These167 22
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MOTS-CLÉS
Traumatismes crâniens – épidémiologie – imagerie cérébrale – prise en charge
JURY
Mr. S. AIT BEN ALI PRESIDENT
Professeur de Neurochirurgie
Mr. M. LMEJJATI RAPPORTEUR
Professeur de Neurochirurgie
Mme. M. OUALI IDRISSI
Professeur de Radiologie JUGES
Serment d'hippocrate
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale,
Je m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes malades
sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales
d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
Professeurs Agrégés
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Chirurgie Cardio- HAZMIRI Fatima Histologie-embryologie-
ABDOU Abdessamad
vasculaire Ezzahra cytogénétique
Stomatologie et
ABIR Badreddine JANAH Hicham Pneumo-phtisiologie
chirurgie maxillo faciale
Médecine communautaire
ADARMOUCH Latifa (médecine préventive, KADDOURI Said Médecine interne
santé publique et hygiène)
LAFFINTI Mahmoud
AIT BATAHAR Salma Pneumo-phtisiologie Psychiatrie
Amine
ALAOUI Hassan Anésthésie-réanimation LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
ALJALIL Abdelfattah Oto-rhino-laryngologie MARGAD Omar Traumato-orthopédie
Médecine physique et MESSAOUDI
ARABI Hafid Ophtalmologie
réadaptation fonctionnelleRedouane
MLIHA TOUATI
ARSALANE Adil Chirurgie thoracique Oto-rhino-laryngologie
Mohammed
ASSERRAJI
Néphrologie MOUHSINE Abdelilah Radiologie
Mohammed
BELBACHIR Anass Anatomie patologique NADER Youssef Traumato-orthopédie
NASSIM SABAH Chirurgie réparatrice et
BELHADJ Ayoub Anesthésie-réanimation
Taoufik plastique
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie RHARRASSI Issam Anatomie pathologique
CHRAA Mohamed Physiologie SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique
Chirurgie Cardio-
EL HAOUATI Rachid SEDDIKI Rachid Anésthésie-réanimation
vasculaire
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie-virologie SERGHINI Issam Anésthésie-réanimation
EL MEZOUARI Chirurgie réparatrice et
Parasitologie-mycologie TOURABI Khalid
El Mostafa plastique
ESSADI Ismail Oncologie médicale ZARROUKI Youssef Anésthésie-réanimation
ZIDANE Moulay
GHAZI Mirieme Rhumatologie Chirurgie thoracique
Abdelfettah
HAMMOUNE Nabil Radiologie
Professeurs Assistants
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Endocrinologie et maladies
AABBASSI Bouchra Psychiatrie EL JADI Hamza
métaboliques
ABALLA Najoua Chirurgie pédiatrique EL-QADIRY Rabiy Pédiatrie
Rééducation et
ABDELFETTAH FASSI FIHRI
réhabilitation Chirurgie générale
Youness Mohamed jawad
fonctionnelle
Chimie de coordination bio-
ABOUDOURIB Maryem Dermatologie FDIL Naima
organique
ABOULMAKARIM SihamBiochimie FENANE Hicham Chirurgie thoracique
ACHKOUN AbdessalamAnatomie GEBRATI Lhoucine Chimie physique
AHBALA Tariq Chirurgie générale HAJHOUJI Farouk Neurochirurgie
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie HAJJI Fouad Urologie
AKKA Rachid Gastro-entérologie HAMRI Asma Chirurgie Générale
AMINE Abdellah Cardiologie HAZIME Raja Immunologie
Chirurgie réparatrice et
ARROB Adil IDALENE Malika Maladies infectieuses
plastique
AZAMI Mohamed
Anatomie pathologiqueKHALLIKANE Said Anesthésie-réanimation
Amine
Stomatologie et chirurgie
AZIZ Zakaria LACHHAB Zineb Pharmacognosie
maxillo faciale
AZIZI Mounia Néphrologie LAHLIMI Fatima Ezzahra Hématologie clinique
BAALLAL Hassan Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BABA Hicham Chirurgie générale LAMRANI HANCHI AsmaeMicrobiologie- virologie
Microbiologie et toxicolgie
BELARBI Marouane Néphrologie LOQMAN Souad
environnementale
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie JALLAL Hamid Cardiologie
BELGHMAIDI Sarah Ophtalmologie MAOUJOUD Omar Néphrologie
Endocrinologie et maladies
BELLASRI Salah Radiologie MEFTAH Azzelarab
métaboliques
BENAMEUR Yassir Médecine nucléaire MILOUDI Mouhcine Microbiologie-virologie
BENANTAR Lamia Neurochirurgie MOUGUI Ahmed Rhumatologie
BENCHAFAI Ilias Oto- rhino- laryngologieMOULINE Souhail Microbiologie-virologie
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie NASSIH Houda Pédiatrie
Traumatologie- OUERIAGLI NABIH
BENYASS Youssef Psychiatrie
orthopédie Fadoua
BENZALIM Meriam Radiologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
BOUHAMIDI Ahmed Dermatologie RAGGABI Amine Neurologie
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie RAISSI Abderrahim Hématologie clinique
CHAHBI Zakaria Maladies infectieuses REBAHI Houssam Anesthésie-réanimation
CHEGGOUR Mouna Biochimie RHEZALI Manal Anesthésie-réanimation
CHETOUI AbdelkhalekCardiologie ROUKHSI Redouane Radiologie
SAHRAOUI Houssam
CHETTATI Mariam Néphrologie Anesthésie-réanimation
Eddine
DAMI Abdallah Médecine légale SALLAHI Hicham Traumatologie- orthopédie
DARFAOUI Mouna Radiothérapie SAYAGH Sanae Hématologie
Anesthésie
DOUIREK Fouzia SBAAI Mohammed Parasitologie-mycologie
réanimation
DOULHOUSNE Hassan Radiologie SBAI Asma Informatique
Médecine Communautaire
EL-AKHIRI Oto- rhino-
SEBBANI Majda (Médecine préventive, santé
Mohammed laryngologie
publique et hygiène)
EL AMIRI Moulay Chimie de coordination Médecine d’urgence et
SIRBOU Rachid
Ahmed bio-organique de catastrophe
Chirurgie réparatrice et
ELATIQI Oumkeltoum SLIOUI Badr Radiologie
plastique
ELBAZ Meriem Pédiatrie WARDA Karima Microbiologie
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale YAHYAOUI Hicham Hématologie
EL FAKIRI Karima Pédiatrie YANISSE Siham Pharmacie galénique
EL GAMRANI Younes Gastro-entérologie ZBITOU Mohamed AnasCardiologie
EL HAKKOUNI Awatif Parasitologie-mycologie ZIRAOUI Oualid Chimie thérapeutique
ELJAMILI Mohammed Cardiologie ZOUITA Btissam Radiologie
EL KHASSOUI Amine Chirurgie pédiatrique ZOUIZRA Zahira Chirurgie Cardio- vasculaire
ELOUARDI Youssef Anésthésie-réanimation
Liste Arrêtée Le 03/03/2022
DÉDICACES
Ce moment est l'occasion d'adresser mes remerciements et
inspiré, Qui m’a guidé sur le droit chemin, Je vous dois ce que je
bonheur éternel
Vous êtes pour moi des frères et sœurs et des amis. L’amour et la
moments difficiles. Merci pour votre soutien. Que dieu vous aide à
A tous les moments qu’on a passé ensemble, à tous nos souvenirs ! Vous
êtes pour moi plus que des amis ! Je ne saurais trouver une expression
A Dr dahmaneelhairech :
résident en neurochirurgie :
Nous sommes très touchés par l’honneur que vous nous avez fait
Tout au long de l’élaboration de ce travail que vous avez guidé par vos
respect.
A NOTRE MAITRE ET JUGE DE THESE :
RADIOLOGIE :
lesquelles vous avez accepté de juger ce travail. Veuillez trouver ici, cher
respect.
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations :
ACSOS : Accidents cérébraux secondaires d’origine systémique.
CG : Culot globulaire.
FR : Fréquence respiratoire.
HM : Hémorragie méningée.
OC : Œdème cérébral.
ORL : Oto-rhino-laryngologie.
PaCO2 : Pression partielle artérielle en CO2.
TC : Traumatisme crânien.
TDM : Tomodensitométrie.
INTRODUCTION
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
de son contenu qui peut être grave ou non, entraînant des répercutions sur le système
Les traumatismes crâniens représentent un problème majeur tant sur le plan sanitaire
étude. Les lésions crânio-cérébrales sont fréquentes et peuvent engager le pronostic fonctionnel
voire même vital. A noter que les traumatismes de tout ordre représentent la 1ère cause de
En France, L’incidence moyenne annuelle de 120/100 000 pour les atteintes crânio-
faciales et 28,5/100 000 pour les TC. Le sex-ratio est respectivement de 1,8 et 2,6. Pour les TC,
la létalité est de 7,7% et on observe un décalage du pic d’incidence entre hommes et femmes,
plus précoce et plus marqué chez les hommes (15-19 ans) que les femmes (20-24 ans) [2]. Les
(15%), contusions (8%), hématomes sous duraux (7%), œdèmes cérébraux (6%), hématomes
Au Maroc, selon le dernier rapport relatif à l’analyse des statistiques des accidents de la
voie public 2019, un nombre total de 67 926 accidents a été enregistré avec un chiffre de 3832
morts et une moyenne journalière de 10,4 décès et 102 040 blessés répartis en 11 641 blessés
quatrième cause de mortalité et d’invalidité dans les pays industrialisés et la première cause de
Afin d’assurer une prévention primaire en réduisant le nombre des AVP, secondaire en
prenant en charge adéquatement les victimes et tertiaire en évitant les séquelles et en facilitant
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
biologique, radiologique, thérapeutique et évolutif des patients ayant été hospitalisés pour
régional hassan2 sur une période de 3ans allant de janvier 2019 au mois décembre 2021.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
MATERIEL ET METHODE
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
I. Présentation de l’étude :
hospitalier régional hassan2, étalée sur une période de 3ans, allant de 2019 à 2021.
1. Critères d’inclusion :
Cette étude inclue tous les patients ayant un traumatisme crânien hospitalisés au service
2. Critères d’exclusion :
Ont été exclus de notre étude les patients arrivés décédés, décédés aux urgences, sortant
IV. Méthode :
Une fiche d’exploitation(annexe 1)est utilisée pour recueillir les différentes données pour
chaque patient.
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• Age.
• Le Sexe.
• Les antécédents.
• Etat neurologique :
o Déficit neurologique.
o Crise convulsive.
• Etat hémodynamique :
o Fréquence cardiaque.
o Diurèse.
• Etat respiratoire :
o Fréquence respiratoire.
o Saturation en oxygène.
o Température.
o Lésions associés.
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• Sédation :
• Cathéter central.
• Transfusion :
o Leurs quantités.
diazepam(valium)…
• Antibiotique :
o Indication.
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o Molécule.
o Durée.
a dose préventive.
• Intervention chirurgicale :
o Indication.
o Type :
Neurochirurgicale.
• A court terme :
o Favorable.
o Défavorable :
HTIC.
Infection nosocomiale.
Escarres.
infectieuse…)
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2. Analyse statistique :
partir du système informatique utilisé (Dx Care©). Nous avons recueilli de façon rétrospective les
Les données qualitatives ont été décrites par leur effectif et leur pourcentage. Les
différentes proportions ont été comparées à l’aide d’un test du Chi2. L’analyse statistique a été
réalisée à l’aide du logiciel R studio© version 3.6.2. (2009—2019 R Studio, Inc.). Les graphiques
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
RESULTATS
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
I. Epidémiologie :
1. Fréquence :
Le nombre des patients admis aux urgences du centre hospitalier régional hassan II était
de 294596 pendant la période d’étude, avec une incidence des traumatismes crâniens de 0,9%,
4500
4000 3936
3547
3500
3000
2500
Traumatismes crâniens
2000
2122
1500 autres
1000
500
0 530
neurochirurgie SAUV
Notre étude est étalée sur une période de 3ans, dont le nombre des patients admis est
- 11 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatismes crâniens
1000
950
900
800
750
2019 2020 2021
Le nombre des admissions des TC est variable d’un mois à l’autre, avec un pic constaté
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatismes crâniens
500
450
400
350
300
250
200
Traumatismes crâniens
150
100
50
0
Le plus grand nombre des admissions étaitle samedi Avec 856 patients soit32,27%, par
contre le plus bas était le mardi avec 210 patient Soit 7,91%.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatismes crâniens
900
800
700
600
500
400
300
200 Traumatismes crâniens
100
0
Le plus grand nombre des admissions était chiffré entre 18H et 00H, avec1075
patientssoit 40,53%. Alors que seulement 349 patients était admis entre 12H et 18H soit 13,15%.
