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La mystique du corps féminin dans l’oeuvre de Calixthe Beyala : la culture de l’enjeu, un
défi du masculin ou un «jeu-utopie» littéraire?
Cécile Dolisane-Ebossè*
Résumé
Le corps féminin violé et violenté prend une dimension obsessionnelle dans l’oeuvre de
Calixthe Beyala. Cette auteure met en exergue les catégories marginalisées très agressives et
extrêmement prolixes telles la pléthore des prostituées au point qu’on retrouve dans cet article
trois paradigmes : une approche révolutionnaire qui vise à démanteler un système
phallocentrique et ultra-conservateur qui trahit une revanche d’un matriarcat prospectif
émancipateur et enfin une simple esthétique des marges mieux un jeu scripturaire qui se
moque d’une réalité bien plus sordide.
Mots-clefs :viol, littérature, phallocratie
Lorsque Hélène Cixous propose à la femme de s’écrire afin que son corps se fasse entendre,
Awa THIAM l’exhorte à se réapproprier la parole la vraie, respectivement dans le rire de la
Méduse et Parole aux négresses1. C’est dire que si les femmes veulent véritablement se
soustraire de la domination masculine, l’action est, dans les deux cas, l’ultime recours.
Ce message a été parfaitement entendu par C. Beyala, romancière franco-camerounaise qui
dans sa jeune et brillante carrière littéraire a pour toile de fond la quête de l’autodétermination
de la femme à partir de son corps et d’une prise de parole quasi immédiate et incisive. Depuis
c’est le soleil qui m’a brûlée (1987) jusqu'à femme nue femme noire (2003), (au total douze
romans), cette libération est effectuée par les catégories les marginalisées : Les prostituées et
les enfants.
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Très remarquées par leur langage ultra-agressif et licencieux, ces oubliées de l’histoire
symbolisent aussi la dégradation du corps féminin qui génère une vengeance accrue contre les
forces aliénantes. Partant de là, notre auteur ne veut-elle pas bousculer l’ensemble des
structures sociales archaïques d’essence patriarcale ? Mais quelles méthodes utilise-t-elle pour
réaliser son rêve : à savoir, l’édification de l’être humain ? En d’autres termes, comment
veutelle
bâtir une citadelle équitable ?
Chaque peuple ayant une histoire qui lui est spécifique, la démarche conceptuelle susceptible
de nous guider dans notre analyse est plurielle compte tenu de cette écriture post - coloniale
hybride. La sociologie littéraire de Barthélemy Kotchy nous permet de situer l’oeuvre dans
son contexte négro-africain tandis que les revendications qui sous- tendent les propos de
Beyala nous amènent à explorer les recherches de Mariama Bâ sur la fonction politique des
littératures africaines écrites.
Mieux encore, pour donner une valeur novatrice à notre recherche, nous intéresserons
particulièrement aux ouvrages peu explorés par la critique comme les amours sauvages et
femme nue, femme noire, sans toutefois oublier l’incontournable C’est le soleil qui m’a
brûlée, ouvrage qui sert de plate forme à l’ensemble de sa pensée littéraire.
De même, notre travail tourne autour de deux grands pôles : nous tenterons d’abord de
démontrer, à partir de l’inscription romanesque de Beyala, comment la femme est asphyxiée
par les structures conventionnelles taillées à la mesure du mâle et puis nous essayerons
d’apprécier les méthodes qu'elle adopte pour anéantir ce pouvoir patriarcal peu propice à
l’édification de la femme et partant, de l’ensemble.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, il serait judicieux de vous présenter une brève synopsis
des ouvrages de référence. C’est le soleil qui m’a brûlée est l’histoire d’une héroïne Ateba,
élevée par une longue génération de femmes toutes des prostituées. Elle s’en prend à ses
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amants se montre intraitable envers la gent masculine tout en se rapprochant des femmes à qui
elle voue un culte quasi mythique.
