INTRO
Défaillance de marché : les situations dans lesquelles le marché n’est pas le mode d’organisation
de plus efficace puisqu’il n’aboutit pas à la meilleur situation pour la collectivité.
3 situations sont sources de défaillance de marché :
- Les externalités négatives ou positives
- Les biens communs et collectifs
- Les asymétries d’information
I / Comment faire face aux externalités sur les marchés ?
Externalité positive : conséquence positive de l’activité de production ou de
consommation d’un agent économique sur d’autres agents, sans que le
bénéficiaire ne récompense la personne à l’origine de l’externalité.
EX : La consommation des spectateurs d'un match de foot dans une ville a des
retombées sur les hôtels, les transports, les restaurants.
Externalité négative : conséquence négative de l’activité de production ou de
consommation d’un agent économique sur d’autres agents, sans que le
bénéficiaire ne récompense la personne à l’origine de l’externalité.
EX : La pollution engendrée par un site industriel car l'activité industrielle engendre des
coûts négatifs qui ne sont pas supportés par l'entreprise polluante mais par l'ensemble
de la communauté concernée par les conséquences négatives.
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Dans ce cas, les pouvoirs publics peuvent intervenir par des taxes et des
subventions. Il s'agit en réalité de sanctionner les activités qui sont à
l'origine des externalités négatives et de récompenser celles qui génèrent
des positives.
II / Les biens communs et collectifs
Bien commun : bien non excluable (on peut l’utiliser sans payer) et rival
(l’utilisation par une personne empêche l’utilisation par une autre).
EX : Dans le domaine de la pêche par exemple, un pêcheur a intérêt à pêcher le plus
possible de poissons afin de maximiser son profit. Cependant, une telle logique risque de
mener à la disparition de certaines espèces de poissons si tous les pêcheurs adoptent
cette logique. Il semble alors nécessaire une intervention publique.
Les biens communs sont menacés du fait de leurs caractéristiques : rivalité des
consommations et non-excluabilité des consommateurs. La logique marchande
mène alors à la surexploitation des biens communs
Biens collectif : biens qui sont consommables simultanément par au moins
deux individus.
EX : Un phare, la défense nationale ou encore les parcs publics sont des exemples de
biens et services collectifs purs.
Le fait qu'on ne puisse empêcher un agent économique, une fois le bien produit, de
le consommer aussi, laisse place à de potentiels comportements de passagers
clandestins. C'est pourquoi le marché peine à prendre en charge les biens collectifs
purs.
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L’État peut prendre en charge la production des biens collectifs purs. Ainsi Il finance
la défense nationale, ou encore prend en charge la construction des phares ou des
digues, puisque sans son intervention ces services n’auraient pas lieux.
III / Les asymétries d’information
Les asymétries d’information : situations de marché caractérisée par le fait
qu’un agent économique, souvent le producteur, dispose de plus
d’informations que l’autre, souvent le consommateur.
EX : Un produit de moins bonne qualité que ce qui est affiché (shein).
L'existence d'une information asymétrique peut conduire à une défaillance du marché, qui
ne peut plus fournir les biens ou services, en cas d'aléa moral ou à cause d'un risque
de sélection adverse,.
Aléa moral : Situation où un agent risque d'adopter un comportement
imprudent dès lors qu'il se sait protégé du risque. L'aléa moral a lieu après
que l'échange soit réalisé.
EX : Le marché de l'assurance est exposé à cette situation d’aléa moral. En effet si un
automobiliste a une assurance tout risque, il sera moins prudent et adoptera un
comportement sur la route plus risqué. Puisque si un accident a lieu il sera rembourser
dans tout les cas.
Selection adverse : Situation où une asymétrie d'information existante avant
la réalisation de la transaction peut conduire à sélectionner le mauvais
produit, ou le mauvais partenaire pour l'échange.
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Les Labels de certification permettent d'avoir une meilleure connaissance des
produits que l'on achète, il n’est pas encadré par la loi contrairement à la
certification. Nous avons aussi les avis donnés des produits sur Internet.
Dans un certain nombre de cas, les pouvoirs publics doivent intervenir, pour mettre
en place des réglementations.