Traumatismes crâniens
1200
1000
800
600
400 Traumatismes crâniens
200
0
08H-12H 12H-18H 18H-00H 00H-08H
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
3. L’âge :
Les patients inclus dans notre étude font partie d’une tranche d’âge comprise entre
On note que le plus grand nombre des TC font partie d’une population
Traumatismes crâniens
1600
1400
1200
1000
800
Traumatismes crâniens
600
400
200
0
15-20 20-40 40-60 >60
4. Le sexe :
80,31% des patients sont de sexe masculin soit2130, par contre seulement 19,68% sont
- 15 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatismes crâniens
1600
1400
1200
1000
800
Traumatismes crâniens
600
400
200
0
Féminin Masculin
5. Activité professionnelle :
La plupart des patients inclus dans notre étude étaient actifs avec un chiffre de 2251soit
84,87%.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatismes crâniens
2280
2260
2240
2220
2200
2180
2120
2100
2080
2060
Actif Passif
6. Couverture sanitaire :
étaient mutualistes soit 20,02%, néanmoins que 13% des patients étaient Sans couverture soit
345TC.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatismes crâniens
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800 Traumatismes crâniens
600
400
200
0
Ramediste Mutualiste Sans couverture
7. Lieu du traumatisme :
La majorité des TC étaient dans des zones urbaines chiffrés à 2139soit 80,65%, tandis
qu’on note que 19,34% des TC dans les zones rurales soit 513.
Traumatismes crâniens
2500
2000
1500
500
0
Urbain Rural
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
8. Circonstance et mécanisme du TC :
La première cause des TC dans notre étude était les accidents de la voie publique (AVP)
avec une fréquence de 63,72%, soit 1690patients. Les chutes représentaient la deuxième cause
des TC avec une fréquence de 20,81%, soit 552patients. En dernier lieu on trouve les agressions
À noter que 3,54% soit 94 patients victimes d’un TC étaient due à une cause
indéterminée.
Mécanismes lésionnels
1800
1600
1400
1200
1000
800 Mécanismes lésionnels
600
400
200
0
AVP Chute Agression impécis
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Le mécanisme capital responsable des TC dans notre étude était les motocyclistes, à
circonstances du traumatisme
900
800
700
600
500
400
300 circonstances du traumatisme
200
100
0
- 20 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Dans notre étude, On note une différence entre les patients victimes d’un TC suite à une
chute d’une hauteur inferieure a 6metres, avec une fréquence de 81,22% (soit 424 patients),
tandis que seulement 18,77% (soit 98patients) sont victime d’une chute inférieure à 6 mètres.
inferieur à 6m
superieur à 6m
c. Agression :
L’agent causal diffère d’un patient à l’autre, on constate une dominance des TC par bâton
avec 143 patients (45,25%), suivi de 87patients (27,53%) victime de TC par pierre, et dernier lieu
- 21 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
agent causal
100%
80%
60%
40%
agent causal
20%
0%
Baton
Pierre
arme blanche
9. Mode de transport :
Le transport des patients victimes d’un TC dans notre contexte est assuré principalement
par des ambulances non médicalisées de la protection civile, les hôpitaux de la région et en
98 seulement des patients ont bénéficié d’un transport médicalisé dans notre étude, dont
53 par SMUR.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
non médicalisé
médicalisé
Imprécis
Dans notre série, le délai d’admission des patients victimes des TC flotte entre 30min et
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
<3h
Entre 3h et 6h
>6h
11. Antécédents :
Dans notre étude, la plupart des patients (81,97%) n’avaient pas d’ATCDs pathologiques
particuliers (soit 2174 patients), 2,45% avaient l’HTA (soit 65 patients), 1,69% avaient le diabète
(soit 45 patients), 1,39% étaient suivi pour épilepsie (soit 37 patients), et 2 cas d’insuffisance
rénale terminale.
- 25 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Les Antécédents
2500
2000
1500
1000
Dans notre série d’étude, la majorité des patients avaient une perte de connaissance
PCI
pas de PCI
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
1. Etat neurologique :
Dans notre étude, l’examen neurologique a pris en considération les éléments suivants :
Le déficit neurologique.
l’admission :
1er groupe : 3<GCS<8, à propos de 530 cas (soit 19,98%) considéré comme
2eme groupe : 8<GCS<13, à propos de 1802 cas (soit 67,94%) considéré comme
3eme groupe : GCS>13, à propos de 320 cas (soit 12,06%), considéré comme
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Etat de conscience
3<GCS<8
8<GCS<13
GCS>13
La réactivité des pupilles diffère d’un patient a l’autre, la majorité des patients avaient
des pupilles réactives bilatérales et symétriques, soit 2307 cas, entre autre 27 cas avaient un
myosis serré, 132 cas avaient une mydriase bilatérale, 186 cas avaient une anisocorie.
Symétriques et réactives
anisocorie
Mydriase
myosis
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Dans notre étude, le nombre de patient ayant un déficit neurologique est de 126 patients
soit 4,75% :
Dans notre série, uniquement 2,48% des patients (soit 66 cas) ont présenté une crise
2. Etat hémodynamique :
Dans notre étude, a l’admission, la majorité des patients avaient une PAM correcte pour
cerveau endommagé, chiffrées à 2360patients (soit 88,98%), entre autre, 64patients (soit 2,41%)
étaient en hypoteXXnsion avec 12 patients avec une TA imprenable, et 228 patients (soit : 8,59%)
étaient en hypertension.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
PAM<70
70<PAM<120
PAM>120
La plupart des patients étaient normocardes, avec une fréquence de 79,97% (soit 2121
patients), entre autre 7,01% (soit 186 patients) étaient bradycardes, et 13 % (soit 345 patients)
étaient tachycardes.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
La frequence cardiaque
<50 bpm
50<bpm<120
bmp>120
3. Fréquence respiratoire :
Dans notre étude, la plupart des patients étaient eupneiques, avec une fréquence de
72,96% (soit 1935 patients), entre autre 7,1% (soit190 patients) étaient bradycardes et 19,87%
Certains patients (soit 6,3 % des cas) ont présenté des complications respiratoires (tirage
Quelques patients victimes d’un TCG ont bénéficié d’un monitorage de la SpO2, avec une
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
La frequence respiratoire
<12cpm
12cpm<FR<24cpm
>24cpm
4. Examen général :
Dans notre étude, presque la moitié des patients ont présenté des plais du scalp, avec
une fréquence de 46,68% (soit 1238 cas), et 38,98% (soit 1034 cas) ont présenté un hématome
sous galéal.
Dans notre série, 376 patients (soit14,17%) présentaient uneotorragie, 122 patients (soit
1,19%) présentaient uneotoliquorrhée, 217 cas (soit 8,18%) d’épistaxis et 31 cas (soit 1,16%) de
rhinorrhée.
Nous avons remarqué que 62,97% (soit 1670cas) des traumatismes crâniens étaient isolés
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
1. TDM cérébrale :
La majorité des patients dans notre étude ont bénéficié d’un scanner cérébral sans
injection du produit de contraste, contenant une fenêtre osseuse et parenchymateuse, avec une
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
B
Figure 26 :
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Figure 27 : TDM cérébrale fenêtre parenchymateuse coupe axiale qui montre un HSDA temporo
pariétal gauche
Figure 28 : Hématome intra parenchymateux temporal droit entouré d’un œdème péri lésionnel.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Figure 30 : Œdème cérébral diffus bilatéral comme témoignant l’effacement des sillons, et effet
de masse sur les ventricules et sur la ligne médiane.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Lesions scannographiques
normale
méorragie intra…
embarrure
œdème cérébral
fracas facial
hémorragie méningée
contusion cérébrale
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
2. IRM cérébrale :
Dans notre étude, juste 9 patients ont bénéficié d’une IRM cérébrale, dont 4 patients
3. Radiographie du rachis :
Dans notre étude, la majorité des patients ont bénéficié d’un scanner du rachis cervical,
4. Radiographie thoracique :
5. Echographie abdominale :
Dans notre étude, 102 patients ont bénéficié d’une échographie abdominale :
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
6. Radiographie du bassin :
Dans notre étude848patients (soit 31,97%) ont bénéficié d’une radiographie du bassin,
dont 3,69% des cas (soit 98 patients) a objectivé une fracture du bassin.
Dans notre série, 478 patients (soit 18,02%) ont bénéficié d’une radiographie des
membres, avec des lésions osseuses retrouvées chez 234 patients (soit 8,82%)
IV. Traitement :
1. Traitement médical :
Dans notre étude, seulement 98 patients ontbénéficié d’une PEC faite par des
professionnels de santé (VVP, monitorage, intubation, ventilation…), entre autre 53 patients ont
La PEC des patients victimes d’un traumatisme crânien léger à modéré commence au
Monitorage cardiovasculaire
- 41 -
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Oxygénothérapie
Minerve cervicale rigide : permet la stabilisation du rachis cervical dans l’axe tête cou
tronc
Surveillance.
La quasi-totalité des patients ayant un TCG étaient intubés ventilés sédatés, avec une
traumatisme thoracique associé, ils ont bénéficié d’une radiographie standard après stabilisation
Tableau XXVI : prise en charge des patients selon la prise en charge de l’épanchement :
Nombre Drainage Pourcentage (%)
Pneumothorax 68 51 75
Hemopneumothorax 26 16 61,53
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80
70
60
50
40 nombre
drainés
30
20
10
0
pneumothorax hemo-pneumothorax
o Remplissage vasculaire : par du sérum salé isotonique 0,9% dans le but de maintenir
une pression artérielle moyenne supérieure à 85 mmhg, il était fait chez 87,97% soit
2333 patients.
vasculaire au sérum salé isotonique, ils ont été utilisés chez 15,2% des patients
o Transfusion : dans notre étude, 35% (soit 684 patients) ont été transfusés par des CG.
o Sédation : était indiqué chez tous les patients ayant un TCG, dans le but de réduire la
PIC chez 530 patients (soit 19,98%), elle était maintenue durant 48 heures au moins,
o osmothérapie : indiquée chez les patients ayant une HTIC suite à un œdème cérébral
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o Prophylaxie anticomitiale : indiquée chez tous les patients victimes d’un TCG, par
o Position de la tête : doit être dans l’axe tête cou tronc en position proclive 30°, pour ne
diminuer la PIC.
o Antibiothérapie : à but curatif, instauré chez les patients présentant une complication
infectieuse secondaire a une plaie craniocerebrale (93 patients), fracture ouverte (212
hémorragique.
Dans notre étude, 1405 patients (soit 52,97%) ont bénéficiés des mesures préventives de
la MTE.
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o Alimentation entérale : instaurée à partir des premières 24 heures par une sonde
o Nursing : spécialement en réanimation, c’est un élément capital dans la PEC des TC, il
comporte les soins des yeux par des collyres antiseptiques, les soins de la bouche par
des bains de bouche, les aspirations orotrachéales pluriquotidiennes pour prévenir les
Dans notre étude, tous les patients ont bénéficié d’un nursing durant leurs
hospitalisations.
2. Traitement chirurgical :
Dans notre étude 1346 patients (soit 50,75%) ont subi une intervention chirurgicale :
- 45 -
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Figure 34: Image post opératoire d’un enfant bénéficiant d’un drainage ventriculaire externe
- 46 -
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A B
C D
Figure 35 : Image peropératoire hématome extradural chez un enfant
A : hématome extradural
B : suspension de la dure mère après évacuation de l’hématome
C : hématome et volet crânien
D : reconstruction et repose du volet
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V. EVOLUTION :
Les résultats que nous avons illustrés ne reflètent pas l’évolution réelle de tous nos
malades,carcertainssontperdusdevue.
1. Evolution favorable :
1676 des patients ont bien évolué soit 63,19 %. Il s’agissait des blessés conscients
ouobnubilés,despatientsopérésetdesmalades quiontétérécupérésaprèsunepriseencharge
enmilieu deréanimation.