Dans les amours sauvages, la scène se passe en France à Belleville, un quartier insalubre des
immigrés. Une jeune fille Eve- Marie surnommée mademoiselle du grand plaisir se retrouve
besogneuse chez un maquereau surnommé M. trente pour cent, car il prend trente pour cent
sur les boissons et les passes des prostituées. Après toute cette exploitation, elle finit par se
marier avec Pléthore, un poète qui fréquente les prostituées et les boites de nuit. Enfin,
Femme nue, Femme noire est l’histoire d’une jeune voleuse Irène Fofo qui décide de
s’emparer de tout ce que la société lui refuse : la liberté d’exister et de jouir de son corps.
Considérée comme une folle, elle entretient des relations sexuelles avec tout le quartier et les
hommes profitent de cet état de choses pour l’humilier et se satisfaire sexuellement.
I- La culture de l’enjeu ou le corps féminin confisqué
1. l’éducation traditionnelle ostraciste
D’entrée de jeu, Ateba, jeune héroïne de C’est le soleil qui m’a brûlée est soumise à un
contrôle accru par sa mère. Une éducation rigide régie par cette obsession pour la virginité,
empêche la jeune fille de s’épanouir. Paradoxalement, cet espace de survie est caractérisé par
la débauche, la corruption, l’exploitation sexuelle et les brimades de toutes sortes. En
l’occurrence, lorqu’Ateba se rend à un rendez-vous en galante compagnie avec son amant
Jean Zepp, elle rencontre sa mère qui se met tout de suite dans un courroux indescriptible.
Celle-ci gifle sa fille tout en déversant un flot d’injures, la traitant de pute: « Pute espèce de
pute tu me déshonores ? Que diront les voisins(…) Je veux la tuer… je veux la tuer, tu as vu
ses vêtements on dirait une pute…je veux la jeter dans la rue. »(SCB,64)
Avec cette réitération du mot "pute" suivie des altercations verbales et des injures lascives et
triviales, l’on remarque aisément le conflit mère-fille se rapproche des rapports de dominants
à dominés lequel conflit masque un conflit de générations.
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La mère, substitut du père, se conforme alors aux exigences phallocentriques. Elle devient par
là- même, la castratrice, dévoreuse de la personnalité de sa fille au point de la transformer en
marchandise.
2. Exploitation sexuelle
La mère de Eve-Marie dans les amours sauvages lui apprend quelques astuces pour attirer les
hommes tandis que dans le premier roman Ateba doit vendre son corps pour subvenir aux
besoins de sa vieille mère Betty usée par la prostitution.
Il faut dire dans ce milieu extrêmement précaire, les enfants deviennent très tôt des adultes et
sont exploités par leurs propres parents. Ainsi, le corps féminin, dès la petite enfance, est
traqué par ce que C. Beyala appelle « les fesses coutumières » (CSB,74), c’est-à-dire la
génitrice, garante des traditions intangibles.
L’exploitation sexuelle est patente dans les amours sauvages, Eve-Marie est coincée entre M.
le commerçant Trente pour cent et le poète Pléthore. Elle se montre également infidèle quand
il lui plaît. Dans une arrogance notoire, elle traite ses clients de « nègres nostalgiques » et de «
blancs négrifiés»(FN,FN,54).
Dans une ambiance calcérale, Eve-Marie est exploitée par l’européen qui entend marquer sa
suprématie sexiste et raciale avec un souci majeur : la rentabilité économique « les trente pour
cent ».
Bercée par les illusions d’une Europe paradisiaque et confrontée aux dures réalités
économiques, son mariage avec Pléthore, devient alors l’espoir déchu d’une femme qui se
rend compte qu’elle n’est rien d’autre que le jouet des hommes et qu’elle n’existe pas en tant
qu’être humain dans une société corrompue. En un mot, elle n’est qu’une bonniche et une
potiche, contrôlée et possédée comme femme et comme force de travail.
Enfin, la narratrice découvre ce monde de tromperies, de « charités intéressées » et de «
sensualités marchandées ». On reconnaît alors clairement un enjeu des identités sexuelles, un
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conflit et un antagonisme des genres.
