer la composante du champ électrique qui existe suivant la direction Ox en fonction de I, a, b et γ.
En déduire la différence de potentiel UN P = VN − VP qui existe entre les points N et P en fonction de I, a, b, d, γ.
10. En déduire l’expression de la différence de potentiel UP M sous la forme UHall (1 − ε). Donner l’expression de ε en
fonction de d, n, e, B, γ et a.


Les dimensions de la plaquette et le champ B étant fixés, indiquer, en raisonnant sur ε, comment minimiser la diffé-
rence entre la tension UP M mesurée et la tension de Hall UN M = UHall ?

11. Citer des applications possibles de l’effet Hall.

:+$7 5($/6WXGHQWV 7$.( :+$7%MLHQV7$.(


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