Évolution des TC
2000
1500
1000
Évolution des TC
500
0
évolution favoirable évolution defavorable
- 48 -
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2. Complications :
2.1 Les complications à court terme :
Dans notre série, 341 cas soit 12,85% ont présenté des complications à court terme
Typedecomplication Nb Pourcentage %
Méningite 79 2,97 %
Infectionurinaire 29 1.9 %
Pneumopathie nosocomiale 106 3,99%
Escarres 106 3,99%
Maladie thromboembolique 21 0,79 %
Total 341 12,85%
- 49 -
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Elles sont retrouvées chez 19,94% soit 529 patients, illustrées dans le tableau n° 31
Sequelles neurologiques
350
300
250
200
150
Sequelles neurologiques
100
50
0
les céphalées un déficit moteur des crises
épileptiques
Elles sont retrouvées chez 185 patients soit 6,97%, illustrées dans le tableau
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Sequelles cognitives
200
180
160
140
120
100
80 Sequelles cognitives
60
40
20
0
mnésique élocution attention Diminution
du QI
3. Décès :
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DISCUSSION
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I. Rappels physiopathologique :
en deux types qui sont souvent associées : les lésions directes occasionnées par l'impact du
crâne contre l'agent traumatisant et les lésions indirectes secondaires à des phénomènes
d'accélération et décélération.
Cesont des lésions localisées et évolutives, allant des plaies du cuir chevelu aux
contusions cérébrales en passant par les fractures et les hématomes sous-jacents [4].
Ces lésions sont d'expression variable, se présentant sous forme de simple ecchymose
voire une perte de substance de scalp. Et peuvent être à l'origine d'une perte sanguine
importante vue sa vascularisation très riche, d’où la nécessité d’une prise en charge adéquate
b. Les fractures :
Les fractures de la boite crânienne peuvent être simples ou déplacées, et dans le cas
échéant responsables des embarrures voire même des plaies crânio-cérébrales. Dans certains
cas, une atteinte des tissus sous-jacents est parfois associée, particulièrement l’atteinte
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Collection sanguine développée dans l’espace extradural entre la table interne de l'endo-
des traumatismes crâniens graves. Il prédomine entre 10 et 50 ans et il est rarement vu après
l’âge de 60 ans en raison de l'adhérence à cet âge de la dure–mère à la voûte du crâne [7]. La
est de loin là plus fréquente (70 %). L’expression clinique est souvent retardée vu l'existence d'un
Collection sanguine développée dans l’espace sous dural entre la dure mère et le
parenchyme dans les 72 heures suivant le traumatisme. Il représente à peu près 21 % des
traumatisés crâniens graves. Les accidents de la voie public sont responsables de 24 % des
hématomes sous duraux aigus versus 72 % occasionnés par les chutes et les agressions [6]. Les
hématomes sous duraux sont secondaire le plus souvent à une rupture des veines pont, des
veines cortico-durales ou parfois une rupture des artères corticales superficielles [8]. Les lésions
fréquentes au niveau fronto-temporal [6]. L’expression clinique est souvent polymorphe avec
une nette prédominance des troubles de conscience et des signes de focalisation relative à hyper
- 54 -
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encéphalique, ils représentent 10 % des traumatismes crâniens graves. Les lésions vasculaires
et/ou de décélération. Deux types de lésions par accélération sont décrits dans la littérature,
particulièrement les lésions axonales liées aux contraintes nées à l'intérieur de la substance
blanche elle–même ou encore les contusions liées aux variations de pression crée par le décalage
des mouvements du crâne par rapport à celui de l'encéphale [9]. Au niveau du point d'impact, le
choc est responsable de contusions directes appelée lésions de coup. À l'opposé du point
Des lésions cellulaires ou encore vasculaires peuvent apparaitre suite aux lésions directes
temporaires à type de vasospasme aigu et de déplétion des stocks énergétiques sont observés
au moment de l’impact, suivi par une phase neuro-excitatoire précédant la phase inhibitrice.
Et, très rapidement, dans les secondes qui suivent l'impact, une phase neuro– excitatoire, puis
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Traumatisme crânien
notamment l’ischémie cérébrale focale voir même globale, et l'œdème cérébral qui peut être à la
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Le pronostic des traumatismes crâniens dépend non seulement des lésions primaires
dues au traumatisme crânien mais égalementaux lésions ischémiques secondaires à une hypo
perfusion parenchymateuse. D’où l’intérêt d’une détection précoce et dans le cas échéant d’une
prise en charge adéquate [12]. Les six principales ACSOS les plus fréquemment retrouvées et
dont l’effet délétère sur le cerveau est maintenant établi sont : L’hypoxémie, l'hypotension
30. 31)
Tableau XXIII : Prévalence des ACSOS au cours des différentes étapes du traitement des TCG [9]
Phase du Avant Transfert Inter PériodeOpéra Transfert Intra Soins
Traitement L’admission hospitalier toire hospitalier Intensifs
Patients 774 200 53 50 124
Hypoxémie 19 15 - 8 39
Hypercapnie - - - - 24
Hypocapnie - - - - 32
Hypo ta 35 7 32 12 73
HTA - - - 20 89
- 57 -
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Tableau XXIV : Etiologies des facteurs d'agression cérébrale secondaire d'origine systémique
(ACSOS) [11].
Acsos Etiologies
– Hypovolémie
HYPOTENSION ARTERIELLE – Anémie
PAS ≤ 90 MM HG PAM ≤ 70 MM HG – Atteinte médullaire
– Sepsis
HYPOXEMIE
– Hypoventilation (trouble de la commande)
PAO2 ≤ 60 MM HG
– Traumatisme thoracique
SAO2 ≤ 90%
HYPERCAPNIE (PACO2 ≥45 MM HG) – Dépression respiratoire
HYPOCAPNIE
– Hyperventilation spontanée ou induite
PACO2≤ 22 MMHG
ANEMIE (HEMATOCRITE < 30%) – Saignement interne ou extériorisé
–Douleur
HYPERTENSION ARTERIELLE – Troubles neurovégétatifs
– Insuffisance d'analgésie ou de sédation
– Hyper métabolisme
HYPERTHERMIE (T˚ > 38˚) – Réponse au stress
– Infection
– Perfusion de soluté glucosé
HYPERGLYCEMIE
– Réponse au stress
HYPOGLYCEMIE – Nutrition inadéquate
– Remplissage avec solutés hypotoniques
HYPONATREMIE
– Perte en sodium excessive
b. L'œdème cérébral :
cérébrale [12,13]. Il est devisé en trois principaux types, l’œdème vasogénique, cytotoxique et
- 58 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Est lié à une anomalie des vaisseaux cérébraux responsable d’une altération de la
Observé souvent lors d’une atteinte hypoxique et prédominante dans la substance grise
[14,15]. Les cellules gliales deviennent incapables de maintenir leur gradient ionique
encéphalique, durantlaquelle le LCR est chassé dans l’espace interstitiel sous l'effet du gradient
de pression [14]. Caractérisé sur le plan scanographique par une perte de la différenciation
normale entre les substances grise et blanche, un effacement des sillons corticaux et des
espaces sous– arachnoïdiens, et des ventricules cérébraux qui sont collabés [12].
- 59 -
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Lésions
cérébrales
Primaire
Secondaire
Atteinte tissulaire
Ischémie
Activation des médiateurs
Mort neuronale
Glutamate HTIC
H+ intracellulaire
Acarachidonique Œdème
cellulaire
Radicaux libres
3. Physiopathologie :
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l’adulte est comprise entre de 7 à 10 mmHg, à partir de 15 mmHg on parle d’hypertension intra-
carienne [16], Une augmentation de la PIC au-delà de 20–25 mmHg engage à la fois le pronostic
fonctionnel que vital [8]. La pression de perfusion cérébrale est le résultat de la différence entre
normale est comprise entre 70 et 80 mmHg[17]. Des variations minimes du volume intracrânien
cérébral (DSC) relativement constant grâce à la réactivité vasculaire des artères cérébrales (RVC)
face aux variations de la pression de perfusion cérébrale (PPC), dans un intervalle compris entre
50 et 150 mmHg. Le débit sanguin cérébral est de 50ml/mn pour 100 g de tissu cérébral [8].
sont la pression de perfusion cérébrale (PPC) et la pression partielle artérielle en CO2 (PaCO2), le
facteurs sont liés pour 80 % des cas à l’activité électrique corticale [18]. Les capacités de
- 61 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
réactivité vasculaires artériolaire peuvent être altérées après un traumatisme crânien aux
du volume sanguin cérébral (VSC), et donc à une diminution de la pression intracrânienne (PIC)
[8]. Et dans le cas opposé, une diminution de la PPC dans les limites normales d’autorégulation
conduit à une vasodilatation cérébrale qui entraine une augmentation du VSC et par conséquent
A B
Figure 45 :
consommation cérébrale d'oxygène CMRO2. Ce dernier est égal au produit du débit sanguin
cérébral et la différence des concentrations en oxygène dans le sang artériel et dans le sang
veineux jugulaire soit 3, 4ml/min/[Link] en sachant que la DAVO2 peut être calculée par la
mesure de la saturation en O2 du sang artériel (SaO2) et du sang veineux jugulaire (SjO2) [10].
- 62 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Ce couplage peut être perturbé dans plus de la moitié des cas après un traumatisme crânien.
Ainsi, on peut observer des situations d'hyperhémie où le DSC est en excès par rapport à la
CMRO2 favorisant l'HTIC, ou au contraire des situations de bas débit avec un risque d'ischémie.
Ainsi, en pratique clinique, la mesure de Sjo2 pourrait permettre de distinguer ces deux
Une cascade de réactions pathologiques peut être déclenchée suite à ces perturbations
a. Acidose :
liquide cérébro-spinal [20]. Une acidose précoce traduit la gravite du traumatisme initial et
constitue une valeur prédictive de l’évolution des patients [21]. Elle participe à l’apparition de
20]. Dans le même sens, elle provoque un œdème cellulaire expliqué à la fois par l’effet
osmotique du lactate et par des échanges ioniques transmembranaires. Par contre, la survenue
d’une acidose cérébrale après un intervalle libre par rapport au traumatisme initial reflété
- 63 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
b. Radicaux libres :
libération des radicaux libres principalement les mitochondries, l’activité de certaines enzymes,
production après un traumatisme est favorisée par les microhémorragies cérébrales [22]. Ils
Les acides aminés excitateurs peuvent être libérés suite à un traumatisme crânien
une augmentation de potassium extracellulaire [23], une déplétion énergétique [24], une
Les acides aminés excitateurs contribuent à I’HIC en favorisant la mort neuronale retardée
D’où l’intérêt des antagonistes du récepteur NMDA comme facteur protecteur de l’ischémie
- 64 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
II. Epidémiologie :
1. Fréquence :
Dans les pays développés, l’incidence des traumatismes crâniens est estimée à
200/100000 hab/an [29]. Celle des traumatismes crâniens graves varie entre 14 et 32 cas par
100000 habitants [30]. L’incidence annuelle évaluée en France est comprise entre 150 et 300
pour 100 000 habitants par an [31, 5]. Aux États-Unis, le nombre des patients admis aux
urgences suite à un traumatisme crânien est estimé à 1,5 million par an [32, 33]. Dans notre
étude, cette incidence est de 35,02%de l’ensemble des patients hospitalisée au service de
neurochirurgie.
Dans notre étude, le nombre des traumatismes crâniens augmente au fils des années
malgré les moyens de sensibilisation, ce qui se concorde avec les résultats des autres séries [34,
35,36].
2.2. En fonction des mois :
Les traumatismes crâniens sont plus fréquents aux quatre mois de l’été (Juin, Juillet,
Aout, Septembre) avec une fréquence de 48,94 % expliqué par l’importance du trafic routier et le
retour des marocains résidents à l’étranger. Les mêmes résultats ont été obtenus aux différents
travaux réalisés au Maroc [34, 35, 37, 38]. Par contre une prédominance des traumatismes
crâniens avec une fréquence de 55%en hiver expliqué par l’augmentation de l’incidence des AVP
Une grande fréquence des traumatismes crâniens a été notée pendant les week-ends
avec une fréquence de 46,19 % suivie par le début de la semaine avec une fréquence de 17,83%.
Des constatations similaires ont été noté par d’autres auteurs, et qui ont trouvé une
augmentation des nombres des traumatismes crâniens pendant les jours de repos [34, 35,
40,41].
- 65 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Plus de 50 % des traumatisés crâniens sont admis entre 13h - 02h [35]. Contrairement à
notre série, ou 72,92 % des traumatisés crâniens sont admis entre 18h et 08h. Cette constatation
La répartition des TC selon l’âge varie entre des extrêmes de 15 à 97 ans avec un âge
moyen entre 35 et 40 ans [3, 42]. Ce qui rejoint nos résultats confirmant la prédominance de la
population jeune et active avec une moyenne de 28,2 ans et des extrêmes allant de 15 à 82 ans
(tableau 32).
