INTRODUCTION
L’enseignement secondaire fournit des activités d’apprentissage et d’éducation qui se fondent
sur l’enseignement primaire et qui préparent à la fois à une première entrée sur le marché du
travail et à l’enseignement post-secondaire non-supérieur et à l’enseignement supérieur. De
manière générale, l’enseignement secondaire vise un apprentissage à un niveau intermédiaire
de complexité. Le système éducatif fait une distinction entre le premier cycle et le deuxième
cycle du secondaire.
L’enseignement secondaire a pour mission de transmettre des connaissances, de développer
des compétences, de former des citoyens et de préparer à l’insertion professionnelle. Il vise à
assurer une culture générale commune à tous les élèves, tout en leur offrant des possibilités de
diversification et de spécialisation selon leurs aptitudes et leurs projets. Il favorise également
l’ouverture sur le monde et la mobilité internationale.
L’enseignement secondaire se compose de deux niveaux : le collège et le lycée. Chaque
niveau comprend plusieurs classes et plusieurs filières.
Le collège
Le collège accueille les élèves de 12 à 16 ans environ. Il comprend quatre classes : la sixième,
la cinquième, la quatrième et la troisième. Le collège est un cycle unique qui propose un
enseignement général obligatoire pour tous les élèves. Il n’y a pas de filières distinctes au
collège, mais il existe des options facultatives (langues vivantes, arts, etc.) et des dispositifs
d’accompagnement personnalisé (soutien scolaire, aide aux devoirs, etc.). Le collège a pour
objectif de consolider les acquis du primaire, d’approfondir les apprentissages fondamentaux,
de susciter la curiosité et de soutenir l’orientation.
A la fin du collège, les élèves passent le Brevet d'Etudes du Premier Cycle (BEPC), qui
évalue leurs connaissances et leurs compétences dans les matières principales (français,
mathématiques, histoire-géographie, sciences, etc.).
Le lycée
Le lycée accueille les élèves de 16 à 19 ans. Il comprend trois classes : la seconde, la première
et la terminale. Le lycée est un cycle diversifié qui propose des enseignements généraux,
technologiques ou professionnels selon les filières choisies par les élèves. Il existe deux types
de lycées : les lycées généraux (LG), les lycées Techniques (LT). Le lycée a pour objectif de
1
préparer les élèves au baccalauréat, de renforcer leur culture générale, de développer leur
autonomie et de faciliter leur poursuite d’études.
A la fin du lycée, les élèves passent le baccalauréat, qui est le premier diplôme de
l’enseignement supérieur. Il existe plusieurs séries de baccalauréat selon les filières : le
baccalauréat général (A, C, D), le baccalauréat technique (B, E, F, G, H, T,). Le baccalauréat
évalue les connaissances et les compétences des élèves dans les matières de leur spécialité et
dans les matières communes. Le baccalauréat est obligatoire pour accéder à l’enseignement
supérieur. Les élèves doivent également valider le grand oral, qui est une épreuve orale qui
porte sur un projet personnel lié à leur parcours.
Un enseignant est une personne chargée de transmettre des connaissances ou méthodes de
raisonnement à autrui dans le cadre d'une formation générale ou d'une formation spécifique à
une matière, un domaine ou une discipline scolaire. Le terme « enseignant » désigne la
personne qui enseigne aux élèves (en primaire et secondaire).
Dans certains contextes, les enseignants peuvent également être appelés « professeurs ». En
France, le corps des professeurs des écoles a remplacé celui des instituteurs dans le primaire.
Dans le secondaire, l'ensemble des enseignants sont désignés comme professeurs (professeurs
certifiés et professeurs agrégés). En revanche, à l'université, le titre de professeur désigne le
grade le plus élevé d'enseignement, statutairement supérieur à celui de maitre de conférences.
Le terme « professeur » n'est donc pas réservé à l'enseignement universitaire, mais reste
toutefois d'usage réservé dans le cadre de celui-ci.
Pour exercer son métier, le professeur doit posséder une certaine compétence pédagogique
généralement acquise par l'expérience ou au cours d'une formation spécialisée.
En Côte d’Ivoire, les informations relevant de la DESPS montrent un déficit d’enseignants
des disciplines scientifiques de l’ordre de 3741 professeurs dont 2479 professeurs de collège,
895 professeurs de lycée et 377 professeurs bivalents.
Le ratio Elèves /Enseignant selon la norme de l’UNESCO est de 40 élèves par professeur, par
classe pédagogique. Sur la base de ce ratio de l’UNESCO, un professeur de mathématiques
tiendrait 6 classes pédagogiques, un professeur de Physique-chimie tiendrait 7 classes
pédagogiques et un professeur de SVT tiendrait 8 classes pédagogiques. Dans les faits chaque
enseignant tient en moyenne 4 à 5 classes pédagogiques mais avec des effectifs plus élevés.
Cette situation ne permet pas un encadrement efficace des élèves dans les matières
1
scientifiques. Le déficit d’enseignants est accentué par une répartition des enseignants sur
l’étendue du territoire qui ne tient pas toujours compte des besoins. Certaines personnes
viennent à l’enseignement par manque de débouché. Ils y sont sans motivation et considèrent
l’enseignement comme une occupation temporaire en attendant d’accéder à un emploi qu’ils
jugent plus attrayant. La qualification académique des enseignants dans le public est
relativement satisfaisante. Par contre, dans l’enseignement privé, les diplômes académiques
des professeurs ne sont pas toujours en adéquation avec les enseignements qu’ils dispensent.
Ils ne maitrisent donc pas les contenus qu’ils sont appelés à dispenser. En ce qui concerne les
1200 ex-contractuels recrutés en sciences, certains ont des diplômes qui ne correspondent pas
à la matière dispensée.
Outre cela nous amène à nous interroger sur le rôle que peut jouer le professeur de sciences
dans le choix judicieux d’un élève de 3ème dans son l’orientation scolaire. D’où notre la
conduite une étude sur le sujet « Insuffisance des professeurs de disciplines scientifiques dans
l'affectation des élèves de seconde ».
Notre travail s’articulera autour de trois grandes parties :
- Cadre théorique
- Cadre méthodologique
- Résultats
1
PREMIERE PARTIE :
CADRE THEORIQUE
1
I- JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET
1- Motivation personnelle
Pendant longtemps les matières scientifiques ont été encouragées dans l’enseignement et
étaient mis au premier plan par nos autorités dans l’affectation de nos élèves, avec de très
bons résultats. Mais ces dernières décennies les enseignants des disciplines scientifiques se
font rare dans l’implication quant à l’affectation de enfants ayant obtenu le BEPC et la
moyenne d’orientation pour la classe de seconde (2nde).
