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Camera Respect

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Problématique centrale :

Est-ce que la notion de caméra-respect dans le cinéma documentaire est-elle un point de rencontre
avec le reportage journalistique ?

Afin de prétendre à une réelle élucidation de cette question centrale problématisant notre sujet
il nous importe dans un premier temps d’apporter un éclairage au concept de « camera respect » lequel
sera crucial pour notre analyse. En effet, nous allons nous baser sur ce que pense Yvan Le Masson, un
pratiquant roué de la cinématographie de cette notion à travers les trois grands piliers formant sa
méthode propre. Nous avons opté pour cet auteur étant donné l’efficacité de ses réalisations
cinématographiques.

En réalité Yvan Le Masson conçoit que pour fournir de meilleurs résultats au cinéma
documentaire il recommande vivement d’une manière plus ou moins directe la conformité à ce qu’il
appelle « méthode » explicitée en trois points qu’il nomme « piliers ». Pour lui la meilleure technique
qui conviendrait se base sur ces trois piliers qui sont le point de vue ou le « fil tendu », « la camera –
respect ou le regard transparent » et finalement le temps.

Le concept de camera-respect propre d’Yvan Le Masson :

Comme nous avons précédemment dit, il nous est désormais indispensable de parcourir
l’explicitation des trois piliers du cinématographe pour pouvoir finalement nous intéresser de près au
concept clé de notre étude n’étant entre autres que la notion de « camera-respect ».

Dans notre travail de recherche il nous est important de recourir systématiquement à des
auteurs relatifs au domaine cinématographique afin de prétendre à une théorisation optimale des points
de recherche.

Le choix d’Yvan Le Masson nous a semblé pertinent car il nous procure des informations
quasi exhaustives sur sa manière de penser désignée à cette occasion sous l’appellation de « méthode »
et nous fait comprendre également le concept qui nous implique le plus ici à savoir la camera-respect
dans la conception du documentaire de création ; ses productions dans le cadre du cinéma peuvent
servir d’appui à notre analyse et illustreront incontestablement nos propos.

Nous allons à présent nous enquérir des trois grands piliers, formant les éléments constitutifs
de la méthode de l’auteur.

Pilier numéro 1 :

S’agissant du fil conducteur du film, ce pilier conduit le film du début jusqu’à la fin. Ce scénario se
dévoile à travers le point de vue du réalisateur lorsque ce dernier choisit le décor et la narration durant
la réalisation du documentaire. Ce dernier oriente vers cette narration étant en effet la vision
personnelle du réalisateur.

A chaque tournage intervient un fil tendu. La question ici est de savoir pourquoi est-ce le propos du
réalisateur qui représente l’histoire racontée évoquée dans le documentaire de création ? En effet le fil
tendu dont nous parlons ici guide également les pensées du réalisateur au point de le relier à une
« dramaturgie choisie dès le départ ». C’est pour cette raison que le point de vue du réalisateur est
effectif dans la narration dans le film.

Ce qui caractérise au mieux ce genre de pilier est le fait qu’il permette également de faire renaître un
personnage auquel un spectateur attentif peut s’identifier. Yvan Le Masson appelle cette situation de
« projection identification ». Ce phénomène est à l’origine du « spectacle cinématographique ou
télévisuel ».

En fin de compte ce pilier ne peut se concrétiser qu’en se complétant avec les deux autres piliers que
nous allons voir par la suite.

Pilier numéro 2 :

Puisque nous avons initialement mentionné que c’est ce deuxième pilier qui constitue notre
point focal dans notre étude, étant donné qu’il représente la caméra-respect, nous allons essayer
d’accorder plus d’intérêt à cette notion. Filmer des gens sans permission peut susciter sans conteste
des troubles d’ordre social et culturel et bien d’autres et c’est aussi un signe d’irrespect à leur égard.

C’est d’ailleurs pour cela que la caméra-documentaire doit en premier faire preuve d’un
certain respect envers les gens filmés en leur demandant d’abord leur accord avant le tournage du film.
Yvan Le Masson est très clair : « L’éthique du documentariste, c’est le courage de regarder et de
respecter. ».

A cela s’ajoute le regard transparent qui ne fait que renforcer cette notion de respect mais cette
fois-ci en allant plus loin vers l’intimité des sujets filmés. Dans une communauté où les barrières
n’existent pas, la vie intime des populations est à découvert. Etre respectueux envers ces gens c’est
d’adopter un regard transparent vis-à-vis de cette intimité non protégée.

Une circonstance similaire à cela est même si les différences de conviction existent, l’esprit
d’ouverture règne. La transparence du regard est de convaincre les gens de se comporter comme si la
caméra n’était pas là pour les filmer, comme si cet appareil de tournage cinématographique n’existait
pas, autrement dit faire en sorte d’oublier la caméra documentaire.

L’explication du regard transparent peut aussi s’étendre sur une situation durant laquelle on
joue sur une certaine connivence entre les deux parties concernées telles que le cameraman et les
acteurs ainsi les scènes réalisées dans le documentaire auront la possibilité de prétendre au réel. Et
pour finaliser la méthode d’Yvan Le Masson, on cite la notion de temps.

Pilier numéro 3 :

En ce qui le concerne, il est question ici d’apprendre aux sujets filmés de prendre une habitude
du moment de l’action et de son absence, c’est-à-dire le temps pour les techniciens de filmer et celui
de ne pas filmer les gens afin que ces derniers soient accoutumés à ce type de transition qui peut leur
paraître traumatisante en cas d’absence de complicité avec les responsables du tournage. Cela renforce
davantage la notion de transparence du regard.

En réalité les trois piliers initiés par l’auteur contribuent efficacement à faire ressortir l’effet
attendu n’étant autre que la restitution le plus fidèlement possible de la réalité à travers un film, fruit
de la créativité du réalisateur. C’est la principale raison pour laquelle les documentaristes ont souvent
la coutume de nommer leur genre d’ « images du réel ». Par ailleurs ces piliers attestent aussi
l’existence d’un fait sociétal ou historique comme les décrivent les produits d’Yvan Le Masson tels
que Kashima Paradise et Regarde , elle a les yeux grand ouverts.

Désormais nous nous focaliserons plus spécifiquement sur le pilier du regard transparent ou
« la caméra-respect » sur laquelle porte le regard de notre travail de recherche. La méthode « caméra-
respect » requiert une certaine compétence technique et la connaissance de procédés notionnels pour
prétendre à sa réalisation.

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