- 66 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Dans notre série, comme pour la plupart des auteurs, nous avons constaté la
prédominance évidente masculine. Une prédominance masculine a été rapportée par tous les
auteurs [8, 32, 37, 42, 43, 44]. Cela était aussi le cas dans notre étude où il y’avait 80,31% des
hommes avec un sexe ratio 4,08H / 1F. Ceci est expliqué par la prévalence des activités à risque
chez l'homme.
5. Activité professionnelle :
2251 des patients recensés dans notre série étaient actifssoit 84,87%..
médicalisé et la survenue des traumatismes crâniens à lieu très loin de la structure sanitaire
et qui peuvent être responsables des lésions secondaires du névraxe, d’où le taux important des
- 67 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
décès. Nous avons noté que 80,65% des patients proviennent du milieu urbain versus 19,34% du
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
7. Circonstances du traumatisme :
Les accidents de la circulation représentent de loin la cause principale des TC. Ils
constituent dans notre série, 63,72% des causes. Les mêmes constatations ont été notéespar la
majorité des auteurs [8, 32, 37, 42, 45, 49, 44, 48]. Pour cela, des mesures de prévention contre
8. Mode de transport
voire même aggraver des lésions traumatiques [51]. Parmi les patients recensés par notre étude,
seulement 98 patients ont bénéficié d’un transport médicalisé repartisen 53 patients par SAMU,
et 45 par les ambulances provenant des hôpitaux régionaux et provinciaux. Par contre, le
transport de tous les malades en France est assuré par le service d'aide médicale urgente (SAMU)
et le service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) afin de stabiliser les fonctions vitales en
attendant l'arrivée à l’hôpital. Au Maroc, le transport des patients est assuré à la fois par les
ambulances de la protection civile ou du ministère de la santé qui sont dans la majorité des cas
- 69 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
agressions cérébrale secondaires [60, 61, 62]. En effet, la prise en charge dans la première
heure, la golden hour, qui suit le traumatisme diminue le risque d'ischémie cérébrale [32, 55].
Le délai moyen de la PEC dans les pays développés est beaucoup plus court que dans pays en
voie de développement. Ce délai est de 1h55 ± 48min [42,48,8] versus une moyenne de 2H30
10. Antécédents :
Dans notre série, 81,97% des patients recensés dans notre série étaient sans antécédents
pathologiques et contre seulement 7,69 % des patients avec des antécédents et 10,33 % de
patients ont des ATCD inconnus. Ce qui rejoint les résultats constaté dans la littérature [48].
Dans le même sens, 38,53 % de l’ensemble des patients étaient en état d’ivresse au moment de
l’accident. Des constatations identiques ont été observées dans la littérature (tableau 35).
- 70 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
1. Etat respiratoire :
associé, parfois ils sont secondaires à l’encombrement des voies aériennes supérieures.
1.1. L’hypoxémie :
L’hypoxémie est définie comme étant une PaO2 ≤ 60 mm Hg. Elle représente une ACSOS
fréquemment observée, et qui doit être rapidement corrigée, une fois détectée, par le contrôle
des voies aériennes et la ventilation mécanique [61]. Dans notre série 86,4% des patients ont été
considérés comme hypoxiques, ce chiffre est un peu supérieur à ceux décrits dans la
littérature,plus de la moitié des TCG pour E. Tentillier et al et à peu près 45 % dans l’étude de
1.2. Hypercapnie :
L’effet délétère sur la PIC est bien connu. Pourtant, peu de travaux se sont intéressés sur
son les données épidémiologiques concernant son incidence et son impact lors des TC graves
manquent de façon notable. Or, son effet délétère sur la PIC est bien connu, et différents auteurs
ont conclu que l’hypoventilation accompagne systématiquement les TCG [18]. Dans le même
sens, le taux de mortalité est multiplié par quatre chez les patients hypocapniques ou
hypercapniques[64].
- 71 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
1.3. Hypocapnie :
réduction du DSC et donc un risque accru d’ischémie cérébrale. De même, ce risque existe
également pour des valeurs de Paco2 plus élevées. Par ailleurs, une hypocapnie modérée aux
2. Etat hémodynamiques :
[65].
Elle est définie par une pression artérielle systolique inférieure à 90 mm Hg pendant plus
de cinq minutes ou une pression artérielle moyenne inférieure à 60 mmHg[66]. Elle est parmi les
principaux facteurs pronostics tout en sachant qu’un seul épisode hypotensif (PAS < 90 mmHg)
en pré hospitalier double la mortalité [45]. Plusieurs causes peuvent être responsables
d'hypotension notamment l'hémorragie dans certains cas et une origine centrale dans d’autres
ce qui pose alors la question de la précocité de l'introduction des catécholamines [67]. Dans
notre série, 2,41%(soit 246 patients) avaient une hypotension, versus respectivement 12%, 8%, et
[32,62,66].
Elle doit être respectée le plus souvent, tout en s’assurant de l'efficacité de la ventilation
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
littérature [69,70,71], ce qui rejoint les résultats obtenus dans notre série. En fait seulement
8,59% des patients avaient une hypertension à l’admission trouvée dans notre série contre
[69,70,71].
3. Etat neurologique :
initiale sur le lieu d’accident, la présence d’un intervalle libre, l’aggravation neurologique
Le calcul du score de Glasgow encore appelé Glasgow coma scale, permet d’apprécier la
alcoolique) [45,75, 76, 61,77,78]. Il repose sur 3 items : la réponse motrice (coté sure 6), la
Ainsi, un TCG est défini comme étant un GCS < 8/15, un TC modéré correspond à un
GCS entre 9 et 13, et un TC léger est définit par un GCS entre 14 et 15.
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Les résultats obtenus dans notre série étaient similaires à ceux rapportés dans la
littérature, avec une prédominance des traumatismes crâniens modérés soit score de Glasgow
compris entre 9 et 13. L’échelle de Liège est une échelle qui évalue les réflexes du tronc
cérébral. Elle est notée de 1 à 5, et en ajoutant cette cotation aux 3 cotations du GCS on aboutit
La taille des pupilles, leurs symétries et leurs réactivités doit être notées à l’examen. Une
mydriase unie ou bilatérale observée reflète une compression mécanique de la troisième paire
crânienne comme elle peut refléter une baisse du débit sanguin au niveau du tronc cérébral ou
encore une lésion directe du nerf optique, voire même des lésions pédonculaires ou du tronc
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Une prédominance des pupilles normales a été observé dans notre étude ce qui rejoint
observations rapportées dans la littérature. Par contre, les anomalies pupillaires sont plus
membres.
4. Examen général :
Une nette prédominance des plaies du scalp a été retrouvées chez 46,68% soit 1238 cas,
dans notre série, suivies par les hématomes sous Galien retrouvés chez 38,98% (soit 1034 cas).
Les écoulements orificiels ont été caractérisés par la prédominance des épistaxis et des
otorragies qui représentent respectivement 217 cas (soit 8,18%), et 122 patients (soit 1,19%).
Les données de la littérature ont été presque similaires, 8,44 % des patients avaient une
- 76 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
otorragie, 8,4% présentaient des épistaxis et 0,67% avaient des rhinorrhées dans l’étude d’I.
Sadeq[48], contre 40,5% des patients présentant des plaies du cuir chevelu, 37% avaient un
Les lésions extra cérébrales doivent être recherchées systématiquement car elles peuvent
être sources d'aggravation des lésions cérébrales et peuvent engager le pronostic [67].
La radiographie standard est inutile pour le diagnostic des traumatismes crâniens, elle ne
permet pas de prédire l’existence ou non d’une lésion cérébrale, et son intérêt se limite à
chez le polytraumatisme [91, 92]. La prévalence des fractures de la voute du crâne rapportée
dans la littérature varie selon la violence du traumatisme, elle est enmoyenne de 2.2 %. A la
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phase aiguë post-traumatique, les urgences neuro-traumatiques sont dominées par les
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1. La tomodensitométrie cérébrale :
permet la détection des lésions nécessitant une intervention neurochirurgicale en urgence [94]. Il
doit être réalisé sans injection de produit de contraste, en double fenêtres osseuses et
d’épaisseur [94, 95]. Au cours des 6 premières heures suivant le TC la TDM cérébrale permet
l’établissement du bilan lésionnel et la mise en place des indications chirurgicales urgentes, tout
en sachant que la TDM trop précoce peut se révéler normale. Par contre, la deuxième TDM est
plus prédictive des lésions, elle doit être réalisée dans les cas suivant [87] :
• Dans les premières 24 heures si la première TDM a été réalisée moins de trois heures
après le traumatisme.
Dans notre étude 95,96% soit 2545 patientsont bénéficié d’une tomodensitométrie
cérébrale à leur admission. Des résultats similaires ont été rapporté dans la littérature, la TDM
cérébrale a été réalisée chez 68,45% des patients selon I. Sadeq [48] versus 98,1% à l’étude
réalisée au CHU Sfax [96], 87,96% dans l’étude menée par Ouni[97], 92,7% à la série de K. ANIBA
[38], 73,98 % à la série de M. LAMIREE [70]. Pour La série réalisée par G. Bouhours et al [8], la
tomodensitométrie (TDM) initiale a été réalisée chez 89 % des patients. Contre 88,4 % à l’étude
Traumatic Coma Data Bank (TCDB) ou la classification de Marchall (annexe 2) permet une
classification des TC en fonction des résultats scannographique. C’est une classification simple
et valide, qui divise les lésions intracrâniennes en deux principalescatégories : les lésions
diffuses et les lésions de masse. Les lésions diffuses sont classées selon la visibilité des citernes
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lésions de masse sont divisées en lésions traitées chirurgicalement et lésions non chirurgicales.
Data Bank des patients. Ainsi, la mortalité des patients inclus dans la classe 1 (TDM normale) est
L’hématome extradural est une collection sanguine comprise entre la boîte crânienne et
la dure-mère, associé souvent à une fracture en regard. Il est secondaire à une lésion artérielle,
veineuse et plus rarement à une rupture d’un sinus veineux. Son diagnostic repose sur la TDM
cérébrale, et se présente sous forme d’une lentille biconvexe spontanément hyperdense, bien
limitée, accompagnée d’un effet de masse sur le parenchyme adjacent. Sa constitution est en
général rapide, mais la décompensation clinique peut prendre plusieurs heures connues sous le
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des petites veines ponts traversant l’espace sous-arachnoïdien [93]. L’association d’autres
lésions est très fréquente notamment les contusions parenchymateuses, rendant le pronostic des
hématomes sous-duraux aigus post-traumatiques plus sévère que celui des hématomes
extraduraux. Son aspect scannographique se présente sous forme d’une lame hyperdense
l’effet de masse sur les structures parenchymateuses est souvent plus important que ne le
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Un hématome intracérébral post traumatique est une collection de sang à l’intérieur d’un
foyer lésionnel remplissant plus des 2/3 de ce foyer, le reste étant constitué de tissu cérébral
parenchymateuses dans lesquelles la quantité de sang reste bien moindre par rapport à la
fraction tissulaire [102]. Sur le scanner, Les hématomes intra cérébraux se distinguent, sur la
TDM cérébrale, de la contusion par leur topographie en général plus profonde, leur densité plus
nette et bien limitée, et par l’absence de l’œdème périphérique [5, 104]. 5,4 % des patients ont
présenté un hématome intracérébral dans l’étude du CHU Sfax [96], versus 2,24 % dans la série
[42].
d. Contusion cérébrale :
secondaires au choc direct de l’encéphale contre des parties osseuses saillantes de la boîte
crânienne. D’où la fréquente localisation au niveau des lobes frontaux et temporaux. Elles se
présentent à la TDM cérébrale sous forme d’un noyau central hémorragique, hyperdense,
entouré d’une zone de tissu cérébral hypoperfuséhypodense et sont souvent associées à des
lésions de contrecoup. Les contusions hémorragiques sont constituées d’un noyau central
vasogénique se forme les heures voire les jours qui suivent le traumatisme [93, 106, 107].
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e. Œdème cérébral :
vasogénique ou ischémique (cytotoxique), il peut engendrer deux grands risques, quel que soit
perfusion responsable d’une ischémie cérébrale qui se traduit à long terme par une atrophie
cérébrale [93].
Sa présentation scanographique repose sur une disparition des citernes de la base et des
sillons corticaux, une diminution de la taille des ventricules et parfois une disparition de la
représente un bon indice dans les casou le diagnostic est difficile [93].
