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Guide de la pratique transfusionnelle

CHAPITRE 10

LES RÉACTIONS TRANSFUSIONNELLES


Dre Marissa Laureano, MD, FRCPC; Dre Aditi Khandelwal, MDCM, FRCPC et Dr Matthew Yan, MD, FRCPC
Publié

2022-12-02

RÉSUMÉ

Le présent chapitre porte sur les diverses réactions transfusionnelles qui peuvent survenir en cas de transfusion
de composants sanguins (globules rouges, plaquettes et plasma). Pour en savoir plus sur les réactions liées à la
transfusion de protéines plasmatiques et produits connexes, il convient de se reporter aux chapitres sur les
produits sanguins correspondants : chapitre 3 sur l’albumine, chapitre 4 sur les immunoglobulines et chapitre 5
sur les concentrés pour les troubles de l’hémostase et l’angiœdème héréditaire. Par ailleurs, le consentement
éclairé est ici présenté comme une composante essentielle du processus de transfusion; Pour plus d’informations,
voir le cours Informed consent for blood transfusion sur notre portail éducationnel. On explore également la
prévention des réactions transfusionnelles grâce à l’évaluation du patient, à l’utilisation éventuelle de
prémédication, à la prise en charge du donneur, y compris les examens réalisés, ou à la modification des
composants. Néanmoins, certaines réactions sont idiosyncratiques et ne peuvent être évitées.

Dans l’ensemble, l’offre de composants sanguins au Canada est sûre et ne présente que de très faibles risques
d’infections. Dans le rapport du Système de surveillance des incidents transfusionnels (SSIT) pour 2018-2019,
1
le
risque de réactions transfusionnelles était de 1 pour 2 600 unités de composants sanguins transfusés . Le présent
chapitre met l’accent sur les réactions transfusionnelles, et non sur les erreurs ou les accidents. Il y a de
nombreuses façons d’appréhender la question des réactions transfusionnelles (p. ex. réaction immédiate ou
retardée, infectieuse ou non infectieuse), mais ce chapitre s’appuiera sur une approche systémique.

L’hémovigilance correspond à la surveillance


2
des transfusions sanguines. Il s’agit d’un aspect crucial pour
l’amélioration continue de la qualité . Reconnaître, prendre en charge, prévenir et déclarer des réactions
transfusionnelles sont des éléments essentiels pour préserver la sécurité de la fourniture de sang. Les exigences
en matière de déclaration au Canada, hors Québec, sont décrites plus en détail dans le guide sur la déclaration
des réactions transfusionnelles indésirables.

CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ

1/17
Le consentement éclairé est une composante nécessaire de la prise en charge médicale : les professionnels de
santé fournissent aux patients les renseignements dont ils ont besoin pour prendre des décisions thérapeutiques
3
de leur plein gré, y compris en lien avec la transfusion de sang . Quel que soit le traitement, le consentement
éclairé repose sur les principes suivants : (1) il est volontaire, (2) le patient est apte à prendre des décisions et (3)
4
le patient a été correctement informé . L’obtention du consentement éclairé implique un entretien sur les bienfaits
et les risques du traitement proposé ainsi que sur les autres possibilités de traitement. Les patients ont le droit de
poser des questions, d’accepter ou de refuser le traitement et de changer d’avis ultérieurement. Pour solliciter le
consentement relatif à une transfusion, les professionnels de santé doivent globalement comprendre les risques
en matière de réactions transfusionnelles. Pour en savoir plus sur le consentement éclairé, se reporter au
chapitre 9 sur l’administration de produits sanguins.

Dans les situations d’urgence où le patient ou son mandataire ne peuvent pas donner de consentement éclairé,
4
les médecins doivent prodiguer les soins en cas de risque imminent pour la vie ou la santé du patient . Il est
impératif que les médecins honorent toute directive préalable ou tout autre souhait connu du patient.

Les patients peuvent refuser une transfusion sanguine pour tout type de raison, y compris des préoccupations
quant aux réactions transfusionnelles, des motifs culturels ou des croyances religieuses. Il est alors tout
particulièrement important que les cliniciens maintiennent une relation étroite avec leurs patients, défendent leurs
intérêts et documentent leurs souhaits.

ÉVALUATION DU RISQUE DE RÉACTION TRANSFUSIONNELLE


IMMÉDIATE

Les patients doivent être informés des risques éventuels associés à la transfusion de composants sanguins et
faire l’objet d’une évaluation prétransfusionnelle minutieuse. Il est possible de limiter la survenue de certaines
réactions telles que la surcharge volémique post-transfusionnelle (TACO) ou la réaction du greffon contre l’hôte
post-transfusionnelle (RGCH) (voir le tableau 2). Par ailleurs, il convient d’observer attentivement tout signe ou
symptôme de réactions transfusionnelles chez le patient pendant et après la transfusion (figure 1). De plus amples
renseignements sur la surveillance des patients figurent dans le chapitre 9 sur l’administration de produits
sanguins.