Or, pour donner un sens à la vie de ses "égouts de la terre", notre auteur révoltée rejette cette
parole doucereuse de la mère berceuse pour inclure dans son discours, un nouveau souffle
poétique plutôt décapant, une écriture des marges qui décrit les zones tabous : l'innommable.
Selon elle, ce bâillonnement de la femme en appelle aux méthodes insolentes et audacieuses.
Elle utilise alors une écriture violente comme réponse à la stratégie patriarcale. En clair, les
laissés- pour- compte arrachent la parole publique dite masculine.
II- La culture du défi ou la parole masculine « castrée »
Dans un premier temps, la castration ou l’éradication du pouvoir masculin se manifeste à
travers la marginalisation de l’homme. Les femmes de la fiction sont particulièrement
arrogantes et haineuses et cyniques. Cette animosité va du rejet total aux envies de meurtres.
Par exemple, une foule de femmes rencontre Eve-Marie, tout affolée après une altercation
avec son mari. Elle lui demande si son mari est mort, mais avant d’entendre la réponse, une
d'entre elles, très déterminée lance « eh bien, c’est tant mieux !»(FN,FN, p.17)
En outre, l’homme apparaît comme l’ennemi de la femme, de par son complexe de
supériorité, il la sous-estime et la chosifie alors que c’est elle qui donne la vie, donc incarne la
création. A cause de cet antagonisme naturel, ils ont fatalement des destins radicalement
apposés et pour les provoquer, Irène Fofo se lie à tous les hommes: des homo aux hétéro en
passant par l’échangisme pour les prouver qu’il n’a pas le monopole du phallus.
Dans sa stratégie, l’essentiel est de subvertir les règles, de jouir de son corps et de
transgresser les conventions sociales rigides. Puisque l'homme considère la femme comme un
amas de chair, il vaut mieux l’ignorer, apprendre à se passer de lui et si possible l’éliminer
lorsqu’il se montre impitoyable à son égard. C’est dans cet ordre d’idées que Betty qui est
rabaissée par ses multiples amants, est soupçonnée d’être une sorcière, tant, ils disparaissent
mystérieusement. Dans un cynisme sans pareil, la narratrice de C'est le soleil qui m'a brûlée
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tente de nous expliquer froidement qu « ’après un rapport sexuel, par ses mains expertes,
douées de sensibilité et de savoir, se resserrait autour de l’homme(SCB 68). Ce même esprit
de vengeance pousse Eve-Marie, avec un sang- froid ahurissant, à renvoyer son mari vers les
putes au cas où il ne serait pas fier d’être cocu.
En effet, l’homme symbolise le chaos, la ruine et la destruction, il est donc inutile de lui faire
confiance et de s’allier à lui, il ne mérite donc que l'humiliation. Cela se concrétise par la
violence faite aux femmes par Jean pierre Pierre. Ce dernier tue sa femme Flora flore après
l’avoir rouée de coups.
Face à ses déceptions, à cette injustice millénaire, l'écrivain en appelle à la solidarité féminine
universelle. Selon elle, si la femme veut véritablement se réaliser en tant qu’identité
autonome, elle doit se montrer intransigeante vis- à- vis de son oppresseur: le mâle. Ce n'est
que grâce le biais d’autres femmes qu’elle pourrait assumer plusieurs identités sexuelles. La
femme doit alors apporter la lumière à la femme, elle doit être son guide. Aussi Ateba déjà
cherche-t-elle la femme mythique, la « mère- mer". C’est la raison pour laquelle elle établit la
correspondance avec d'autres femmes. La rupture avec l’homme étant définitivement
consommée, elle doit évoluer avec trois vérités:
«Règle n°1 chercher la femme
Règle n°2 chercher la femme
Règle n°3 chercher la femme et anéantir le chaos» (CSB,88)
Cette résolution nous montre que l'héroïne se montre imperturbable dans sa décision dans la
mesure où pour s’arracher des griffes du système mâle aux racines fortement implantées, l’on
a besoin d’une fougue d’une rare détermination et cette révolution sexuelle prend des
dimensions plus larges pour aboutir à la révolution politique. Il s’agit aux dires d’Awa Thiam,
d’une réorganisation sociale. "Les moeurs sont à considérer car pour la libération totale de la
femme, une reconversion des mentalités est indispensable. C’est un bouleversement total des
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structures néocoloniales en place qu’il faut réaliser, et bien plus une révolution
radicale"(Thiam,97).