Au cours de notre formation, nous avons constaté qu’il existe une insuffisance de
collaboration entre les professeurs de disciplines scientifiques et les élèves de la classe de
3ème qui fait qu’il y a un manque d’enthousiasme, de courage et de performance des élèves à
opter pour la série scientifique en seconde.
Ce constat s’accentue davantage lorsque les élèves sont confrontés à faire des choix pour leur
orientation en seconde. C’est ainsi que nous avons de très mauvais résultats au niveau de la
seconde et qui se répercute sur son cursus jusqu’en terminale. En effet, lors d’une certaine
interrogation du conseiller d’orientation envers les élèves de 3ème amené à être affectés en
seconde pour les mauvais résultats enregistrés : « Insuffisance des professeurs de disciplines
scientifiques dans l'affectation des élèves de seconde. ».
Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire qu’une bonne relation les professeurs de
disciplines scientifiques et les élèves en classe de 3ème qui pourrait être la résultante d’une
bonne performance.
2- Pertinence sociale
Cette étude s'impose dans notre carrière parce que, étant citoyen du pays et acteur de
l'enseignement ivoirien, le débat sur l'implication des professeurs des disciplines scientifiques
dans l'affectation en seconde dans les écoles secondaires, est aussi notre affaire. Nous avons
ainsi, comme inspecteur d’orientation, l'obligation de nous débarrasser de l'émotion, nous
vêtir plutôt du courage et charger toutes nos piles pour contribuer à l'évolution d'un tel débat
et surtout parvenir à un résultat attendu qui n'est autre que l'implication des professeurs des
matières scientifiques dans l'orientation scolaire de nos élèves dans les écoles secondaires.
Donner aussi un autre éclairage à l'opinion public et corps enseignants surtout ceux des
discipline scientifiques, aux acteurs non qualifiés en orientation scolaire et à ceux de
1
l'enseignement que, l'orientation scolaire est une affaire de tous, et qu'elle est indispensable
dans le parcours scolaire des élèves.
L’implication du professeur des sciences représente de nombreux enjeux pour les élèves :
La réussite scolaire : une bonne affectation vise à assurer la réussite de tous les élèves, quel
que soit leur niveau, leur origine ou leur situation. Il s’agit de réduire les inégalités scolaires,
de lutter contre le décrochage scolaire et de favoriser l’excellence.
L’orientation : elle vise à préparer les élèves à leur avenir professionnel et à leur choix
d’études supérieures. Il s’agit de les aider à découvrir leurs centres d’intérêt, leurs aptitudes et
leurs ambitions.
L’égalité des chances : une bonne orientation vise à garantir l’égalité des chances entre tous
les élèves, quelle que soient leur sexe, leur milieu social ou leur origine ethnique. Il s’agit de
promouvoir la mixité sociale et la diversité culturelle dans les établissements scolaires.
La citoyenneté : être bien affecté vise à former des citoyens responsables et engagés dans la
société.
3- Pertinence scientifique
L'approche scientifique se veut de contribuer au développement de la participation des
professeurs des disciplines scientifiques à l’orientation des élèves en seconde, ce par le biais
des expériences scientifiques. Cette participation scientifique aurait pour le rôle de permettre
les acteurs éducation particulièrement les professeurs de sciences face à leur responsabilité
dans les mauvais choix à l’orientation et désengagement des élèves vis-à-vis des matières
scientifiques.
Cette insuffisance des professeurs de discipline scientifique dans l’affection en seconde des
élèves avait donné lieu à de nombreux échec scolaire et abandon chez nos apprenants (élèves
orientés en seconde), mais aussi la déperdition scolaire.
Nous avons senti l'obligation de participer à la réflexion qui répond aux besoins de
l'enrichissement de nos connaissances scientifiques en sciences d'appui à l'affectation des
élèves en seconde, et plus précisément en orientation scolaire et professionnelle. Ceci est
encore une occasion pour nous de tenter un exercice sur l'analyse d'une situation d'orientation
1
scolaire et de montrer l’impact de l’insuffisance des professeurs des matières scientifiques
dans le choix des élèves affectés en seconde, que nous avons acquises durant notre formation.
II- REVUE DE LITTERATURE ET CADRE DE REFENCE
1- Revue de littérature
Parlant de la revue de la littérature, QUIVY (1995 :42) affirme que : « lorsqu’un chercheur
entame un travail, il est peu probable que le sujet traité n’est jamais été abordé par quelqu’un
d’autre auparavant, au moins en partie ou indirectement… tout travail de recherche s’inscrit
dans un continuum et peut être situé dans ou par rapport aux courants de pensée qui le
précèdent et l’influencent. Il reste donc indispensable de prendre connaissance d’un minimum
de travaux de référence sur le même thème ou plus largement sur des problématiques qui y
sont liées. »
De ce point de vue, il ressort qu’il serait illusoire de penser que nous pouvons nous passer
outre les travaux antérieurs au nôtre, et de prétendre tout inventer par nous-mêmes. Il sera
donc question dans cette partie de situer clairement notre travail, en rapport avec les travaux
existants reconnus. Il s’agit là comme l’affirme QUIVY (1995 :42) d’« une exigence de
validité externe ». Pour ce qui est de notre travail, il s’inscrit dans le sillage de l’intégration de
l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle dans le service de la communauté
éducative en général et en particulier des parents. Nous nous limiterons aux travaux ayant trait
aux facteurs qui influencent l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle des jeunes.
Nawal BENSALEM (2007 : 88) dans le meilleur itinéraire scolaire : les plans de déplacement
s’oppose fermement à ce qu’il nomme : « l’école de balbutiement ou l’école de conversion »,
Nawal considère l’itinéraire scolaire comme étant « le canevas préétabli que suit un élève
pour un aboutissement professionnel ; il n’existe qu’un seul itinéraire, ce qu’il nomme «
meilleurs itinéraire scolaire ». Il préconise l’élaboration des plan de déplacent par les experts
avisés pour une meilleure efficacité du système éducatif.
ATANGANA C (1994) dans son mémoire Intitulé : l’ordre hiérarchique des valeurs et
l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle dans le second cycle du secondaire et à
l’université pense que l’orientation scolaire d’un élève est déterminée par les considérations
du pouvoir politique, économique et les idéaux de prestige que les individus ont reconnu
comme les leurs et intériorisé de façon hiérarchisée qui influencent et déterminent le choix de
l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle. C’est ce qu’il appelle les « trois p » ou
1
encore les trois pouvoirs à savoir : le pouvoir politique qui confère au concerné le
commandement, l’autorité, une large audience, le pouvoir économique qui procure des biens
et des richesses matérielles. Le pouvoir social, celui qui fait de la personne un individu estimé
avec des honneurs.