Tableau 1. Sigles utilisés pour les réactions transfusionnelles

RHI Réaction transfusionnelle hémolytique immédiate

SDRA Syndrome de détresse respiratoire aiguë

RHR Réaction transfusionnelle hémolytique retardée

RFNH Réaction fébrile non hémolytique

TACO Surcharge circulatoire post-transfusionnelle

2/17
TAD Dyspnée associée à la transfusion

RGCH Réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle

TRALI Syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel

PPT Purpura post-transfusionnel

Tableau 2. Facteurs à prendre en compte avant la transfusion

Prémédication Il n’y a pas de données probantes solides qui viennent étayer le recours à une prémédication. Il a d’ailleurs été démontré que l’utilisation
5

d’acétaminophène et 6de diphénhydramine ne permettait pas de prévenir efficacement les réactions fébriles non hémolytiques (RFNH) ou les
réactions allergiques.
Il convient d’envisager une prémédication au cas par cas pour les patients qui présentent des antécédents de réactions transfusionnelles.

Statut volémique Les facteurs de risque pour le TACO


, incluent les antécédents d’insuffisance cardiaque congestive, de coronaropathie et d’insuffisance rénale
7 8
ainsi que les deux extrêmes d’âge.
Afin d’atténuer le risque de surcharge volémique, on peut envisager de ralentir le débit de la transfusion et d’administrer des diurétiques
avant la transfusion. 9Chez des patients stables sans saignement, il est prudent de transfuser une unité à la fois et d’évaluer ensuite à
nouveau la situation.

Composants sanguins Sang irradié


modifiés ou de phénotypes Les recommandations 2018 du Comité consultatif
10 national (CCN) sur le sang et les produits sanguins précisent quelles populations de
particuliers patients doivent recevoir du sang irradié.
De plus amples détails à ce sujet figurent dans la section ci-dessous sur la réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle. Le
chapitre 15 offre des renseignements complémentaires sur les composants sanguins irradiés.
Sang dépourvu d’antigènes
Les patients qui présentent des phénotypes sanguins rares ou des allo-anticorps peuvent nécessiter du sang dépourvu de certains
antigènes.
Composants sanguins lavés
Laver un composant sanguin a pour but d’en retirer le plasma. C’est un processus qui représente une large charge de travail et qui peut
réduire la durée de conservation d’un composant. Par conséquent, il doit être utilisé avec discernement. On peut par exemple l’envisager
pour les patients qui ont fait de graves réactions à des transfusions antérieures. Une information détaillée sur les composants sanguins lavés
est disponible au chapitre 15.

3/17
Figure 1. Signes, symptômes et étiologies potentielles d’une réaction transfusionnelle

FIÈVRE
Après une transfusion, une fièvre est diagnostiquée si le patient présente une augmentation de température
supérieure à 1 °C et/ou il a plus de 38 °C pendant la transfusion ou jusqu’à quatre heures après.

Le diagnostic différentiel de fièvre pendant une transfusion inclut une réaction fébrile non hémolytique (RFNH),
une réaction hémolytique immédiate (RHI), un syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI), une
contamination bactérienne (voir FAQ : Le dépistage bactériologique des plaquettes à la Société canadienne du
sang) et des étiologies non liées à la transfusion elle-même (p. ex. septicémie sous-jacente).

RÉACTION TRANSFUSIONNELLE FÉBRILE NON HÉMOLYTIQUE

La RFNH est l’une des réactions transfusionnelles les plus fréquentes, son incidence6 étant estimée à 4,6 % pour
les transfusions de plaquettes et à 0,33 % pour les transfusions11 de globules rouges . Au Canada, on estime qu’une
RFNH survient selon un rapport de 2,4 pour 1 000 transfusions
11
. Les frissons, crises de frisson solennel ou
douleurs sont autant de manifestations cliniques de la RFNH . Il semblerait que cette réaction soit le résultat de

4/17
11

cytokines inflammatoires ou d’anticorps du receveur dirigés contre les leucocytes du donneur . Un traitement de
soutien, pouvant inclure de l’acétaminophène, est alors principalement administré. Dans de rares cas de crises
sévères de frisson solennel, l’administration de péthidine peut être envisagée afin de soulager les symptômes.
L’utilisation
12
prophylactique d’acétaminophène et de diphénhydramine est inefficace pour réduire la survenue de
RFNH .

RÉACTION TRANSFUSIONNELLE HÉMOLYTIQUE IMMÉDIATE

La RHI est une réaction transfusionnelle rare mais potentiellement dévastatrice.