Si Beyala rejoint Thiam sur la révolution sexuelle comme un prélude à la révolution
sociopolitique,
le radicalisme chez la première élude toute attitude sexiste dans une société où tout
est acquis à la cause masculine tandis que pour la seconde, il n y a plus rien à attendre de
l’homme fourbe et démagogue. Aussi son héroïne n’écrit-elle plus que des missives aux
femmes, elle opte alors clairement pour une "fémocratie"2.
III- Un jeu d’alternance homme-femme : une activité ludique et
l’utopie littéraire
En effet, la littérature n’est pas un manuel sociologique, cette exagération chère à C. Beyala,
est plus un phénomène de création qu’une vérité historique. L'écrivain romance la réalité, elle
s'amuse à recréer le monde à partir d’une poétique, des vers, d’un lyrisme. Elle projette cette
part de rêve que l’humanité a vivement besoin. Son idéal, elle le dévoile dans les amours
sauvages en disant que sa poésie changera la face du monde3.
En se présentant en éveilleuse de conscience, elle est à la recherche d’une société égalitaire.
Elle reconnaît, elle-même que sa responsabilité transhistorique est loin d’être terminée. La
créatrice est tout simplement en quête d’un nouvel humanisme au- delà de l’apparente
agressivité envers le sexe masculin. D’ailleurs, elle dit qu’une femme qui se construit
ellemême
est d’une construction fragile. Mais pour bâtir cette citadelle égalitaire, la mission
revient à la femme, elle est omnitemporelle.
Au demeurant, les personnages féminins de Beyala tentent d’humilier l’homme. Cette
méthode bien que contestée par une bonne frange de la critique laisse deviner que la femme
essaie forger des utopies à partir des ambitions démesurées. Cette démarche n’est peut être
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pas réalisable mais elle remet fortement en question les pesanteurs socioculturelles encore
vivaces en Afrique et un peu partout dans le monde sur le corps féminin. Par son insolence,
elle affiche une audace créatrice qui ne laisse guère indifférents ces lecteurs ainsi que les
défenseurs des droits des femmes.
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Le corps féminin dans l’oeuvre de C.Beyala est confisqué par les forces patriarcales: la mère
traditionnelle, les forces publiques et les hommes. Mais les catégories qui subissent cette
oppression se montrent, elles aussi, rebelles et intraitables envers ceux- la même qui les
avilissent. Celles-ci tentent d’anéantir le chaos par tous les moyens. Dans un langage ordurier,
ses figures marginales symbolisées par Ateba, Eve-Marie et Irène Fofo nomment
l’innommable, frôlent l’indécence en déplaçant le privé vers le public. L’écriture issue des
bas-fonds et des ghettos se transforme en une esthétique révolutionnaire. En effet, tisser un
texte à partir du sexe est transgressif et subversif certes, mais est aussi profondément original
et novateur pour la jeune littérature africaine post coloniale. En effet, l’on s’en doute, la
réception d’une telle littérature est très mitigée en Afrique alors qu’elle est hautement positive
en Amérique du Nord.
Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue que deux aspects s’interfèrent dans lutte négro-africaine:
une lutte pour l’indépendance économique et politique et une lutte pour les droits des femmes.
Or, à notre avis, toute forme de précipitation et d’amateurisme est voué à l’échec. La femme
doit donc s’armer de patience et mettre un accent particulier à l’instruction afin de mieux
communiquer avec les autres femmes et hommes à même de l'aider dans sa lutte. Aussi cette
mixité n’est-elle pas une faiblesse mais plutôt une force qui lui permet de mieux affûter son
combat. C’est dans cette perspective qu’elle sortira triomphante de ce chemin truffé
d’embûches.