SERGE LACOSTE (2005 :P.295-322) considère l’orientation scolaire et professionnelle
comme source de stress chez les collégiens et les lycéens.
Dans son travail, il étudie les effets psychologiques de la situation d’orientation scolaire
(choix des filières, projet professionnel) auprès des collégiens et les lycéens intégrés dans un
cursus d’enseignement général (de la classe de cinquième à la classe de terminale). Dans ce
cadre, il porte son intérêt sur le stress vécu par ces jeunes face à un choix d’orientation plus ou
moins « exigé » mais nécessaire selon la classe et le niveau de performances scolaires.
L’objectif de son travail est de vérifier l’existence de liens entre les difficultés d’orientation
selon leur nombre et leur nature interne ou externe) et le niveau ou les dimensions du stress. Il
parvient à la conclusion selon laquelle le développement d’un locus de contrôle externe
menant aux stratégies de refus (fondées sur la négation de la réalité du problème, le fait de
faire quelque chose de plus agréable) s’affirme comme stratégie dysfonctionnelle dans la
gestion du stress lié à l’orientation scolaire et/ou professionnelle des lycéens français.
Joseph BOMDA (2008) dans son ouvrage intitulé : Orientation scolaire et professionnelle au
Cameroun, l’urgence d’une remédiation s’insurge contre la prostitution que subit la profession
du conseiller d’orientation au Cameroun.
Joseph BOMDA retrace l’historique de l’orientation conseil scolaire et universitaire au
Cameroun, passant par la peinture de ce que représente le conseiller d’orientation dans
l’imagerie populaire avant de présenter le quotidien de ces fonctionnaires. A la fin de son
ouvrage, l’auteur conçoit une sorte de cahier de charge qui est une sorte d’interpellation à la
communauté des conseillers d’orientation sur leur potentiel et les défis auxquels ils devront
faire face pour relever le système éducatif Camerounais en perte de vitalité.
MVOLO M. (1994 : 88) écrit : « les déterminants du choix de la filière d’étude en
enseignement technique industriel dit féminin ». Il ressort de cette pensée que les facteurs qui
déterminent l’accès dans une classe d’examen sont d’ordre aussi bien économique,
sociologique, psychologique que culturel.
1
A la question de savoir si l’échec scolaire est imputable au seul manque d’intelligence et/ou à
la paresse de chaque enfant, MVOLO M. pense que :
« C’est l’attitude culturelle des parents en priorité et, à un degré moindre, leur statut social,
qui ont déterminé le succès scolaire de notre élite. Car le statut social indique en général la
position de l’individu sur un continuum d’avantages matériels et de prestiges, alors que
l’attitude indique le niveau de disponibilité d’une personne à agir d’une manière donnée face
à des situations particulières. »
Notre étude se démarque de celle de MVOLO M. dans la mesure où elle met en relief
l’influence des parents dans le choix des séries d’études de leurs enfants.
G. TSAFAK(2010) parle de la vocation comme étant un appel, une aptitude pour une tâche,
un métier, une profession bien déterminée. Si nous considérons le choix d’une série ou d’une
option au secondaire par un élève comme étant le choix d’une profession future, il est
démontré que le professeur TSAFAK en parlant de vocation ici demande et démontre une
bonne orientation de départ, indispensable pour être à l’aise dans son métier.
« Celui qui a la vocation dans la pratique tend à considérer son métier comme le plus beau…
Le choix d’une profession est en réalité difficile. Il est expliqué par un grand nombre de
facteurs d’ordre culturel, pédagogique, économique, social et psychopédagogique. Il est un
compromis entre les aspirations de l’individu et les contraintes du métier. Il est enfin une
option prise à un moment donné entre plusieurs possibilités qui varient en fonction de la
diversité des goûts, des intérêts, des qualifications et la situation de l’emploi. »
Avant d’aborder les théories, nous jetterons un regard sur les missions du conseiller
d’orientation telles que prescrites par le cahier de charge du conseiller d’orientation (2008 :
28), MINESEC.
Il est nécessaire avant d’aborder les théories relatives au sujet de présenter quelques missions
du conseiller d’orientation prévues dans le cahier de charge.
1.1- Le cahier de charge du Conseiller d'orientation au sein d'un
établissement scolaire
L'orientation -conseil dans les établissements scolaires visent trois objectifs principaux :
1
- Sensibiliser et informer toute la communauté éducative et particulièrement l'élève sur
les réalités du monde scolaire, les possibilités de formation et leurs débouchés
professionnels ;
- Développer chez l'élève, la connaissance de soi, l'instruire des facteurs susceptibles de
contribuer à sa réussite scolaire ou des problèmes susceptibles de perturber sa
personnalité ;
- Faire acquérir à l'élève, les méthodes et techniques d'apprentissage scolaire et
d'insertion professionnelle.
Pour ce faire, le conseiller d'orientation devrait :
Amener l'élève à :
- Apprendre l'élève à apprendre (orientation éducative) ;
- Apprendre à travailler (orientation professionnelle) ;
- Apprendre à vivre, (orientation personnelle et orientation sociale) ;
- Maîtriser la pratique de la recherche et de l'administration scolaire.
Il s'agit :
- Des activités de formation ;
- Des services adaptés ;
- Des activités administratives de recherche.
1.2- La présentation des types d'activités
1.2.1- Les activités de formation
Il s'agit de doter l'élève d'un savoir et d'un savoir-faire utile dans son adaptation au milieu
scolaire, la connaissance de soi, la prise de décision, l'élaboration d'un projet scolaire,
l'exploration des débouchés professionnels et la préparation à un métier ou une profession.
1.2.2- Les services adaptés
L'expression « services adapté » désigne les prestations offertes aux élèves, personnel
enseignant et parents d'élèves au moyen des tests Psychologiques et techniques de
communication spécifiques.
Le service adapté vise à assurer un développement harmonieux de l'élève au plan personnel et
scolaire, ainsi que la préparation à l'insertion socioprofessionnel.
1
Les services adaptés portent sur :
- L'évaluation psychologique
- Le counseling
- L'appui aux équipes éducatives et pédagogiques
- L'assistance aux parents d'élèves
1.2.3- Les activités administratives et de recherche
Les conseillers d'orientation en service dans les établissements scolaires est soumis aux
obligations administratives et de recherche en psychologie appliquée comme le prescrit la
règlementation en vigueur (décret n°2000/359 ; décret n° 2001/041 ; arrêté
n°67/B1/1464/MINEDUC/CAB.).