13
Les symptômes peuvent inclure
fièvre, frissons, hémoglobinurie, douleurs, dyspnée, hypotension et oligurie . Les réactions hémolytiques
immédiates peuvent être dues à des causes immunitaires, y compris l’incompatibilité ABO, la transfusion d’anti-A
et/ou d’anti-B à un patient qui n’est pas du groupe O ou encore l’incompatibilité avec d’autres groupes sanguins.
La gravité de ces réactions dépend de divers facteurs, p. ex. le volume de composant transfusé, les
caractéristiques des allo-anticorps ou d’autres problèmes sous-jacents du patient. Si l’on suspecte une RHI, la
transfusion doit être arrêtée immédiatement et la banque de sang doit être avisée.

Des analyses de laboratoire peuvent mettre en évidence une incompatibilité sérologique (test direct à
l’antiglobuline positif, incompatibilité après épreuves répétées de compatibilité croisée), des signes d’hémolyse
(élévation du taux de lactate-déshydrogénase [LDH], hausse de la bilirubine, faible taux d’haptoglobine,
hémoglobinémie), une insuffisance rénale aiguë ou une coagulation intravasculaire
13
disséminée (CIVD). Le
traitement de soutien comprend une surveillance étroite et une hydratation . Les erreurs matérielles sont un
facteur important contribuant à une transfusion ABO incompatible. Il est donc essentiel de disposer
14
de stratégies
de prévention des erreurs de transfusion. Cela peut inclure l’identification électronique du patient , l’utilisation
appropriée des composants sanguins, une politique stricte d’étiquetage des échantillons et un examen approfondi
des erreurs transfusionnelles, le cas échéant.

CONTAMINATION BACTÉRIENNE

La contamination bactérienne est un risque transfusionnel peu courant. À la Société canadienne du sang, environ
0,09 % des mélanges plaquettaires et 0,04 % des unités de plaquettes d’aphérèse présentent des résultats
15
positifs confirmés de contamination bactérienne
16
. Le taux de réactions septiques liées à des transfusions de
plaquettes est estimé à 1 pour 100 000 . Les composants sanguins peuvent être contaminés par des bactéries
Gram positives (p. ex. Staphylococcus aureus, Staphylococcus epidermidis, Bacillus cereus) ou Gram négatives (p. ex.
Escherichia coli, Serratia, Klebsiella pneumonia, Pseudomonas). La contamination peut entraîner une fièvre, une
tachycardie et une hypotension. Si l’on suspecte une contamination bactérienne, la transfusion doit être arrêtée
immédiatement, des cultures de l’unité transfusée et du receveur doivent être demandées et une antibiothérapie
empirique peut être administrée. Il est important d’avertir la banque de sang qui avisera alors la Société
canadienne du sang si des composants sanguins du même donneur doivent être retirés des stocks.

La Société canadienne du sang a recours à de multiples stratégies pour atténuer le risque de contamination
bactérienne, y compris la désinfection des sites de ponction veineuse du donneur, l’élimination du premier
17
aliquote du sang prélevé et des systèmes de détection par mise en culture . De plus amples renseignements sur
les analyses bactériologiques des plaquettes sont disponibles dans notre FAQ sur le dépistage bactériologique
des plaquettes à la Société canadienne du sang. L’inactivation des pathogènes est une mesure de sécurité
supplémentaire contre un certain nombre d’agents pathogènes, bactéries et virus inclus. En endommageant

5/17
efficacement les acides nucléiques des agents pathogènes, le processus d’inactivation réduit encore davantage
leur risque de transmission. Vous pouvez consulter le chapitre 19 pour en savoir plus sur les plaquettes à teneur
réduite en agents pathogènes.

DYSPNÉE
Une dyspnée ou hypoxémie peut survenir au cours d’une transfusion. Ce symptôme peut être dû à deux causes
importantes liées à une transfusion : la surcharge circulatoire post-transfusionnelle (TACO) ou le syndrome
respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI).

SURCHARGE CIRCULATOIRE POST-TRANSFUSIONNELLE


5

Les TACO sont une cause importante de morbidité et de mortalité associées à une transfusion . Cette réaction se
caractérise par un essoufflement et des signes de surcharge volémique. Les critères relatifs à la déclaration de
TACO ont été mis à jour en 2018 par le groupe de travail sur l’hémovigilance de l’International Society of Blood
Transfusion (ISBT), en collaboration avec l’International Haemovigilance Network (IHN) et l’Association for the
Advancement of Blood & Biotherapies (AABB) (voir le tableau 3). De nombreux facteurs sont suspectés pour la
physiopathologie des TACO, notamment une augmentation de la pression hydrostatique
18
due à la surcharge
volémique et une augmentation de la filtration liquidienne du fait de l’inflammation . Il est important d’identifier les
patients à risque de TACO et d’envisager des mesures prophylactiques telles que limiter les transfusions, réduire
le débit ou administrer des diurétiques avant une transfusion. Si l’on suspecte un TACO, la transfusion doit être
arrêtée et des diurétiques doivent être administrés pour traiter l’œdème pulmonaire. Un traitement de soutien,
comme l’administration supplémentaire d’oxygène, doit également être prodigué.