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En parlant de "quatre générations de femmes pour bâtir cette architecture harmonieuse où il
aura plus de race ni de sexe mais des êtres humains"(ibid), elle tente le pari de tous les grands
utopistes. C’est en effet, cette femme édifiante en tant que projet d'avenir qui nous amène à
conclure avec la Sénégalaise Mariama Bâ sur la fonction politique des littératures africaines
écrites en ces termes :
C’est à nous les femmes de prendre notre destin en main pour bouleverser l’ordre établi à
notre détriment et de ne point le subir. Nous devons user comme les hommes de cette arme
pacifique certes mais sure, qu’est l’écriture(Bâ,3).
Références
I- Ouvrages de référence :
Calixthe Beyala, C’est le soleil qui m’a brûlée, Paris, Stock, 1987.
- Tu t’appelleras Tanga, Paris, Stock, 1988.
- Les Amours Sauvages, Paris, Albin Michel, 1999.
Femme nue, femme noire, Paris, Albin Michel,2003.
II- Les ouvrages critique sur les théories littéraire et féministe africaines
Ba Mariama, Une si longue lettre, Paris, Présences Africaine,1981.
--------------- « la fonction politique des littératures africaines écrites » in Etudes
Françaises,pp.3-7..
otchy Barthélemy « Socio-critique, littérature et contexte socio-culturel », revue d’ethnologie
n°2-3, pp61-65.
Thiam, Awa, Parole aux Négresses, Paris, Denoël /Gonthier, 1978.
III- Autres travaux sur la théorie féministe en relation avec notre sujet
Braidotti, Rosi, « Pour un féminisme critique» in Les cahiers du Grief, Paris, Editions
Complexes,1992.
Cixous, Hélène, Le rire de la méduse, L’arc, n°16, 1975, p.66.
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Note biographique
*Dr Cécile Dolisane-Ebosse est spécialiste des littératures africaines et antillaises et des
Etudes féminines et du genre. Sa thèse (1998) s’intitulait: “L’image de la femme dans la
littérature camerounaise: cas de Mongo Beti, F. Bebey, L. Dooh-Bunya et Werewere Liking”.
Elle est également titulaire d’un DEA en science politique “le processus démocratique au
Cameroun: mythe ou réalité”(1993). Conferenciere internationale, Ses nouvelles aires de
recherche s’acheminent vers les questions d’identité, les nouveaux cosmopolitismes ainsi que
les mythes et les rites féminins en Afrique noire sous la direction du Centre des Etudes
africaines de Leiden(Hollande). Sa dernière publication a paru dans le collectif MONGO
BETI, sous la direction d’Oscar Mfouma en juin 2003. « Le traumatisme féminin ou la
métaphore de la servitude dans Perpétue ou l’habitude du malheur » suivi d’un
hommage « L’exil perpétuel d’un fils de la forêt : Mongo Beti ». « L’ambiguïté du portrait
féminin dans le roman camerounais : Déesse ou sorcière » in Women in french, Spring 2003,
pp. 141-160.
1 Hélène Cixous, Le rire de la Méduse, L’Arc, 1975, p.16. et Awa Thiam, Parole aux
Négresses, Paris, Denöel Gonthier,1978,p.20.
2 Rosi Braidotti, « Pour un féminisme critique» in Les cahiers du Grief, Paris, Editions
Complexes, 1983, p.99.
3 Elle souhaite vivement au- delà de la laideur du monde réel, d’écouter les sonorités
envoûtantes qui enivrent l’âme et permet à l’être humain de s’évader mais surtout à la femme
de s’échapper de l’oppression socio-politique et économique, Elle invite « à la scansion d’un
poème » effectué par le tambourineur, Femme nue, Femme noire, p.35.
Labrys
études féministes
janvier/ juillet 2004