1.3- Le rôle des tests psychométriques : Laveault D. et Grégoire J
(2002 : 67)
Dans son exposé Laveault D. (2002, 67) reconnaît que « le recours aux tests psychométriques
en sciences sociales, a été d'une importance capitale, car elle a rendu possible l'exploration et
l'analyse objective du psychisme humain. Cette possible mesure de l'activité intellectuelle
(test du QI ; tests d'émotivité, d'affectivité etc.) de l'individu pour les nouvelles pédagogies
reste et demeure une variable déterminante dans le processus
enseignement-apprentissage ».
1.4- L’information scolaire : génératrice de segmentation
professionnelle
La question de l’information scolaire et professionnelle émerge simultanément à celle de
l’orientation scolaire. L’inadéquation entre les prévisions du Plan et les flux d’effectifs
scolarisés, dont l’un des effets les plus néfastes pour le ministère de l’Éducation nationale
serait l’insuffisance des effectifs de l’enseignement technique et l’explosion de ceux de
l’enseignement secondaire et supérieur, et le renouvellement de la question scolaire autour des
inégalités sociales, économiques et culturelles contribuent à faire de l’orientation scolaire un
problème public et de l’information scolaire sa solution. Aussi les COSP se voient-ils/elles
attribuer, sur le modèle des professeurs délégués au Bureau universitaire de statistiques (BUS)
intervenant au lycée, une nouvelle mission, celle d’informer les élèves, les parents et
d’informer collectivement et spécialement en classe de troisième. Mais cette injonction
suscite des réceptions différenciées au sein du groupe professionnel. Autant préciser dès
1
maintenant qu’il ne s’agit pas ici de livrer le processus complexe de reconversion
professionnelle qui nécessiterait de faire l’histoire biographique de celles et ceux qui
s’ajustent à de nouvelles règles, de repérer leurs dispositions, d’interroger les contextes locaux
dont on a pu voir qu’ils pouvaient structurer les systèmes d’interaction au sein des
établissements et de restituer le rôle des pairs, mais bien plus d’illustrer les effets différenciés
de l’injonction à embrasser le domaine de l’information et, corrélativement, à mesurer
l’influence de l’information dans le processus de déstabilisation de la psychologie
expérimentale comme paradigme de référence. Rendre compte de ces modalités multiples à
saisir la question de l’information permet également de ne pas se contenter d’une histoire par
le haut et d’observer les logiques microsociales qui sont à l’œuvre dans la transformation du
métier de conseiller(ère) d’orientation.
Les archives de Caplat contiennent une centaine de courts rapports (deux à trois pages). Ils
répondent tous au même format imposé par les journées d’études organisées par l’Inetop du
30 janvier au 3 février 1966 sur l’information à la fin du premier cycle. Ils s’organisent selon
différentes thématiques : le public de l’expérience d’information ; le contenu de l’information
apportée ; les moyens employés ; les personnels ayant participé à l’information des élèves ; la
compatibilité de l’information avec le travail d’orientation ; les conclusions tirées des
contrôles de résultats ; les publications utilisées ; les remarques et suggestions. On ne
retiendra de l’ensemble que les remarques et suggestions, équivalentes à des prises de position
sur la pratique de l’information au collège et plus généralement sur l’évolution du métier, que
l’on a choisi de rassembler autour de trois types de réception : la conversion au rôle prescrit
par l’institution ; la résistance et la conservation de l’héritage psychotechnique ;
l’accommodement, c’est-à-dire l’intégration de l’information dans le champ de compétences
des COSP.
« Je tiens à préciser qu’il n’est pas besoin d’être conseillers d’O.S.P. pour faire de
l’information collective, et que notre action se situe avec beaucoup plus de logique étant
donné notre formation AU COURS DE L’EXAMEN INDIVIDUEL dont la partie
INFORMATION doit s’ajuster exactement à la partie INVESTIGATION. [...] Vouloir faire
du conseiller d’OSP, le spécialiste de l’information collective, c’est, dans une large mesure,
aliéner sa qualité spécifique de psychologue. » (La mise en forme respecte celle du texte
d’origine. AN. Fonds Guy Caplat 19870194/6.).
1
L’accommodement à la pratique d’informer les élèves de troisième fut, de loin, ce qui fut le
plus répandu parmi les conseiller(ère)s d’orientation. L’information des élèves était ainsi
présentée non pas comme une nouvelle mission, mais plutôt comme une activité qui s’insérait
dans le domaine de compétences des COSP. Autrement dit, elle n’exhortait à aucune
transformation de la formation ou des activités des COSP.
« L’information nous semble s’intégrer naturellement dans le travail d’orientation (celui du
conseiller) et dans le travail pédagogique (celui du professeur) et pouvoir constituer un
excellent terrain de collaboration où peut se souder l’équipe chargée du travail combien
délicat de l’orientation en fin de 3e. Elle peut être une forme d’action spécifique ou un
heureux complément de l’action classique. Cette dernière (tests, questionnaires, entretiens)
devient beaucoup plus intéressante pour l’élève qui est bien plus motivé car il se sent vraiment
concerné. » (AN. Fonds Guy Caplat 19870194/6. Centre d’OSP de Clermont-Ferrand.)
« Dans l’activité des conseiller(ère)s si l’on considère d’une part :
- Le temps à consacrer aux tâches psychologiques ;
- Le temps à consacrer aux tâches d’information ;
Il ne fait aucun doute que les premières doivent l’emporter sur les secondes comme plus
importantes puisqu’il s’agit de la connaissance de l’élève, connaissance indispensable avant
de dispenser un conseil où l’information aura sa part. » (AN. Fonds Guy Caplat 19870194/6.
Centre d’OSP d’Annecy.)
2- Synthèse critique des travaux et spécificité de l’étude
La documentation examinée regorgeait d’études sur l’influence de l’insuffisance des
professeurs de disciplines scientifiques dans l’orientation des élèves de 3ème et d’autres
aspects qui contribuent aux bons choix des élèves en 3ème. Dans la plupart de ces études, les
professeurs de disciplines scientifiques ont été reconnus comme les personnes importantes
pour le développer développement psychologique des élèves en les préparant à apprendre en
classe et à faire des études personnelles sur les différentes série en seconde. La documentation
révisée a également examiné en détail les divers avantages et défis de l’affectation et du
conseil dans les écoles secondaires afin d’améliorer les résultats des examens et en seconde.
Toutefois, la plupart des études se concentrent sur l’affectation et le conseil dans les facteurs
liés à l’école sans les considérer à la maison et dans la société avec des amis loin de laz
maison et de l’école.
1
3- Cadre théorique de référence
Une théorie est un courant de pensées qui sert de support au problème posé et aux différentes
relations entre les variables.
Il est nécessaire, avant d’exposer les différentes théories relatives à notre sujet de dire qui peut
orienter. C'est-à-dire qui sont les artisans de l’orientation.