Tableau 3 : Définition révisée pour la surveillance des cas de TACO,


19
proposée par le groupe de travail sur
l’hémovigilance de l’ISBT en collaboration avec l’IHN et l’AABB

Définition révisée de l’ISBT-IHN-AABB relative à la surveillance des cas de TACO (2018 )

Pour être catégorisés comme souffrant d’un TACO (diagnostic de surveillance), les patients doivent satisfaire à au moins un critère obligatoire* survenant pendant la
transfusion ou jusqu’à 12 heures après et à au moins trois critères au total :
* Critères obligatoires

A Atteinte respiratoire aiguë ou qui s’aggrave et/ou

B Signes probants d’œdème pulmonaire aigu ou s’aggravant basés sur :


examen physique clinique et/ou
radiographie thoracique et/ou autre méthode d’évaluation non invasive de la fonction cardiaque

C Instauration de changements au niveau du système cardiovasculaire qui ne sont pas expliqués par l’état médical sous-
jacent du patient, y compris survenue d’une tachycardie, d’une hypertension, d’une distension de la veine jugulaire, d’une
hypertrophie cardiaque et/ou d’un œdème périphérique

D Signes probants de surcharge volémique, y compris bilan liquidien positif, amélioration clinique après diurèse

E Résultat corroborant d’un biomarqueur pertinent, p. ex. hausse des taux de peptide natriurétique de type B (BNP ou NT-pro
BNP) au-dessus de la fourchette de référence pour chaque groupe d’âge et supérieure à 1,5 fois la valeur
prétransfusionnelle

* A et/ou B, et au moins trois au total (A à E)

6/17
SYNDROME RESPIRATOIRE AIGU POST-TRANSFUSIONNEL

Le TRALI est un état qui se caractérise par un œdème pulmonaire non cardiogénique et une insuffisance
18

respiratoire. Il s’agit de la principale cause de morbidité et de mortalité associées à une transfusion . Les
mécanismes physiopathologiques proposés ne sont pas totalement clairs, mais l’on suppose un mécanisme à
double médiation. Un problème clinique sous-jacent prédispose le patient au TRALI et constitue le premier
facteur. Le deuxième facteur est lié au composant sanguin transfusé (p. ex. anticorps leucocytaires du donneur
dirigés contre les antigènes
18
correspondants du receveur ou modificateurs de la réponse biologique présents dans
l’unité transfusée) . Pour de plus amples renseignements concernant les TRALI, y compris le diagnostic et la prise
en charge, il convient de se reporter à la publication de la Société canadienne du sang intitulée « Syndrome
respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) ».

La définition du TRALI établie lors de la conférence canadienne de consensus sur le TRALI qui a eu lieu en 2004 a
fait l’objet d’un projet de révision et est présentée dans le tableau 4.
20

Tableau 4. Nouvelle proposition de consensus pour la définition du TRALI

TRALI de Les patients n’ont pas de facteur de risque d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) et répondent aux critères suivants :
type I a) i. Apparition immédiate
ii. Hypoxémie (Pa02/FiO2 < 300 mmHg ou SpO 2 < 90 % à l’air ambiant)
iii. Œdème pulmonaire bilatéral clairement visible à l’imagerie
iv. Aucun signe d’hypertension auriculaire gauche ou, si c’est le cas, ne constitue pas le facteur principal de l’hypoxémie.
b) Pendant la transfusion ou dans les six heures suivantes
c) Aucun lien temporel avec un autre facteur de risque de syndrome respiratoire aigu

TRALI de Les patients ont des facteurs de risque de SDRA (mais n’ont pas reçu un diagnostic correspondant) ou souffrent d’un SDRA léger (rapport PaO 2/FiO2* de 200-
type II 300) et voient leur statut respiratoire se détériorer et nécessiter une transfusion sur la base des éléments suivants :
a) Mêmes critères définis dans les catégories a et b du TRALI de type 1, et
b) Fonction pulmonaire stable dans les 12 heures précédant la transfusion

*PaO2 : pression partielle de l’oxygène; FiO 2 : fraction inspirée en oxygène

Bien que le tableau initial du TACO et du TRALI puisse être similaire, il est important de bien différencier ces deux
réactions, car leur prise en charge est différente (voir le tableau 5).

Tableau 5. Caractéristiques du TACO et du TRALI : comparaison et différenciation

TACO TRALI

Apparition Survient pendant la transfusion ou jusqu’à 12 heures Survient pendant la transfusion ou dans les six heures
après suivantes
6

Fièvre Généralement absente, mais peut être présente Peut être présente

Œdème pulmonaire Oui Oui

Pression artérielle Potentiellement accrue Potentiellement diminuée

Signes de surcharge volémique Oui Hétérogène

Réponse aux diurétiques Oui Hétérogène

7/17
TACO TRALI

Élévation du taux de BNP (peptide natriurétique Oui Hétérogène


cérébral)

DYSPNÉE ASSOCIÉE À LA TRANSFUSION (TAD)


21

À l’heure actuelle, la définition de la dyspnée associée à la transfusion (TAD) n’est pas clairement établie . Selon
le National Healthcare Safety Network (NHSN), la dyspnée associée à la transfusion se définit comme une
détresse respiratoire aiguë survenant dans les 24
22
heures suivant une transfusion et ne correspondant ni à un
TACO, ni à un TRALI, ni à une réaction allergique .