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hyperdensité spontanée homogène des espaces sous-arachnoïdiens [84, 67].En dédit de son rôle
pronostique net en déterminant une ischémie où le rôle du vasospasme semble important [110],
elle ne fait pas partie de la classification TCDB [5]. Elle est retrouvée dans 14 % de tous les
traumatismes crâniens [64], et entre 30% à 40 % des TC graves [111, 112]. Une hémorragie des
citernes de la base, en absence d’une origine traumatique évidente, doit faire suspecter une
g. Embarrure :
Elle est définie comme étant un enfoncement de la voûte crânienne en regard de l’impact
traumatique. A l’inspection, des lésions cutanées sont souvent retrouvées. La palpation prudente
du crâne objective un ressaut associé à une douleur exquise chez un patient conscient [114].
l’examen clinique. Par contre, la fenêtre parenchymateuse cherche les lésions associées.
cortex cérébral, ou en cas de risque de lésion corticale cérébrale ou encore si l’embarrure est
située à une localisation ou le préjudice esthétique est engagé. Par contre, Les embarrures
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dans l'évaluation radiologique des traumatismes crâniens graves. Cependant, les patients
Flair, et T2 [93]. En effet, l’IRM permet de détecter les lésions axonales diffuses, sur les
séquences en écho de gradient en pondération T2 sous forme d’un hypo signal d’autant plus
hyper signal en FLAIR et en diffusion [117]. Des lésions anatomiques post-traumatiques même
modérées chez les patients ayant des séquelles neuropsychologiques peuvent être détectées par
séquences plus récemment développées (SRM, tenseur de diffusion) [93, 118, 119, 120]. En
raison de la non disponibilité du plateau technique (respirateur et scope compatible avec l’IRM),
l’IRM a été demandée uniquement chez neufpatients dans notre série et qui a objectivé des
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La prise en charge des traumatisés crâniens commence sur les lieux de l'accident. La
mortalité liée au TC peut être réduite de façon significative selon la précocité et la qualité des
hospitalière dans certains pays a permis une amélioration significative du pronostic [99]. Son
principal objectif est la prévention des ACSOS surtout l'hypotension et l'hypoxie qui sont
associées à un mauvais pronostique [99]. Elle est basée sur le maintien de l'équilibre
faire de préférence selon la séquence d'induction rapide, tout en tenant compte du risque de
lésion cervicale associée. Une ventilation artificielle est parfois nécessaire de façon à assurer une
remplissage vasculaire par sérum salé isotonique à 0,9 % ou colloïdes isotoniques pour maintenir
une pression artérielle systolique à 90 mmHg. Des signes évocateurs d'engagement cérébral
peuvent être présents dans certains cas, d’où l’indication de l’usage du mannitol à 20 % à la dose
Dans notre série, la prise en charge initiale n’était instaurée qu’à l’arrivée dans une
structure hospitalière pour 96,30 %de nos patients. Et seulement 98 patients ont bénéficié d’une
prise en charge pré hospitalière (au lieu de l’accident) dont 53 patients ont été transférés par
délicate et qui peut engendrer des aggravations secondaires. Le choix du vecteur est décidé par
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médicales et le retour vers les établissements de soins, influence favorablement le pronostic des
La mise en condition d'un traumatisé crânien repose sur la mise en place de 2 voies
d’un cathétérisme veineux centrale, avec parfois la mise en place d’une sonde naso-gastrique et
d'une sonde urinaire. Dans le même sens, une surveillance scopique de la saturation de
Le maintien d’une hématose correcte est nécessaire chez un traumatisme crânien pour
éviter l’installation des ACSOS (l’hypoxie et l’hypercapnie) [84, 122]. Pour cela, un contrôle
rapide de la ventilation parait obligatoire. Une SaO2 ≥ 95 % ou une PaO2 ≥ 60 mmHg, et une
normocapnie avec une PaCO2 entre 35 et 40 mmHg sont les principaux objectifs ventilatoires.
Par contre une ventilation mécanique non adaptée peut être responsable d’hypoxie, d’hyper ou
d’hypocapnie profonde à l’origine d’une aggravation secondaire des lésions neurologiques [32,
59, 123].
de conscience sans coma chez tout traumatisé crânien nécessite une intubation orotrachéale
systématique [70]. Elle est de même justifiée en cas de détresse respiratoire, ou en cas de
traumatisme facial [62]. Il est a noté que l’intubation peut être difficile tout en considérant le
patient à estomac plein et suspect a priori de lésions rachidiennes. Dans le même sens, un
réflexe de toux ou une poussée tensionnelle au cours de l’intubation peuvent être délétères
aussi bien que l’hypoxie et l’hypercapnie inhérentes aux tentatives infructueuses [62]. Elle doit
être réalisée à l’aide de trois intervenants sous laryngoscopie directe, avec une induction
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anesthésique en séquence rapide, précédée d’une préoxygénation au masque [62, 124, 125], le
deuxième intervenant place la sonde d’intubation par voie orotrachéale après laryngoscopie
directe et un troisième assure le maintien en rectitude du rachis cervical pendant toute la durée
de déflexion. 28,5% des patients recensés ont bénéficié d’une intubation ventilation dans l’étude
de Taleb Sid Ahmed [107], contre seulement 15,24 % et 27,25% selon les études réalisées
Dans notre série étudiée, tous les patients ayant un traumatisme crânien grave TCG ont
bénéficié d’une intubation ventilation artificielle soit 12,99% de tous les patients recensés.
l’étomidate (0,25 à 0,40 mg/kg) associé au bromure de rocuronium à dose de 0,6 mg/kg sont
les deux produits d’induction préférentiellement utilisés, parfois l’étomidate a été remplacé par
l’intubation chez nos patients était de 5,7 jours des extrêmes allant de 24 heures à 38 jours.
a. Remplissage vasculaire :
Devant une instabilité hémodynamique, une atteinte médullaire, soit plus fréquemment,
une hypotension par hémorragie (plaie de scalp, …) doivent être recherchés, hors un
traumatisme crânien isolé n’est pas une cause de collapsus cardiovasculaire. Le maintien d’une
saignement actif, et de 120 mmHg devant un traumatisme crânien isolé. Le soluté de référence
est le sérum salé à 0,9%, un cristalloïde iso-osmolaire isotonique, aussi efficaces que les autres
solutions mais nécessitent des volumes 2 à 4 fois plus moins. Il diffuse rapidement dans le tissu
interstitiel et procure une expansion volémique de 30% environ [126, 93, 48], des
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salé isotonique s’avère insuffisante pour restituer un niveau de pression artérielle adéquat. Une
hypotension artérielle persistante, le recours aux catécholamines devient nécessaire [126]. Par
contre, Les solutés hypotoniques sont à proscrire devant les traumatismes crâniens graves vue le
risque d’installation d’un œdème cérébral ; de même que les solutés glucosés qui peuvent
induire une acidose cérébrale [127]. Dans notre série étudiée, 87,97% soit 2333 patients ont
bénéficié d’une expansion volémique à base de sérum salé 0,9%, contre 98,1% et 72,5%
respectivement selon le travail mené par Van Haverbeke et al [66] et Y. Coulibaly et al [81].
b. Catécholamines :
Une hypovolémie peut être corrigée par une expansion volémique. Cependant une
hypotension artérielle persistante, nécessite le recours aux agonistes des récepteurs alpha-
préférer l’une ou l’autre de ces drogues. Des raisons pratiques (utilisation par voie veineuse
périphérique) mais aussi théoriques (effet badrénergique évitant de masquer une hypovolémie)
masquer une hypovolémie mal compensée. Mais pour des raisons pratiques liées à l’utilisation
par voie veineuse périphérique, mais également théoriques liées à l’effet badrénergique évitant
de masquer une hypovolémie, la dopamine reste la drogue la plus usée [33]. Dans la série
étudiée, le recours aux drogues vasoactives était observés chez 15,2% de nos patients. Des
resultats similaires de 6.7 % ont été observés dans l’étude du CHU de Sfax [96] contre 26,95%
c. Transfusion :
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
culots érythrocytaires et ce d’autant que les lésions associées au traumatisme sont souvent
hémorragiques [32]. Dans notre série 35% soit 684 patientsont bénéficiés d’une transfusion
sanguine. Des résultats similaires ont été observés dans l’étude de Rouxel et al [45] et le travail
réalisé par [Link][8], avec respectivement des taux de 44 % et de 36%. Par contre un
recours à la transfusion d’un taux de 19 % seulement a été observé selon l’étude du CHU de Sfax
[96].
2.4. Prise en charge neurologique :
a. Monitorage cérébral :
et surveiller l’efficacité des TTTmais surtout l’évaluation du pronostic. Deux approches sont les
plus utilisées :
La pression intracrânienne peut atteindre des valeurs très élevées suite à un traumatisme
crânien grave tout en restant dans la possibilité de varier considérablement avec le temps,
soulignant l’importance d’un monitorage continu, hors elle ne pouvait pas être prédite par une
surveillance basée uniquement sur l’examen clinique, en particulier chez les patients sédatés
dont l’examen neurologique est souventlimité [128, 129]. Pour cela, la mesure de la PIC doit
fiable d’HTIC et une valeur pronostique et guide la thérapeutique selon l’évolution de la PIC.
doit être couplé à celui de la PAM en continu [61]. Il convient à signaler que ce monitorage est
fortement recommandé devant toute anomalie scannographique, ou devant l’association d’une TDM
normale avec au moins deux des critères suivants : âge > 40 ans, déficit moteur, PAS < 90
mmHgtout en sachant qu’il y a un risque estimé à environ 60 % d’avoir une HTIC chez ces patients
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
[129, 130]. Plusieurs techniques de mesure sont proposées. Celle de méthode de référence consiste
soustraire du LCR en cas d’HTIC, mais expose au risque infectieux et hémorragique. D’autres
méthodes de mesure de la PIC sont décrites, notamment par le site lombaire péridural ou sous-
dural, intracrânien extradural ou sous-dural mais qui sont de moins en moins utilisés vue leurs
Un seuil de 20-25 mmHg nécessite l’institution d’un traitement [132]. Cependant, une
PIC supérieure à 25 mmHg peut être toléré, dans certaines situations où la PPC est maintenue à
qui a conclue à taux de mortalité diminué de plus de 40% après un monitorage efficace [61,
133].
Le doppler trans-cranien est un type de Doppler pulsé qui permet d’enregistrer, par une
sonde à basse fréquence (2 MHz) du fait de l’atténuation importante des ultrasons due à la
voûte, la vélocité (V = cm.s-1) des globules rouges dans les gros troncs artériels intracrâniens.
En amont du cercle de willis au niveau de la carotide interne et le tronc basilaire, ou à son aval
au niveau des artères cérébrales antérieure, moyenne ou postérieure. A travers trois fenêtres
être réalisable par n’importe quel appareil Echo-Doppler et permet de détecter très précocement
En sachant que le débit (Q) dans les gros troncs artériels est le produit de la vélocité (V)
avec la surface de section artérielle étudiée (S) : Q = V x S, d’où l’importance de cette vélocité
mesurée [134]. L’index de pulsatilité (IP) décrit par Gosling peut être également calculé à travers
moyennes). Sa valeur normale chez l’adulte est environ 0,71 ± 0,10 [134].
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Les variations des résistances et de débit perfusion cérébrale peuvent être estimées par
L’analyse des variations de vélocité et l’index de pulsatilité (IP). Unehypoperfusion cérébrale est
directement par une fibre optique insérée dans la veine jugulaire interne et positionné au niveau
du golfe jugulaire qui se projette en regard de la mastoïde, soit par prélèvement d’un gaz du
d’épisodes d’hypoperfusion cérébrale permettant ainsi de guetter les ACSOS. Elle résulte de la
relation liant le débit sanguin cérébral (DSC) et la consommation cérébrale en oxygène (CMRO2)
: SvjO2 = SaO2 – CMRO2/ (Hb × 1,34 × DSC). La SvjO2 est alors directement proportionnelle au
DSC dans la situation où la SaO2 est stable (conditions de stabilité respiratoire), l’hémoglobine
est stable (en l’absence de déglobulisation) et CMRO2 est stable (patient sédaté, normotherme et
ne convulsant pas). De ceci, Toute baisse du DSC se traduit par une diminution de la SvjO2, et à
l’inverse, toute SvjO2 inférieure à 55 % est considérée comme facteur prédictif d’une
oxygène du parenchyme cérébral en regard d’une fibre optique mise en place dans le
parenchyme cérébral, idéalement dans une zone potentiellement ischémique [93, 136]. Elle
Elle est déterminée d’une part par l’apport au tissu en oxygène dépendant lui-même de la SaO2,
l’Hémoglobine et du DSC, et d’autre part par la CMRO2 locale [136]. En raison de l’existence
d’une différence entre les zones cérébrales particulièrement entre les substances blanche et
grise, et le tissu sain et le tissu à risque ischémique, aucun consensus sur les valeurs normales
et les seuils ischémiques de PtiO2 n’est proposé jusqu’à ce jour [136]. Hors le chiffre 14 mmHg
est peut-être considéré comme le seuil de PtiO2 associé aux zones sous-perfusées [136,137],
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
avec l’existence d’une corrélation nette entre une évolution défavorable et des valeurs de PtiO2
basses, mais aussi avec le temps passé en dessous des valeurs seuils de PtiO2 [136, 138].
molécules hydrosolubles introduit dans une région cérébrale précise permet la mesure des
concentrations extracellulaires de différents substrats [93, 139]. La balance entre les apports par
les capillaires sanguins et la consommation par les cellules est reflétée par le glucose interstitiel.