3.1- Les autres artisans de l’orientation
Nous pouvons citer la société, les enseignants et la famille.
3.1.1- La société
Très jeune, l’enfant tend à s’identifier à un adulte de son entourage ou à l’un de ses parents. Il
joue à l’imiter et désire faire comme lui quand il sera grand. Plus tard, vers l’adolescence, les
projets des enfants ne sont plus des jeux mais ils demeurent à la recherche d’une satisfaction
émotionnelle.
Leur plan d’avenir reflète une émotion mais il est important de remarquer que de génération
en génération, les métiers symboles changent et c’est à ce niveau que la société intervient.
Les filles affectionnent certaines carrières et pas d’autres. Elles situent la personne à laquelle
elles voudraient ressembler entre 19 et 20 ans et les garçons entre 26 et 30 ans.
3.1.2- Les enseignants
Le bulletin trimestriel n’est plus pour les parents et les éducateurs une simple information sur
les qualités du travail. Il est avant tout un indicateur qui permettra l’entrée dans une filière
d’étude, une série ou une option déterminée ou souhaitée. D’où l’importance du dossier
scolaire.
Pour traduire leur impression sur un enfant, les enseignants n’ont à leur disposition que deux
langages à savoir la note et l’appréciation. Ce qui est très imprécis pour cerner la réalité d’un
enfant, l’échelle de mesure des valeurs étant propre à chaque enseignant et différente de celle
des autres.
Par ailleurs, le métier d’enseignant a connu une évolution, il ne se limite plus à celui d’un
transmetteur de connaissances aux élèves mais aussi à celui de faire découvrir par des élèves
1
eux-mêmes des connaissances qu’ils doivent acquérir et de leur donner les méthodes
appropriées pour l’accès à ces connaissances.
3.1.3- La famille
Lorsqu’il entre à l’école, l’enfant a déjà vécu quatre ou cinq ans au sein de la famille.
Il y a appris à tenir compte des autres, à imiter ses parents. Autrement dit, lorsque l’enfant
entre à l’école, il a déjà derrière lui tout une histoire, des goûts, des comportements, un
langage, des habitudes spécifiques. C’est dire que l’enfant qui entre à l’école est partiellement
orienté car chaque famille est une matrice dont la forme dépendra de l’avenir du sujet.
Certaines familles riches sont ouvertes et l’enfant qui en ressort n’épuise que rarement les
contenus. D’autres par contre sont étroites et ceux qui y grandissent ne rencontrent que des
bornes, obstacles, limites et interdictions.
Il n’est donc pas étonnant qu’à l’école se sont les enfants des catégories inférieurs qui tendent
à la limitation des ambitions scolaires et professionnelles, à l’inverse des enfants privilégiés
qui modèlent leurs projets d’étude, de carrière, de mariage sur les parents.
C’est ainsi que plus tard, les adolescents transposeront dans leur représentation les situations
qu’ils ont vécues chez eux.
3.2- La théorie de la reproduction
La théorie de la reproduction stipule que chaque système se prépare à un genre de vie et aux
activités propres à chaque classe sociale. Elle admet que la sélection scolaire rend compte de
la répartition socioprofessionnelle des individus. Pour MBALA OWONO(1986). « L’école ne
sélectionne pas les plus capables, les plus productifs, mais les plus conformes aux
représentations et aux attentes d’un groupe particulier. Celui qui dispose du pouvoir de
contrôle sur le système d’enseignement et exerce ce pouvoir en vue de préserver ou
d’accroitre ses privilèges au sein de la société ».
D’après cette théorie de la reproduction, les enfants des catégories sociales basses tels des
ouvriers, artisans, et autres s’identifient au rôle professionnel bas car limités par le contexte
familial. Les ambitions scolaires et professionnelles sont limitées.
1
Par contre, les enfants des catégories privilégiées s’imprègnent des normes mises en place par
leurs familles. De ces normes, ils modèlent leurs projets scolaires, professionnels, les relations
et même les fréquentations.
J.M.BERTHELOT(1982) : présente la reproduction en quatre étapes :
- Toute société tend à reproduire ses conditions d’existence.
- Dans une société divisée en classes, la reproduction des modalités de cette division
participe à la reproduction de la société dans son ensemble.
- Toute institution ayant un rôle de tri des individus ne peut le faire qu’en fonction de
cette division d’existence à reproduire.
- En tant que telle, la sélection scolaire dans une société divisée en classe ne peut avoir
qu’une fonction de reproduction scolaire.
Selon Bourdieu, l’influence du milieu familial agirait sur les perspectives scolaires. Basée sur
le concept de classes sociales, la théorie de la reproduction des inégalités (Bourdieu &
Passeron, 1970) décrit une hiérarchisation « Trans générationnelle » des métiers et des statuts
dans la structure sociale. L’école serait reproductrice des inégalités, car la sélection des
formations proposées par l’institution scolaire s’effectue en fonction de l’origine sociale. Il
existait une hiérarchie des formations où les plus riches, en haut de l’échelle décident, et font
face à des catégories socioprofessionnelles défavorisées. Ainsi, les parents aisés encouragent
le choix d’une filière ou série particulière, valorisée par la classe dominante et le plus souvent
par l’institution elle même. Les autres recherchent également ce type de filière ou de série,
mais choisissent finalement une autre orientation, « par défaut ». Les familles peu aisées se
reportent alors sur les métiers « manuels », dévalorisés, conservant le statut « inférieur » de
leur milieu.
Bourdieu observe la construction de cet héritage culturel, caractéristique pour lui d’une
maîtrise inégale de la langue et des outils intellectuels.
Pour le Ministère de l’Education Nationale, à situation scolaire comparable en 1989, les
enfants des cadres sortent significativement moins souvent du système éducatif sans
qualification que les enfants d’ouvriers qualifiés, puisque 68 % des élèves sortis sans
qualification sont des enfants d’ouvriers, de personnel de service ou d’inactifs (Note
d’information du 30 Août 1999). L’origine sociale, et plus particulièrement
1
socioprofessionnelle, jouerait donc un rôle important dans l’orientation scolaire (Bihr &
Pfefferkorn, 1999 ; Duru-Bellat, Jarousse & Solaux, 1997).
Cette théorie de reproduction des inégalités implique des thèses d’une idéologie dominante
(Althusser, 1970 ; Baudelot & Establet, 1992 ; Bourdieu, 1994), qui conduit le système
scolaire à légitimer et justifier les inégalités sociales. La société est ainsi fondée sur un
principe de domination, amenant les dominés à adhérer aux principes des dominants.
3.3- La théorie des choix professionnels
Cette théorie a été développée par plusieurs auteurs parmi lesquels : A. ROE(1957),
SUPER(1957) et HOLLAND(1995).