RÉACTIONS ALLERGIQUES
La physiopathologie exacte des réactions allergiques n’est pas clairement
,
déterminée, mais ces réactions
23 24
pourraient être liées à l’exposition à certaines protéines plasmatiques . Par ailleurs, des allergènes
25
alimentaires
et chimiques ont également été documentés comme étant à l’origine de réactions allergiques . Enfin, d’aucuns
supposent que des voies indépendantes des allergènes ainsi que des
23
médiateurs inflammatoires dans les
composants sanguins pourraient déclencher une réaction allergique .

RÉACTION ALLERGIQUE MINEURE

Les réactions allergiques mineures se manifestent par de l’urticaire, un prurit, des rougeurs, des
26
symptômes
respiratoires mineurs des voies aériennes supérieures ou des symptômes gastro-intestinaux . Elles sont plus
fréquentes après des transfusions de plaquettes et de plasma. En règle générale, ces réactions se résorbent
d’elles-mêmes et l’on peut souvent reprendre la transfusion à un débit inférieur en l’absence de signes d’une
réaction allergique sévère. L’acétaminophène et la diphénhydramine en prémédication
27
n’ont pas permis de
démontrer une réduction nette des réactions transfusionnelles allergiques . À titre de mesures de prévention, il
est également possible de modifier les composants sanguins (p. ex. déplétion du plasma, lavage) pour les patients
présentant des réactions allergiques répétées. En cas de réaction allergique mineure, un traitement à base
d’antihistaminiques peut être administré.

ANAPHYLAXIE

L’anaphylaxie est une grave complication systémique qui peut survenir dans de rares cas lors d’une transfusion
28
de
composants sanguins. Son incidence est estimée à 1 cas sur 50 000 transfusions de globules
29
rouges . Les
exemples de critères diagnostiques de l’anaphylaxie sont énumérés ci-dessous (figure 2) .

8/17
Figure 2 : Critères diagnostiques de l’anaphylaxie

Le traitement immédiat doit mettre la priorité sur la préservation des voies aériennes, de la respiration et de la
circulation du patient. L’administration d’épinéphrine, d’antihistaminiques, de stéroïdes et d’agonistes bêta-2
inhalés peut être envisagée.

Il est important de garder à l’esprit un large diagnostic différentiel sur la base des symptômes du patient et d’en
tenir compte au moment de déterminer les examens à mener. Par exemple, dans le contexte d’une hypotension, il
convient également d’envisager une septicémie, une réaction causée par la bradykinine ou une réaction
hémolytique immédiate. De même, en cas de détresse respiratoire, d’autres causes de dyspnée, à l’instar du
TACO et du TRALI, doivent être prises en compte.

Auparavant, il avait été envisagé30que la présence d’anti-IgA dans le cadre d’une déficience en IgA puisse être à
l’origine de réactions allergiques . Cependant, des données récentes montrent28l’absence de lien solide entre
déficience en IgA avec anti-IgA et réactions transfusionnelles anaphylactiques (voir la publication de la Société
canadienne du sang intitulée « Réactions transfusionnelles anaphylactiques et déficit en IgA » pour des
renseignements détaillés). En revanche, des réactions anaphylactiques
31
ont été associées à une déficience en
haptoglobine et à la présence d’anticorps
32
anti-haptoglobine . Enfin, des cas de réactions anaphylactiques dans le
cadre d’un transfert passif33 d’IgE par transfusion et d’un transfert d’allergènes alimentaires dans les produits
sanguins ont été signalés .

HYPOTENSION
Il existe de nombreuses causes possibles d’hypotension dans le cadre d’une transfusion de composants sanguins.
Contamination bactérienne, TRALI, anaphylaxie et réactions hémolytiques immédiates sont autant de situations

9/17
pouvant se manifester par une hypotension. Celle-ci peut également être due à des facteurs non liés à la
transfusion, comme un saignement sous-jacent ou une exsanguination. De ce fait, il est essentiel de procéder à
une évaluation approfondie du patient et des symptômes concomitants afin d’affiner le diagnostic différentiel.