Dans le même sens, le rapport lactate/pyruvate est un indicateur fiable de l’ischémie tissulaire,
neurologique sévère [93, 139]. Cependant, ce monitorage est invasif, coûteux et difficile à
Une corrélation entre les tracés EEG et la profondeur du coma a été établie. Une valeur
pronostique a été directement liée à la réactivité constatée lors de l’enregistrement du tracé EEG.
Ainsi, au cours d’une atteinte du tronc cérébral caractérisée par l’absence de la réactivité
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
stimulations dont le pronostic reste conservé [93]. Dans le même sens, l’EEG permet de surveiller
en continu la tolérance et l’efficacité du traitement par les barbituriques, mais avant de mettre
en évidence les crises convulsives infra cliniques [93]. Dans notre série aucun monitorage
cérébral n’a été réalisé en raison de l’absence d’un plateau technique adéquat, en dépit de la
La prise en charge médicale repose sur une bonne détente cérébrale et le contrôle des
patient pour réduire les besoins métaboliques cérébraux et permettre sa bonne adaptation à la
réalisation de réévaluations neurologiques cliniques [97]. Il convient par contre à signaler que les
barbituriques ainsi que sa demi-vie contextuelle longue ne permettent pas d’envisager leur
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CURARES = ou↘ = 0 0 +
KETAMINE = ou↘ = = 0 +
dérivé morphinique, toute en sachant que le sufentanil est le morphinique le plus adapté à une
sédation prolongée. Hors, en pratique courante, le Propofol est le plus souvent associé au
Midazolam depuis la réduction majeure de son coût permettant ainsi de réduire synergiquement
les doses de Midazolam et de contribuer à une gestion plus souple de la sédation avec une
respiratoire aiguë (SDRA) avec pressions de ventilation non contrôlées, de même que l’apparition
des frissons secondaires à des variations thermiques, malgré une sédation bien effectuée,
explique le recours aux curares. Ces derniers sont également nécessaires devant une
hypothermie thérapeutique [93], si non son utilisation doit être limitée au maximum. Les critères
• Absence de convulsion.
• Absence d’hypothermie.
Dans notre série étudiée, tous les TCG ont bénéficiés d’une sédation systématique et qui
l’HTIC. La durée moyenne de sédation était comprise entre 4,9 ± 6,14 jours. Le Midazolam était
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
le produit utilisé chez tous les patients soit en association à Fentanyl ou en monothérapie en cas
de rupture de stock de cette dernière. Les données de la littérature, rapportent des résultats
similaires. 87,4 % des patients ont bénéficiés d’une sédation à l’aide d’hypnotiques et des
morphiniques selon le travail réalisé par Van Haverbeke et al [66]. Presque la totalité des
malades ont subi une sédation avec une durée moyenne respectivement de 6 jours et de 5 jours
selon l’étude de B. Aabydi[142], etl’étude De Z. Charani[37]. Dans les mêmes études les produits
• Osmothérapie :
Son mécanisme d’action repose sur la création d’un gradient osmotique transmembranaire
responsable d'un appel d'eau depuis le secteur intra-parenchymateux vers le secteur intravasculaire
et donc responsable d’un effet anti œdémateux sur l’ensemble du parenchyme cérébral [143]. Deux
Le mannitol 20 % :
Il agit sur plusieurs paramètres permettant ainsi de diminue la PIC : en plus de son effet
DSC, mais également de baisser la production du LCR [14]. Il représente le produit de référence
dans le traitement de l'HTIC, son administration se fait habituellement en bolus de 0,25 à 0,5
g/kg pendant 15 à 20 minutes, il convient à noter qu’une administration plus rapide peut
entraîner une hypotension. La pression intracrânienne diminue dans les 5 à 10 minutes après
l’administration du mannitol, et son effet maximal survient après 60 minutes avec un effet total
qui dure environ 3 à 4 heures. Cependant, son efficacité peut se réduire du fait de l’apparition
d’une hémoconcentration et peut s'atténuer avec le temps en raison d’un possible effet rebond
[93]. Par contre une utilisation trop rapprochée expose à un risque d'hyperosmolarité
plasmatique excède 320 mOsm/kg [143]. Dans l’étude de Ahmed Raslan et al, l'administration
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d'un bolus intraveineux de mannitol a permet de diminuer la PIC d'environ 34% [144], et certains
travaux récents semblent montrer de meilleurs résultats avec de plus fortes doses de mannitol
(1,5 à 2,8 g/kg), Néanmoins son efficacité n'est pas constante en particulier en cas de lésion de
Il permet la baisse de la PIC en déplaçant d’eau des cellules vers le secteur plasmatique
représente une alternative au mannitol vue sa conduction à une charge osmolaire double de celle
des doses habituelles de mannitol, sa posologie habituelle est de 3 ml/kg. Devant des
traumatisés crâniens avec HTIC et choc hémorragique on peut avoir recours parfois à
l’association du sérum salé hypertonique à 7,5 % à une macromolécule (HEA ou dextran) [143
,144]. Dans le même sens, Vialet et al. Ont montré sur une série étudiée un meilleur contrôle de
la PIC après l’administration de 2 ml /kg de sérum salé hypertonique à 7,5 % (350 mOsm) par
rapport à l’administration de la même dose de mannitol à 20% (175 mOsm)[146]. Il est important
également à signaler que l’utilisation isolée du sérum salé hypertonique permet de mesurer
L’Osmothérapie a été utilisé chez 12,09 % e nos patients contre seulement 8 patients dans
• L’Hypocapnie/hyperventilation optimisée :
vasoconstriction qui provoque elle aussi une diminution du volume sanguin cérébral responsable
en fin de la diminution de la PIC. Néanmoins, elle peut entraîner une baisse du débit sanguin
cérébral sans baisse de CMRO2 exposant à un risque d'ischémie cérébrale secondaire [93]. A
savoir qu’une baisse de la PaCO2 de 1 mmHg s’accompagne chez un sujet sain d’une réduction
du DSC de 3 % [148]. D’où la nécessité des moyens de monitorage permettant une évaluation
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indirecte du DSC, et de son adéquation aux besoins métaboliques (doppler Transcrânien, SvjO2)
[143]. Ce qui explique, l’effet de l’utilisation prolongée d’une hyperventilation sur l’aggravation
du pronostic neurologique des patients avec TC grave. Même une hyperventilation de courte
durée de moins de 30 minutes peut entraîner une élévation du glutamate et du lactate interstitiel
cérébral chez le patient traumatisé crânien, ainsi elle ne doit pas être utilisée [149]. Parfois, une
hyperventilation parait nécessaire comme traitement d'exception pour faire face à une situation
d'HTIC menaçante, hors le retour à une normocapnie aux alentours de 35 mmHg doit être
de 0,5 en 0,5 °C jusqu’à l’obtention d’une hypothermie la plus compatible avec le contrôle de la
PIC. Cependant, le retour à la normothermie nécessite une grande vigilance et qui doit être
progressif pour éviter les rebonds d’HIC et un risque d’hyperkaliémie par transfert du secteur
intracellulaire vers le secteur plasmatique qui peut être redoutable et difficile à contrôler [93].
Les données de la littérature restent non concluantes en dépit de l'abondance des travaux
expérimentaux sur l'effet bénéfique de l'hypothermie pour le cerveau agressé [150]. Une étude
l’amélioration du pronostic sont moins clairs [93]. Dans notre série étudiée, l’hypothermie
thérapeutique contrôlée n’a été utilisée comme moyen thérapeutique contre l’HTIC chez aucun
de nos patients.
traitement très efficace et rapide de l’HTIC. Hors, sa réalisation est parfois techniquement
impossible du fait de l’aspect collabés des ventricules, avec un éventuel risque non négligeable
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
d’infection allant jusqu’à 2 %, et que ce risque est d’autant plus important que le nombre de
manipulations augmente. Pour cela ce monitorage doit se limiter aux 48 premières heures.
• Position de la tête :
La surélévation de la tête entre 10 et 30° semble être un traitement utile [151]. Toute en
proscriront une position proclive de plus de 30° et évitant toute gêne au retour veineux par
compression avec une minerve cervicale rigide [143]. L’effet de la position proclive de la tête sur
la PIC a été étudié par plusieurs auteurs et qui ont tous conclu à la valeur bénéfique de cette
position sur la diminution de la PIC [152]. La surélévation de la tête à 30° fait partie de mesures
thérapeutiques dans les services de neurochirurgie et de réanimation, et qui a été effectuée chez
• Corticothérapie :
prise en charge du traumatisme crânien. Dans le même sens aucun effet n’a été rapporté sur
[132, 153].
La corticothérapie n’était utilisée chez aucun patient dans notre série pour diminuer
l’HTIC, cependant nous avons utilisé la corticothérapie dans le but de diminuer l’œdème facial et
risques de survenue des crises convulsives notamment un score de Glasgow < 10, la présence
d’une plaie pénétrante, d’une embarrure, d’un hématome intra ou extradural, existence d’une
- 99 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
comparaison entre le valproate (Dépakine®) et les autres produits ne montre aucun bénéfice. Or,
pour être rapidement efficace, le traitement préventif doit commencer par une dose de charge de
phénytoïne qui ne sera efficace qu’à partir de la 48e heure autorisant ainsi l’arrêt de la
benzodiazépine [33]. Dans notre étude, seulement 19,09 % des patients ont bénéficié du
traitement prophylactique des convulsions à base de Valproate de sodium, contre 35,3 % selon le
• Traitement de l’hyperglycémie :
pronostique toute en sachant que tout état critique s'accompagne par une intolérance au glucose
même chez des patients non diabétiques. Or, un contrôle glycémique strict par insulinothérapie
devant une hyperglycémie > 15mmol/L ou à l’inverse l’administration de glucose devant une
glycémique a fait partie de notre conduite thérapeutique pour tous nos patients.
• Traitement de la dysnatrémie:
L’hyponatrémie doit être corrigée par l’administration de SSH à la dose de 4 à 6 mmol ∕L,
avec une augmentation de 2 mmol ∕L jusqu' à disparition des signes neurologiques. Cependant,
une correction rapide peut induire un syndrome de myélinolyse cérébrale avec détérioration
neurologique progressive. La surveillance repose sur des ionogrammes répétés toutes les quatre
heures [155].
• Traitement de l'anémie :
métabolique qui provoque une augmentation du volume sanguin cérébral et donc de la PIC. En
pratique, la concentration en hémoglobine doit être maintenue supérieure à 10 g/dl devant une
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
PIC instable. Or, une valeur de 8 g/dl peut être retenu dans le cas inverse [61, 93]. Dans notre
des cas et 19 % respectivement dans le travail réalisé par G. Bouhours [8] et l’étude du CHU de
Sfax [96].
c. Traitement chirurgical :
d’autant plus rapidement qu’il existe une inégalité pupillaire. A partir de 70 minutes après
sous surveillance stricte de la TDM et de la clinique dans les cas suivant [5, 44, 156] :
tentoriel.
localisation temporale [44,5]. Dans notre série étudiée, 50% des HED diagnostiqués ont été
opérés versus 50% et 70% respectivement Selon l’étude de G. Benhayoun [87] et l’étude de H.
Bezicioglu et al [157].
Un traitement conservateur peut être proposé chez un patient comateux et qui présente un
hématome sous dural aigue de moins de cinq millimètres d’épaisseur avec une déviation de la ligne
médiane de moins de cinq millimètres. Or, un monitorage de la pression intracrânienne (PIC) et une
évaluation fréquente du statut neurologique en unité de réanimation est toujours préconisé [5].