Pour ROE (1957), les différences observées entre les personnalités proviennent des
expériences éducatives de leur enfance et de la manière dont certaines expériences avec leur
environnement étaient satisfaites ou non, il conclut que les différences proviennent non
seulement de l’éducation de base, mais aussi des expériences de satisfaction ou de frustration
quant aux besoins au cours du développement.
ROE pense que : « les satisfactions ou les frustrations éducative que subit l’enfant dès le bas
âge, déterminent sa personnalité et le poussent à rechercher certains types d’activités et à
rejeter d’autres ».
Pour Super (1957), le choix professionnel est un processus qui débute de l’enfance jusque
vers l’âge adulte. Ce choix se fait graduellement en fonction de la maturation des capacités
physiques et intellectuelles, du développement des intérêts de l’individu. C’est pourquoi
Super expose le choix professionnel en périodes.
3.3.1- La période des choix fantaisiste
Elle va de la fonction sémiotique à la grande enfance (10-12ans). A cette période l’individu
exprime ses choix et aspirations.
3.3.2- La période d’essai
Situé entre 12 et18 ans, le sujet exprime le choix et l’expression spontanée des besoins.
1
3.3.3- La période de choix réaliste
A ce niveau, les choix se font sur les besoins du sujet et tiennent compte des capacités réelles
d’accéder à la profession.
En général on observe des écarts important entre les individus et selon l’environnement. C’est
dire que, les différents stades de développement n’ont pas de frontières limitées.
HOLLAND (1995) trouve que c’est la recherche d’un environnement correspondant à la
personnalité qui permet d’utiliser au maximum les valeurs et les aptitudes et d’assurer les
rôles professionnels agréables. C’est ainsi qu’il présente 6 grands types de personnalités à
savoir : le réaliste, l’investigateur, l’artistique, le social, l’entreprenant et le conventionnel
- Le type réaliste correspond aux personnes qui exercent surtout des tâches concrètes.
Habiles de leurs mains, elles savent coordonner leurs gestes. Elles se servent d’outils,
font fonctionner des appareils, des machines, des véhicules. Les réalistes ont le sens de
la mécanique et de la précision. Plusieurs exercent leur travail à l’extérieur plutôt qu’à
l’intérieur. Leur travail demande souvent une bonne endurance physique et même des
capacités athlétiques.
- Le type investigateur correspondant à ceux qui ont des connaissances théoriques pour
agir. Elles disposent de renseignements spécialisés dont elles se servent pour résoudre
des problèmes. Ce sont des personnes qui observent. Leur principale compétence tient
à la compréhension qu’elles ont des phénomènes.
- Les personnes du type artistique aiment les activités qui leur permettent de s’exprimer
librement à partir de leurs perceptions, de leur sensibilité et de leur intuition. Elles
s’intéressent au travail de création, qu’il s’agisse d’art visuel, de littérature, de
musique, de théâtre ou de publicité. D’esprit indépendant et non conformiste, elles
sont à l’aise dans des situations qui sortent de l’ordinaire. Elles sont dotées d’une
grande sensibilité et d’imagination.
- Les personnes de type social aiment être en contact avec les autres dans le but de les
aider, de les informer, de les éduquer, de les divertir, de les soigner ou encore de
favoriser leur croissance.
- Les personnes de type entreprenant aiment influencer leur entourage. Leur capacité de
décision, le sens de l’organisation et une habileté particulière à communiquer leur
enthousiasme les appuient dans leurs objectifs. Elles savent vendre des idées autant
que des biens matériels.
1
- Les personnes de type conventionnel ont une préférence pour les activités précises,
méthodiques, axées sur un résultat prévisible.
Voilà pourquoi il pense que : « les personnes choisissent les métiers en fonction des intérêts
qu’elles ont pour ces métier là…et que le choix d’un métier est l’expression de la personnalité
». Mais notons tout de même que l’intérêt et l’expression de la personnalité ne sont pas les
seuls critères de choix car si on s’en tient à la manière dont certains enfants sont orientés, il
n’en demeure moins vrai que l’autorité parentale a une influence significative sur les choix
des enfants.
Nous ne devons donc pas négliger ce facteur qui est l’autorité parentale d’autant plus qu’elle
peut conduire à de nombreuses conséquences négatives en milieux scolaires, universitaires et
professionnelles surtout lorsqu’elle est utilisée à des fins égoïstes sans la prise en compte des
aspects importants à considérer pendant l’orientation d’un individu.
III- PROBLEME ET QUESTION DE RECHERCHE
1- Le problème de recherche
Une certaine habitude qui a cours donnerait à tous de croire que l’orientation scolaire,
universitaire et professionnelle des élèves et étudiants peut être menée par n’importe qui et
n’importe comment. En orientant eux-mêmes leurs enfants, sans le savoir, les parents, les
oncles, les tantes, les amis (es), les enseignants (es)… sont en partie responsables de la
malheureuse problématique de l’inadéquation formation/emploi et des déperditions scolaires
(redoublement et abandon) qui, compte tenu de l’ampleur, interpelle toute la communauté
éducative et particulièrement les autorités et acteurs en charge de l’orientation scolaire,
universitaire et professionnelle.
Un élève laissé à lui seul le choix de s’orienter est en classe de 3ème et nourrit l’ambition de
s’inscrire l’année prochaine en seconde C compte tenu de ses performances scolaires et de ses
aptitudes personnelles. Mais son père lui fait savoir qu’il est bon pour elle de s’inscrire plutôt
en seconde A, série qu’il trouve meilleure à cause des multiples débouchés. Cet élève est
exposé à faire un mauvais choix s’il n’est pas conseillé et soutenu par son professeur de
sciences vis-à-vis de ses parents.
Un autre élève après son BEPC souhaiterait s’inscrire en 2ndeA pour faire carrière plus tard
dans le journalisme. Mais il se trouve face à l’opposition de son père qui lui demande plutôt
1
de s’inscrire en seconde C pour plus tard devenir ingénieur en construction afin de diriger les
travaux de construction qu’il ambitionne réaliser dans 10 ans.
Beaucoup d’enfants comme ces deux élèves en classe de 3ème, en l’absence d’un conseiller
d’orientation scolaire, sont orientés dans leurs choix par leurs parents, leurs amis, parfois par
leurs instituteurs ou eux même. Ces élèves ont besoin :
- du conseil
- de l’information
- de l’orientation de l’élève en fonction de ses aptitudes, de ses intérêts, de ses besoins.
- d’organiser les tests psychotechniques pour rassembler toutes les informations
nécessaires.
Dans ces conditions, partagé entre ses parents à qui il doit respect et obéissance et le
conseiller d’orientation qui a une meilleure approche en matière d’orientation dans le système
éducatif général et face aux réalités des limites du marché de l’emploi, l’élève perd ou subit
l’école par la faute des parents.