HYPOTENSION CAUSÉE PAR LA BRADYKININE

Une hypotension a également été associée à la bradykinine,


34
une molécule inflammatoire responsable de la
contraction des muscles lisses et de la vasodilatation . Selon le Système de surveillance des incidents
transfusionnels (SSIT), une chute de la pression artérielle systolique d’au moins
35
30 mmHg et une pression
artérielle systolique inférieure à 80 mmHg constitue une réaction hypotensive . L’interaction entre le facteur XII
dans le plasma et les surfaces chargées négativement
9
(filtres sanguins, membranes de dialyse, systèmes de
tubulure) peut entraîner la production de bradykinine . L’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) peut
inactiver les bradykinines; ainsi, des inhibiteurs de34l’ECA peuvent être à l’origine de concentrations accrues de
bradykinine et augmenter le risque d’hypotension . La survenue d’hypotension pendant
,
l’aphérèse chez des
36 37
patients qui reçoivent un traitement par inhibiteurs de l’ECA est bien documentée et il faut donc arrêter le
traitement avant la procédure. Si l’on suspecte une hypotension causée par la bradykinine, la transfusion doit être
interrompue et des liquides doivent être administrés en IV s’il y a lieu.

CYTOPÉNIES RETARDÉES
Après la transfusion d’une dose adulte
9
de plaquettes, on peut s’attendre à une augmentation
38
de la numération
plaquettaire d’environ 15-25 x 10 /l (en l’absence de consommation/séquestration) . Après la transfusion d’une
unité de globules rouges, on observe généralement une hausse de la concentration d’hémoglobine de 10 g/l (en
l’absence de perte de sang/hémolyse en cours). Bien que cela soit rare, il arrive que les receveurs de composants
sanguins présentent une baisse paradoxale de leur formule sanguine. Une réaction transfusionnelle hémolytique
retardée, une réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle, un purpura post-transfusionnel et une
neutropénie allo-immune post-transfusionnelle peuvent engendrer des cytopénies.

RÉACTION TRANSFUSIONNELLE HÉMOLYTIQUE RETARDÉE

Les réactions transfusionnelles hémolytiques retardées (RHR) ont tendance à survenir plus de 24 heures après la
transfusion. Elles peuvent s’accompagner de jaunisse, d’une faible fièvre et de signes biologiques d’hémolyse
(taux de LDH élevé, baisse du taux d’haptoglobine et test direct à l’antiglobuline positif). Le délai médian avant la
survenue est de 1 à 2 semaines après la transfusion.a Ce type
a
de réactions peut être lié à des allo-anticorps anti-
érythrocytaires, Ie plus souvent
39
dirigés contre E, JK , c, Fy et K, même si beaucoup d’autres allo-anticorps
peuvent causer une hémolyse . En cas de RHR, les examens réalisés peuvent inclure le phénotypage d’un
échantillon prétransfusionnel, le phénotypage des globules rouges transfusés pour l’antigène suspecté et le
recueil d’un éluat à partir d’un échantillon de globules rouges post-transfusionnel. De nombreuses stratégies
permettent d’éviter une RHR : transfuser uniquement en cas d’absolue nécessité, renouveler les dépistages
d’anticorps, consigner les antécédents relatifs aux anticorps dans le dossier du patient, échanger les
renseignements entre les banques de sang et établir la compatibilité antigénique prophylactique pour certaines
populations. Ainsi, le collectif International Collaboration for Transfusion Medicine Guidelines (ICTMG)
recommande que les patients atteints de drépanocytose reçoivent du sang avec compatibilité Rh et K (C, E, c, e,
K) et préconise d’envisager également une compatibilité élargie pour les antigènes Kidd, Duffy et S/s chez les

10/17
40

patients présentant des allo-anticorps .

D’autre part, une hémolyse peut être causée par des facteurs non immunitaires. Un
41
lien a par exemple été établi
avec le fait de chauffer les globules
42
rouges à une température supérieure à 45 °C . Une transfusion réalisée à
l’aide d’aiguilles de petit calibre ou via des filtres obstrués peut également entraîner une hémolyse mécanique.
Enfin, une telle réaction peut survenir lorsque les composants sanguins sont périmés ou mal entreposés.

PURPURA POST-TRANSFUSIONNEL

Le purpura post-transfusionnel (PPT)


43
se manifeste par une thrombocytopénie sévère survenant dans les deux
semaines suivant une transfusion
44
. Du fait des complications hémorragiques, le PPT est associé à un taux de
mortalité de 10 à 20 % . On pense que les mécanismes sous-jacents du PPT sont liés à des allo-anticorps anti-
HPA (antigènes plaquettaires
11
humains) qui entraînent la destruction des plaquettes transfusées et des propres
plaquettes du patient . Le mécanisme exact à l’origine
43
de la clairance plaquettaire autologue n’est pas clairement
établi, mais l’on suppose les processus suivants :

destruction due à une adhérence spécifique et non spécifique des complexes immunitaires (c.-à-d. anti-HPA-
1a et HPA-1a transfusés) qui se lient aux plaquettes autologues;
production concomitante d’auto-anticorps plaquettaires avec les allo-anticorps.