- 101 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
toujours envisagé avec une surveillance particulièrement stricte [158, 159, 160]. De même pour
un score de Glasgow à 3, des pupilles en mydriase bilatérale et en absence des réflexes du tronc
cérébral l’opération peut être récusée vue que le patient a des chances de récupération quasi
nulle, hormis la présence de médication pouvant expliquer ces signes [5]. Dans notre série
étudiée 19,01% de nos patients présentent un HSDA, et seulement 14,3 % ont été opéré soit 279.
Et l’évacuation chirurgicale des hématomes sous duraux aigues représente un chiffre de 8,3% de
l’ensemble des interventions neurochirurgicales réalisée dans notre étude. Des résultats
similaires ont été constatés dans la série de LAMIREE M. [70], dans laquelle 5,61% des patients
ont présentés un HSDA et dont 13% ont bénéficiés d’une évacuation chirurgicale, versus 21,2%
représentent l’objectif de l’intervention. L’acte chirurgical doit, au mieux, être effectué en deux temps :
parentérale.
traumatisme [4]. Dans notre série étudiée, la réparation d’embarrure était faite chez
32,7% des embarrures ont nécessité une réduction chirurgicale dans la série d’O. Fatigba
[96].
c.4. Traitement de l'hématome intracérébral :
- 102 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
justifiée et n’améliore pas le pronostic global non plus, de même pour les hématomes intra
cérébral quel que soit l’état neurologique du patient, et pour les hématomes de petite dimension
ou chez des patients en bon état général [5]. Sa prise en charge médicale associe généralement
contrôle scannographique régulier [5]. Cependant, une intervention chirurgicale s’impose plus
rarement (4 à 5% environ selon les séries) et dont les indications opératoires sont représentées
essentiellement par une détérioration de l’état neurologique, une hausse de PIC incontrôlable ou
encore une déviation de la ligne médiane à la TDM supérieur à 1 cm. De même pour un risque
30 ml.
Dans notre série étudiée, l’incidence des hématomes intra parenchymateux est de 7,9 %
de l’ensembles des patients sans aucune indication chirurgicale posée, versus 2,8% selon la série
La mise en place d’un cathéter de dérivation ventriculaire externe et aussi bien un moyen
inondation ventriculaire ou à une compression des voies d’écoulement de LCR par un hématome
[74].
Dans la série étudiée, seulement 4 patients ont bénéficié d’un drainage de LCR. Des
résultats similaires ont été observés dans la série du CHU de Sfax [96] et dans l’étude de Z.
Charani[37] avec seulement deux patients qui ont bénéficié de ce monitorage, versus une seul
- 103 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
de décompression améliore le pronostic vital après traumatisme crânien grave [84]. Or, aucun
consensus sur les indications et abstentions n’a été jusqu’à la dégagé [162]. Toutefois, la
réduction de la mortalité est très variable d’une étude à l’autre allant de 20% à 80% [163, 164].
VI. Evolution :
1. Evolution favorable :
L’évolution est en général représentée par deux cas de figures, une évolution favorable
suite aux mesures de réanimation réduisant le risque ischémique secondaire à la survenue des
agressions cérébrales secondaire d’origine systémique et qui est caractérisée dans la plus part
des cas par une récupération fonctionnelle satisfaisante et une régression des lésions
radiologiques. Ou dans le sens inverse, une évolution défavorable caractérisée par la persistance
Dans notre série étudiée, l’évolution était favorable chez 1676 patients soit 63,19 %.
- 104 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
2. Complications
2.1. Complications à court terme
a. L’engagement cérébral :
non traitée ou réfractaire chez un TCG, avec un pronostic réservé si de type temporal. Il convient
à noter que l’engagement surtout temporal peut se manifester cliniquement par une mydriase
avant même l’élévation de la PIC est encore normale d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce par la
barbituriques, drainage du LCR voire même chirurgie de décompression est souvent nécessaire.
Dans notre série 477 patients gardaient l’HTIC persistante (soit chez 17,98 % des cas) avec une
- 105 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
b. Complications infectieuses :
Une infection nosocomiale est définie comme étant une infection apparaissant 48ème
Dans la série étudiée, devant toute suspicion d’infection nosocomiale sans orientation clinique,
un bilan général est systématiquement réalisé basé sur un prélèvement bronchique distal
protégé (PDP), un examen cytobactériologique des urines (ECBU), une ponction lombaire (PL), et
deux hémocultures avec une numération des globules blancs et une CRP.
b.1. Pneumopathie nosocomiale :
semblent associées à une mortalité importante. Il s’agit d’une complication iatrogène secondaire
l’aspiration bronchique et d’autre part liée à une altération de la fonction mucociliaire relative à
une humidification insuffisante de l’air inspiré favorisant ainsi l’encombrement bronchique. Dans
certain cas, la survenu du syndrome de Mandelson suite aux problèmes d’inhalation très
fréquent du fait de l’état d’inconscience constitue une cause de cette complication [142, 168].
acquises sous ventilation mécanique sont très variables, allant de 3,5 à 84 %, avec une incidence
discordance [168]. Les germes de la sphère oropharyngée sont les plus fréquemment retrouvés
chez les patients préalablement sains, et des bacilles gram négatif chez les patients
chroniquement malades. Ces deux types de germes sont responsables de plus de 50 % des
pneumopathies nosocomiales. Dans notre série étudiée, 106 patients ont développé une
pneumopathie nosocomiale soit 20 % des TCG (3,99% du total des TC), et qui représente 46,08%
de l’ensemble des infections nosocomiales. Des résultats similaires ont été rapportés dans la
littérature. Cette complication a été observée chez 48 patients soit 54 % avec un taux de
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
mortalité atteignant 48% dans la série de G. Benhayoun [89], versus 13% des patients soit 62% de
b.2. Méningite :
(sinus, rocher ...). Il convient à noter que 10 à 25 % des sujets présentant une fistule de LCR
quelques jours à quelques années [186]. Les germes isolés sont généralement multi résistants
tableau clinique est souvent non spécifique, et les données bactériologiques de l’examen du LCR
principaux facteurs de risque de la mortalité liée aux méningites post-traumatiques [167]. Les
parfois très tardif (>1an) de survenue de l'infection [167]. Néanmoins, les auteurs proposent une
Dans le travail réalisé en CHU de Sfax [96], 4 cas de méningite ont été rapportés, versus 2
cas de méningite selon l’étude de G. Benhayoun[87], et dont un est décédé. Dans notre série 79
L'infection urinaire nosocomiale est une complication bénigne directe liée dans la grande
majorité des cas au sondage vésical. Il est important à noter que la pochette urinaire est une
[169].
- 107 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Dans notre série étudiée, 29 patients ont développé une infection urinaire représentant
c. La maladie thromboembolique :
Est une complication très grave pouvant engager le pronostic vital des patients d’où
disponibles en fonction des situations cliniques. Dans notre série étudiée, on a pu recenser 21
patients qui ont développé une maladie thromboembolique soit 0,79 % de l’ensemble de nos
patients.
d. Les escarres :
Les escarres constituent avec les rétractions tendineuses et les attitudes vicieuses les
proportionnel à la durée d'hospitalisation. Les zones d'appui avec une faible masse musculaire
représentent les sites de prédilection et qui sont observés par ordre de fréquence décroissante
commençant par les talons, la région sacrée, les régions trochantériennes et ischiatiques, les
compliquer d'infection est une complication potentielle des escarres en fonction de la qualité des
soins antérieurs, du risque de contamination par les selles et ou les urines, et de l'état des
défenses immunitaires du malade. La prévention repose sur une kinésithérapie régulière chez les
patients à risque. Ceci dit, Il est donc essentiel de mobiliser le blessé le plus rapidement
malade toutes les trois heures différentes selon la position du malade [60]:
Un coussin doit être mis sous les genoux maintenant ainsi les membres inférieurs en
demi flexion, tout en évitant la chute latérale des pieds par des attelles en mousse, les membres
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
supérieurs doivent être positionnés avec l'épaule en abduction rotation externe, les coudes en
extension, alors que les autres reposent en flexion sur des coussins [60]. Lorsque la stabilité
Dans notre série étudiée, 106 patients ont développé des escarres soit 3,99% de nos
Aniba[38].
a. Séquelles :
Les séquelles sont définies comme étant un état pathologique résiduel dont lequel aucun
traitement n’est plus capable de faire évoluer. Le degré de la réinsertion socioprofessionnelle est
constituées par les céphalées, le déficit moteur, l’état végétatif, l’épilepsie [96].
Dans notre étude 18,09% de nos patients gardaient des séquelles neurologiques,
représentées par ordre de fréquence décroissante par les céphalées dans 11,99% des cas, un
déficit moteur dans 6,97% des cas, des crises épileptiques constatées chez 0,98 %.
- 109 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Ont été observées chez 185 patients soit 6,97% sous forme d’une diminution du quotient
intellectuel, suivi par des troubles mnésiques dans 6,37 % des cas, des troubles de l’élocution
3. La mortalité
3.1. Mortalité globale
Le taux de mortalité des traumatismes crâniens graves a régressé progressivement dans les
pays occidentaux pour stagner autour de 40% grâce aux progrès réalisés dans ce domaine.
Néanmoins, des taux nettement moindres ont été publiés dans différentes études, selon la différence
de répartition d'âge et la différence de répartition de GCS [60]. Dans notre série, le taux de mortalité
- 110 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
décès dans le groupe des traumatismes crâniens légers à modérés. Les complications
infectieuses étaient incriminées comme cause de décès dans 17,73 % des TCG et 7,77% des TC
légers et modérés.
De même pour l’étude B. Aabydi[142] dont la principale cause de décès était représentée
nosocomiale responsable de 41,37% de décès. Des constatations similaires ont été observées
dans l’étude de K. Aniba[38] et de H. Hadiri[63], pour lesquels les principales causes du décès
86,5%. Dans la série de H. Hadiri[63], la mortalité est aussi élevée, les principales causes du
décès était réparties comme suit : l’aggravation de l’état neurologique et l’engagement dans
86,5% et 53%, puis l’infection dans 6 % et 20% des cas, le choc hémorragique dans 4,5% et 18%
- 111 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
PREVENTION
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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
efficace pour diminuer letaux des traumatisés crâniens. Dans ce sens, des mesures d’ordre
la route.
télé ou à la radio.
Fournir des ambulances médicalisées sur les axes routiers les plus dangereux.
charge et la surveillance des patients âgés, mais surtout la mise en place des établissements
- 113 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
CONCLUSION
- 114 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Notre travail est une étude rétrospective étalée sur une période de trois ans allant du 01
janvier 2019 au 31 décembre 2021 et qui a permis de rapporter l’incidence des traumatismes
crâniens au centre hospitalier régionalHASSANE II d’AGADIR. Nous avons pu montrer leur relation
étroite avec les accidents de la voie publique, avec une prédominance de la population jeune et
masculine. Plusieurs insuffisances ont été mises en évidence et qui concourent à la survenue de
lésions secondaires : particulièrement le transport à partir du lieu de l’accident qui a été souvent
non médicalisé, les délais parfois longs pour la réalisation du scanner, et le retard de la prise en
charge thérapeutique causé principalement par le nombre limité de places et enfin le manque de
plateau technique adéquat. L’absence d’un réseau des traumatismes crâniens à la sortie de
- 115 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
RESUMES
- 116 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Résumé :
Introduction :Les traumatismes crâniens représentent la quatrième cause de mortalité et
d’invalidité dans les pays industrialisés, c’est un problème majeur tant sur le plan sanitaire que
socioéconomique, particulièrement chez une population jeune. Notre étude est menée dans le
thérapeutique et évolutif des traumatisés crâniens, afin d’assurer une prévention primaire,
secondaire et tertiaire.
Patients et méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive, d’une durée de
3ans allant du premier janvier 2019 au 31 décembre 2021. Portant sur 2652 traumatisés
Tous les patients victimes de traumatisme crânien isolé ou associé ont été inclus dans
Résultats :Durant notre étude, 2652 traumatisés crâniens ont été admis aux urgences de
l’hôpital régional Hassan II, dont 530 traumatismes crâniens graves admis en SAUV (soit 12,99%)
35,02%), avec une prédominance masculine : 2130 hommes (soit 80,31%) et 522 femmes
La plupart des patients étaient actifs (soit 84,87%), sans antécédents pathologiques
particuliers (soit 81,97%), issu d’un milieu urbain (soit 80,65%) et ramediste (soit 66,96%).