Qu’adviendra-t-il du jeune élève ?
2- Formulation des questions de recherche
Les questions de recherche sont les interrogations qui mettent en relation les deux variables
du thème. Elles se subdivisent en deux parties à savoir : la question principale et la ou les
questions secondaires.
2.1- Question principale
C’est la question centrale de notre étude. En d’autres termes, c’est la question qui permet
d’étayer davantage le travail de recherche que nous voulons mener. Elle est formulée de la
manière suivante :
Comment l’insuffisance des professeurs de discipline scientifiques influence-t-elle sur
l’orientation des jeunes de 3ème en seconde ?
Cette question principale est suivie de plusieurs questions secondaires.
1
2.2- Questions secondaires
- Les professeurs de disciplines scientifiques influencent-ils l’orientation scolaire des
jeunes de 3ème en seconde ?
- La relation de l’enseignant des sciences et l’élève n’influence-t-elle pas l’orientation
scolaire des jeunes de 3ème en seconde ?
- Le manque de communications entre le professeur des sciences et l’élève n’empêche-
t-il pas une orientation judicieuse pour l’élève de 3ème ?
Après les questions spécifiques, nous passons aux objectifs de l’étude.
IV- OBJECTIFS ET HYPOTHESES DE RECHERCHE
1- Objectif
L’objectif c’est le résultat auquel le chercheur voudrait aboutir. Le dictionnaire Hachette
(2013) définit l’objectif comme « but que l’on se propose d’atteindre »Nous distinguons deux
objectifs à savoir : l’objectif général et les objectifs spécifiques.
1.1- Objectif général
C’est le but global à atteindre dans cette étude. C’est l’intention capitale qui donne le goût au
chercheur d’entreprendre une étude. Notre étude vise à :
- Déterminer les causes ou facteurs qui occasionnent l’insuffisance d’implication des
professeurs de disciplines scientifiques aux choix d’orientation des élèves de 3ème
pour les classes de seconde. En d’autres termes, montrer que le manque de
communication entre le professeur des sciences et l’élève contribue à opérer pour
l’élève un mauvais choix lors de l’orientation en seconde.
1.2- Objectifs spécifiques
Ce sont les buts précis à atteindre spécifiquement. Ceci étant, cette étude vise à
- Montrer que le manque de communication sur les séries scientifiques entre le
professeur de sciences et l’élève influence l’orientation du jeune élève de 3ème en
seconde.
- Montrer que la relation entre le professeur de disciplines scientifiques influence
l’orientation scolaire des jeunes de 3ème.
- Montrer que le niveau économique des parents influence l’orientation scolaire des
enfants
1
2- Hypothèses
L'hypothèse de la recherche est une partie de la recherche définie par le Professeur Sylvain
SHOMBA KINYAMBA, comme étant une série des réponses qui permettent de prédire la
vérité scientifique vraisemblable au regard des questions soulevées par la problématique et
dont la recherche vérifie le bien-fondé ou le mal fondé.
Pour corroborer cette affirmation ou définition du professeur Sylvain SHOMBA
KINYAMBA, nous pensons à notre niveau que l'hypothèse du travail constitue la rubrique la
plus importante d'une démarche scientifique, dans la mesure où elle permet d'orienter la suite
des recherches qui vérifient le caractère scientifique ou non de la position de l'auteur, y
compris la pertinence de sa recherche.
Dans notre travail, nous formulons nos hypothèses de la manière suivante :
2.1- Hypothèse générale
La non implication de l’enseignant des sciences dans l’orientation de l’élèves en seconde,
l’empêche opérer des choix intelligents et judicieux d'option d'études et de s'adapter
adéquatement aux diverses situations de la vie scolaire.
2.2- Hypothèses spécifiques
- Le nombre insuffisance des professeurs de disciplines scientifiques constitue une
cause majeure de la mauvaise orientation des élèves affectés en seconde.
- Les élèves qui ne bénéficient pas des conseilles et orientation des professeurs de
disciplines scientifiques n’accordent pas d’importances aux matières scientifiques
d’orientation
3- Identification des variables
D’après DELANDSHEERE (1976 : 216) « la variable est un élément dont la valeur peut
changer et prendre différentes autres formes dans un ensemble appelé domaine de la variable
». Notre étude admet deux types de variables :
- La variable indépendante (VI)
- La variable dépendante (VD)
3.1- Variable indépendante : Rôle du professeur de disciplines
scientifiques dans l’orientation
- Professeur de disciplines scientifiques et l’orientation
1
- Peu de considération pour les matières scientifiques
3.1.1- Rôle du professeur de disciplines scientifiques dans
l’orientation
Le professeur de sciences et sciences appliquées partage avec sa classe sa rigueur scientifique
et son goût pour la biologie, la chimie, la physique, etc. Sa mission consiste à rendre attractif
le pôle des sciences auprès de jeunes vivant dans une société où les technologies jouent un
rôle déterminant, et qui a besoin de scientifiques. Outre l’enseignement théorique, il recourt
également aux expériences, au travail en petits groupes et à l’étude de terrain. Il apprend à ses
élèves à manier des appareils tels que le voltmètre ou le microscope, à manipuler des produits
comme l’acide chlorhydrique ou l’acétone, ou encore des outils tels le scalpel, la pipette, etc.
Les expérimentations et travaux pratiques permettent aux élèves de mieux appréhender la
portée d’une loi ou d’une formule. Cet enseignant amène ses étudiants à observer des
situations réelles, à émettre des hypothèses et à tirer des conclusions. Il leur enseigne la
démarche expérimentale et scientifique, les processus d’induction et de déduction et les
méthodes de construction des lois et modèles scientifiques. Il les invite à s’étonner et se
questionner sur les phénomènes qui les entourent, en d’autres termes à développer une
curiosité scientifique.
Le professeur de biologie enseigne les sciences de la vie : la faune (vie animale), la flore (vie
végétale), la biologie humaine (anatomie, nutrition, reproduction), l’écologie et
l’environnement, les cycles de vie et de mort de tout ce qui vit sur terre, etc. Il complète les
cours théoriques par de l’observation pratique, réalisée en classe ou en extérieur, dans la
nature. Il sensibilise aussi les générations à venir quant à la nécessité de sauvegarder la
biodiversité et la richesse de notre environnement.
Le professeur de chimie enseigne les propriétés chimiques de la matière et de ses
transformations, par la théorie et la pratique expérimentale en laboratoire. Il aborde les
phénomènes chimiques, les éléments, les atomes, les molécules et les ions, les gaz et leurs
applications, les réactions chimiques, les acides et les bases, l’utilisation des composants
chimiques et leur impact sur l’environnement, etc. Il sensibilise également ses étudiants sur
les nombreuses utilisations et applications concrètes de la chimie dans la fabrication des
produits de notre quotidien : médicaments, produits d’hygiène et cosmétiques, produits
alimentaires, peintures, colles, etc.