Le risque de PPT peut être abaissé par une utilisation judicieuse des composants sanguins et par leur
déleucocytation. La déleucocytation peut prévenir
43
la contamination plaquettaire des unités de globules rouges et
réduire la probabilité de formation d’anticorps . Pour les patients qui présentent des anticorps anti-HPA connus,
on peut envisager le lavage des globules rouges ou la transfusion de plaquettes HPA spécifiques.
43
Le traitement
de première intention du PPT consiste à administrer des immunoglobulines intraveineuses (IgIV) . D’autres
traitements possibles incluent l’administration de stéroïdes ou la plasmaphérèse. Avant le premier traitement par
IgIV, il convient de recueillir des échantillons destinés aux tests de détection des anticorps anti-HPA. La
transfusion de plaquettes peut ne pas entraîner d’augmentation significative
43
de la numération plaquettaire, même
si le composant est négatif pour l’antigène plaquettaire concerné .

RÉACTION DU GREFFON CONTRE L’HÔTE POST-TRANSFUSIONNELLE

La RGCH est une réaction transfusionnelle très rare : les lymphocytes viables du donneur qui sont transfusés
45
se
greffent au niveau des tissus du receveur et les attaquent. Le taux de mortalité estimé est supérieur à 90 % . Le
tableau clinique d’une RGCH est variable et peut comprendre des éruptions cutanées, une élévation des
transaminases, de la fièvre, des symptômes gastro-intestinaux et/ou une pancytopénie. Afin de diagnostiquer la
réaction, une biopsie (p. ex. cutanée) peut être utile. On peut également évaluer le chimérisme.

Parmi les facteurs de risque, il faut tenir compte de l’immunodéficience potentiellement due à des malignités
sous-jacentes, à des traitements ou à une greffe de cellules hématopoïétiques. Les produits HLA spécifiques et la
transfusion dans des populations où il existe
46
un degré élevé de similarité HLA entre les individus (ex., au Japon)
peuvent aussi être un facteur contributif . Le système immunitaire du receveur peut alors être incapable
d’éliminer correctement les lymphocytes T du donneur du fait de la compatibilité HLA partielle. On peut
conceptualiser les facteurs de risque en deux catégories : ceux liés au patient et ceux liés au composant (voir le
tableau 6). Il convient de noter qu’un examen systématique réalisé en 2015 a révélé qu’environ la moitié des cas

11/17
47

de RGCH était survenue chez des patients dont le risque n’aurait pas été suspecté .

Tableau 6. Facteurs de risque de la RGCH

Facteurs de risque liés au patient Facteurs de risque liés au composant

Dysfonctionnement des cellules T Absence de déleucocytation


Médication
Maladie sous-jacente (p. ex. syndrome de DiGeorge, lymphome de Composants sanguins frais (le temps écoulé joue sur la quantité de leucocytes dans le
Hodgkin produit)

Lien HLA avec le donneur Lien HLA entre le donneur et le receveur


Plaquettes HLA spécifiques Don pour un parent biologique
Greffe de cellules souches Don de cellules souches
Plaquettes HLA spécifiques
Thérapies cellulaires
Thérapie CAR-T (lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique)

Afin de réduire le risque de RGCH, il est possible d’irradier les composants sanguins avant la transfusion.
L’irradiation empêche la réplication des lymphocytes T. Le chapitre 15 sur les composants sanguins négatifs pour
les anti-CMV, irradiés et lavés fournit de l’information détaillée à ce sujet. Les recommandations du Comité
consultatif national sur le sang et les produits sanguins
10
(CCN) constituent un guide pour les cas de figure où des
composants sanguins irradiés doivent être utilisés . Dans la mesure où l’irradiation a des répercussions majeures
sur la qualité des composants érythrocytaires conservés, ce procédé doit avoir lieu dans la mesure du possible
juste avant la transfusion. Lorsque des globules rouges irradiés ne sont pas disponibles, la conservation
hypothermique des composants pendant au moins 21 jours s’est révélée suffisante
48
dans une étude de 2021 pour
inactiver les lymphocytes T, ce qui pourrait contribuer à prévenir une RGCH . En cas d’occurrence d’une RGCH, le
traitement peut inclure une immunosuppression et éventuellement, une greffe de moelle osseuse.

NEUTROPÉNIE ALLO-IMMUNE POST-TRANSFUSIONNELLE


49

Une neutropénie allo-immune post-transfusionnelle est un effet secondaire très rare, souvent associé au TRALI .
On suppose que des anticorps du50donneur ciblant les neutrophiles peuvent contribuer au mécanisme sous-jacent
50

de cette réaction transfusionnelle . Son incidence est estimée à moins de 1 cas sur 10 000 transfusions .