La fréquence des admissions a été élevée au cours des samedis (soit 32,27%), entre
18h00 et 00h00 (soit 40,53%), en juin juillet et aout (soit 41,38%). Les accidents de la voie public
ont été la cause la plus fréquente des traumatismes crâniens (soit 63,72%), majoré par les
motocyclistes (soit 48,93%), 98 patients seulement ont bénéficié d’un transport médicalisé dont
53 par SMUR, dans un délai inférieur à 3 heures pour la majorité des patients (soit 48%). 1802
- 117 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
patients avaient un traumatisme crânien modéré (soit 67,94%), le traumatisme crânien léger était
retrouvé chez 530 patients (soit 19,98%), par ailleurs 320 patients (soit 12,06%) avaient un
traumatisme crânien grave. L’examen paraclinique de référence était la TDM qui a objectivé
63,12% des patients ayant des contusions cérébrales et 41,96% ayant une hémorragie méningée.
Le traumatisme crânien isolé représentait 32,31%, par ailleurs les lésions associées
recours à la chirurgie a été fait chez 1346 patients dont 857 interventions neurochirurgicales
(soit 32,31%).
plateau technique des centres dédiés à la prise en charge de ce type de pathologie. Sans oublier
le rôle important de la prévention notamment la lutte contre les accidents de la voie publique
- 118 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Abstract
Introduction: Head injuries represent the fourth cause of death and disability in
industrialized countries, it is a major problem both in terms of health and
socioeconomics, particularly in a young population. Our study is conducted with
the aim of retrospectively evaluating the epidemiological, clinical, biological,
radiological, therapeutic and evolutionary profile of traumatic brain injury, in
order to ensure primary, secondary and tertiary prevention.
Patients and methods: This is a retrospective and descriptive study, lasting 3
years from 1 January 2019 to 31 December 2021. Concerning 2652 head
trauma patients aged between 15 and 98 years hospitalized in the neurosurgery
department at the Hassan II regional hospital center.
All patients with isolated or associated head trauma were included in our study,
while specifying their epidemiological, clinical, biological, radiological,
therapeutic and evolutionary aspects.
Results: During our study, 2652 head injuries were admitted to the
emergency room of the Hassan II regional hospital, including 530 serious head
injuries admitted to SAUV (12.99%) and 2122 mild and moderate head injuries
admitted to
the neurosurgery department (35.02%), with a male predominance: 2130 men
(80.31%) and 522 women (19.68%) with a sex ratio of 4.08.
Most patients were active (84.87%), with no particular pathological history
(81.97%), from an urban environment (80.65%) and ramedist (66.96%). The
frequency of admissions was high on Saturdays (32.27%), between 6 p.m. and
midnight (40.53%), in June July and August (41.38%). Public road accidents were
the most frequent cause of head trauma (63.72%), increased by motorcyclists
(48.93%), only 98 patients benefited from medical transport, 53 of which by
SMUR , within less than 3 hours for the majority of patients (48%). 1802 patients
had moderate head trauma (67.94%), mild head trauma was found in 530
- 119 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
patients (19.98%), and 320 patients (12.06%) had severe head trauma. The
reference paraclinical examination was CT which objectified 63.12% of patients
with cerebral contusions and 41.96% with subarachnoid hemorrhage. Isolated
head trauma accounted for 32.31%, and associated injuries were dominated by
facial trauma (27.9%).
Management was based on volume restoration and respiratory assistance,
particularly for severe head trauma in an intensive care unit. The recourse to
surgery was made in 1346 patients including 857 neurosurgical interventions
(32.31%).
Conclusion: The promotion of pre-hospital medicine remains an
obligation for improving the prognosis of head trauma, as well as the
development of the technical platform of centers dedicated to the management
of this type of pathology.
Without forgetting the important role of prevention, in particular the fight
against road accidents, in reducing the incidence of head trauma.
- 120 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
ﻣﻠﺧﺹ
ﺗﻘﺩﻳﻡ:ﺍﻧﺈﺻﺎﺑﺎﺗﺎﻟﺭﺃﺳﻬﻳﺭﺍﺑﻌﺳﺑﺑﺭﺋﻳﺳﻳﻠﻠﻭﻓﺎﺓﻭﺍﻟﻌﺟﺯﻓﻳﺎﻟﺑﻠﺩﺍﻥﺍﻟﺻﻧﺎﻋﻳﺔ ،ﻭﻫﻳﻣﺷﻛﻠﺔﺻﺣﻳﺔﻭﺍﺟﺗﻣﺎﻋﻳﺔﻭﺍﻗﺗﺻﺎﺩﻳﺔ ﻛﺑﻳﺭﺓ،
ﻋﺎ ًﻣﺎﻓﻳﻘﺳﻣﺟﺭﺍﺣﺔﺍﻟﺩﻣﺎﻏﻭﺍﻷﻋﺻﺎﺑﻔﻳﺎﻟﻣﺭﻛﺯﺍﻻﺳﺗﺷﻔﺎﺋﻲﺍﻟﺣﺳﻧﺎﻟﺛﺎﻧﻲﺑﺄﻛﺎﺩﻳﺭ..
ﺗﻣﺎﺣﺻﺎءﺟﻣﻳﻌﺎﻟﻣﺭﺿﯩﺎﻟﺫﻳﻥﺗﻌﺭﺿﻭﺍﻟﺻﺩﻣﺎﺕﺍﻟﺭﺃﺱﺳﻭﺍء
ﺍﻟﻣﻌﺯﻭﻝ ﺃﻭﺍﻟﻣﺻﺣﻭﺑﺔﺑﺈﺻﺎﺑﺎﺗﺄﺧﺭﯩﻔﻲﺩﺭﺍﺳﺗﻧﺎ،ﻣﻌﺗﺣﺩﻳﺩﺍﻟﺟﻭﺍﻧﺑﺎﻟﻭﺑﺎﺋﻳﺔﻭﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻳﺔﻭﺍﻟﺑﻳﻭﻟﻭﺟﻳﺔﻭﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻳﺔﻭﺍﻟﻌﻼﺟﻳﺔﻭﺍﻟﺗﻁﻭﺭﻱ
ﺓ
ﺓ.
ﻣﺭﻳﺿﺎﺃﺻﻳﺑﻭﺍﺑﺻﺩﻣﺎﺗﻣﻌﺗﺩﻟﺔﻓﻳﺎﻟﺭﺃﺱ ).٪67.94
ﺧﻼﺻﺔ:ﻳﻅﻼﻟﺗﺭﻭﻳﺟﻠﻁﺑﻣﺎﻗﺑﻼﻟﻣﺳﺗﺷﻔﯩﻼﺯﻣﺎﻟﺗﺣﺳﻳﻧﺗﺷﺧﻳﺻﺈﺻﺎﺑﺎﺗﺎﻟﺭﺃﺱ،ﻓﺿﻼًﻋﻧﺗﻁﻭﻳﺭﺍﻟﻭﺳﺎﺋﻼﻟﺗﻘﻧﻳﺔﻟﻠﻣﺭﺍﻛﺯﺍﻟﻡ
ﺧﺻﺻﺔﻹﺩﺍﺭﺓﻫﺫﺍﺍﻟﻧﻭﻋﻣﻧﺎﻷﻣﺭﺍﺽ .
ﺩﻭﻧﺈﻏﻔﺎﻻﻟﺩﻭﺭﺍﻟﻣﻬﻣﻠﻠﻭﻗﺎﻳﺔ،ﻭﻻﺳﻳﻣﺎﻣﻛﺎﻓﺣﺔﺣﻭﺍﺩﺛﺎﻟﻁﺭﻕ،ﻓﻳﺎﻟﺣﺩﻣﻧﺎﻹﺻﺎﺑﺔﺑﺻﺩﻣﺎﺗﺎﻟﺭﺃﺱ .
ANNEXES
- 123 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Identité :
-Nom : -Prénom :
-Sexe: H F -Age:
-ATCD: - RAS NP -UP/NE:
-Téléphone :
Circonstance :
Dateet heure : …………………….
Chute : <de6m ≥de6m NP Autre………….
Agression: Pierre Armeblanche Bâton
AVP :
-Lieu: Urbain Rural Autoroute
-Route: Rue Route Route nationale Piste NP
-Victime : Nombre…………………, Dont Décès
-Type :
Piéton : par……………………….
Motocycliste: Casqué: Oui Non NP Par:………………………
Voiture: Ceinture: Oui Non NP Par:………………………
Poids lourd : Ceinture: Oui Non NP Par:………………………
-Impact: Frontal Latéral Arrière NP
Transport :
-Délai: <1h 1h-6h ≥6h NP
-Mode: SMUR Pompier Ambulance Témoins NP
-Médicalisé Oui Non
Examenàl’admission:
Hémodynamique : PAM .................... Mmhg
-TA : ………………………...mmhg -FC .................... bpm
-Hémorragie :
Pas d’hémorragie.
Extériorisé: Epistaxis Otorragie Hémoptysie Plaie autre:…………
Interne :
- 124 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Respiratoire :
-FR...............cpm -SaO2......................%
-Signedelutterespiratoire: Oui Non
Neurologique :
-Scorede Glasgow………………/15(Y :……..;V: ……….;M:……...) -
_Scoredeliège /5
-Pupilles: Normales Anisocorie(coté:…….) Mydriasebilat: Réactive
Aréactive
-Déficitneurologique: Non Oui Type:………………………
-Plaiedescalp : Oui Non
-Embarrure: Oui Non
Examenmaxillo-facial :
-Ecchymosepalpébrales: Oui Non
-Œdèmespalpébrales: Oui Non
-Plaie: RAS Front Paraorbitaire Joue Lèvres Autre:...............
Examenthoracique
-Plaiethoracique: Oui Non -Fracturedecôte: Oui Non
-Pneumothorax: Oui Non -Hémothorax: Oui Non
Examendubassin:
-Bassincliniquement: Stable Instable
-Ecchymosedupérinée: Oui Non
-Urétrorragie: Oui Non
ExamenAbdominal:
-Ecchymose: Oui Non
-Plaie: Oui Non
-Sensibilité: Oui Non
-Distension: Oui Non
-Défense: Oui Non
Examendes membres :
Douleur: RAS Bras Avant-bras Main Cuisse Jambe Pied
Impotencefonctionnelle: RAS MSD MSG MID MIG
Déformation: RAS Bras Avant-bras Main Cuisse Jambe
Pied
→ Sifracture: Ouverte Fermée
Bilan radiologique:
- 125 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
TDMcérébrale: Nonfaite
Faite: HED HSDA Hémorragieméningé
Hémorragieintraventriculaire
Œdèmecérébrale Contusion Engagement
Embarrure Frface Hématomeintraparenchymateux
Autre:……………………………
TDMcérébraledecontrôle: Nonfaite
Faite
Rxrachiscervical: Nonfaite
Faite: RAS Rectitude Fracture luxation
Autre:………………………..
Rxthorax : Nonfaite
aite: RAS Pneumothorax Hémothorax Contusion
Frcôte Volet Frclavicule
Autre:…………………………..
Echoabdominale: Nonfaite
Faite: RAS Contusionderate Contusion du foie
Epanchement: Gdabondance Moyenneabondance Minime
Autre:…………………………..
Rxdu bassin : Nonfaite
Faite: RAS Fracture Disjonction pubis Luxation
Autre:……………………………
RxdesMembres:(fracture) Humérus Radius Ulna Fémur Tibia
RAS Autre:……………………………
Autres:
Bilan biologique:
NFS/PQ: Hb............g/dl Ht...............% GB: ……………….…el/mm3PQ.............el/mm3
Hémostase :TP...........% TCK..............S INR:……..
Ionogramme: Urée.............g/l Creat.........mg/L Glycémie.........g/lmmol/LHCO3:……….
Na+.................mmol/L K+.................mmol/L
Bilirubine......................g/l
Priseenchargethérapeutique:
Réanimation Hémodynamique:
- 126 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Autrestraitements:
Evolution :
-Acourtterme: Favorable
- 127 -
Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens, expérience du service de neurochirurgie CHR Agadir
Duréedeséjourenréanimation :(DS–DE+1):
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ﻭﺍﻟﻠﻬﻌﻠﯩﻣﺎﺃﻗﻭﻟﺷﻬﻳﺩ
ﺃﻁﺭﻭﺣﺔﺭﻗﻡ167 ﺳﻧﺔ 2022
ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ
ﺍﻟﺭﺋﻳﺱ ﺱ .ﺃﻳﺕ ﺑﻥ ﻋﻠﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﺩﻣﺎﻍ ﻭ ﺍﻷﻋﺻﺎﺏ
ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ ﻡ .ﺍﻟﻣﺟﺎﻁﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﺩﻣﺎﻍ ﻭ ﺍﻷﻋﺻﺎﺏ
ﻡ.ﺍﻟﻭﺍﻟﻳﺎﻹﺩﺭﻳﺳﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻷﺷﻌﺔ
ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