1
Le professeur de physique enseigne les phénomènes naturels et les lois de l’univers, par la
théorie, les expériences, l’observation et les travaux pratiques. Ses cours portent sur les lois
fondamentales de la physique et les grands noms qui y sont associés, les propriétés et
structures de la matière, la chaleur et ses effets thermiques, les phénomènes électriques,
l’optique, les phénomènes mécaniques du mouvement, les comportements de la lumière, des
notions d’astrophysiques (formation des galaxies et des étoiles, mouvements des planètes),
etc. Il éveille la conscience des jeunes aux applications issues des progrès de la physique, par
exemple l’énergie nucléaire et les conséquences de son exploitation/utilisation.
Le professeur de géographie est un cas particulier ; sa discipline se situe à la frontière entre
sciences humaines et sciences exactes. La géographie physique est une discipline scientifique
qui étudie les mouvements de la Terre, la climatologie, la tectonique des plaques, la formation
des reliefs, les formations rocheuses, l’érosion, etc. La géographie humaine, quant à elle,
aborde des thèmes comme la démographie, la population, le tracé des frontières, les pays,
l’impact des activités humaines (par exemple l’agriculture). Le professeur de géographie
sensibilise ses élèves aux enjeux spatiaux, du local au planétaire, en scrutant le monde
physique et le monde humain.
Dans l’enseignement secondaire général de transition, le professeur de sciences aborde les
bases (théoriques et expérimentales) d’une ou plusieurs de ces matières. Dans l’enseignement
technique de transition, il prépare en outre ses élèves à appréhender les sciences dans des
domaines d’applications concrets tels que les sciences appliquées, les sciences agronomiques,
les sciences industrielles (construction, électronique, électromécanique), les sciences
paramédicales, etc.
Au sein des options de l’enseignement secondaire qualifiant, son objectif est de préparer ses
élèves à intégrer directement le monde du travail, en formant de futurs techniciens de
laboratoire, assistants en pharmacie, opticiens, prothésistes dentaires, travailleurs des
industries agroalimentaires, etc. Il intervient aussi dans la formation d’autres profils de
qualification pour lesquels les sciences jouent un rôle prépondérant : futurs agriculteurs,
horticulteurs, techniciens en environnement, électromécaniciens, électriciens, mécaniciens,
infirmiers, etc.
1
3.1.2- Information scolaire
La modernisation de l’école et sa mise au diapason des grandes orientations dans le domaine
de l’éducation, en tant qu’élément de base de la société du savoir, a été l'un des objectifs
majeurs tracés par loi d’orientation relative à l’éducation promulguée en 2002.
L’importance de plus en plus grande accordée aux activités d’information sur le monde
professionnel dans les activités d’orientation ou d’enseignement a conduit les personnels
d’orientation à prendre progressivement conscience de la difficulté à penser les situations
d’apprentissage qui permettraient aux élèves de construire des connaissances sur le monde du
travail ou de la formation. L’intention d’informer pose en premier lieu un problème de choix
de contenus : quels contenus sélectionner, comment les sélectionner, dans quelles
communautés scientifiques et d’usage peut-on les trouver ? Ces savoirs, une fois choisis et
isolés, doivent « être mis en forme, transposés, afin qu’ils puissent être assimilés, c’est un
problème de didactique » (Huteau, 1996, p. 128). Dans cet article, nous présentons un
dispositif méthodologique d’apprentissage et ses modalités didactiques après avoir discuté des
confusions sémantiques générées par l’utilisation de la notion d’information. Nous discutons
les contenus d’information, les modèles d’apprentissages et les théories psychologiques qui se
rapportent à cette modélisation. Les théories propres au domaine de la psychologie de
l’éducation, de l’orientation et du travail sont alors mobilisées pour essayer de répondre aux
questions posées aux conseillers d’orientation-psychologues (COP) et aux enseignants dans
leurs activités d’information sur le monde professionnel et le monde de la formation.
L’exemple pris pour tenter de répondre à cette question s’appuie sur un travail conduit avec
des élèves de classe de troisième de collège concernant le métier de secrétaire (Remermier,
2005). Les connaissances premières des élèves sont recueillies à partir d’une consigne du type
: « qu’est-ce que pour vous être secrétaire ? » Les représentations des élèves sont conformes
aux stéréotypes habituels concernant le métier. La personne chargée des tâches de secrétariat
est généralement une femme qui travaille pour un chef. Le lien hiérarchique évoqué est
souvent de dépendance voire de soumission. Sa fonction est définie par ses outils de travail
(fax, téléphone, ordinateur, photocopieur, etc.). Ses activités portent sur la saisie du courrier,
la tenue des agendas, le classement du courrier, la préparation des dossiers, les réponses au
téléphone.
1
L’analyse des représentations révèle l’absence de distinction chez les élèves de niveaux de
qualification susceptibles de venir différencier les fonctions des métiers du secrétariat. Pour
donner un débouché au recueil de ces représentations sur le plan pédagogique, il est utile
d’aller voir du côté des didactiques quand elles défendent deux idées pouvant apparaître
comme contradictoires :
- Les représentations premières sont le creuset de la construction des connaissances en
tant que structures d’accueil des apprentissages ;
- Les représentations peuvent être un obstacle à l’accès aux connaissances.
3.2- Variable dépendante
- Performance scolaires de l’élève
Définition de la performance scolaire
La performance scolaire peut être évaluée de différentes manières. Des déperditions scolaires
exprimées par des taux de redoublements et d'abandons indiquent une mauvaise performance.
En revanche, des taux de réussite élevés aux examens de fin de cycle, au baccalauréat par
exemple, sont des indicateurs de bonne performance. En effet, les recherches effectuées sur
l'efficacité des différents systèmes éducatifs à travers le monde ont permis d'identifier un
ensemble de facteurs de réussite qui constituent un cadre conceptuel pour aborder la question
de la performance scolaire. Les travaux abordant ce sujet, sont peu abondants dans les pays en
développement. Les recherches qui ont permis de construire un corpus théorique en matière
de performance scolaire ont surtout été menées dans les pays développés où la gestion de
l'éducation est plus ou moins décentralisée (Mayston, 2003; Scheerens, 2000). En vue d'avoir
une analyse approfondie sur cc sujet, le présent chapitre fait une revue de littérature théorique
et empirique sur la performance scolaire et le management organisationnel.
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DEUXIEME PARTIE :
CADRE METHODOLOGIQUE