INFECTION
Le risque d’infection transmise par des composants sanguins est rare. Afin de limiter le risque d’agents
transmissibles par transfusion, on procède à une sélection des donneurs et à des tests sur tous les dons de sang
(pour en savoir plus, voir le chapitre 6 sur le dépistage des maladies transmissibles à la Société canadienne du
sang). Les dons font l’objet de tests de dépistage pour divers virus, tels que le VIH, les virus des hépatites B et C,
le HTLV et le virus du Nil occidental (de manière saisonnière ou en cas de risque lié à un déplacement). Des
analyses sérologiques de détection du cytomégalovirus sont également effectuées pour les composants utilisés
pour la transfusion intra-utérine. La maladie de Chagas causée par le parasite Trypanosoma cruzi est également

12/17
dépistée si le donneur est considéré à risque à partir du questionnaire pré-don. La présence de la bactérie
Treponema pallidum responsable de la syphilis est également recherchée dans tous les dons. Par ailleurs, les
plaquettes qui ne sont pas à teneur réduite en agents pathogènes sont également soumises à un dépistage
bactériologique (voir la FAQ : Le dépistage bactériologique des plaquettes à la Société canadienne du sang). Pour
en savoir plus sur la surveillance du risque infectieux à la Société canadienne du sang, vous pouvez consulter le
rapport de surveillance annuel.

La fenêtre sérologique correspond à l’intervalle entre la période d’infectiosité et l’apparition de marqueurs


détectables de la maladie, p. ex. des anticorps spécifiques ou des séquences d’acides nucléiques viraux. Pendant
cette période, il existe un risque qu’une maladie soit présente sans être détectée. Actuellement, on estime les
durées de fenêtre sérologique suivantes :

10 jours pour le VIH


8 jours pour le VHC
38 jours pour le VHB

En janvier 2022, la Société canadienne du sang a introduit les plaquettes à teneur réduite en agents pathogènes
(plaquettes mélangées traitées au psoralène ou PMTP), un composant fabriqué à l’aide d’une technologie
d’inactivation des agents pathogènes, sur son site de production d’Ottawa. Pour de plus amples renseignements à
ce sujet, y compris sur le mécanisme d’action de la technologie d’inactivation des pathogènes INTERCEPT de
Cerus, veuillez consulter le chapitre 19. Pour une vue d’ensemble des systèmes d’inactivation des agents
pathogènes utilisés pour les composants sanguins, veuillez vous reporter au chapitre 6 : Sélection des donneurs,
dépistage des maladies transmissibles et réduction des agents pathogènes.

AUTRES
SURCHARGE EN FER

Des transfusions chroniques peuvent être nécessaires dans différents contextes pathologiques, p. ex. en cas de
tumeurs malignes hématologiques, d’anémie hémolytique
51
congénitale, d’anémie aplasique ou d’autres problèmes
médicaux entraînant
51
une érythropoïèse inefficace . On estime qu’une unité de globules rouges contient entre 200
et 250 mg de fer51 et le risque de dépôt dans les tissus augmente après la transfusion d’environ 10 à 20 unités de
globules rouges . L’accumulation de fer dans le cœur, le foie et les organes endocrines peut entraîner un
dysfonctionnement significatif des organes. Par exemple, des anomalies endocriniennes
52
possibles sont
notamment l’hypogonadisme hypogonadotrophique, le diabète sucré et l’ostéoporose .

Un diagnostic de 53surcharge en fer peut être réalisé en évaluant la concentration de fer hépatique grâce à des
examens par IRM . D’autres tests, comme le taux de ferritine ou le coefficient de saturation de la transferrine, ne
sont pas aussi précis que l’IRM, mais peuvent être utiles pour surveiller la réponse au traitement. La prise en
charge d’une surcharge en fer dépend de la cause sous-jacente. Lorsqu’il est nécessaire de procéder à des
transfusions chroniques, la chélation permet de réduire la charge en fer. Des chélateurs peuvent être administrés
sous forme de comprimés oraux ou par voie parentérale.

CRÉDITS DE DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL CONTINU


13/17
Les associés et les professionnels de la santé qui participent au Programme de maintien du certificat du Collège
royal des médecins et chirurgiens du Canada peuvent demander que la lecture du Guide de la pratique
transfusionnelle soit reconnue comme activité de développement professionnel continu au titre de la section 2 —
Activités d’auto-apprentissage. La lecture d’un chapitre donne droit à deux crédits.

Les technologistes médicaux qui participent au Programme d’enrichissement professionnel (PEP) de la Société
canadienne de science de laboratoire médical peuvent demander que la lecture du Guide de la pratique
transfusionnelle soit reconnue en tant qu’activité non vérifiée.

REMERCIEMENTS

Les auteurs remercient Michelle Zeller, M.D., FRCPC, MHPE, DRCPSC, pour la révision du présent chapitre.

N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et de vos questions concernant le Guide de la pratique
transfusionnelle par le biais de notre formulaire.

SUGGESTION DE CITATION

Laureano M, Khandelwal A, Yan M. Les réactions indésirables. Dans Khandelwal A, Abe T (dir.), Guide de la pratique
transfusionnelle [Internet]. Ottawa, Société canadienne du sang. 2022 [cité le AAAA MM JJ]. Chapitre 10.
Disponible sur le site Web : [Link]

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